All language subtitles for The System (Lewis Seiler, 1953)

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Original subtitles

Mets tes mains en l'air ! Stop !

Mince, c'est un gamin !

�a alors ! Un pistolet � eau.

Pas grand-chose pour vous, Jerry.

- Rien qui arr�te les presses. - Est-il mort ?

Une dans l'estomac et une dans la poitrine.

- Arm� ? - Avec un pistolet � eau.

- Foutu imb�cile ! - Du coin ?

Je ne sais pas...

j'ai ses empreintes en haut, �a n'a encore rien donn�.

Vous l'avez d�j� vu ?

Oui.

Mais jamais comme �a.

D�sol� de vous d�ranger � cette heure, chef.

Mais non, il est seulement deux heures pass�es. Entrez.

Je suppose que la ville ne peut pas s'en occuper ?

Ce n'est pas juste une autre histoire, chef.

Alors je suppose que �a ne peut pas attendre le matin ?

Eh bien, peut-�tre que �a pourrait, mais...

moi, je ne pouvais pas.

Avant de prendre ma retraite hier soir, je me suis f�licit�.

Roger, j'ai dit ..

Tu as fum� onze cigares hier,

aujourd'hui, il n'y en a que dix.

Tu es en train de gagner ton combat.

Onze.

M. Stuart, j'ai travaill� pour le journal.

J'ai travaill� pour vous...

un bon bout de temps...

Prends un verre.

Merci, je n'en ai pas besoin, il...

Prends-en un !

En essayant de cambrioler

le Traveller's Jewelry Company sur East Main Street � 12h27 ce matin,

un homme a �t� abattu par les agents B. Lamb et F. Miller.

Les rapports de police ont d�clar� que le cambrioleur non identifi� �tait arm�

avec un pistolet � eau.

Je viens d'identifier le corps.

Ce n'�tait pas un homme.

C'�tait un jeune gar�on de 18 ans !

- Tu le connaissais ? - Depuis qu'il �tait petit.

Pr�nom ?

�a vous dira rien. Gerber, Ricky Gerber.

Son p�re dirige cette petite boulangerie sur Ostermeyer.

Il venait de finir l'�cole, l'ann�e derni�re.

Il voulait aller � l'Universit� avec mon gamin cette ann�e.

M. Gerber a dit non. Il avait besoin de Ricky pour aider � la boulangerie.

Je viens de voir Gerber.

J'ai d� lui dire o� aller r�cup�rer le corps de son fils.

- Ce n'�tait pas facile. - Je suis de tout c�ur avec le p�re.

�a a d� �tre un coup terrible.

Nous avons d�couvert que le gamin avait jou� aux courses.

Il �tait aux prises avec un book minable.

Le gamin ne pouvait pas rembourser.

Le book l'a fait plonger jusqu'� ce qu'il n'en puisse plus.

Il a eu peur que son p�re le sache.

Paniqu�, il a fractur� la bijouterie.

18 ans !

Le m�me �ge que mon fils ! Le m�me �ge qu'un millier de gosses de cette ville !

Tr�s bien, Alan, exprime ton point de vue.

Gerber me l'a fait comprendre.

La fa�on dont il m'a regard�.

Il a demand�, "Pourquoi, Jerry ?"

"Pourquoi avez-vous laiss� cela arriver � mon gar�on ?"

Il voulait dire moi.

Il voulait dire vous.

Il voulait dire la presse.

Je ne suis pas un crois�, M. Stuart, vous le savez.

J'ai toujours pens� que les croisades �taient pour les jeunes,

qui ne pensent pas aux cons�quences personnelles.

Maintenant, je sais qu'elles sont aussi pour les hommes �g�s.

Les vieux qui veulent faire une bonne chose avant de partir.

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Je veux d�noncer le syndicat de jeu de Clarkton !

Le faire fermer, forcer les autorit�s � agir.

Extirper la corruption � la source,

avant qu'elle ne soit dans nos maisons et menace nos enfants.

Tu sais quoi au juste ?

R�ellement ?

- Je peux faire tout capoter. - Comment ?

En d�non�ant Johnny Merrick.

Bien.

Vas-y.

�cris le premier article.

- Vise Merrick. - Le viser ?

Peut-�tre que vous ne comprenez pas, M. Stuart,

Je veux d�truire Johnny Merrick.

Disloquer Merrick Entreprise dollar par dollar.

Je sais.

Mais pas maintenant.

Pas pour commencer.

Mais si on commence, on doit aller jusqu'au bout.

Je ne peux faire cela que si je suis libre

de donner des noms, des lieux, etc.

Je suis d'accord.

Mais pour l'instant...

Je veux juste que Merrick soit inquiet, anxieux.

Mais Johnny Merrick n'est pas le genre d'homme qu'on menace.

Soit on le prot�ge ou on le d�truit !

Je t'assure que je n'ai pas l'intention de le prot�ger.

Crois-moi, Alan.

J'ai une tr�s bonne raison de ne pas mentionner son nom pour le moment.

Oui.

J'en suis s�r monsieur Stuart.

On est d'accord ?

C'est d'accord.

Je vais dire � Strohm ce matin de vous confier cette affaire.

Vous serez directement responsable devant moi.

Je lirai votre copie lorsque vous l'�crirez.

- Bonjour, M. Merrick. - Des appels ?

Juge Thayer, M. Angelo, M. Sweet... rien d'important.

Du courrier ?

La routine.

Rien de mon fils ?

Votre courrier personnel est sur votre bureau.

M. Brady et M. Liggett sont dans votre bureau.

Oh...

une amende.

- Chargez-vous-en. - Pour vous, M. Merrick ?

Je m'en occupe.

Non, payez-le. Je... j'ai grill� un feu rouge.

Bonjour, patron.

Bonjour, Johnny.

Quand mon avocat sourit, c'est qu'il y a des ennuis.

Au cours de ma longue carri�re,

J'ai remarqu� qu'un aspect enjou� confond et perturbe un adversaire.

Lis, �a va activer ton adr�naline...

Une minute.

C'est important, patron.

Cette lettre est de Rex.

Qu'il est intelligent, mon fils !

Il va organiser son programme universitaire pour faire droit

en 3 ans au lieu de 4 en prenant des cours en plus.

Rex Merrick, Avocat � la Cour !

Fais gaffe, Brady, il va y avoir de la concurrence !

Nous pourrions avoir besoin de lui, et de quelques juges de la Cour supr�me.

Brady ne plaisante pas.

C'est un pistolet.

Des vieilles femmes ! Je suis entour� de vieilles femmes !

Oui, nous vieillissons tous.

"Syndicat local du jeu responsable de la mort de Ricky Gerber".

Par Jerry Allen.

"Il y a deux nuits, en essayant de cambrioler

la boutique de bijoux Travers,".

"Ricky Gerber, �g� de 18 ans, a �t� abattu par des policiers de Clarkton."

", Mais ce ne sont pas les balles de la police qui lui ont pris la vie."

"C'est le syndicat local du jeu qui l'a tu�."

"J'ai connu Ricky Gerber presque toute sa courte vie."

"Il est all� � l'�cole primaire et � l'�cole secondaire avec mon propre fils."

"Il y avait tr�s peu de diff�rence entre Ricky et mon gar�on."

"Ou le v�tre."

"� partir d'aujourd'hui, ce journal publiera une s�rie d'articles"

"montrant comment le syndicat a pris le contr�le."

�a continue � la page deux.

Vous voyez, Johnny, c'est ce genre de litt�rature

qui enflamme les esprits et suscite les passions.

- Qui �tait ce gamin ? - Un parieur � 2 dollars.

Il est dans le livre d'Angelo.

T'as parl� � Angelo ?

Il a fait pression sur le gamin ?

Le gamin devait payer depuis un moment.

Il a fait pression sur le gamin !

Eh bien, il a seulement demand� le paiement.

Vois Angelo, vire-le, il est fini.

Angelo est avec nous depuis plus de 12 ans.

Nous ne pouvons pas juste...

Je le vire !

�a ne fait rien, je le ferai moi-m�me.

Peut-�tre que si je parlais � Stuart ?

Il est apr�s quelque chose. Je pense que je sais ce que c'est.

Peux-tu voir la famille Gerber et les aider ?

Peut-�tre qu'on peut faire quelque chose.

Non, Johnny, non.

Ce qu'ils veulent, nous ne pouvons pas leur donner.

M. Merrick.

Au quart, Mattie W a une longueur et demie.

Bobo deux longueurs.

Jolly Roger une demi-longueur.

Romina � une encolure.

Allez, Mattie W !

� la moiti�, Mattie W a une longueur.

Bobo, Jolly Roger, Romina.

Salut, Johnny ! Je ne t'ai pas vu depuis longtemps.

Cigare ?

- Que se passe-t-il ? - Sortez.

Qu'est-ce que c'est ?

- Tu t'en vas. - Hein ?

Je t'avais pr�venu, pas de pari de gamins !

Pour les comptes, vois Liggett.

Eh bien, vous croyez... vous pensez que je...

Qui l'a d�cid� ?

- Fascinant, n'est-ce pas ? - Merveilleux.

Les femmes !

Elles ne peuvent pas d�tacher leurs yeux de moi.

Elles se demandent s�rement ce qui te maintient.

- Comment tu veux tes �ufs au plat ? - Un jaune dessus et l'autre dessous.

Tu as l'air crev�.

� quelle heure t'es-tu couch� hier soir ?

C'�tait presque l'aube, quand je me suis endormie.

J'entendais encore ta machine � �crire.

Je travaille sur quelque chose de grand, Liz, tr�s grand.

Combien de temps cela va-t-il durer ?

Tu as l'air d'avoir dix ans de plus qu'hier.

Je me sens dix ans plus jeune.

Il n'y a pas de cr�me, du lait ou du concentr� ?

Je fais des articles sur le racket du jeu local.

C'est bien, maintenant qu'est-ce que tu...

Une croisade !

Qui sait ?

Cela pourrait me gagner un prix Pulitzer.

Juste ce qu'on a toujours voulu !

Oh, donc un prix Pulitzer c'est rien, hein ?

Cela pourrait signifier une augmentation pour moi.

Leona veut prendre des le�ons de piano.

- Elle en a parl� toute la semaine. - Elle les aura, sur son propre piano.

Nous n'avons m�me pas encore fini de payer l'aspirateur.

Tu sais Liz, �tre journaliste est tr�s important.

C'est une responsabilit�.

C'est dr�le, je viens de penser � �a.

Mais les gens peuvent compter sur nous.

Ils attendent de nous la v�rit�.

Eh, oui.

Je vais te mettre du lait et du concentr�, moiti�, moiti�.

Si c'est le laitier, je te mets de la cr�me.

Non, j'aime le concentr� !

- Oh, M. Merrick, entrez. - Je vous remercie.

Je pensais que c'�tait le laitier.

Il n'est pas venu ce matin, je manque de cr�me.

Je vous enverrai une vache qui donne la meilleure cr�me.

Vous le feriez, je parie.

Allons � la cuisine, je pr�pare le petit-d�jeuner.

Je ne vous ai pas vu depuis un moment.

Vous avez l'air en forme...

Merci.

- �a ne vous d�range pas la cuisine ? - Allons donc.

Quand j'�tais enfant, on n'avait qu'une cuisine.

La nuit, on dormait sur la table, moi et mon grand fr�re.

Il avait toujours l'habitude de dire,

"J'esp�re qu'ils vont me trouver un lit."

"Mes pieds pendent dans l'�vier."

Mon p�re l'a dup�. Vous savez ce qu'il a fait ?

Il a mis une rallonge � la table.

Il y a une morale l�-dedans. Asseyez-vous.

Merci, oui, je suppose qu'il y en a une.

On ne sait jamais quand quelqu'un

va mettre une rallonge sous votre...

en tirer une.

Un petit-d�jeuner ?

Non merci, juste un caf� noir.

Jerry arrive...

il se rase.

Il s'est lev� tard, il a �t� debout la moiti� de la nuit.

Je sais, je me suis arr�t� au bureau

et ils m'ont dit qu'il travaillait � la maison.

- C'est pas bien ? - Si, �a va.

Attention, c'est chaud !

Vous vous inqui�tez pour tout le monde ?

Comme si tous faisait partie de la famille.

Oh vraiment...

j'aime juste �tre autoritaire, je suppose.

Jerry a vraiment de la chance.

Liz, �tait-ce...

- Bonjour, Jerry. - Bonjour.

Vous ne voulez pas d'�uf, monsieur Merrick ?

Non, merci, Mme Allen.

Comment va votre fils, M. Merrick ?

Oh, il va bien, j'ai re�u une lettre de lui ce matin.

Il dit que lui et Jerry Jr se voient beaucoup � l'�cole.

- Vraiment ? - Il dit que c'est un bon �l�ve.

Il veut �tre un �crivain comme son p�re.

Rex me dit qu'il a d�j� travaill� pour le journal de l'�cole.

C'est bien.

Il ressemble beaucoup � son p�re � bien des �gards, bons et mauvais.

Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de mal chez eux.

Cela d�pend du point de vue.

Eh bien, je vais aller au magasin maintenant.

Si vous voulez encore du caf�, il est sur la table.

Au revoir, M. Merrick.

Revenez quand vous aurez vraiment faim.

Je m'en souviendrai.

Au revoir !

Brave femme.

Oui.

Merveilleuse �pouse, beaux enfants,

belle maison...

Qu'est-ce qu'un homme veut d'autre de la vie ?

Je te le demande Jerry, qu'est-ce qu'un homme veut de plus de la vie.

Qu'est-ce que tu sugg�res ?

Quoi ?

Tu m'as demand� ce qu'on peut vouloir de plus dans la vie.

J'ai demand� ce que tu sugg�rais.

Tu acceptes des suggestions ?

J'�coute tout le monde.

C'est mon travail.

Je vais te dire quelque chose, Jerry

si tu veux quelque chose, je suis d'accord.

Je fais des affaires.

Mais �a me briserait le c�ur.

Non, Johnny.

Je ne suis pas comme �a.

Eh bien, alors pourquoi ?

Ces articles que tu �cris,

soudain, apr�s toutes ces ann�es.

Tu me connais, je n'ai jamais fait de mal � personne.

Ce gamin Gerber, penses-tu que je...

Jerry, je donnerais mon bras droit pour que ce gar�on revienne.

Je te crois, je sais que tu le ferais.

Mais alors pourquoi ?

Explique-moi, c'est tout ce que je demande.

Johnny...

Tu m'as demand� ce qu'un homme peut vouloir de plus dans la vie.

Parce que tu me l'as demand�,

Je ne pense pas que je pourrai jamais te le faire comprendre.

Je n'ai pas ce genre de mots que Johnny Merrick peut...

peut d�monter, go�ter, sentir et remettre ensemble et...

ensuite comprendre.

Tout ce que je peux faire, Johnny,

c'est que j'ai l'intention de te faire fermer.

Pour toujours.

Me briser ?

T'�craser.

D�sol�, Johnny.

Tu as un travail � faire, fais-le !

Tu as un travail � faire.

Fais-le !

- Bonjour, M. Merrick. - Bonjour.

D�sol�, mais Mlle Stuart est all�e en ville...

M. Stuart, pour moi.

M. Stuart est � la biblioth�que.

Eh bien, M. Merrick ?

J'ai re�u votre message.

Message ?

Le plus grand jamais �crit,

la moiti� de la premi�re page du News Tribune.

L'article ne mentionne aucun nom.

�a ne parle pas du P�re Gallo � Sainte-Sophie.

Non, c'est exact.

Oh, �a me rappelle...

J'ai promis de contribuer au fonds du P�re Gallo.

Brave gars, ce P�re Gallo.

Pour moi, il dit seulement : "Attention Merrick,".

"Cela ne fait que commencer, pas encore de noms."

"Voyons-nous avant que je ne devienne vraiment dur, bises, Stuart."

Votre interpr�tation doit rester la v�tre.

Clarkton, j'en suis s�r, le lira d'une autre fa�on.

Le jeu organis� est une menace pour la communaut�.

Le syst�me doit �tre d�truit.

Comment �pelez-vous "syst�me"?

M-E-R

R-I-C-K.

Vingt ans.

Il vous a fallu du temps pour vous d�cider.

Je n'ai jamais �t� un homme impulsif.

D'accord, Stuart, arr�tons de jouer. Qu'est-ce que vous voulez ?

Je dirige un journal, Merrick.

Mon seul int�r�t est de fournir au public

des histoires et des informations qui les am�neront � en vouloir plus.

Si je trouve que mes lecteurs ..

se d�sint�ressent d'une histoire ou d'une s�rie d'articles, je...

Vous la laissez tomber.

Les r�sultats des courses, ils int�ressent vos lecteurs ?

Les articles d'Allan sur le jeu, peut-�tre pas ?

Peut-�tre pas.

�a d�pend de quoi ?

De vous !

Comment ?

Vos actions.

Avec votre fille ?

Ah, c'est mieux ! C'est beaucoup mieux.

Une minute, j'ai pens� que vous �tiez sinc�re.

Jerry Allen est sinc�re.

- Vous contr�lez Allen ? - Oui.

Mais pas Felice, hein ?

Dites-moi une chose que je veux savoir.

Comment peut-on parler franchement � Johnny Merrick,

quand on ne contr�le pas sa propre fille ?

Parce que j'ai quelque chose � offrir � Johnny Merrick,

le jour o� il promet d'arr�ter de la voir.

C'est une grande fille maintenant. Mari�e et divorc�e, pas vrai ?

Je sais toujours ce qui est le mieux pour elle.

Ouais, vous avez choisi ce qui �tait le mieux pour elle la premi�re fois.

Seulement, il d� �tre conduit � l'asile en �tat de drogue.

C'est s�r que je ne suis pas n� gentleman,

mais je sais boire comme eux.

C'est toujours une question de famille.

Vous me d�go�tez !

Pas d'arrangement.

Une chose.

Une fois le premier �tage de cette fus�e allum�,

vous ne pouvez pas dire combien d'autres s'allumeront.

Une fois que vous lancez une chose comme �a...

Assurez-vous de ne pas perdre le contr�le, M. Stuart !

Vous voulez voir quelle pression je peux supporter ? D'accord.

Mais j'ai un gar�on � l'universit�, un gentil gar�on !

Ne faites rien pour le blesser.

Gardez vos doigts...

Assurez-vous juste, de ne pas perdre le contr�le, M. Stuart.

J'entends un profond silence.

Vous vous �tes querell�s ?

Ton p�re essaye de me vendre de l'espace publicitaire.

Fais attention � ses tarifs.

Les... Fenton seront bient�t ici pour le d�jeuner, Felice.

D�sol�e, je viens d'accepter une autre invitation.

Merci, Johnny, j'adorerais. - Bien.

Je vais t'acheter de la limonade rose avec ton dessert.

J'aime la limonade rose.

Bien !

On dirait que la romance est toujours vivace.

Sherry pour la dame, Teo, pour moi un martini, tr�s sec.

- Oui, monsieur Merrick. - Je vous remercie.

J'ai fait la une pour toi.

Tu es l'actualit�, Johnny.

Oui, surtout quand je suis avec la fille

d'un homme qui veut faire de moi l'actualit�.

� cause de moi ?

Qui sait ? L'actualit� est calme, les journaux ont besoin d'histoires.

Mon ami pince-sans-rire.

Non, Johnny, il n'y a rien que mon p�re puisse

publier que tout le monde en ville sait d�j�.

Ce que tu fais, tes affaires.

Et personne ne t'a jamais consid�r� autrement

que comme un homme d'affaires l�gitime.

Merci, j'avais besoin d'entendre �a.

Depuis 20 ans, aussi loin que je me souvienne...

Soudain, Roger Stuart deviendrait un d�fenseur de la vertu.

Je ne veux pas te causer de probl�mes Johnny.

Quelques probl�mes ne me d�rangent pas.

Alors c'est � cause de moi.

�a vaut le coup.

"Comment un syndicat de jeu local transf�re l'argent de Clarkton"

"vers Chicago et St Louis gr�ce � une op�ration ch�mage..."

Mince ! Tu n'es pas pr�t ?

Tu sais quelle heure il est ?

Si on rate le train, on sera pas � l'�cole avant demain soir !

Eh bien, nous y serons.

Papa nous conduit � Slade, pour attraper l'express.

Alors o� est-il ?

Il a d� aller au au bureau une minute,

il revient de suite.

Slade est � 40 minutes d'ici. l'express part �...

Oh, �a n'ira pas !

On va le rater, juste avant l'examen, � la premi�re heure !

On devait pas rentrer ce week-end. J'avais dit non, tu te souviens ?

J'ai dit non, tu m'as persuad� !

J'ai dit que j'avais un examen.

Mon Dieu, Slade ! Comment on a pu...

Du calme.

Bois un soda !

Il a dit qu'il nous emm�nerait, il nous conduira l�-bas.

Dans quoi, un jet ?

O� �tais-tu la nuit derni�re ?

Tu devais venir � la maison pour d�ner, on t'a attendu.

Ma m�re se demandait ce qui se passait.

J'ai pas pu.

J'aurais d� appeler.

Mme Allen ?

C'est Rex Merrick.

Bien, merci.

�coutez, � propos d'hier soir, je veux m'excuser pour...

Merci.

S�r !

La prochaine fois que nous reviendrons.

Saluez...

M. Allen.

Pourquoi oui, il est l�.

Vous voulez lui parler ?

Je vais lui dire.

Ta m�re dit que tu as oubli� ton peigne.

Elle te dit d'en acheter un autre.

Hier soir...

� cause de �a, hein ?

�coute Rex,

toi et moi, on est amis depuis longtemps, hein ?

- Oublie �a, Jerry. - Non, mieux vaut en parler.

Restons francs.

Toi et ton p�re �tes tr�s proches.

- Est-ce qu'il t'a dit quelque chose ? - Non !

Il parle beaucoup de tout.

Mais pas des affaires.

Jamais � propos des affaires.

Dr�le...

J'aurais d� prendre mon peigne.

Tu sais ce que je ressens pour ton p�re.

M�me mon p�re.

Il l'aime bien.

Je te jure que oui !

Cette histoire est survenue...

Je ne la comprends pas vraiment, Rex, pas toute.

- Mais on devrait pas la laisser... - J'ai dit, oublie �a !

D'accord.

Eh, Rex !

Du tweed, je le mets dans ton sac, tu le sors, pourquoi ?

Je n'en aurai pas besoin, Charlie.

Il n'en a pas besoin, tu entends �a ?

C'est moi qui choisissais ses couches.

Maintenant, il me dit ce dont il a besoin !

Ce n'est pas la saison, il fait trop chaud.

Saison !

Tu crois pas que je ne connais la saison ? Je suis trop b�te...

Eh, toi !

Qu'est-ce qui se passe avec ton p�re ?

Quelqu'un lui a chatouill� le nez ?

Il ne peut pas trouver un gagnant ?

Laisse tomber, Charlie !

Mais les nuits, hein ?

Les nuits sont encore fra�ches, non ?

Alors prends le tweed et les pulls, tu entends ?

D'accord, Charlie, tu gagnes.

Comme d'habitude.

Ne te fous pas de moi, Buster !

Je peux encore te battre.

Comme la nuit ou j'ai pris Sailor Acosta � Detroit.

Detroit ? Oui, Detroit !

C'�tait il y a 3 ou 4 ans !

Buster n'avait pas plus de 5 ou 6 ans � l'�poque !

Charlie !

Ouais.

Sailor Acosta ?

C'�tait il y a presque 14 ans.

14 ans ?

Pas �tonnant, je n'ai pas eu de match retour !

Prendre soin de toi et de M. Johnny, �a a bien pris mon temps.

On a perdu tout le temps qu'on avait.

Si ton p�re n'arrive pas, on n'aura pas de train � Slade ou ailleurs.

Vous en faites pas pour le train, Buster !

�a ne fera pas de diff�rence

si tous les trains partent de Clarkton et Slade et ne reviennent plus !

Je ne dis rien, mais...

C'est �a !

Allons-y !

Elle te pla�t ?

Ce type est cingl� !

C'est pas une beaut�, Buster ?

Moi, je le savais.

Tu peux me torturer...

je garde la bouche ferm�e !

Je t'ai dit que mon p�re nous ram�nerait � l'�cole � l'heure.

M. Johnny !

Merci papa.

Laisse tomber.

Comment vas-tu, Jerry et tes parents ?

Tr�s bien, merci, monsieur.

Au fait, toutes les amendes pour exc�s de vitesse,

tu les paieras toi-m�me, tu entends ?

Alors, doucement.

Tu n'as rien dit, n'est-ce pas ?

Jamais dit, "Boo", M. Johnny.

Est-ce que j'ai parl�, Buster ?

Charlie a �t� tr�s discret.

J'ai �t� comme �a tout l'apr�s-midi.

Va charger les bagages, je ne veux pas qu'il roule la nuit.

- M. Johnny ? - Ouais.

Vous vous rappelez, Sailor Acosta ?

D�troit ?

Ouais.

C'�tait quand ?

Oh, c'�tait il y a trois ou quatre ans.

Tu vois !

Je suppose que j'avais tort, Charlie.

Seulement de dix ans, c'est tout.

Pauvre Charlie,

pour lui, le temps qui passe est de plus en plus court.

Maintenant tout ce qui est pass� c'est...

il y a trois ou quatre ans.

Euh...

je vais aider Charlie avec les sacs.

Au revoir, M. Merrick.

Au revoir.

Doucement, mais vas-y.

Merci monsieur.

Eh, bien ?

C'est une belle voiture en bas.

Tu comptes beaucoup pour moi mon gar�on.

Tu n'as pas besoin de �a, papa.

Je ne fais jamais rien que je ne puisse faire.

Besoin de quelque chose ?

Rien du tout.

S�r ?

S�r.

Les v�tements ! Et les v�tements ?

Plus qu'assez.

Peut-�tre que tu as besoin de plus d'argent.

Je ne d�pense pas la moiti� de ce que tu m'envoies.

Eh bien, et les livres ?

Des livres que je peux t'envoyer ?

Non merci, papa

la biblioth�que � l'�cole est tr�s fournie.

Ce n'est pas facile avec toi !

Est-ce que quelque chose te tracasse, Rex ?

Des probl�mes ?

� l'�cole ?

Ouais.

Tout va bien l�-bas ?

Bien s�r.

Bien.

Prends soin de toi, papa.

Bien s�r.

Je sais comment.

Bonjour, Johnny !

Non...

pas possible !

Pas le petit Rex !

Tu ne te souviens pas de moi, n'est-ce pas ?

Big Ruben de Saint-Louis !

On jouait aux gendarmes et aux voleurs

quand toi et ta maman �tiez � Miami Beach.

Tu �tais seulement...

haut comme �a...

�a alors !

Oui, bien s�r.

Je me souviens...

Tu ferais mieux d'y aller, Rex !

Appelle-moi quand vous arriverez.

00:33: Bien s�r, papa.

Au revoir monsieur.

Qu'est-ce qui t'am�ne � Clarkton ?

Je rentre � St Louis depuis Chicago.

Je pensais m'arr�ter pour dire bonjour.

Ton avion a fait un atterrissage forc� ?

Comment va Marty ?

Bien, bien.

Il t'envoie ses salutations fraternelles.

Dis-lui qu'il est temps qu'il retire son simple d'esprit de neveu

qui est charg� de Chicago.

J'en ai entendu parler !

Je lui ai envoy� un pari de 12 000 $ sur le n� 7 dans la 5e de Fairgrounds.

Il me renvoie une confirmation, "12 000, n� 7, dans la 5e � Hialeah".

Marty s'en est occup�. Il l'a not� dans le bon livre.

Tu veux un verre ?

Je ne peux pas.

Je vis avec �a.

Tr�s bien, Ruben, tu as pris ta pause.

Tu as lu cet article ?

J'ai annul� mon abonnement.

6 contre 1.

Personne d'autre en ville ne l'a fait.

Marty pense qu'une r�union serait une bonne id�e.

Pourquoi ?

Pour parler de �a,

voir ce qui pourrait �tre fait.

Rien ne peut �tre fait ! Libert� de la presse.

Ce journal...

il a eu la libert� pendant les 20 derni�res ann�es, non ?

M�me propri�taire, m�me �diteur, rien qui ait chang�.

Alors pourquoi tout �a devient br�lant ?

Cette histoire ici par ce... Jerry Allen,

"Comment des milliers et des milliers de dollars locaux"

"sortent de la ville pour financer"

"les syndicats de Chicago et St Louis sans retour � Clarkton."

C'est mauvais, Johnny.

Tu as une grosse affaire ici.

Tu dois la prot�ger.

Quelque chose comme �a commence...

et on ne sait pas o� �a s'arr�te.

Je peux g�rer ma propre ville.

Je n'ai pas besoin d'aide ext�rieure.

Sauf si c'est n�cessaire.

Je suis seulement ici pour donner des conseils et des suggestions.

Le gars qui poss�de ce journal,

cette libert� de la presse, Stuart.

Tu l'as sur toi � cause de quoi ?

Tu peux �tre un citoyen tr�s t�tu.

J'�coute.

Marty a une suggestion.

Arr�te de voir la dame.

Au revoir, Ruben.

Fais baisser la tension, Merrick !

Maintenant, �coute bien !

Pendant 20 ans, Chicago, St Louis, Kansas City et New York !

Je dirige ma propre affaire et ma propre vie !

Personne ne dit � Johnny Merrick comment, pourquoi, quand et o� !

Pas toi ni Marty ou son imb�cile de neveu !

Marty est mon fr�re.

Son imb�cile de neveu est aussi mon idiot de neveu.

Ton jeu s'est vraiment am�lior�...

de mieux en mieux.

Dans 2 semaines, tu passeras les 130.

- Comme d'habitude, M. Merrick ? - Oui merci, Robert.

C'�tait � mon mari.

Il l'a laiss� quand il...

quand il est parti.

Oui, je l'avais d�j� remarqu�.

J'ai vu que tu l'avais remarqu�.

N'est-ce pas un peu encombrant pour une fille ?

Est-ce si difficile de penser que j'ai �t� mari�e autrefois ?

Je d�testerai �a jusqu'� ma mort.

Robert !

Oui, Mlle Stuart ?

Vous fumez, n'est-ce pas ?

Oui, Mlle Stuart.

Alors vous trouverez s�rement �a utile.

Oh, merci, Mlle Stuart.

Merci.

Merci, Mlle Stuart.

Bonjour, Felice, Johnny.

Salut.

Bonjour, Walter.

Cela vous d�rangerait-il, Felice, si je prenais Johnny une minute ?

Le Conseil du club tient une r�union dans la salle des troph�es.

Ils aimeraient...

ton avis.

Vas-y.

Merci, excuse-moi.

Johnny ?

Ouais.

Je vais t'attendre ici.

Entrez, Johnny, content de vous voir !

En r�union, vous savez que les cigares sont une tradition.

Non, merci.

Quel est le probl�me ?

Asseyez-vous.

Il y a une femme qui m'attend.

Oh, oui, oui...

bien, on veut qu'une minute de votre temps.

Prenez-en deux.

On sait que vous avez toujours eu l'int�r�t du club � c�ur.

Investissement de 25 000 $ dans la nouvelle maison de golf.

Oui...

c'est tr�s g�n�reux de votre part et on n'est pas ingrats.

D'accord, Dunlop, allez au but.

Oui, oui, bien...

comme procureur du district de Clarkton,

J'ai re�u un communiqu� tard hier soir.

Cela venait du s�nateur Ketteridge.

Ketteridge est le chef du Comit� d'enqu�tes...

sur les lois de l'�tat.

Le comit� arrivera � Clarkton cet apr�s-midi

pour lancer une enqu�te sur...

le jeu organis� et le vice.

Vous risquez d'�tre...

appel� parmi les premiers t�moins.

Je vous avais pr�venu de ne pas allumer ce 1er �tage.

Excusez-moi je...

Autre chose, messieurs ?

Y a-t-il une chance que vous soyez...

eh bien...

tr�s impliqu� ?

C'est gentil de vous inqui�ter pour moi, c'est sympa.

Bien nous...

nous sommes aussi inquiets pour la r�putation du club.

Voulez-vous que je d�missionne ?

Eh bien, on pensait vous demander...

de bien r�fl�chir Johnny

et si vous pensez � une possibilit� de...

d�sagr�ment pour le club, vous...

pourriez envisager de d�missionner avant le d�but de l'enqu�te.

Dunlop, vous avez �t� le procureur de district ici pendant 12 ans.

Si je suis soudainement...

un ind�sirable ou un criminel...

Pourquoi n'avez-vous pas fait quelque chose avant ?

Oh, eh bien, s'il vous pla�t,

soyez raisonnable, nous pensons seulement au bien du club.

Comme quand vous avez pris les 25 000$ pour la nouvelle maison de golf ?

Personne n'a demand� d'o� venait l'argent, n'est-ce pas ?

Je ne d�missionne pas.

Panne d'essence ?

De patience.

Depuis qu'on a quitt� le club au kilom�trage 27.3...

pas un mot.

Eh bien, c'est ce que j'ai des probl�mes, Felice.

Je n'arrive pas � trouver les mots qu'il faudrait.

- Des gros ou des petits ? - Ce sont de petits mots.

Mais un gros probl�me.

Si tu me dis ce que tu veux me dire,

je peux t'aider � trouver les mots.

Bien.

Comment dis-tu, "�a �t� agr�able de vous conna�tre Mme Stuart,

mais laissez-moi au prochain arr�t de bus "?

L'argent pour le bus.

�coute, ch�rie...

Un comit� d'enqu�tes du S�nat arrive en ville.

Ils vont enqu�ter sur le jeu organis� � Clarkton

� cause des articles de Jerry Allen dans les journaux.

Je te dis que �a va aller mal.

Tu avais dit que certains probl�mes ne te d�rangeaient pas.

Pour moi-m�me, non !

Tu vas g�rer, Johnny, tu as g�r� des situations plus difficiles.

Ils voudront savoir qui sont mes amis et pourquoi.

Je ne tiendrai pas la distance si tu es avec moi.

Ils voudront savoir...

Je ne l�che pas, Johnny !

Mon ami pince-sans-rire...

je ne l�che pas.

J'�tais sur le point d'appeler les personnes disparues pour toi.

Comment �tait ton jeu ?

Reste � l'�cart de ce club de Clarkton,

ils ont un parcours impos�.

Des appels ?

Dites-lui.

Ed Jelke, bureau du sh�rif.

Il a appel� deux fois, important.

Il a dit qu'il serait l� � 17 h.

Avec une citation.

Et quand il viendra, M. Merrick ?

Prends-la.

Tu es s�r ?

Oui, prends-la.

- Faites venir Liggett, s'il vous pla�t. - Oui monsieur.

Monsieur Liggett ?

- Qu'est-ce qu'ils veulent ? - Eh bien, mon opinion...

Je te paie pas 25 000 $ par an pour deviner, je veux des conseils.

L'avocat en chef du comit� est David Wiley.

Qui est-il ?

Oh, c'est un jeune homme de l'�tat du Nord.

Ambitieux, il frappe dur, mais il est honn�te.

On peut l'atteindre ?

Pas avant au moins dix ans, on ne peut attendre aussi longtemps.

O� vont-ils frapper en premier ?

Il va exiger livres,

documents commerciaux et d�clarations de revenus,

toutes les transactions r�alis�es par Merrick Enterprise.

Il ne peut pas te faire beaucoup de mal localement... et il le sait.

Mais il y a un domaine s�rieux.

Chicago et St Louis ?

Pr�cis�ment, c'est sa cible.

Il va te prendre sur une affaire de jeu inter �tat.

C'est f�d�ral.

Non, le Comit� s�natorial d'�tat peut remettre leurs conclusions

aux autorit�s f�d�rales pour une action appropri�e...

et poursuivre.

Je vois.

Comment pouvons-nous �viter �a ?

C'est pour �a que je suis pay� $ 25 000 $ par an.

�a doit �tre Liggett.

Excusez-moi.

Le comit� Ketteridge est ici.

Alors ?

Il va vous remettre une assignation.

Je suis dans le commerce de champignons.

Fermez les lignes Chicago-St.Louis.

Sans permis, on ne peut pas fonctionner.

Faites ce que Brady dit.

D�barrassez-vous de tous les dossiers de permis hors de l'�tat.

Je vais les mettre avec mes cultures de champignons.

Pardonnez-moi, je, je...

je ne savais pas que vous �tiez...

Je veux dire monsieur...

Tout va bien, entrez, Frank.

Je viens vous montrer le bilan d'aujourd'hui.

Il y a une op�ration...

de 37 500 $.

un versement de 21 000 � Chicago,

le rapport donne une balance de 16 000 $.

Donc un rapport de 7 456 $ par jour.

Tout est dedans ?

Oui, partout o� on a de l'argent.

Bien, d�posez-le.

D�barrasse-toi de ces registres, Liggett.

Bonjour, Ed.

- Johnny, ne sois pas f�ch�. - �a va, Ed.

Je sais que je te dois ce boulot au bureau du sh�rif et je...

je dois te donner des citations � compara�tre et...

Tu comprends, n'est-ce pas ?

Je ne suis qu'un messager, juste un messager.

Le Comit� des lois d'�tat pour...

Vous connaissez le comit� Ketteridge.

Je dois donner ces papiers.

Ils veulent vous entendre demain � 10 heures.

Toi, Johnny.

Toi, Liggett,

et vous Frank Tasker.

Moi ?

Mais, que vais-je leur dire ?

Vous manipulez des chiffres sans savoir ce qu'ils repr�sentent.

Les profits des champignons, de l'immobilier, les paris de Johnny, tout.

Ajoutez, multipliez, �tez sans piger ce que cela signifie, compris ?

Mais je le sais !

M. Merrick...

ne m'obligez pas � me parjurer.

Fais exactement ce que je te dis.

M. Brady, je suis un homme honn�te !

M. Merrick, j'ai travaill� pour vous pendant 20 ans.

Comment croire quand je dis que je ne sais pas ce que je fais ?

Tout ira bien, si tu fais comme je te l'ai dit.

Je suis honn�te...

Chaque dollar repr�sent� !

20 ans !

Parjure !

Ma femme...

elle... elle n'est plus jeune.

M. Merrick, M. Merrick.

Frank.

R�pondez aux questions, Frank.

Dites la v�rit�, � tout ce qu'ils vous demandent.

Oui monsieur.

Merci monsieur.

Johnny, tu veux que je te garde � l'�cart,

ne rends pas cela difficile.

Je vais parler � Frank.

Laissez Frank tranquille.

Bien s�r.

Difficile !

Bonjour, je veux parler � Rex Merrick, universit� d'�tat, le num�ro est...

�a ne fait rien.

Bonjour, Johnny.

Comment �tes-vous entr�s ici ?

On salue pas les amis ainsi.

J'ai conduit depuis Chicago.

On dit : "Bonjour, Marty,

comment vas-tu ?"

"Bois un verre...

comment va ta sant� ?"

Non...

qu'est-ce qu'il dit ?

"Comment �tes-vous entr�s ici ?"

Mon fr�re aime �tre amical.

Pourquoi ne peut-il pas �tre amical ?

OK, Marty, dis ce que tu as � dire, il est tard, je suis fatigu�.

Je dois me coucher, j'ai une grosse journ�e demain.

�a je le sais.

Ne sois pas dur, Johnny.

S'il te pla�t, s'il te pla�t !

La duret� c'est notre domaine.

Mais pas entre nous !

Alors, du calme.

S'il te pla�t !

Alors, d'accord ?

Je n'ai pas conduit jusqu'ici pour montrer du muscle, tu le sais.

La semaine derni�re, j'ai envoy� Ruby ici pour te parler.

- Pour te pr�venir. - Et j'ai dit � Ruben,

C'est ma propre ville,

mon probl�me, mon mal de t�te.

Je vais g�rer �a � ma mani�re.

�a c'est un vrai dur !

Ouais...

un dur !

Comme tu le dis, Merrick, c'est ton mal de t�te.

Mais �a pourrait �tre le mien et je suis ici pour l'�viter.

Bien s�r, c'est pareil dans tout le pays, tu n'es pas le seul.

Je te laisse g�rer ta ville � ta mani�re, sauf une chose :

Les licences.

St Louis, Chicago, Kansas City.

C'est mon syndicat.

Le service de c�blage LMG. Mon service de communication.

C'est apr�s �a qu'ils en ont.

Ils essaient de venir de partout, sur moi.

Ne me colle pas d'accusation f�d�rale, Merrick !

Je n'en pr�vois pas pour moi-m�me.

Arrange �a pour nous deux, s'ils peuvent nous relier.

Je ne t'ai jamais vu avant et n'ai jamais fait la moindre affaire avec toi.

Qu'en est-il des dossiers de permis ?

C'est un engrais pour les champignons de Liggett.

Un autre �lectron libre.

Ce type, cet homme, ce journaliste Allen.

M. Johnny !

M. Johnny !

J'ai essay� de les arr�ter, je leur ai dit...

Tu connais Specs ? Mon imb�cile de neveu !

Donnez-moi l'ordre, M. Johnny, donnez-moi l'ordre !

Charlie !

Va te reposer !

Va te reposer.

Clarkton d�barrasse-moi de ce voyou et ne le ram�ne jamais !

Cet Allen...

il a des informations. Il aura une assignation.

Demain, parle-lui...

donne-lui dix, vingt plaques pour sortir de l'�tat !

Il ne doit pas �tre l�, quand ils viendront le chercher.

Si tu dois utiliser la force...

utilise-la !

Yeah.

C'est l�...

418.

Maintenant, quand il sort, tu sais quoi dire ?

Ouais.

Tu es s�r de savoir quoi dire ?

Qui est-ce ?

- Au revoir, maman ! - Au revoir ch�ri.

�a doit �tre sa femme et son enfant.

Ouais.

Tu te souviens de ce que M. Marty t'a dit, comment parler � Allen ?

Ouais.

R�p�te-le-moi.

�coute, je sais, je sais.

R�p�te-le-moi !

"Excusez-moi, M. Allen, mais cela vous d�rangerait de venir avec nous,"

"dans ce, dans cette voiture ?"

"Pour que nous vous conduisions � Clarkton House."

Il va dire pourquoi ? Pour quoi faire ?

"Pour parler � M. Marty."

"�a ne prendra qu'une minute de votre temps."

"Il veut vous faire une proposition tr�s int�ressante."

- Tr�s tr�s bien, excellent. - Tu vois ?

Rappelle-toi, pas de muscle.

Ton arme, donne-moi ton arme !

Pourquoi ?

Tu n'as pas besoin d'arme � feu !

Je sais.

Mais je... je suis nerveux sans �a.

Tu aimes son bruit, les voir tomber, donne-moi-la...

Harry !

Ne travaille pas trop dur !

Monsieur Allen ? Monsieur ?

Venez dans cette voiture l�-bas avec nous,

afin que nous puissions vous emmener � Clarkton.

- Non. - Une minute !

Marty nous a demand� de vous emmener.

Il veut vous faire une proposition tr�s int�ressante.

- Non. - Attendez une minute.

On m'a dit que je devais vous ramener maintenant.

Il n'en est pas...

Harry !

Le comit� r�clame le silence !

Qu'il soit not� dans le dossier, que conform�ment � l'appel du pr�sident.

le comit� s'est r�uni � 10h au tribunal de Clarkton.

Pr�sents :

Les s�nateurs, Ketteridge, Svalgard et Gross.

Aussi pr�sents,

David Wiley, avocat en chef.

Nous si�geons en tant que sous-comit� du comit� s�natorial

enqu�tant sur le crime organis�.

Nos proc�dures sont donc autoris�es par la loi de cet �tat.

Je ne ferai pas de remarques

pr�alables g�n�rales.

Quel que soit le sujet abord�, il appara�tra dans le t�moignage.

Le comit� souhaite noter,

que les t�moins qui comparaissent ici ne sont que des t�moins.

Ils sont charg�s d'aucun crime et ne sont pas accus�s.

Ils sont l�, nous l'esp�rons, pour nous aider.

Ce n'est pas notre travail

de condamner ou d'acquitter.

Simplement d'obtenir un t�moignage.

Appelez votre premier t�moin, M. Wiley ?

Angelo Bruno.

Jurez-vous que le t�moignage que vous allez faire devant ce comit�,

sera la v�rit� et rien que la v�rit�, avec l'aide de Dieu ?

Je le jure.

Asseyez-vous.

Indiquez votre nom complet.

Angelo Bruno.

�tes-vous connu sous d'autres noms ?

Oui.

Quels sont ces noms ?

Oh...

De Bart, Caroll. Plein comme �a !

Combien de noms diff�rents avez-vous utilis�s ?

Je ne sais pas.

Partout o� je vais, je donne le nom qui me vient � l'esprit.

Avez-vous d�j� �t� reconnu coupable d'un crime ?

Il y a longtemps... en 30... 31 � peu pr�s.

�a m' int�resse.

�tait-ce Bruno ?

De Bart ou Caroll ?

La Forge.

Dans quoi travaillez-vous maintenant ?

Dans rien.

Depuis 12 ans... rien.

Je me retrouve avec rien.

Dans quoi �tiez-vous ?

Les paris, bookmaker.

Jusqu'� ce que je me retrouve sur la liste noire de Johnny Merrick.

Sur quoi, de Johnny Merrick ?

Expliquez ce que vous voulez dire par l�.

Dans cette ville pour �tre book, il faut demander � Johnny Merrick.

Sans l'accord de M. Merrick, on ne peut pas �tre bookmaker � Clarkton ?

Pratiquement pas.

Voil� que...

je me dis, je vais faire des paris,

j'ai besoin d'argent pour commencer, non ?

Ainsi qu'une licence de connexion.

On ne peut pas g�rer tous les paris.

Si je me lance, je pourrais monter...

une affaire avec quelques courses.

Donc, M. Merrick a fourni le capital pour d�marrer votre entreprise ?

Bien s�r.

Aucune banque me pr�tera de l'argent avec ma r�putation.

Donc, je me gratte la t�te et j'ai une id�e.

Je vais chez Johnny Merrick,

il me pr�te l'argent et me donne une licence.

Et des informations sur les courses.

R�sultats, prix, marques,

tout ce qui faut.

Du Service de connexion de Chicago.

M. Merrick d�tient-il le monopole � Clarkton sur ce service ?

Ce que je sais, c'est que si Merrick donne le mot, plus de licence !

Plus de service de connexion pour Bruno !

Je suis ray�.

Dites-nous tout ce que vous savez des op�rations de connexion de M. Merrick

avec le syndicat � Chicago et St Louis.

Je ne sais rien � ce sujet.

Vous saviez que vous d�pendiez de Merrick,

que tous les autres bookmakers de Clarkton d�pendent de Merrick.

Vous nous avez dit que tout est dans ses mains

pour toutes les pistes, 7, 8, courses,

vos licences, de m�me pour 2 autres books � Clarkton,

et cela s'�l�ve � des milliers et des milliers de dollars par jour.

Est-ce qu'il d�tient tous ces paris lui-m�me ?

Je ne sais rien de son affaire.

Vous connaissez un certain Marty ?

Possible...

jamais rencontr�.

Big Ruben ?

Jamais...

je l'ai pas rencontr�.

Tr�s bien, M. Bruno, vous pouvez disposer.

Mais vous restez sous assignation.

Si besoin est, nous vous rappellerons.

M. Frank Tasker !

Jurez-vous solennellement que le t�moignage

que vous allez faire au comit� sera toute la v�rit�

et rien que la v�rit�, avec l'aide de Dieu ?

Oui monsieur.

Veuillez vous asseoir, M. Tasker.

Veuillez indiquer votre nom complet, s'il vous pla�t.

Frank Tasker.

Votre adresse ?

7112 rue Fortunata.

�tes-vous propri�taire de votre maison ?

Oui monsieur...

avec une hypoth�que.

Et quelle est votre profession ?

Je suis comptable, monsieur.

Votre employeur ?

Merrick Enterprise.

Depuis combien de temps y travaillez-vous ?

Dix-neuf ans, monsieur.

Et quelle est la nature de l'entreprise de votre employeur ?

Je ne sais pas, monsieur.

M. Tasker...

j'ai du mal � prendre cette r�ponse au s�rieux.

Vous avez dit avoir travaill� pour cette firme pendant 19 ans.

Je vais vous poser la question � nouveau.

Dans quel secteur d'activit� votre entreprise est-elle engag�e ?

Je ne sais pas, monsieur.

, Mais vous devriez savoir ce que votre entreprise fait ?

Je... je manipule des chiffres, monsieur, c'est tout.

M. Tasker...

�tes-vous au courant des p�nalit�s pour parjure ?

Oui, monsieur.

Pensez-vous que ce comit� va croire qu'apr�s 19 ans dans une entreprise,

vous ne savez pas ce que fait cette firme ?

Je g�re les chiffres, les rentr�es, les sorties.

On me donne les chiffres, j'ajoute, soustrais,

je fais le total, c'est tout,

pour moi, ce sont juste...

des num�ros sur du papier.

Bien, qui vous donne ces chiffres ?

Je les trouve sur mon bureau.

M. Tasker...

je n'ai aucun d�sir de vous causer des ennuis.

Mais je ne peux que vous accuser de parjure,

� moins que vous ne r�pondiez � ma question.

Maintenant, s'il vous pla�t dites-moi,

dans quel secteur d'activit� Merrick Enterprise est engag�e ?

Je ne sais pas.

Je suis d�sol�, je ne peux pas accepter �a.

M. Tasker...

il vaudrait mieux que vous refusiez de r�pondre.

Au motif qu'une r�ponse pourrait vous incriminer.

Je ne suis pas un criminel !

Non, je ne peux pas dire �a pour ne pas m'incriminer !

Alors vous persistez dans la r�ponse que vous ne savez pas

dans quel secteur Merrick Enterprise est engag�e.

Il vaudrait mieux pour vous de ne pas r�pondre.

Au risque d'encourir un outrage.

C'est une accusation moins grave que le parjure.

Le t�moin est excus�.

Un mandat d'arr�t sera imm�diatement demand�.

Merci monsieur.

Le prochain t�moin sera Mlle Felice Stuart.

Bonjour, Mlle Stuart.

Le comit� souhaite vous remercier d'�tre venue ici.

Je n'avais pas d'alternative.

Mlle Stuart, jurez-vous que le t�moignage que vous allez donner

est la v�rit�, toute la v�rit�

et rien que la v�rit�, avec l'aide de Dieu.

Je le jure.

Prenez place je vous en prie.

Je vais essayer d'�tre bref.

Moi aussi.

Voulez-vous indiquer votre nom, s'il vous pla�t.

Felice Stuart.

Votre adresse ?

521, chemin North Rockingham.

S'il vous pla�t, dites au comit�

tout ce que vous savez au sujet de M. John Merrick.

Je consid�re cette question comme impertinente.

Mme Stuart,

je vous rappelle que vous �tes ici sous assignation.

Vous avez l'option de ne pas r�pondre � mes questions,

encourant ainsi l'outrage.

Mais vous n'avez pas le droit de les juger.

Si vous ne pouvez pas r�pondre, Mme Stuart,

vous pouvez simplement dire, "Je ne sais rien".

J'aimerais aussi rappeler � Mme Stuart

qu'elle t�moigne sous serment.

Oui.

R�p�tez la question, s'il vous pla�t.

"S'il vous pla�t, dites au comit�

tout ce que vous savez sur M. John Merrick."

John Merrick est un homme bien.

Je ne l'ai jamais vu blesser quelqu'un

ou s'engager dans un acte d�shonorant.

Il a v�cu...

il a de l'exp�rience,

il est...

quelqu'un.

Peut-�tre quand vous serez un peu plus �g�...

Mme Stuart, ce n'est pas votre opinion que nous voulons.

Elle peut-�tre discutable.

Nous sommes seulement int�ress�s par les faits !

Maintenant, il a �t� port� � l'attention de ce comit�,

Que vous �tes une associ�e tr�s proche de John Merrick.

Ces fausses insinuations, M. Wiley, montrent le peu de respect

exig� du comit� ou pour votre prestige.

Je suis d�sol�, Mme Stuart, je ne voulais pas vous offenser.

M. Merrick at-il d�j� mentionn� le nom de M. Marty en votre pr�sence ?

Jamais.

Peut-�tre avez-vous entendu le nom de Big Ruben ?

Non.

M. Merrick vous a-t-il dit pourquoi il faisait

de br�ves visites � Chicago et Saint-Louis ?

Je n'ai jamais discut� des affaires de M. Merrick avec lui.

Mais, quand il quittait la ville, vous saviez o� il allait ?

Il n'a jamais donn� d'information. Je ne lui ai jamais demand�.

Ne serait-il pas naturel que vous disiez...

"O� vas-tu, Johnny ?" "Quand seras-tu de retour ?"

Il est �vident que vous ne connaissez que des femmes inquisitrices.

Vous n'avez pas r�pondu � ma question.

- J'ai r�pondu trois fois. - Pas de fa�on satisfaisante !

Vous n'avez jamais dit...

Laissez-la tranquille !

Excusez-moi, messieurs.

M. Merrick souhaite pr�senter ses excuses au comit� pour cet �clat.

Il n'a que le plus grand respect

et la plus haute estime pour ses honorables membres,

il demande leur indulgence.

Veuillez-vous identifier.

Barry X. Brady, avocat repr�sentant M. Merrick.

Tr�s bien.

Le comit� acceptera les excuses de M. Merrick.

Mais nous ne tol�rerons aucun autre emportement.

Merci, s�nateur Ketteridge.

Le t�moin est excus�.

Merci, Mme Stuart.

Avant d'appeler M. Merrick,

le Comit� prendra une pause d'une heure.

Nous demandons � toutes les personnes int�ress�es,

d'�tre ponctuelles, s'il vous pla�t.

Excusez-moi.

Peut-�tre que je peux obtenir une condition,

attendez ici et je vais essayer de voir Wiley.

Papa !

Salut papa.

Que fais-tu ici ?

Je pensais que peut-�tre il y avait quelque chose... quelque chose...

Tire-toi !

D�sol�, M. Merrick.

Je pourrais te claquer pour �a.

- Mais papa, je pensais... - Tu pensais, tu pensais !

�coute, Rex, ce n'est pas une f�te.

Retourne � l'universit� d'o� tu viens.

Tout ce qui fait partie de toi, papa, fait partie de moi aussi.

Qu'est-il arriv�, papa ? Pourquoi M. Allen nous fait-il �a ?

- Peut-�tre que si je lui parle ? - Non !

- Peut-�tre que je peux aider ! - Comment ? Pourquoi ?

Qu'est-ce qu'un gosse comme toi pourrait faire ?

Ne fais pas le malin !

- Je voulais juste �tre avec toi... - Maintenant, �coute-moi !

Tu retournes � l'universit�.

Je ne veux plus te voir tra�ner ici.

Tu ne me causeras que des ennuis.

Compris ?

Excusez-moi.

Quand je suis sorti de l'�cole de droit,

je me sentais important d'�tre admis au barreau.

Mais cet homme Wiley,

il parle comme s'il avait �t� ordonn� par le Barreau.

Vous allez bien, Johnny ?

S�r.

Que puis-je faire pour toi ?

Paie-moi une tasse de caf�.

Qu'est-ce que tu veux ?

Qu'est-il arriv� ?

Je suis venu voir si...

Ces douilles ressemblent � celles d'un 38,

mais les blessures � celui d'un lourd 45.

D�posez ces balles � la balistique, Adar.

Tout de suite.

Le fils de Johnny Merrick !

Johnny vous envoie ici ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Je suis venu voir M. Allen.

Viens.

Jerry est au lit.

Cribl� de balles.

Il est mort.

Je lui avais dit...

s'occuper des affaires de Merrick...

de gangsters...

Comment vais-je le dire aux enfants ?

Buster, que fais-tu ici ?

Bonjour, Charlie.

Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu es malade ?

Comment se fait-il que tu ne sois pas � l'�cole ?

M. Johnny ne va pas aimer que tu rentres comme �a.

Buster...

qu'est-ce qui ne va pas ?

Rappelle-toi quand nous habitions pr�s de la maison ?

L�-bas pr�s de la rivi�re.

Allons � l'int�rieur.

Je suis �tourdi ici avec tout ce soleil et...

Comme la fois o� j'ai combattu Butch, � Pittsburgh.

Pittsburgh ! C'�tait mon premier plein air pendant la journ�e.

Je crois que c'est �a...

Butch m'avait mis KO.

Tu sais ce qui m'a battu ?

L'insolation !

Est-ce que ce combat te revient ?

Hein, Buster ?

Je peux te chercher quelque chose ?

N'importe quoi ?

Buster !

Buster !

Buster ?

Buster !

Buster !

Buster !

La ville a �t� choqu�e ce matin par le meurtre myst�rieux de Jerry Allen.

Le corps du journaliste de 53 ans

a �t� trouv� sur le trottoir pr�s de sa maison sur Alden Road.

M. Allen a �t� abattu par un homme arm� non identifi�

alors qu'il sortait de son domicile

pour assister aux sessions d'audiences du Comit� Ketteridge.

Le journaliste avait lanc� il y a dix jours une croisade

contre le syndicat du jeu organis� de Clarkton.

La police a indiqu� qu'ils pensent

que le meurtre est en lien avec la croisade d'Allen,

et que le tireur venait d'un autre �tat.

Allen laisse sa femme, Elizabeth et ses deux enfants.

Leona 12 et Jerry Jr 18.

Ce dernier est un �tudiant � l'universit� d'�tat.

Votre prochain bulletin de nouvelles sera � 16h15.

Silence s'il vous pla�t.

La nouvelle nous a �t� rapport�e

d'un crime choquant commis dans les rues de Clarkton ce matin.

Ce n'est pas une affaire dont le comit� peut s'occuper.

Cela ne concerne que les autorit�s de police locale.

Nous souhaitons cependant ajouter dans le compte rendu,

un hommage � Jerry Allen.

De la part des membres de ce comit�.

Il n'�tait pas un homme exceptionnel.

Mais il avait une conscience communautaire.

Il a pris le fardeau du combat de Clarkton

contre le racket organis� et il en a fait son combat.

Pour �a...

il semble qu'il ait pay� de sa vie.

Pour �a...

il a atteint la grandeur.

Voulez-vous poursuivre avec votre t�moin, monsieur Wiley ?

M. John Merrick !

Je vous remercie.

Jurez-vous que le t�moignage que vous allez faire � ce comit�,

est la v�rit�, toute la v�rit�, rien que la v�rit�, avec l'aide de Dieu.

Je le jure.

Pour l'enregistrement, indiquez votre nom complet ?

Barry X. Brady.

- Vous �tes un membre du barreau ? - Je le suis.

Je comparais en tant qu'avocat de M. Merrick.

S�nateur Ketteridge !

M. Merrick a re�u une assignation � compara�tre pour certains dossiers.

C'est exact.

Les dossiers de Merrick Enterprise, ne sont pas disponibles.

Si vous me permettez d'expliquer, monsieur.

M. Merrick l'a dit � son chef de bureau,

l'homme en charge de ces dossiers de les produire.

O� sont ces dossiers ?

Ils ont �t� envoy�s � New York, s�nateur, pour v�rification.

Merrick Enterprise emploie une firme de comptables � New York.

Tr�s excentrique.

N'y a-t-il pas de comptables � Clarkton ?

Aucun dans lequel M. Merrick peut sinc�rement placer sa confiance.

Allons, Ma�tre...

vous voulez qu'on avale �a ?

Avaler �a ?

Vous faites obstruction au travail de ce comit�.

Et un travail important, je pourrais ajouter.

Et cette histoire sur les comptables de New York...

Eh bien, un enfant verrait...

un simple enfant, n'importe quel enfant !

Que ce n'est qu'une esquive.

Et je n'h�site pas � utiliser le mot...

une esquive.

Je suis d'accord avec les sentiments exprim�s du s�nateur Svalgard.

M. Merrick sera parfaitement dispos� � produire...

Dispos� !

Il ne s'agit pas de savoir s'il est pr�t ou non,

ces dossiers doivent �tre produits et nous les voulons.

Les dossiers ont �t� envoy�s � New York

avant que l'assignation n'ait �t� donn�e.

Ensuite, vous avez re�u l'ordre de r�cup�rer ces documents de New York.

C'est ce que je ferai, monsieur.

Bien s�r, s'ils n'ont pas �t� perdus par la poste.

Ils feraient mieux de ne pas l'�tre.

Vous pouvez continuer, monsieur Wiley.

Asseyez-vous s'il vous pla�t.

Voulez-vous indiquer votre nom complet.

- John Merrick. - Votre adresse ?

400 avenue Courant. J'ai un appartement l�-bas.

- Vous poss�dez �galement le b�timent ? - Oui.

Dans quelle branche �tes-vous, M. Merrick ?

Immobilier.

Rien d'autre ?

J'ai des int�r�ts dans diverses choses.

Telles que ?

Clarkton Hotel, Clarkton Laundry, vente d'alcool en gros, une flotte de camions.

Vous...

avez aussi un int�r�t dans le Clarkton Fight Stadium ?

Un petit.

�tes-vous engag� dans des entreprises ill�gales ?

Non.

N'avez-vous pas des int�r�ts dans le jeu organis� ?

Je ne vois pas ce que vous voulez dire par jeu organis�.

Avez-vous des int�r�ts dans quelque sorte de jeu ?

Je ne joue jamais.

Vous voulez dire que pour vous, c'est une certitude.

M. le pr�sident,

je m'oppose � ce que l'avocat parle pour mon client.

M. l'avocat se limitera � poser des questions.

Veuillez nous indiquer la nature de l'activit�

dans laquelle Merrick Enterprise est engag�e.

C'est une soci�t� de portefeuille qui dirige tous mes investissements.

Vous avez des investissements � Chicago ?

- Saint Louis ? - Non.

- Kansas City ? - Non.

- �tes-vous engag� dans le jeu ? - Non.

Connaissez-vous Angelo Bruno ?

Oui.

Comment gagne-t-il sa vie ?

Je ne sais pas.

Il est �vident que M. Merrick ou M. Bruno s'est parjur�.

M. le pr�sident,

on a demand� � M. Merrick s'il sait comment Angelo Bruno gagne sa vie.

Sa r�ponse est qu'il ne sait pas.

Avez-vous mis Bruno dans les affaires en tant que bookmaker ?

Je lui ai pr�t� de l'argent, je ne lui ai pas dit quoi en faire.

A-t-il utilis� cet argent pour lancer une affaire de jeu ?

Je ne sais pas quel argent il a utilis�.

Ne lui avez-vous pas fourni des informations

sur le service t�l�graphie et transmis ses paris ?

Eh bien, c'est ce qu'il dit.

Il dit la v�rit� ?

Quoi ?

Bruno dit-il la v�rit� ?

Ce n'est pas � mon client de savoir si M. Bruno, dit la v�rit�.

Reformulez vos questions, monsieur Wiley.

Tr�s bien.

Avez-vous eu des relations d'affaires avec Bruno ?

Je lui ai pr�t� de l'argent.

Pourquoi ?

Il �tait fauch�.

Vous avez l'habitude de pr�ter de l'argent � quelqu'un qui est fauch� ?

Avez-vous entendu parler du service LMG t�l�graphe de Chicago et St Louis ?

�a se pourrait.

�a se pourrait ?

Vous ne pouvez pas faire mieux que �a ?

Bien s�r que si, vous poss�dez la franchise LMG � Clarkton !

Eh bien, c'est ce que vous dites.

Avez-vous d�j� entendu parler d'un certain M. Marty ?

Je connais beaucoup de gens qui s'appellent Marty.

De Chicago.

J'ai entendu parler de lui.

- Mais vous ne le connaissez pas ? - Non.

C'est tr�s grave, M. Merrick.

S'il vous pla�t, r�fl�chissez bien avant de r�pondre.

Je vais vous poser la question � nouveau.

Avez-vous d�j� entendu...

ou avez-vous d�j� rencontr�...

un homme appel� M. Marty de Chicago ?

Non.

Big Ruben ?

Non.

N'avez-vous pas fait des affaires avec le syndicat de Chicago de M. Marty ?

Je poss�de une flotte de camions, un commerce

d'alcool en gros, un h�tel et une blanchisserie.

Vous n'avez pas r�pondu � ma question !

Faites-vous affaire de licences avec le syndicat de Marty � Chicago ?

Monsieur le pr�sident,

mon client a d�j� r�pondu � cette question.

Je pense que les dossiers montreront qu'il a ni� �tre un joueur.

Ce n'est pas une question sur le jeu.

Elle implique une transaction mon�taire inter�tats.

Le t�moin est invit� � r�pondre.

Je n'ai pas de relations d'affaires avec Chicago ou St Louis.

- Vous vous en tenez � cette r�ponse ? - Oui.

Le t�moin est excus� jusqu'� nouvel ordre.

Peut-�tre que vues les circonstances,

il serait bien de donner une explication.

M. Merrick...

j'ai une mauvaise nouvelle pour vous.

Votre fils vient de se suicider.

M. Johnny, ils l'ont emmen� !

Buster... ils l'ont emmen� !

D'accord, Charlie. D'accord d'accord.

J'allais lui trouver quelque chose. Qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils l'ont emmen� !

Moi...

c'est moi !

Je l'ai laiss� faire...

c'est moi !

Charlie, ce n'est pas ta faute.

Tu n'as rien � voir avec �a, compris ?

C'�tait mon gar�on, mon Buster !

Pourquoi... pourquoi l'a-t-il fait ?

Essaye de ne pas penser pourquoi.

C'est de Rex, cette lettre.

Comme, mon gamin est intelligent !

Il me dit qu'avec son programme � l'universit�,

il passera par l'�cole de droit

et le faire en 3 ans au lieu de 4, en suivant des cours d'�t�.

Rex Merrick, avocat.

Mesure ton enthousiasme, Brady, il y a de la concurrence en face.

Inspecteur Gordon ?

Il est dans son bureau.

Vous vouliez me voir ?

Oui...

asseyez-vous.

Cigarette ?

Je suis d�sol� pour votre fils, Merrick.

D�sol� pour Liz Allen aussi.

Sur l'affaire Allen,

nous avons quelques suspects.

Ramass�s � un barrage routier il y a quelques heures.

Ils ne savent rien.

Ils ne se connaissent m�me pas.

Vous vouliez me voir, maintenant dites-moi pourquoi.

Peut-�tre que vous pourriez pr�senter ces gens les uns aux autres.

On les met � nouveau en ligne.

Vous jetez un �il ?

Ouais.

J'ai entendu qu'ils t'ont fait venir, Johnny.

- Quelles sont les charges, Gordon ? - Aucune.

Il est libre.

Ils veulent que je regarde des gars ramass�s dans l'affaire Allen.

Des objections, M. l'avocat ?

Sur la tombe de ma m�re, je le jure !

Il vient dans mon magasin et il me dit, "Maxie,"

"Garde-moi ces montres, bagues et briquets."

"J'ai un nouveau boulot, ce sont mes �chantillons."

Une faveur ? Juste une faveur.

Comment aurais-je pu savoir que ce type me donnerait des objets vol�s ?

Parle-nous de ton arrestation, Maxie.

�coutez...

je suis dans les fruits et l�gumes.

Je suis clean.

Pas d'arrestation.

C'est dur de travailler dans les fruits et l�gumes.

Pas d'arrestation, hein ?

Pas d'arrestation.

Tu mens clodo,

1937 : arr�t� � Slade, soup�on de cambriolage.

1939 : � Greenville, possession de biens vol�s.

1944 : � Winthrop, pareil.

1950 : � Slade, vol � la tire.

Pas d'arrestation, hein ?

Je pensais que vous vouliez dire cette ann�e !

Laisse tomber !

Tr�s bien, allez, allez-y.

Venez, montez l�-dessus.

Tr�s bien, vous deux, retirez votre chapeau !

D�tenus pour interrogatoire dans le meurtre d'Allen.

� gauche, identifi� par un permis de conduire, Morton Kovik, Chicago.

� droite, pas d'identification.

Comment vous appelez-vous ?

D'o� venez-vous ?

Quelqu'un ici a d�j� vu ces deux gars ?

OK, mec...

raconte-nous ton histoire.

Je l'ai dit cinq fois.

Eh bien, alors, dis-la-nous de nouveau !

Je rentre chez moi � Chicago, je prends ce clodo en stop.

Je ne le connais pas !

Je veux un avocat.

� l'ext�rieur !

Nous allons vous trouver un avocat. Allez, descendez !

O.K. Maloney, mettez ces deux gars dans la pi�ce voisine. Allez, on bouge !

- Je le connais. - �coutez-moi, Johnny...

Specs Kovick.

L'idiot de neveu du LMG T�l�graphe Service.

L'autre est Little Harry, trafiquant d'armes de Chicago.

Il aime tu�, �a le fait se sentir bien.

Oui, ils ont eu Allen.

Mais je n'ai pas de t�moins, rien.

Vous me suivez ?

Je pense que je peux avoir Harry si je peux lui parler seul.

- Je l'am�ne dans mon bureau. - Idiot...

Si tu le fais parler, tu te condamnes.

Ketteridge va te demander � compara�tre.

Il va faire le lien avec Specs, Marty, Big Ruben.

Tout ce que tu as rejet� � la commission !

Ils vont te coller 16 chefs d'accusation.

Rap f�d�ral...

parjure...

Comprends-tu ce que tu fais ?

Je comprends bien mieux qu'hier.

Ketteridge et Wiley...

ces gars-l� ont raison, j'ai tort.

Toute ma vie j'ai eu tort.

C'est peut-�tre pourquoi, Rex et Jerry...

Un �gout ne peut jamais �tre propre.

�a se tient, hein ?

Une sale affaire, Specs est un neveu. Qui va prendre, tu crois ?

Specs ?

Big Ruben ? Marty ? Non toi !

Tu vas tomber tout seul.

Mais tu es plus fort qu'eux, Harry.

Tu peux les faire tomber.

L�ve juste un doigt, ce petit doigt

et l'�tat va les attacher � la chaise et les tuer.

Tu le dis...

et ils sont morts.

Pas d'arme, pas de probl�me, rien.

L�ve juste ce petit doigt et ils sont morts, tu les tues !

C'est du pouvoir, Harry, c'est un vrai pouvoir.

Ils le savent, c'est pourquoi ils ont peur de toi.

Ils ont peur que tu les fasses griller.

Juste en levant ce petit doigt.

Ils me laisseront regarder ?

Au premier rang.

Ce comit� n'est pas directement concern�

par la question juridique de votre culpabilit� ou l'innocence.

On est concern�s par le fait que vous ayez �t� envoy�

� Clarkton pour commettre un crime.

Vous comprenez �a ?

Ouais.

Jurez-vous solennellement que la preuve que vous allez donner est la v�rit� ?

Ouais.

Toute la v�rit� et rien que la v�rit�, avec l'aide de Dieu.

Ouais.

Tr�s bien, asseyez-vous.

Donnez votre nom.

Harry Goubenek.

O� vivez-vous, Harry ?

Mission Street � Chicago. Chicago.

Pourquoi vous trouviez-vous � Clarkton ?

Ils m'ont amen�.

Qui ?

M. Marty...

Big Ruben et Specs.

Dans quel but avez-vous �t� amen� � Clarkton ?

On ne m'a pas dit pourquoi.

Pourquoi M. Marty, Big Ruben et Specs sont-ils venus � Clarkton ?

Pour voir Merrick. Johnny Merrick.

Ils connaissent John Merrick.

Bien s�r, qu'ils le connaissent,

il a des parts dans le syndicat de M. Marty.

Et ont-ils vu M. Merrick ?

Ouais.

Ils l'ont vu.

Ils m'ont laiss� � cet h�tel, voyez ?

Ils reviennent et disent...

"On doit faire quelque chose � propos d'Allen". Ils disent...

Vous voulez dire Jerry Allen ?

Ouais, ce Jerry Allen.

Ils disent qu'ils ont parl� de �a � Merrick.

Mais...

il ne veut rien faire � propos d'Allen, voyez ?

Alors, ils m'envoient...

moi et Specs...

pour s'occuper d'Allen.

Que voulez-vous dire par "s'occuper" d'Allen ?

Eh bien, fallait s'en occuper.

Vous voulez dire qu'on vous a dit de le tuer ?

Ouais.

Qui vous a donn� ces instructions ?

M. Marty et Big Ruben.

C'est tout.

M. John Merrick, s'il vous pla�t.

Vous avez entendu le t�moignage d'Harry Goubenik ?

Oui.

Est-ce qu'il disait la v�rit� ?

Oui.

M. Marty, Big Ruben et Specs vous ont-ils rendu visite

pour discuter de la situation � Clarkton ?

Oui.

S'agit-il des hommes du syndicat de Chicago et de Saint-Louis ?

Oui.

Avez-vous �tabli une licence avec ce syndicat ?

Oui.

Donc, vous contr�lez donc le racket du jeu organis� � Clarkton !

Oui.

Le t�moin est excus�.

Vous allez �tre mis en �tat d'arrestation pour parjure.

Les conclusions seront transmises aux autorit�s f�d�rales concern�es.

Nous recommandons que M. Merrick soit plac� en d�tention imm�diate.

Ce comit� est ajourn� !

Johnny !

Mon ami pince-sans-rire.

Je t'aime et je t'aimerai toujours.

Tous � bord !

Correction traduction : Danielle Sous titres : Jean Yves.

Rescindage suppl�mentaire apr�s visionnage. +++/OO/++.

Subtitle Edit 3.5.9

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