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Zulu
Mon coeur est triste, chaque exp�rience est veine.
Mon sang coule avec peine, et tu vois mes sanglots.
Et quand je p�rirai, toi seule, ma reine,
Verseras des larmes sur mon lieu de repos.
Barbara !
Barbara !
C'est Nolan et Ann.
Julie, cela t'ennuierait de regarder un peu la route ?
Raseur ! Je le ferais les yeux ferm�s !
Tu prends de l'�ge, c'est tout.
J'aimerais justement ne pas m'arr�ter l� !
On va rater l'inauguration.
Mais arriver en avance dans l'autre monde.
�a va ?
Oui, mais ma moto est fichue.
C'�tait moins une.
J'ai cru qu'il y passait.
Vous �tes s�r que �a va ?
J'ai dit, vous �tes s�r que �a va ?
Barbara !
Vous devez faire erreur.
Je m'appelle Julie Merriday.
Je suis navr�e. Je vous ai vu trop tard.
Je te reconna�trais entre mille.
Quoi ?
J'ai un portrait de toi.
Votre moto est fichue.
Julie !
Je plains ton assureur.
Vous avez mal ?
�a va.
Mais on s'inqui�te pour monsieur...
Je m'appelle Ben Gunther.
Je suis Harry Lindsay. Ann Davis et Nolan Fowler.
On devrait aller � l'h�pital.
Bien, on y va ?
Oui.
DON DE LA FAMILLE MERRIDAY AUX CITOYENS DE DOLPHIN BAY
11 JUILLET 1965
Fantastique, M. Merriday.
Merci, monsieur le maire.
Rassure-toi Julian, c'�tait tr�s r�ussi.
Elle aura �t� retenue...
S�rement, reprends un verre.
Ne pique pas une crise, Julian !
Pardon, papa.
On t'a attendue plus d'une heure !
500 personnes ont cuit au soleil tandis que tu...
On a eu un accident.
Un accident ?
Personne n'est bless�. Je te raconterai.
Navr�e tante Sarah.
C'est �a.
Mais comment ferez-vous pour la tenir si elle vous �pouse !
Je l'encha�nerai au lit.
Bravo ! Pieds nus et enceinte !
Julie est-ce grave ?
Ma T-Bird a pris un peu l'eau.
C'est une de tes victimes ?
C'est la seule victime.
Il s'est lux� l'�paule.
Allez le chercher Harry.
Comment est-ce arriv� ?
Je doublais un camion arr�t� sur la chauss�e,
la moto venait en face.
J'ai fait un �cart pour l'�viter.
Et la voiture maintenant ?
Dans l'oc�an.
Julie tu roulais � combien ?
Ce n'est pas la vitesse, p�re, mais les circonstances !
M. Merriday, je vous pr�sente M. Gunther.
L'h�pital a dit que c'�tait bon.
Mais on peut dire qu'il l'a �chapp� belle.
Oh Harry tu exag�res !
On est pass� large !
M. Merriday...
Ils n'ont rien d�cel�, � l'h�pital ?
Une simple luxation.
Vous �tes s�r ?
Je suis s�r.
Monsieur, je ne veux pas tirer profit de la situation.
Vous ferez peut-�tre une entorse autour d'une coupe de champagne.
Volontiers.
Bien s�r qu'il voudra.
Monsieur comment, d�j� ?
Voici ma s�ur, Sarah Merriday.
Comment allez-vous ?
Gunther, dites-vous ?
Oui.
Votre pr�nom ne serait pas Benjamin ?
C'est �a.
Tu ne parlais pas de champagne ?
Euh, oui.
Julian,
nous savons que seul un miracle l'a sauv�e de la noyade l'�t� pass�.
Et d'apr�s Harry,
le miracle s'est reproduit ce matin.
Harry est une chochotte.
Question d'opinion.
Mais si tu ne la brides pas,
elle finira � la morgue.
Tu veux �tre responsable de �a ?
Je sais, je sais
je devrais l'envoyer � Paris pratiquer l'amour libre
et parfaire son "exp�rience", comme tu appelles �a.
Non.
Il est trop tard pour cela.
Notre seul espoir est de la marier.
La marier ?
Exactement.
Ce que font les honn�tes gens pour fonder un foyer.
Avec...
Harry Lindsay ?
En d�pit de tes objections,
elle tient beaucoup � lui.
Je crains qu'il ait trouv� un rival.
Voil� pourquoi tu as invit� Gunther.
C'est le seul qui r�ussit � intimider Julie.
Eh bien, asseyez-vous donc !
Venez pr�s de moi.
Et maintenant dites-moi, jeune homme,
qui �tes-vous et d'o� venez-vous ?
Tante Sarah...
J'aime aller droit au but,
� moins que ma curiosit� g�ne monsieur Gunther ?
Pas du tout, je viens d'ici.
Du c�t� de Spindrifit ?
C'est �a.
Et puis ?
M. Gunther n'a pas l'habitude de ta brusquerie.
M. Gunther et moi nous comprenons.
Il sait pourquoi �a m'int�resse.
N'est-ce pas M. Gunther ?
Peut-�tre.
J'ai beaucoup voyag�.
L'Inde, l'Afrique, l'Angleterre, le Japon...
Pourquoi �tes-vous revenu ?
L'enfant prodigue revient toujours.
Qui sait...
Et vous comptez rester ?
Je n'ai pas d�cid�.
Le d�ner est servi, madame.
Merci Charles.
Tout le monde est � cran ce soir !
M. Gunther,
vous m'accompagnez � table ?
Avec plaisir.
� quoi jouent-ils, tous les deux ?
Aucune id�e, Mais ce qui est certain,
c'est que Sarah ne nous dira rien.
Julie...
Julie !
Rien de tel qu'un cognac pour clore un bon d�ner.
Tout � fait monsieur.
J'ai pass� une excellente soir�e, et vous avez une jolie maison.
On a �t� ravi de vous recevoir, M. Gunther.
Merci infiniment.
Je vous en prie.
Puis-je vous revoir, mademoiselle ?
M. Gunther je suis tr�s occup�e ces temps-ci.
Elle restaure la maison de Spindrift.
Oh je vois.
Nous nous croiserons peut-�tre un jour.
Encore bonsoir, merci.
Bonsoir.
Bonsoir Harry.
Vous...
Vous avez �t� tr�s patient avec tante Sarah.
Elle est merveilleuse.
Ouais.
Oui, extraordinaire.
Vous parlez de tante Sarah ?
Non.
Sachez que je suis amoureux d'elle.
Moi aussi.
Vous venez de la rencontrer !
Je la connaissais bien avant vous.
C'est dur � expliquer.
Excusez-moi.
On n'a un droit de propri�t� que sur ce qu'on poss�de, hein ?
Je vous d�pose o� ?
Mon Ketch est � la marina.
Un marin, hein ?
Fallait s'en douter.
Tu as �t� bien silencieuse, ce soir, Julie.
Que se passait-il entre Gunther et toi ce soir ?
J'avais la m�me question.
Que veux-tu dire ?
Je l'ai rencontr� ce matin.
C'est bien ce qui m'intrigue.
Dis-moi une chose...
Y avait-il
une Barbara Merriday dans la famille ?
Sans elle, nous n'existerions pas.
Qui �tait-elle ?
Ton arri�re arri�re-grand-m�re.
A-t-on un portrait ?
Pas que je sache.
Pourquoi ?
Simple curiosit�.
Int�ressante soir�e, hein ?
Un gar�on remarquable, non ?
Tr�s.
Il m'a d�visag�e toute la soir�e.
Il n'a pas de mani�res.
Je l'ai trouv� irr�prochable.
Pourquoi avoir parl� de Spindrift ?
Simple politesse pour compenser ta froideur.
Tu l'as quasiment invit� !
Harry n'a pas trouv� �a dr�le.
Qu'en sais-tu ?
Pardon ?
J'ai toujours vu ton fianc� officieux
d'humeur affable.
Il manque de flamme Harry.
Un peu de comp�tition
le r�veillera... peut-�tre.
De comp�tition ?
Avec ton gar�on remarquable ?
Si j'ai besoin d'un petit ami, je te sonnerai !
Eh bien, Julian
tu as encore remis �a.
Mais volontiers, Ben.
Charmant, Barbara.
Besoin d'aide ?
Que faites-vous ici ?
Je viens vous voir.
M. Gunther je vous ai dit hier que j'�tais tr�s occup�e.
Et je ne m'appelle pas Barbara.
Autrefois, si.
Voulez-vous de moi ?
Vous conna�tre.
Et si ce n'est pas r�ciproque ?
Le d�capant va ab�mer la table.
Je n'ai pas entendu de voiture.
Je me suis mat�rialis�.
Vous n'avez pas march� 100 km !
Mon bateau est dans la crique.
On voit encore les piles du ponton.
Qui vous l'a dit ?
Dommage de recouvrir...
Qui vous a parl� du ponton ?
Il a �t� d�moli il y a 15 ans !
Je l'ai vu.
Les piles sont quelques m�tres sous l'eau.
Qu'insinuez-vous ?
Que vous saviez o� chercher ?
Exact.
Comment ?
Je sais pas, je ne peux pas
expliquer.
Essayez.
Ce serait trop t�t
ou trop long, Barbara.
Arr�tez �a !
Pourquoi m'appeler Barbara ?
Parce que c'est vous.
Un jour, vous le comprendrez
Barbara comment ?
Merriday, bien s�r.
Mon arri�re arri�re-grand-m�re.
C'est �a.
M. Gunther...
on m'a fait bien des avances,
mais j'avoue que la v�tre
est unique en son genre.
Merci beaucoup.
Et n'�tait cet air s�rieux, je serais peut-�tre flatt�e.
�coutez...
Imaginons que �a n'est pas s�rieux et soyons amis.
Si vous m'appelez Julie.
Entendu.
J'allais oublier.
C'est pour vous.
Ne soyez pas f�ch�e.
Ce n'est pas vraiment un cadeau,
c'est vous qui me l'aviez offert.
Ouvrez-le.
Il a plus de 100 ans.
O� avez-vous eu �a ?
Vous me l'avez offert.
C'est un portrait de moi.
De Barbara Merriday,
� notre premi�re rencontre.
Je n'en veux pas.
Donnez-le � votre tante, l'historienne de la famille.
�coutez M. Giuther.
Si je vous comprends bien,
vous ne me faites pas du plat,
vous essayez de me dire
que je suis la r�incarnation de cette femme.
Le portrait le prouve.
Et vous essayez de me dire aussi
que...
vous �tes la r�incarnation
d'un homme que Barbara a connu.
Et aim�.
Sortez de cette maison.
Sortez imm�diatement.
Les souvenirs reviennent, n'est-ce pas ?
C'est magnifique !
D'une d�licatesse !
D'o� vient-il ?
Il est authentique ?
Je ne comprends pas.
Il a vraiment 100 ans ?
Au moins.
Vous l'ignoriez ?
Le portrait est authentique ?
Certainement.
Et en excellent �tat.
Les artistes d'alors �taient fabuleux !
Regardez les d�tails.
Et c'est votre sosie.
Je sais.
Vous allez le vendre ?
Non.
Non, M. Spelling.
Je ne vais pas le vendre.
Au revoir.
Jeune fille,
tu aurais pu avertir de ton retard pour le d�ner.
D�sol�e, p�re. J'ai oubli�.
Tu es p�lotte.
�a ne va pas ?
Je ne sais pas.
O� �tais-tu ?
Je me promenais.
Oh, je n'ai pas faim.
Pardon, Harry.
Vous m'attendiez pour le concert...
Ce n'est pas grave.
On a appel� � Spindrift.
Mais pas de r�ponse.
Je suis sortie apr�s d�jeuner.
O� �tait Mario ?
Je ne sais pas.
Je ne l'ai pas vu depuis deux jours.
Comme si je le payais pour s'absenter !
Et je n'aime pas te savoir seule l�-bas.
Je n'�tais pas seule.
M. Gunther m'a rendu visite.
Tiens donc !
Enfin quoi, c'est une catastrophe ?
Que s'est-il pass� ?
Inutile de prendre ce ton dramatique.
Il a d� se passer quelque chose, vu ta mine.
Il ne m'a pas touch�e, rassure-toi.
On juste parl�.
De quoi ?
De Barbara Merriday.
Qui diable est-ce donc ?
Ton arri�re arri�re-grand-m�re !
Que lui est-il arriv� ?
Pourquoi ?
Je veux savoir.
Elle est morte en couches.
Elle n'�tait m�me pas mari�e.
Quoi ?
Il y a de nombreux cadavres dans nos placards.
Celui-ci m'�tait inconnu.
Tu n'as jamais pris de peine de te renseigner.
Pour des descendants d'une vieille famille,
vous �tes bien peu curieux de vos origines !
Et pr�pare-toi � un autre choc Julian.
Nous n'avons rien de Merriday,
except� le nom.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Ton arri�re arri�re-grand-p�re, Amos Merriday,
a adopt� l'enfant de Barbara.
Il n'avait pas de fils ?
Non.
Alors nous sommes...
C'est �a Julian, les descendants d'un b�tard !
Qui �tait le p�re ?
Un marin qu'Amos r�prouvait !
Un homme sans �ducation, sans avenir.
Qu'on ne recevait pas � la maison !
Qu'est-il devenu ?
Les versions diff�rent, mais toutes finissent mal.
La plus plausible est qu'on l'ait drogu�
et embarqu� de force pour la Chine,
d'o� il ne revint jamais.
Elle l'aimait vraiment, alors.
Beaucoup plus, semble-t-il, qu'Amos l'avait imagin�.
Comment s'appelait-il ?
Quelle importance, � pr�sent ?
Je veux savoir.
Il s'appelait Gunther.
Benjamin Gunther.
Entrez.
Qu'y a-t-il Julie ?
Ch�rie !
Dis-moi. Qu'y a-t-il ?
Crois-tu que je sois une enfant g�t�e ?
Ch�rie,
tous les Merriday le sont.
J'essaie d'analyser
mes sentiments,
mais je ne peux pas.
� croire que ma vie n'a pas de sens.
Cette p�riode, du moins.
Je vais jouer au tennis.
Puis il y a...
les soir�es au club,
puis le retour en compagnie d'un quelconque bon parti.
La pause en route au clair de lune,
les t�tonnements dans le noir...
Enfin, tu vois.
Tout � fait.
Est-ce que tu me comprends ?
Que trop.
Dis-moi Harry est-il du genre
� t�tonner dans le noir ?
J'aurais d� me taire.
Alors c'est oui.
C'est un parfait gentleman.
D'ailleurs s'il t�tonnait, �a ne te d�plairait pas !
Tu l'as cherch�...
Julie que veux-tu savoir au juste ?
Je ne sais pas.
Que faire de ma vie, peut-�tre.
C'est li� � Ben Gunther ?
C'est possible.
Il me fait peur.
Et Harry est ton refuge...
Peut-�tre.
�a pourrait �tre pire.
Tu aimes Harry ?
- Il est gentil. - Merci pour lui !
Je veux dire qu'il est si...
Solide et stable.
Comme le rocher de Gibraltar !
Tu ferais bien de t'en inspirer !
En moins d'un an,
tu as d�moli un bateau et une voiture.
Et �chapp� deux fois � la mort.
On ne peut mourir qu'une fois.
Ne fais pas l'insolente. Tu me comprends.
J'�tais peut-�tre promise � autre chose...
Pas � M. Gunther.
Ce n'est peut-�tre pas aussi farfelu.
O� as-tu trouv� �a ?
Ben me l'a donn�.
Il veut me faire croire
que je suis la r�incarnation de Barbara Merriday.
Gunther !
Bonjour M. Merriday.
J'ai deux mots � vous dire.
Vous essayez d'embobiner ma fille
avec cette histoire de r�incarnation de Barbara Merriday.
Mais �a ne prend pas !
Je n'invente rien.
Vous me prenez pour une poire ?
Vous n'�tes pas le premier roublard � tourner autour de ma fille.
J'aurais d� vous cerner quand vous avez parl� de profit.
Je comprends votre r�action.
Gunther �pargnez-moi vos th�ories et votre compr�hension !
Vous comprenez, laissez Julie en paix.
Sinon quoi ?
Laisse-moi t'expliquer, mon gars.
Je poss�de quasiment la p�ninsule.
Et j'ai les moyens de te rendre la vie insupportable.
Penses-y.
Au moins, c'est clair.
Et je n'ai pas la r�putation de plaisanter.
En effet.
Merci de votre franchise, mais...
je suis amoureux de voire fille..
Amoureux ?
Alors...
vous devrez sortir l'artillerie.
Tr�s bien.
Mais n'oublie pas...
Tu l'auras voulu.
Que fait mon p�re ici George ?
Je crois deviner.
Combien lui as-tu offert ?
Rien.
Tu m'�tonnes, le tarif n'est pas 10000 ?
Julie b�b�...
Que lui as-tu dit ?
De te laisser en paix.
Sinon ?
Je m'excuse de m'en m�ler,
mais ne l'approche plus.
Je te signale que j'ai 21 ans pass�s, p�re.
Je viens de parler � votre p�re.
Je l'ai crois�.
Pardonnez-lui. Il veut juste...
Je comprends.
Je sortais, vous venez ?
Vous avez peur ?
Je ne refuse jamais une balade.
On y va ?
Vous avez eu le gardien de Spindrift ?
Non, monsieur, �a ne r�pond pas.
Insistez, quand vous l'aurez, annoncez-lui son renvoi.
Oui monsieur.
Parfait.
Vous �tes jolie, mais peu loquace.
Je r�fl�chissais.
� quoi ?
� vos motivations.
Toujours sceptique...
Non.
J'ai �t� troubl�e par l'authenticit� du portrait,
mais �a n'a pas dur�.
On fait chaque jour des d�couvertes surprenantes
sur la nature du temps
et le pouvoir du subconscient.
Mais pas la r�incarnation.
Inutile de discuter.
Soit on croit soit, on ne croit pas.
Qui vous a parl� de Barbara Merriday ?
Personne.
Mais vous ne le croirez pas.
Et le m�daillon ?
C'�tait la fin, non le d�but.
Je vous raconte l'histoire ?
Vous n'aurez de cesse que je le l'entende !
Venez vous asseoir ici.
J'ignore comment �a a commenc�.
C'�tait sans doute en moi.
Je me suis toujours senti
perdu, insatisfait.
J'ignorais ce que je cherchais.
Puis j'ai su que c'�tait un lieu.
Un lieu inconnu,
ou que je croyais tel.
Celui-ci.
Spindrift.
Mais ce n'�tait pas qu'un lieu.
C'�tait quelqu'un.
Vous.
Je vous ai vue sur la falaise,
v�tue comme sur le portrait,
mais les cheveux au vent.
Et je me suis vu.
On �tait amoureux.
On se retrouvait la nuit.
On se r�fugiait dans une grotte.
Une grotte ?
Au pied des rochers.
On y faisait l'amour.
Vous m'avez offert le m�daillon.
Je l'ai mis dans un coffre et cach� dans la grotte.
Pourquoi ?
Je craignais de le perdre.
Nous devions y retourner ensemble,
mais vous n'avez jamais reparu.
Amos y avait veill�.
Cette grotte n'existe pas.
Que si.
J'ai pass� tous mes �t�s � Spindrift.
J'en connais chaque recoin.
C'�tait il y a cent ans.
On ne la voyait qu'� mar�e basse.
� pr�sent, elle est immerg�e.
Mais elle est l�.
Je l'ai retrouv�e.
Et le m�daillon �tait sa place.
Je ne vous crois pas.
Je vous la montre ? Vous �tes pr�te � plonger ?
D'accord.
Je vais jeter l'ancre.
Vous avez peur ?
- Oui. - De moi ou de la v�rit� ?
Je ne sais pas.
C'est � un m�tre et demi de profondeur.
Sous les rochers,
alors �vitez de paniquer.
�a va aller.
Restez bien � c�t� de moi.
D'accord.
On y va.
C'est ici qu'�tait rang� le m�daillon il y a 100 ans.
Vous me croyez, � pr�sent ?
J'en ai pour une minute.
Je m'excuse, j'ai cass� de la vaisselle...
Ce n'est rien.
Barbara ?
Oui.
Tu te souviens de �a ?
Regarde bien.
�a ne te dit rien ?
Non.
Tu ne l'as jamais vue ?
Non.
Et qui te l'a offerte ?
Non !
�a te revient, hein ?
Mon Dieu !
Allons-nous-en.
Harry se chargera de plaider.
Je pense que la contrefa�on sera d�montr�e,
mais c'est une petite soci�t�,
je doute qu'on obtienne des r�parations financi�res.
Les petites soci�t�s grossissent.
Et � mes d�pens, c'est du vol.
�crasez-les.
- Oui monsieur. - Merci, messieurs.
John...
que les papiers soient pr�ts lundi au plus tard.
Et pr�venez Charles qu'on entame la proc�dure.
Vous avez une minute Harry ?
Fermez la porte.
Asseyez-vous.
Vous d�sapprouvez ma d�cision.
Ele est impitoyable.
C'est �a ou couler.
Ce Gunther met Julie dans tous ses �tats.
Je sais.
Et �a ne vous ennuie pas plus que �a ?
Si, cela m'ennuie.
Alors faites quelque chose !
Que sugg�rez-vous ?
Parlez � Julie.
Cassez la figure � Gunther.
Que sais-je !
Mais ne laissez pas faire ce Casanova de quatre sous !
C'est ce qu'il est ?
Bien s�r !
Je crains
qu'il y ait autre chose.
Quoi donc ?
Je l'ignore.
Que comptez-vous faire ?
Que vous n'ayez d�j� fait ?
Comment �a ?
Vous avez la r�putation d'�tre impulsif...
Et vous l'avez �t� hier.
Vous ne manquez pas de culot, pour un avocaillon !
Vous avez parl� � Gunther.
Et alors ! J'ai eu tort ?
N'en parlons plus.
R�pondez-moi !
Julie est votre fille, vous avez le droit...
R�pondez � ma question !
� votre aise. C��tait la pire chose � faire.
Quoi 2.
Eh bien autant aller jusqu'au bout...
Depuis que je connais Julie,
vous g�rez sa vie comme celle de vos entreprises.
Au point qu'elle doit faire les pires folies
pour vous prouver qu'elle a sa propre volont� !
Bient�t vous l'obligerez � m'�pouser.
Vous ne voulez pas ?
Non, je ne veux pas.
Pas pour me fondre dans votre empire.
Je l'�pouserai si elle m'aime.
Si c'est son choix, non le v�tre.
Que le diable m'emporte !
Il le fera sans doute, mais ce n'est pas le propos.
Je suis dans mon bureau.
Ili dit vrai, mais j'ignore par quel myst�re.
Je croyais �tre la seule � conna�tre l'origine de cette statuette.
Le premier Ben Gunther
l'avait offerte
� mon arri�re arri�re-grand-m�re.
Oui.
Je l'ai re�ue de ma m�re. Et elle, de la sienne.
Que ressens-tu pour lui,
circonstances mises � part ?
Je pense que
c'est l'homme le plus fascinant que j'aie jamais rencontr�.
Parce qu'il te fait peur ?
Peut-�tre.
Pardon d'�tre indiscr�te,
mais jusqu'o� t'a men�e cette fascination ?
Il m'a m�me pas embrass�e.
Ni m�me essay�.
N'est-ce pas curieux pour un homme amoureux ?
Je ne sais pas.
Je ne sais pas
mais quand il s'approche de moi,
J'ai l'impression de fondre.
Bien.
Tu t'es fait assez de soucis pour aujourd'hui.
Va donc prendre l'air.
�a te fera du bien.
D'accord.
Quand l'avez-vous vu en vie pour la derni�re fois ?
Je ne sais plus.
Il y a peut-�tre une semaine.
,Mais pas ces derniers jours.
Il s'appelait Mario ?
Mario Silvera.
Sh�rif, � quoi bon l'emb�ter avec �a !
Il devait �tre ivre il est tomb� de la falaise.
Ce n'�tait pas un buveur.
Tu n'en sais rien Julie.
Toi non plus.
Je l'ai c�toy� des ann�es, je ne l'ai jamais vu ivre.
De plus, il conna�t le coin comme sa poche,
il ne serait pas tomb�.
Tu insinues qu'on l'a tu� ?
Je n'insinue rien.
Le pauvre.
Il avait de la famille ?
Des parents, au village.
Et ses petits-enfants venaient parfois.
Qui d'autre est venu, la semaine pass�e ?
M. Lindsay m'a aid�e � d�barrasser.
Les d�m�nageurs aussi.
Tante Sarah, bien s�r et...
Et qui ?
M. Gunther.
M. Gunther ?
Une nouvelle connaissance.
Ah oui ! Le motard de l'accident !
Mais il est hors de cause, il n'a jamais vu Mario !
Silvera avait d�j� disparu � son arriv�e ?
Oui.
Enqu�tez donc sur lui.
Il vient d'on ne sait o�,
vit en boh�mien sur un bateau � la marina...
C'est un ind�sirable.
Un profiteur.
Et un fain�ant de premi�re.
Ce que tu dis est inf�me.
Autre chose ?
Non. Merci, mademoiselle.
On n'a plus qu'� attendre le rapport du commissaire.
Bonne journ�e.
On ne sait rien de ce type.
Il est normal d'enqu�ter.
Vous y avez veill� !
Vos sarcasmes me fatiguent.
Sarcasmes !
Je sors avant de dire une grossi�ret�.
Ne dis rien avant qu'Harry soit l�.
Je suis d�sol�e.
P�re n'avait pas je droit.
Tu es injuste. Il ne me conna�t pas.
Et il s'inqui�te pour toi.
Je m'inqui�tais moi-m�me.
Pourquoi ?
Tu le sais bien.
Mlle Merriday navr� pour l'heure tardive.
Passez dans mon bureau.
J'arrive.
Le dossier Silvera.
D�sol�, M. Gunther.
Je dois vous interroger.
Je comprends.
Vous �tiez � Spindrift avant-hier avec mademoiselle ?
Exact. Et quelques jours avant.
Et avant ces deux occasions ?
Pourquoi ?
La mort du gardien remonterait � cinq jours.
Peut-�tre huit.
Vous �tiez d�j� venu � Spindrift ?
Oui.
Quand ?
� de nombreuses reprises.
Je m'excuse.
Avec Mlle Merriday ?
Non.
Vous �tiez seul ?
Oui...
Vous avez donc d� voir le gardien...
Je n'allais pas � la plage. Je restais sur la plage.
Pourquoi ?
Ne dis plus rien avant l'arriv�e d'Harry.
Elle a raison. Vous n'�tes pas oblig� de r�pondre.
Cela pourrait �tre retenu contre vous.
Comment �a ?
J'ai ici le rapport du commissaire.
Le gardien n'a pas eu d'accident.
On l'a assassine.
Sant�.
Sant�.
Qui me dit que vous n'essayez pas de m'�vincer ?
Rien.
Mais je vous aiderai de mon mieux.
Merriday a le bras long, dans le coin.
Il me l'a dit.
Il veut vous renvoyer en prison.
Et cette fois, je ne pourrai rien.
Et l'ordonnance d'habeas corpus ?
Seul un juge peut la d�livrer.
Et ils sont tous amis de Merriday.
Collusion haut plac�e, hein ?
Qui ne serait pr�t � d�tourner la loi pour un vieil ami ?
Merci de m'avertir.
Et j'ai un autre motif.
Ne pas faire de vous un martyr.
Julie est tr�s compatissante.
Et vous auriez trop l'avantage.
Vous l'aimez...
Vous fuiriez ?
Non.
Que feriez-vous � ma place ?
Allez vous faire voir !
Je vous �vite la prison,
je ne vais pas aussi jouer les Cyrano !
M. Merriday est l� ?
Je m'en occupe, Charles.
Bonsoir. Je voudrais parler � Julie.
Elle n'est pas ici.
Puis-je entrer l'attendre ?
Vous l'informerez de ma visite ?
Non, et si tu reviens ici, je te fais embarquer, c'est clair ?
Oui c'est clair.
Merci, monsieur.
Tu n'allais pas m'attendre ?
Ton p�re vient de me chasser.
Laisse tomber. On a assez d'ennuis.
Allons-nous-en.
On est bien.
Je me sens en s�curit�.
�a ne durera pas.
Comment �a ?
�a recommence.
Je ne te suis pas.
Ton p�re veut de nouveau nous s�parer.
Arr�te, s'il te pla�t.
Si c'est vrai, �a m'effraie.
Ne peut-on �tre ensemble sans penser au pass� ?
Ils nous en emp�cheront.
Alors nous partirons.
Tu partirais avec moi ?
Tu connais la r�ponse.
Ce soir ?
Si tu veux.
C'est mon v�u le plus cher !
Je dois faire ma valise.
Ne repasse pas chez toi.
Pourquoi ?
Je ne te reverrai jamais.
Je ne te perdrai pas deux fois.
Entendu. Ce soir.
Mais je dois faire une chose.
Pr�venir Harry.
Je t'en prie.
Ce ne serait pas loyal.
Je le connais depuis longtemps. Je lui dois bien �a.
Je t'en prie.
D'accord, mais je ne courrai aucun risque.
Tu lui parleras, mais � distance.
Tu vas voir.
All�.
Harry, c'est Julie.
Je viens juste d'appeler chez toi.
Je vais me marier.
Quoi ?
Je vais �pouser Ben.
Quand �a ?
Nous partons ce soir.
Tu sais vraiment ce que tu fais ?
Oui, je suis d�cid�e.
Tu disais avoir besoin de temps.
Pardon Harry.
Je ne veux pas te faire souffrir.
Mais je ne reculerai pas.
Tu veux bien avertir.
Mon p�re et ma tante ?
Entendu.
Ce soir ?
Tr�s bien.
Tous mes v�ux de bonheur.
Dis � Ben qu'il n'avait pas besoin d'un Cyrano.
Quoi ?
Il comprendra.
Au revoir, Julie.
Au revoir Harry.
Tout va bien ?
Tout va bien.
Qu'y a-t-il ?
Tu es un bon marin ?
Fais-moi confiance.
Oui.
Bonjour Charles.
M. Merriday est � la maison ?
Il est parti � la recherche de Julie.
- Et tante Sarah ? - Au salon.
Non, laissez.
�a ne va pas ?
De quoi parlez-vous ?
Je lis dans vos yeux. Qu'y a-t-il ?
J'ai une mauvaise nouvelle
Julie est partie.
Elle m'a appel� il y a 20 minutes.
Elle est partie avec Gunther.
Maudit Julian !
O� est-elle ?
Elle n'a pas dit.
Elle a bien d� dire autre chose !
Oui, en effet.
Qu'elle allait �pouser Gunther.
L'�pouser ?
Harry, je suis d�sol�e.
Il faut savoir perdre...
Servez-nous un remontant.
Et un grand !
Maudit Julian !
Quel fieff� imb�cile !
On a eu beau l'avertir... C'est une t�te de mule !
Il l'a pratiquement jet�e dans les bras de Gunther !
Elle serait partie un jour.
Foutaises !
Elle est t�tue et imprudente, mais pas idiote !
Si cela vous console,
vous aviez ma faveur.
Si vous �tes libre,
c'est l'occasion !
Julie !
Julie !
Que faites-vous ici ?
C�est la nuit des surprises, M. Merriday.
Comment �a ?
Elle est rentr�e ?
Elle ne rentrera pas
Quoi ?
Tu es sourd ? Elle ne rentrera pas.
Elle s'est enfuie pour �pouser Gunther !
Je n'en crois rien.
Tr�s bien.
Tu pr�f�res changer de sujet ?
Si c'est une blague...
Je vais te le dire avec des mots simples,
tu comprendras peut-�tre mieux !
Julie est partie. Envol�e. Disparue.
Elle va �pouser Ben Gunther.
Mon Dieu !
Qu'y a-t-il ?
Julian que se passe-t-il ?
Je suis all� � la marina la chercher.
Eh bien ?
Le bateau de Gunther n'y est plus.
Reste � l'abri !
�a se calme un peu.
Ce sera fini � l'aube.
Je r�ponds.
All�.
Oui.
Oui.
Je lui dis.
C��tait votre fr�re.
Les garde-cotes lancent les recherches dans une heure.
Ils envoient des h�licopt�res.
Mais qui emm�nerait la femme qu'il aime dans une telle temp�te ?
C'est peut-�tre un v�u pieux,
mais si quelqu'un peut s'en tirer, c'est bien Gunther.
Vous, l'avez c�toy� plus que nous.
Vous a-t-il paru...
�trange ?
Pourquoi ?
Je n�ai pas tout dit � propos du premier Ben Gunther.
Qu'y a-t-il d'autre ?
En plus d'�tre victime
de l'arrogance de Merriday,
il �tait fou.
Un bateau de Newport du nom d'Achilla.
Je sais, oui.
Reste � esp�rer qu'il a fait demi-tour.
Ouvrez l'�il.
- Tu confirmes ? - Oui monsieur.
Merriday est encore ici ?
Non. Je l'appelle ?
Mieux vaut lui dire en personne.
Il a parl� de prendre son avion...
Retiens-le et dis-lui que j'arrive.
Transmets �a � tous les services.
Et explique � Merriday ce qui nous attend.
D'accord.
Julian, assieds-toi.
Tu uses tes semelles pour rien.
Je savais que �a arriverait.
Rien n'est encore arriv�.
Ah non ? Elle est � bord d'une coque de noix
alors que la temp�te fait rage
et rien n'est arriv� ?
Ils sont peut-�tre rentr�s.
On les aurait retrouv�s. Pourquoi n'appellent-ils pas ?
Je ne sais pas.
Fallait le garder en prison. Ce type est un danger.
Je te rappelle que tu lui as ouvert la voie.
Je reconnais mon erreur,
et quand j'ai voulu me rattraper, qu'ai-je re�u ?
Des sarcasmes de ta part
et un cours de droit de notre ami qui est dehors.
C'�tait pour t'emp�cher de la jeter dans ses bras.
Alors tout est ma faute ?
Julie a 21 ans.
Elle a sa propre volont�.
Plus tu l'entraves, plus elle se rebelle !
Sarah, �coute-moi bien !
Si, elle a suivi ce minus c�est pour une seule raison.
Depuis qu'elle est petite, tu lui bourres le cr�ne
avec tes notions de beaut�, de v�rit� et autre.
Est-ce un crime ?
C'est du blabla !
On vit un monde cruel.
Ni tr�s honn�te ni tr�s joli.
Et celui qui l'ignore se fait pi�tiner !
On ne survit pas dans ce monde
en causant du sens de la vie !
Tout d�pend de ce qu'on entend par survivre !
Je vais te dire une bonne chose.
� cause de toi, elle �tait m�re pour le premier bell�tre venu
et voil� le r�sultat !
Tu crois qu'une fille sens�e
aurait aval� ces sornettes ?
Elle a agi de fa�on irr�fl�chie,
mais honn�te !
Et c'�tait une ultime tentative pour s'affirmer !
Une autre l'avait fait...
Sa m�re, si tu t'en souviens !
M�me venant de toi, c'est inf�me.
Je suis d�sol�e.
Mais quelqu'un devait le dire.
Quand comprendras-tu qu'�tre chef de famille
ne t'autorise pas � vivre la vie des autres ?
Marion m'aimait.
C'est vrai.
Mais elle t'a quitt� quand m�me.
Tu ne peux pas mettre les gens en cage
et faire d'eux ce qu'ils ne sont pas.
Laisse vivre Julie,
ou tu la perdras comme tu as perdu Marion.
Je ne voulais que son bien.
Je le sais.
Entrez, Harry.
Barbara !
Quelle bonne mine, apr�s une nuit blanche !
Le repos est pour les paresseux.
Tu es une b�te.
Et j'ai une faim de loup !
Serait-ce un message ?
J'aime le caf� noir
et les �ufs au plat.
O� sommes-nous ?
Au large de Point Seare.
Seare ?
On devait �tre � mi-chemin du Mexique.
On a eu de l�gers ennuis de vent, figure-toi.
Quelle pi�tre excuse !
Tu as promis de m'�pouser aujourd'hui.
Si le vent fra�chit, on sera � Ensenada demain.
Des promesses !
Tu n'en veux qu'� ma vertu !
Noir, le caf�.
JOURNAL DE BENJAMIN GUNTHER
27 AVRIL 1874
"Je commence ce r�cit de ma vie"
"le jour de ma rencontre avec Barbara Merriday."
"C'�tait un pur hasard."
"Elle est mont�e sur mon bateau..."
Qu'y a-t-il, sh�rif ?
Une mauvaise nouvelle.
C'est Julie ?
On ne l'a pas encore localis�e.
Alors quoi ?
C�est � propos de son compagnon.
Gunther.
Son vrai nom est Arthur Main, M. Lindsay.
Comment le savez-vous ?
On a v�rifi� ses empreintes.
Il s'est enfui d'un asile il y a six semaines.
Quoi ? Et vous le teniez en garde � vue !
Conna�tre tous les criminels est humainement impossible.
A-t-il d�j� agress� quelqu'un ?
�a m'ennuie de vous le dire...
C'est un bateau vol�.
On a retrouv� le corps du propri�taire sur une plage.
Il ne s'est pas noy�. Pas plus que votre gardien.
Tous deux ont �t� �trangl�s.
�trangl�s ?
Oui.
� l'aide d'une cordelette.
Je cherchais du caf�.
Tout est �crit l�, hein ?
La grotte, le m�daillon, la statuette en jade.
L'histoire de Barbara et Ben Gunther.
Ce n'�tait qu'un mensonge !
Tu n'es pas Ben Gunther.
Et ce journal n'est pas le tien !
En plongeant
� la recherche d'ormeaux,
j'ai d�couvert une grotte.
� l'int�rieur, il y avait un coffre
qui contenait ceci.
Ainsi que le m�daillon ?
Avec ton portrait.
Le jour o� je t�ai vue,
le premier matin, sur la route,
j'ai su qu'on s'�tait retrouv�s � nouveau.
Que tu �tais...
Barbara.
S'il te pla�t.
J'en ai assez ! C�est termin� !
J'ai toujours ignor� qui j'�tais,
jusqu'� ce que je lise ceci.
Alors j'ai su.
Barbara.
Je ne suis pas Barbara. Je suis Julie ! Julie Merriday.
Barbara !
Je t'ai retrouv�e
et je ne veux pas te perdre.
Non, cache-toi !
Sinon ils t'emm�neront !
All�.
All�.
Ici Julie Merriday.
� vous les garde-c�tes.
R�pondez s'il vous pla�t.
All�.
Ici Julie Merriday
appelle les garde-c�tes.
R�pondez, s'il vous pla�t
All�.
Julie !
N'aie pas peur.
N'aie pas peur.
Tu n'as rien � craindre.
Ils ne le feront aucun mal.
Ne pleure pas.
S'il te pla�t, ne pleure pas.
Ils ne nous s�pareront pas. �a va aller, promis.
Je ne supporte pas que tu pleures.
Je vais bien.
Tu n'as plus peur ?
On va rentrer � terre. Ici, ils nous attraperont.
Je t'aime Barbara.
Je t'aime si fort.
Des traces de la fille ?
J'envoie des renforts sur zone. Que l'h�licopt�re reste, l�-bas.
Quoi ?
Qu'il revienne apr�s avoir fait le plein.
Et n'intervenez pas avant que j'arrive.
Je me mets en route.
Le bateau se dirige vers la terre.
Mais l'h�lico doit se ravitailler.
Et Julie ?
Aucune trace, mais rien ne dit qu'elle n'est pas � bord.
On appelle d�s qu'il y a du nouveau.
Ben, je t'en prie !
C'est forc�ment par l�.
H�licopt�re � voiture 106.
�pais brouillard sur Point Seare.
Ai perdu le contact continue recherches.
� vous.
Voiture 106, bien re�u.
H�licopt�re � voiture 106.
Je balaie les alentours de Point Seare.
Le brouillard au-dessus de la plage se dissipe.
�a s'�claircit vers l'int�rieur.
Toujours aucune trace.
� vous.
Voiture 106, bien re�u.
Sh�rif, descendons � Lookout Point, on les rep�rera peut-�tre.
Je n'en peux plus.
Courage.
M. Merriday, il vient de sortir du brouillard.
Il court vers la cimenterie.
La fille est avec lui.
Elle va bien ?
Affirmatif.
Bien re�u.
On les a rep�r�s votre fille va bien.
Ils se dirigent vers la cimenterie.
Appel � toutes les voitures.
Avancez, mais ne tentez pas d'arr�ter le fuyard.
Je r�p�te, ne mettez pas la fille en danger.
L�, pr�s de la voie ferr�e !
Traversons l'usine !
Oh non.
Attendez, sh�rif.
Laissez-moi lui parler.
Il a raison sh�rif.
La vue d'un uniforme risque de l'enrager.
Allez-y Harry.
N'approche pas !
Ben tu me fais confiance, non ?
Tu veux me la prendre.
N'approche pas !
Il ne me fera aucun mal.
Tu vas l'effrayer.
Laisse-moi lui parler.
Barbara.
Barbara.
Ben, ils ne nous feront rien.
Ce n'est pas vrai.
Ils vont t'enlever � moi.
Si vous nous laissez seuls...
Si vous partez...
Julie on ne peut pas !
Julie il a tu� deux hommes.
Je n'ai tu� personne !
Je ne peux pas rester avec toi.
Je t'aime. Je t'ai toujours aim�e.
Je ne veux plus �tre seul.
Je sais.
Mais �a ne marchera pas.
On ne peut pas fuir,
on est pris au pi�ge.
Arr�te le Harry !
Non.
Non.
Non.
Ils vont le tuer !
Cessez le feu !
Cessez le feu !
Ben !
�coute-moi.
On ne te veut aucun mal.
Julie a raison.
Tu ne peux pas fuir.
Julie veut que tu descendes.
Tu vas descendre ?
Bien.
Ben, s'il te pla�t, fait pas �a.
Ben ....
Je t'en supplie
Ben...
Adaptation Claire Allesse. Recopiage zundertaker
Extraction : VideoSubFinder_2.50 Subtitle Edit 3.5.7
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