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Homme, 60 ans. Blessures � la poitrine et au bras.
�a va aller.
On va bosser lundi ?
Non, pas lundi.
Les gens ont la haine contre toi.
Rentre. C'est Aksel.
Il a les yeux de son p�re.
Je peux pas, je suis � Chamonix.
Vous allez plaider ?
Si on va au tribunal.
Va chercher Eva.
Ensuite, je parlerai � la police.
William nie avoir fait des aveux.
Quoi ?
"Les pierres �taient glissantes".
"Je ne voulais pas qu'elle meure".
Ce sont ses mots.
Non.
William n'a tu� personne.
C'est vraiment indispensable, cette cam�ra ?
Tu as dit qu'il avait avou�. C'�tait sans �quivoque.
Mais enfin...
J'ai d�j� expliqu� tout �a.
J'�tais boulevers�e, je n'�tais plus moi-m�me.
C'�tait le chaos total.
Mais de l� � dire qu'il avait avou� un meurtre...
William et moi traversions une crise conjugale.
Je lui avais dit que je voulais le quitter.
Il �tait effondr�.
Tu voulais le quitter ?
Tu sais bien que c'�tait difficile entre nous.
Depuis longtemps.
Aksel �tait de retour.
Et William...
il �tait si persuad� de son innocence...
Normal, si c'�tait William, le coupable.
Tu crois que je mens ?
Tu me l'as dit, Eva.
Qu'il l'avait tu�e.
Non.
C'est Aksel qui a dit �a.
Il avait tout calcul�.
Tout.
Tu le connais, il est persuasif.
Et puis quand William est entr�...
Mon Dieu !
C'est ce que j'ai compris, au d�but.
J'ai eu l'impression de tomber dans un trou noir.
Il avait tu� notre Karine.
Notre petite fille ador�e.
Je ne comprenais pas.
Tu me l'as dit, Eva. Qu'il l'avait tu�e.
Non.
C'est Aksel qui a dit �a.
Il avait tout calcul�. Tout.
Tu le connais, il est persuasif.
Hallucinant.
- Que voulez-vous ? - Vous la croyez ?
�coutez.
Vous avez besoin de r�ponses, je comprends.
Quoi ?
Vous venez de vous s�parer ?
Oui.
Et alors ?
Vous avez perdu votre emploi en Malaisie.
Non.
J'ai choisi de d�missionner.
Vous avez sacrifi� votre vie pour cette affaire.
Si vous voulez.
Pourquoi �tre revenu � Lifjord ?
L'�ternelle question.
Je suis revenu parce que...
je voulais faire avancer la r�gion.
Mais les choses ont bascul�.
Vous avez voulu trouver le coupable.
- Pour �tre innocent� ? - Oui...
Vous �tes obs�d� par cette affaire.
Au point d'accuser d'autres gens.
M�me votre propre fr�re.
Je me suis tromp�.
Pourtant, vous l'avez rou� de coups.
Selon le rapport de police, vous auriez pu le tuer.
Et si vous vous trompiez encore ?
Non.
C'est diff�rent.
William a-t-il dit qu'il l'avait tu�e ?
Il a dit que �a glissait.
Qu'il ne voulait pas qu'elle tombe.
C'est clair, non ?
Vous en �tes certain ?
Oui.
Comme pour le doigt sur la d�tente ?
Oui. Enfin...
Je ne me souviens pas de ce qu'il a dit mot pour mot.
Mais, oui.
Parfois, on entend ce qu'on veut entendre.
Vous �tes d'accord ?
Aksel ?
Tu as oubli� le caf�.
Ils ne me croient pas.
On n'a plus de caf�.
Ils croient que j'ai tout invent�.
Je vois...
Mais...
Tu as tout invent� ?
C'est vite fait de s'emm�ler les pinceaux.
On est comme �a, dans la famille.
Je me suis pas emm�l� les pinceaux.
Le prends pas mal.
Voil� Eva.
Est-ce qu'on peut se parler ?
J'aimerais faire la paix.
Pourquoi ?
Si c'est pas William c'est moi.
Non, je ne crois pas.
Je ne le crois plus.
Tu as beaucoup souffert.
Et en grande partie � cause de moi.
Laisse-moi parler, je t'en prie.
Je veux vraiment t'aider.
- M'aider ? - Oui.
Alors, dis la v�rit�.
Et si on faisait une conf�rence de presse, toi et moi ?
J'expliquerais que je me suis tromp�e sur toi,
que tu es innocent.
Comme �a, sans raison ?
Oui.
D'accord.
Mais s'il te pla�t, retire tes accusations contre William.
Je t'en prie.
Tu veux acheter sa libert� ?
Non !
- Tu n'as pas compris. - Au contraire,
j'ai tout compris.
Tu l'as entendu, comme moi.
Tu n'avais aucun doute. Dix minutes avec William
et tu as tout oubli�.
S'il te pla�t, Aksel.
Il t'a dit quoi ?
Il t'a menac�e ?
Je t'en supplie, Aksel.
Arr�tons de nous battre.
On va tous y perdre.
S'il te pla�t.
Attends, j'ai pas fini.
Ce n'est pas � Eva de d�cider ce qui est vrai.
Papa �tait dans le coma.
Il n'avait pas pu s'expliquer.
Non, mais c'est quand m�me fou
qu'apr�s une simple conversation, tout change d'un coup.
Ils se parlent, c'est comme �a. C'est important quand on est mari�s.
Tu le crois innocent, toi aussi ?
�videmment.
C'est mon p�re.
Pendant 20 ans, elle a �t� persuad�e de la culpabilit� d'Aksel.
Si elle n'avait simplement pas envie d'avoir tort ?
Tu la d�testes, de toute fa�on.
C'est pas le probl�me.
Tu pourrais juste r�fl�chir par toi-m�me.
Tu la crois ?
Oui.
- Donc, Aksel ment. - Exactement.
Depuis le d�but.
Le soi-disant sauveur de la r�gion.
Comme un con, je l'ai cru.
Il dit que mon p�re a tu� ma s�ur et je choisis de ne pas le croire.
Ta m�re d�cide de tout, m�me de ce que tu penses.
C'est de ma famille que tu parles.
C'est vrai.
On parle de ta famille.
On ne parle que de �a.
Bonjour.
- Tiens. - Merci.
Qu'est-ce qu'il lui prend, � Eva ?
Je n'ai jamais vu un retournement pareil.
Moi, �a me para�t assez clair.
Je ne suis pas d'accord.
J'ai revu le dossier.
Rien n'indique que William cache quelque chose.
Il y a forc�ment un truc.
J'�tais le seul suspect, ils n'ont pas tout envisag�.
C'est possible.
Tu as dit toi-m�me que l'enqu�te avait �t� b�cl�e.
Que des pistes avaient �t� n�glig�es. Lesquelles ?
Des �l�ments diffus.
Des rumeurs.
Des t�moins qui se ravisent.
Qui se ravisent ? Qui �a ?
Je ne crois pas que je puisse te r�pondre.
Je ne suis pas s�re...
Au point o� on en est, tu peux me dire.
Qui �tait-ce ?
Dis-moi.
Une enseignante.
Il me semble qu'elle a mentionn� William.
La prof de Karine ?
Comment elle s'appelait...
Ingunn. Ingunn Oyre. C'est �a ?
Ingunn ? Oui, c'est possible.
Elle m'a appel�e avant le proc�s en appel.
On avait rendez-vous.
Mais elle a chang� d'avis.
Elle avait d� se tromper.
Merci beaucoup.
Bonjour,
vous �tes chez les Oyre.
Laissez un message.
Tu m'�vites ?
Excuse-moi.
�a s'est fini bizarrement entre nous.
J'ai pas le temps d'en parler.
350 employ�s sont au ch�mage.
Tu crois que j'ai envie de parler de nous ?
Regarde �a.
L'efficacit� quantique atteint 40 � 50 %.
La 4e g�n�ration de capteurs solaires ?
On pourrait relancer l'usine.
Pourquoi me montrer �a, � moi ?
� qui voudrais-tu que je le montre ?
On �tait d'accord, non ?
Toi et moi, on ne peut rien faire tout seuls.
Alors quoi ? On laisse tout tomber ?
On pleure sur notre sort ?
Rasmus peut pas me blairer.
Lars, je sais pas ce qu'il pense de moi.
Personne n'a envie que la r�gion soit en faillite.
Je t'apporte la 4G, c'est � toi de jouer.
Tu sais quoi ?
J'ai plus envie.
Je veux pas travailler avec ces gens-l�.
�videmment.
La seule chose qui compte, c'est Aksel Nilsen.
Pas vrai ?
Bonjour, je suis Aksel. Aksel Nilsen.
Je cherche votre femme, Ingunn Oyre.
Elle est morte.
Morte ?
Ah...
Je suis d�sol�.
Dans ce cas...
je vais y aller.
Pardon de vous avoir d�rang�.
Tu n'as pas chang�,
Aksel Nilsen.
William Hansteen.
C'est un salaud.
Il est venu ici. Il l'a terroris�e.
Il l'a menac�e ?
�a tourne pas rond, dans cette famille.
Ils sont malsains.
Tous autant qu'ils sont.
Ingunn
avait pr�venu les services sociaux.
Comment �a...
Elle a pr�venu les services sociaux ?
Oui.
Elle a fait un signalement.
Un signalement ? Quand ?
Trois mois avant.
Avant l'horreur.
La pauvre.
Qui �a ? Votre femme ?
Karine.
Ingunn a fait son possible.
Mais personne ne l'a �cout�e.
Excusez-moi.
O� sont les services sociaux ?
C'est pas ici.
- C'�tait ici, avant ? - Oui, je crois.
- Qui s'en occupait ? - Aucune id�e.
Cette table est bancale. Regarde.
Je renverse mon caf� sans arr�t. C'est �nervant.
Heureusement que ma vieille table est au garage.
J'aime pas tacher mon Sudoku.
C'�tait qui, l'assistante sociale, il y a vingt ans ?
L'assistante sociale ?
Pour les enfants ?
Je ne pourrais pas te dire.
Ils sont pass�s � la maison, apr�s les histoires avec papa.
Quelles histoires ?
Rappelle-toi, quand tu as d� aller � l'h�pital.
Tu dois confondre.
C'�tait une dame.
Je me souviens qu'elle avait de grandes lunettes.
Elle m'a donn� une glace.
Elle s'appelait comment ?
Tu t'en souviens ?
J'ai pas envie d'en parler.
Il y a bien des traces �crites.
- Tu crois pas ? - Non.
Aksel, tu vas o� ?
Aksel, fais pas �a.
Tu cherches quoi ?
T'inqui�te, je remettrai tout en place.
S'il te pla�t, arr�te.
C'est mes affaires.
S'il te pla�t.
Dis-moi qui c'�tait.
- Arr�te, Aksel. - Dis-moi.
- Pourquoi tu agis comme �a ? - C'est ta faute.
Pourquoi tu es comme �a ?
S'il te pla�t, �a te regarde pas.
C'est ma vie.
C'est pas � toi.
- Je t'en prie... - C'est quoi, ces merdes ?
Pourquoi tu r�agis toujours comme �a ? Arr�te !
Tiens !
C'�tait Laila.
La femme de Rasmus.
Tu veux bien arr�ter, maintenant ?
Erik !
Maman ? Qu'est-ce qui se passe ?
Maman...
Oui.
Je comprends tr�s bien.
Il faut que je vous laisse, j'ai de la visite.
Quelle bande d'imb�ciles !
Qui �a ?
Les policiers.
Ils ne soup�onnent plus William mais refusent de clore l'affaire.
Non, ce n'est pas simple.
J'ai tellement h�te qu'on en finisse avec tout �a.
Mais tu me g�tes avec toutes ces bonnes choses !
Pardon si j'ai du mal � suivre, Eva.
Il y a quelques jours, tu accusais William de meurtre.
Aujourd'hui, tu voudrais que l'affaire soit close.
Ma ch�re Inger, j'ai d�j� tout expliqu� � Lars.
Parlons-en, de Lars. Il va mal.
Il ne dort plus, s'inqui�te pour H�l�ne et boit trop.
Mais, tu fais semblant de rien.
Tu passes ton temps � le manipuler, �a n'arrange rien.
- Je le manipule ? - Oui !
- Tu dis des horreurs. - C'est la v�rit�.
Tu d�cides de ce qu'il doit penser.
Donc, c'est de ma faute ?
- Non. - Inger !
C'est dur pour Lars, je sais.
Mais notre famille se serre les coudes.
Surtout dans les moments difficiles.
Si tu veux �tre des n�tres, apprends la fid�lit�.
C'est vrai que ce n'est pas ta sp�cialit�.
O� veux-tu en venir ?
Je n'invente rien.
L'infid�lit�.
Lars t'en a parl� ?
Mais �videmment.
Il me dit tout.
Merci pour ces victuailles.
C'est adorable.
Pour �tre sinc�re,
j'ai eu peur en te voyant arriver.
Tout le monde parle de ce qui arrive � William.
Je pr�f�re ne pas �tre m�l�e � tout �a.
J'ai juste quelques questions.
Pourquoi personne n'a parl� du signalement fait pour Karine ?
Juste avant sa mort.
Un signalement ?
Oui.
Sa prof avait alert� les services sociaux.
Toi, donc.
Qui t'a dit �a ?
Le mari de la prof.
Gunnar ?
Je vois. Il a compl�tement perdu la boule.
Il a toujours d�test� William.
Lui et sa femme ont tout fait pour salir sa r�putation.
- Pourquoi ? - Ils avaient...
des soucis financiers.
William a d� les mettre en faillite, je crois.
Elle avait contact� mon avocate.
Ingunn ?
Elle voulait t�moigner � mon proc�s.
Ah bon ?
Mais elle a chang� d'avis.
D'accord.
Tu �tais dans les griffes du syst�me judiciaire.
Sous le feu des projecteurs.
�a a r�veill� les pires instincts.
J'ai souvent pens� � toi.
� ce que tu as d� subir.
En plus de ton histoire familiale.
Ils ont voulu s'en servir contre toi.
Le procureur voulait que je t�moigne.
Que je dise que tu �tais violent, comme ton p�re.
J'ai refus� de mentir.
Je t'avais vu avec ton petit fr�re.
Tu t'occupais de lui.
Tu ne me croyais pas coupable ?
J'aurais pr�f�r�, je crois.
Souviens-toi,
j'ai d� �couter Tonje
- parler d'elle et de Rasmus. - C'�tait mon alibi.
Son t�moignage a �t� une torture pour moi.
Donc, tu en es s�re, il n'y a pas eu de signalement ?
- Aucune enqu�te ? - Non.
Je n'ai rien vu passer de tel sur mon bureau. Non.
Merci de t'occuper de maman !
T'�tais pas � Chamonix ?
Si.
Maman m'a dit que tu avais p�t� les plombs.
Je la croyais pas.
Mais j'ai bien vu.
Ils ont tagu� les murs ?
Ouais.
C'est pas de ma faute.
Non, bien s�r.
Je fais quoi, moi ?
Je laisse William s'en sortir comme �a ?
J'en ai marre de payer pour ce que j'ai pas fait.
Tu t'en balances de ce que les gens pensent.
T'es pas en taule, il me semble, tu es libre.
T'es friqu�, t'es maqu�, p�re de famille.
Angeline est repartie en Malaisie.
On est en instance de divorce.
OK.
J'ai l'impression que tout recommence.
Je me souviens de ton arriv�e.
Le costard, les Chinois,
l'h�lico, la totale.
Aksel Nilsen, notre sauveur.
Mon fr�re.
Je croyais que tout allait s'arranger.
Mais tu as tout g�ch�.
Ce que les gens veulent, c'est vivre leur vie.
Bosser pour nourrir les gosses, des trucs simples.
Tout le monde s'en fout, de savoir qui a tu� Karine.
Les gens en parlent comme �a,
pour se changer les id�es.
Mais �a s'arr�te l�.
Tu veux pas laisser tomber ?
Aller de l'avant ?
Wouaou.
C'est pour moi, la cravate ?
Pourquoi tu as chang� d'avis ?
Qu'est-ce que tu veux, tu avais raison.
Il faut convaincre Rasmus.
On a besoin de l'usine pour fabriquer le prototype.
Quand ce sera fait, on trouvera les financements.
On ira les chercher loin d'ici, � l'�tranger.
Lars et toute la famille Hansteen, on oublie.
On n'est pas l� pour se venger.
- Non. - Je veux construire quelque chose.
C'est ce qu'on va faire.
Tu as chang�.
Comment �a ?
Je sais pas.
Ce n'est peut-�tre pas une bonne id�e.
Mais c'est la tienne.
C'est le moment de parler de nous ?
Je n'ai pas forc�ment �t� tr�s classe.
Je suis d'accord.
Mais...
tu n'as pas �t� tendre non plus.
Non, mais c'est vrai.
Tu as raison.
�tre amis, on savait faire, non ?
Amis ?
Associ�s ?
Associ�s.
Sois prudente !
Merci.
Il y a quelqu'un ?
Il se passe quoi ?
Rien. Je suis tomb�.
Tu es rentr�e, Helene ?
T'aurais d� appeler, je serais venu te chercher.
C'est vrai, mais...
Je vais appeler Inger.
- Non, surtout pas. - Si, je l'appelle.
L'appelle pas.
Helene...
Une d�couverte ?
C'est confidentiel.
Rien ne sort tant qu'on n'a pas de prototype.
C'est une sorte...
de mutinerie ?
Solar Tech a ferm�.
C'est une nouvelle entreprise, bas�e sur des d�couvertes
faites apr�s la fermeture.
Et la famille Hansteen, dans tout �a ?
Eva ne sera pas impliqu�e. Du tout.
On a juste besoin d'un local.
L'usine est vide.
Je ne participerai pas � tes magouilles.
Jamais de la vie.
Quant � toi,
je ne t'imaginais pas si cr�dule.
Tr�s bien.
Je n'ai jamais compris
pourquoi tu tenais tant � �tre un h�ros.
Pourquoi tu avais tant besoin d'�tre innocent�.
Ces efforts d�sesp�r�s prouvent-ils ton innocence ?
Ou ta culpabilit� ?
Tu vas arr�ter tes conneries.
Quoi ?
Tu vas soutenir notre projet, et le conseil municipal aussi.
Tu me donnes des ordres, maintenant ?
Non, mais je vais te rafra�chir la m�moire.
Fais ce que je te dis,
ou ton pass� va te hanter chaque jour jusqu'� ta mort.
Te fatigue pas, tout le monde est au courant.
Ils ne savent pas quel �ge j'avais la premi�re fois.
Imagine les gros titres :
"La victime du maire �tait mineure".
Tu �tais consentante.
J'avais quatorze ans.
Personne te croira.
Seize ans.
Tu m'as dit qu'elle avait seize ans.
Que c'�tait arriv� une seule fois.
Et qu'elle avait seize ans.
�a a commenc� bien avant.
Le jour de mes quatorze ans.
Je m'en souviens bien.
Il m'a fait boire.
C'�tait...
J'ignorais...
- Tonje... - Tais-toi.
- Ici Aksel. - Oui, c'est Laila.
Est-ce qu'on peut...
se rencontrer ?
Oui.
Bien s�r. O� �a ?
Disons... � la carri�re.
Helene ?
Salut.
Tout va bien ?
Tim est avec toi ?
Je veux pas parler de lui.
Vous �tiez pas ensemble ?
Ne me parle pas de lui.
D'accord. Viens, je te ram�ne.
Non.
Quoi ?
Tu pr�f�res mourir de froid ?
Je peux pas te laisser ici.
Viens, je te ram�ne.
Tu me d�poses au chalet ?
Tu vas � la montagne ?
Oui.
Tu vas rester l�-haut toute seule ?
- Ouais. - Non...
Tu peux pas faire �a.
Pas grave.
Je ferai du stop.
C'est bon.
Je t'emm�ne.
Merci.
J'ai enterr� le dossier.
Je l'ai fait pour lui.
Il y a bien eu un signalement � propos de Karine.
J'ai ouvert une enqu�te.
Mais j'ai d� la clore.
Pour sauver sa carri�re politique.
Rasmus avait besoin de William ?
D'Eva et de William.
Ils tenaient toute la r�gion.
Tu as gard� le silence ?
Pendant le proc�s...
tu n'as rien dit ?
Le signalement portait sur quoi ?
Vous soup�onniez quoi ?
Des abus sexuels.
Incestueux ?
Oui.
C'�tait plausible.
Son comportement correspondait.
On voit souvent des victimes
r�agir comme Karine.
Pulsions sexuelles,
troubles de l'humeur... Tu la connaissais.
C'est � cause de �a...
C'est pour �a qu'il l'a tu�e.
Bonjour.
Que faites-vous ici ?
Je dois vous parler.
Vous n'avez pas le droit de venir ici.
Je sais ce qu'ils cachent.
- Il n'y a pas de preuves. - Le t�moignage de Laila.
Et d'autres, peut-�tre.
On n'a rien de concret.
Ce sont des all�gations.
�a a suffi � me condamner.
Ils n'avaient pas de preuves contre moi.
Vous voulez que William Hansteen subisse la m�me chose ?
Parfois, on entend ce qu'on veut entendre.
�coutez-moi.
C'est ma vie qui en d�pend.
Attendez.
Vous en avez parl� � Kristoffersen ?
C'est vous qui d�cidez, non ?
Merci d'accepter de me voir.
Tu sais, il suffira de pas grand-chose.
D'accord ?
Toi et moi, dans le journal local.
Le reste se fera tout seul.
J'ai tellement h�te...
On aura enfin la paix.
Je suis au courant.
- Pardon ? - Du signalement.
Les abus sexuels. Je suis au courant.
Quoi ?
Il a abus� d'elle.
Abus� d'elle ?
Il te l'a avou� � l'h�pital.
Alors, tu as chang� d'avis.
C'est la pire des hontes, pour une m�re.
N'importe quoi.
Ma t�te va exploser.
Aksel.
C'est un mensonge.
Et tu le sais bien.
Vraiment ?
Je te conseille
de faire tr�s, tr�s attention.
Si tu oses propager ces mensonges,
je deviendrai ton pire cauchemar.
Ne fais surtout pas �a.
Tu m'entends ?
Adaptation : C�line Bellini
Sous-titres : HIVENTY
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