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Tu oublies que plusieurs vies sont en jeu.
Notamment celle d'un p�re, accus� du meurtre de sa fille.
Sans preuve.
On se voit au tribunal.
Je n'ai pas envie d'en parler.
- C'est ta fille. - Merde !
J'ai parl� � Helene, elle a compris, je crois.
Tu devrais lui parler, elle a besoin de toi.
Tout le monde ment.
Possible.
Mais la v�rit� existe.
William Hansteen,
je vous inculpe du meurtre de votre fille, Karine.
J'ai vu le coup de gr�ce.
Elle est tomb�e sur la pierre.
Puis, je l'ai reconnu.
Aksel.
Pourquoi ne pas l'avoir dit plus t�t ?
Parce que...
C'est mon fils.
C'�tait un accident.
Je suis tomb�e enceinte.
Et puis, j'ai rencontr� papa.
Pourquoi t'as rien dit ?
� l'�poque, c'�tait comme �a.
Qui �tait au courant ?
William et moi. Et puis...
Papa.
Il y a du caf� ?
T'inqui�te.
C'est juste un bout de papier.
�a veut rien dire.
Enfin si, �a veut dire...
que ton p�re est un con.
Comme le mien.
Et puis on a maman, qui est un peu � c�t� de la plaque.
Pas vrai ?
5 jours ?
Aksel Nilsen est innocent.
Laissez-moi le prouver.
Mme la procureure oublie
qu'il n'est pas l'accus�.
Il a �t� accus� de meurtre.
Me Haudemann n'a pas tort.
- Nilsen n'est pas l'accus�. - Sa cr�dibilit� est questionn�e.
Si je prouve son innocence,
je prouve que William Hansteen ment.
Et �a, c'est pertinent, il me semble.
L'innocence de Nilsen ne prouve pas la culpabilit� de mon client.
C'est absurde.
On a deux t�moignages et un menteur.
Deux familles se d�chirent depuis 20 ans.
On n'est plus � une semaine pr�s.
Vous avez 3 jours.
Tu joues au foot ? Les prolongations sont violentes.
Vous devrez parler du meurtre.
Et Tonje doit confirmer votre alibi.
J'ai d�j� �t� disculp�,
qu'ils lisent les minutes de mon proc�s.
�a ne marche pas comme �a.
C'�tait il y a 20 ans.
Vous pourrez vous pr�parez.
Je vous donnerai tout.
Les t�moignages, les d�positions...
Et si je refuse ?
William sortira blanchi.
Tu l'as vu ?
Qui ?
Quand il l'a tu�e.
- Qu'il a fracass� son cr�ne... - Passe les d�tails.
C'est de ta faute.
Ta faute.
J'ai fait beaucoup pour Aksel.
Je t'ai vers� une pension.
C'�tait pour acheter mon silence.
�a aurait chang� quoi ?
J'aurais pu l'aimer.
J'aurais pu l'aimer,
comme mon fils.
Eh bien...
- Mai-Britt. - Merci.
Excuse-moi.
Il s'est pass� quoi entre vous ?
Mai-Britt !
Ne parle pas comme �a d'elle.
Tu ne l'as pas connue � l'�poque.
- Pardon ? - Elle est fiable, au moins.
Tu aurais d� l'�pouser.
Ne dis pas de b�tises.
- Doucement ! - D�merde-toi !
Je suis arriv� � la f�te apr�s 22 h.
Ils n'avaient pas allum� le feu.
Elle �tait bizarre.
Elle me parlait pas. Elle buvait du vin.
Elle avait un cubi.
Ils n'avaient pas allum� le feu.
Elle �tait bizarre.
Elle me parlait pas. Elle buvait du vin.
Elle avait un cubi.
- Elle �tait saoule ? - On l'�tait tous.
On s'est disput�s.
Pourquoi ?
Je sais pas. Rien n'allait.
Et puis, on a rompu.
Alors je suis rentr� me coucher.
Il �tait environ 23 h 30.
J'ai pas regard� ma montre.
Mais j'ai remarqu� que le feu venait de s'�teindre.
Je me suis dit qu'il �tait 23 h 30.
Je voulais lui parler.
Mais je ne l'ai pas trouv�e, elle �tait partie.
Alors je suis all� me coucher.
J'ai cru � une plaisanterie.
J'ai cru � une plaisanterie. J'ai cru � une plaisanterie.
Elle faisait souvent des sc�nes.
Elle a couru vers les bois, je l'ai suivie, mais je suis tomb�.
Je l'ai perdue de vue.
Je suis rentr� me coucher.
Elle est partie en courant. J'ai cru qu'elle plaisantait.
Elle faisait parfois des sc�nes.
On vous a entendu l'appeler.
La menacer.
Non, je voulais juste lui parler.
Mais elle avait disparu.
Alors je suis rentr� me coucher.
Le lendemain, c'est la police qui m'a r�veill�.
J'ai pas compris ce qu'on me reprochait.
Le lendemain, j'ai compris qu'elle �tait morte.
Merci, j'ai termin�.
Me Haudemann, � vous.
Merci.
� quelle heure avez-vous quitt� la f�te ?
� 23 h 30.
Vous aviez une montre ?
Non, mais...
le feu venait de s'�teindre et...
- On m'a dit qu'il �tait 23 h 30. - Tr�s bien.
Comment �tes-vous rentr� ?
Je suis pass� par les bois,
et je suis sorti par le lotissement.
- En passant par chez Rasmus Sunde ? - Oui.
Vous en �tes certain ?
Oui.
Pardon d'insister, mais vous vous en souvenez ?
Ou on vous l'a racont� ?
Je m'en souviens.
Pas facile de tout se rappeler apr�s tant d'ann�es.
C'�tait une nuit particuli�re.
Vous ne le saviez pas, alors.
- Quoi ? - Que cette nuit �tait particuli�re.
Vous ne le saviez pas encore.
Je m'en souviens.
On va s'en tenir l�. Merci.
Merci infiniment.
Nous remercions le t�moin.
J'appelle maintenant un nouveau t�moin.
Je n'ai pas �t� pr�venue.
La liste des t�moins n'a pas pu �tre mise � jour.
C'est limite, Ma�tre, mais faites.
Voyons si la technologie est de notre c�t� aujourd'hui.
Auriez-vous l'obligeance
de nommer votre t�moin ?
Nous allons appeler...
Ma�tre ?
la Malaisie.
Angeline Borgen.
Mon prochain t�moin est la femme d'Aksel Nilsen.
Vous �tiez la femme d'Aksel Nilsen ?
Il se faisait appeler Borgen, mais on �tait mari�s.
Apr�s 17 ans de mariage, nous sommes s�par�s.
D�sol�.
Pourquoi avez-vous d�cid� de le quitter ?
C'est un menteur.
Pourquoi dites-vous cela ?
Il m'a menti sur tout.
Et il vous ment encore.
Il a menti sur ses origines.
M�me sur son nom.
C'est en arrivant en Norv�ge que je m'en suis aper�ue.
Il m'a alors racont� cette affaire de meurtre.
Et son amn�sie.
- Son amn�sie ? - Oui.
Il m'a avou�
qu'il avait tout oubli� de cette nuit-l�.
Il ignore si c'est lui ou non.
Vous pensez qu'il est coupable ?
Oui.
Je pense qu'il l'a tu�e.
Tu peux rayer la fin.
Merci.
Merci pour votre sinc�rit�.
- T'inqui�te, personne la croit. - Pas maintenant.
C'est vrai ?
Vous ne vous rappelez rien ?
J'aurais d� vous le dire.
Oui.
Vous auriez d�.
J'avais peur de vous le dire.
C'est juste que...
j'avais...
j'avais peur que...
J'ai besoin que quelqu'un croie en moi.
Vous m'avez tout dit ?
Aksel ?
Tonje Sandvik et moi avions une aventure.
- � l'�poque ? - Oui.
Et maintenant.
Enfin, pas maintenant, mais...
R�cemment.
Quand �a s'est termin�, elle �tait bless�e...
Elle a dit qu'elle ne m'avait jamais vu.
Elle ne vous a pas vu ?
Elle a dit �a comme �a, je crois.
Pour se venger.
Haudemann va se jeter sur elle.
On peut refuser son t�moignage ?
Non.
Tu crois toujours qu'Aksel va sauver Lifjord ?
Personne ne lui fait confiance, ici.
Il a 20 ans d'exp�rience, il sait lever des fonds.
Je sais que c'est ton pote...
ou je sais pas quoi.
Mais �a va faire des probl�mes.
Marianne a d� fermer le salon de coiffure.
Tu comprends vite, mais faut t'expliquer longtemps.
Coucou.
- D�j� debout ? - Inger avait oubli� ses lunettes.
Tu aurais pu me dire.
On fait juste un break.
- Elle va revenir. - Que Tim est mon cousin.
J'en savais rien.
J'aurais d� m'en douter, mais...
C'�tait quoi, alors ?
Pourquoi �a te rendait fou ?
Que je sois avec Tim ?
Je ne sais pas.
C'est difficile � expliquer.
Tu as dit que tu voulais plus me voir.
Je n'ai pas dit �a.
J'ai dit �a ?
Tu devais �tre bourr�.
Salut.
C'est vrai ?
Tu as oubli� ?
Oui.
Mais tu m'as vu.
Tu as t�moign� � mon proc�s.
Personne ne ment comme �a.
Si.
Tu m'as vu, � la reconstitution.
Je voulais te voir.
Je voulais croire dans cette version.
Pourquoi ?
J'ai du boulot.
Durant votre t�moignage, vous devrez dire la v�rit�
et exprimer vos doutes �ventuels.
Jurez-vous de dire toute la v�rit�
sans rien omettre ? R�p�tez apr�s moi :
"Je le jure sur l'honneur".
Je le jure sur l'honneur.
- Mme la procureure ? - Merci.
Votre t�moignage a permis d'acquitter M. Nilsen.
Vous lui avez fourni un alibi.
- C'est exact ? - Oui.
Parlez plus fort.
Oui.
Je lis votre d�position.
"Je n'�tais pas � la f�te.
"J'�tais chez Rasmus.
"On couchait ensemble.
"Je dormais chez lui".
Il est question de Rasmus Sunde,
maire de Lifjord.
"Rasmus s'est endormi. Je n'avais pas sommeil.
"J'avais envie d'aller � la f�te.
"Il n'�tait que 23 h 30.
"Je me suis lev�e.
"J'ai vu passer Aksel en courant".
L'horaire est d�terminant.
Il permet d'affirmer qu'Aksel Nilsen n'a pas pu tuer Karine Hansteen.
Tonje Sandvik,
vous avez vu Aksel Nilsen passer sous la maison de Rasmus
� 3 km du lieu du crime,
� 23 h 30 pr�cises,
soit � l'heure exacte du d�c�s de Karine selon le l�giste.
Vous confirmez cette information ?
La confirmez-vous ?
Oui. Oui.
Je la confirme.
- Je l'ai vu. - Merci.
Ma�tre, � vous.
Vous avez attendu avant
de t�moigner au proc�s. Une ann�e.
Si j'en crois le dossier.
J'avais honte.
- De votre liaison avec le maire ? - Oui.
Il n'�tait pas maire, seulement coach de handball.
- N'ennuyons pas la cour... - Harc�lement du t�moin !
Venez-en aux faits.
Vous...
et Aksel Nilsen.
Vous �tiez amants,
� l'�poque, avant Karine ?
C'est vrai.
Puis, il vous a largu�
pour elle.
C'est exact.
Vous l'avez v�cu comment ?
- Comme un chagrin d'amour. - Un vrai.
Comme on en a qu'� 17 ans.
Cela n'est pas pertinent.
Dans le doute, je patiente.
Venez-en aux faits, ma�tre.
� 17 ans, on est passionn�.
C'est un fait. Et voici ma question.
A-t-elle menti pour prot�ger son grand amour ?
On s'�loigne du sujet.
Je suis d'accord.
Reprenez-vous, Haudemann.
Je vous rappelle que vous parlez sous serment.
Aimiez-vous toujours Aksel Nilsen
quand vous lui avez fourni un alibi � son proc�s ?
Non.
Vous pouvez r�p�ter ?
Non, je ne l'aimais plus.
Je sais ce que j'ai vu.
Quoiqu'on dise d'Aksel,
de son caract�re, de ses souvenirs,
il n'a pas tu� Karine.
Tr�s bien.
J'ai termin�.
Faire mentir un t�moin, c'est pas dans tes habitudes.
- J'�coute les gens. - Ils en disent, des choses.
C'est vrai.
- Voyons ce que le fr�re va dire. - Erik ?
Je suis pas un tendre non plus.
Inger ?
Je suis un con.
- Tu as raison. - Pas ici.
Promis, j'arr�te de boire.
Moins fort, tu veux ?
Seules toi et Helene comptent, maman et papa doivent comprendre.
On peut d�m�nager.
Tu en parlais.
C'est vrai, mais je n'y crois plus.
Tu dois y croire.
Sans toi, je peux rien faire.
S'il te pla�t...
Je ne suis rien, sans toi.
Avec toi, je ne suis rien.
- Bonjour. - Bonjour.
Erik, on peut se parler ?
La d�fense va vous appeler � compara�tre.
Je dois t�moigner ?
Donc, je dois faire quoi ?
Je sais que c'est pas lui, j'ai compris qu'il �tait innocent.
Il y a peu, vous �tiez persuad� de sa culpabilit�.
Au point de le d�noncer � la police.
Je me suis tromp�, �a arrive.
Vous devez en convaincre la cour.
�a marche.
- OK. - Pas de souci.
- Je le sais, c'est tout. - Vous le savez ?
J'ai ici
votre d�position � la police.
Vous pouvez la lire ?
� partir d'ici.
D'accord.
"Aksel �tait devant la maison.
"Il rin�ait le sang avec le jet d'eau.
"Il �tait en vrille, il chialait,
"il parlait de Karine.
"Il a dit qu'un truc horrible �tait arriv�".
Arr�tez-vous, merci.
"Un truc horrible" �tait arriv�.
C'est parce que
Karine avait rompu.
- Poursuivez. - Pourquoi ?
Je cherche � montrer qu'il se contredit.
Dans ce cas, je vous propose de lire vous-m�me.
Avec plaisir.
"Quand j'ai su pour Karine, j'ai compris
"que c'�tait lui
"qui l'avait tu�e."
- Mais c'�tait... - Merci.
J'ai termin�.
- Ma�tre Sahir ? - Merci.
�a vous fait quoi, de lire cette d�position ?
En quoi est-ce pertinent ?
R�pondez.
�a fait mal.
- Pourquoi ? - Parce que...
Aksel est innocent.
J'ai compris, �a.
Pourquoi avoir chang� d'avis ?
On a retrouv� le fameux T-shirt.
Aksel pensait qu'il �tait coupable.
Il voulait se rendre.
Il voulait aller voir la police, pour �tre en paix, il a dit.
Mais c'�tait pas le sang de Karine,
c'�tait le sien, il s'�tait bless�.
Aksel aurait assum�.
Il est pas du genre � mentir.
Je sais pas trop comme dire...
Mais il a du courage. Ouais.
Merci.
Y a pas de quoi.
J'ai encore deux questions.
Oui, si vous voulez.
Pendant vingt ans -
vingt ans -
vous avez �t� persuad� de la culpabilit� de votre fr�re.
- Mais... - Qu'est-ce qui a chang� ?
Hormis le courage que vous lui trouvez ?
- Le T-shirt. - On a compris, �a.
Tonje.
Elle lui a fourni un alibi et...
Il y a 20 ans, vous pensiez qu'elle mentait ?
Oui.
Elle ne ment plus ?
Non, je le sais.
En �tes-vous vraiment s�r ?
- Oui. - Pas l'ombre d'un doute ?
- Vous exag�rez ! - Ma�tre ?
Je retire ma question.
Il est pourtant �vident que rien
de ce qu'on a entendu dans ce tribunal
ne peut expliquer votre certitude.
C'est mon fr�re.
- Nous y voil� ! C'est votre fr�re. - Je le connais.
Vous avez d�cid� d'�tre s�r de son innocence.
- Pour le d�fendre. - Oui.
Bien s�r que je veux le d�fendre.
Mais...
On a compris, vous avez un doute.
Non.
Ce sera tout.
Merci.
Nous remercions le t�moin.
�a fait chier, j'ai �t� naze.
Tu sais quoi ?
- L'avocat, l� ? - Ouais ?
C'est un gros boloss.
Un boloss ?
Carr�ment !
- Tu peux pas dire �a. - Mais c'est un boloss.
Tu me d�poses ?
- Tu vas o� ? - J'ai pas envie de rentrer.
Moi non plus.
Qu'en penses-tu ?
Je ne sais pas.
Ton avocat pense que tu vas gagner.
Ce n'est plus "nous" ?
Si, bien s�r.
Nous avons h�te d'en finir avec ce proc�s.
Mes clients ont v�cu un v�ritable cauchemar.
Mais l'heure de v�rit� approche. Salut, Nilsen.
Aksel Nilsen, un commentaire ?
� plus.
Un avis sur le d�roulement du proc�s ?
Tu prends ton pied, pas vrai ?
Mets tes �motions de c�t�.
Quoi ?
Au moins, je ressens des choses, moi.
Un commentaire ?
Me Haudemann ?
La parole est � vous.
Merci.
L'�motion est palpable dans ce tribunal.
Ce n'est pas �tonnant.
Elle �tait jeune et belle.
Elle a �t� brutalement assassin�e.
Elle terminait sa derni�re ann�e de lyc�e,
se dirigeait vers une carri�re artistique.
Une jeune fille p�tillante et �nergique,
qui avait des r�ves et des projets plein la t�te.
Ses parents ne se remettront jamais de sa disparition.
Et de tels drames font na�tre des �motions.
Des �motions n�gatives,
on s'accuse mutuellement.
C'est tout � fait humain.
Naturel, m�me.
Mais nous qui repr�sentons la loi
ne pouvons nous laisser aller � cela.
Il nous incombe de pr�senter les faits.
Voici un homme,
un chef d'entreprise, un p�re,
qu'on accuse d'avoir tu�
la chair de sa chair.
C'est d'autant plus grave que nous avons pu constater
que ce lamentable dossier, cette regrettable affaire,
ces terribles all�gations, ces horribles accusations
se basent exclusivement sur des �motions.
C'est un scandale et on est en droit de s'interroger.
Comment est-ce possible ?
Voici la r�ponse :
la procureure ici pr�sente a choisi
d'instruire une affaire sans aucun fondement.
Des t�moins ont �t� entendus.
Aucun n'a pu apporter d'�l�ments concrets
prouvant que William Hansteen a tu� sa propre fille.
Cet ancien pr�venu manifeste des sentiments.
Son fr�re, qui est venu � la barre,
a lui aussi des sentiments.
Son ancienne petite amie d�borde de sentiments.
M�me l'enqu�teur sur cette affaire
fait dans le sentimentalisme.
Il est assez facile de se laisser envahir
par cette myriade de sentiments.
En revanche, pour ce qui est des preuves,
Rien. Elles sont inexistantes.
Et tel est, dans cette affaire,
le seul et unique fait incontestable.
Aksel Nilsen
a accus� William Hansteen
de meurtre.
Que reproche-t-il � Hansteen ?
De lui avoir donn� la vie ?
William Hansteen nous a racont� comment il a accompagn�
Aksel Nilsen tout au long de sa vie.
Il l'a prot�g�.
M�me apr�s la mort de sa fille,
il a continu� � le prot�ger.
Dans une situation difficile,
il a essay� de faire ce qu'il fallait.
Il s'est battu pour sa famille sur tous les fronts.
Une bataille impossible. Des choix corn�liens.
Ces choix peuvent �tre contestables, voire m�me critiquables.
Mais William Hansteen n'est pas un meurtrier.
William Hansteen
est un p�re aux abois.
Il est temps maintenant
de le laisser en paix.
Merci.
- Mme la procureure, c'est � vous. - Merci.
Me Haudemann critique les �motions,
il sait pourtant en jouer habilement.
Mais tr�ve de sensiblerie.
Mesdames et messieurs,
r�capitulons les faits.
Voici un p�re
qui a menti sur ses allers et venues
le soir du meurtre de sa fille.
Un p�re qui,
de son propre aveu,
�tait pr�sent sur le lieu du crime.
Et qui a choisi de ne pas le dire.
Nous avons aussi montr� que les services sociaux
avaient re�u un signalement � propos de Karine Hansteen.
Mais le dossier a �t� �touff� suite aux pressions de l'accus�.
Voici un enqu�teur
qui a avou� devant vous
qu'il avait volontairement omis
de parler d'un appel de la victime.
Un appel au secours.
Deux heures � peine avant son rendez-vous avec la mort.
On dispose de la d�position d'Eva Hansteen
juste apr�s la tentative de suicide de l'accus�.
Elle affirmait sans aucun doute
qu'il avait avou� le meurtre de sa fille.
J'attire votre attention sur le fait
que les accusations d'Aksel Nilsen ne sont pas isol�es.
Elles sont justifi�es et confirm�es.
Nous avons prouv� sans aucun doute que William Hansteen
a provoqu� la mort de sa fille le 25 juin 1995.
Cet homme, ignorant les preuves de sa culpabilit�,
rejette les accusations sur Aksel Nilsen,
son propre fils.
Si quelqu'un a jou� la corde sensible dans cette affaire,
ce n'est pas moi.
Mais Aksel Nilsen n'est pas l'accus� ici.
Il a �t� acquitt� en 1995 et d�j�
il avait un alibi.
Aksel Nilsen n'a pas pu tuer Karine Hansteen.
Pourtant, il doit encore subir ces accusations mensong�res.
Supporter les soup�ons pour ce crime qu'il n'a pas commis.
Il y a 20 ans, il a �t� chass� de cette r�gion.
Pour sa part, il n'a poursuivi
que la v�rit� et la justice.
Nous ferions tous la m�me chose � sa place.
Il est vrai que les repr�sentants de la loi se doivent d'�tre neutres.
Mais avant tout, nous devons �tre un bouclier contre l'injustice.
Le traitement injuste d'Aksel Nilsen doit prendre fin.
William Hansteen doit �tre puni.
Pour cette r�gion.
Pour Aksel Nilsen.
Mais surtout pour Karine Hansteen.
Qu'elle puisse enfin
reposer en paix.
Merci.
Eva.
Si je suis condamn�...
Ce sera mieux pour nous tous.
Je l'ai envisag�.
Plusieurs fois.
Surtout quand tu �tais � l'h�pital.
Je ne peux pas
vivre sans toi.
Je n'arrive m�me pas � l'imaginer.
Je ne peux pas vivre sans toi.
Tu comprends ?
Mon Eva.
�a va aller.
Ce que vous avez dit.
Vous y croyez ?
Le jury est pr�t.
L'audience est ouverte.
Asseyez-vous.
Pour des raisons �videntes, l'accus� restera assis
durant l'�nonc� du verdict.
Affaire 235,
William Hansteen, accus� d'homicide volontaire,
en vertu du paragraphe 275,
est d�clar� par la cour :
non coupable.
Adaptation : C�line Bellini
Sous-titrage : HIVENTY
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