All language subtitles for Cat Chaser 1989 FRENCH SUB v3rv3

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Original subtitles

Au printemps 1965, les Marines am�ricains...

d�barqu�rent en R�publique dominicaine.

Ce n'est pas nous qui sommes les agresseurs, l�-bas !

Ancien marine, George Moran fait souvent un r�ve.

Le d�but varie, mais la fin est toujours la m�me.

Il court dans les rues,

essayant de tuer un inconnu qui essaie de le tuer.

Chasseur de minous, l�-haut !

�a cr�ve de courir les jupons, Cat Chaser !

T'as trop fourr� de minous !

Il en avait r�v� trois nuits d'affil�.

T'as rien dans le ventre !

Tout �a � cause d'une balle prise...

pour sauver les int�r�ts de la Gulfand Western.

Vous avez d� oublier ce conflit.

�a va, Mme Prado ?

Il y a une corbeille sur votre balcon.

- Prado n'est pas mon nom. - Vraiment ?

Votre mari a sign� de ce nom.

Vous croyez que ce type est mon mari ?

C'est un pianiste portoricain. - Soyez n�anmoins la bienvenue.

Vous voulez de la musique par les haut-parleurs ?

Fichez-moi la paix ! Je ne parle pas au personnel.

C'est quoi cette chanson ?

- "Sailing Away on Your Kisses." - Connais pas.

Vide les poubelles si tu peux.

- Le pianiste est revenu. - Prado ? Je l'ai crois�.

Il a mont� une caisse de champagne.

Faut �a pour la supporter !

Et encore un cadavre dans leur chambre !

Ils m'ont compl�tement bousill� le lit !

Je suis pay�e pour �a, mais quand m�me !

Il me faudrait une chambre.

Remplissez cette fiche.

Ce motel s'appelle bien le Coconut Palms ?

Exact.

Je ne vois aucun palmier ?

Les insectes.

Ce motel s'appelle le Coconut Palms, et y a pas un palmier !

C'est de la publicit� mensong�re. - �a fera 30 $.

La 5, pr�s de la r�ception.

�a roule.

Et si je buvais ma bi�re au bord de la piscine,

�a me co�terait combien ? - M�me tarif.

Pour le cadre et la musique. - Quelle musique ?

Je l'ai pas encore mise, mais entre nous,

reprenez vos bi�res et trouvez-vous un autre motel...

moins cher.

Se montrer avenant envers les �trangers,

�a doit vous user � la longue ?

C'est un risque, en effet.

Nolen Tyner. Irlandais ou fausse identit�.

Il a un tatouage des paras, mais �a ne prouve rien.

Certains �trangers nous rappellent ce qu'on aurait pu devenir.

On peut les ignorer, ou leur payer une bi�re.

Tenez, les v�tres doivent �tre ti�des.

D�licate attention ! Ancien marine ?

Exact. Ancien Para ? Le 82e r�giment ?

Touch� !

- 2e ou 3e section ? - 3e.

- O� tu veux en venir ? - Je me demandais...

si t'avais mat� la r�bellion � Saint-Domingue avec le 82e.

Ne me dis pas que tu y �tais ?

Un para, �a alors !

Et moi qui t'offre une bi�re !

On est de la m�me famille,

�a se sent, ces choses-l�. - J'y retourne demain.

- O� �a ? - A Saint-Domingue.

Et pourquoi, diable ?

Pour voir si �a a chang�...

et renouer quelques contacts. C'est calme en ce moment.

Pas comme au Salvador et au Nicaragua.

D�s qu'il faut foutre la merde,

on est les premiers sur les rangs !

�a t'a pas tent� de rester ?

Le seule fois o� j'ai mang� local, Trujillo s'est veng� !

L'unique fille que j'ai touch�e m'a refil� la chtouille.

Si je veux prendre des vacances, je vais � Vegas.

Y a que ton portefeuille que tu perdras aux chiottes.

Tu saisis ?

Allons bon !

D�cid�ment, le monde est petit !

Tu veux savoir � quel point ?

Des Dominicains occupent la chambre du haut.

Le pianiste et la fille. Les amants.

Apr�s info, lui serait portoricain.

Apr�s info ? Comment �a ?

Je dois les surveiller alors je me suis rencard�.

Elle est mari�e � un Dominicain.

Un certain Andres De Boya, une grosse l�gume de Miami.

Pas si vite ! Cette femme l�-haut ?

Elle habite un palace de folie sur Biscayne Bay.

Exact, mais cette fille n'est pas Mme De Boya.

Comment tu le sais ?

Mme Andres De Boya est originaire de Detroit, comme moi.

Elle est aussi dominicaine que moi.

Elle s'appelle Mary Delaney. C'est une belle femme.

C'est m�me quelqu'un de bien.

Il s'agit peut-�tre d'une autre De Boya.

Une parente...

Je connais Andres De Boya. C'est un dominicain.

De Boya travaillait pour Trujillo. Il dirigeait je ne sais plus quoi.

La police secr�te, tu veux dire.

Les Casco Blancos.

D'o� tu le connais ?

J'ai jou� au golf avec lui au Leucadendra Country Club.

Deux fois. Les m�mes joueurs. J'ai eu ma dose.

T'avais du mal � suivre niveau fric ?

M�me pas, mais le gars trichait !

Et Mme De Boya ? Elle triche, elle aussi ?

Fais gaffe.

En retrait, � Chadwick.

D�j� un � terre !

Quarante yards. Trente-cinq.

Allez, bouge-toi ! C'est pas vrai !

Coconut Palms, j'�coute ?

Un probl�me ?

Je fais de mon mieux.

On a un client du nom de Prado ? �a ne me dit rien.

- Donne-moi �a. - Allez, �a suffit !

- Bravo, vous dites ? - Prado ! Donne-moi ces fiches !

Je lui ai dit que c'�tait confidentiel.

Exact. Hors de question qu'on vous les donne.

George, on n'est pas rendu, � ce train-l�.

T'as lou� deux chambres tout au plus ?

J'aper�ois de la lumi�re. Ils regardent peut-�tre le match,

et j'aimerais en faire autant.

On peut frapper aux portes.

Mais �a ferait d�sordre vis-�-vis de tes clients.

Voil� ce que j'en dis.

A toi de voir. Pourquoi tu veux pas coop�rer ?

Il t'a pas pay� les derniers mois ? Sois raisonnable !

Va m'attendre dehors. Je vais r�gler �a.

Enfoir�s de Latinos !

Toujours aussi imp�tueux.

Te soucie pas de Corky. Je le calmerai.

Je pourrais appeler les flics.

George, je m'appelle Jiggs.

Jiggs Scully. Je suis un ex-flic.

Juridiction de Manhattan. Les flics, je sais quoi leur dire.

- Consultant en affaires ? - C'est mon nouveau job.

Je vais de ce pas voir M. Prado.

Je vais d'abord toquer � sa porte.

S'il r�pond pas, je devrai d�foncer la porte.

Comme tu le vois, c'est urgent.

Toquez. Mais s'il n'ouvre pas, vous n'entrez pas.

On verra ce qu'en pensent les flics.

Comme tu veux, l'ami.

S'il r�pond pas, je rentre chez moi regarder le match.

�a te va ?

J'aime pas ce genre de type. Ils n'en font qu'� leur t�te.

Pas toujours.

- J'ai cru � un braquage. - Sois pr�t � d�crocher.

T'as le num�ro du commissariat ? - 785.921...

Ou est-ce 2911 ? - T'as int�r�t � v�rifier.

Je le connais comme mon num�ro. 785.92...

Mme Prado, est-ce que �a va ?

Tout baigne, George ! Retourne � ton match.

- Mme Prado ? - T'en fais donc pas, George !

On sort boire quelques verres. Bonne soir�e.

Nolen !

Nolen.

Quoi ?

Deux types ont demand� le pianiste.

T'as entendu ? - Quelle heure est-il ?

- 22 h 30. - Ils ont aussi emmen� la fille.

Je doute qu'ils aillent picoler.

Leur Cadillac est rouge et noire.

La note est r�gl�e ?

Alors oublie, mon pote !

Je suis pas ton pote. Dis-moi ce qui se passe.

Qui est cette fille ? - T'avais raison.

C'est pas l'�pouse de De Boya, mais sa soeur, Anita.

Pourquoi ce motel parmi des milliers ?

- J'en sais rien. - Faux !

C'est la v�rit� ! On m'a engag� pour surveiller Anita,

et pour garder l'oeil ouvert. - Pourquoi ?

Pourquoi ?

Voir qui te rendait visite.

Tu veux les propres mots de Jiggs ?

"Guette la venue d'une fille."

- Continue. - Blonde avec des m�ches, jolie...

- Trente-deux ans ? - La trentaine, oui.

Du moment qu'on te paie,

tu fais toujours ce qu'on te dit ? - Exact.

Il refit son r�ve, cette nuit-l�.

Mais, le lendemain, il alla droit � l'a�roport.

Enfin, pas tout � fait.

�a roule, George ? Ton �quipe a gagn� hier, pas vrai ?

- Mon �quipe ? - Les Lions.

T'es de Detroit ? - On me reproche quoi ?

A toi de me le dire. Ou plut�t...

Dis-le � M. De Boya. Il veut te parler.

T'as combien en fa�ade ?

Entre 35 et 40 m�tres. Je sais plus trop.

�a fait une diff�rence de 200 000 dollars.

Je suis f�ch� avec les chiffres. �a va le golf ?

T'en veux combien ?

Les agences m'en offrent plus de deux millions.

Je t'en donne 2,2 millions.

Vous voulez m'expulser ?

A quoi vous jouez ?

Le Coconut n'est pas � vendre. J'y tiens.

Pourquoi ?

Pourquoi ?

C'est ici que je vis.

Tu vis l�-dedans ?

Exact.

Je ne connais pas votre soeur.

Et je n'ai pas vu votre femme depuis un an.

Que les choses soient claires.

Je n'ai jamais tent� de s�duire votre femme.

Jamais.

L'honn�tet� n'emp�che pas la culpabilit�.

Parce que les p�ch�s fantasm�s n'en restent pas moins des p�ch�s.

Arriv�e du vol 907 en provenance de Miami en porte 6.

On a toutes nos valises ? On a d� en oublier une.

Salut, George.

George ! - Oh, bonjour...

- C'est moi, Philly. - Bien s�r ! �a va ?

Les copines sont l�.

Ah oui ? Vous �tes ici pourquoi ?

Le polo � Casa De Campo. Et toi ?

Pour affaires � Saint-Domingue.

- Country club ? - Non, El Presidente.

On pourrait prendre un verre ?

- Apr�s les matchs. - Je serai en ville.

- Salut. - A plus tard.

Comment tu t'appelles ?

Bienvenido.

Je connais un ex-para de la 82e section a�roport�e.

Il dit qu'en prenant ce quartier, on gagnait en 15 minutes.

C'est aussi mon avis.

- Tu y �tais ? - J'ai toujours v�cu ici.

- T'�tais dans quel camp ? - Celui-ci.

�a remonte � trois taxis.

Tu peux me rendre un service ?

- Bien s�r. - Parfait.

Je voudrais que tu passes ce message dans le journal.

Insiste pour qu'ils l'encadrent, Je veux que �a ressorte. D'accord ?

- Oui. - En anglais.

- Entendu. - Tiens, lis-le.

"Cat Chaser recherche la fille...

qui courait sur les toits et a tent� de le tuer."

- Bien. C'est clair ? - Cat Chaser ?

C'�tait le nom de ma compagnie. Elle comprendra. Tu saisis ?

- Tu veux retrouver cette fille. - Exact.

Si tu n'y parviens pas, t'en veux une autre ?

Gracias !

La salle de bains est par l�.

- Si vous d�sirez quoi que ce soit. - Bien.

Et �a recommence !

Voici pour toi, �a pour toi et on n'en parle plus !

Vous m'avez vid� les poches. J'ai plus rien !

Les choses ne paraissent pas r�elles...

quand on pointe un canon dessus.

Ces rues, ces gens...

Cat Chaser ! Ram�ne-toi !

Viens ici !

T'en veux du minou ? Alors, viens ! On va voir si t'es de taille !

Ici, Cat Chaser !

Luci, regarde-le donc, ton chasseur de minous !

Il s'�tait senti tel un animal bless�.

Sans d�fense, incr�dule et apeur�.

J'arrive pas � y croire !

Que fais-tu ici ?

O� es-tu ?

J'arrive pas � y croire !

Il n'avait jamais cherch� � s�duire la femme de Boya.

Mais un regard leur avait suffit.

Mary Delaney et George savaient comment ils s'en �taient sortis.

La culpabilit� les unissait.

Ils parlaient peu quand ils se croisaient.

Sur la fin, les regards suffisaient.

D�cide-toi, Moran.

Envie de moi ou de bi�re ?

Je crois qu'on p�te un plomb.

A pr�sent, tu peux me dire ce que tu fais � Saint-Domingue ?

J'y viens souvent avec les filles du club.

Des mordues de polo.

Je les ai crois�es � l'a�roport. Vous �tes toutes descendues ici ?

- Non. - Pas assez classe.

On s�journe � Casa de Campo.

Alors que fais-tu ici ?

Eh bien...

Philly m'a dit que tu �tais ici.

Exact.

Alors je suis venue te saluer.

Tu n'es venue dans cet h�tel que pour me saluer ?

Je ne suis venue � Saint-Domingue que pour te voir.

Tu as pourtant dit que tu �tais venue pour le polo.

J'ai menti.

Je n'avais pas pr�vu de venir.

Philly m'a appel�e hier soir et m'a dit qu'elle t'avait crois�.

Je viens de mettre mon �me � nu devant toi.

Elle est ravissante.

�a me redonne envie.

Et le polo dans tout �a ?

Rien de plus barbant.

Pourquoi l'as-tu �pous�, alors ?

J'avais vingt-huit ans et tous les types biens �taient pris.

T'as d� croire pouvoir le changer.

Faire de lui un gros nounours.

Ce type est un salaud. Et t'as cru faire de lui un ange.

Non, c'est faux.

J'ai d� me dire qu'il �tait fascinant.

Et aujourd'hui ?

Il joue les durs pour masquer le cr�tin qu'il est.

Quitte-le. O� est le probl�me ?

Je veux qu'il comprenne pourquoi je le quitte.

Qu'il r�alise qu'on n'aurait jamais d� se marier.

Tu le d�testes. Il te faut un autre motif ?

J'ai sign� un contrat pr�nuptial.

En cas de divorce, j'ai droit � deux millions de dollars.

Tu saisis ?

Il croirait que c'est int�ress�.

Tu ne voulais pas le signer ?

Je voulais me marier avec lui, pas conclure une affaire.

Je vois.

Je vois.

C'est son initiative apr�s tout.

Si tu tiens � prouver ta sinc�rit�, n'accepte pas l'argent.

Oui...

mais j'aime assez �tre riche.

Ils m'ont tra�n� jusqu'ici.

Je me voyais d�j� mort.

Cette fille m'apporte alors une bi�re

et me dit qu'elle s'appelle Luci Palma. Seize ans,

maigrichonne, superbe.

Nous �tions deux gamins dans cette cour.

Plus t�t, elle aurait pu me tuer.

L�, elle me soigne et m'offre une bi�re.

Et elle me demande :

"Tu pr�f�res les Beatles ou les Rolling Stones ?"

Oh piti�, non ! C'est pas vrai !

C'est pas moi !

- Besoin d'aide ? - Dis-leur que c'est pas moi.

- C'est vous le Capitano. - Oui mais...

Aucune de ces filles a plus de trente ans.

- Je vais au bar. - Attends, aide-moi !

Tu te d�brouilles tr�s bien. Ne change rien.

Juste une question.

Vous permettez ?

Je permets quoi ?

Je me nomme Rafael, mais on m'appelle Rafi.

Dites � votre ami qu'aucune de ces filles n'est Luci Palma.

Il le sait. Il s'amuse juste un peu.

Tant mieux.

Alors ?

Je ne m'attendais pas � �a.

Laisse-moi te pr�senter Rafi.

Rafi, voici le m�chant marine Jorge Moran.

De retour pour Luci Palma ?

J'ai eu envie de revoir Saint-Domingue.

En touriste cette fois.

- Vous venez d'o� ? - Pompano Beach, Floride.

Chouette endroit.

George y poss�de le Coconut Palms.

Un peu comme le Fontainebleau � Miami ? La classe !

Ce n'est peut-�tre pas aussi grand,

mais, c'est tr�s chic, en effet.

Je peux vous aider � retrouver cette Luci Palma.

Elle n'est plus ici.

Si, mais elle doit habiter ailleurs. La Comana, Puerto Plata...

Je vais me renseigner. - Je ne voudrais pas abuser.

Quelques coups de fil suffiront.

- C'est que... - J'en fais mon affaire.

Je vous laisse, j'ai � faire. Je vous rappellerai.

Au plaisir de vous revoir, charmante dame.

Il ne manquait plus que le garde-�-vous.

Les Dominicains sont tr�s polis.

Sans blague !

Tu en as � ton service, pas vrai ?

L�che-moi, toi !

Et toi, pousse ton cul !

Un sourire !

Allez, souris !

On se d�tend ! Redresse-toi, bon sang !

Si tu veux devenir riche,

tu dois apprendre � sourire. - Je gagne quoi ?

Le monde !

Tu es de retour ! T'es rentr� quand ?

Qu'est-ce que je fais, l� ?

- Et ce voyage ? - Int�ressant.

J'ai nettoy� la piscine. Pas de capote usag�e, ni d'alligator.

Les deux filles et le couple � la Buick sont partis.

Rien de neuf, � part �a.

Du vieux alors ?

Les amants ? Ils se sont s�par�s.

T'as m�me offert une bi�re � leur conseiller conjugal.

Jiggs Scully ?

Il est r�glo.

Un type sympa. - Ce bon vieux Jiggs...

Sauf qu'il bosse pour De Boya.

Je te dois des explications.

- �a va prendre longtemps ? - L�, t'es dur.

Jiggs n'est pas un homme de main de De Boya.

De Boya l'appelle pour le sale boulot.

Prado, c'est du sale boulot ?

Jiggs se charge d'encaisser. C'est un free-lance.

Un type a une grosse dette, un dealer se paie sur la b�te,

Jiggs remet les pendules � l'heure.

- Dans quoi tu t'es fourr� ? - Dans rien.

A quand l'imper noir et le flingue ?

Ils portent pas d'imper ici. Il te reste une bi�re fra�che ?

- Si t'en as laiss�. - Je te fais le topo !

J'ai besoin de repos et d'une douche.

Je comprends. Bon alors, et ce voyage ?

Je t'en parlerai plus tard.

- Tu bouges pas ? - Possible que je sorte.

Je veux tout savoir. Quel �tait le nom de ta compagnie ?

Les broute-minous ? Bon score cette fois ?

Allez, du vent !

Il aurait d� le renvoyer.

Nolen �tait un fant�me g�nant.

Il devait garder l'esprit clair pour croire en lui et en Mary.

Ce qui �tait une sacr�e chim�re.

Un M. Delaney pour vous.

- Tu es qui ? Un parent ? - T'en as dans le coin ?

Ils sont tous dans le Michigan.

Alors je te rends visite.

- Tu me manques d�j�. - Toi aussi.

- Tu peux parler librement ? - Pas vraiment.

- Tu l'as vu ? - On s'est dit bonjour.

- Tu l'as embrass� ? - Oui, sur la joue.

Tu connais le Hilton sur Collins ?

Oui, je sais y aller.

Rejoins-moi l�-bas demain.

- Quelle heure ? - Six heures du mat'.

- Midi, �a te va ? - J'y serai.

- Mary ? - Je t'aime, George.

G�n�ral, je vous pr�sente quelques amis.

Un s�jour tr�s agr�able, le temps �tait parfait.

Deux orages, mais rien de terrible.

J'ai crois� une de tes amies.

Celle avec une crini�re de lion.

Marilyn, tu veux dire ?

Mais quand l'as-tu vue ?

Je l'ai crois�e hier,

en allant au club.

Elle a d� te dire que je restais un jour de plus.

Elle n'a rien dit de tel.

On a parl� polo.

Elle n'y conna�t strictement rien.

Elle ignorait m�me qui avait jou�.

En fait, nous appr�cions surtout l'ambiance,

plus que tout autre chose.

Tu y as vu des connaissances ?

Quelques personnes de l'ambassade lors d'une r�ception.

Personne d'ici ?

Tu veux dire en dehors de la bande ?

Non, personne.

Tu n'as pas vu...

tu sais, ce type qui s'�tait fait virer du club ?

Un gars de Detroit comme toi.

Qui, George Moran ?

Que ferait-il � Saint-Domingue ?

Comment l'as-tu appris ?

Qu'il �tait l�-bas ?

On m'informe.

Et quand je veux savoir une chose, j'y arrive toujours.

Tu �tais l�-bas en m�me temps que lui.

Mais tu ne l'as pas vu ?

- Oui ? - Il est au courant.

Rien ne vaut un adult�re � l'h�tel...

pour vous polluer un esprit clair.

C'�tait une impasse et ils le savaient.

Mary avait promis d'avouer, mais il n'y croyait pas.

Il faut �tre solide comme un roc pour �a.

Et quelque chose �tait f�l� en elle.

Et s'il n'avait pas su quoi,

un autre aurait pu le renseigner.

On fait aller, George ?

D'habitude, � la seule mention d'Andres De Boya,

Ies mecs l'ont � z�ro.

Mais je dois avouer que t'en as une sacr�e paire.

Et si on prenait un verre pour causer ?

Au Jungle Bar, �a te va ? Face � la marina.

D'accord.

J'�tais aux courses avec De Boya

et un type du nom de Jimmy Capotorto.

Ces deux-l� commencent � parler argent...

comme deux nanas qui causeraient de soucis capillaires.

Jimmy explique qu'� Buffalo, il utilisait un coffre en sous-sol.

Mais qu'il n'avait pas de sous-sol, ici.

De Boya lui dit qu'il y a d'autres moyens.

L�, j'ai d� aller chercher des verres.

Je reviens et De Boya dit: "Garde toujours un an de recette

"sous la main, en cas d'urgence."

Un type comme De Boya, il mettrait combien de c�t�,

en cas de d�part pr�cipit� pour le Mexique,

o� il se referait une identit� ?

- J'en sais rien. Combien ? - Deux millions, non ?

- Et l�, je dis quoi ? - O� il les planque.

- Comment je le saurais ? - Demande � sa dulcin�e.

- Pourquoi me le dirait-elle ? - Parce que tu lui plais.

Que son mari est un sac � merde.

Qu'elle veut le larguer pour toi.

Et que si je connaissais la planque,

finis tes soucis. - Et pourquoi �a ?

Parce que De Boya serait mort et que tu partirais avec sa femme.

Je peux faire une descente arm�e avec mes gars.

On la trouverait, mais c'est radical.

Et ce serait dommage qu'un innocent...

prenne une balle perdue, si tu saisis.

�a doit faire un bail que tu gamberges.

�a me trottait dans la t�te.

Je me suis dit, pourquoi ne pas aider ces tourtereaux,

si eux m'aident aussi, hein ?

Ce fric, c'est un peu un fond d'urgence, non ?

Exact. En cas de d�part pr�cipit�.

Alors pourquoi ne pas lui mettre la pression ?

D�clencher une fausse alerte.

- Ah oui ? - Il s'enfuit et tu le cueilles.

�a t'�vite de saccager sa maison.

Pas mal, George. Pas mal du tout.

T'as rat� ta vocation.

C'est �a la tenue Hilton ?

Content de vous revoir, Capitano !

- Qui te l'a dit ? - Jiggs.

J'ai de bien mauvaises nouvelles...

� vous annoncer. - Nolen !

Cette jeune femme a tant � vous dire !

- Luci �tait ma soeur. - Ah oui ?

Elle est morte. Je l'ai su le jour de votre d�part.

Comment est-elle morte ?

- Dis-le. - On l'a tu�e.

- Reste ici, Nolen ! - On l'a assassin�e.

T'es fou ou quoi ?

Il para�t qu'on fait �quipe ?

- Quatre ans... - T'es pas de taille.

- C'�tait hier. - Et alors ?

Contente-toi de picoler !

C'est ce que je fais. �a change quoi ?

- Elle... - Ferme-la !

- J'ai plus rien ! - Du calme.

Jiggs la filait depuis quand ?

La soeur De Boya se tapait le pianiste.

Une seconde, bon sang !

Tu sais ce qu'il attend de moi ? Hein ?

Que tu demandes � ta poule o�...

- Ne l'appelle pas ainsi. - Pourquoi ?

Appelle-la tout de suite ! - Ferme-la !

Prends ta pute et casse-toi d'ici !

Et toi, �coute-moi cr�tin !

C'est sans issue. Avec de la veine, t'auras la vie sauve.

Mais t'�coperas de 15 � 25 ans.

Tu te rends compte ?

- Sur la t�te de ma m�re ! - La m�le pas � �a !

Je suis pas ce que tu crois !

- R�agis ! - Tu t'imagines quoi ?

Ce gros lard est un porte-flingue.

- Je veux quoi ? - Pas quoi, combien.

- Tu m'accuses ? - Exact.

C'est De Boya le grand patron.

Ce type est un bourreau !

Et c'est le mari de ta poule.

Ne l'appelle pas ma poule !

Je me tape pas sa femme, moi !

T'insinues quoi l�, connard ?

Je sais pas nager !

Je sais pas nager !

Je sais pas nager, George !

L�, tu y es !

�a y est, calme-toi.

Je sais pas nager, je te dis.

C'est fini, calme-toi.

Comment t'as pu entrer dans les paras ?

George,

t'as une bi�re fra�che ?

C'est quoi ce cirque ? D'abord, tu joues les VRP,

avec ton assistante. Passe encore.

Sauf qu'elle voit un client en chaque mec.

C'est clair que ce qu'elle veut, c'est ouvrir ta braguette.

Ensuite, t'as sonn� � la mauvaise porte.

Tu saisis, Rafi ? - Oui.

�a te pend au nez et tu vois rien.

Tu t'en prends � Moran et � sa copine.

Et la ma�tresse du mari, alors ?

C'est lui qui a le gros lot, pas Moran !

Moran est du c�t� des gentils.

- Le mari. - Bien s�r !

Faut prendre le train en marche si tu veux palper gros.

Faut faire peur aux gens, r�pandre la terreur.

Comme des r�volutionnaires incontr�lables.

Tu me suis ? - Faire peur aux gens.

- Tu te souviens de la r�volution ? - Bien s�r !

Mais j'�tais trop jeune pour me battre.

C'est le moment de te rattraper, Che !

- Andres... - Tais-toi.

J'ai un papier � te montrer.

Lis-le et prends une d�cision.

J'aimerais comprendre.

Mon...

indemnit� devient optionnelle ?

En effet.

Et toi seul d�cideras

de me l'octroyer ou pas ?

Exact. A moi de voir.

Andres...

tu as insist� pour que je touche les deux millions...

quel que soit celui qui partait.

J'ai chang� d'avis.

Restez ici. J'en ai pour une heure.

Mme De Boya ! Je suis cens� vous escorter !

D�placez votre v�hicule.

- T'as int�r�t � m'aimer. - Des menaces ?

- J'esp�re que tu m'aimes. - Tu peux en �tre s�re.

Le ponton a saut�. Les flics ont d�barqu�...

et nous ont tous interrog�. Surtout Andres.

A propos de menaces �manant d'activistes.

Tu connais un certain Jiggs Scully ?

- Je crois. - Il est au courant de nos projets.

Il sait qu'Andres cache un magot chez lui.

En �change de la planque, il le tuera pour nous remercier.

Nous remercier ?

Il a plut�t confiance, on dirait.

Lui pourrait se d�fausser.

Et si Andres mourait ?

On n'a pas besoin d'aide. Inutile d'esp�rer

la crise cardiaque ou une chute.

Il nous suffit de partir.

C'est pas que j'esp�re un accident, mais...

�a faciliterait tout, non ?

Arrive un moment o� les choses

changent pour le meilleur ou pour le pire.

Que ferait-on si on savait quand ?

Rien du tout.

Jamais vu autant de durs � cuire morts.

De vieilles connaissances ?

Je me suis renseign�. - Alors ?

D'apr�s un certain Benigno � Little Havana,

c'est le Front r�volutionnaire d�mocratique.

�a ne me concerne en rien.

C'est un mouvement salvadorien.

Dominicain, nicaraguayen, ils s'en tapent.

Vous �tes un vilain de la classe dirigeante.

Pourquoi le ponton ?

Pour vous avertir. Des pr�liminaires terroristes.

Ensuite, sans pr�venir, ils frapperont fort.

Pour faire parler d'eux.

Je voulais vous demander,

si jamais j'identifiais les responsables,

vous engageriez des poursuites ?

- A ma fa�on. - Je partage votre point de vue.

Ils sortiraient en 24 heures sinon.

Je crois savoir que vous �tiez expert

dans l'art de faire parler les gens.

Pour obtenir des renseignements,

I'astuce consiste � ne pas poser de questions.

Aucune question ?

Jamais.

Contentez-vous de d�v�tir la personne.

C'est une r�gle de base.

Une fois nu, les aveux viennent.

Si ce n'est pas le cas,

faites subir � la personne

une exp�rience d�sagr�able,

en augmentant la dose.

Apr�s un certain temps,

elle coop�rera de bon coeur si vous mettez fin au d�sagr�ment.

Tu l'as laiss�e l� ?

George, tu connais le Che ?

Serre la main du r�volutionnaire Che Amado !

Tu te doutais pas de �a, hein ?

Tu croyais que j'en voulais � ton fric ?

Je t'ai bien eu !

C'est �a, tu m'as eu.

Le ponton, c'�tait qui ?

Nolen, l'animateur !

Dynamiteur, on dit !

- Et merde ! - Un jeu d'enfant.

On s'est approch�s � vitesse moyenne,

moi et mon co�quipier � la barre. J'ai lanc�...

six kilos de plastique � la d�rive...

On aurait m�me pu se faire la maison.

Le graffiti, c'est qui ?

T'as vu �a ? Le Che est un as de la bombe !

Pas vrai ? - Non !

On va r�v�ler les exactions de De Boya.

Sauf s'il paie !

Raconte-lui ce qu'il faisait autrefois.

- Comment �a ? - Ce qu'il faisait aux gens !

Raconte ! - Il cousait les paupi�res.

Il coupait les t�tons aux femmes.

Les hommes, il leur coupait tout !

Avec des grandes... tijeras ?

- Des cisailles. - C'est �a !

Il te coupait tous le matos. J'ai un oncle

� qui c'est arriv�. - Reprends un verre !

Non, je me sens pas tr�s bien...

J'aime pas penser � �a.

Je vais aller m'allonger. Je me sens pas bien.

Va pas gerber par terre, t'entends ?

La salle de bains !

- Nolen. - Quoi ?

Il se sert de toi.

Faut bien que je serve � quelque chose.

Mais c'est pas ton rayon.

Sans blague ! Et je me r�serve pourquoi alors ?

Comment Jiggs sait-il qu'elle ne dira rien � son mari ?

Et que je ne dirai rien, moi ? - Nous y voil� !

Je lui ai dit que toi et moi, on marchait d'un m�me pas.

Et que tu �tais un Cat Chaser.

�a a fait marrer Jiggs. Il go�te l'ironie de la vie.

�coute-moi. Tu m'�coutes, oui ou non ?

- Oui. - J'en suis pas.

- T'as chang� d'avis ? - J'ai jamais accept�.

Jiggs a trouv� ton id�e d'enfer.

Et merde ! J'en suis pas, je te dis !

J'ai jamais rien sugg�r� � Jiggs !

Tu vois pas qu'il se sert de toi, l� ?

Il te butera une fois ton r�le jou�.

Il aura pas le choix. - On a sign� un pacte !

C'est nous contre eux. C'est limpide !

On peut rien te faire rentrer dans le cr�ne.

- Je survivrai. - Jusqu'� quand ?

Ta d�ch�ance est programm�e !

- Ta gueule ! - Le tord-boyaux t'attend.

Ou du Chivas. C'est le grand jour demain.

Demain ?

On se farcit De Boya.

Attends ! Si tu y vas, De Boya te tueras.

Dis-moi juste une chose.

Et sois franc.

Tu ne souhaites pas sa mort ?

Le r�ve r�current avait chang�. Mary �tait dedans.

A la place de Luci Palma. On lui tirait dessus.

A son r�veil, un tireur �tait l�.

Le cauchemar recommen�ait. Et �tre �veill� n'arrangeait rien.

Si t'es libre, je t'emm�ne.

De Boya veut te causer.

C'est du s�rieux ?

Mets tes chaussures. Je te ram�nerai.

- Que me veut-il ? - Ne joue pas � �a !

T'auras carte blanche avec lui.

Monte devant, George !

George !

Je veux aller nulle part. Dis-leur !

T'en fais pas. Monte !

Ferme-la !

Et l�, il dit: "Garde la poup�e!"

On dit quoi de la pire des pipes ?

Elle est terrible !

- Ola ! - George, c'est un pi�ge !

Qu'est-ce qui se passe ?

Sacr�e f�te, George !

C'est quoi ce cirque ?

Jiggs, o� sont les filles ?

Je sais pas nager !

O� tu vas, connard ?

Je sais pas nager !

Allez, on l�ve le camp !

G�n�ral !

G�n�ral !

Regardez ! Prises � Saint-Domingue !

Votre femme et le marine.

Je peux tout vous dire... Piti� !

Allons jeter cette ordure.

Mary.

Debout ! - Quoi ?

L�ve-toi !

Qu'est-ce qui te prend, Andres ?

Enl�ve ta nuisette !

Je t'ai dit d'enlever �a.

Sur le lit.

Allonge-toi, je te dis.

Alors, on aime baiser � l'h�tel ?

Il te la fourre ici ?

Ouvre ta bouche ! Allez, bon sang !

Il te l'a fourr�e l� ?

Arr�te !

Je t'en supplie, arr�te !

Stop !

J'en ai pas fini avec toi, tra�n�e !

A genoux, nom de Dieu !

Rien � foutre que tu le lises ou non ! Signe !

Tu vas signer, oui ?

Fais tes valises et casse-toi !

Fous-moi le camp !

En v�rit�, nous sommes des animaux.

Si l'on oublie �a, on se ment.

La mort de Nolen le lui avait rappel�.

La sagesse �tait bon march�.

- All� ? - Appelle les flics !

- Pour qui ? - Pour moi, nom d'un chien !

George ! Ouvre !

- Allez viens, on rentre ! - Non, j'ai du travail.

- Pepe, par l� ! - Mucho trabajo !

- Trop de boulot ! - Non, il fait trop chaud !

Rentrons ! T'as un truc pour le se�or De Boya, non ?

Tu d�lires si tu crois que je vais rentrer.

Des gens nous voient ici, connard !

Moi, je vois personne !

Des t�moins, tu piges ?

Rentrons, je te dis !

Allez viens, approche !

Nous sommes tous des animaux.

Sergent Roscoe,

j'ai eu vent qu'une bombe allait exploser au 700, Arvida Drive.

Chez les De Boya.

Si �a t'avait �chapp�, ceci est un appel anonyme.

Ram�ne donc tes fesses !

Tout le monde dehors !

Mary.

- C'est bon de te voir. - Pr�te ?

�coute-moi, Mary.

Avancez et je vous jure que je lui brise le cou.

Tu vas crever !

Si t'allais pas crever bient�t, j'aurais ador� te tuer ici.

Tu lui as pas dit ?

�a va pas, George ?

Tu vois ce plouc qui bosse pour toi ? Il va te descendre !

T'as bu ou quoi, George ?

Je sais pas pourquoi je te pr�viens.

En voiture, George !

T'as pig� ? Il te tuera d�s qu'il le pourra.

�vacuez les lieux !

Je vous demande d'�vacuer les lieux.

Tout le monde dehors !

�a va, monsieur ?

Un train t'est rentr� dedans ?

Presque. Et ta bouche ?

Il m'a frapp�.

- C'est douloureux ? - Pas trop.

Tr�s sexy cette l�vre gonfl�e.

- Tu veux la mordre ? - �a me tente.

Tu l'as frapp� ? - Oui.

En premier. �a a d�cupl� sa col�re.

On ne frappe que si on est s�r de l'emporter.

T'es mon entra�neur ou mon amant ?

Approche !

Prends les valises !

Alors, c'est ici ?

Vous seriez plus � l'aise � la villa de Boca Raton.

Il y a un sauna...

- Il y a quoi l�-dedans ? - Un 44 Magnum,

un Browning, un fusil � pompe...

des torches, un jerrycan d'essence...

Le kit de survie de base.

Rentrons.

- Un coup de main ? - �a va aller.

Vous auriez pas d� faire vos valises.

On sait jamais.

�a prendra un jour aux d�mineurs. Demain, vous �tes rentr�.

Appelez-les, vous verrez bien.

On verra �a plus tard.

Au fait, les flics ont dit qui les avait appel�s ?

Non, ils ignorent encore qui.

Jiggs...

je pensais...

� ce qu'a dit ce type, Moran.

Que...

vous vouliez me descendre.

Qu'entendait-il par l� ?

A mon avis, il cherchait � vous embrouiller.

A faire diversion pour s'enfuir.

J'irai le voir, si vous voulez ?

O� sont les chiottes ? J'ai une de ces envies.

Au fond, � gauche.

J'ai appris �a, il y a longtemps.

Ne jamais la sortir chez des inconnus.

Vos flingues dans la cuvette.

Allez.

Voil�, comme �a.

Toi aussi, Corko.

Dans la cuvette. Voil� !

D�sapez-vous, maintenant.

C'�tait bien votre m�thode, g�n�ral ?

Allez, on s'active !

Combien pour m'�pargner ?

Je vais me contenter de vos valises.

Vous allez adorer �a.

Une merveille que j'ai modifi�e moi-m�me.

Je l'ai baptis�e la museli�re.

Allez, on retire tout,

comme dit la fille dans la pub de la mousse � raser.

Toi aussi, Corko ! Enl�ve ton calecif !

Fais gaffe qu'il te la tripote pas !

Les chaussures, tout !

Le chambre de ce joujou est �quip�e d'un clapet.

La premi�re douille ne s'�jecte pas. Aucun bruit !

Pr�ts, les gars ?

Laissez vos fringues, je veillerai � pas les froisser.

Grimpez dans la baignoire ! Magnez-vous !

- Tous les deux ? - En m�me temps.

Fais gaffe de pas l�cher la savonnette, Corko.

Fais couler l'eau � ta temp�rature !

A quoi �a rime, fils de pute ?

Fais couler l'eau !

La poule.

Toujours une longueur d'avance.

C'est mon indemnit�.

Tu m'aimes ?

T'as donn� ta langue au chat ?

T'arrives pas � y croire ?

Oh si, j'y crois ! Il y a combien ?

Je sais pas trop.

Mais il r�cup�rera l'exc�dent.

Je veux juste ce qui me revient.

Tu n'as pas compt� ?

J'ai jamais vu ce fric auparavant.

J'ai �chang� les valises quand il �tait en bas.

Allons, ne fais pas cette t�te.

Le fric te rend nerveux ? - O� le cachait-il ?

Sous le lit.

Comment �a, tel quel ?

Dans un coffre en marbre imitant un pied de lit.

Il te l'avait montr� ?

Pourquoi pas ?

Un magot sous le lit nuptial, �a impressionne !

Ahurissant !

Quand je suis partie, je craignais qu'il v�rifie � l'�tage,

alors j'ai remplie deux valises de magazines.

Et t'as gamberg� �a seule ?

Non, j'ai improvis�. J'�tais folle de rage et j'avais mal.

�a te pose un probl�me ?

Est-ce que �a me pose un probl�me ?

Probl�me est un doux euph�misme !

Si Andres se pointe, il n'aura rien.

On se verra au tribunal.

Et si Jiggs Scully se pointe, que lui diras-tu ?

Qu'il essaie de toucher � mon fric !

Mary Delaney De Boya. Une des �nigmes de la vie.

Ils �taient au bord de l'eau, en cong� de la r�alit�.

Un couple plus si jeune, leur retraite assur�e, sous le lit.

Mary lut une lettre de Luci Palma.

Elle n'avait que faire de Jiggs Scully.

"Je te remercie de l'avoir �pargn�.

"J'aurai aim� te revoir. Je raconte aux gens

"que tu n'es pas rest� � l'abri.

"Tu es venu vers nous et j'ai bien fait de ne pas te tuer.

"Aimes-tu toujours les Rolling Stones ? Luci Palma de Velera."

On se la coule douce ?

Je vous comprends assez.

T'as de la classe, George !

�a va, Mme De Boya ?

- O� est Andres ? - Le g�n�ral ?

Il prend une douche.

O� sont les toilettes, George ?

Faut que je vidange mon caf�.

- A l'int�rieur. - Je reviens tout de suite.

Sans fa�on !

Une autre tasse et je passe ma journ�e aux chiottes.

J'esp�rais qu'on puisse causer, rien que nous deux.

En mettant de c�t� les sentiments.

Je me disais qu'en mettant tout � plat,

on pourrait arriver � un accord.

Qu'est-ce que tu veux ?

T'as deux valises, et moi des magazines que je lirai pas.

Faisons un �change.

Mais avant, faut que tu me dises, on parle de combien ?

- 2,2 millions. - Voil� ce qu'on va faire.

Tu gardes les 200 000. Tu les m�rites bien.

Et tu me donnes le reste.

�a suffit pour rester le cul assis � mater l'oc�an.

Alors ? - Et si on ne vous donne rien ?

Alors vous �tes mal barr�s.

J'ai investi beaucoup de temps l�-dedans.

Ce fric assurera ma retraite.

Je peux pas compter sur la S�curit� sociale.

Je me suis cass� le cul et j'ai d� supporter votre mari.

Au fait, il le planquait o� son fric ?

- Sous le lit. - L�, vous d�connez !

Sous le plumard ?

Et maintenant, sous le v�tre ?

Si on m'avait dit ! Plus rien ne m'�tonne.

Bon alors, George ?

Si Mary dit non, alors t'auras rien.

T'es pas r�aliste, George. R�fl�chis...

Ce fric lui appartient.

Je vais te montrer un truc.

C'est quoi �a ? Une vasque ?

Un vase.

C'est magique, non ? A peine un son.

Pas m�me feutr�. Tu marches et tu t'�croules.

Surpris, les gens autour de toi s'interrogent.

Cette ravissante p�p�e aurait eu une crise cardiaque ?

�a pourrait arriver n'importe quand. Ou alors,

vous me donnez les valises et on se s�pare bons amis.

Si on te donne pas le fric, tu vas nous tuer ?

C'est bien �a ?

Pas forc�ment l�. - Tout juste.

- Mais � tout moment. - T'as le chic avec les mots.

Entendu. C'est tout ce que je voulais savoir.

- Coconut Palms, ici Jerry ? - Appelle les flics !

George, dis-moi que je suis sourd.

Tu leur diras que je vous ai menac�, que j'ai but� le g�n�ral ?

Tu pourras rien me mettre sur le dos.

Je les ai pas appel�s pour toi.

Il cernait mieux Jiggs une fois mort.

Tuer �tait facile une fois la g�chette mentale appuy�e.

Il ne serait jamais aussi dou� que Jiggs,

mais il ne serait plus jamais le m�me.

George.

Est-ce que �a va ?

Bien s�r ! Il vient de r�aliser le r�ve.

Tuer un inconnu tentant de le tuer.

Il a peur et est d�boussol�.

Mais ils ont l'amour et deux millions.

Comment �a ne pourrait pas aller ?

Adaptation: S�bastien Michel pour Digimage

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