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Dis, Bert, je te paie pas pour bricoler sur ta bécane.
Il y a la Clio de M. Delattre, Ă finir.
Magne-toi le cul !
Si t'as pas envie de revenir demain, pas de problĂšme, tu viens pas.
OĂč tu vas, lĂ ?
Salut, Aline. Est-ce qu'on peut se voir un de ces jours...
genre aujourd'hui ou demain ?
Un de ces jours ?
Rappelle-moi. Salut.
Salut, Aline. Est-ce qu'on peut se voir aujourd'hui ou demain ?
Rappelle-moi. Salut.
Lucas.
Lucas, on va bientĂŽt manger !
J'aurai besoin de toi samedi.
Samedi à 8 h du matin, ça va ?
On monte 2 alarmes.
Ă 14 h, tu as fini et tu as tout le week-end pour toi.
Papa.
Je veux retourner à l'école.
Je te parie que j'y arriverai, cette fois-ci.
J'en suis sûr.
Si t'étais capable de faire des études, ça se saurait. Non ?
Fais-moi confiance, bordel, pour une fois.
Je fais confiance en ce que je vois.
Et je vois quelqu'un incapable d'ĂȘtre apprenti dans un garage.
ArrĂȘte de rĂȘver, Bertin.
Lucas...
tu mets la table ?
Ăa a Ă©tĂ©, aujourd'hui ?
Il fait la tronche, ton fils ? Il ne me rĂ©pond mĂȘme plus.
Tu pourrais faire un effort avec Patrick.
Je sais que c'est pas facile pour toi, mais on n'en peut plus.
EnlĂšve ce capuchon.
- Ne me touche pas ! - Non, mais ça va pas ?
Laisse, il va se calmer.
HĂ©, t'arrĂȘtes tes conneries ?
Qu'est-ce qu'on fait ?
Tu dois rentrer?
Non.
- On les emmerde. - "On les emmerde"?
Oui. On les emmerde.
D'accord.
Tu vas y arriver?
T'inquiĂšte pas. C'est un truc de mon pĂšre.
Grouille-toi.
Ma main Ă couper qu'ils sont partis en vacances.
C'est n'importe quoi, ton histoire de boĂźte aux lettres remplie.
Ăa veut dire qu'ils sont pas lĂ ,
ça veut pas dire qu'ils vont pas débarquer cette nuit.
Mais enfin, pourquoi tu parles tout bas ?
Tu crois qu'ils ont oublié quelqu'un ?
Grand-maman ?
Non, ils vous ont abandonnée, grand-maman ?
Mamie ?
- OĂč tu te caches, mamie ? - Grand-maman !
Voilà , on se détend.
Oui, papa.
Non.
Non.
Tiens, tu devrais le lire, ce livre.
Le gars, au début, il choisit un nouveau nom...
un truc vraiment Ă lui.
Et aprÚs, ça change quoi ?
Il n'a plus le prénom que son pÚre lui a donné.
Oui...
Désolé, mais Bertin, c'est moche.
Je sais pas d'oĂč mes parents ont sorti ce nom-lĂ ,
mais ils auraient dĂ» s'abstenir.
Bert, c'est pas terrible non plus.
T'as fini, lĂ ?
Il a l'air bien naze, ton bouquin.
De grandes espérances.
- C'est nul, comme titre. - Donne.
Pour le moment, j'y ai déjà pensé.
- Ah oui ? - Oui.
Et au tien aussi.
Salut, Aline.
C'est Lucas.
Je voulais juste te dire...
Enfin, je veux pas te harceler comme la derniĂšre fois,
mais je voulais juste te dire bonjour.
Enfin, bonsoir, comme c'est le soir.
Enfin, voilĂ .
Salut.
HĂ©, Lucas !
T'inquiĂšte, elle est consentante pour tout.
N'est-ce pas, chérie ?
Alors ?
Je sais pas pourquoi, mais ça me donne faim.
- On est quand mĂȘme bien, lĂ . - Oui, on est bien.
C'est bien, que les riches partent en vacances.
Tout le monde en profite.
- Aux voyages. - Aux voyages.
Oui, bonjour.
Non, ils sont partis.
Raccroche. Qu'est-ce que tu fais ?
Je sais pas.
- Raccroche. - Attendez un instant.
Tu coupes le...
Un ami.
Ils nous ont proposé de garder la maison.
Oui, c'est plus prudent. Une maison vide, de nos jours...
Raccroche, je te dis. On se casse.
Exactement.
Un message ? Oui, bien sûr.
Attendez, je prends note.
Passez une bonne soirée, madame.
Au revoir.
T'es vraiment un con.
Salut, Aline.
- Oh, la tĂȘte... - Non, mais sĂ©rieux.
Tu vois pas que tu déranges ?
Comment il te regarde...
Vous savez quoi, les filles ?
Ben, non. Vous le savez pas, c'est évident. Je vais vous le dire.
Vous n'ĂȘtes que 3 petites connes mĂȘme pas bonnes Ă ĂȘtre baisĂ©es.
Lucky et moi...
on va partir loin d'ici.
On va vous laisser moisir dans cette merde
et on va partir trĂšs loin.
J'ai créé un malaise ?
Pauvres taches...
- Venez, les filles. On se casse. - Ce fut un plaisir.
Au revoir.
J'en ai marre d'ĂȘtre lĂ Ă attendre que ça arrive.
- De quoi ? - Baiser.
Que ce soit Aline ou une autre, je m'en fous, mais je dois baiser.
Je te crois pas.
Je te crois pas. C'est que t'as pas vraiment envie.
De quoi tu parles ?
T'as ce qu'il faut lĂ oĂč il faut, tu plais aux filles,
alors dis pas n'importe quoi.
Si t'as pas encore baisé, c'est que t'as un problÚme.
Bee !
Bert !
Monsieur...
Putain, on n'y peut rien, si ce mec était cardiaque !
On va tous crever, Lucky !
On est tous déjà morts !
Que ce soit demain ou aprĂšs-demain, on s'en bat les couilles !
Il faut qu'on rentre.
Maintenant.
C'est ça, retourne dans ta niche.
Va retrouver le fantĂŽme de ton pĂšre.
T'as dit quoi ?
Va retrouver le fantĂŽme de ton pĂšre.
Désolé.
Bon. On y va ?
Ăa va?
Va remettre ce truc, s'il te plaĂźt.
Je t'attends dehors.
Rien. Les parents et les conneries habituelles.
- Ăa tient toujours ce que t'as dit? - Quoi ?
Foutre le camp d'ici ?
Ben oui, mon pote.
Allez, go.
HĂ©, regarde!
Ăa va?
Oui, ça va.
C'est le paradis, ici. Non ?
On se poserait pas un peu ?
Non, on va faire comme lui. On va s'envoler.
- HĂ©, on va oĂč, maintenant? - Au bout du monde.
C'est marrant, j'irais bien en Autriche.
- Hein ? - Non, rien. Laisse tomber.
- Quoi ? - Laisse tomber.
- Hein ? Qu'est-ce que tu as dit? - Rien, rien...
Qu'est-ce que tu as dit?
T'es fou ?
Putain.
Yes! 27 secondes.
Bertin, t'es le digne fils de ton pĂšre.
T'es un comique, toi.
Tu vois que la vie nous sourit, tĂȘte de rat.
- HĂ©, Bee! - Ouais.
Beau petit gars.
Oh, le bébé...
- Quoi ? - Rien.
Petit bébé.
Tu vas pas dormir, mon vieux.
- Tu vas pas t'endormir. - Non, non, non...
Non.
Bouge pas, bouge pas.
M'en fous, moi, de ça.
Elle est douce.
Toi, je te tiens.
Moi aussi, je le veux.
- Il est oĂč ? - LĂ .
Et voici le journal présenté par Jean-Luc Elton.
Bonjour Ă tous.
Un commerçant liégeois en a plus qu'assez
des vols et des agressions dont il est la victime.
Il réclame de pouvoir se défendre.
Il interpelle la police, qui dit avoir pris des mesures,
dont le projet d'installer une caméra de surveillance.
Et puis la mort suspecte de l'architecte André Biron.
La police recherche deux témoins, deux adolescents en scooter
aperçus à proximité du domicile de la victime.
Bien dormi ?
Comme un ange.
Sinon, j'ai trouvĂ© des vĂȘtements pour ce soir...
et un peu de fric.
Donc bouge ton cul.
- Vous sortez souvent ? - Oui.
Pas ici, mais oui, on sort souvent.
- Et vous ĂȘtes rentrĂ©es facilement ? - Ben, oui. Quand mĂȘme.
T'as un truc, lĂ .
Comment t'as fait pour rentrer aussi facilement ?
Je rentre toujours facilement.
Parce que t'es une fille.
Ils n'ont pas voulu nous laisser rentrer.
Lucky n'avait pas sa carte d'identité.
Hein, Lucky, t'es trop jeune.
Et sinon, c'est bien, à l'intérieur?
Ouais. C'est cool à l'extérieur aussi.
Jette-toi Ă l'eau, Bee, sinon il ne t'arrivera jamais rien.
- Tu en veux ? - Merci.
On va chez toi ?
Euh... Oui.
C'est quoi, ce truc ? Waouh !
Viens.
- Tu vas me faire visiter? - Oui.
- Oh, ce que t'es classe. - Connaisseur.
Fais comme chez toi.
T'habites vraiment ici ?
Oui. Mes parents sont partis en Italie,
Ă Venise, pour leurs 30 ans de mariage.
C'est ta premiĂšre fois ?
Attends.
Pas comme ça, putain !
ArrĂȘte.
ArrĂȘte !
Je vais aller dormir lĂ et tu me fous la paix. C'est clair ?
J'aime bien tes cheveux.
5 minutes !
Tu pars déjà ?
Il faut qu'on rentre maintenant, sinon ça va gueuler.
On s'en fout, de ce qu'ils peuvent dire.
On voit que tu connais pas mes parents.
- J'en ai marre, je me casse ! - Attends-moi !
Tu piques.
On se revoit bientĂŽt, hein ?
- Promis ? - Promis.
Lucky, ça va ?
Ouais. C'était génial.
Je t'attends en bas. La bĂ©cane est prĂȘte.
Qu'est-ce qu'il y avait de si génial ?
Tu lui as fait des trucs ?
T'aimerais savoir ça, hein ?
Tu veux des détails ?
C'était génial, c'est tout.
Je vois pas ce que je peux te dire de plus.
Vas-y, lĂšve-toi.
Tu faisais le malin en boĂźte, hier.
Tu vas tout me raconter, maintenant. Vas-y, je t'écoute !
Je croyais que t'avais laissé le flingue.
Ben, non. Comme tu vois.
Tu sens encore la chatte, mon salaud.
ArrĂȘte.
C'était pour rire. C'était une blague.
Il faut se détendre, mon coco.
Quoi ? Tu veux appeler les flics ?
D'accord, on va appeler les flics. C'est quoi, le numéro, déjà ?
112, non?
AllĂŽ ? Oui, c'est pour une agression.
C'est mon ami. Il vient de se faire agresser.
Non, l'agresseur est encore lĂ . C'est complique. Je vous le passe.
Allez, viens. Bouge.
Allez, bouge, putain!
Mais arrĂȘte-toi, je te dis ! ArrĂȘte-toi, putain !
Mais c'est quoi, ton délire ?
T'es complĂštement malade !
J'en ai marre, de toutes tes conneries !
J'en ai marre, de te suivre ! Je suis pas ton chien !
T'as fini, lĂ ?
Ta gueule !
Je vois clair, lĂ . Monsieur n'a plus besoin de son pote.
Monsieur a rencontré l'amour.
Ăa t'intĂ©resse plus, ce qu'on vit lĂ ?
Tu dis vraiment n'importe quoi.
Quoi ? T'as plus de "grandes espĂ©rances", peut-ĂȘtre.
Monsieur veut vivre sa vie.
Mais on sait bien quelle va ĂȘtre ta vie.
Un diplĂŽme Ă la noix, un boulot de merde, si t'en trouves un.
Tu te caseras avec la 1re meuf venue, Aline, la Black ou une autre,
rien que pour fuir l'ambiance de chez ta mĂšre.
Ă moins que tu voies autre chose.
Tu vois autre chose ?
Putain, il faut toujours que t'aies le dernier mot.
Allez, t'as raison.
T'as plus envie de me suivre comme un chien, je comprends.
Vas-y, dis-moi. On fait quoi ? On va oĂč ?
Je suis sérieux, là .
Vas-y, décide et je te suivrai.
Alors ?
Vas-y, arrĂȘte, putain !
Chut.
Lucky, la bécane!
Laisse tomber ! Viens !
Bee.
Bee, ça va ?
Tu l'as...
Réponds-moi, putain.
Non. C'est lui qui a tiré.
Il a failli me buter, ce con !
Putain, ma bécane... Ma bécane!
C'est pas grave, on va trouver une solution.
On fera du stop, on se débrouillera.
Mais on va nulle part, lĂ , Lucky.
Tu ferais mieux de te tirer de mes pattes le plus vite possible.
Tu dis n'importe quoi.
Je suis pas ton pĂšre, ton frĂšre, un gourou ou un truc dans le genre.
J'en ai rien Ă foutre !
Je suis Ă peine capable d'ĂȘtre apprenti.
Calme-toi.
Qu'est-ce que tu comprends pas ? Qu'est-ce que tu comprends pas ?
C'est fini, putain ! Tout est fini !
Putain, merde! Lucas, réveille-toi! Qu'est-ce que tu comprends pas ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - C'est fini !
Tout est fini, là ! Réveille-toi, mec!
Je suis lĂ .
Viens. Va chercher tes affaires, on se casse.
- Quoi ? LĂ ? Maintenant? - LĂ . Maintenant. Tout de suite.
- On part tous les deux. - Tu délires.
Non.
On a passé une nuit ensemble et tu me proposes de partir avec toi.
Exactement.
- Et on irait oĂč ? - Ben... Je sais pas.
On irait au bout du monde.
Tu me fais marcher.
T'es trop.
D'abord, mes parents ne voudront jamais.
Et comment on ferait ?
Attends, on s'en fout, de nos parents.
- C'est notre vie. On s'en tape. - Moi, je m'en tape pas.
Je vais pas tout lùcher comme ça.
MĂȘme mes parents, ils me manqueraient.
Lucas...
Lucas !
- Toi, la vieille, ferme ta gueule ! - Calmez-vous.
Calmez-vous.
Si elle ouvre encore sa gueule, je la bute.
On se connaĂźt pas. N'est-ce pas ?
On vous a rien fait.
Ben, justement.
Comme ça, je vous ferai rien non plus.
Lucas ?
T'es oĂč ?
Un peu plus loin que lĂ oĂč on Ă©tait, chez des vieux.
J'ai vu 2 flics chez toi qui discutaient avec ton pĂšre.
Bee.
Oui, j'ai entendu.
Bert, je veux revenir.
C'est comme tu veux, Lucas. T'es libre.
C'est pas complique. Si tu veux me retrouver, je t'explique.
Merci.
Lucas, il est encore temps de te lever et de partir.
Je vais leur donner Ă bouffer.
Tu crois pas que t'en fais un peu trop ?
Allez, assieds-toi.
Dites...
C'est vous qui avez été là -bas ?
- OĂč ça, "lĂ -bas" ? - Ben, toutes les photos.
C'est vous qui avez pris toutes ces photos ?
Oui. Pourquoi?
Non, pour rien.
Je sais pas, c'est balĂšze.
On dirait pas que c'est vous qui avez pris ces photos.
C'était comment, là -bas ?
Dans tous ces pays, c'était...
C'était bien ?
Bien.
C'était ce que je voulais, en tout cas.
J'avais un appareil photo.
J'ai saisi une occasion de partir, et j'ai eu du bol :
on m'a acheté mes photos.
Et puis ça a continué. C'est tout.
En tout cas, je suis heureux d'ĂȘtre encore en vie.
Il ne s'est encore rien passé.
Rien de grave.
Partez.
Disparaissez.
On vous laissera le temps de filer.
On ne bougera pas avant ce soir. C'est promis.
J'ai fini.
Enfin, pour le chien...
Enfin, je l'ai enterré.
Merci.
Dites...
Qu'est-ce qu'il fait, lĂ -bas...
Il essaie de faire quelque chose, avec toutes ces photos ?
Il préparait une exposition.
Ăa va comme tu veux, Bertin ?
Tu comptes t'installer ici ?
Qu'est-ce que tu fous, lĂ , Lucas ?
Debout, lĂ -dedans ! Debout!
Si vous voulez bouffer, dites-nous oĂč vous planquez votre fric !
- T'en mĂȘle pas. - DĂ©gage!
ArrĂȘte, c'est ma connerie.
C'est quoi, le code de la carte bancaire ?
- Donnez-nous le code sinon... - "Sinon" quoi ?
Sinon, vous allez crever de faim, bande de crétins !
Vous ĂȘtes cons ou quoi ? Y a plus rien, dans cette baraque !
C'est ma connerie !
Il y a tout qui foire et tu t'en fous !
Hein, tu t'en fous ?
- Putain ! - Dégage.
Connard !
Juste lui.
Attends-moi en haut de l'escalier.
Vas-y, tu peux continuer à préparer ton expo.
- Quoi ? LĂ ? Maintenant? - Oui.
Restez pas lĂ . Aidez-moi Ă ramasser les photos.
Passez-moi les feuilles de négatifs, là .
Non. C'est le classeur de 1987.
Viens avec moi.
Quel gros con.
Petit con. Tout tombe mal...
Il connaßt pas, ça, ne pas ouvrir sa grande gueule.
Ăa, c'est sĂ»r.
Je vais faire un tour.
Tu vas nous faire repérer, avec ta gueule d'All Blacks.
- Tu veux aller oĂč ? - Du cĂŽtĂ© de chez ma mĂšre.
2 pas en avant, 3 pas en arriĂšre.
C'est la seule façon que tu as trouvée d'avancer ?
C'est quoi, ta façon d'avancer, à toi ?
Tu trouves que tu avances ?
"Jusqu'au bout du monde"...
Qu'est-ce qu'on attend ?
Qu'est-ce que tu attends, Bert ?
Qu'on soit comme les deux momies dans la cave ?
Jeune homme ?
Jeune homme ?
Ouais ?
Ăa va?
Ăa dĂ©pend comment on voit les choses.
Vous cherchez quoi, au juste ?
Vous vous cachez ?
Vous fuyez quelque chose, c'est ça ?
Je sais plus.
Vous vous appelez comment?
Bert.
Bertin.
- Un drĂŽle de nom. - Oui.
Ăa va aller, Bert.
Ăa va aller.
Allez, partez.
Sortez.
Partez, je vous dis.
S'il vous plaĂźt.
Lucas, je sais que tu as pris le flingue.
Fais pas le con, mec.
Tu m'attends, j'arrive.
T'as compris, tu fais pas le con !
Tu m'attends, bordel !
Sous-titrage : ECLAIR
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