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Ce croquis, réalisé au XVIIe siècle, représente un "homoncule",
un minuscule être humain entièrement formé
qui, selon une théorie populaire de l'époque,
était recroquevillé dans la tête de chaque spermatozoïde.
Dès qu'il entrait dans le corps de la femme,
il grandissait jusqu'à atteindre la taille humaine.
Une autre théorie affirmait
que l'humain miniature
vivait plutôt dans l'ovule.
Pendant 100 ans, les "spermistes" et les "ovistes"
ont chacun prétendu détenir la clé de la création de la vie,
jusqu'à l'arrivée de microscopes plus puissants.
Au XIXe siècle, un zoologiste allemand
découvre comment sont conçus les bébés :
par la fusion d'un spermatozoïde et d'un ovule, à parts égales.
Le mystère de la vie était résolu.
Du moins, une partie du mystère.
Je n'oublierai jamais l'appel que j'ai reçu
car c'est le point de départ de tout.
Elle pleurait, et elle a dit
qu'il n'y avait pas de spermatozoïdes.
Ils n'en trouvaient aucun.
Et là...
mon cœur s'est arrêté.
Je me souviens que je me suis écroulé
à genoux dans l'entrée et...
On n'imagine jamais que ça peut nous arriver.
L'infertilité masculine,
même si elle est importante en termes d'infertilité,
est un problème de reproduction caché.
C'était très dur.
On traverse des moments difficiles
quand on voit ses amis avoir des enfants, et que nous, on est là,
presque six ans après,
essayant encore de comprendre.
Notre espèce n'existe que grâce à la reproduction.
Pourquoi certains en sont privés ?
Quelle partie du mystère de la vie persiste ?
- Papa ? - Oui ?
D'où viennent les bébés ?
UNE SÉRIE DOCUMENTAIRE ORIGINALE NETFLIX
Le domaine de la fécondation
s'est développé.
Nous aidons les couples avec des moyens
auparavant inimaginables.
C'est incroyable, elle fait partie de notre vie.
Les patients nous disent : "Docteur, c'est vital.
Je veux garder ma fertilité."
Fertilité
En général, si on fait l'amour au bon moment,
il y a de bonnes chances que ça arrive,
que l'ovule soit fécondé.
Mais nous avons du mal à reconnaître le bon moment.
En réalité, votre ovule n'est bon
que durant huit heures après l'ovulation.
C'est tout.
Et vous n'aurez jamais le bon timing.
C'est impossible.
Mieux vaut avoir des rapports réguliers, au moins trois fois par semaine.
Après le rapport sexuel, les spermatozoïdes vivent
environ trois jours dans les trompes de la femme.
Il faut donc une présence constante de spermatozoïdes.
La fécondation n'est donc pas une bataille
mais une course entre des millions de spermatozoïdes agressifs.
Ça ressemble au labyrinthe du classique de 1986 Labyrinthe :
des obstacles, parfois néfastes, parfois bénéfiques.
Je m'améliore !
C'est du gâteau.
Arrêtez ! À l'aide !
Comment ça, "à l'aide" ?
Nous sommes là pour aider.
Nous donnons des coups de main.
Ce labyrinthe est sans issue,
si ce n'est une entrée miraculeuse,
ou terrifiante,
selon que vous souhaitiez un bébé ou non.
C'est le délicat cocktail hormonal qui aligne les éléments.
D'abord, le col de l'utérus, gardien de l'utérus,
légèrement ouvert.
Il bloque l'entrée à 99,9 % des spermatozoïdes,
qui meurent dans le vagin.
Les plus rapides ne rentrent pas forcément,
ni les plus forts.
Et en cas d'anomalie, vous serez éjecté.
Être rapide n'est pas requis.
Certains spermatozoïdes traînent avant d'atteindre le col
dans des recoins appelés cryptes.
C'est comme des vacances dans la Riviera du col.
Puis ils partent à la conquête de l'utérus.
Mais le col leur enfile une armure,
un fluide riche en nutriments.
Sans lui, ils mourraient.
Une fois entrés,
ils ne nagent pas frénétiquement, mais sont poussés.
Ils remontent la paroi
et sont propulsés par des contractions utérines.
Les individus atteignant les trompes
ne sont pas tous les plus rapides.
Ils ont reçu un coup de pouce.
La trompe protège les spermatozoïdes dans ses parois
jusqu'à l'arrivée de l'ovule,
ce qui les rend hyperactifs.
Et le labyrinthe les aide une dernière fois.
De petits poils les poussent à nager
vers l'ovule.
Ils s'accrochent alors à l'ovule,
jusqu'à ce que l'un d'eux y pénètre.
L'heureux vainqueur est le plus chanceux.
Le gagnant de la loterie.
Ses chances étaient d'une sur 250 millions.
Et il y a une raison à cela.
Si plusieurs spermatozoïdes fécondent l'ovule,
l'embryon ne peut pas survivre.
Cela expliquerait
l'évolution de tous ces obstacles.
C'est pourquoi tomber enceinte prend du temps.
On n'aurait jamais cru
qu'on aurait des problèmes.
En cas de rapports non protégés, un couple moyen
y arrivera dans les six mois.
Même après des mois d'essais, on pensait
que le mois suivant serait le bon.
Le mois suivant est devenu six mois,
puis un an...
Après 12 mois, environ 15 % des couples n'y parviennent toujours pas.
Au bout d'un an, on s'est demandé
si quelque chose clochait.
Et si un couple essaie pendant un an sans succès,
il est considéré comme stérile.
Mais l'un des partenaires attire davantage l'attention.
Il y a un lien entre le stress de la femme
et sa capacité à tomber enceinte.
Le fast-food pourrait diminuer
la rapidité d'une femme à tomber enceinte.
Ne paniquez pas, mais c'est vrai.
Allez-y, demandez,
n'ayez pas peur,
"Docteur, que se passe-t-il ?"
On se tourne vers la femme
car son corps est le labyrinthe.
Il change tout le temps !
Que dois-je faire ?
Le sperme est propulsé à environ 48 km/h,
mais il est parfois condamné dès le début
comme lorsqu'il n'y a pas d'ovule,
ou en cas de déséquilibre hormonal.
Si l'ovaire libère un ovule,
les spermatozoïdes peuvent le manquer
car le labyrinthe est insoluble...
comme à cause d'une trompe bouchée.
Et si le spermatozoïde y arrive
et qu'un ovule fécondé descend
pour se blottir dans la paroi utérine,
la paroi peut être abîmée,
empêchant l'ovule de s'accrocher.
Mais il n'y a pas que le labyrinthe.
qui cause l'infertilité.
Dans au moins 40 % des cas d'infertilité,
l'homme est en cause.
Chez les hommes, l'infertilité se résume à un élément : le sperme.
Les chances de concevoir augmentent avec le nombre de spermatozoïdes,
jusqu'à 40 millions.
Au-delà, les chances n'augmentent plus.
Et 15 millions est la limite basse
selon l'Organisation Mondiale de la Santé.
L'aspect des spermatozoïdes,
leur taille, leur forme, importent.
Celui-ci est normal :
tête ovale, longue queue.
Un spécimen anormal peut avoir une tête étrange
ou deux queues.
Il existe tant de spermatozoïdes normaux
et anormaux dans l'éjaculat,
qu'il est dur de dire si leur aspect est en cause.
La faible motilité est importante,
mais elle est toujours associée à une faible quantité.
Donc, si le nombre est suffisant,
une faible motilité ne prouve rien.
À la télé, le faible nombre de spermatozoïdes est ridiculisé,
comme avec le risque des bains à remous...
- M. Truman ? - Oui.
On doit parler de votre sperme.
Je le savais. C'est le jacuzzi.
Il les a bouillis ?
...les sous-vêtements serrés...
Tu dois m'aider. Je dois arrêter les caleçons.
- Trop peu de spermatozoïdes ? - Bien trop peu !
...et la masturbation excessive.
Presque aucun nageur.
Sûrement une masturbation excessive.
Le mec a été plus vite que sa production de sperme.
L'éjaculation quotidienne n'a pas d'impact majeur sur les paramètres séminaux,
comme le nombre ou la qualité du sperme.
Quant aux sous-vêtements,
une étude a révélé que "les paramètres séminaux diminuaient graduellement
chez les sujets portant des vêtements serrés",
mais qu'ils "augmentaient graduellement en portant des vêtements amples."
Et la "chaleur humide" des jacuzzis
peut temporairement réduire le nombre de spermatozoïdes.
Mais seul DJ Khaled passe autant de temps dans l'eau.
Et pour info, le sperme de DJ Khaled semble normal.
Regardez, il a un fils.
D'autres choses peuvent causer des dégâts durables,
comme les stéroïdes parfois utilisés par les body-builders.
Ils développent rapidement le muscle en vous gonflant
de testostérone synthétique.
Selon des études, un usage intensif et régulier
peut entraîner "certains troubles gonadiques".
"L'impact sur la fertilité masculine
n'est pas seulement transitoire."
La fertilité peut être atteinte définitivement
en s'exposant aux produits chimiques,
comme le dibromochloropropane, ou "DBCP",
un pesticide interdit aux États-Unis depuis 1979.
Mais les bananeraies des Philippines
et d'au moins 12 autres pays
utilisaient encore le DBCP dans les années 80.
Des milliers d'ouvriers, devenus stériles,
ont poursuivi les entreprises
ayant fabriqué et exporté le produit.
Après avoir travaillé dans la bananeraie,
je suis devenu stérile.
Que peut-on y faire ?
Nous attaquons ce pesticide,
nous voulons qu'ils paient pour notre stérilité.
Les employés ont été indemnisés
en fonction de l'étendue de leur stérilité.
Et les ouvriers ne sont pas les seuls exposés.
Leur biologie est exposée à des substances nocives
pour la fertilité masculine.
En 2017, des chercheurs ont étudié des données
de plus de 50 pays,
et ont découvert que le nombre moyen
de spermatozoïdes chutait depuis des années.
Il est encore au-dessus du niveau fertile,
mais l'homme d'aujourd'hui
a moitié moins de spermatozoïdes que son grand-père.
L'autre point important,
c'est de se demander : "Cela va-t-il s'arranger ?"
"Le déclin ralentit-il ?"
Et nos recherches montrent que non.
Un coupable ?
Le plastique.
Sa production s'est intensifiée entre 1939 et 1945...
Cet avion est rempli de pièces en plastique.
...et n'a jamais ralenti.
Plastique...
Petit à petit, il y a eu des signes montrant
que peut-être tout n'allait pas si bien.
Les phtalates sont des produits chimiques
rendant le plastique souple et flexible.
Le BPA, un autre produit chimique, renforce le plastique.
Ils pénètrent dans notre corps par les aliments, la peau, et même l'air.
Ils modifient notre équilibre hormonal
ce qui se répercute lourdement sur le fœtus en formation.
À six semaines,
les cellules germinales, qui formeront les testicules
et les ovaires, sont identiques.
Les semaines suivantes, elles se différencient,
et leur développement est guidé par l'équilibre hormonal.
Les phtalates et le BPA peuvent déstabiliser cet équilibre.
Avec des effets sur la quantité et la qualité des ovules,
et sur la production de sperme par les testicules.
Dites-vous qu'en perturbant
le développement hormonal primordial à ce moment précis,
différents systèmes seront touchés.
Je compare la diminution du nombre de spermatozoïdes
au canari dans la mine.
Ils sont le signe d'une perturbation passée
ayant de grosses conséquences.
Et le développement de ces cellules
explique un autre facteur majeur touchant la fertilité :
l'âge.
Les cellules germinales masculines
commencent à produire du sperme à la puberté.
Une cellule germinale se divise en deux copies identiques.
L'une se divise à nouveau
et forme des spermatozoïdes.
L'autre reste une cellule germinale pour ne jamais s'épuiser.
Même âgé, un homme produit des spermatozoïdes.
Mais chez un fœtus féminin,
ces cellules germinales
deviennent de suite des ovules immatures.
Un fœtus de 20 semaines en possède environ sept millions.
Mais ils périssent vite.
À la naissance, il n'en reste que deux millions.
Et au début de la puberté,
il n'en reste que trois ou quatre cent mille.
Chaque mois, un ovule est libéré,
et environ un millier meurent.
Les femmes ont donc plus de mal
à tomber enceintes après 40 ans
et n'ont presque plus d'ovules à 50 ans.
L'âge nuit aussi à la fertilité masculine,
mais pas autant.
Un homme âgé met plus de temps à féconder une femme,
surtout après 45 ans,
sans compter l'âge de la partenaire.
Mais feuilletez n'importe quel magazine
et vous verrez qu'ils peuvent encore en avoir.
La production de sperme continue,
mais sa qualité peut changer.
Nous savons que certaines maladies graves dues à une mutation génétique
peuvent provenir de spermatozoïdes âgés,
car nous savons qu'il y a deux mutations
qui se produisent chaque année.
Et, avec le temps, elles s'accumulent, encore et encore,
ce qui signifie qu'il y a plus de mutations
dans le sperme à 60 ans
qu'à 20 ans.
Pourtant, les articles se focalisent sur l'âge des femmes.
Il n'y a pas eu autant d'études sur les hommes.
L'infertilité masculine est mal comprise,
car le public, même les médecins, ne la comprennent pas très bien.
La plupart du temps, la qualité et la quantité de spermatozoïdes
sont génétiques.
Et nous devons encore étudier les gènes.
Ils ont diagnostiqué une azoospermie non obstructive.
J'ai immédiatement cherché
ce que ça signifiait.
L'azoospermie, c'est l'absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat.
Il peut s'agir d'un blocage,
mais souvent, les testicules ne produisent pas assez
de sperme.
C'est le cas de Myles.
Rien ne disait : "Vous n'aurez pas d'enfants".
Les recherches disaient : "Il y a une chance."
Myles a subi deux opérations
pour trouver des spermatozoïdes dans les testicules.
Sans succès.
Un diagnostic d'infertilité, ça change le couple.
C'est une épreuve, pour vous, pour votre mariage.
Aimer profondément quelqu'un
et ne pas pouvoir réaliser son rêve...
Après les opérations, j'étais détruit.
Il n'y a pas vraiment de solution pour soigner l'azoospermie.
Pendant des siècles, les recherches ont porté sur les femmes,
comme les traitements,
pour contourner les obstacles du labyrinthe.
Sauriez-vous
comment sortir de ce labyrinthe ?
Qui, moi ? Non, je ne suis qu'un ver.
Je dois trouver la solution.
On peut éviter aux spermatozoïdes le passage du col
en les injectant dans l'utérus,
c'est "l'insémination intra-utérine".
Les scientifiques ont trouvé des traitements
éliminant les obstacles du labyrinthe,
stimulant les ovaires pour produire un ovule,
des chirurgies éliminant les bouchons dans les trompes...
Puis, en 1978, ils parviennent à passer entièrement le labyrinthe.
Vous allez assister à la naissance historique d'un bébé
conçu par fécondation in vitro.
Cette naissance était si historique
qu'elle a été filmée à la demande du gouvernement britannique.
Les rythmes cardiaque et respiratoire sont normaux,
une jolie couleur rose,
beaucoup de graisse sous la peau,
un bébé en bonne santé.
En latin, fécondation "in vitro" signifie "dans du verre",
également abrégée en "FIV".
Un médecin prélève un ovule dans les ovaires par le vagin,
et le mélange au sperme en laboratoire.
L'ovule fécondé est ensuite implanté directement dans l'utérus.
Les années 90 ont connu une autre avancée majeure :
l'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde,
ou ICSI.
Avec une petite aiguille creuse,
les médecins prélèvent un seul spermatozoïde
et l'implantent dans l'ovule.
Je ne parle pas de cinq millions ou de 50 000, ou 1 000, ou 100...
S'il n'y a qu'un seul spermatozoïde, on peut le trouver
et l'injecter dans l'ovule,
et le taux de grossesse est normal.
On a contourné le labyrinthe,
mais encore faut-il trouver un spermatozoïde.
Donne-moi l'enfant.
Je me suis dit qu'il devait y avoir un moyen.
Donc j'ai repris toutes les recherches de zéro.
Et elle a trouvé une procédure inhabituelle
pour trouver un spermatozoïde
passé inaperçu lors des opérations.
Elle me dit : "Ça va coûter 13 000 $
et c'est sans certitude,
on a déjà eu deux déceptions."
J'ai dit : "Oh." C'était notre dernière chance.
En cas d'échec, c'était terminé.
Mais voilà, je suis l'optimisme incarné.
Donc j'ai dit : "On va tenter.
Ça va marcher."
Et cette nouvelle technologie
rend la parenté biologique possible
si les deux partenaires ont des ovules,
ou si les deux ont du sperme.
Et aux personnes seules.
Une nouvelle forme de parenté émerge
car davantage de femmes ont recours à la fécondation in vitro
pour devenir mères célibataires.
Le chemin de Joseph Tito vers la paternité par GPA au Kenya
attire l'attention sur les moyens
utilisés pour avoir des enfants.
On peut prendre les ovules d'une femme,
les féconder avec du sperme
et les implanter chez sa partenaire du même sexe.
On a toutes les deux participé à sa conception à notre manière.
Voici Zachary, et voici David,
nous sommes ravis d'être ici.
Coucou Zachary.
Mais il n'y a aucune garantie.
Par exemple, pour une FIV réussie, l'âge des ovules est important.
Chez les femmes de moins de 35 ans, 29 % des FIV réussissent.
Entre 40 et 42 ans, ce taux est d'environ 10 %.
Il y a plus de réussites
si les ovules congelés étaient jeunes.
Mais selon une étude,
pour augmenter les chances de réussite,
il faut congeler beaucoup d'ovules.
En général, il en faut 40,
ce qui nécessite plusieurs cycles de prélèvement des ovules
et des mois d'injections d'hormones,
éprouvantes pour le corps.
Certaines publicités sur les médias sociaux,
provenant de start-ups, poussent les femmes de 20 ans
à congeler leurs ovules comme garantie.
Certaines comparent la congélation d'ovules au prix d'un açai bowl,
comme si cette pratique était aussi simple que d'adopter une tendance de bien-être.
Il est dommage que cette pratique devienne un commerce.
On en fait un marketing atroce.
Alors qu'il n'y a aucune garantie.
Mais un traitement prometteur
pourrait aider les femmes à passer outre leur horloge biologique
sans congeler leurs ovules
mais plutôt une partie de leurs ovaires.
Elle a été développée à l'origine pour les cas de cancers
dont les traitements peuvent détruire les ovaires.
On congèle le tissu ovarien
et quelques jours après
on commence à traiter le cancer.
Et 20 ans plus tard...
Le tissu est transplanté sur l'ovaire mort
où, fait incroyable, le tissu transplanté
agit comme un tout nouvel ovaire.
Et, surprise, elles ovulent
et elles tombent enceintes naturellement, sans FIV.
Depuis 2016, 84 bébés sont nés
par congélation de tissus ovariens,
les deux tiers sans FIV.
Et les médecins espèrent qu'un jour, ce traitement sera courant.
Et bien que chaque innovation
aide de plus en plus de gens à avoir des enfants,
ce n'est pas le cas de tous.
En tant que femme noire, lesbienne, désespérant de devenir mère,
j'ai jeté un œil à : "Que couvre l'assurance ?"
"Combien ça va coûter ?"
"Est-ce accessible pour moi ?"
Dans la plupart des pays, un seul cycle de FIV coûte des milliers de dollars
et beaucoup doivent effectuer plusieurs cycles.
La procédure coûte très cher,
et on parle de femmes noires
gagnant seulement 64 cents par dollar.
Et certains pays interdisent la FIV et d'autres traitements
à certains groupes.
Ce ne sont pas de simples traitements,
ils remettent en cause l'idée de famille traditionnelle.
Rappelez-vous, l'infertilité a longtemps été définie
comme l'incapacité à tomber enceinte après un an de rapports non protégés.
Ce qui ne s'applique pas aux célibataires,
ni à un grand nombre de couples LGBTQ.
En 2017, certains médecins ont changé la définition
en "l'incapacité pour une personne de procréer
soit seul(e), soit avec son/sa partenaire."
Ce qui pourrait étendre l'accès à ces traitements.
Et les futures recherches et découvertes offriront sans doute un espoir
à d'autres personnes espérant un enfant biologique.
Nous avions du champagne au frais en cas de bonne nouvelle,
qu'on aurait sûrement éclaté au sol
si elle avait été mauvaise.
On a reçu l'appel du médecin,
et il a juste dit : "Bonjour, vous allez bien ?"
Et enfin : "J'ai une bonne nouvelle."
On s'est mis à pleurer tous les deux.
C'était sûrement l'un des meilleurs moments de ma vie.
Nous avons encore une longue route à parcourir avec la FIV.
Nous espérons avoir assez économisé pour la faire en octobre
et avoir notre bébé.
- Septembre plutôt. - Septembre.
Sous-titres : Céline Thorin
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