All language subtitles for Il bacio di una morta (1974)

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Original subtitles

Qui frappe de cette façon ?

- Bonsoir. - Qui cherchez-vous ?

Je voudrais voir la comtesse Clara Serra Trabia.

Vous arrivez trop tard. Les funérailles ont eu lieu cet après-midi.

Les funérailles ?

Excusez-moi, je croyais vous avoir prévenu.

La comtesse est décédée hier.

Elle est morte ?

Clara est morte ?

Comment c'est arrivé ?

Je l'ignore, mais depuis quelques mois, elle était méconnaissable.

Elle souffrait sans se plaindre,

et elle s'est éteinte dans les bras de la mort.

Son mari ? Et sa fille ?

Le comte est parti après les funérailles à Paris, avec la petite.

Il n'y a plus personne ici. Tous les domestiques ont été licenciés.

Où est-elle enterrée ?

Au tombeau familial.

- Au cimetière, vite ! - A cette heure-ci ?

- Vous êtes le gardien ? - Oui, mais c'est fermé. Il est trop tard.

Je sais. Mais je voudrais voir la dépouille

d'une personne qui est au tombeau des Serra Trabia. Laissez-moi entrer.

- Je ne peux pas, monsieur. - S'il vous plaît, je vous en conjure.

Suivez-moi. C'est là-bas.

La voilà.

Prenez cet argent.

C'est pour vous.

Pourquoi, monsieur ?

Ouvrez le cercueil. Je veux la voir une dernière fois.

Pour l'amour de Dieu ! On ne peut pas, monsieur.

On risque la prison.

Juste un instant.

Je dois la voir.

Je dois lui donner le dernier salut.

N'ayez pas peur. Cet homme est fiable, il gardera le secret.

Aidez-moi.

Clara.

Tu es plus belle que jamais.

Même la mort n'a pas osé te toucher.

Seuls tes yeux sont fermés.

Pourquoi ? Pourquoi, Clara ?

Pardonne-moi si je n'ai pas pu t'aider.

Pardonne-moi si je ne suis pas arrivé à temps.

Le remords me pèsera pour toute la vie.

Juste un baiser...

Le dernier de celui qui t'a tant aimée.

Ses lèvres ont bougé. Elles bougent !

Elle est vivante !

Je vous dis qu'elle est vivante ! Regardez !

Ses lèvres ont tremblé.

J'ai senti la chaleur de son souffle. Elle n'est pas morte !

Clara ? Tu m'entends ? C'est moi.

Elle est vivante, je vous dis !

Que dites-vous ? Vous voyez bien qu'elle ne bouge pas.

Elle est vraiment morte.

Vous avez un couteau ? Je ne lui ferai pas de mal.

Qu'attendez-vous ?

A quoi vous sert-il ?

Donnez-le-moi.

J'avais raison, je ne suis pas fou ! Vous avez vu ?

Le sang est chaud. Elle vit encore.

Ce n'était pas une illusion !

Oui, elle respire !

Elle respire !

Vite, emmenons-la pour la réanimer.

Aidez-moi, je vous en prie.

Mais alors, ils l'ont enterrée vivante !

Soulevez-la.

Doucement.

C'est un état de catalepsie.

Mais elle en sortira vite. Soyez tranquille.

Que lui avez-vous donné ?

Une infusion d'herbes médicinales et du strophantus pour le coeur.

Merci, docteur.

Il ne veut pas être appelé docteur, mais il est très doué.

Il sait même guérir la morsure d'une vive.

Elle a dû ingérer une substance paralysante.

Quelqu'un aurait pu vouloir sa mort.

Que dites-vous ?

Personne ne pouvait vouloir la tuer.

Il me semble...

que procurer une mort apparente et enfermer la victime dans un cercueil...

Cela signifie tuer, monsieur.

Tuer !

Vous n'êtes pas d'accord ?

- Vous l'aimez beaucoup ? - Oui.

Plus que n'importe qui au monde.

Je ne sais comment vous remercier. Tenez.

Ni remerciement, ni argent.

J'ai fait ce que j'ai pu pour aider une personne à retrouver la vie.

Nous sommes tous des instruments de Dieu.

Dans le bien, et dans le mal. Souvenez-vous-en.

Qui a pu vouloir la tuer ?

Peut-être qu'il y a quelqu'un. Les sorciers entendent beaucoup de choses.

Je suis là,

près de toi, Clara.

C'est moi, Andrea.

Clara ? C'est Andrea.

Que s'est-il passé ?

Clara, pour l'amour de Dieu, dis-moi ce qui s'est passé.

Parle, Clara. Je t'en prie, parle !

Mon Dieu !

Où suis-je ?

Qui m'a emmenée ici ?

C'est toi ?

Aide-moi.

Je t'ai attendu si longtemps !

Calme-toi. Je suis ici et je ne te quitterai plus.

Pardonne-moi d'être arrivé trop tard.

Maintenant, dis-moi qui veut te faire du mal.

Je ne sais pas.

Je ne me souviens de rien.

C'est le néant.

J'ai peur.

J'ai si peur.

Tu ne dois plus avoir peur, Clara. Je suis là pour te protéger.

Maintenant, dis-moi comment ça a pu arriver.

Je ne sais pas.

Autrefois, tout était beau.

Tout semblait être fait pour que je sois heureuse.

Je t'aime, Andrea.

Arrête ! Tu me fais tourner la tête.

- Tu es folle ! - Je suis heureuse. C'était une fête merveilleuse.

Je me souviendrai toute ma vie de cet anniversaire.

Et si tu jures de garder le secret, je vais te dire des choses excitantes.

Je le jure.

Un m'a demandée pour épouse, et un autre m'a embrassée.

- Qui est le premier ? - Le comte Guido Lampedusa.

30 ans, brun, belles moustaches, regard tendre,

Il a fait une demande officielle à mon père.

Un jeune homme charmant, mais trop impulsif.

- Qui est le second ? - Devine.

J'en connais une dizaine disposés à t'embrasser ou à t'épouser.

Le plus beau, le plus gentil,

le plus fort, Andrea Valverde.

Lisa !

Tu te sens mal ?

Dis quelque chose ! Parle !

Ma chère enfant, le moment est arrivé

de te dire un secret que moi seule connais.

Ta pauvre mère, avant de mourir,

m'a donné cette lettre pour toi.

- Un secret ? - Oui, un secret.

Ta mère m'avait dit de te le révéler quand tu aurais atteint la majorité.

Personne d'autre ne doit le savoir.

- Pas même mon père ? - Surtout pas lui.

- Un frère ! - Doucement.

Si ton père l'apprenait, il pourrait commettre un crime.

C'est de mon frère. Que lui est-il arrivé ?

Désormais, c'est un homme. J'ai essayé de l'éloigner de toi.

Ta mère a beaucoup souffert.

- Mais je ne pouvais pas l'élever. - Comment s'appelle-t-il ?

C'est moi qui l'ai fait baptiser.

On l'a appelé Andrea.

Il a été élevé à la campagne,

envoyé au collège jusqu'à ses 18 ans,

puis adopté par un gentilhomme de Palerme, Don Cesare Valverde.

Valverde ?

Andrea !

C'est lui !

Tout a changé depuis notre voyage de noces.

C'était plus beau, plus vivant, plus lumineux.

Non, rien n'a changé.

- Peut-être car c'est l'automne ? - Peut-être.

Clara, tu es aussi heureuse qu'avant ?

Et toi ? Que crois-tu ?

Je pense que oui. Mais j'aime t'entendre le répéter.

- Tu te sens mal ? - Non.

Qu'est-ce que tu as, Clara ?

Rien, ça passera.

Mais c'est la seconde fois !

Il n'y a aucune raison de s'inquiéter.

On aura bientôt un enfant.

Un enfant ?

Vite, rentrons tout de suite à Palerme.

Du calme ! Si tu réagis comme ça, comment ce sera dans 9 mois ?

Il faut penser à tout, pour toi et pour lui.

Tu dois éviter tout surmenage.

- Retournons à l'auberge. - Non, vas-y. Mon cousin t'attend.

C'est un homme important.

Tu as raison, mais je ne peux pas te laisser seule.

Ne t'inquiète pas, je vais bien. Je t'attendrai à l'auberge.

Allez-y très lentement.

En vérité, la situation politique est grave.

Tu crois à ce que dit le gouvernement ? - Vous savez que chez nous, en Sicile...

C'est très mauvais.

Je te le répète, la situation économique en Italie est grave.

Très grave.

Sénateur, mon évaluation du terrain n'aura pas d'influence...

Les plus grandes choses naissent à partir de rien.

Nous sommes à couteaux tirés avec la Turquie.

Désormais, c'est décidé, la Libye nous appelle.

Il semble que sous ce sable,

on a trouvé du pétrole.

Et mon terrain, sénateur ? Je ne dis pas pour le pétrole,

mais un examen géologique approfondi a permis de trouver... - Quoi ?

Du sel.

Que veux-tu que je fasse avec du sel, ciolletti ?

Un peu de sel nous servirait, mais ici...

Vous plaisantez, mais je dois penser au bien de ma famille.

Nous aurons bientôt un héritier.

Très bien.

Tous mes voeux à toi et à ma cousine Clara.

Pendant que nous, hommes politiques, nous nous occupons d'agrandir la patrie,

vous, braves citoyens, vous vous occupez d'agrandir la famille.

Alors, pour ce terrain...

Je t'en ai déjà fait voir au domaine d'État Public.

L'Italie va entrer en guerre.

Je ne peux pas aider les amis pour un peu de sel.

Ca ne fait pas sérieux.

Maintenant, retourne à Rome.

Et sois heureux, tu attends un enfant, ne t'inquiète pas pour l'argent.

C'est ta façon de me remercier !

Je ne suis plus disposé à tolérer ton comportement.

- Mensonges ! - Mensonges ?

Tu es une salope !

Je crois que madame n'aime pas votre présence.

Ca ne vous regarde pas.

- Défendre une femme, ça me regarde. - Que voulez-vous ?

Désirez-vous suivre cet homme, madame ?

Non, monsieur. J'ignore qui vous êtes, mais merci pour votre aide.

Bravo, Yvonne. Tu as bien joué la comédie.

Dommage que tu sois moins douée sur scène.

Excusez-moi. Je pense qu'il vaut mieux pour tout le monde d'oublier tout ça.

Je suis le comte Lampedusa, de Palerme.

Et je refuse qu'on insulte une femme devant moi.

Vous, les siciliens, vous avez le courage du paladin

quand vous sentez l'odeur des jupons.

Vous, les français, vous êtes lâches comme des maquereaux.

Je suis Henry de Bligny, attaché à l'ambassade de France.

Je suis à votre disposition. J'accepte vos témoins.

Je connais cette dame. Une chanteuse avec une morale douteuse.

Peut-être que ce type avait de bonnes raisons,

mais tu as été un peu impulsif, non ?

C'est vrai.

Je t'aiderai à résoudre cette formalité,

pourvu que tu saches manier une épée, naturellement.

Inutile de vous demander si vous voulez faire autrement.

Le docteur jugera de la gravité des blessures.

- A vous, messieurs. - Viens.

Légère blessure au bras.

Monsieur de Bligny se considère satisfait.

Pas moi, monsieur.

- Cognac ? - Non, allons-y.

Attention, cette femme pourrait t'attirer de bien pires blessures.

Un télégramme est arrivé. Le beau-père de monsieur se sent mal.

Le comte Guido doit partir tout de suite.

Je n'ai plus besoin de médicaments.

Vous n'êtes pas responsable, ne vous inquiétez pas.

- J'ai fait mon devoir. - Sortez, maintenant.

Je veux rester seul, seul avec ma fille.

Monsieur le comte.

- Clara, je suis mourrant. - Non, papa. Le médecin a dit...

Ne l'écoute pas. Il ment.

On ne peut pas me rouler.

Pas même la mort.

J'ai appris que tu vas avoir un enfant.

Il aura ton prénom.

Je l'ai appris récemment car tu t'es mariée tellement vite.

Mon coeur n'a pas tenu.

Qu'as-tu appris ?

C'est ton courtisan. Andrea Valverde.

C'était ton frère. Ton frère illégitime.

Ce n'est pas sa faute, papa.

C'est une honte pour notre famille.

Le déshonneur ne doit pas tomber sur ta mère et sur moi.

Personne ne devra jamais l'apprendre. Jure-le-moi.

- Jure-le-moi ! - Oui, je te le jure.

Je savais que tu viendrais !

Tu te souviens de la première fois...

qu'on s'est retrouvés ici ?

Rien n'a changé.

Mais il faut tout oublier.

Ce n'est pas facile pour moi d'accepter une telle réalité.

Pardonne-moi, Clara, si je n'ai pas réussi à le faire.

Clara, je t'appartiens.

J'éprouve le même sentiment qu'avant.

C'est de la folie, je le sais.

Arrête de te tourmenter, Andrea.

C'est vrai. Peut-être qu'il vaut mieux ne plus se voir.

C'est pour ça que tu veux partir et t'enrôler à l'armée.

Oui. Bientôt, il y aura la guerre en Afrique.

Peu importe si je n'en reviens pas vivant. Je ne peux plus supporter cette situation.

Je veux que ça se termine une fois pour toutes.

Je veux que tu vives, mon chéri. Que tu puisses construire ta vie.

Ma vie ? Avec qui ?

Non !

Adieu.

Adieu !

Andrea !

Lisa !

Oui, Clara ?

Quelle douleur !

Mon dieu, j'ai mal !

Il faut tout de suite appeler le médecin.

- Je m'en charge. - Il arrive déjà. - Oui, Clara.

Je ne pensais pas que ça arriverait si tôt. Allez chercher mon mari.

Il devait retrouver un ami au théâtre des Palmes.

Tout de suite.

Reste calme.

- Tu l'as vu ? - Oui.

Va l'appeler.

- Mariella ? - Oui, madame ?

Mets un peu d'ordre et lave cette robe.

Je n'en peux plus !

Courage, Clara. Le médecin va bientôt arriver.

Par ici, docteur.

Madame...

Ah, mon défenseur !

Enfin, je vous revois.

J'ai assisté au spectacle.

Permettez-moi de vous exprimer mon admiration.

Merci.

Je vous ai cherché partout dans Rome, après ce duel.

Mais sans succès.

Et maintenant, je vous retrouve ici, à Palerme.

Quand on parle du destin...

Vous m'avez cherché ? Cela me flatte.

Vous n'avez pas risqué votre vie pour moi ? Je n'oublie pas.

Moi non plus, je n'ai pas oublié votre baiser.

Un signe de gratitude...

pour un homme courageux.

Seulement de gratitude ?

Aussi de sympathie, et d'amitié.

Ca ne suffit pas.

Vous êtes exigeant !

- Vous pouvez m'accompagner ? - Où voulez-vous m'emmener ?

A la perdition, naturellement. C'est inévitable, non ?

Comment la rencontre entre un comte et l'envoûteuse

pourrait-elle se finir autrement ?

C'est une fille. Elle est superbe.

- Je peux la voir ? - Dans un instant.

Guido ?

- Où es-tu ? - Ici.

- Pourquoi t'habilles-tu ? - Je dois partir.

Aussi tôt ?

C'est déjà l'aube.

Le temps est passé très vite.

Tu ne peux pas me quitter comme ça.

Reste encore un peu.

- Il est tard. - Je t'en prie, mon amour, reste.

C'est la première fois que je laisse ma femme seule une nuit entière.

J'espère que ce ne sera pas la dernière.

Viens.

Tu es différent des autres.

- Crois-moi. - On dit toujours ça.

Mais pas toujours avec autant de sincérité.

Une femme comprend très bien le moment où l'amour arrive.

Le vrai Amour,

quand tu sens que ton sang bouillone,

la chair brûlante,

et que plus personne d'autre n'existe.

Quand reviendras-tu ?

Ce soir.

Il n'y a rien de pire que les bouteilles vides

et les femmes vertueuses.

Ta femme est vertueuse ?

- C'est ma femme. - Elle est ennuyeuse ?

- Parlons d'autre chose. - C'est une sainte.

N'insiste pas sur ce sujet.

- Je veux seulement te revoir. - Et je n'arrive pas à partir.

Tu auras le courage de revenir.

Je reviendrai.

Et si tu ne me retrouvais pas ?

Je te retrouverai.

Tu en es sûr ?

Comment le sais-tu ?

J'ai eu toute la nuit pour m'en rendre compte.

Monsieur le comte, enfin !

On vous a attendu toute la nuit.

Votre femme vous a tant réclamé. Je veux être le premier

à vous annoncer la nouvelle.

Vous êtes père d'une magnifique fille. Mes félicitations, monsieur le comte.

- Tu l'as vue ? - Non, pas encore.

- Comment te sens-tu ? - Bien.

Quelle soirée ! Un triomphe !

Yvonne.

Guido !

Mariella, s'il te plaît...

Mon trésor.

Tu voulais ma mort ?

Qu'as-tu fait toutes ces journées ? Je ne t'ai plus vu.

Je t'ai tant attendu. Je craignais que tu ne veuilles plus me voir.

- Malheureusement, c'est le cas. - Comment ?

Oui, Yvonne. Je suis venu...

pour te dire au revoir.

On dirait un adieu.

Oui.

Je ne saurais te le dire autrement qu'en étant sincère.

Je ne croyais pas que ta femme pourrait être une rivale aussi terrible.

- Maintenant, il y en a deux. - Deux ?

L'autre nuit, alors qu'on était ensemble,

ma fille est née. Tu comprends ?

Ceci est pour toi.

Exactement comme dans les romans.

Un paiement...

pour abandonner quelqu'un.

Pleurs et désespoir pour la femme, tourments et remords pour l'homme.

Ne plaisante pas, je t'en prie. Ce n'est pas le moment.

Tu veux me quitter ?

Tu ne peux pas me quitter, et tu ne veux pas.

C'est moi, ta femme, et tu es mon homme.

On est unis par le destin.

Meilleurs voeux, Lilia.

Meilleurs voeux, mon trésor.

On n'attend pas papa ?

Tu ne sais pas qu'il est toujours dehors ?

Aujourd'hui, c'est ma fête. Il m'avait promis un cadeau.

Il te l'apportera plus tard, tu verras. A présent, souffle les bougies.

Je l'ai bien fait ?

- Pourquoi tu pleures ? - Ce n'est rien.

Maintenant, va t'amuser.

Clara, un télégramme vient d'arriver. - Merci.

"Ma très chère, je pars demain de Tripoli."

Dès mon arrivée, je viendrai te voir. Je compte déjà les heures.

Je t'embrasse. Andrea."

- Vite, Berto. A la vieille cabane. - Bien, comtesse.

Que tu es belle.

Je suis heureuse de te voir.

Je ne t'ai jamais oubliée. Jamais.

J'ai pensé à toi à chaque instant.

C'était plus fort que moi.

Moi aussi.

Tu n'as pas l'air heureuse.

Tu as changé.

Eh bien... j'ai une fille de 3 ans.

- Et les filles rendent triste ? - Non.

C'est ton mari ?

Il semble inquiet, tourmenté.

- Tu l'aimes ? - Je crois que oui.

Je vous cherche depuis hier pour régler votre problème avec le marquis Bardis.

Dites-lui...

que j'aurai la somme demain.

Désolé d'insister, mais le marquis ne peut plus attendre.

Les dettes de jeu doivent être payées tout de suite.

Je connais les règles. Je parlerai avec le marquis en personne.

Impossible, monsieur le comte. Il est cloué au lit.

- J'attendrai qu'il soit sur pied. - Je dois vous avertir

qu'il vous dénoncera aux autorités si vous n'avez pas la somme demain.

Assez !

J'aurai la somme demain.

Bonsoir.

Ravie de voir que tu connais encore le chemin de la maison.

- Où l'as-tu prise ? - Tu n'as jamais cessé de l'aimer.

Ca, je peux le comprendre.

Mais je n'aurais jamais cru que tu oserais l'avoir pour amant.

Guido ! Tu ne sais pas ce que tu dis !

Alors explique-moi ce que signifie cette lettre !

Ce n'est pas facile à expliquer. Je ne peux pas parler.

Mais je t'assure que je n'ai rien fait qui puisse t'offenser.

- Ces lettres... - On voit tout de suite qu'il s'agit d'un amant !

"Ma Clara adorée,

tu n'imagines pas combien je souffre d'être loin de toi.

Je voudrais te voir tous les jours, entendre ta voix."

- Ce ne sont pas les paroles d'un amant ? - Un frère pourrait dire ça, aussi !

Andrea est ton frère ?

Non, je ne voulais pas dire ça. Mais crois-moi, je ne t'ai jamais offensé.

- Je te le jure sur la tête de notre fille. - "Notre" ?

Comment peux-tu penser une chose pareille ?

Guido, tu ne sais pas ce que tu dis.

Ces lettres prouvent que tu m'as trahi.

C'est toi qui parles de trahison ?

Alors comment appelles-tu l'attention que tu portes à cette... dame ?

Ne cherche pas à te défendre en m'accusant !

Guido, je ne peux pas t'expliquer. Je dois maintenir un serment.

Je ne peux pas parler !

Mais crois-moi, je suis innocente.

- Je t'aime. - Arrête, c'est inutile.

Ce n'est pas en pleurant que tu me convaincras.

Va-t'en !

Quel chien, ce nouveau maestro ! Il n'en fait qu'à sa tête.

Il s'est trompé sur tout le refrain.

Qu'as-tu, ce soir ? On dirait que tu es allé à des funérailles.

Que t'arrive-t-il ?

Rien.

Rien de spécial.

Non, quelque chose ne va pas. Je le vois dans ton regard.

N'insiste pas, je t'en prie.

De quoi s'agit-il ? Tu n'as pas confiance en moi ?

- Si, bien sûr. - Et alors ?

J'ai compris.

Tu as découvert que ta femme t'a trompé.

C'est ça ?

C'est ça.

L'ange du foyer est tombé.

Monsieur le comte est cocu.

Tu vas te décider à la quitter, maintenant ?

Si je le faisais, ça ferait un scandale.

Ce serait la ruine, le déshonneur.

C'est vrai.

Ton amour me suffit.

Mais je veux un amour total.

Je te rendrai heureux.

Je veux être la seule femme de ta vie.

Ton seul amour.

- Une dame vous demande. - Sûrement la modiste. Payez-la.

Je suis la comtesse Rambaldi.

Voilà une somme suffisante pour vous permettre de régler ça discrètement.

Mais à une condition : quittez cette ville tout de suite.

Et ne revoyez plus mon mari.

Vous avez pu penser que je renoncerais à Guido pour de l'argent ?

Votre mari vaut si peu ?

C'est pénible de parler avec vous de ça.

Oui, je suis une artiste.

Mais je n'ai pas d'amant secret ni de fausse réputation à défendre.

Je n'ai pas à payer d'argent pour étouffer des scandales.

Soyez tranquille, comtesse. Je ne salirai pas votre visage d'ange.

Peut-être ai-je eu tort de vous offrir cet argent.

Mais essayez de comprendre. Si Guido n'est qu'un caprice pour vous,

c'est mon mari, et le père de ma fille.

Guido n'est pas un caprice pour moi.

Souviens-toi bien. Si ton mari reste avec moi,

c'est parce qu'il se sent bien. Tout comme je me sens bien avec lui.

Reprends ton argent.

Alors ?

J'ai réussi à obtenir l'information moyennant quelques billets.

Toutes les propriétés seront léguées à l'épouse, Clara Serra Trabia,

y compris les domaines à Palerme.

Il a fait un acte de cession à la fille.

Vraiment ? Je m'y attendais.

Et tu sais quand il devra signer l'acte ?

Oui, jeudi à 17 heures.

Qu'a dit le docteur ?

Que les examens sont positifs. C'est juste une attaque d'anémie.

Je vais vous préparer un thé chaud. Je reviens.

Et n'oubliez pas de prendre le médicament.

Qu'y a-t-il ? Que m'ont-ils fait boire ?

Andrea, toi seul peux m'aider.

Aide-moi, Andrea.

Reste calme, Clara, je t'en prie. Je ne te quitterai pas.

Ma fille ! Où est-elle ?

Je la chercherai et je la ramènerai ici.

Aie confiance.

Tu veux te reposer ?

Non. On est encore loin ?

Encore 6 heures et nous serons à Paris.

- Tu crois qu'on les trouvera ? - J'en suis sûr.

Ca prendra peut-être lontemps, mais on finira par les trouver.

Paris est une grande ville, et on ne la connaît pas.

Oui, mais les amis qui nous accueilleront sont des personnes très influentes.

Ils nous donneront toute l'aide qui sera nécessaire.

J'ai peur pour la petite. Elle est seule.

Qui s'occupera d'elle ? Elle aura besoin de moi.

Arrête de te tourmenter, Clara. Il vaudrait mieux laisser la justice

suivre son cours.

Et le scandale ? Tu imagines la honte qui pèserait sur notre nom ?

Sur la mémoire de notre mère, l'honneur de la famille.

Calme-toi, je t'en prie.

Pardonne-moi. Je suis désespérée.

Tu en veux ?

Un café serait bien meilleur pour le petit-déjeuner,

tu ne crois pas ?

Tu abuses avec l'alcool.

C'est une impression.

Guido, je trouve que tu as changé depuis quelque temps.

Qu'on se comprenne bien.

Tu restes un superbe amant, mais seulement au lit.

Le comte Lambardi change d'humeur une fois en position verticale.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

On a fait exploser une bombe à l'exposition universelle.

Il semble que ce soit un anarchiste italien.

Guido, je t'ai demandé ce qui n'allait pas.

Tu le sais très bien.

Chevaux, jeux d'argent, auberges et restaurants...

J'ai dépensé presque tout mon argent.

Tu voudrais me reprocher la fourrure que

tu m'as offerte à notre arrivée à Paris.

Je n'en avais pas l'intention.

Qu'est-ce qui te préoccupe ?

L'argent pour la vente du patrimoine de ta femme devrait bientôt arriver.

J'ai contacté un notaire, mais il ne m'a pas encore répondu.

Moi aussi, je devrais solliciter quelque chose de ta part.

Ca fait 3 ans qu'on est ensemble.

3 ans où j'ai renoncé à tout.

Mais je suis toujours en retrait. Je suis l'amante.

L'amante d'un homme qui n'a pas le courage de m'épouser.

Ne recommence pas, Yvonne.

Oui, tu deviendras la comtesse Rambaldi. Tu seras ma femme.

Mais n'oublie pas que Clara est morte depuis moins de 3 mois.

Notre union a été scellé à cet instant.

Ca vous a plu ?

Ne soyez pas aussi triste. Ils reviendront bientôt

et apporteront de bonnes nouvelles, j'en suis sûre.

Vous êtes bonne, marquise.

Comment pourrais-je vous remercier de votre hospitalité ?

Andrea est comme un fils pour moi. Ne le répétez pas, mais j'aime son parrain.

Maintenant, jouons un air entraînant. Mozart, ça vous va ?

C'est eux !

Clara ! Tout va bien, on les a retrouvés.

39 rue de Montaigne.

- Et la petite ? - Elle est avec lui, et avec cette femme.

On sait où la petite joue tous les après-midi.

- Allons-y ! - Non, pas maintenant.

Ne sois pas impatiente. Il faut attendre jusqu'à demain.

- Encore une nuit. - Ma chérie.

Vous êtes très pâle. Venez.

- Vous voulez prendre quelque chose ? - Non merci.

Soyez contente, au contraire. Vous pourrez enfin revoir votre enfant.

- Merci pour votre aide. - C'était divertissant.

Vous étiez le policier et moi votre assistante.

Vous avez perdu la leçon à l'université. Je vous prie de m'excuser.

Je ne la regrette pas.

Vous m'êtes très sympathique.

Vous aussi.

Lilia !

Ne te fais pas voir, tu gâcherais tout.

Viens.

C'est vraiment dommage. Tu as raté un grand spectacle.

Je suis content pour toi.

Si ma présence te gêne, tu n'as qu'à le dire.

Ne te vexe pas. Parfois, on a besoin de rester seul.

A méditer ?

Attention, tu n'es pas fait pour penser. Tu pourrais faire une crise nerveuse.

Je veux ma maman !

Je ne te veux pas, toi.

Papa !

Où es-tu ?

- Vous l'avez vu, lui aussi ? - Oui, lui aussi.

Ca m'a fait de la peine.

Peut-être le remord, ou la peur d'être puni ?

Ne dis pas ça. Cet homme mérite la pitié.

Il ne semble pas que ma soeur

soit une merveilleuse rêveuse.

Dans le fond, ça vous plaît de voir à travers les yeux de votre soeur.

Et vos yeux ressemblent aux siens.

Mais ils n'ont pas de trace de larmes.

C'est beau !

C'est beau qu'une femme continue à aimer l'homme qui a tenté de la tuer.

C'est beau et romantique.

Comme à mon époque. Venez, ma chère.

- Que fais-tu ici ? - Ca t'émerveille ?

Dehors !

- Toujours aussi impulsif. - Dehors !

Ce que tu as perdu en dignité, tu l'as gagné en vulgarité.

Si j'avais été l'amant de ta femme, je pourrais te tuer.

Mais heureusement pour toi, je ne l'ai pas été.

Oui, c'est moi qui ai écrit ces lettres.

Je l'ai beaucoup aimée avant toi.

Et beaucoup plus que toi.

Même avant que j'apprenne...

que Clara était ma soeur !

C'était ma soeur, je te dis !

Je l'ai su longtemps après. C'est elle qui me l'a dit.

Elle venait juste de l'apprendre.

Une absurde promesse faite à son père a empêché Clara de te dire son secret.

Mais je ne suis pas venu pour te dire ça.

- Tu viens réclamer ta part de l'héritage ? - L'héritage de Clara ira à sa fille.

Jusqu'à sa majorité, je m'occuperai de cet héritage.

A la condition que je te ferai tout manger.

Mais tu n'en auras pas la possibilité.

Pourquoi ?

J'ai de bonnes raisons...

pour soupçonner que toi et cette femme avez causé la mort de Clara.

Qu'insinues-tu ?

Tu as bien compris.

Je vous dénoncerai pour homicide. - C'est absurde !

- Tu es fou ! - A moins que tu me confies Lilia.

C'est du chantage ?

Non. Ma fille, jamais.

Depuis quand as-tu la vocation d'être père, toi qui as détruit une famille ?

Tu as dilapidé une fortune et tu es devenu...

l'esclave d'une salope.

Et maintenant, tu vas nous refaire ton habituelle rhétorique sentimentale.

"Ma fille" !

Si tu l'aimais vraiment, tu me la laisserais.

Elle serait alors en sécurité.

En sécurité par rapport à quoi ?

Clara représentait pour cette femme

un obstacle insurmontable pour atteindre ton argent.

C'est pour ça qu'elle est morte, assassinée !

Lilia est un autre obstacle. Tant qu'elle vivra,

il sera difficile de s'emparer de l'héritage.

Mais si elle mourrait, l'héritage te reviendrait.

Mais c'est monstrueux !

Mais c'est vrai.

Suivez ce carrosse, vite.

Elle est plus jolie comme ça, non ?

Je lui ferai une autre coiffure.

Vous m'aviez promis de rester sage, mais vous pleurez encore.

- Allons ! - C'est plus fort que moi.

Viens.

Pourquoi tu étais partie ? Méchante !

Je ne te quitterai plus, mon trésor. Personne ne pourra t'enlever à moi.

- Alors on restera toujours ensemble ? - Oui, on restera toujours ensemble.

- Et on dormira dans la même chambre ? - Oui, bien sûr.

J'avais peur quand je dormais seule.

La nuit, je rêvais qu'une sorcière venait pour m'arracher les cheveux.

Maintenant, je serai toujours près de toi, et la sorcière ne viendra plus.

Qu'y a-t-il ?

J'ai vu la gamine sortir de l'auberge accompagnée d'un jeune homme.

Qui était-ce ?

Je ne le connais pas.

- Où l'ont-ils emmenée ? - En périphérie.

Dans la villa d'une certaine marquise De Kohm.

Vraiment ? Allons-y.

Tu n'es toujours pas prêt ? Ils nous attendent, on est en retard.

Désolé, mais je ne viendrai pas ce soir.

Je suis fatigué.

Fatigué ? Par quoi ?

- Par tout. - Tu me le dis enfin.

Maintenant, à moi de te dire une chose.

Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement. Tu es lié à moi.

A moi ! Et tu feras ce que je veux.

- Ou sinon ? - Sinon...

le comte finira en prison.

- Tu es folle ! - Au fait, où est ta petite bâtarde ?

- Tu parles de ma fille ! - Quant à cette bâtarde...

- Arrête ! - "Bâtarde" !

Tu me paieras ça.

Cours.

- Attention à ne pas tomber. - Je ne tomberai pas.

Ca suffit, maintenant. Viens, Lilia, il est tard.

Excusez-moi. Un monsieur insiste pour vous voir.

Comte Rambaldi Lampedusa ?

C'est moi.

Commissaire Valérie, police judiciaire du 8ème district.

Bien...

L'amour, hein ?

Une belle dame...

Et même, une très belle dame que vous connaissez,

et que nous connaissons aussi,

vous accuse de choses très graves.

Yvonne ? Il n'y a rien eu entre nous, une simple discussion.

Rien de grave.

Ce n'est pas ça. Yvonne Rigaut, chanteuse française,

vous accuse d'avoir tué votre femme, la comtesse Serra Trabia de Palerme.

Chez nous, ce serait la guillotine. Mais vous serez extradé en Italie.

C'est Clara !

Elle est vivante ! Oui, elle...

Comment est-ce possible ?

Pourtant, il n'y a pas de doute.

La prochaine fois, pas d'erreur.

Elle doit disparaître pour toujours !

Dedans, vous ne verrez que des rats.

Ils vous feront une bonne compagnie.

Reste tranquille !

C'est dommage...

Je pourrais renoncer à la moitié du prix pour m'amuser un peu.

Fais ce que tu veux.

Du moment qu'elle meurt avant l'aube.

Assassin !

Sale porc ! Debout !

Dehors ! Sortez d'ici !

J'ai dit dehors !

C'était lui. Je l'ai reconnu.

Depuis le temps que je le connaissais et

que je n'arrivais pas à me libérer de lui,

il apprit que sa femme le trompait.

C'est alors qu'il fut pris de désespoir.

Guido me supplia de rester avec lui.

Il me força à abandonner ma carrière pour rester à ses côtés.

Puis il commença à boire.

Il jouait à des jeux de hasard et était couvert de dettes.

Ses créditeurs le pourchassaient partout.

Sa femme ne voulait plus l'aider,

et il avait vendu toutes ses propriétés.

Nous savons déjà tout ça.

Mais sur quoi vous basez-vous pour accuser le comte Guido Lambardi Lampedusa

d'avoir tué sa femme ? - Il m'a dit lui-même

que la seule solution pour posséder les biens de sa femme

était de se débarrasser d'elle.

C'est faux ! Elle ment !

Silence ! N'interrompez pas l'audience.

La parole est au procureur général.

Monsieur le juge, et messieurs les jurés,

je n'ajouterai rien à ce qui a été dit à ce stade de l'audience.

Nous avons affaire à un crime horrible,

le meurtre d'une épouse parfaite

éclaboussée par une immonde charogne,

de la part d'un mari méprisable,

dédié au vice et à la débauche.

Un crime par intérêt.

Un crime réalisé dans le but de s'acquérir du patrimoine de la femme

pour vivre une vie dissolue aux côtés de cette femme.

Guido Lambardi Lampedusa,

descendant d'une illustre famille,

vous avez déshonoré votre blason.

Horrifié par le crime,

je demande que l'épée inexorable

de la justice frappe un grand coup.

Messieurs les jurés, monsieur le juge,

mon réquisitoire est terminé.

Je demande donc que l'accusé ici-présent

soit reconnu coupable d'avoir tué avec préméditation

sa propre femme, Clara Serra Trabia.

Pour cela, je demande la peine maximale :

La prison à vie.

La parole est à la défense.

Monsieur le juge,

la témoin a déclaré que l'accusé avait

manifesté l'intention de tuer sa femme.

L'accusé vous en a donc parlé avant de passer à l'acte.

Au témoin de répondre.

- Oui. - Une ou plusieurs fois ?

Plusieurs fois. Très souvent.

C'était une obsession pour lui.

Monsieur le juge, nous demandons qu'elle soit arrêtée sur le champ

pour complicité du meurtre de la comtesse Clara Serra Trabia !

Objection !

Accuser ignoblement le seul témoin..

- est un stratagème de la défense. - Objection rejetée.

Yvonne Rigaut, j'ordonne votre arrestation

pour complicité du crime auquel le comte

Guido Lambardi Lampedusa est accusé.

Comte Lambardi Lampedusa, autre chose à dire pour votre défense ?

Tout a déjà été dit.

Je ne sais rien sur le meurtre de ma femme,

ni de la disparition de son corps.

Bien que je me sente en partie responsable de sa mort.

- C'est lui qui l'a empoisonnée. - Ce n'est pas vrai !

Pardonnez mon intrusion, monsieur le juge et messieurs les jurés.

- Cet homme est innocent. - Mais qui êtes-vous ?

La comtesse Clara Serra Trabia Lampedusa.

Non ! C'est impossible !

Cette femme ment !

Elle est morte !

- Répétez votre nom. - Comtesse Clara Serra Trabia Lampedusa.

Le fait que je sois vivante est la preuve irréfutable

que mon mari est innocent.

Je fais appel !

Silence !

La femme de mon client qu'on croyait morte est vivante.

Je demande donc l'annulation de ce procès et la libération immédiate de mon client.

Qui nous dit que vous êtes vraiment la comtesse Clara Trabia Lampedusa ?

Tout le monde à Palerme connaît la comtesse Clara Trabia Lampedusa !

Ce ne sont que des affirmations.

Il nous faut des documents, des preuves. Et des demandes régulières de révisions.

La police française nous prévient de l'arrestation d'un certain Manuel Barreo

pour avoir tenté de tuer la comtesse Clara Trabia.

- Ils demandent son extradition. - Donc, je dois faire l'ordonnance.

Je demande que les faits soient certifiés,

faits déclarés par la présente Clara Serra Trabia.

La requête du ministère public est accordée.

La séance est levée.

La cour.

Cette cour d'assises,

constatant que les accusations de Yvette Marie Honfleur,

Alias Yvonne Rigaut, contre le comte Guido Lambardie Lampedusa,

sont considérés sans fondement

et absoud le comte Guido Lambardie Lampedusa du délit prononcé

et ordonne sa libération immédiate.

Silence !

Yvonne Rigaut est reconnue coupable de complicité

de tentative de meurtre avec le citoyen français Manuel Barreo

sur la personne de Clara Serra Trabia Lampedusa.

Elle est condamnée par cette cour d'assises à une peine de 20 ans de réclusion.

Non ! Laissez-moi !

Laissez-moi partir !

Ce n'était pas moi ! Je suis innocente !

Aide-moi, Guido !

Assassins ! Lâches !

Lâchez-moi !

Je ne veux pas !

Manuel Barreo, arrêté par la police française suite à son enquête,

est reconnu coupable de tentative de meurtre

sur la personne de Clara Serra Trabia Lampedusa,

et condamné à 30 ans de réclusion.

On a réussi ! Je suis content pour vous.

Réjouissez-vous !

J'étais sûr que votre innocence finirait par...

Excusez-moi. On se voit plus tard.

Et Clara ?

Elle n'a pas eu la force de venir.

Elle est chez elle avec la petite.

Isabelle !

Désormais, ta soeur peut refaire sa vie.

Tu vas penser un peu à nous ?

"Traduit par Nicolas Hernandes et Un Passant"

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