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Toutes les familles sont tar�es.
Finn, tu prendras bien un verre de vin avec moi ?
- Tu fais quoi, maman ? - Je voulais ranger un peu.
Ranger ?
T'as mis le feu au garage !
Une affaire pareille, tu la prends que si t'es 100 % s�re de toi.
Il y a bien eu un signalement � propos de Karine
On a ouvert une enqu�te.
Il n'y a pas de trace du dossier.
Il a �t� d�truit ?
Vous arrivez � lire ?
- Karine Hansteen. - C'est notre preuve.
Vous allez devoir t�moigner au tribunal.
William Hansteen ?
Je vous inculpe du meurtre de votre fille, Karine Hansteen.
Vous allez venir avec nous.
M. Hansteen, comment allez-vous prouver votre innocence ?
Eva, soutiendrez-vous votre mari ?
Pourquoi choisir Haudemann, l'avocat des causes d�sesp�r�es ?
M. Hansteen est victime d'une grave injustice.
Dites ce que vous voulez, je prouverai son innocence.
- Que r�pondez-vous... - Innocent !
On va bien s'amuser.
- Pourquoi prendre cette affaire ? - Pourquoi pas ?
C'est comme si j'avais d�j� gagn�.
Tu oublies que plusieurs vies sont en jeu.
Notamment celle d'un p�re, accus� du meurtre de sa fille.
Sans preuve.
J'ai une preuve.
Je te l'ai dit, on va bien s'amuser.
Ce qui nous importe, c'est d'obtenir des r�ponses.
Les habitants de Lifjord
vont-ils � nouveau devoir choisir leur camp ?
C'est difficile pour une petite communaut�...
- Aksel, Aksel ! - Aksel Nilsen !
Pensez-vous �tre enfin blanchi avec la mise en examen de Hansteen ?
�a fait quoi de ne plus �tre sur le banc des accus�s ?
Vous �tes dans quel �tat d'esprit ?
Un message aux habitants de Lifjord ?
- Serez-vous enfin entendu ? - Eva ?
Que pensez-vous de ma�tre Haudemann ?
Attendez dans la salle des t�moins.
On viendra vous chercher.
Aksel ?
Tu veux bien...
Il est encore temps de faire marche arri�re.
Il y a certaines choses que tu ne sais pas.
Que tu ne veux pas savoir.
Mais il faut que �a s'arr�te.
Il le faut. Sinon...
- �a ne d�pend pas de moi. - Aksel.
L'audience est ouverte.
Eva ?
C'est dur, d'attendre, comme �a.
C'est pour �a que tu n'as pas r�pondu � mes messages.
J'aurais pr�f�r� que tu n'aies pas � traverser ces �preuves.
Tu n'y es pour rien.
Tu m�rites tellement mieux.
Je n'ai plus rien � te dire.
J'esp�re que tu comprends.
Vous �tiez le premier sur les lieux
apr�s la tentative de suicide de M. Hansteen.
D�crivez-nous ce que vous avez vu.
J'ai d'embl�e tent� d'�valuer la situation.
L'ambulance venait de l'emmener.
Eva Hansteen �tait sous le choc.
Elle r�p�tait : "Il l'a tu�e".
"Il a tu� mon b�b�".
Quand je lui ai demand� ce qui s'�tait pass�,
elle a r�pondu qu'il avait tent� de se suicider.
"Il a avou� avoir tu� notre fille, puis s'est tir� une balle".
Eva et William Hansteen nient tous deux la r�alit� des aveux.
Ils mentent, je me souviens de ce qu'elle a dit. Mot pour mot.
Comment pouvez-vous en �tre s�r ?
J'en suis s�r...
Parce que...
Karine m'a appel� ce soir-l�.
S'il vous pla�t ? La d�fense n'�tait pas inform�e.
- Nous demandons une suspension. - Je le d�couvre �galement.
Poursuivez.
La victime vous a appel� ?
Le soir m�me du meurtre ?
Oui, c'�tait...
quelques heures avant.
Elle �tait en pleurs.
Elle �tait compl�tement hyst�rique.
Elle a dit qu'elle avait peur de son p�re.
"C'est de l'inceste", a-t-elle dit.
Elle l'a r�p�t� plusieurs fois.
"C'est de l'inceste".
Karine vous a appel�.
� �voqu� un inceste et vous a demand� de l'aide ?
Qu'avez-vous fait ?
Je n'ai rien fait.
Je n'en suis pas fier.
J'�tais seul au poste ce soir-l�.
J'�tais occup�, c'�tait le solstice d'�t�.
J'ai cru qu'elle �tait ivre. Quand on l'a retrouv�e...
j'y ai repens�, bien s�r.
Mais...
tous les indices accusaient Aksel.
J'ai vraiment cru que c'�tait lui.
Et maintenant ?
William a tu� Karine.
Et je n'ai rien fait.
Merci.
C'est vrai ?
Je te jure, je te tuerai si tu l'as touch�e.
- Ne dis pas �a. - C'est vrai ?
Bien s�r que non.
Elle a appel� la police.
Pourquoi elle a fait �a ?
William !
Regarde-moi.
Mais r�ponds-moi !
Tu as vraiment l'air coupable.
Je ne l'ai jamais touch�e.
Mais tu dois savoir une chose.
Mon Dieu.
Quoi, encore ?
Amina ?
On a pris du retard. Je suis d�sol�e pour l'attente.
- Vous avez assur� ? - Remerciez Kristoffersen.
Attendez, je vous aide.
Voil�.
Salut.
Tu as de la compagnie.
On ne se conna�t pas.
Vous �tes le petit ami ?
Aksel.
Lui, cr�dible ?
Otto, ne harc�le pas mon t�moin.
Bien jou�, au fait.
- Tu savais, pour le coup de fil. - Si tu le dis.
- Vous vous connaissez ? - Oui.
C'est un probl�me ?
Que vous vous connaissiez ?
Non. Pas pour vous.
Salut.
C'est bon.
D�tends-toi, j'ai pas bu.
Helene est rentr�e en bus.
J'ai propos� de la ramener.
Elle m'a racont�.
- Non... - Elle n'a rien � faire au tribunal.
Moi, je m'en fiche.
- C'est pour son bien. - Je n'ai pas envie d'en parler.
C'est ta fille, Lars.
Et merde !
Tu peux essayer de garder ton calme ?
- Laisse. - �a peut pas �tre lui.
- C'est pas possible. - Arr�te.
Et s'il abusait d'elle aussi ?
Vous avez assist� aux aveux de William Hansteen ?
Oui.
Je soup�onnais Eva Hansteen.
J'�tais venu pour la confronter aux faits.
Et puis, William est arriv�.
Et il a avou� ?
Il a pleur�, a dit qu'il n'avait pas voulu �a.
Qu'il n'avait pas voulu qu'elle tombe.
Eva est partie chercher le fusil.
Si je ne l'avais pas arr�t�e, elle lui aurait tir� dessus.
Si j'avais su ce que j'ai appris,
je t'aurais tu� moi-m�me.
Pardon, �a ne se dit pas,
mais ce qu'il a fait...
Revenons aux aveux.
- Alors ? - Il a chial�.
- Votre mari. - Ah ?
Ce n'est pas id�al ?
Il avait une tronche de coupable.
Bon, c'est � moi.
Peut-�tre que vous ne devriez pas t�moigner.
J'y tiens.
Vous pourriez tout faire capoter.
Tout va bien se passer. Faites-moi confiance.
William est innocent.
Vous semblez s�re de vous.
On s'est couch�s en m�me temps.
Il dormait aupr�s de moi.
Que dites-vous du t�moignage de Kristoffersen ?
Finn Kristoffersen n'est pas fiable.
Ni en tant qu'enqu�teur,
ni en tant qu'homme.
Pouvez-vous d�velopper ?
Je connais Finn depuis de longues ann�es.
Nous �tions en contact dans le cadre de l'enqu�te.
C'est parfois difficile...
On est...
Des liens se tissent.
Et il a profit� de cette opportunit� pour me faire des avances.
- Des avances ? - Oui.
Il �tait amoureux de moi.
Il a parfois �t�...
tr�s insistant.
Les circonstances m'avaient rendue...
Je ne cherche pas d'excuse, mais...
- J'�tais vuln�rable. - Pardon, o� veut-on en venir ?
Nous avions une liaison.
Tous les deux ? Vous aviez donc...
Des relations sexuelles, oui.
Je vous interromps.
- �a a un rapport avec l'affaire ? - Bien s�r.
C'est tout � fait pertinent.
Il s'agit de cerner la cr�dibilit� de l'inspecteur Kristoffersen.
- Poursuivez. - Merci.
- Allez-y. - Merci.
Il a profit� de moi,
dans une p�riode o� j'�tais vuln�rable. Et moi...
j'ai faut�. Je n'aurais pas d� c�der.
Et je l'ai dit tr�s clairement � Finn Kristoffersen.
- Vous avez rompu ? - Oui.
Depuis, il est compl�tement d�sesp�r�.
Mon t�l�phone est plein
de ses messages.
"Je t'aime".
"Ce silence est insupportable".
Ces messages ne sont pas recevables.
- Haudemann ? - Nous ferons sans.
Que pensez-vous de ses accusations ?
Ce sont des mensonges. De toute �vidence.
Il est jaloux. Furieux.
Il cherche � nous nuire, � William et � moi.
Si c'�tait vrai, il en aurait parl� il y a 22 ans.
Je n'imaginais pas qu'il irait si loin.
Merci. J'en ai fini avec le t�moin.
Ma�tre Sahir, vous avez un contre-interrogatoire ?
Pas pour l'instant.
C'est vrai ?
- Ce n'�tait pas comme �a. - C'est vrai ?
- R�ponds ! - Doucement.
Me parle pas !
- C'est vrai. - Putain, enfoir� !
C'est vrai, Karine m'a appel�.
- Tout est vrai. - On s'en tape, maintenant !
T'as tout foutu en l'air !
- Je suis vraiment d�sol�. - T'es d�sol� ?
Oui, je m'excuse.
Je suis vraiment d�sol�.
Sinc�rement.
Amina, viens.
Reste pas dans ton coin.
Comme tu veux.
J'aurais d� le savoir.
Je lui ai pos� la question.
Mais il m'a menti.
En me regardant dans les yeux.
Tout le monde ment.
Le gagnant est celui qui ment le mieux.
Possible.
Mais la v�rit� existe, elle aussi.
Elle est objective.
Et maintenant ?
On a encore une chance ?
Honn�tement ?
Non.
Mentez-moi.
On va gagner.
Vous savez, votre m�re pourrait t�moigner.
Oui.
Je sais bien.
C'est juste que...
ce n'est pas s�r que �a nous soit favorable.
Il vous suffira de raconter la nuit du meurtre.
Allez-vous-en.
- Vous ne voulez pas aider Aksel ? - Si, mais...
Je me rappelle pas.
Vous avez vu William ?
- J'ai mal � la t�te. - Maman.
- Je me rappelle pas. - S'il te pla�t.
Je me rappelle pas.
J'ai oubli�.
Maman. Tout va bien.
Si tu ne veux pas, tu n'es pas oblig�e.
Je veux qu'elle parte. Dis-lui.
- Je veux qu'elle parte. - Tu fais comme tu veux.
D'accord, maman ?
On n'a pas avanc�.
Je sais.
Son t�moignage m'a convaincue de prendre cette affaire.
Je n'y peux rien, je ne vais pas la menacer.
Non.
J'�tais oblig�e.
De coucher avec lui ou de le dire au monde entier ?
William...
Combien de fois ?
- Combien de fois ? - Une fois.
Je te comprends.
Ne dis pas �a.
Te retrouver avec un minable handicap�.
William.
J'ai fait �a pour nous.
C'est pour notre couple que je me bats.
William.
�a en vaut la peine ?
J'en suis s�re.
Eva et Kristoffersen ?
Je suis sur le cul.
Tu as envie de boire un coup ?
Non.
Je devrais peut-�tre partir.
Repartir � z�ro. Ailleurs. Peut-�tre me rapprocher de Tim.
Je sais plus.
Fais voir ?
C'est pas vrai.
Tiens.
Appuie.
Erik ?
Tu n'avais pas t�moign� la derni�re fois.
Quoi ?
Tu n'as que nous, maman.
Tu as autre chose qu'Aksel et moi ?
Tu m'en veux ?
- Qu'est-ce que t'as ? - Pourquoi ?
Tu pourrais t�moigner.
Raconter ce que tu sais.
Il vaut mieux.
Tu pourrais l'aider, mais tu t'en fous.
Il ressemble tellement � son p�re.
Arr�te de dire �a.
Aksel est comme toi et moi.
Je suis rentr�, pas vrai ?
Oui.
C'est vrai.
Si tu n'aides pas Aksel,
tu nous perdras tous les deux.
Erik...
Tu te retrouveras seule.
Je suis s�rieux.
Inger.
Ne dis rien.
Je suis impardonnable.
Mais toute cette histoire...
J'ai parl� � Helene, elle a compris, je crois.
Tu devrais lui parler, elle a besoin de toi.
L'audience est ouverte.
J'ai un dernier t�moin.
William ment depuis le d�but.
Il a dit
qu'il est all� se coucher. C'est faux.
Je l'ai vu.
Vous avez vu l'accus� la nuit du meurtre ?
Je suis all�e chez eux.
Karine avait demand� � Erik de la prendre en photo.
D�crivez ces photos.
C'�tait des photos porno.
Elle �tait comme �a. Mais Eva ne m'a pas crue.
Elle m'a trait�e d'hyst�rique.
- Et William ? - Il s'est mis en col�re.
Tr�s en col�re.
Il piquait souvent des col�res.
Il �tait en col�re ?
Contre vous ?
Contre Karine.
Eva et lui se sont disput�s.
Il avait bu. Il est parti.
Pour la chercher.
Je l'ai vu la voiture.
Qu'avez-vous fait ?
Je suis rentr�e.
Je me suis couch�e.
Et puis Karine a �t� tu�e.
Qu'avez-vous pens� ?
J'ai pens� que c'�tait William.
Qu'il l'avait tu�e.
Ce que vous venez de dire
aurait pu innocenter votre fils,
il y a 20 ans.
Je vous demande de r�pondre.
Oui.
Oui.
Il a �t� condamn�.
A pass� un an en prison.
J'avais peur.
De William ?
Apr�s la mort de Karine,
Eva m'a ordonn�
de ne pas dire que j'�tais venue...
chez eux.
Elle vous a menac�e ?
Elle m'a dit que si je parlais, ils arr�teraient Erik.
Qu'ils me l'enl�veraient.
Il �tait si jeune.
Il n'avait que 14 ans.
Si vous permettez,
je demande une suspension de s�ance.
L'audience est suspendue.
Je te ram�ne � la maison.
Je vous ai pr�venu, il ne faut rien me cacher !
On croyait...
Vous m'avez fait passer pour un amateur.
Sauf votre respect, j'en ai rien � foutre de votre image.
On doit s'inqui�ter ?
Il y a de quoi s'inqui�ter, oui.
- Mai-Britt est malade. - C'est pire !
Son t�moignage sera d'autant plus accablant.
Ils n'ont aucune preuve.
D'autres ont �t� condamn�s pour moins que �a en Norv�ge.
Ils vont le juger coupable ?
Tout est possible.
Si vous aviez pas d�conn�, on aurait gagn�. Mon caf� !
Je veux un caf�, merde !
Et � bouffer.
La soir�e va �tre longue.
Il y a une solution.
Laquelle ?
Il faut dire la v�rit�.
- Non. - Si, William.
Il le faut.
Sinon, on va tous devenir fous.
Allez-y.
Je vous �coute.
Balancez-moi votre horrible secret.
Une chose me chiffonne.
Vous savez tout de moi.
Mais j'ignore tout de vous.
C'est li� � la nature de l'affaire.
La nature de l'affaire ?
D'accord.
Non.
Non ?
Ce n'est qu'une illusion.
C'est li� � votre situation.
Vous vous sentez seul.
Qu'en savez-vous ?
Je sais ce que c'est.
Salut.
Tout va bien ?
Je peux dormir ici ?
- Pourquoi ? - Je peux pas rester l�-bas.
Ouais...
En fait...
Je t'emprunte �a.
�a craint, putain.
C'est un peu zarbi.
Genre, pas correct.
Je crois.
Ouais.
S'il te pla�t.
Juste une nuit.
OK, si tu veux.
J'ai une couverture militaire,
quelque part par ici.
C'est � Aksel, moi j'ai pas fait mon service.
Attends voir...
C'est un truc que tu peux emmener au P�le Nord.
Helene ?
Je vois...
C'est bon ?
Vous �tes pr�ts ?
Lars ?
Je vais juste...
Allez-y, je vous rejoins.
- Tu es ivre ? - Non.
- Quoi ? - Non, je te dis.
- Donne. - �a suffit !
Franchement !
- Appelle un taxi. - Non.
C'est une journ�e importante, je reste.
Tu rentres.
Tout de suite.
Un point c'est tout.
Inger m'a quitt�.
- Lars ! - Je sais plus...
Ce n'est pas le moment.
Au contraire.
Elle en peut plus de tout �a.
- Quoi ? - Elle sait plus quoi penser.
Il faut penser quoi ?
- Je sais plus. - Tais-toi, tu vas regretter.
Ben voyons.
Comme d'habitude.
Fid�lit� totale. Fid�lit� mon cul !
Tais-toi !
Essaie de te contr�ler.
Tu t'es vu ?
Tu ne tiens m�me pas debout.
J'appelle un taxi et tu rentres.
C'est compris ?
L'audience est ouverte.
Ma�tre, c'est � vous.
J'appelle M. Hansteen � la barre.
Il souhaite clarifier son t�moignage.
Je n'ai pas �t� pr�venue.
Il est du droit de l'accus�
de pr�ciser et de compl�ter ses d�clarations.
Allez-y.
Pourquoi avez-vous demand� � revenir � la barre ?
Mai-Britt Nilsen a dit la v�rit� hier, ici-m�me.
Elle est en effet venue chez nous.
Elle nous a montr� une facette de notre Karine
que nous n'aimions pas voir.
Ma femme et moi
�tions parfois en d�saccord
sur la fa�on de g�rer cela.
Nous �tions sortis ce soir-l�.
Le t�l�phone a sonn�.
C'�tait Karine. Elle �tait hors d'elle.
Elle avait appris quelque chose qu'elle ne devait pas savoir.
Mon secret.
Elle mena�ait
de le rendre public. J'ai paniqu�.
Je lui ai hurl� dessus.
Je ne me rappelle plus mes mots.
Je suis parti � sa recherche.
J'ai...
entendu sa voix bien avant de la voir.
Je connaissais ses pleurs.
Depuis sa naissance.
J'ai vu
le coup de gr�ce.
Elle est tomb�e sur la pierre.
Ce son.
Il est parti en courant.
J'ai attrap� une pierre.
J'�tais comme un animal enrag�, pr�t � tuer.
Puis, je l'ai reconnu.
Aksel.
Il avait du sang sur les mains.
Pour �tre tout � fait clair
devant ce tribunal :
vous avez vu de vos yeux Aksel Nilsen
tuer Karine ?
Oui.
Je dois vous le demander :
pourquoi ne pas l'avoir dit plus t�t ?
Vingt ann�es ont pass�. Eva le soup�onnait,
mais vous le d�fendiez.
Je voulais le prot�ger.
- Pourquoi ? - Parce que...
Parce que...
je tiens � lui.
Parce que...
Parce que...
C'est mon fils.
Adaptation : C�line Bellini
Sous-titres : HIVENTY
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