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Original subtitles

�dition sp�ciale !

M. Brannegan ? Un instant.

Evening Gazette. Bonsoir.

Pour le r�sultat des courses, appelez le Morning Telegraph.

The Evening Gazette. Bonsoir.

M. Randall est le r�dacteur en chef.

Pardon, Madame, je n'ai pas le droit

de donner le num�ro de t�l�phone de son domicile.

Les marchands de la 3e avenue cachent la Gazette

sous les autres journaux.

Je veux la voir bien en vue et que �a saute !

On t'a dit de mettre la Gazette en vue !

�coute, mon gars, je fais ce que je veux.

Tu te fais arroser par les autres tablo�ds ?

Causez toujours, bons � rien !

On va t'arroser aussi !

Arr�tez, sales voyous !

Au secours !

Police !

Au secours !

Arr�tez ces voyous !

Vous avez trouv� M. Randall ?

Une autre r�union ?

Avec M. French et M. Brannegan.

La publicit� et la distribution se font gronder par le vieux Hinchy.

Arthur Goldberg ! Vous parlez du propri�taire de ce journal !

J'ai entendu M. Randall

l'appeler...

Le Roi de la Mi�vrerie !

Oui, M. Hinchecliffe.

Je n'ai pas encore trouv� M. Randall.

Arthurl'acherch�partout.

Bien, Mlle Edwards. Trouvez M. Randall. C'est important.

Bien, M. French,

j'ai ici les derniers chiffres du tirage.

302 000, lundi,

301 000, mardi et 306 000, mercredi.

20 000 de moins que l'ann�e derni�re.

Il a fait un temps de chien.

Le temps est le m�me pour tous les journaux !

On ne distribue plus dans les petites villes ?

Randall ne publie pas les photos des filles en sous-v�tements.

Je veux une augmentation imm�diate du tirage.

Je verrai �a avec M. Randall.

Il est temps de voir �a avec lui.

Le succ�s de ce journal

est bas� sur sa politique du sensationnel.

Le terme n'est pas appropri�.

Ma politique privil�gie le facteur humain de la vie.

Si vous voulez, mais Randall a chang� cette politique.

Au lieu de parler d'affaires comme Rhinelander ou Browning,

on publie les communiqu�s de la Soci�t� des Nations.

Pour vendre un journal, il faut des arguments.

Randall s'est �loign� du peuple.

On ne distribue pas notre journal dans les quartiers hupp�s.

- Vous �tes sur la bonne voie. - Je sais.

On publie quoi, en ce moment ? L'Amour au Fond des Mers.

Les lecteurs mangent trop de poisson pour en r�ver.

Publions des histoires de vendeuses, mannequins, nurses,

que les lecteurs connaissent.

C'�tait mon intention.

Vous vous souvenez de l'affaire de meurtre, Nancy Voorhees ?

Oui.

Les st�nodactylos adorent ce genre d'histoire.

Mlle Edwards ? Sortez le dossier Voorhees.

Il n'y a pas de doute.

Notre point faible est la r�daction.

Il faut activer Randall.

Messieurs, ce sera tout jusqu'au retour de Randall.

Merci. Vous l'avez lu ?

Qu'en pensez-vous ?

L'histoire de l'enfant ill�gitime n'est pas tr�s claire.

Je suis Kitty Carmody. Je viens voir M. Randall.

Je suis � vous dans un instant.

M. Hinchecliffe m'a dit qu'il y avait un poste � pourvoir.

Je pourrais remplacer la fille qui a �t� renvoy�e.

Ils ne laissent m�me pas refroidir les corps !

M. Hinchecliffe avait l'air

de m'appr�cier.

Je veux dire par l�,

qu'il sait que j'ai fait pas mal d'exp�riences � Chicago.

�a se voit.

Pla�t-il ?

�coutez, je n'embauche pas.

Donnez-moi cette lettre et attendez dans la salle d'attente.

Vous ne m'aimez pas, n'est-ce pas ?

Ne vous inqui�tez pas, vous aurez ce travail.

- Au revoir. - Portez-vous bien.

Vous �tes dure, Mlle Taylor !

Ils virent Julia Murphy, qui �tait plate,

et engagent une fille qui a des...

et fera causer les avocats v�reux.

Moi aussi, je les aime comme �a.

Quand le patron m'enverra-t-il dans la rue ?

Vous n'�tes pas une femme !

Arr�tez vos blagues !

Le patron veut que je fasse un reportage dans le Bronx.

Bureau de M. Randall.

Oui, Mlle Howard.

Non, M. Randall n'est pas l�. Vous rappellerez ?

Bien. Je lui dirai.

Par Mo�se ! M. Randall en conna�t des femmes !

Arthur Goldberg, vous n'avez pas de religion ?

� vous entendre, je devrais changer de nom.

Ne faites pas �a. Il y a trop de chr�tiens � New York.

J'aimerais que M. Randall revienne. J'ai envie de rentrer.

Vous rentrerez � minuit.

C'est pour le patron.

Encore vous ! Je connais au moins six raisons de vous mettre en prison.

Moi, j'en connais que deux. H�, range-moi �a !

Que pense le patron de mon id�e de mise en page ?

Il ne l'a m�me pas regard�e.

O� est-il ? J'ai une autre id�e g�niale.

M. Randall n'est pas rentr� ?

Il est sorti apr�s la derni�re �dition.

Mais il va rentrer ?

Oui, M. Hinchecliffe. Il travaille toujours tard.

Une autre r�union au sommet ?

Il y a plus de m�l�es ici que sur un terrain de rugby.

S�rieusement, o� est le patron ?

S�rieusement, je ne sais pas. Mais regardez chez Corcoran.

Si on vous a pas vir� de ce rade.

On vous vire pas d'un rade, on vous porte.

Pourquoi M. Randall est si inquiet ces derniers temps ?

Il est inquiet, car les propri�taires l'inqui�tent,

car ils s'inqui�tent pour le tirage.

� mon avis, vous �tes amoureuse de lui.

�coutez, Arthur,

vous �tes un gentil gar�on, mais arr�tez vos b�tises.

Pardon, Mlle Taylor.

Mais si j'�tais le patron, je vous �pouserais demain.

Je me contente d'�tre sa secr�taire.

Mais de quoi je me m�le ? Sortez, diablotin !

Je n'aime pas dire, je suis du Times.

Mais si je ne le dis pas, je me fais virer illico.

Et moi, j'ai l'air de quoi quand je nomme la Gazette ?

Ton patron voulait la r�habiliter.

En changeant de proprio.

Certains fournissent le fumier,

d'autres font pousser les fleurs.

Vous faites dans la po�sie ?

La Gazette restera au ras des p�querettes.

Tu veux boire ?

Un petit, Jerry.

- Le patron est l� ? - Chez les "messieurs".

Il se lave les mains.

C'est une manie. Il les lave 50 fois par jour.

Elles se salissent. Comme les miennes.

Et je ne suis pas r�dacteur chez Hinchecliffe.

Alors, ce tournoi de bridge ?

�a prend tournure.

Bonjour, patron.

C'est pas trop t�t, merci !

On vous cherche, patron.

Tant mieux.

Crache le morceau.

- Et le tirage ? - �a va, pourquoi ?

Vous m'avez donn� ce boulot.

Avec la gn�le que tu m'as refil�e, je t'aurais donn� n'importe quoi.

Elle venait de Montr�al.

Elle �tait frelat�e. Buvez, les gars.

- Non, merci. - J'ai eu ma dose.

Je dois y retourner et aligner 2 500 mots

sur L'Amour au Fond des Mers avant de couler.

Remets �a, Jerry.

Qu'est-ce qui te tracasse ?

J'exag�re, peut-�tre.

Accouche.

Donnez-leur les filles et la mi�vrerie que Hinchy appelle "l'humain".

Personne ne lit les articles sur la politique et l'�conomie.

On me trouve trop �litiste ?

C'est ce qu'on dit.

Fais courir le bruit que j'�tais en vacances.

Parfait. J'ai une autre id�e g�niale.

- Un casse-t�te ? - Une course de taxis.

Entre le Bronx et la mairie. On gagne des taxis neufs.

Et on tue 100 personnes !

�coutez, patron, je garantis 40 000...

�coutez, patron, cette course de taxis fera grimper

le tirage de la Gazette.

Appelez O'Malley au service des sports.

Et dites � M. Hinchecliffe que je suis l�.

Je vous cherchais.

Je sais.

Mlle Kitty Carmody est l�.

Plus tard.

Si on appelait French et Brannegan ?

J'aimerais voir coop�rer tous les services.

Appelez-les.

J'aime votre esprit de comp�tition.

Vous me plaisiez beaucoup � la naissance du journal.

Mais votre penchant pour le sarcasme n'est pas bon pour l'organisation.

Vous voulez ma d�mission ?

Du calme, mon gar�on. Il faut s'entendre avec les gens.

Tout �a pour parler de tirage !

Ce qui fait vivre un journal, c'est le tirage.

Et notre journal a besoin d'un grand tirage.

Le Star organise le Bal des C�urs Solitaires,

le Chronicle un concours du Dos Parfait.

Et le News publie les confessions de Peggy Joyce.

Nous, on annule l'�dition du samedi.

Et notre tournoi de bridge fait un flop.

Ziggie Feinstein...

C'est qui ?

Le r�dacteur du service des concours.

Il veut organiser une course de taxis.

Comment ?

Par relais, en respectant le code et en tuant 100 personnes !

Tr�s int�ressant.

Je ne m'opposerais pas � ce que M. Ziggie

soit l�g�rement augment�.

On fait la course de taxis ?

Nous sommes devenus un peu guind�s.

Les r�dacteurs se croient au-dessus de leurs lecteurs.

C'est pas dur avec nos lecteurs.

Et voil�. On ne peut pas c�der � la sensiblerie.

On peut augmenter le tirage,

tout en rendant au sexe sa dignit�.

Avec un autre amendement ?

Si une fille a des probl�mes en faisant du stop,

le journaliste doit aller voir sa m�re.

Je veux qu'on souligne la morale de l'histoire.

Si la m�re a dit � sa fille de ne pas faire du stop,

c'est une le�on pour les filles.

Sinon, c'est une le�on pour les m�res

Bien, M. Hinchecliffe,

la Gazette va d�poussi�rer ses vieux id�aux.

Voil� qui est sens� !

Entrez, messieurs.

Asseyez-vous.

Nous avons convenu que ce journal

�tait trop s�rieux.

Comme un vrai journal.

Et nos feuilletons ? J'aimerais distribuer dans l'East Side.

� propos.

Nous avons eu l'id�e d'un nouveau feuilleton.

La v�rit� sur la c�l�bre affaire Nancy Voorhees.

Vous vous souvenez de ce meurtre ?

J'ai couvert l'affaire. Elle a tu� Bill Matthews.

On l'appelait le Roi du Chocolat.

Randall devrait �crire le feuilleton lui-m�me.

Pourquoi pas jouer de l'orgue aussi ?

Cette histoire int�ressera la nouvelle g�n�ration

qui ne la conna�t pas.

Je veux la mettre en valeur.

Nancy Voorhees n'a-t-elle pas eu un enfant apr�s son acquittement ?

C'est ce qui s'est produit, en effet.

Randall, voil� o� se situe la morale.

Et je suis d'avis qu'un pr�tre pr�face

chaque �pisode pour leur donner du poids.

Appelez Isopod.

Aucun pr�tre ne se compromettrait, sauf un homme qui a �t� renvoy�

de l'�cole de th�ologie pour une affaire similaire.

On ne l'a pas tu� et il est devenu journaliste.

Il conna�t la chanson.

Tr�s bien, Randall.

Pour ce feuilleton, il y a un verset de saint Marc...

Bonsoir, ma ch�re.

Tiens !

Je vous pr�sente M. Isopod.

On d�marre un feuilleton. Vous connaissez Nancy Voorhees ?

Non.

Je m'en doutais.

Elle a tu� Bill Matthews, qui refusait de l'�pouser.

Le jury l'a acquitt�e � cause de son b�b�. Vu ?

La morale, M. Isopod,

est qu'une fille ne doit pas laisser son patron...

C'est quoi le mot ?

L'embrasser.

Quelle sera l'accroche ?

Je l'appellerai "La St�nodactylo Amoureuse"

et on enverra une carte postale � toutes les dactylos.

Excellente id�e.

On pourra y lire: "Attention ! Ne tombez pas amoureuses du patron."

Et on annonce le feuilleton dans la Gazette.

J'aime l'id�e de ce feuilleton.

J'en attends beaucoup.

Rassurez-vous, M. Hinchecliffe, je ferai une publicit� d'enfer.

Bravo !

Comme au bon vieux temps.

C'est tout, messieurs.

Isopod, pr�facez les articles avec des versets.

C'est not�.

C'est son genre.

Hinchecliffe, le Magnifique !

Le Roi de la Mi�vrerie !

Passez-moi le service de nuit.

Allez chercher Mlle Carmody,

sans la harceler.

Augmentez Ziggie de 5 dollars.

Il a invent� un syst�me pour tuer les gens.

Le service de nuit.

Jamieson, rassemblez de la doc sur Nancy Voorhees.

Vous n'en avez jamais entendu parler ?

Elle a tu� un gars, il y a 20 ans.

Retrouvez-la. Elle s'est mari�e apr�s le proc�s.

Bonjour. Asseyez-vous.

Vous �tes de Chicago ?

Vous photographiez ?

Je fais tout.

On verra. 40 $ par semaine, � vous d'en faire 50.

Mlle Taylor, embauchez-la.

Vous ferez �quipe avec Isopod. Ne prenez pas de taxi avec lui.

�coutez-moi, Isopod !

Procurez-vous un costume noir, un chapeau et un col dur.

Comme celui que j'ai utilis� pour l'affaire Parkley.

Pareil. Oui, j'�coute.

Un instant. Mlle Taylor, prenez note.

Nancy Voorhees est mari�e avec Michael Townsend,

caissier adjoint � la Metropolitan National Bank.

Elle habite 184 ouest, 172 rue.

Sa fille a 20 ans. Parfait, Jamieson.

Isopod, d�guisez-vous et prenez R.-V. avec Nancy Voorhees.

Interviewez-la et vous aurez une prime de 50 $.

Tr�s bien.

Elle a tu� un homme, il y a 21 ans. On va remuer la merde.

Faites une enqu�te de voisinage, l'�picier, le boucher, tous.

Quelle est sa religion ?

Quelle �cole fr�quente sa fille ?

�coutez-moi bien.

Je veux monter �a en �pingle. Et je veux des photos !

Donnez-leur l'adresse.

Vous n'aimez pas �a ?

Mon avis ne compte pas.

Je suis ici depuis 4 ans.

Il y a un tas de choses que je n'aime pas.

Que me reprochez-vous ?

Je ne comprends pas le journalisme.

- Tous les m�mes ? - Tous les m�mes.

Crucifier une femme, �a int�ressera toujours les gens !

Je croyais �tre cynique.

Ce n'est pas du cynisme.

Si vous voulez savoir ce que je pense,

offrez-moi un verre. Je ne serai pas en service.

Le commissariat ? Passez-moi le commissaire Donovan.

Je suis le r�dacteur des concours de la Gazette.

Salut, Jim. Ziggie Feinstein de la Gazette. �a va ?

J'organise une course de taxis du Bronx � la mairie.

Trace-moi un parcours et dis � tes flics de fermer un �il.

Il y aura mille taxis qui partiront par groupes de 4.

Le meilleur gagne un prix.

Trois taxis neufs. Je ferai gagner un Irlandais, un Juif et un Rital.

Donne-moi des noms pour un starter et un arbitre.

Merci, Jim.

�coute, j'ai un plan pour du bon Scotch.

Je t'envoie une caisse.

Ils sont tous coup�s.

Que penses-tu de ma course de taxis ?

Garde �a pour toi ? Je ne veux pas qu'on me double.

D'accord.

Mes hommages � ta s�ur.

Et voil�.

Jeu et match pour nous, Nancy.

Ils sont trop excit�s pour jouer au bridge.

Maman, tu te souviens de ce que tu m'as dit

sur la veille de ton mariage avec papa ?

Elle n'a pas tout dit, j'esp�re.

Ben, quoi ?

Comment vont tes parents ?

Bien, Mme Townsend.

Jenny, nous sommes c�l�bres.

L'�ge Industriel parle de nous. "Le Fils de l'industriel se marie."

C'est tout ?

Un entrefilet.

Pauvre maman, elle a envoy� les bans partout

et personne ne les a publi�s.

Je comprends ta m�re.

Maman n'a qu'un d�faut.

Sa bible, c'est le carnet mondain.

R�ponds, Michael.

Qui cela peut bien �tre ?

Oui, je suis M. Townsend.

Qui ?

Pardon. Je n'ai pas compris.

Oui. Je vous en prie.

I-s-o-p-o-d.

P�re T. Vernon Isopod.

Un instant.

C'est un pr�tre. P�re Isopod. Il voudrait nous rendre visite.

C'est lui qui va vous marier ?

Je pense. Tu sais, Phillip ?

C'est sans doute un assistant.

- Je lui dis de passer ? - Oui.

Pardon pour l'attente.

Nous attendons votre visite.

Parfait.

Merci.

Il arrive dans une heure.

Pourquoi vous n'allez pas faire un tour ?

Nous devons faire une chose qui requiert votre absence.

Qu'est-ce qu'ils mijotent ?

Allez, d�barrassez le plancher.

Je t'ai vu, coquine. Dehors, tous les deux.

Ne revenez pas avant 5 minutes. Compris ?

Ce mariage s'annonce bien.

Tu me ram�nes le journal de Wall Street ?

Enfin seuls !

On joue les facteurs ?

C'est de la triche !

Allez.

Filez.

- Ils sont adorables. - Ma ch�rie...

C'est magnifique, l'amour.

Ch�ri...

Voil�...

Michael ?

Cet article, dont Phillip parlait, me rend nerveuse.

Ch�rie, c'est b�te de s'inqui�ter.

J'esp�re qu'ils aimeront.

On pourra capter San Francisco.

Que se passerait-il

si on leur disait la v�rit� ?

Je n'aimerais pas que Jenny apprenne que je ne suis pas son p�re.

Moi non plus.

Comment r�agirait Phillip,

s'il apprenait que je suis Nancy Voorhees ?

Il l'accepterait,

mais pas ses parents.

Pourrait-il renier sa famille

comme tu as reni� la tienne, en m'�pousant ?

Viens ici.

Je n'ai rien perdu, en t'�pousant.

Rien du tout.

Mon ange.

Si tu ne te tais pas, Jenny ira vivre avec sa belle-m�re.

Elle deviendra snob et nous �vitera.

Heureusement que le mariage sera c�l�br� dans la sacristie.

Il n'y aura pas de journalistes...

Tu te souviens ?

La chanson de notre lune de miel.

Vous �tes le blasph�me fait homme.

Dieu devrait vous foudroyer.

Quelles sont vos instructions ?

J'ai R.-V. avec Nancy Voorhees dans une heure.

Comment avez-vous fait ?

J'ai appel� et j'ai annonc� la visite du p�re T. Vernon Isopod.

Ils ont accept�.

�trange. Vous avez parl� � Nancy ?

Non, � son mari, qui s'est montr� ravi de ma visite.

Ravi de votre visite ?

Il m'a pris pour le cur� de la paroisse.

Il conna�t le quartier.

Un instant.

Passez-moi Jamieson.

Pourquoi Nancy Voorhees accepterait

la visite d'un pr�tre inconnu ?

Oui, il a pris R.-V.

�a va, il est bien d�guis�.

Quelqu'un doit �tre malade.

Il devra improviser. Il sait le faire.

Voil� une occasion pour me faire plaisir.

Laissez parler Nancy. Et allez � la p�che aux infos.

Votre visite ne la surprend pas.

Quoi qu'il en soit, c'est un scoop. Vous marcherez sur des �ufs.

Lis le journal, moi je danse.

C'�tait un ordre. Vous ferez bien de vous y habituer.

Demain, il fera beau et chaud.

C'est quel journal ?

La Gazette. Vous ne l'avez jamais lue ?

"Incursion dans Nid d'Amour".

"La v�rit� sur l'affaire Nancy Voorhees,

"dans la Gazette � partir de lundi. Lire page 5."

Vous dansez divinement, future Mlle Weeks.

Puis-je vous rendre visite en l'absence de votre mari ?

Sachez que je suis une dame

et ma m�re �tait une dame.

"Lundi, la Gazette publiera le premier �pisode

"de la c�l�bre affaire Nancy Voorhees."

�a alors !

Je vais �pouser un homme qui lit � haute voix.

- Allez, papa. - Change de cha�ne.

Cette musique est trop lente.

"La v�ritable histoire de la belle st�nodactylo,

"qui tua Candy Kid Matthews, vous sera racont�e."

Arr�te

et �coute-moi. Quelle heure est-il ?

19 h 45.

On sera en retard au th��tre.

Allez-y, les enfants. Je renseignerai le pr�tre sur vous.

Viens, ch�rie.

Nous le verrons demain, "professionnellement".

Qu'allons-nous faire ?

Ne t'inqui�te pas.

Ils ne connaissent pas ton nom. Ils ne te trouveront pas.

Il faut faire quelque chose.

On va quitter la ville.

Attendre que �a se calme.

Ils nous trouveront.

Impossible d'�chapper � la presse. Je le sais.

Ils renonceront, peut-�tre,

sachant le mal qu'ils font.

J'ai une id�e.

Si le p�re Isopod est un homme compr�hensif...

�coute, ch�rie, c'est un pr�tre, il nous aidera.

Si l'�glise demande au journal...

Ch�rie, tout se passera bien.

Je vous d�range ?

P�re Isopod ?

Entrez, mon p�re.

P�re Isopod, Mme Townsend.

Votre chapeau.

Asseyez-vous.

Vous avez un joli petit appartement.

C'est tr�s modeste.

Les banquiers !

Toujours prudents et pratiques !

Vous �tes un banquier, non ?

Je travaille dans une banque. La Metropolitan.

Oui, je connais.

Et vous, Mme Townsend, comment passez-vous vos journ�es ?

Je suis une femme au foyer.

Allons, Mme Townsend, si j'en juge par ce qu'on dit de vous...

Que dit-on ?

Que vous �tes une m�re parfaite.

� qui ressemble votre fille, � vous ou...

� son p�re ?

� sa m�re.

Nancy, montre-lui la photo de Jenny.

Jenny !

Est-ce le diminutif de Jeanette ?

Non, notre fille s'appelle

Jenny.

N'est-elle pas adorable ?

Une beaut�. Une vraie beaut�, en effet.

Je peux la garder pour les archives de l'�glise ?

Ce sera une belle mari�e, demain !

Mari�e ? Ah oui...

Je dis �a parce que...

nous gardons les photos de tous les jeunes mari�s.

Mais sa photo ne sera pas publi�e ?

- Publi�e ? - Dans les journaux.

Le p�re Bevans a d� vous dire que ce sera un mariage discret.

Le p�re Bevans ?

Ah oui, bien s�r, M. Townsend.

On ne peut plus discret.

P�re Isopod, puis-je vous demander un service ?

Je ne suis pas pragmatique,

mais si je peux faire quelque chose pour vous...

Les gens s'adressent � vous ou au p�re Bevans,

dans l'adversit�.

Tous les jours, M. Townsend. En effet.

Si on se confie � vous, vous gardez le secret, non ?

Mais bien s�r, Mme Townsend.

Je suis dans la d�tresse.

� cause de ma fille...

de son bonheur.

Vous me d�concertez.

Ce journal,

que vous n'avez jamais vu dans votre paroisse...

Regardez.

"Incursion dans Nid d'Amour".

Pas �a. Plus bas.

Je suis Nancy Voorhees.

Vraiment, Mme Townsend !

Ma fille l'ignore.

Elle ignore tout du meurtre.

P�re Isopod, en tant que repr�sentant de l'�glise,

demanderez-vous � ce journal

de ne pas publier ces horreurs ?

M. et Mme Townsend, j'y cours de ce pas.

Je ferai de mon mieux.

Notre reconnaissance sera �ternelle.

Je vous en prie.

Une derni�re chose...

Quel est le nom du futur mari� ?

La presse est influen�able.

Phillip Weeks. Son p�re est un industriel.

Attends.

Je garde le journal pour l'adresse. Bonne nuit.

Qu'est-ce que tu disais ?

�a ne t'a pas frapp�

que le p�re Isopod ne connaisse pas le nom de Phillip ?

Mais...

Il ne connaissait m�me pas le pr�nom de Jenny.

Qu'avons-nous fait ?

Qu'avons-nous fait ?

Passez-moi Wadsworth 37520.

Wadsworth 37520 !

L'�glise saint Gr�goire ?

Puis-je parler au p�re Bevans ?

O� diable est pass� Isopod ?

Cherchez-le dans les rades.

Murphy, demain on lance l'histoire Voorhees. Soyez pr�ts.

Quoi ? C'est pas de l'info ?

Merci, M. Murphy.

Isopod nous donnera les gros titres, si on le trouve.

Faites une pleine page avec la photo de Nancy.

Celle de la prison.

Alors, peignez les barreaux !

Envoyez-moi Carmody.

- O� est Isopod ? - Je ne sais pas.

- Trouvez-le. - � vos ordres.

Vous avez quelque chose pour la une ?

Pour les voisins, elle est Mme Townsend.

Sa fille fr�quentait le Hunter College.

Tiens, un reporter qui travaille !

Que dit-on d'elle au coll�ge ?

Elle avait de bonnes notes, �tait calme

et s'appelait Mlle Townsend.

Mon id�e n'�tait pas bonne.

Vous avez vu Isopod ?

Pas derni�rement.

Je ne voudrais pas me plaindre,

mais je d�teste travailler avec lui.

Pourquoi ?

J'ai pris le taxi avec lui et j'ai les genoux �corch�s.

Vous disiez vos pri�res ?

Il �tait � genoux et moi j'ai failli tomber du taxi.

Je vous avais pr�venue.

�coutez. Voil� l'angle d'attaque.

Nancy Voorhees, blablabla,

la c�l�bre meurtri�re, blablabla,

a trouv� un havre de paix

dans le quartier paisible de, blablabla. Compris ?

Parlez de la fille et de sa vie avant et apr�s le meurtre.

- Je comprends. - Au boulot.

Passez-moi Murphy.

La mise en page est pr�te ?

J'arrive.

Voil�, Murphy. Attendez le papier de Carmody.

Cinq colonnes � la une, arrangez-moi �a.

Vous voulez relire ?

Je croyais que le patron vous avait envoy�e chez vous.

J'ai bu et j'ai le courage

de dire ses quatre v�rit�s � qui je pense.

Je sais, vous �tes amoureuse du patron.

"La St�nodactylo Amoureuse !"

Quoi ?

Isopod, gueule d'amour !

M. Randall vous fait faire le sale boulot ?

Le patron le cherche.

Y a-t-il une morale ?

C'est une grande m�chante ville, on ne peut pas �tre seuls.

Vous ne pouvez pas me raccompagner chez moi.

Je vis dans le Bronx.

Avec maman et papa. Mon papa, c'est Buffalo Bill.

Il guette les taxis avec un fusil � la main.

Dites-moi, mon p�re.

Que fera la Gazette avec Nancy Voorhees ?

Croire ? Je crois n'importe quoi.

Il a d�couvert une meurtri�re

qui essaie de marier sa fille � un jeune gar�on innocent.

C'est pas un gag ?

Qu'il rapplique !

�coutez, M. Randall veut vous voir imm�diatement.

Je pense que vous �tes un minable et un l�che.

Je pense que Randall...

Il a raccroch�. Je n'avais m�me pas fini.

- Vous avez trouv� Isopod ? - Oui, il arrive.

Que faites-vous ici ?

Qu'y a-t-il ? Vous �tes l� comme une �me en peine.

Vous avez bu, n'est-ce pas ?

Vous voulez mon avis ?

Je connais votre avis.

Si on perdait notre boulot,

on serait des clodos d�sinfect�s.

Vous y allez fort.

�coutez, vous avez fait beaucoup pour moi.

Mais en faisant pour moi,

vous faisiez pour vous aussi.

Mais encore ?

Ce torchon vous s�duit avec beaucoup d'argent.

�coutez.

Je connais la presse et je sais

que les id�aux ne servent � rien.

Vous �tes contre le feuilleton Voorhees ?

Cette femme a assez souffert.

Elle avait le droit de le tuer et on la juge � nouveau.

En rajoutant de la morale et des conseils pour jeunes filles.

Vous avez pens� aux cons�quences ?

Vous devriez avoir honte.

Avec mes �tats de service, je n'ai honte de rien.

Je veux juste �tre un journaliste qui aura une bonne retraite.

Vous vouliez me voir. J'allais �crire l'histoire.

Quelle histoire ?

L'histoire de Voorhees.

- Bien s�r. - Puis-je parler ?

Parlez. Mais avant, �coutez-moi.

Quand je vous mets sur un coup, restez en contact avec moi.

J'ai un scoop d'enfer.

Ah oui ? Vous avez vu l'heure ?

Les photos ne sont pas pr�tes. La mise en page n'est pas pr�te.

�coutez-moi.

Jamais vu un journaliste sans alibi, moi y compris.

J'ai un gros scoop,

mais le stress �tait tel...

Que tu as eu besoin d'un stimulant.

Oui, pour �tre honn�te...

Bon, alors stimule-moi.

J'ai vu Nancy Voorhees dans son appartement.

Passez-moi Murphy.

Arr�tez la une et la troisi�me. Et restez en ligne.

Il est l�.

Et miracle, pas trop bourr� pour parler.

La fille de Nancy Voorhees se marie demain.

Voil� sa photo.

La fille de Nancy se marie ?

Et alors ? Ils ne sont m�me pas dans notre rubrique mondaine.

Vous ne comprenez pas ?

Cette femme, cette meurtri�re,

marie sa fille � un gar�on qui ne se doute de rien.

C'est � la Gazette de le r�v�ler.

J'�tais vraiment choqu�.

Vous jouez les critiques ?

C'est la fille de Nancy ?

Telle m�re, telle fille, sans doute.

Je ne l'ai pas vue.

Enfant maudit, hein ?

- Qui �pouse-t-elle ? - Phillip Weeks.

P�re industriel.

Weeks ?

Murphy, lancez l'�dition telle quelle.

On ajoutera l'histoire Voorhees apr�s.

Renseignez-vous sur Weeks, un industriel.

Son fils �pouse la fille Voorhees.

J'ai sa photo.

Donnez la photo � Murphy.

La photo de la fille, ici.

Le futur mari�, ici, si on trouve sa photo. Nancy, ici.

Dites � Murphy de m'appeler, s'il a un doute.

Ensuite, rentrez chez vous.

Bien, M. Randall.

Synchronisez votre article avec le feuilleton.

Dans le genre:

"La fille de Nancy Voorhees, la c�l�bre meurtri�re,

"se marie aujourd'hui.

"Apr�s 20 ans de silence,

"la femme qui a tu� Candy Kid Matthews

"ajoute un nouveau chapitre � sa carri�re myst�rieuse.

"� la page 3 de la Gazette,

"la v�ritable histoire de Nancy, blablabla.

"Les lecteurs de la Gazette apprendront, blablabla..."

Compris ? Au boulot.

Montrez-moi les �preuves.

N'oubliez pas le verset en pr�face de "La St�nodactylo Amoureuse".

C'est tout ?

Passez-moi Murphy.

Et le papier sur ce combat ?

Mettez des photos en derni�re page.

Lisez la rubrique spectacles.

Koenig consacre ses colonnes aux "Follies".

V�rifiez o� il passe ses nuits.

Drydock 4070.

Composer quoi ? J'ai pas de cadran.

Petite, je suis journaliste. C'est le coup de feu.

Drydock 4070 ? Je voudrais parler � Dinckie Ginsburg.

Salut, Dinckie. C'est Ziggie.

Le chef du tirage a un boulot pour toi et tes gars.

Ouvre grand tes oreilles.

Les marchands de la 6e avenue se foutent de nous.

Ils cachent les Gazettes.

Il y a aussi celui de la 46e rue, dans le nord-est.

L'Arabe qui fait le malin.

Prends des coups-de-poing et fais le n�cessaire.

Merci, Dinckie.

Comment va ta m�re ? Elle est encore enceinte.

Elle va y passer, ma parole.

C'est la Gazette ?

Oui, madame. La derni�re �dition sort � 23 h 30.

La Gazette se vend bien.

La c�l�bre meurtri�re Nancy Voorhees

Maman, tu es encore debout ?

Mme Townsend...

Commence � l'appeler "maman".

Maman...

O� est papa ?

En ville, pour affaires.

Et la pi�ce ?

Je d�teste qu'on transforme en h�ro�nes...

Les femmes avec un pass�.

J'oubliais. Que voulait le pr�tre ?

Rien...

Savoir s'il fallait utiliser le mot "ob�ir".

Non.

Si, au contraire.

Tu m'accompagnes � la porte et tu m'embrasses.

Oui, ma�tre. Combien de temps ?

Une heure.

- Bonne nuit... maman. - Bonne nuit... mon gar�on.

Ch�rie, je viendrai te prendre t�t demain matin

et on ira chercher le certificat.

Tu dois penser qu'on est superstitieux,

mais maman ne sera pas tranquille tant qu'on l'a pas.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonne nuit, mon c�ur.

Je t'aime.

Phillip est un amour.

Un brave gar�on.

Pourquoi Michael tarde � rentrer ?

Mais tu pleures, maman ch�rie.

Mon mariage te rend malheureuse ?

Bien s�r que non, ma ch�rie.

C'est parce que je suis si heureuse pour toi,

si fi�re et contente

que tu �pouses un homme comme Phillip.

Ma ch�rie,

tu ne veux pas essayer de dormir un peu ?

La journ�e de demain sera longue.

Tu as raison.

J'esp�re que je serai aussi heureuse que toi avec papa.

Tu le seras, ch�rie.

Fais la bise � papa.

La fille d'une meurtri�re �pouse le fils d'un industriel

Donnez votre papier � Jamieson et retournez chez les Voorhees.

Prenez un photographe.

Comment je fais pour entrer chez eux ?

- Demandez � Ziggie. - Oui.

Vous �tes chroniqueuse mondaine au Tribune.

- Merci. - Pas de quoi.

Tiens !

Vous avez quelque chose � l'�il ?

Vous vouliez me voir ?

Allez couvrir le mariage � l'�glise.

Si on pose des questions,

dites que vous �tes l'aum�nier de la Gazette.

�a les fera taire. Et apportez-moi ce papier.

J'ai une autre id�e g�niale.

Mort o� est ton aiguillon ?

Course de baigneuses � Hollywood.

Elles y vont � la nage ?

- Jenny est partie ? - Tu le sais bien.

Pourquoi m'appelles-tu ?

Je ne sais pas. Je suis si nerveux. J'aimerais enlever ce col.

Fais-le. Nous avons le temps.

J'y vais.

O� est Phillip ?

Il est all� chercher le certificat avec Jenny.

Entrez, Mme Weeks.

Ils vont bient�t rentrer.

Asseyez-vous.

On a essay� de vous joindre au t�l�phone.

On ne r�pond pas au t�l�phone.

Vous savez pourquoi on est ici, je suppose ?

On s'en doute.

Essayez de nous rendre la t�che facile, s'il vous pla�t.

Ne tourne pas autour du pot, Arthur. Ce mariage ne doit pas avoir lieu.

Vous ne pouvez pas g�cher...

Phillip n'est pas au courant ?

C'est aux parents de la fille d'aborder le sujet.

Ou dois-je dire, au parent ?

Phillip fera ce qu'on lui dira de faire.

Il comprendra qu'un tel mariage...

Isabelle, laisse-moi parler.

On n'est pas ici en mission diplomatique.

Inutile de parler de ce que souhaite Phillip.

Mon fils n'�pousera pas la fille

d'une meurtri�re.

Nous n'avons plus rien � nous dire.

D�sol�.

Mme Weeks... Nous sommes boulevers�s.

Calme-toi, ch�rie.

Il faut tout dire � Phillip et Jenny.

Ils ont le droit de savoir.

Je d�truis tout ce que je touche.

Les parents de Phillip ont peur du scandale.

Si on pouvait arr�ter la presse, tout s'arrangerait.

Si j'allais voir le journal et je leur parlais...

Ils n'�couteraient pas. On n'est pas assez importants.

Je vais aller � l'�glise.

Le p�re Bevans va nous aider.

C'est notre derni�re chance.

Reviens vite, s'il te pla�t. Je n'ai pas envie de rester seule.

Je sens que mes nerfs vont l�cher.

Je ferai vite.

Repose-toi, ch�rie, et attends les enfants.

Attention!

La v�rit� sur l'affaire Nancy Voorhees

d�s lundi dans la Gazette

Propri�taire-BernardHinchecliffe

Le poste 10 000.

On vient de signer avec le produit anti-st�rilit�

pour 100 000 lignes, � 60 cents la ligne.

Le poste 10 000.

C'est tr�s bien.

Mais je suis contre la publicit� pour les m�dicaments.

Si on pouvait s'en passer...

Ce n'est pas un m�dicament, M. Hinchecliffe.

C'est � base de plantes.

Je mets les chiffres au propre.

Evening Gazette. Bonsoir.

M. Hinchecliffe, je vous prie.

Un instant.

Bureau de M. Hinchecliffe.

Je voudrais parler � M. Hinchecliffe.

Qui est � l'appareil ?

Je suis Nancy Voorhees.

Il faut faire attention � la distribution � Harlem...

Un instant.

Nancy Voorhees veut vous parler.

� quel sujet ?

Puis-je prendre un message ?

Je dois lui parler personnellement.

J'en parlerai avec Randall.

Dites-moi de quoi il s'agit.

Je vous en prie, il est au courant.

Elle dit que vous savez.

Je ne suis pas l�.

C'est tr�s important. Comment puis-je le joindre ?

Je ne sais pas. D�sol�e.

Parlez-en � M. Randall. Je vous le passe.

Standardiste.

Transf�rez l'appel � M. Randall.

Bureau de M. Randall.

- Je voudrais parler � M. Randall. - Qui le demande ?

Je suis Nancy Voorhees.

Un instant. Qui est-ce ?

Nancy Voorhees.

Je ne suis pas l�.

Quel est le probl�me ?

M. Randall n'est pas l�.

S'il vous pla�t, pourrais-je lui parler ?

Ne quittez pas.

On a un exc�dent sur le tirage pour Harlem.

- Et alors ? - Mauvais pour les affaires.

On a perdu des lecteurs en arr�tant les amours de Jack Johnson

et le rapport de la Chambre de compensation.

M. Randall n'est pas l�.

Nous avons �t� coup�s. Le poste 10 000.

M�me mon cuisinier a arr�t� d'acheter la Gazette.

Evening Gazette. Bonsoir.

Je voudrais parler � M. Hinchecliffe.

Un instant.

Bureau de M. Hinchecliffe.

Je suis Nancy Voorhees.

C'est encore Nancy Voorhees.

Transf�rez-la chez Randall.

Et dites au standard de ne plus passer ses appels.

Standardiste, transf�rez l'appel chez Randall.

Si Voorhees rappelle, ne la prenez pas.

Bureau de M. Randall.

On a �t� coup�s. Je suis Nancy Voorhees.

Un instant.

On ne peut pas garder le rapport.

On perd 10 minutes � la compo.

Dites-le � Brannegan.

Encore Voorhees en ligne.

J'avais dit...

Vous ne pouvez pas, c'est inhumain. Parlez-lui.

Ne quittez pas.

- M. Randall. - Lui-m�me.

Vous savez pourquoi j'appelle. Ne publiez pas cette histoire.

Essayez de comprendre.

Je ne le demande pas pour moi.

Mais pour une innocente.

Je ne vous suis pas.

Ma fille se marie aujourd'hui. Elle ignore tout de l'affaire.

En publiant, vous g�cherez sa vie.

Pouvez-vous me rendre ce service ?

J'aimerais bien, mais...

Il y a tant de choses � publier.

M. Randall, vous m'entendez ?

Je ne peux rien faire.

Les journaux sont dans la rue.

J'en ai assez.

Si elle rappelle, je ne suis pas l�.

Mon Dieu !

Je prendrai contact avec la Gazette

et je ferai de mon mieux pour vous aider.

Merci, p�re Bevans. Je vous en suis reconnaissant.

Vous �tes la premi�re personne � nous donner de l'espoir.

Au revoir.

Nancy !

Attendez-nous.

Aujourd'hui, tu as le droit de gaspiller.

L'�tat de New York approuve notre mariage.

C'est bien.

O� est maman ?

Elle est sortie.

Une course de derni�re minute.

Typiquement f�minin.

Si tu dis �a, il changera d'avis � la derni�re minute.

Trop tard, maintenant.

Tu n'as pas lu les journaux ?

J'ai autre chose � faire.

L�, j'ai le temps de les lire.

Il n'y a pas le feu. Je les emm�nerai � l'�glise.

Pour les cours de la Bourse.

Vous devriez y aller.

Tes parents attendent � l'�glise.

Voyez-les avant le mariage.

Tu ne viens pas avec nous ?

Je vais rejoindre ta m�re.

R.-V. � l'�glise.

Maman va bient�t rentrer. Je veux la voir avant.

Nancy !

O� �tais-tu pass�e ?

Oui, les enfants t'attendent.

Quoi ?

O�, ma ch�rie ?

J'arrive tout de suite.

Jenny, tu dois y aller.

Ta m�re est dans un magasin et a oubli� son porte-monnaie.

Je la rejoins.

Typiquement f�minin !

Allez-y.

R.-V. � l'�glise saint Gr�goire.

- Dans la sacristie ? - Oui.

Je vais t'appeler mon fils... pour la premi�re fois.

C'est formidable... papa.

Un petit baiser, Jenny ?

Tu trembles.

Qu'y a-t-il ?

Rien. Je suis juste quelque peu boulevers�.

Un mariage, �a use les nerfs.

Fais vite, papa.

Au revoir, papa.

N'oublie pas de donner la bonne r�ponse.

Ils doivent �tre � l'�glise.

J'ai d� me tromper de num�ro. On aurait dit un fou.

Tu sais ce que c'est ? Une effraction.

Le journal nous couvrira.

Tais-toi ! Pr�pare l'appareil.

Le poste 10 000.

Remets-toi. Prends la photo.

Evening Gazette. Bonsoir.

M. Randall, vite !

Oui, M. Randall.

Bureau de M. Randall.

Mlle Carmody � l'appareil.

Quoi ?

Quoi ?

Ne quittez pas.

Passez-moi Jamieson.

Stoppez la prochaine �dition et pr�parez une �dition sp�ciale.

J'ai Mlle Carmody en ligne.

Nancy Voorhees et son mari sont morts.

Oui, un suicide.

Faites tout r�crire.

Je vous passe Carmody.

Je vous passe les faits divers.

Dites-leur tout et apportez-moi un papier pour la derni�re �dition.

�dition sp�ciale !

Tout sur le grand suicide !

�dition sp�ciale ! Tout sur le grand suicide !

Mlle Townsend, ce mariage n'aura pas lieu.

C'est � Phillip de me le dire, pas � vous.

Faites taire ce crieur !

Phillip fera ce qu'on lui dira de faire.

S'il m'aime, il m'�pousera envers et contre tous.

Sinon, autant que je le sache.

Allez-vous-en.

Laissez-moi seule.

Pourquoi personne ne fait taire ce crieur ?

Ce journal...

Ce journal, Phillip.

Pourquoi on ne tue pas ces journalistes ?

Ch�rie, calme-toi.

Nous avons dit � cette fille

que ce mariage devait �tre annul�.

Nous ? Qui "nous" ?

Je n'aime pas ce ton.

C'est mon mariage et je fais ce que je veux.

Je n'aime pas les menaces, mais si tu persistes...

Tu me d�sh�riteras, je suppose ? Vas-y, fais-le.

Hier vous vouliez que je l'�pouse.

Aujourd'hui, c'est la m�me fille.

Mais votre snobisme vous a fait changer d'avis.

Ne sois pas grossier.

Je n'accepterai pas la fille d'une meurtri�re.

Tu es la femme la plus cruelle et brutale que je connaisse.

Allons-nous-en.

Jerry, vous avez d�j� tu� un homme ?

Vous plaisantez ?

Vous avez tu� une femme ?

Je sais que vous plaisantez, M. Randall.

Vous n'avez tu� personne.

J'ai connu un gars qui a tu� sa femme.

Oui ? Racontez-moi.

Il devait dr�lement l'aimer.

Apr�s sa sortie de prison,

il se so�lait et pleurait.

Qu'est-il devenu ?

Je ne sais pas. Il a d�pens� tout son argent

et il n'est plus venu.

Tout d�pens�, hein ?

Je n'y avais jamais pens�.

Que font les gens qui vont mal et ne peuvent pas acheter � boire ?

Il doit y en avoir plein.

Dieu nous donne du chagrin et le diable, du whisky.

Pas un seul coll�gue est venu ici depuis trois heures.

Normal que ce soit un torchon, il n'y a pas assez d'ivrognes.

Vous, ici ?

Je vous cherchais. Vous devriez revenir au bureau.

- Je ne suis pas so�l. - Je n'ai pas dit �a.

Je sais.

Vous �tes un �tre humain.

Asseyez-vous. Buvez avec moi.

La m�me chose, Jerry.

Vous �tes d�j� venue ?

Une secr�taire "sexe" tout faire.

Ne soyez pas vulgaire. Je ne le suis pas avec vous.

Je suis un cas � part. Je vous ai d�j� dragu�e ?

Vous n'�tiez pas so�l.

Je ne le suis pas.

Pas � cause de l'alcool.

M. Hinchecliffe vous cherche et un policier vous attend.

Je me passerais des deux. Qui est le policier ?

Donovan. Pour la photo de Voorhees.

Dites � ce poulet que je suis en Chine.

Quant � Hinchecliffe,

je le verrai

et il ne sera pas d��u.

Travaillez pour un journal s�rieux.

Pourquoi pas la chaise � Sing Sing ?

C'est l� qu'on envoie les meurtriers.

Ch�rie, les mots me manquent.

Va-t'en, Phillip, je voudrais �tre seule.

Je sens que je vais craquer.

Ne fais pas �a.

Je suis M. Schwartz.

M. Vogelsang, le croquemort, aimerait savoir

combien de voitures.

Il pense que deux suffiront.

L'enterrement aura lieu � Woodlawn.

Je voudrais voir le rapport du l�giste.

Lieu du d�c�s: Manhattan.

184 ouest, 172e rue.

Nom: Nancy Townsend.

Acte de d�c�s: B. K. Finkel.

Sexe f�minin, couleur blanche.

Date de naissance, 4 juin 1892.

Age: 38 ans et 8 jours.

Nom du p�re: Leonard D. Voorhees.

Nom de la m�re: Geraldine Mason.

Date de d�c�s: samedi 12 juin, 11 h 30.

Je d�clare que les coordonn�es

sont exactes autant qu'on puisse savoir.

M. French a appel�.

Il a dit que la Gazette vendrait 100 000 copies de plus.

Il vous f�licite.

C'est tr�s aimable.

Passez moi la r�daction de nuit.

Murphy ?

Les autres journaux, qu'ont-ils fait de Voorhees ?

Ils ont piqu� les photos ? Hinchecliffe leur fera un proc�s.

Je laisse tomber.

Laissez cette famille tranquille.

Je ne voudrais pas vous bl�mer,

mais vous auriez d� �tre au bureau, aujourd'hui.

Vous feriez mieux de vous taire.

Mlle Taylor, laissez-nous.

Qu'avez-vous en t�te ?

Je crois que je vais aller en Angleterre.

Ma femme veut y aller.

Venons-en au fait.

Nous pensons � la m�me chose.

L'exploitation de l'affaire Voorhees �tait trop...

Trop r�ussie ?

Vous vouliez du tirage, vous l'avez !

Laissons tomber le feuilleton.

Non.

Le cheval a �t� vol�...

par le croquemort.

Inutile de succomber � l'amertume.

J'aimerais que vous coop�riez.

Tr�s bien.

Coop�rons autour d'un verre.

Je suis contre l'alcool.

Moi, je suis pour.

� Nancy Voorhees, Michael Townsend et le gros tirage !

Je vais consulter French et Brannegan.

Appelez French et Brannegan.

La Gazette devrait envoyer des fleurs.

Ne soyez pas si amer.

On est tous les deux touch�s par cette malheureuse affaire,

mais un grand journal transcende l'individu et la sensiblerie.

Mais ils se sont suicid�s

parce qu'on a d�terr� une vieille histoire.

Et le rapport du l�giste pourrait le r�v�ler.

Entrez, messieurs. J'ai besoin de conna�tre votre avis.

F�licitations, Randall.

On a vendu plus que lors de l'entr�e en guerre.

Je l'ai toujours dit: "l'humain" int�resse les gens.

Avec M. Randall, nous envisagions

d'abandonner le feuilleton Voorhees.

Vous �tes fous ? C'est le coup du si�cle.

Vous n'avez jamais pens� � l'effet boomerang ?

Si vous faites du sentiment avec la politique �ditoriale,

je ferai du th� aux marchands de journaux.

C'est ce que j'essayais d'expliquer � Randall.

M. Isopod m'a soumis l'id�e

de changer le feuilleton en biographie autoris�e.

En faisant signer � Nancy un contrat � la morgue ?

Isopod devrait expliquer son id�e personnellement.

Appelez Isopod.

Tr�s franchement, si on peut garder ce tirage,

on battra tous les tablo�ds d'ici octobre.

Tout le monde aura oubli� l'affaire Voorhees.

�a va, M. Isopod ? Expliquez-nous votre id�e.

C'est tr�s simple.

La pauvre enfant Voorhees doit �tre dans le besoin.

� pr�sent que sa m�re n'est plus, personne ne pourra nous d�mentir.

Donc, je sugg�re de donner � cette pauvre fille,

disons 1000 dollars,

pour publier la biographie autoris�e de sa m�re.

On pourrait donner un peu plus � cette malheureuse.

Disons 1200. Qu'en pensez-vous ?

C'est une bonne id�e.

C'est le moment d'en profiter.

� votre avis, M. Randall ?

Je ne suis pas un enfant de c�ur,

mais c'est une saloperie immonde.

Je ne marche pas dans le coup.

Voyez �a avec M. Hinchecliffe.

C'est une question de d�cence.

N'importe quel publicitaire se sentirait insult�.

Il n'y a pas que le dieu dollar.

Pour deux cents, je vous casserais la gueule.

Vous feriez n'importe quoi pour deux cents.

Dominez-vous.

Mlle Townsend voudrait voir M. Hinchecliffe ou M. Randall.

Il serait pr�f�rable de la voir � un autre moment.

Ce serait une erreur de la voir quel que soit le moment.

Vous vouliez lui faire une proposition.

Le moment est mal choisi. Elle est sans doute...

Hyst�rique ?

Je vais la recevoir.

Sans moi. Si j'�tais vous, je la renverrais.

Venez, French.

On n'a pas besoin de moi.

Restez ici.

Elle sera ravie de vous voir.

Faites entrer Mlle Townsend.

Vous commettez une erreur.

Vous voulez un r�cit � la premi�re personne ?

Voil� l'occasion de le proposer � cette fille.

Je voudrais voir M. Hinchecliffe.

C'est moi. Je suis tr�s occup� en ce moment...

Vous savez qui je suis ?

Oui, Mlle Voor... Mlle Townsend.

Oui. Je suis la fille de Nancy Voorhees.

Asseyez-vous, Mlle Townsend.

Je pr�f�re rester debout.

Faites-lui votre proposition.

Une proposition pour moi ?

Je voudrais vous dire � combien

nous regrettons ce grand malheur.

Mais les journaux sont des miroirs qui refl�tent le monde.

Puis-je vous poser une question ?

Avec plaisir, Mlle Townsend.

M. Hinchecliffe, pourquoi avez-vous tu� ma m�re ?

Mais ma ch�re, je...

Vous �tes Isopod...

le p�re Isopod ?

P�re, mon �il ! Un reporter ivrogne et bluffeur.

Je crois qu'aucun homme de Dieu

n'aurait fait �a.

Pourquoi avez-vous tu� ma m�re ?

Ma ch�re... Ch�re Mlle Townsend...

Vous �tes le patron.

Vous signez des �ditoriaux.

Vous attaquez tout dans votre armure �tincelante.

R�pondez-moi. Pourquoi avez-vous tu� ma m�re ?

En fait, je ne suis pas oblig� de vous �couter.

Qu'allez-vous faire ?

Je vous ai exprim� mes regrets. Je ne peux pas faire plus.

Vous pouvez tout faire, hein ?

J'ai lu votre journal. Il r�sout tout.

Il dit comment arr�ter la guerre,

comment �lever les enfants,

comment s'habiller, comment se coiffer.

Esp�ce de l�che tout-puissant, ressuscitez ma m�re et mon p�re !

�coutez-moi.

R�pondez-moi. Pourquoi avez-vous tu� ma m�re ?

Je vais vous r�pondre.

Nous l'avons tu�e pour augmenter le tirage.

Lui, moi.

Pour vendre des journaux � une bande d'illettr�s.

Vous divaguez.

Qui sont les vrais meurtriers ?

Je vous ai donn� ma r�ponse.

Quelle r�ponse ?

Hier, mes parents �taient vivants.

On avait un avenir, on �tait heureux.

Je ressens...

Je me fiche de ce que vous ressentez.

O� est ma m�re ? O� est mon p�re ?

R�pondez.

Vous n'aviez pas le droit.

Ma m�re a tu� un salaud. J'en tuerai un aussi.

Ils les ont tu�s. C'est eux.

Maman �tait belle.

� pr�sent, son visage est br�l�.

N'ayez pas peur. Il n'y aura pas d'autres meurtres.

Pas la peine de vous faire la morale.

Vous continuerez � traquer les petites gens

sans d�fense.

Votre journal continuera � d�shabiller les femmes

et � vendre leurs �mes nues pour deux cents.

La salet� vous enrichit.

Et personne n'ose se lever pour vous �craser.

Mais n'oubliez pas.

Si vous mentionnez le nom de ma femme dans ce torchon,

je vous abattrai comme des chiens.

Sortez.

- Je suis en nage. - Allez nager dehors.

Hinchecliffe,

je me sens vis� aussi.

Je culpabilise autant que vous, mais n'oublions pas...

Que nous sommes des assassins.

- Vous exag�rez. - J'exag�re ?

�coutez-moi pour la derni�re fois.

J'en ai assez de vous et de votre torchon.

Je ne fuis pas mes responsabilit�s. Je suis coupable.

Mais je l'ai fait pour un salaire, vous, pour le tirage.

Vous �tes fou.

Oui, je suis fou. Et je le serai toute ma vie.

Car je verrai toujours la fille de Nancy

me demandant pourquoi j'ai tu� sa m�re.

Et je veux que vous profitiez de la m�me vision,

que vous vous r�veilliez la nuit face � votre �me putride,

que tous vos employ�s sachent l'hypocrite que vous �tes.

On le sait, mais on accepte votre argent

par peur d'en manquer.

Je donne ma d�mission.

Rien ne presse.

Dehors !

Mlle Taylor...

R�digez ma lettre de d�mission.

R�daction de nuit.

All�, Murphy ?

Tuerie dans le nid d'amour ?

La femme les a tu�s et s'est suicid�e ?

Formidable. Quel scoop !

Mettez le paquet. � la une. �dition sp�ciale.

Peignez-le sur l'immeuble, sur le torse d'Hinchecliffe.

Je m'en fiche. Je d�missionne.

Trouvez-vous un autre boucher en chef.

Apr�s dix ans de salet� et de sang,

je suis �clabouss�, j'ai eu plus que ma dose.

La tuerie dans le nid d'amour, Hinchecliffe peut

se la carrer...

Enterrement des suicid�s

Adaptation: Giacinto Pizzuti

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