All language subtitles for The High And The Mighty (Action 1954) John Wayne, Claire Trevor & Laraine Day

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Original subtitles

"ECRIT DANS LE CIEL"

MERCI AUX GARDE-COTES DES ETATS-UNIS

POUR LEUR COOPERATION ET LEURS CONSEILS

Salut, camarade.

Tu es bien Dan Roman ?

Oui.

Je t'ai entendu siffler et je me suis dit :

"Un seul gars siffle comme �a".

Je n'ai pas oubli� ce bon vieux visage.

Je parie que tu ne me reconnais pas.

Bien s�r que si. Ben Sneed.

J'imaginais que tu trayais des vaches tout seul dans un coin...

Enfin, je croyais que tu avais arr�t� de voler.

J'imaginais que tu t'�loignerais de ces trucs.

Ce n'est que du m�tal. Ils ne vont nulle part en particulier.

Il faut croire que je n'ai pas eu assez de volont�.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Chef d'�quipe pour Far East.

C'est une bonne place.

Je dois y aller, Dan.

- Je passais juste dire bonjour. - Bien s�r. Bonne chance.

- Un de vous conna�t cet homme ? - Il a l'air vieux pour un copilote.

- Je ne nous croyais pas si fauch�s. - Il n'a pas toujours �t� copilote.

On l'appelait "Dan le Siffleur".

Un homme fantastique.

Mais la chance ne lui a pas souri. On �tait ensemble en Colombie.

Une nuit, il a d�coll� avec un avion rempli.

Au m�me moment, un gros orage

s'est abattu sur le terrain.

Il n'a pas eu le temps de s'arr�ter et il a fini sa course

sur une colline au bout du terrain.

Je m'en souviens. C'�tait juste apr�s la guerre.

Oui. Il a ferm� les volets mais l'avion s'est coup� en deux

et tout a pris feu en 10 secondes.

Dan est sorti par la fen�tre du cockpit

et s'en est sorti avec des �corchures et une blessure � la jambe.

En vie, mais plein de remords. Tous les autres ont �t� tu�s.

Il a eu beaucoup de chance.

�a ne va plus depuis ce jour-l�.

Je connaissais deux des passagers. Ils �taient en vacances sur la c�te.

Une fille blonde, nomm�e Mary et un petit gar�on, nomm� Tony.

Tout le monde les trouvait fantastiques,

surtout Dan Roman.

Mary �tait sa femme et Tony son unique enfant.

Ouais.

Il doit avoir un sacr� courage pour ne pas s'�tre suicid�.

Vol 21 � l'arriv�e, porte 1, provenant de Los Angeles.

Mlle Betty Emsley est demand�e au bureau d'information.

Bienvenue sur nos vols, M. Flaherty. Passez au bureau de l'immigration.

L'embarquement est dans 30 minutes.

Voici Mlle Spalding, votre h�tesse.

- Je serai au bar. - On vous appellera, M. Flaherty.

Les soucis.

- M. Et Mme Joseph ? - Oui.

Les enfants de Waikiki. Appr�t�s pour la parade des fleurs.

- Votre �ge, M. Joseph ? - Aujourd'hui ?

Non, s�rieusement, j'ai 38 ans.

- Lieu de naissance ? - Passaic, New Jersey.

C'est la cit� jardin. Son slogan : Libert� et prosp�rit�.

D�limit�e au nord par New York, et au sud par...

- Et Mme Joseph ? - Je lui dis ? J'ai 33 ans,

et je suis n�e � Ogden, Utah.

Merci beaucoup.

Aloha.

- H�, regarde. Tu te souviens ? - Oui.

Mon nom est Sally McKee. J'ai 30 ans.

Je suis n�e � Riverside, Californie.

- Vous �tes toujours am�ricaine ? - Bien s�r que oui.

Merci, Mlle McKee. Allez au bureau de l'immigration.

Votre vol sera annonc�.

Elle est s�rement toute refaite,

mais elle a quelque chose. C'est quoi � ton avis ?

De l'exp�rience. Beaucoup d'exp�rience.

- Vous �tes... - Oui, Gustave Pardee.

J'adorais vos �missions.

Bien. J'en suis ravi.

Voici nos tickets.

J'ai 47 ans et je suis n� � New York.

Mme Pardee ?

J'ai 30 ans, je suis n�e � Owosso, dans le Michigan.

- Quel est le temps pour aujourd'hui ? - Bon, M. Pardee.

Votre voyage sera tr�s agr�able.

On dirait un vieux morse sur un rocher.

Elle s'en est bien sortie pour une rouquine d'Owosso.

- Ken Childs, 53 ans. N� � Philadelphie. - Oui, M. Childs.

Je ne trouve pas mes bagages. On devait me les apporter.

Nous allons v�rifier, monsieur.

Je vous pr�sente votre h�tesse, Mlle Spalding.

Bonjour. Vous �tes nouvelle ?

Depuis quatre mois dans cette compagnie.

Bien. Je ne sais pas o� ils vont chercher les filles,

mais c'est de mieux en mieux.

Un des rares hommes � s'�tre enrichi avec l'aviation.

C'est un de nos actionnaires. Traite-le en cons�quence.

S'il vous pla�t.

- Dorothy Chen ? - Oui.

- N�e � Antung, Mandchourie ? - Oui, mais je suis cor�enne.

Vous avez votre passeport ?

Allez voir l'immigration. C'est juste l�.

Bienvenue sur nos vols, Mlle Chen.

Merci, monsieur.

- Quel visage ! - Tellement sereine.

West Airlines, vol 7 provenant de San Francisco,

arriv�e porte 11.

D�sol� pour le retard. J'ai d� acheter un cadeau pour ma femme.

Susie va l'adorer.

Oui.

J'ai v�rifi� la m�t�o. Les vents sont bons.

Essayons 9000 pieds pour changer.

J'aurai un plan de vol dans 15 minutes.

J'esp�re qu'elle va aimer ce plateau.

11550 litres suffiront pour d�coller ?

�a me semble bien, voyons ce qu'en pense L�onard.

�a prendra 12 heures et 16 minutes,

si ces vents sont corrects.

Bien, 11550 pour le d�collage.

West Airlines, vol 7 provenant de San Francisco

arriv�e porte 11.

Commandant, pour vous, quel �ge a Dan Roman ?

Je n'�tais pas n� qu'il volait d�j�. Voyez vous-m�me !

Il pilotait des avions � l'�poque des cockpits ouverts.

Je pense qu'il a appris pendant la 1 re Guerre mondiale.

Et les vols d'endurance, les courses, les anciennes tourn�es.

10 ou 15 ans avec Transworld.

Pendant la Seconde Guerre, il pilotait un bombardier.

Il a combattu contre l'Allemagne dans un B-17,

puis il a termin� avec un B-29 � Okinawa.

Je parie qu'il a plus de 20000 heures de vol.

- Ce doit vraiment �tre g�nant. - Quoi ?

�a fait tellement longtemps.

Ils devaient �tre fous pour engager un vieil homme comme lui.

Pourquoi ne pas le laisser partir � la retraite ?

- C'est tout bon, Lennie ? - Pr�t � signer, commandant.

- C'est tout bon, Lennie ? - Pr�t � signer, commandant.

Votre attention, s'il vous pla�t.

Mme Helen Bell, vous �tes attendue au guichet.

Moi aussi.

21 �mes � bord. Le reste, cargo.

33110 kg brut.

Je l'ai dit � Orville et � Wilbur, et je vous le r�p�te,

ce truc ne quittera jamais le sol.

Mlle Spalding prendra soin de votre fils.

Ce n'est pas le premier jeune homme � traverser l'oc�an seul.

Ce sera une superbe aventure pour lui.

Malheureusement, il a l'habitude.

Sa m�re ira le chercher � San Francisco.

Elle est brune et assez jolie.

Attendez � la porte 4, M. Fields, vous monterez � bord avec Tobey.

Merci.

Allez Tobey, allons-y.

Vol 1-4 provenant de Los Angeles, arriv�e porte 11.

Tu regardes quoi ?

Votre attention, s'il vous pla�t.

Tu penses que �a m'arrivera ?

D�sol� de vous d�ranger encore, o� puis-je envoyer un c�ble ?

Juste apr�s la boutique de souvenirs.

Vous �tes s�r pour la correspondance avec New York ?

Vous aurez largement le temps.

On aura largement le temps.

Le grand-p�re de cette jeune femme lui a laiss� de l'esprit et de l'argent.

Elle a offert � son mari une agence de pub r�cemment

car il voulait un nouveau jouet.

Comment sais-tu cela ?

Je travaillais de nuit au Nevada h�tel.

Vol 7 pour San Francisco, embarquement imm�diat.

- M. Locota ? - Oui, c'est moi.

Je suis p�cheur.

Dans ma famille, on est p�cheurs depuis au moins 100 ans,

peut-�tre plus, je ne sais pas.

On n'�l�ve pas le poisson ici,

comme sur les c�tes de Californie.

Alors, je retourne � San Francisco.

Merci, M. Locota.

Votre avion sera annonc� dans quelques minutes.

Vous voulez qu'on s'en occupe ?

�a �tre mes affaires � manger pour le vol.

Vous me vexez, M. Locota.

Vous ne voulez pas manger mon repas,

ou le steak pr�vu pour le d�ner ?

M'dame, mademoiselle, je ne connais pas ces choses.

C'est la premi�re fois que je vole. Je ne veux faire de peine � personne.

Je serai ravie de vous servir, M. Locota.

Merci.

Un instant, M. Locota. Voil� pour vous.

Merci. Vraiment d�sol�.

Tu ne sais rien sur cet homme ?

Rien sur la feuille d'embarquement, juste des statistiques.

Il entre dans la cat�gorie "quelconque".

C'est plus qu'une statistique pour moi. Je l'aime bien.

PORTE 4

Bon sang. Ce sera un bonheur de monter dans cet avion.

Vous n'avez pas aim� Honolulu ?

�coutez, ch�ri. Je me plais partout. Mais cet endroit,

Brooklyn avec des cocotiers.

Je vais vous dire, les �les hawa�ennes peuvent aller...

Tobey, tu pourras dire une chose � ta m�re pour moi ?

Dis-lui qu'on ne devrait pas �tre s�par�s par un oc�an.

Et que j'aimerais qu'elle t'accompagne, la prochaine fois.

- Tu t'en souviendras ? - Oui, papa.

Je l'ai eu, papa.

- Tout va bien, Dan ? - Oui. Tout va bien.

11550 litres � bord.

Il y a une petite fuite d'huile, num�ro 4. Rien d'inqui�tant.

Combien de temps �a prendra ?

Environ 12 heures et 15 minutes, selon Lennie.

12 heures et 16 minutes exactement.

Vol 7 pour San Francisco, embarquement imm�diat.

San Francisco. Je dois aller � San Francisco.

D�sol� mais le d�part est imminent. Vous n'�tes pas sur la liste.

M. Kenneth Childs est bien sur ce vol ?

Oui. M. Childs...

Alors il me faut une place. J'insiste, je dois y aller.

Tr�s bien, monsieur. Heureusement, il nous reste des si�ges

- si vous �tes un citoyen am�ricain. - Je le suis, �videmment.

Je suis Humphrey Agnew. Le fondateur de Agnew Aids.

Ici, � Honolulu. Vous connaissez peut-�tre.

Oui. Vous avez une carte de voyage ?

Je paie toujours en liquide.

Traversez le hall et allez v�rifier avec l'immigration,

puis revenez ici, nous pr�parons votre billet.

Nous avons ici un vrai charlatan.

Il s'est enrichi avec les produits Agnew cens�s tout gu�rir.

Tu souffres de quoi ?

Asthme, arthrite, fi�vre, soucis bilieux, cirrhose ?

Agnew a une pilule pour soigner tout �a.

- Au revoir, Alsop. Amuse-toi bien. - Je pleurerai pour ton mariage.

Je vous d�barrasse, Mme Pardee ?

- Tout va bien, M. Locota ? - Oui.

- Nous allons voler tr�s haut ? - 7000 ou 9000 pieds, monsieur,

�a d�pend de notre autorisation.

Vous voulez vous mettre pr�s de la fen�tre, M. Briscoe ?

Vous savez, Mlle ? Je n'irai pas plus loin.

Je pr�f�re vous regarder plut�t que regarder dehors.

Votre ceinture n'est pas attach�e. Vous devriez avoir honte.

Mon bras ne me le permet pas.

- J'ai des trous dans les os. - Je ne vois aucun trou.

Vous savez quoi ? Moi non plus.

Je prends vos colliers, pour les mettre au frais ?

Ils se garderont mieux.

C'est la meilleure id�e du si�cle.

On veut les garder le plus longtemps possible.

On doit retourner aux mines de sel demain.

On va travailler dur.

C'est "merci" en hawa�en.

Je vais vous dire. Si on a des soucis,

un probl�me s�rieux que le pilote ne peut pas r�soudre,

venez voir le bon vieux Ed Joseph.

Je serai heureux d'aller l'aider.

- Compris ? - Compris.

Tr�s bien, jeune homme, il est temps de boucler ta ceinture.

Installe-toi confortablement ici.

Et tr�s vite on volera dans les airs.

- Puis-je m'asseoir pr�s de vous ? - J'en serais ravie.

Je suis si contente que vous vouliez vous asseoir ici,

car je vous regardais marcher dans l'all�e

et je voulais vous dire une chose.

Vous �tes la premi�re vraie femme am�ricaine

que j'aie salu�e en personne.

Vous �tes si belle.

J'ai peur d'�tre le vilain petit canard

si toutes les filles en Am�rique

sont si belles et gentilles.

Je pense que vous n'avez pas � vous inqui�ter.

Coup�.

- Volets de portance. - 15 degr�s.

- M�lange. - Auto riche.

Vitesses des V1 et V2 ?

112, 116, � peu pr�s.

- Contr�le des radios, Dan ? - Oui.

420, pr�t � d�coller.

Bien, Lennie, allons livrer ton plateau.

Quand tu pourras, je voudrais que tu ailles parler � un des passagers.

D'accord.

C'est M. Pardee, un homme � l'allure chiffonn�e,

assis � mi-chemin derri�re, � droite.

Alsop a dit qu'il travaillait pour le th��tre de New York.

J'imagine qu'il veut te faire monter sur sc�ne.

Appelle-moi si tu as besoin d'�tre sauv�e.

Et me jeter dans la gueule du loup ?

Il est tr�s apeur�.

Au moindre mouvement ou bruit, il devient tout blanc.

Il s'accroche � son si�ge comme si on l'�lectrocutait.

D'accord.

Je croyais que tu devais arr�ter.

C'est fait. J'ai arr�t� de fumer pendant 3 h 20.

Continue � tacher tes dents.

Reviens me voir quand tu auras grandi.

Pourquoi est-ce que tu pleures ?

J'ai fait quelque chose de mal ?

- Nell, arr�te. - J'essaie.

Je n'y arrive pas.

C'est juste que c'est la fin.

De quoi ?

De notre lune de miel.

�a ne repr�sente rien pour toi ?

Bien s�r que si. Il nous reste encore 12 heures.

Et elle ne s'arr�tera jamais � mes yeux.

Oh, Milo.

J'ai peur.

J'ai affreusement peur.

De quoi ? On a toute la vie devant nous.

On est tellement jeunes.

Et comme tu l'as dit,

on a une longue vie devant nous.

- Et tu sais quoi ? - Quoi ?

On doit lui faire face.

J'ai cru que tu me faisais confiance.

Bien s�r que oui.

C'est juste que

les autres personnes ne te connaissent pas comme moi.

Imaginons que j'aie un enfant et que tu sois sans emploi.

- Tu n'es pas cens�e... - Imaginons.

D'accord.

Tu vas avoir un enfant et je n'ai pas de boulot,

il n'y a rien � manger chez nous, il neige,

et le sh�rif frappe � la porte...

Je ne voulais pas dire �a.

- Tu l'es ? - Quoi ?

Tu es...

Tu sais.

- Moi ? - Toi.

Oh, Milo. Non.

Qu'est-ce qui t'a donn� une telle id�e ?

Je ne sais pas.

ESSAIS D'ENGINS TELEGUIDES UNITE A.E.C.

STRUCTURE DE TIMBU ISLAND

ZONE RESTREINTE

AUCUN ACCES SAUF PERSONNEL AUTORISE

Bienvenue professeur Flaherty.

Avez-vous enfin d�cid�

d'arr�ter l'art pour vous remettre � la science ?

Si c'est le cas, nous nous en r�jouissons.

Votre aide et vos conseils nous ont cruellement manqu�s.

Vous faites bien.

Vous trouverez comment faire sauter la plan�te tout seuls.

Ce ne sera plus tr�s long. F�licitations.

Professeur, nous appr�cions le fait que vous ayez �t� sous pression.

Nous regrettons qu'un homme de votre qualit�

n'ait plus envie de coop�rer avec nous.

Coop�rer ?

J'avais une place dans un joli campus

m�me si je ne gagnais pas beaucoup d'argent,

ou que mes �tudiants ne comprenaient pas ce que je disais.

Je jouais au golf

et je dormais sans probl�me la nuit.

J'�tais heureux car je pensais que c'�tait le travail de Dieu,

de faire l'imb�cile avec l'univers.

Il regarde une �toile et elle brille des milliards d'ann�es.

Continuez et vous trouverez comment en br�ler une en une minute.

Quelqu'un a d�j� pris la peine de regarder le lagon l�-bas ?

Il est beau et bleu,

les gens autour sont bruns et gentils

et ils savent comment rire et chanter.

Sauf que maintenant, les poissons du lagon sont morts.

Et les gens ont peur.

Ils ne chantent plus.

Vous avez trouv� un moyen d'exploser une fen�tre

� 65 miles de distance.

Mais imaginez qu'il y ait une m�re

devant cette fen�tre avec un b�b� dans les bras ?

Professeur,

je vous conseille d'aller vous reposer.

J'organise votre retour aux �tats-Unis au plus vite.

Oui, faites donc �a.

Je veux voir un berger dans les collines ou une montagne embrum�e

et les peindre

avant qu'il ne soit trop tard.

Excusez-moi capitaine, j'ai une autre question.

Avez-vous peur parfois ?

J'ai d�j� fait au moins 200 vols par ici

et je me sens plus en s�curit� que dans ma voiture.

J'ai une jolie femme, deux enfants, et un autre en route.

Je ne le ferais pas si je pensais qu'il y a un danger.

Vous n'avez pas r�pondu � ma question.

Allez,

soyez honn�te et dites-moi ce qui vous a fait peur.

Il y a eu des incidents techniques. Mais vous ne comprendriez pas.

Je comprends parfaitement.

Vous aviez peur de ne pas atteindre

votre dur�e de vie naturelle.

C'est exactement ce qui m'ennuie en ce moment.

Je sais que je ne pourrai pas nager jusqu'� la prochaine rive.

Vous n'aurez pas � nager, M. Pardee.

Imaginez qu'un des moteurs cesse de fonctionner.

On retournerait � Honolulu. On vole tr�s bien avec trois moteurs.

Si cela devait arriver apr�s le point de non retour

nous continuerions jusqu'� San Francisco.

Et si deux moteurs rendaient l'�me ?

Chaque moteur est compl�tement ind�pendant de l'autre.

Les chances que �a arrive sont de un sur plusieurs millions.

Et m�me si �a arrivait, on pourrait toujours voler,

plus bas et plus lentement, mais on y arriverait.

Vous �tes tr�s rassurant. Pourquoi y a-t-il autant de crashs ?

Les journaux exag�rent toujours l'importance des accidents d'avions.

�a aurait de l'importance pour moi, si �a m'arrivait.

Ce ne sera pas le cas.

D�tendez-vous. Profitez de votre vol.

S'il vous pla�t. J'aimerais vous parler.

Juste une minute, je dois retourner travailler.

J'ai peur de devoir vous emb�ter.

Je travaillais aux r�servations pour Pan American.

C'est bien. Je suis heureux que vous voliez avec nous.

N'y a-t-il pas deux sorties ? Une autre plus en avant,

l� o� vous �tes avec l'�quipage ?

Si.

Pourrais-je sortir de l'avion par l� ? Avec l'�quipage ?

S'il vous pla�t, c'est tr�s important.

Ce n'est pas ce que vous pensez. On m'attend � San Francisco,

ce n'est pas la police ou quelqu'un qui vous causerait des soucis.

Ce n'est pas possible.

Gagnante du concours de popularit� Sally McKee

Perplexe ?

Pourquoi, non. C'est bien vous.

C'�tait il y a huit ans.

Un type aux �tats-Unis a vu la photo.

Il m'a �crit.

J'�tais seule, alors j'ai r�pondu.

Il m'a beaucoup �crit,

de belles lettres.

Et puis le mois dernier, j'ai accept� de l'�pouser.

Je ne lui ai jamais avou� que la photo datait d'il y a huit ans.

Je ne veux pas vous ennuyer avec mes soucis,

mais ce r�ve m'a permis de ne pas perdre la t�te.

Je sais que je suis

tr�s confuse.

Je suis tellement plus vieille que ce qu'il croit.

Mais

si je pouvais le voir

et partir sans le rencontrer.

Comprenez-moi, capitaine.

Ce que vous me demandez n'est pas de mon ressort.

Je vais y r�fl�chir. Je vous ferai savoir.

- Journaux ? - Non, merci.

- Comment se porte AT&T ? - Un point de plus.

J'esp�re ne pas vous d�ranger, je n'ai pu m'emp�cher de vous regarder.

Vous me rappelez quelqu'un que j'ai connu.

Je m'appelle Ken Childs et �a ne me d�range pas.

14 minutes d'avance, commandant.

Et alors ?

On devrait y arriver. Les vents semblent changer.

Bien.

C'est agr�able d'avoir un type comme Dan Roman ici.

Pour changer, je n'ai pas l'impression d'�tre un p�p�.

Je disais � ma femme l'autre jour,

que �a n'avait jamais �t� aussi bien.

Boulot facile, pas de tension,

et j'ai beaucoup de chance d'avoir une fille comme Susie.

C'est tr�s important le genre de femme qu'on a.

Vous ne trouvez pas ?

Prenez une fille comme ma Susie.

Beaucoup de gens trouvent �a dr�le,

car je lave la vaisselle et je cuisine aussi,

mais ils oublient que Susie est beaucoup plus jeune que moi.

Comme un petit martini, une fois de temps en temps...

Excusez-moi capitaine, j'ai une autre question.

Avez-vous peur parfois ?

... c'est l'�me. Une fois elle m'a appel�...

Tu as peur ?

En cet instant, sans aucune raison...

Vous verrez ce qu'elle fera avec ce plateau en bois que j'ai achet�.

... apr�s plus de 2 millions de miles...

... peut-�tre � c�t� du petit bar qu'elle a achet�...

... effray� ?

... lui tenir compagnie quand je suis loin.

Elle le montrera � tous ceux qui viendront

lui tenir compagnie quand je suis loin.

Mais elle est l�.

Comme une grosse boule dans ton ventre.

Tu peux presque la toucher.

Elle passe presque tout son temps l�-bas

pour ne pas se sentir trop seule.

Je crois qu'elle roule un peu trop vite...

�a arrive comme �a, sans aucune raison...

En plus...

... � part peut-�tre l'usure de ces 2 millions de miles.

... car on dirait qu'elles vont encore plus vite qu'avant.

C'est ce que m'a dit le barman en d�cembre dernier,

quand elle a �t� arr�t�e pour ivresse et...

Ils te donneront un certificat pour ces 2 millions

� accrocher sur un mur.

Mais le certificat n'arrange pas l'usure.

... mais le mauvais mot. Elle a de l'esprit.

Dan le sait.

Tous les anciens disent que c'est juste temporaire,

comme les douleurs de croissance.

Comme ce mot qu'elle m'a laiss� pour mon dernier voyage.

Elle est l� maintenant, sans aucune raison,

et tu dois la combattre,

tout seul.

"Bienvenue, mon gros.

"J'�tais fatigu�e et n'ai pas attendu que tu prennes un taxi.

"Ne vole rien dans la cuisine quand tu arrives,

"et ne me r�veille pas demain matin. Je t'aime, Susie."

Quel humour.

Un jour, ils inventeront un tabouret pour navigateur

qui s'adaptera mieux au corps humain.

Demande � Hobie de mieux synchroniser les propulseurs.

Je ne sais pas si c'est le num�ro 1 ou 3,

mais l'un d'eux est en d�cal�. �a m'agace.

D'accord.

Le commandant a dit : "Quel est ton probl�me ?

"Tu ne peux pas r�gler les propulseurs ?"

Ils sont synchros.

Le commandant dit que non.

Le un et le deux sont doux comme de la soie.

- Ainsi que le trois et quatre. - D'accord.

Ils disent qu'ils ne peuvent pas �tre plus doux.

Ah bon ?

Alors quelque chose ne va pas.

Vous allez bien, M. Briscoe ?

�a va ?

Jeune fille, comme si j'�tais millionnaire.

Puis-je vous apporter quelque chose ?

Vous aimeriez peut-�tre une tasse de th�.

- Qu'�tait-ce ? - Il est 17h.

- �a sonne ? - Vous avez bien entendu.

C'est dr�le. C'est la derni�re possession

que je n'aie c�d�e � personne d'autre.

J'aimerais l'entendre sonner encore.

Quelle belle mani�re de savoir l'heure.

Si j'avais une montre comme celle-l�, j'aurais h�te

que les heures passent.

Vous savez ? Je pensais la m�me chose.

Mais l�, je ne suis pas press� de voir passer les heures.

Non, c'est votre montre. Je veux que vous l'ayez.

- Je ne peux l'accepter. - S'il vous pla�t.

C'est la derni�re chose dont j'ai besoin.

Je veux qu'elle marque les heures

que seule une jeune fille peut avoir,

des heures amusantes.

Je serais heureux que vous acceptiez.

Si vous le prenez comme �a.

Je ne sais comment vous remercier.

Je n'ai jamais rencontr� quelqu'un comme vous,

et je ne vous oublierai jamais.

N'oubliez pas que c'est juste un objet

et donc, que ce n'est pas grand-chose.

Je ne l'oublierai jamais.

On pourrait l'entendre sonner ensemble, il faut la r�gler.

- Il est 19h � San Francisco. - Bien s�r. J'ai oubli�.

Il est vraiment 19h, jeune fille ?

En ce qui concerne cet avion, oui.

Alors, vous savez quoi ? Je ne veux ni th�, ni caf�.

- Un verre d'eau ? - L'eau c'est pour le bain,

mais si vous pouvez mettre du scotch dedans, ce serait parfait.

Oui, monsieur.

- J'ai rat� l'heure de mon cocktail. - J'arrive.

Et mon ami qui est l� ? Prendriez-vous un verre avec moi ?

Oui, merci beaucoup.

C'est une tr�s belle musique.

On a gagn� quatre minutes.

On dirait que le vent nous donne de l'�lan.

Bien.

Pour une fois, on arrivera peut-�tre � l'heure.

- Un bonbon, commandant ? - Non, merci.

Dites-moi quand on aura franchi le point de non retour.

Naturellement.

Lydia, si tu es m�contente,

on pourrait essayer d'en parler de mani�re raisonnable.

Il n'y a rien � dire.

N'importe quelle personne qui vend une agence de pub

- pour une mine en ruine... - Elle n'est pas en ruine.

... juste pour se sentir plus important, le grand dirigeant.

Qui joue avec mon argent.

Je veux juste avoir le sentiment que ce que j'accomplis

est le r�sultat de mes efforts.

Et pas juste parce que ma femme a h�rit� d'une affaire.

Je te rembourserai en trois ans, jusqu'au dernier centime.

Trois ans dans la nature et je serai une vraie bouseuse,

avec des jupes au niveau des chevilles au lieu des genoux

et vice-versa.

Pour la derni�re fois, Lydia, je te demande de partir avec moi.

Ravie que ce soit la derni�re fois que tu me poses cette question.

Ainsi, je n'aurai plus � te dire non.

Je demande le divorce d�s que possible.

Tu perds la t�te.

Je suis cens�e faire quoi pendant que tu te balades

en bottes et en chemise de b�cheron ?

Boire des cocktails avec les Suisses ? Jouer au bridge avec les Esquimaux ?

Me promener dans ta for�t vierge, �couter Daniel Boone,

me lever avec les pigeons ou n'importe quel autre oiseau ?

Fais-toi des cornes aux mains.

Sois un bon gar�on aux ongles noircis.

Fais du feu avec du bois. Mange des bo�tes.

Prends un bain les samedis soirs pour aller au bal du village.

Apprends-leur la samba, je m'en fiche.

Fais ce qui te pla�t si �a te donne l'impression d'�tre un homme.

Mais ne me demande pas de partager tes aventures pu�riles.

C'est d�j� assez dur de devoir payer pour �a.

- C'est ton dernier mot ? - Non.

J'ai toujours pens� que tu �tais un imb�cile.

Vous avez des soucis ?

- Je vous assure... - Je sais ce que vous allez dire,

tout va pour le mieux.

C'est toujours ce que dit un homme qui a des soucis.

Les h�pitaux psychiatriques sont pleins de gens qui ne s'expriment pas,

parce qu'ils ont peur de dire la v�rit�,

ils pensent qu'ils vont se ridiculiser,

ou bien que personne ne peut les comprendre.

D'accord ?

D'accord ?

Mais les Bons Voisins ne pensent pas �a.

- Et qui sont... - Un club dont je fais partie.

Comme les alcooliques anonymes.

Leurs repas sont plus festifs.

Sur le bureau de l'orateur, il y a un grand mouchoir

o� il est brod� : "Pour pleurer haut et fort".

Et chaque membre a son propre mouchoir.

Quand un mauvais cas se pr�sente, plusieurs Bons Voisins

tendent le mouchoir au type pour qu'il puisse pleurer,

et ils ne lui demandent rien d'autre.

�a s'av�re �tre une bonne vieille s�ance de renouveau

et celui qui n'a pas de soucis en particulier

se sent un peu abandonn�.

Et si ce type ne finit pas par rire de lui-m�me,

au moins il se sent mieux.

L'important, c'est que tout le monde se sent mieux,

car neuf fois sur dix,

ils trouvent toujours pire qu'eux.

Que chantez-vous � la fin d'une r�union ?

"Enferme tes soucis dans ton sac de sport" ?

Comment avez-vous devin� ?

Quand un type arrive avec un vrai probl�me,

du genre il ne peut pas payer ses imp�ts,

ou sa femme a bousill� la voiture,

ou sa nouvelle maison a des fissures dans les fondations,

il y a un orgue qui joue une musique triste.

�a donne la p�che.

J'imagine ce que c'est.

Bien s�r, personne n'arrive jamais

avec de vrais probl�mes.

Vous savez, du genre,

sa femme est mourante,

ou bien il fr�le la ruine.

Ils n'avouent que de petits probl�mes,

du genre, qui vont-ils prendre pour tondre la pelouse,

ou vont-ils faire un bon score au golf ?

Tout est relatif.

Vous prenez l'habitude de rire des petits tracas

quand ils arrivent,

�a permet de pouvoir faire face

quand les vrais probl�mes arrivent. Vous comprenez ?

Oui, je commence � comprendre, monsieur...

Ed Joseph. Je suis vendeur de meubles.

Pour en revenir � vous, �a vous ferait peut-�tre du bien

si je pleurais un peu.

Alors vous comprendriez ce que sont les Bons Voisins.

Imaginez que vous avez un mouchoir.

Pr�t ?

Ma femme et moi avons �conomis� durant des ann�es

pour faire un voyage � Hawa�.

Vous savez, les palmiers, le soleil, le sable,

ce qu'on n'a pas chez nous.

On a r�v� du jour o� on partirait.

QUAI 13

Alors, ma femme a convaincu une dame de s'occuper de nos enfants

pour 10 dollars par jour,

je gagnais moins que �a durant nos cinq premi�res ann�es de mariage.

On a d�fait nos bagages et on �tait vraiment heureux,

mais le bateau n'est pas parti. Une gr�ve, je crois.

Mais on a eu de la chance. On a pu avoir deux billets d'avion,

et m�me si on n'a pas pu prendre tous nos bagages,

on est arriv�s � notre destination de r�ve.

Au petit h�tel qui convenait � nos moyens,

il y a eu une erreur dans les r�servations.

Un autre couple nomm� Joseph venant de Milwaukee.

Alors on s'est dit que c'�tait peut-�tre leur r�ve � eux aussi.

Alors on n'a pas fait d'histoires.

On est finalement all�s dans un h�tel bien au-del� de notre budget.

Alors on a d� �courter notre voyage.

Saut� de jeune poulet

Amandes effil�es, Pointes d'asperges sous verre

D'accord ? Le soir arrive,

ma femme met la seule robe de soir�e qu'elle a pu amener

et je mets un smoking que je n'avais pas port� depuis 10 ans.

Maman !

Nous �tions pr�ts � passer une soir�e magique.

Ma femme portait de nouvelles chaussures

aux talons beaucoup plus hauts que d'habitude et...

Mon dos.

Le m�decin a dit que ma femme s'�tait tordu le sacro-iliaque,

donc plus de danse pour le voyage.

�a a fini par passer.

En quelques jours elle allait mieux pour boiter jusqu'� la plage.

Il a plu des cordes pendant trois jours.

On n'avait plus qu'� rester assis � �crire des cartes

sur nos merveilleuses vacances.

�a a dur� trois jours, puis on a rencontr� les Wilson.

Ce qui est agr�able quand on voyage, c'est de rencontrer des gens.

Ils avaient une conception particuli�re du plaisir.

Il voulait ma femme comme dessert, et elle m'a pris pour Clark Gable.

Ma femme ne pouvait pas courir tr�s vite � cause de son dos.

Et j'�tais moi-m�me pourchass�.

Vous n'avez rien v�cu

tant que vous n'avez pas �t� chass� par la femme de ce type.

Nous avons donc mang� hors de l'h�tel toute la fin de notre s�jour de r�ve

pour ne plus croiser ces gens et jouer � cache-cache sans arr�t.

Mais le dernier jour, le soleil est apparu.

Qui veut rentrer chez soi sans avoir bronz� un peu ?

On �tait d�sesp�r�s. On a profit� du soleil toute la journ�e.

Ma femme a �t� br�l�e au troisi�me degr� sur les �paules.

Je ne supporterais aucun poids sur mes �paules.

Je vais devoir emprunter de l'argent � la banque

pour payer les prochaines factures, si jamais on arrive � rentrer.

Si vous pensez toujours avoir des soucis, monsieur...

Est-ce que Mme Joseph et vous voudriez prendre un verre avec moi ?

Vous pouvez reprendre votre mouchoir.

Prends une pause, Dan. Je vais prendre les commandes.

Bien, je vais aller me coucher.

C'est dr�le comme un type peut dormir avec quatre moteurs pr�s des oreilles,

et se r�veiller juste quand ils s'arr�tent.

Tu imagines ? Le silence me r�veille chez moi.

Personne ne devrait supporter �a.

Tour de contr�le San Francisco, 2930.

Je me fiche que tu l'aies faite toi-m�me.

C'est interdit.

Jette-la avant que je ne le fasse.

Mais j'aime �couter les avions. J'ai mis du temps � construire ce poste.

Si tu y touches, je te tue. Je devrais le faire de toute fa�on.

Pour qu'il se passe quelque chose dans ce rafiot.

Tu perds la t�te. Il te faut dix mois � terre.

�tre ton �quipier est suffisant pour devenir fou.

Sors de l�.

Je t'aurais pr�venu.

La f�d�ration te retirera ta licence

si tu leur envoies un message.

Sors de l�.

Bonjour, Honolulu. Ici 420 avec un rapport de position.

Allez, Honolulu. R�veille-toi. R�ponds-lui.

420, ici San Francisco,

Honolulu ne peut entendre � cause des mauvaises conditions.

Envoyez votre rapport.

Bien, San Francisco. Coupez, Honolulu.

Position � 0557.

Latitude 34/30 nord.

Longitude 140 ouest, 9000 pieds.

Il reste 5700 litres.

Par la fen�tre � c�t�, parfois je peux voir les �toiles.

L'Am�rique est tout autour de moi.

Tu veux savoir une chose amusante ?

� Honolulu, j'ai d� �tre inspect�e

par des gardes am�ricains du service d'immigration.

Et il n'y avait pas un seul soldat.

J'en ai cherch� partout, avec des armes et...

Vous voulez d�ner, Mlle Chen ?

Oui. S'il vous pla�t, je suis si stupide.

J'�cris une lettre � mon fr�re en anglais

et je ne me souviens pas de ce mot.

C'est la chose que les soldats ont au bout de leurs fusils,

comme une �p�e ?

- Une ba�onnette ? - Oui.

Je suis tellement stupide. Merci.

Je suis g�n�e.

Quelqu'un qui sait �crire et lire plusieurs langues

ne devrait jamais �tre g�n�e.

�tant un vrai lapin �cervel�, j'�cris � peine dans la mienne.

"Lapin �cervel�" ?

C'est de l'argot pour les filles am�ricaines d�biles.

Lapin �cervel�.

Comme c'est ravissant. Je dois en parler � mon fr�re.

Dites-lui que vous avez rencontr� le lapin le plus stupide.

S'il conna�t des filles am�ricaines, il comprendra.

Je vais pr�parer votre d�ner.

Lapin �cervel�.

Il y a un gros probl�me � l'arri�re. Le plateau...

- Je sais. - Un plateau entier a saut�.

- Je me suis br�l�e. - Je pensais que c'�tait le moteur 1.

Il marchait parfaitement. Ils fonctionnent tous.

C'est peut-�tre dans la queue. Si elle s'est br�l�e, c'est pire derri�re.

Dan, prends ta torche et va voir � l'arri�re.

- Fais-moi un rapport au plus vite. - Bien.

L�onard, fais une r�paration rapide,

donne-moi notre position actuelle et toutes les dix minutes.

Spalding, va aupr�s des passagers.

Si �a se reproduit, ils vont s'inqui�ter.

Hobie, informe San Francisco qu'on fait face

� une vibration inhabituelle et qu'on les tiendra inform�s.

Vous voulez signaler une urgence ?

Non, pas encore.

- Tout va bien ? - On est toujours en un seul morceau.

J'allais commencer � servir les passagers. Je continue ?

Tu devrais.

Parfois ces choses n'ont pas d'explication.

Attendez une minute.

Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Il y a un probl�me ? - Arr�tez.

Tout � l'heure �a a saut� si fort, que �a a renvers� mon verre.

Commandez-en un autre. On n'est pas regardants.

Vous ne direz rien ?

Je le ferais si c'�tait le cas.

Je vous parie qu'on a du retard.

C'est possible.

- Tu as trouv� quelque chose ? - Non.

- Tu penses que c'�tait quoi ? - Aucune id�e. On est o� ?

Je te le dirai dans quelques minutes.

Rien de sp�cial � l'arri�re.

La temp�rature du num�ro 1 a pris cinq degr�s en une heure.

San Francisco veut conna�tre la nature du probl�me.

Si on le savait on leur aurait dit.

Non, ne dis pas �a. Dis-leur...

Dis-leur qu'on ne sait pas encore et qu'on les informera.

J'ai des nouvelles pour vous. On a juste pass� le point de non-retour.

- Vous avez perdu quelque chose ? - Mon briquet ne marche plus.

Il pense peut-�tre �tre � bord d'un navire

et il essaie de creuser son app�tit pour le d�ner.

J'ai vu un fou agir ainsi, une fois. Ce n'�tait pas si gentil.

Il cherche les ennuis.

Vous �tes Kenneth Childs ? C'est bien vous, n'est-ce pas ?

Oui. Pourquoi ? On ne se conna�t pas.

Non. Car on nous l'a emp�ch�.

Que puis-je faire pour vous ?

Je suis Humphrey Agnew.

�a vous dit quelque chose ?

- Agnew. Vous �tes le mari de Martha ? - Oui.

Vous n'avez pas dit que vous �tiez enchant� de me conna�tre.

- Bien s�r... - Bien s�r que non !

�coutez, M. Agnew, je bois un verre tranquillement avec cette dame.

Vous semblez perturb� par quelque chose.

On pourra en parler plus tard. Excusez...

Non, vous ne me renverrez pas en claquant des doigts.

M. Agnew, je ne sais pas ce qui vous ennuie et je m'en fous.

Retournez d'o� vous venez et asseyez-vous.

- Maintenant, ch�ri. - Cet homme est une plaie.

Je suis une plaie, sans aucun doute.

Et j'aurais d� l'�tre encore plus

quand ma femme et vous cherchiez � m'�viter � Honolulu,

- pour pouvoir �tre seuls. - Vous �tes compl�tement fou.

J'ai d�jeun� deux fois avec elle car elle est tr�s gentille.

Et elle travaillait pour moi il y a longtemps.

La pire chose qu'elle ait faite est de m'avoir serr� la main.

Alors arr�tez de l'insulter et de vous ridiculiser. Partez.

Je savais que vous auriez une bonne explication.

Mais je ne suis pas aussi idiot que vous et ma femme le pensez.

Je vais vous laisser vous demander ce que je vais faire.

Vous demander et penser, comme je l'ai fait.

On m'a parl� de vous si longtemps, je ne supporte plus votre nom.

Vous �tes un charmeur avec les dames ?

�a devrait vous int�resser, madame.

- J'en ai assez. - Quel est le probl�me ?

- Que se passe-t-il ? - Doucement, arr�tez.

Il est fou, il a une arme.

Il y a le feu !

- Tire la bouteille dessus. - Hobie, tire la bouteille vite !

- Avertis San Francisco avec la radio. - San Francisco 420.

Le propulseur ! Il est cass�.

Tu risques de perdre le moteur aussi.

- Elle est sortie de son support. - Tire l'autre bouteille.

- On perd de l'altitude. - San Francisco 420.

Merci, mon Dieu.

Je ne pense pas que �a br�lera plus.

Je n'arrive pas � joindre San Francisco.

- Essaie l'autre fr�quence. - J'ai essay� les deux.

Fais un appel de d�tresse.

- On se dirige vers l'eau ? - Non.

On vole mal avec ce moteur qui pend,

mais je pense qu'on peut y arriver.

- Combien jusqu'� la c�te ? - Environ 6 h.

Mais en vitesse de croisi�re. Maintenant, je ne sais pas.

Trouve !

...mayday 420.

Mayday 420, quiconque.

J'ai quelqu'un. Un bateau.

Ici le Cristobal Trader, j'appelle 420. Je vous entends tr�s bien.

Vous �tes pass�s au-dessus de moi il y a 20 minutes.

Voulez-vous que je transmette vos messages ? Termin�.

Re�u. Avertissez San Francisco qu'on a perdu le propulseur num�ro 1.

Un feu s'est d�clar� mais a �t� ma�tris�.

On est � 5000 pieds mais on baisse.

Demandez qu'ils �vacuent toutes les altitudes en dessous.

Je m'en occupe. Attendez.

Ici Cristobal Trader, j'appelle San Francisco.

C.T.A. 420 DEMANDE D'AIDE SAN FRANCISCO

A PERDU UN PROPULSEUR

FEU DECLARE MAIS MAITRISE A 5000 MAIS BAISSE

DEMANDE D'EVACUER TOUTES LES ALTITUDES

Sauvetage air-mer de Oakland.

Bien.

Chauffez l'avion disponible. Interceptez.

San Francisco veut savoir si vous allez amerrir. Termin�.

N�gatif pour l'instant.

Quel est l'�tat de la mer selon vous, au cas o� ?

De grosses vagues nord-ouest. Des rouleaux � 30 degr�s.

C'est tr�s violent. Restez en l'air si vous le pouvez.

Il fait humide ici. Termin�.

Merci, Cristobal Trader. On va essayer.

Bon courage, les gars.

Un de ces jours, j'aurai une lueur d'intelligence et je mettrai des boutons.

- Quelle est l'info ? - Perte de propulseur vers l'est.

Un incendie ma�tris�. En perte d'altitude.

- � quelle distance ? - 1000 miles peut-�tre.

Bon sang !

Ce pourrait �tre mon dernier spectacle et pas un seul rire.

J'aurais d� crier, mais j'avais tellement peur.

Mon c�ur retombe juste du plafond.

Des ennuis ? Attendez que j'en parle aux Bons Voisins.

J'�tais presque endormie quand c'est arriv�.

Ce pourrait devenir int�ressant.

C'�tait d�j� int�ressant avant que �a n'arrive.

Deux singes essayaient de s'entretuer.

Et si tu retournais t'asseoir gentiment.

Je suis s�re que tout ira bien.

Ils vont venir tout vous expliquer dans une minute.

Je vais juste garder �a pour vous jusqu'� San Francisco.

Vous pouvez avoir beaucoup d'ennuis avec �a.

Je vais faire du caf� pour tout le monde.

Tu sais que les armes spatiales ne tuent pas ?

Non.

Elles te paralysent juste.

Tu sais ce qu'il y a de plus dr�le ?

C'est que pour la premi�re fois de ma vie, je suis innocent.

Et je lui ai dit la v�rit�, alors aide-moi.

�a va co�ter beaucoup d'argent au contribuable.

Tu proposes quoi ? De les faire rentrer � la nage ?

Non Alameda, ici le centre de secours des garde-c�tes.

- Nouvelle position ! - J'�coute !

� 5 h 47 de la c�te, si on garde cette vitesse.

- Et l'essence ? - Juste assez.

On a besoin de 4350 litres et on en a 4900 selon mon graphe.

- �a pr�cise les choses... - Tu peux jeter ton graphe.

- Car on n'a pas 4900 litres. - Comment tu le sais ?

J'ai vu 760 litres dans le r�servoir 1 quand on a perdu le propulseur.

Je pense que quand le propulseur est tomb�,

il a fait des trous dans l'aile. Et a cass� le r�servoir.

On n'y arrivera pas. Je vais recalculer, mais les vents,

- ils peuvent changer les donn�es. - On va boire la tasse.

La question est quand et o�.

On a du temps. Ne paniquons pas.

Attendons un peu pour voir ce que font les vents.

- On sera plus pr�s des c�tes. - L'eau sera plus froide.

Et s�rement plus violente, mais on doit avancer tant que possible.

Je suis d'accord avec toi.

�a nous laissera du temps pour �tre rep�r�s.

Je te veux pr�s de moi quand on commencera la descente.

En attendant, balance tout ce que tu peux.

450 kg en moins modifiera notre vitesse.

Tu veux que je leur dise qu'on va amerrir ?

Juge par toi-m�me.

Vous savez qu'on a eu un petit probl�me.

Si je vous explique exactement ce qui s'est pass�,

vous vous sentirez mieux.

Je ne vais pas minimiser,

ni aggraver ce qui s'est pass�.

On a perdu le propulseur num�ro 1.

C'est une chose qui n'arrive jamais,

il y avait une chance sur un milliard.

On a �teint le feu avec du dioxyde de carbone,

donc il n'y a plus de danger de ce c�t�-l�.

Mais notre vitesse a beaucoup baiss�

car le moteur num�ro 1 est en partie tordu dans son support,

ce qui nous ralentit beaucoup,

comme si vous tra�niez les pieds sur une barque.

Je ne vous reproche pas d'�tre effray�s, je le suis aussi.

Je vole depuis 1917

et je n'aime pas �a plus que vous.

Cependant avec ces heures de vol, j'ai remarqu�

que je suis toujours en vie.

Voici la partie plus difficile.

- Vous voulez savoir ? - Dites-nous tout.

Je crois qu'on veut tous savoir.

Vous �tes tr�s chanceux.

Ce propulseur aurait pu causer beaucoup plus de d�g�ts.

Mais il y a plusieurs trous dans l'aile, o� notre carburant est stock�.

Ce qui veut dire qu'on ne peut atteindre la c�te californienne.

On peut retourner � Honolulu ?

On a d�j� pass� le point de non-retour.

On va s�rement devoir amerrir.

On va tous mourir.

Vous risquez juste de rester dans l'eau quelques minutes.

Un avion de sauvetage est en route pour nous intercepter.

Avant qu'on ne plonge, il y en aura s�rement d'autres.

Certains peuvent amerrir.

Et des navires se dirigent vers nous.

Plusieurs avions ont plong� dans l'eau avant nous

et personne n'a jamais �t� bless�, � part peut-�tre un peu mouill�.

C'est la panique qui cr�e les accidents.

Alors ne vous inqui�tez pas.

Mlle Spalding et notre officier, M. Wheeler, vont vous rejoindre.

Faites ce qu'ils vous disent.

Il y a des avions qui ont flott� si longtemps qu'ils sont devenus

dangereux pour les bateaux et on a d� les couler avec des armes.

Il y a des avions qui ont coul� en quelques minutes aussi.

PROPRIETE DE TOPAC AIRLINES

C'est un radeau gonflable.

C'est un gadget fantastique.

Il poss�de tout sauf des steaks am�ricains.

Vous y serez tous � l'aise.

M. Wheeler, notre officier en second, s'en occupera.

Il vous dira quand enlever vos chaussures.

Personne ne doit le percer.

Mlle Spalding vous montrera o� sont les rations d'urgence,

lorsque vous aurez faim.

Pourquoi on aurait faim si on doit y rester juste quelques minutes ?

Vous nous racontez des bobards ?

Peut-�tre un peu, mais je veux qu'on ne reproche rien

� propos du service et de la cuisine sur cet avion.

Il y aura sans aucun doute du caviar.

Ce serait plus difficile s'il n'y avait pas de caviar.

J'en parlerai au chef des urgences.

Il n'y a pas de quoi rire.

C'est faux. Plus on rit, mieux c'est.

Quand vous serez dans ce radeau, vous devriez m�me chanter.

J'�tais un bon baryton autrefois.

Je ne chante pas juste, mais je chante fort.

C'est tr�s important.

Quand on touchera l'eau, il y aura deux chocs.

Si vous le savez en avance, vous n'aurez pas peur.

Le premier sera � peine perceptible, comme un atterrissage normal.

Mais le second sera plus violent, alors pr�parez-vous.

Juste apr�s, les lumi�res s'�teindront,

mais Mlle Spalding et M. Wheeler auront des torches.

Alors d�tachez votre ceinture et attendez son appel.

Et restez calmes.

Y a-t-il quelque chose que vous n'avez pas compris ?

On peut envoyer un message radio � nos familles ?

Ils devaient nous chercher � l'a�roport. Ils vont nous attendre.

D�sol�, notre radio est tr�s occup�e

� donner notre position et � contacter les avions de secours.

J'ai des papiers importants avec moi, des ann�es de travail.

Je peux les prendre avec moi ?

Seulement si vous pouvez les mettre dans vos poches.

Aucun bagage, d'aucune sorte.

J'y avais d�j� pens�,

le fond de la mer est la meilleure place pour eux.

Et encore une chose. N'ayez pas trop d'espoir.

Il y a une chance sur mille qu'on atteigne la c�te.

C'est impossible sauf si les vents changent.

Et selon la m�t�o, �a n'arrivera pas.

Mais ils pourraient. Ce qu'on peut faire pour faciliter les choses,

est all�ger l'appareil. Ainsi, on utilisera moins de carburant.

Messieurs, si l'un d'entre vous veut jeter des choses par la fen�tre,

c'est maintenant ou jamais.

Et nous les filles ? J'adore jeter des choses.

Bien, allez aider Mlle Spalding.

Je vais rester avec ma femme. Elle s'inqui�te pour nos enfants.

Laissez-moi vous aider.

Je poursuivrai la compagnie, je ne dois pas faire d'exercice.

- Le docteur a dit que mon c�ur... - Ton c�ur me casse les pieds.

On peut se d�barrasser de ces sacs, suivez-moi messieurs,

et que ceux qui restent forment une ligne vers la porte.

Ma nouvelle redingote de cr�ateur est dedans.

Ma compagnie d'assurance va adorer.

Quelle fantastique excuse pour refaire sa garde-robe.

Ce serait bien qu'il sorte de tout �a

sans rien avoir vu.

J'ai besoin d'un homme grand.

Int�ress� ?

- Fascin�. - Saisissez-moi par la taille.

Tr�s bien. Commencez � jeter les choses, attention.

Restez derri�re moi, on se sent seul ici.

C'est fini.

Il ne nous reste plus qu'� attendre.

Excusez-moi.

Mes enfants aiment bien quand je joue �a.

- Tu ne reviens pas � notre place ? - Je reste ici.

Je ne supporte pas ce pleurnicheur.

Hobie, donne-moi 2250 rpm.

Ouvre les volets. V�rifie les temp�ratures.

Donne-moi un peu plus de puissance !

Regardez le carburant, et l'altitude, on plonge.

Je n'y peux rien. Cette turbulence nous ralentit et on ne peut pas remonter.

Prenez une tasse de caf�.

- J'ai d�j� assez chaud. - Alors �a vous rafra�chira.

C'est normal de s'inqui�ter, Mme Joseph.

Mais je suis presque certain qu'on s'en sortira.

Demain on le verra comme une exp�rience int�ressante.

Au fait, quel �ge ont vos enfants ?

Jennifer a six ans et Edouard quatre.

Jennifer est un pr�nom si charmant. Quelle chance vous avez.

Jennifer m'a toujours fait penser � la lande �cossaise,

la bruy�re, le calme,

et les petits villages enfouis dans la colline.

Ce genre de chose.

Votre Jennifer ressemble � �a ?

Je ne vois pas vraiment, mais c'est une enfant tr�s calme.

Exactement.

Je savais qu'elle serait comme �a.

Et Edouard grandit s�rement si vite qu'il faut toujours changer ses affaires.

Toutes les trois semaines.

Et si vous vous reposiez maintenant ?

Plus tard, j'aimerais que vous me parliez de vos enfants.

Je croyais que tu d�testais les enfants.

C'est le cas.

Mais cette pauvre femme est terrifi�e. Je pense l'avoir aid�e.

Pendant 10 ans tu as dit que l'amour �tait un mot du dictionnaire

et que les enfants �taient des monstres.

Et tu n'as jamais rien fait pour aider quelqu'un.

Qu'y a-t-il, Gustave ?

Je ne t'ai jamais vu ainsi.

Tu as oubli� qui tu �tais pendant toute une heure.

Tu as �t� splendide.

L'exag�ration est une indulgence idiote.

Tu as dit � cette femme que tout irait bien.

- Tu y croyais vraiment ? - Non.

En d�pit de ce qu'a dit le pilote, je pense qu'on a peu de chances.

- Et tu n'as pas peur ? - Oui et non.

Je ne sais pas ce que je ressens.

Si j'�tais ouvertement effray�, les autres le seraient aussi.

J'ai eu une attitude trop th��trale apr�s le feu,

et on dirait que je suis coinc� dedans.

Je veux juste savoir une chose.

Qu'est-il arriv� au plus grand b�b� du monde ?

L'homme-enfant qui avait peur de dormir la lumi�re allum�e.

Tu �clatais en sanglots si on mettait de l'amidon sur tes chemises,

ou si la cr�pe Suzette �tait mal faite.

Je ne te comprends pas, Gustave. Je crois que je n'y arriverai jamais.

Ce n'est peut-�tre pas important de te comprendre

comme les autres femmes que tu as gard�es autour de toi.

J'ai essay� de me dire que j'�tais avec un empereur romain.

Tu m'as achet�e au march�, Gustave, tu as pay� pour moi,

comme tu paierais pour une pi�ce qui pourrait te plaire.

Pendant 10 ans j'ai eu ce sentiment que je d�testais.

Maintenant, �a ne m'ennuiera plus.

Gustave, je voudrais te dire une chose.

Et si on ne s'en sort pas, il faut que tu le saches.

Je ne l'ai jamais dit avant

et tu ne voudras s�rement plus jamais que je le r�p�te.

Qu'y a-t-il dans ta petite t�te ?

Je suis amoureuse de toi, Gustave.

Je crois que je l'ai toujours �t�.

Et vous attachez le ruban ainsi.

Ces gilets ne sont pas gonfl�s pour l'instant.

Si vous tirez ce cordon des deux c�t�s,

les capsules rel�cheront du dioxyde de carbone

et le gilet gonflera imm�diatement.

C'est tout pour �a.

- Des appels pour moi ? - Fais ton choix.

Boyd, des relations publiques.

Non, Tommy. On n'a pas perdu un avion.

Je suis les op�rations et notre avion est toujours dans les airs.

Oui, on a eu des soucis. Non, je ne sais pas qui sont les passagers.

Oui, d'accord.

O� est Garfield ? Ce journal idiot veut une d�claration du directeur.

Il arrive. Il sera l� bient�t.

Boyd, relations publiques.

�coute Oswald, cette compagnie a eu plus de 30 millions de passagers

sans en perdre un seul.

Bien s�r que je veux coop�rer.

Tu auras toutes les infos, laisse-moi le temps de m'organiser.

Au revoir.

M. Garfield, vous avez une minute ?

Pas plus. Quel est votre probl�me ?

Les journaux sont d�j� sur mon dos. Que vais-je leur dire ?

Pourquoi pas "tomb�s morts" pour la une ?

- Vous savez que je ne peux pas. - Je sais.

- Vous pouvez encore les retenir ? - Pendant une heure, peut-�tre.

C'est pour les �ditions du matin.

�a devrait suffire. On a de s�rieux ennuis.

C'est aussi grave que �a ?

C'est pas joli.

Tout va bien pour vous deux ?

En cinq ans, je ne me suis jamais senti mieux.

J'ai d�cid� que Mlle Chen �tait celle avec qui j'aimerais �tre dans un radeau.

Bien s�r, elle pourrait pr�f�rer un homme plus jeune.

Dans ma famille, il y a un vieil adage qui dit,

je vais essayer de vous le traduire :

"La jeunesse de l'homme ne meurt pas

"tant qu'il ne la tue pas lui-m�me."

Je plaide non coupable.

Je veux juste vous montrer comment utiliser votre gilet.

Mon cou ne supportera aucun poids,

et mes os tiennent ensemble gr�ce � mon imagination.

Un enterrement dans l'eau serait �conomique pour mes h�ritiers.

- Vous ne devriez pas parler ainsi. - Pourquoi faire �a ?

Vous semblez plus � l'aise ainsi.

Le col ouvert vous va tr�s bien.

Un genre plus rude.

- Aventurier, vous voulez dire. - Oui.

Tenez-vous bien.

Je reviendrai m'assurer que vous �tes gentil avec Mlle Chen.

Ce sera une t�che difficile pour un aventurier sans cheval,

mais je ferai de mon mieux.

Pouvez-vous mettre votre gilet ?

Les enqu�tes prouveront que cet avion �tait bon pour la casse.

Et qu'on est entre les mains d'incapables.

Je ne veux causer aucun probl�me, mais fermez-la !

Vous me d�testez ?

Vous me d�testez tous car j'ai voulu faire ce qui �tait juste.

Faites ce que vous dit la dame.

Ne me touchez pas.

Vous me compliquez les choses, je veux juste vous aider.

J'ai parfaitement le droit...

Vous n'avez plus aucun droit � partir de maintenant.

Faites ce qu'elle vous dit, ou vous coulerez m�me avec votre gilet

car je tiendrai votre t�te sous l'eau tant que vous gigoterez.

Si nous devions descendre, voici les consignes.

Croisez vos bras ainsi devant votre visage.

Tenez-vous au si�ge devant vous.

Mettez votre t�te entre les bras,

et restez ainsi jusqu'� l'arr�t de l'appareil.

N'oubliez pas d'enlever vos chaussures.

Les hommes doivent desserrer leurs cols et cravates.

Pourquoi ?

Selon les instructions,

�a r�duit les risques de vous briser le cou.

Des nouvelles du 420 ?

Rien, monsieur.

Si ces gens amerrissent ce soir,

avec la force du vent dans les vagues,

ils auront peu de chances de survie.

Cristobal Trader, ici San Francisco.

On est d�sormais en liaison directe avec l'avion. Merci pour tout. Termin�.

Bien. Muchas gracias.

Cristobal Trader, fin de la transmission.

Si vous me laissiez prendre les commandes ? Reposez-vous.

- On aura besoin de vous. - D'accord.

Commandant, on n'a presque plus de carburant.

Il reste entre 75 et 115 litres. Si les vents sont bons, on y arrivera.

On a gagn� quatre minutes en une heure.

Si on peut gagner 11 minutes on est sauv�s.

Commandant, l'intercepteur nous appelle.

On estime notre position � 145 miles.

Interception dans 20 minutes.

Gardez un �il sur lui.

On transmettra notre position toutes les trois minutes.

Quand votre aiguille vacillera, appelez-nous tout de suite.

On sera alors tr�s pr�s de vous.

Donnez-nous votre position actuelle.

On va s'en sortir.

Cinq degr�s nord bien s�r. On est heureux que vous soyez l�.

On comprend. Vous pouvez remonter un peu ?

L'interception sera plus facile.

N�gatif. On peut le faire mais �a nous ferait perdre trop d'essence.

Chaque litre nous rapproche des c�tes.

D'accord. On va vous trouver.

- Tu as toujours peur ? - Non, mon ch�ri.

Pas pour l'avion. Pour notre futur.

Je n'ai plus peur de rien.

Je ne t'entends pas.

Comment avoir peur quand tu me tiens ainsi.

- Je t'aime. - Ch�ri.

Non.

Rappelle-toi o� on est.

Ce serait tellement horrible

si je te tenais ainsi pour la derni�re fois.

- On a toute notre vie devant nous. - Si on s'en sort.

Doucement, ch�ri.

Howard.

Je croyais que tu ne me parlais plus.

Tu serais d�sol� si je me noyais ?

- Ne sois pas ridicule. - Je dois savoir.

Je serais plus que d�sol�.

Tu pourrais partir dans ta for�t au nord.

J'avais pens� que partir dans cette mine

pourrait virer au cauchemar.

Mais c'est ton r�ve, Howard.

�a l'�tait.

Je peux changer les choses. �a te ferait plaisir.

Mais je te perdrais.

Il y a quelques heures, tu insistais pour te d�barrasser de moi.

Parfois je suis une femme stupide et �go�ste.

Tu devrais aller dans tes mines.

C'est toi.

Et tu devrais me faire rire.

J'ai compris ce que tu m'as dit.

Tu serais malheureuse.

Sans aucun doute.

Mais je veux �tre avec toi.

Avec l'homme que j'ai eu le bon sens d'�pouser.

Si je m'�trangle avec des cr�pes, ou que j'essaie d'habiller les indig�nes,

ou que j'organise des soir�es avec les chiens de tra�neau, sois patient.

Tu ne seras pas oblig�, mais j'esp�re que tu le seras.

Hue ! C'est ce qu'on dit � un chien de tra�neau, non ?

Je veux m'entra�ner.

�a les fait tourner � gauche, si tu cries assez fort.

Tu es tr�s dou�e.

- Vous pouvez apporter �a � Sullivan ? - Je vais essayer.

- Tout le reste est sous contr�le ? - Oui, monsieur.

- La m�t�o est meilleure ? - J'ai peur que non.

- Radar, quelque chose ? - Pas de cible.

Navigateur, votre position pour l'interception ?

J'ai r�par� le signal radio.

On devrait se rejoindre d'ici peu, si leur navigateur dit vrai.

- Radar ? - Pas de cible.

- Quelqu'un se trompe. - On devrait �tre juste au-dessus d'eux.

On peut facilement le perdre.

Pas de cible, monsieur.

Ce navigateur est d�traqu�. On a d�j� sept minutes de trop.

Radar ?

Cible, commandant. Fort signal. Quatre degr�s gauche, 8 miles.

500 pieds en dessous de nous.

Tu as fait une erreur, mon gros ?

Et les onze minutes sur lesquelles tu comptais ?

Que leur est-il arriv�, mon gros ?

Tu n'as pas pu y arriver, mais tu y croyais.

- Lennie, des nouvelles ? - Attendez. Je v�rifie encore.

On perd du temps, mon gros. Arr�te de trembler.

Trouve les minutes, et tu pourras venir me rejoindre.

Les minutes.

Qui a les minutes ?

Ta Susie les a, juste ici.

Allez Lennie. Qu'est-ce qui nous retarde ?

Les garde-c�tes disent que notre position est fausse.

J'arrive, commandant.

Commandant ?

J'ai de mauvaises nouvelles.

Les garde-c�tes ont raison. J'ai fait une erreur de d�butant.

On n'est pas aussi pr�ts de la c�te qu'on le pensait.

J'ai compt� en n�uds pas en miles.

J'ai d� avoir peur.

Et pour ces 11 minutes ?

Elles peuvent toujours faire la diff�rence ?

Elles n'existent pas.

Elles n'ont jamais �t� l�.

Je suis d�sol�, commandant.

J'esp�re qu'on flottera.

J'ai tellement h�te que tu arrives, Sally.

Demain, je quitterai ces montagnes et ces pins, qui seront ta maison aussi,

et j'irai en ville pour la premi�re fois en un an.

Je veux y aller quelques jours avant ton arriv�e,

car cette cabane a besoin de plusieurs choses

pour la rendre plus confortable pour une fille.

J'ai toujours peur que �a ne te plaise pas,

sauf si tu adores le bruit des ruisseaux de montagne,

ou regarder le soleil se coucher derri�re la montagne, lentement.

Salut, Henry.

Un de nos voisins vient de passer me voir.

Un petit faon que j'ai nomm� Henry.

On dirait qu'il me demande : "O� est Sally ? O� est ta femme ?"

Alors d�p�che-toi !

Pour que tu me reconnaisses � l'a�roport,

je porterai une cravate vert clair.

P.S. J'ai tellement de chance.

Je prends un vieux magazine,

et je tombe sur ta photo, qui me frappe juste entre les yeux.

Et quelque temps apr�s, cette merveilleuse jeune fille

vient partager ma vie.

Extraordinaire.

Quoi donc ?

C'est la foi ou juste l'habitude qui pousse une femme

� se remaquiller juste avant de monter sur un radeau ?

Vous n'anticipez pas trop ?

Vous �tes assez fataliste � propos de �a, alors ?

Je ne suis pas s�re de savoir ce qu'est une fataliste.

Je ne suis pas s�re de savoir ce qu'est une fataliste.

Comment pouvez-vous rester aussi calme,

alors que tout � l'heure vous �tiez terrifi�e ?

Je me suis assis ici, car j'ai pens� que je pourrais vous aider.

Mais je ne sers � rien.

Si vous �tes venu m'aider,

c'est aussi parce que vous aviez besoin d'aide vous-m�me,

vraiment beaucoup.

Ne vous en faites pas pour moi.

Je n'ai plus peur de perdre

ce que je n'ai jamais eu la chance d'avoir.

Serait-ce un homme ? Ou bien c'est trop personnel ?

�a l'est.

Je m'en fiche.

Je me suis fich� de moi assez longtemps.

Je ne fuirai plus.

De quoi vous cachez-vous ?

De moi-m�me.

C'est un homme gentil, honn�te et merveilleux.

Il a le droit de savoir qui je suis.

Je vais lui dire

que je ne suis pas celle qu'il croit.

Je ne suis pas merveilleuse,

ni gentille, ni honn�te.

C'est facile de dire �a � un �tranger

que je ne reverrai jamais.

Mais lui dire...

Ce sera la chose la plus dure de ma vie,

car dans mon c�ur,

il est toujours pr�sent

m�me quand il se retourne et s'en va.

Regardez-moi.

Vous ne partiriez pas ?

Je suis tellement plus vieille.

Regardez bien mon visage, comme il le fera.

Vous verrez comme je suis vieille.

Je suis � plat.

Je ferai une fi�re mari�e.

Une mari�e � plat.

Je n'ai plus peur.

Maintenant que je sais ce qui arrivera, je suis presque heureuse.

Je ne me maquillais pas, tout � l'heure.

Je me regardais dans le miroir.

�a r�pond � votre question ?

Je me suis tromp�.

Vous n'�tes pas fataliste. Vous �tre tr�s courageuse.

Si je reste assis ici, vous pourriez m'influencer un peu.

Je pourrais all�ger ma propre vie.

- Une cigarette ? - Non, merci. Je ne fume pas.

- Vous �tes oblig� ? - Oui.

Puis-je r�cup�rer mon bien ?

- Pourquoi ? - �a signifie beaucoup pour moi.

Arr�tez de croire qu'on vous observe tout le temps.

�a va mieux maintenant. Plut�t calme. Faites-moi confiance.

Asseyez-vous.

Vous avez plein de choses auxquelles r�fl�chir, et peu de temps.

Sainte Marie, m�re de Dieu, priez pour nous pauvres p�cheurs,

maintenant et � l'heure de notre mort. Amen.

Notre p�re, qui es aux Cieux,

que ton nom soit sanctifi�. Que ton r�gne vienne...

Sparks, transmettez.

Informons interception termin�e � 56.

Bien, Dan. J'y retourne.

Va � l'arri�re. Prends Mlle Gibson, et pr�pare les passagers.

Vous avez tout votre temps.

J'allumerai le signal lumineux 10 minutes avant l'entr�e en eau.

Bonne chance, les gars.

- Du nouveau avec le vent, Lennie ? - Non.

On est presque � sec ?

- Si seulement on avait 11 min de plus. - C'est tout ce qu'il te faut ?

- Tu es s�r ? - Je sais exactement o� on est.

11 minutes de carburant en plus nous sauveraient.

La vitesse du vent devrait augmenter de combien pour nous aider ?

20 n�uds dans la prochaine heure.

- �a fait beaucoup. - Oui.

C'est impossible alors je ne dis rien.

Mais si le vent nous poussait un peu plus � l'arri�re,

ce serait possible.

J'esp�re qu'ils nous prendront avant qu'on soit trop mouill�s.

Susie va s'inqui�ter.

Elle fera la loi. Elle insistera s�rement pour que j'arr�te de voler.

Tu le feras ?

Non.

- Tout est l�. J'esp�re que �a marche. - �a fonctionnera.

Tu ne pr�f�rerais pas ne pas d�pendre de �a ?

- Que veux-tu dire ? - Imagine qu'on n'amerrisse pas.

On est oblig�s.

Lennie a dit qu'il nous fallait 11 minutes de plus pour pouvoir atterrir.

Sullivan est le capitaine. Il a dit qu'on amerrissait.

Tu crois que j'aurais tort de lui en parler ?

On peut toujours avoir de la chance ?

De la chance ?

C'est une pens�e r�volue.

Tu veux tomber en panne au-dessus de San Francisco ?

�craser des ponts ou des habitations ?

Sullivan conna�t bien cet oc�an. Il sait ce qu'il fait.

J'ai d�j� vu des hommes agir ainsi, avant.

Pour une raison ou pour une autre,

ils n'ont plus les id�es claires.

Je vole depuis longtemps, Hobie.

Mais tu n'es pas le capitaine.

Peut-�tre car ta soi-disant chance

s'est �puis�e en Am�rique du Sud.

Ce n'est pas une question de chance.

Tu ferais mieux de retourner � tes casques et tes lunettes.

Tu ferais mieux de retourner � tes casques et tes lunettes.

Peut-�tre.

Voil�, Lennie. La couleur n'est pas terrible

- mais �a te suffira. - Merci, pour rien.

Tu es vraiment s�r pour ces 11 minutes ?

Absolument.

Lennie dit que si on arrive � gagner 11 minutes, on peut y arriver.

Il a peut-�tre raison.

Ce sera violent, l�-dessous. Si on tombe mal, on est fichus.

On devrait peut-�tre rel�cher un peu de puissance et �conomiser l'essence.

Des objections si j'essaie ?

�a ne marchera pas. On va caler.

Ce n'est pas bon. On va perdre un autre moteur.

Quelle diff�rence ? On les perdra tous si on plonge.

Remets ces commandes � leur place.

- Remets les propulseurs. - Je refuse.

C'est un ordre !

Accroche-toi. Tu peux le faire. Volez et laissez-moi prier.

On va tomber en panne au-dessus de San Francisco.

Essayons cette mani�re un instant, ne soyez pas si press� d'aller nager.

- Il tremble encore. - Laissons-le trembler !

Descendons un peu, s'il le faut. On �conomise du carburant ainsi.

Accroche-toi et vole !

Vous avez appel� la femme de Sullivan ?

Oui, monsieur. Elle se dirige � l'a�roport.

- Vous ne l'avez pas alarm�e ? - Non.

Je lui ai dit que son mari �tait en route et que vous vouliez la voir.

Alors elle sait qu'il se passe quelque chose.

S�rement. Mais sa voix �tait plut�t calme.

Et les autres ?

Wheeler vit avec un autre pilote, Dupree. Pas de r�ponse.

Pareil pour Wilby.

J'ai appel� chez lui et dans un bar que je connais.

Sa femme y �tait, mais elle �tait partie une heure avant,

ivre.

- L'h�tesse ? - Non, la m�re de Spalding va mal.

Son p�re est en voyage d'affaires.

J'aurais aim� leur dire ensemble.

Je pense qu'ils pourront s'entraider.

Il n'y a personne inscrit pour Dan Roman.

- Vous connaissez un de ses proches ? - Oui.

Mais vous ne pourrez pas la joindre. Dan vit seul.

- Tout va bien ? - Tr�s bien, jeune homme.

C'est un accessoire �tonnant.

J'ai l'impression d'�tre receveur chez les Dodgers.

Si tu veux mon avis, c'est un suaire pas tr�s classe.

B�b�.

J'ai connu la Premi�re Guerre mondiale, le Blitz de Londres.

J'avais peur, mais pas comme �a.

Je veux te montrer une jolie chose. Tu veux la voir ?

Je dois �tre en train de dormir.

Aucune r�action. Un homme comme toi devrait aimer ces choses.

Continue � parler. S'il te pla�t.

J'ai peur.

Parler. Ch�ri, tu ne sais pas ce que tu demandes.

Je vais te raconter une histoire sur moi.

J'ai toujours redout� la vieillesse,

et vu ce qui se passe maintenant, je n'aurai plus � m'en inqui�ter.

Tu sais, on ne m'a plus siffl�e depuis des ann�es.

Et l'id�e de cultiver des roses

pour le restant de ma vie commen�ait � me hanter.

Il doit y avoir un endroit pour les femmes comme moi.

On aurait d� s'organiser.

Tu sais, une maison sans miroir.

Tr�s loin, o� on ne verrait jamais aucune jeune fille.

Il y a des endroits pour les femmes c�libataires.

Mais personne ne pense aux filles

qui n'ont jamais r�ussi � respecter la loi.

Je pense que je pourrais ouvrir un endroit.

Je l'appellerai la "Maison de May Holst pour les nanas bris�es."

J'aime bien, pas toi ?

Bien, ils sont plus pr�ts que jamais.

Tu peux prendre autre chose ?

Je peux essayer.

Bien.

Je veux que tu me rendes un service.

Quand je te le dirai, assieds-toi ici, dos contre le si�ge,

reste ici, quoi qu'il arrive.

Ne joue pas les h�ro�nes car dans ces derniers moments,

tu ne pourras plus rien faire pour les aider.

Tu as un si beau visage.

Je veux que tu restes comme �a.

Alors mon service est ce coussin.

Tiens-le contre ton visage, pour toi et pour moi.

Avec le vent et la mer, ni Dieu, ni Sullivan

ne pourront poser cet avion avec douceur.

On peut aussi s'�craser sur une montagne. On le sait.

Sullivan le sait aussi.

Wilby, v�rifie notre position finale. Je commence la descente.

- Encore un peu. - Fais ce que je dis.

- Mais on dirait... - Fais ce que je dis.

Donne-lui encore un peu de temps.

J'ai d�j� trop attendu. On y va.

Non ! Contr�le-toi, esp�ce de...

420 perd de l'altitude.

420, ici les gardes-c�tes.

Le radar signale que vous descendez. Vous allez amerrir ?

Vous �tes sous l'altitude minimum pour approcher la c�te.

On perd du temps. Remontez ou pr�parez � amerrir.

On est l�. On descend avec vous. Informez-nous.

420 aux garde-c�tes.

Trop occup�s pour r�pondre. Attendez.

Changement de plan.

Il reste trente minutes de carburant. Probl�me d'alimentation.

Oublie tes livres d'�cole.

Obstruction maximale, 1950 pieds.

2200 pieds devraient suffire.

L�onard s'occupe de l'altim�tre, il donne les relev�s.

L'avant inclin�, l'avion vole plus vite.

Utilisation plus efficace du carburant contre le temps.

Manuel d'�tude d'approche.

La tour de contr�le d�gage le secteur.

Des chercheurs de direction sur les ondes radio.

�a commence maintenant.

Dan ?

Oui ?

Merci.

Merci de m'avoir remis les id�es en place.

- Un jour je m'expliquerai. - Ce n'est pas la peine.

On ne plongera pas. On va aller � San Francisco.

Du nouveau dans les vents ?

On a pris trois de ces 11 minutes.

Apporte-moi la carte d'approche de San Francisco.

Siffle-moi un air, Dan.

J'aime travailler en musique.

- Je vous apporte quelque chose ? - Oui, un sandwich au jambon.

Impossible. On a tout jet�. Maintenant, mettez ce gilet.

Super service.

Vous avez tout jet� aux requins pour ne pas avoir � les servir.

Je vous fais une proposition.

Mlle Chen acceptera de venir manger avec moi � San Francisco,

si vous venez vous aussi.

Si vous acceptez, je mets le gilet.

March� conclu M. Briscoe.

- Soufflez un peu, Dan. - D'accord.

Les �les Farallon, � quelques minutes.

- Ne descends pas plus. - Non, je garde cette altitude.

Donne notre altitude sur l'altim�tre.

On va droit au nord-ouest de San Francisco.

La zone a �t� �vacu�e et on est pr�s du sol.

J'aime ta mani�re de dire �a.

Il reste 28 miles. Il a pass� la premi�re base.

Mais s'il tombe en panne avant l'a�roport,

je ne sais pas o� il posera son engin

� part au milieu de Market Street.

Arr�tez ce truc.

Tr�s bien.

Je vais au terminal. Je serai � la tour de contr�le.

ATTACHEZ VOS CEINTURES

Voil�. Dix minutes.

Proc�dons aux derni�res v�rifications.

Gonflez votre gilet.

- On descend ? - Oui, mais tout ira bien.

Prenez votre temps pour venir vers la porte. Attendez mon signal.

- L'avion de secours est toujours l� ? - � c�t� de nous. Il nous suit.

�teignez votre cigarette.

Gonflez votre gilet, M. Childs. Vous aussi, Mlle Holst.

- Une brassi�re. - Ne fumez plus. Bonne chance.

Je dois vraiment prendre ma mallette.

D�sol�, impossible. Gonflez votre gilet.

Je ne peux pas.

J'ai trop peur.

Je ne peux plus bouger.

Ne vous inqui�tez pas. Bonne chance.

- Vous �tes pr�ts ? - On a toujours faim.

Notre rendez-vous est repouss�. Gonflez votre gilet.

Vous devriez peut-�tre garder �a.

J'ai ador� l'avoir, m�me si ce n'�tait que quelques heures.

Balivernes. Gardez-la bien au sec.

Si elle marche toujours demain � 19h,

prenez un taxi jusqu'� Ernie's sur Montgomery street.

Si elle ne marche plus, venez quand m�me.

Merci.

On les a gonfl�s, vous voyez ?

Bon boulot. Souvenez-vous, restez calme en allant vers la porte.

Vous en voulez ?

Non, merci. Merci quand m�me.

S'il m'arrive quelque chose, pr�venez ma femme, � Honolulu.

- Dites-lui que je l'ai aim�e. J'avais tort. - Dites-lui vous-m�me.

Tout ira bien. Je ne m'en fais pas, je serai le dernier � descendre.

- Vous �tes oblig� ? - Je suis pay� pour �a.

- Votre ceinture est attach�e ? - Je crois, oui.

C'est pour de vrai ?

J'ai peur que oui. Gonflez votre gilet.

M�me moi je flotterai.

Gonflez votre gilet.

Je ne veux pas mourir.

Ed, ne me laisse pas mourir. Mes b�b�s, Ed.

Donnez-lui en deux, d�s que possible. �a la calmera.

Sois pr�t � tout. Sullivan essaie d'aller � San Francisco.

- On peut ? - Je ne vois pas comment.

Techniquement, on n'a plus d'essence.

On est dedans.

550 pieds, commandant. Les c�tes sont proches.

- Surveille-le ! - 400, un peu moins.

Continue !

330 pieds.

250 pieds.

On s'approche vite du sol.

200, commandant. C'est mauvais.

180 pieds.

420, ici les garde-c�tes.

Twin Peaks sur votre gauche � une minute.

N'oubliez pas les antennes radio. Gardez le cap.

Ne descendez pas plus.

Merci. On va essayer.

150 pieds, commandant !

300 pieds. On a d� passer les collines.

400.

500. C'est gagn� !

420, ici la tour de San Francisco. Bulletin m�t�o.

Plafond nuageux, 300 pieds. Visibilit�, un mile. Vent ouest nord-ouest.

20 � 25. Termin�.

Re�u, San Francisco. On fait une approche I.L.S.

Allumez les lumi�res au maximum.

- C�ne de silence. - Quand tu veux, frangin.

- Nous descendons tout droit. - Ce sera rapide.

V�rifie les volets et le train.

Trouve la balise externe, Dan.

Balise identifi�e. Mais on est tr�s en dessous de la voie,

alors attention.

Il y a une tour de 690 pieds par l�.

Elle doit �tre derri�re nous, on est sur la piste d'approche.

Dis-moi quand ils sont visibles.

R�gle �a, Dan ! Vite ! Pas le temps de rigoler.

Mets toute la puissance sur les deux autres.

- Tu vois quelque chose ? - Pas encore.

- Un contact ? - Non.

- C'est d�licat. - Tu t'en sors bien.

Quand on aura pass� la balise interne, je descends quoi qu'il arrive.

Oui.

Lumi�res d'approche droit devant. � un mile.

Sors le train.

Trois lumi�res vertes et pression.

On peut voler juste 30 secondes encore.

- Pleins volets. - Pleins volets.

Et je m'allonge pour dormir.

Vous avez �t� bless�s ? Quelqu'un a �t� bless� ?

TERMINAL A PASSAGERS ZONE RECLAMATION BAGAGES

Il y en a deux autres.

Voici M. Pardee, le fameux producteur.

Il va nous donner des informations.

- Vous �tes bien Gustave Pardee ? - Je l'�tais. Je ne suis plus s�r.

Laissez-nous. On est fatigu�s.

Parlez-nous de votre vol.

Je ne saurais quoi dire.

- Et votre prochaine production ? - Ce sera un peu plus long.

- L'ann�e prochaine, j'esp�re. - L'ann�e prochaine ?

Laissez-nous passer.

Sally !

Qui �tes-vous ?

Mademoiselle, juste un mot.

- Qui �tes-vous ? - Votre nom ?

- C'est un gar�on ! - Un petit gar�on.

Il aura au moins une histoire � raconter � ses petits enfants.

- Papa veut que tu viennes le voir. - J'irai, mon ch�ri. J'irai !

Regarde mon engin spatial.

- Le voil�. Qui est-ce ? - Une d�claration.

O� puis-je trouver un t�l�phone ? Je dois appeler Honolulu.

- Par l�. - Merci.

Pas de questions.

Que s'est-il pass� ?

La voil�.

Par ici. Merci.

Elle doit �tre dans le show-business.

Elle est dans le show-business.

C'est la vedette de Follies !

Racontez-nous votre histoire.

Juste une.

Papa !

Un instant.

�coutez. Je ne suis qu'un p�cheur. Je veux voir mes enfants.

115 litres, M. Garfield. C'est ce qui restait dans les r�servoirs.

Trop peu pour �tre pr�cis.

Dis-lui qu'il nous faut une r�servation sur ce vol,

au plus t�t demain matin.

On va rater la f�te d'Elvira. C'est important pour toi.

Quel rapport avec les chiens de tra�neau ?

Vraiment, ch�ri. Ne sois pas ennuyeux.

Restons prudents tant qu'on ne sait pas comment les choses se passeront.

D'accord, Lydia.

Bonjour, Pete.

On se retrouve devant. On va manger nos steaks.

Dans dix minutes, M. Briscoe. J'y serai, c'est s�r.

- Bonjour. - Bonjour, M. Garfield.

- Je crois que votre femme vous attend. - Oui.

Je ne veux pas la faire attendre trop. On attend un b�b�.

Quand vous serez repos�, appelez-moi, on parlera.

Oui, bien s�r.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Bonne nuit, M. Garfield.

- Un souvenir ? - Pour ma femme.

J'esp�re que la pluie ne l'ab�mera pas, je devrais rentrer.

Susie va attendre. Bonne nuit.

Je ferais mieux d'y aller. Il est tard.

Il vous restait 115 litres.

Oui.

Bonne nuit. On se reverra bient�t.

Bien s�r.

Au revoir.

Au revoir, vieille branche.

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