Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Je l 'obtiens.
Pardon, monsieur, la rue Gustave Flaubert, s 'il vous plaît.
Qu 'est -ce que vous allez foutre, rue Gustave Flaubert ? Ça ne m 'en garde
monsieur. Alors, m 'emmerdez pas, c 'est tout ce que je vous demande ! Vous
pourriez être aimable.
En quel honneur ? Ça, c 'est incroyable.
Je lui demande un renseignement, il m 'insulte.
De quel droit vous lui demandez un renseignement ? Même dans la rue, on ne
plus avoir la paix, maintenant.
Vous veniez nous les briser jusque sur les trottoirs.
Il n 'y a pas de renseignement, il n 'y a pas de rue Gustave Flaubert, il n 'y a
plus rien ! Vous voyez pas que c 'est un homme fatigué ?
À deux doigts du break ? Vous cherchez l 'incident ou quoi ? Alors ?
Vous ne trouvez pas qu 'elles auraient tendance à nous faire chier ? Toutes ?
Vous êtes du quartier ? Non, de Montrouge.
Ils sont comment à Montrouge ? Il y a un moment où on ne pourra plus, ça c 'est
sûr. Et alors là ? À force de jouer avec nos nerfs.
Fragiles les nerfs.
Et on en a beaucoup.
Alors s 'ils pètent tous à la fois, ça risque d 'abîmer leur petite gueule.
Elles n 'auront que ce qu 'elles ont cherché.
Moi, c 'est pas compliqué, j 'étouffe, je suis asphyxié.
Forcément, elles nous pompent tout.
Mais ça va pas durer comme ça, moi je vous le dis, il faut que ça craque.
Il n 'y a qu 'à faire la valise, point final.
Si je vous dis maquis,
qu 'est -ce que vous me répondez ? Maquis ? Ouais.
Attendez, bougez pas, je vous dis...
Sous bois, silence, chaque bruit compte dans le silence, un oiseau qui s
'éveille, une branche qui craque, un chevreuil qui s 'enfuit.
Progression à pas feutrés sur la mousse, vieilles chaussures parfaitement
culottées, ses lombes rosées dans les creux des petites nappes de brouillard.
Hop, le chef s 'arrête.
On est arrivé au point de rendez -vous, un arbre mort, un mélèze.
Maintenant, on va attendre les autres, les gars de Fleurac, les gars de
On s 'assied, on sort un paquet de tiges, on se le partage à dix.
Personne parle, on fume.
C 'est la première, celle du matin, la meilleure.
On est bien.
On a un peu peur, mais on est bien. On trône.
Les femmes, on y pense.
Bon sang ! Ça nous manque pas du tout leur semelle qu 'on pensait.
On tire sur la cigarette et puis c 'est tout.
Hop ! Le chef sort son cognac. Il dévisse le bouchon aussi.
Avec un peu de bol, il va nous enfiler une goutte.
C 'est du bon, du quinzandage.
Et il nous regarde.
Il comprend.
On se passe la fiasque.
Pas une parole de prononcé.
C 'est pas la peine.
On est comme les titois de la main, jamais d 'histoire, de pâte à caisse,
de... Vous voyez,
nous, par exemple, ça fait à peine trois quarts d 'heure qu 'on se connaît, déjà
on forme une paire.
Solide. Ils sont s 'éterniser en baratons.
Et je vous invite au cinéma et je vous paie un petit dîner. Qu 'est -ce que
faites demain ? Tout ça pour se faire filer le grappin. Là, comme ça, dans la
nuque, elle nous tient.
Allons avec du calme, reprenez vos esprits.
Votre mari a disparu depuis quand ? Ce matin vers 10 heures.
Disparition paraît exagérée.
Moi, j 'appellerais plutôt ça une absence.
Mais enfin, monsieur le commissaire, il a quitté son cabinet sans rien dire à sa
secrétaire. Il l 'a laissé avec tous les rendez -vous de la journée sur le dos.
Qu 'est -ce que vous vouliez qu 'elle leur raconte ? Ces bonnes femmes qui n
'arrêtaient pas d 'arriver, qui voulaient pas décoller tant qu 'ils
là. À la fin, il y en avait plus de trente au salon.
Plus une dans son bureau, toujours les pattes en l 'air.
Et qu 'on retrouve sa blouse, monsieur le commissaire, abandonnée dans le hall.
Et puis, plus de nouvelles.
Votre mari est -il coutumier du fait ? Mais non, pas du tout.
C 'est un mari modèle, un très bon père de famille.
Ah, non, pitié, vous n 'allez pas commencer.
Mais viens, moi, quand je vois des larmes, je me tire. Je ne peux pas le
supporter.
Donnez un calva douce à madame. Oui, chef.
Cher madame.
À votre connaissance, votre mari a -t -il une liaison ? Lui ?
Paul ? Mais enfin, voyons ! Gynécologue !
Ça vous dit quelque chose, des culs, monsieur le commissaire ? Toute la
des culs ? Toujours des culs ? 30 à 40 touchés par jour, c 'est sa moyenne ?
Elles aiment ça, les gars, s 'il y en a qui reviennent tous les jours, tellement
elles sont folles de son médius. Alors j 'aime autant vous dire qu 'une fois sa
journée terminée, il ne pense plus qu 'à une chose, faire ses mots croisés
devant un restant de blanquettes à la cuisine et vite aller dormir.
Parce que le lendemain matin, à cette heure sur le fond des culs, toujours des
culs ! Donc un homme heureux.
Oh mon Dieu, qu 'il ne lui soit rien arrivé.
C 'est quand même malheureux de voir une femme aussi remarquable plaquée comme
une vulgaire bonne nuit.
Si je vous connais, je me sens déjà mieux.
C 'est vrai, vous aimez Yormine.
Qu 'est -ce qu 'elle nous a fait chier, cette bonne femme, dans le train, avec
son histoire de disparition ? Ça vous donne un aperçu de ce que peut être la
dans un commissariat.
Des disparitions, nous, c 'est toute la journée qu 'on s 'en partit.
Ce n 'est pas plus tard que ce matin.
Une histoire affreuse.
Une bonne femme, pour ne pas changer.
Femme d 'affaires, magasin de prêt -à -porter, je ne sais quoi.
Elle arrive avec le rimel qui lui dégoulinait jusqu 'au menton.
Une fontaine.
Faut dire que son mec, c 'était pas le joli coco.
Non seulement il l 'avait plaqué, mais en plus il avait piqué la caisse.
Cinq brides bonhommes, la recette de la semaine.
Une peau à l 'ordure, alors.
Il est pas repoussant, ce petit village.
Vous
croyez
pas qu 'on pourrait peut -être...
Oh, nom de Dieu.
Tu pars.
Bonjour, messieurs.
Vous désirez ? Euh... Quelque chose de frais.
Vous faites à votre bébé.
J 'ai ce qu 'il vous faut.
C 'est pas grand, c 'est pas luxueux.
Vous n 'êtes pas à cheval sur le confort.
Oh non, c 'est une piscine à charbon.
Mais on peut travailler.
Merci.
Tiens.
Dans trois heures, c 'est l 'apéro.
Avec un petit oignon ? Si t 'en prends un, moi, j 'en prends un.
Oh, les connes !
C 'est pas ce qu 'on devrait se faire un jour.
Un aïoli, puis pas se laver les dents.
Oh, les connes ! Tiens, Geneviève, par exemple, tu vois ce que
je veux dire ?
À celle qui tenait le magasin ? Ah oui, ben... Elle le tient toujours, mais sans
moi.
Et là, tu me croiras si tu veux, à chaque fois, avant de s 'envoyer en
l 'air, elle me faisait becquer du cachot.
Mon odeur de tabac incommodait, madame.
Oui.
À force de nous faire chier, elles ont gagné.
Qu 'est -ce que t 'as ? Mais bon Dieu, qu 'est -ce que
t 'as ?
Mais
il n 'y a personne.
Tu es tout seul, mon vieux.
Tu le vois bien.
Elle n 'est pas là, Geneviève.
Qu 'est -ce qu 'elle te faisait encore ? Elle vient de me racoler jusque dans
mon sommeil.
Elles sont là, sur mon crâne. Je ne peux pas les éviter.
Je dors. Je vais te comprendre. Je récupère, sinon je ne referai
jamais sur place.
J 'aurais sacrifié trop d 'heures de sommeil.
On en est tous au même point.
Moi aussi, j 'ai du mal à dormir.
Dès que je ferme les yeux, elles arrivent.
Je reconnais qu 'on n 'a pas été très raisonnables.
Parce qu 'une mousse au chocolat sur un rôti de porc, sincèrement, avoue que ça
pèse.
Tu sais, j 'y peux rien si j 'ai pas eu de diplôme.
À 16 ans, j 'avais deux options.
L 'usine ou vivre avec ma queue.
Moi aussi, j 'aurais bien fait médecine. Bon, alors là, mon pote, c 'est toi qui
l 'as choisi, ta spécialité.
Tu pouvais être autorinou, si tu voulais, ou bio -ophtalmo.
Tandis que moi, j 'avais que ma gueule.
J 'en ai marre d 'être aimé.
Et si je descendais te faire une bonne petite omelette ? Tu crois pas que ça te
ferait du bien ? Avec le restant de Girod ? Oui, par exemple.
Et on ouvre une petite bouteille de Gamay. Il va bien falloir le goûter.
Non, il n 'y a qu 'un truc qui pourrait me nettoyer tout ça.
Quoi donc ? D 'accord.
C 'était marrant, mon vieux. Tu ne veux jamais qu 'on achète d 'avance.
La fraîcheur, la fraîcheur, et tant que la fraîcheur, tant qu 'on fera pas
vraiment des provisions, on pourra pas aller.
Oh ! Ah ouais, mais t 'es pas tout seul, mon vieux.
Mais ça commence à sentir drôlement bon chez vous.
Un petit civet.
Et vous ? Oh, moi, vous savez rien de spécial.
À déjeuner, je fais attention.
Une lichette de terrine, un ou deux petits chèvres, un sang bleu avec de la
confiture.
Quand j 'exagère, après je ballonne.
Allez, va.
Bon, minuit au boulot.
Si tu tapes un cauchemar, je paye un litre.
Qu
'est
-ce que t 'as ? Ça va pas ? J 'ai pas faim.
Mais moi non plus, j 'ai pas faim.
En v 'là une excuse.
Attention, Albert.
Si tu commences à t 'écouter, t 'es bon pour retourner chez Geneviève et
becqueter ton cachou.
Débarbouiller.
Débarbouille quoi, la cuborque c 'est fait pour ça.
Y 'a rien de tel pour se remettre la bouche à neuf.
Ça glisse ? Ça glisse. Ah, la bonne heure.
Tiens.
Essaye les trucs salés, ça passe tout seul.
Prends de la moutarde.
Prends des cornichons. Un maximum d 'épices, ça donne soif.
Tu veux du saucisson à l 'ail ? Oh non.
Ben moi je vais en prendre.
L 'admirable cholestérol qu 'on va se payer.
Ça vaut quand même mieux que des barbecueries.
Quand
on
mange sain, sans produits chimiques, il n 'y a jamais de contre -indication.
Le plus important, le plus réparateur, c 'est le
premier sommeil.
Alors là, en coupant la nuit en deux, ça
te fait deux premiers sommeils.
Tu me suis ?
La selle m 'irrite.
Vous avez déjà eu des ennuis de ce côté -là ? Ah, j 'avoue que c 'est mon point
faible.
Depuis quelques temps, par exemple, j 'ai le clitoris qui compte.
Au début, j 'ai pris ça pour une bonne soufflure passagère.
Mais maintenant, j 'avoue que je suis inquiet.
Ça fait comme un tarin.
À chaque fois que mon mari voit mon cul, il se met à rigoler.
Il m 'appelle Cyrano.
A mon avis, vous changez de sexe. Ah ouais ?
Sous -titrage FR ?
Je sens que je vais encore devoir faire beaucoup de pénitence après ce repas. Je
vous absous d 'avance, mon frère.
L 'odeur, on dirait de la grippe.
Non, mais c 'est plus compliqué que j 'en ai l 'air.
Ce que je suis en train de manger est absolument divin.
De la grive, ça y en a, c 'est sûr.
Moi, je dirais grive plus gélote.
Oui.
Plus alouette. Oui, j 'irais même jusqu 'à ajouter bête figue.
Oh, bravo!
Oh, la vie!
Oh,
merveilleux!
pense aux malheureux dont la principale obsession est d 'apercevoir un peu de
la culotte des petites filles alors qu 'il y a le plat gelé.
Ça fait plusieurs fois qu 'on vient me souraver, Mérène Claude.
Viens ici !
Aïe, mon père !
Je ne peux plus ! Aïe ! Je ne peux plus, mon père !
Fais sortir tes mains !
Tu seras brûlé de fous le dimanche ! Oh non, mon père !
Petite misérable. C 'est pas moi, mon père. C 'est elle qui a commencé. C 'est
la Claudine.
C 'est toujours elle qui commence, petite imbécile.
Quel âge as -tu ? 14.
Oh, les chiennes. Elles s 'attaquent aux enfants.
Si vous croyez que ça les arrête, rien ne leur fait peur. Vous ne pouvez pas
imaginer ce qu 'on est obligé d 'entendre en confession. Des horreurs.
Quelquefois, là, j 'ai un pied dans la tombe. Elles ne pensent qu 'à ça.
D 'ailleurs, maintenant, il n 'y a pas à tortiller. Je dis tout au mari.
Tu veux savoir avec qui elle couche, ta Claudine ? Rémi.
Pierrot, le nouveau vétérinaire.
L 'homme de l 'ermite, j 'en passe et des meilleures. Ferme ta braguette ! Je
suis fait avoir exactement comme toi, mon petit gars, à ton âge.
Parce que moi aussi, je l 'avais envisagé, la vocation ecclésiastique.
Tu sers la baisse ? À chaque fois qu 'il lui tombe une dent ! Moi, je la servais
tous les dimanches.
Et bien, tu sais comment tout ça s 'est terminé ? Un gâchis épouvantable.
Mais prends -en de la graine.
Mes parents avaient une petite bonne, 19 ans, elle arrivait de Bretagne.
Toutes neuves.
Épargnez -nous la suite. On connaît l 'engrenage. Elle vous apportait le petit
déjeuner au lit le matin.
Parfaitement. Le piège classique. Les premières chaleurs du printemps. On
commence à s 'émouvoir sous les dredons. Une blouse un peu étroite qui ne
demande qu 'à s 'ouvrir. Les mains s 'égarent. C 'est chaud, c 'est doux.
Ça sent le café, le savon de Marseille.
On se confesse et on recommence le lendemain. Voilà. Il y a 40 ans, on est
épave. C 'est ça que tu veux ? Non, monsieur.
J 'ai jamais pu terminer Proust.
Tu sais qui c 'est, Proust ? Oui, monsieur.
J 'ai jamais dépassé un amour de Swan.
Parce que figure -toi qu 'à chaque fois que j 'essayais d 'ouvrir le tome 4, on
aurait dit que ça déclenchait un disque.
Paul, mon petit Paul, on est un.
Tous les soirs, pendant 20 ans. Et on appelle ça le devoir conjugal.
C 'est bien ça, mon père, ça fait partie du sacrement.
Je dois reconnaître que l 'église est très incomplète à ce sujet -là.
Moi, je veux rester célibataire, monsieur.
Mais le célibat, le célibat ne croit surtout pas que ça soit dans la poche.
Tiens, moi, par exemple, toute ma vie, j 'en suis défendu pied à pied.
Toute ma vie, j 'ai été poursuivi par une malédiction.
Chaque fois qu 'une femme me voit, il faut qu 'elle s 'embade.
Tiens, voilà Albert, ça y est, elle a l 'œil qui s 'unecte. Moi, c 'est bien
simple. Depuis ma première communion, j 'ai l 'impression que ma braguette est
ouverte. Je passe mon temps à me vérifier.
L 'enfer, on sait ce que c 'est. On peut en parler.
On en revient. Mais voulez -vous parier qu 'il n 'a même pas dîné ? Hein ?
Réponds ! As -tu seulement mangé un morceau avant d 'aller au cinéma avec ta
grue ? Non, mon père. Mais petit con, tu sais pas qu 'avec un organisme sous
-alimenté, tu risques de choper le premier microbe venu ? Mais écoute,
il est docteur ! Les maladies vénériennes, j 'en ai vu défiler des
dans mon cabinet. C 'est ça que tu veux, hein ? Pisser les lames de rasoir ? Les
pouvoirs de boire de vin ? Et maintenant, lève les mains, je te mets
assiette.
L 'intérêt avec le sucre, c 'est que ça donne de remarquables caries.
Surtout le soir.
Ça m 'insère toute la nuit, ça attaque bien les mailles.
Ce qu 'il faudrait, c 'est qu 'on chique.
Parce qu 'alors là, mon pote, le sucre, les morceaux de bidoche et les jus de
tabac par -dessus, je te garantis que tu te payes des chicots vraiment superbes.
Carmélisé à souhait.
C 'est tout un système de valeurs qui serait à revoir.
Un curé sans soutane, par exemple. Qu 'est -ce que c 'est ? Une soupe sans sel
Un baiser sans moustache ? Quand vous pétez un pantalon, ça vous colle au
guibol. Tandis qu 'avec la soutane, hop, on a l 'air.
Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ah ! Ah ! Couillu, votre mère, hein ? Mon père, je pourrais y jouer au foot
dimanche.
C 'est bon ? Oui, monsieur.
T 'as goûté la charlotte au porc ? Oui, monsieur.
T 'as toujours envie d 'aller tripoter la Claudine ? Non, mon père.
Pourquoi ? Parce que je préfère la charlotte.
Alors, finalement, c 'est cette petite bonne que vous avez épousée.
Pensez long.
Mes parents ont été obligés de la foudre à la porte. Elle était voleuse.
Ça, les Bretonnes.
En plus, elle m 'avait filé la ch'touille.
Tu sais qu 'avec
cette pluie, demain, il va y avoir des champignons.
Faut pas dormir trop tard.
Oh, merde, les plombs ! Encore un puits où il y en a une maison, ça prend pas l
'heure.
C 'est pas les plombs, c 'est une orale.
Mais non, c 'est les plombs.
Oh, je me déshabille même pas, tiens, fais chier.
C 'est pas possible.
C 'est pas possible. C 'est pas possible.
Mes très chers soeurs,
que
le Seigneur soit avec vous.
Toute ma vie, j 'ai vu l 'homme et la femme se déchirer.
Faisons la paix, séchons nos larmes.
Nous vivons une époque troublée. On aborde, on divorce, on se drogue, on se
réfugie dans la violence.
Au lieu de ça, sous le toit d 'une modeste chaumière, au sein d 'une brave
population qui se lève avec le soleil, que trouvons -nous ? Deux hommes,
et bons, qu 'une île la plus fraternelle des amitiés. Que demandent ces hommes ?
Un peu de silence.
Faut -il les mettre au pilori ? Mais sert un peu de charité chrétienne.
Je les ai vus les premiers jours.
Ils faisaient peine à voir.
Deux hommes lézardés qui se sentaient craqués de toutes parts.
Juste un peu de silence.
Voilà ce qu 'ils ambitionnent, le recueillement, la méditation.
Retrouver sous leur passe ce qu 'ils avaient oublié depuis si longtemps, la
terre.
La bonne terre, chaude, grasse, que Dieu a destinée à la vigne.
Alors si je comprends bien, femme, enfant, foyer, tout ça, terminé.
Nous quittent pour rien, pour personne, pour la terre.
Préférez -vous les avoir dans une chambre de clinique, bourrées de
neuroleptiques maigrissants à vue d 'oeil ? Ça nous permettrait au moins d
'aller leur rendre visite.
T 'allais les embrasser.
Je suis là, moi je veille sur eux.
Ils se remettent petit à petit, je vais vous les rendre ressuscités.
Quand, mon père, quand ? Je ne sais pas.
Si moi, un an, au printemps prochain, ils ont besoin de longues
marches.
de soins attentifs, d 'un régime soutenu.
Et surtout, pas de contrariété.
Alors nous, pendant ce temps -là, on est bonnes pour entrer au Carmel. Vous ne
pourriez pas nous indiquer un petit couvent bien tranquille, avec un
un petit clapier ? Et puis quelques tonneaux de Beaujolais.
Parce que figurez -vous que tout à l 'heure, on a fait un tour à la cave.
Il ne s 'ennuie pas, vos deux apôtres.
Meurtaux, pommards... Et ça, c 'est du sirop pour la toux.
J 'ai l 'impression que vous connaissez.
Avoir votre tarin, ce n 'est pas uniquement pour le vin de messe que vous
le coude. Vous faites une fine équipe, tous les trois.
Le curé, le macro et le gynéco, jolie fable.
On devrait la mettre au programme des écoles. Je ne sais pas si vous êtes au
courant, mais il y a eu vol.
Votre ami Albert, votre petit protégé, il est si malade.
Il n 'est pas parti les mains vides. Cinq briques, jolie quête.
Vous ne trouvez pas ? Vous savez que recel de malfaiteur, ça va chercher dans
les cinq ans. Et puis au mutard, on aura le temps de perdre sa brioche. Hein,
curé ?
en tenant compte des désirs légitimes des différentes parties,
il serait peut -être possible d 'arriver à un
compromis raisonnable.
Ils sont encore fragiles sur leurs jambes. Je ne pense pas pouvoir vous les
rendre définitivement.
Toutefois, une promenade de convalescent.
À votre bras.
Elle ne me paraît pas contradiquée.
Elle pourrait venir passer avec vous.
Un petit week -end.
Celui de l 'ascension, par exemple.
Ça te laisse une quinzaine de jours pour les mettre au point.
Oxygène, calories, footing.
Tu nous les envoies en super forme.
On marche comme ça ? OK.
D 'accord.
Faites -moi confiance.
Je vais renvoyer à la réussite de ce voyage.
Minute, curé !
Si jamais par malheur il nous faisait faux bon, et bien le week -end de l
'ascension, c 'est chez toi qu 'on viendra le passer.
Dans ta petite planque.
Et on restera un moment, histoire de se refaire nous aussi une santé.
Tu nous apporteras le petit déjeuner au lit avec le journal.
Tu nous liras l 'horoscope.
Et puis tu nous gratteras le dos dans la baignoire.
Tu iras chez le pharmacien acheter nos petits produits, le dissolvant, le
démaquillant et puis nos petits tampons.
Tu nous laveras notre linge.
Tu le feras sécher au soleil sur un fil.
Ce sera joli.
La dentelle sur tes jouffleurs.
Avec nous à côté en train de bronzer.
En bikini.
Toute notre affection, elle sera pour toi.
Puisque les autres sont partis, il faut bien qu 'on ait un homme.
C 'est quoi ton petit nom ?
Emile.
Gare à toi, Emile.
Pas intérêt à marcher droit.
Je ne peux pas. Comment ça, vous ne pouvez pas ? Voyez -vous ça, qu 'est -ce
ça veut dire ? Non, mais sans blague, on est des grands garçons ou pas ? Enfin,
voyons juste un mauvais moment à passer.
Vous battez votre petite affaire et vous revenez vite. Je ne vais tout de même
pas y aller à votre place.
Allez, je viens vous chercher dimanche soir. Et faites -moi confiance, les
assiettes seront bien garnies.
Dieu vous accompagne, vous serez dans toutes mes prières. Si vous avez cinq
minutes, essayez de me trouver du poivre vert.
On se fera un petit plantillé.
Monsieur Turek.
cette tension ? 22 -23. Vous arrêtez le chiroble, mon vieux. Alors, qu 'est -ce
qu 'il me restera ? Ta femme.
Tu l 'honores ? Vous savez, 25 ans de mariage. Vous le faites pas comme au
premier jour, Fauchard. Faut que ça enfle ! Et dans tous les foyers ! Parce
sinon, notre beau village est mort.
Dis donc, si on avait cassé une petite graine à la
vilette, tous les quatre, une entrecôte à la moelle, ça ne vous dirait rien ? Ah
oui, ça serait chouette. C 'est ça, ensuite un bon western et puis demain le
football.
C 'est drôlement bien chez toi.
Les enfants sont pas là ? Non, en week -end chez leur grand -mère.
C 'est curieux, une brusque envie d 'aller la voir.
C 'est dommage, ça m 'aurait fait plaisir de les embrasser.
Ils seront là lundi.
Tu pourras les accompagner à l 'école si tu veux.
Et la bonne, elle est pas là non plus ? Non, congé exceptionnel. C 'est dommage.
Elle va mieux ? Très bien.
Elle ne touche plus ? Non.
Et son genou, ça va ? J 'ai enlevé ta musette.
Tu ne remarques rien ? Non.
Sur moi ? Ben non.
Et comme ça ?
Tu ne sens rien ? Ah non.
Mon parfum. Ah oui.
Ah oui, ça, je le reconnais.
Non, justement, c 'est à nouveau.
Ah oui, c 'est ce que je me disais aussi.
Paul. Oui ? T 'as plus de couilles ou quoi ? Ben... Et dans le frigo,
qu 'est -ce qu 'il y a ?
Oui. Tu prêtes ? On y arrive.
Paul ? Oui ? J 'ai beaucoup réfléchi.
Je pense que tous les deux, nous ne sommes pas allés assez loin.
Nous avons connu l 'amour, mais ce n 'est pas suffisant.
Il faut dépasser le stade de la simple satisfaction d 'essence.
J 'ai beaucoup lu pendant ton absence.
J 'ai découvert un univers fascinant.
Paul,
il nous reste un long chemin à parcourir.
Le moment est venu d 'attaquer l 'érotisme à l 'état pur.
Le plaisir pour le plaisir.
L 'abjection, Paul, peut être une source de joie.
Sans limite.
Je suis prête à subir la
souffrance, la honte, l 'humiliation.
J 'attends à toi de commander.
Je dirai toujours oui.
Sois mon maître.
Parle.
Dis -moi ce que tu veux.
Quelques taux supplémentaires pour finir le foie gras.
Je te rappelle que tu es mon mari.
Tu dois me baiser.
Restez pas dehors, vous allez attraper la trêve.
Tiens, mettez mon costard là, qui est sur la chaise.
Non, mais faites pas attention quand elle est dans cet état -là.
Elle voit plus rien, elle entend plus rien.
Hein, chérie ? Il y a ta mère qui a eu un accident, écrasée par une voiture.
Vous voyez, elle s 'en fout complètement.
Allez, prenez ma montre.
Si, si, si.
Si, si, prenez -la.
Albert ! J 'ai peur.
Tu n 'as pas commencé à faire dans ton froc.
C 'est une opération survie, ou elle ou nous.
Je ne peux pas chasser l 'image de cette chose noire qu 'elles ont entre les
cuisses.
Ça va mal se terminer, je le sens.
On va vers une catastrophe globale.
Décontractez -vous.
Respirez lentement.
La route est plate.
Pas de vent.
Pas de pluie.
La température idéale.
Vous avancez le pied gauche.
Le pied droit ne demande qu 'à suivre.
Qu 'est -ce que tu as dans ton sac ? Ma femme.
Je l 'ai tuée.
Voilà un garçon courageux.
Je voulais... Je voulais vous montrer la photo de ma femme.
Vous
comprenez
maintenant, hein ?
Je n 'ai pas peur, chérie.
Je suis là, voyons.
Paris -Mont !
Bon, je m 'excuse, mais je voudrais poser une question, là.
Parce que c 'est bien gentil de se promener comme ça dans la nature, le nez
vent.
Mais maintenant, quel est le programme ? Il y a quelque chose de prévu
pour le repas, là ? Une roulante, des gamelles ? Où est
-ce qu 'on va coucher ?
Il y a des lits ? Des lits de camp, quelque chose, des tentes ? Bon, j
parler au responsable.
J 'aimerais parler au responsable, hein ? Quel responsable ? Le responsable de
quoi ? Alors c 'est la chienlit, hein ? T 'as qu 'à rentrer chez toi.
Mais comment ? Il y a quelque chose de prévu pour le retour ? Il y a une
? Puis d 'abord, où est -ce qu 'on est ici ? Vous avez des boussards, vous avez
des cartes ?
Mais pourquoi foutre ? T 'es pas bien, là ? Bravo dit ! On marche à l
'aveuglette. On risque de s 'embourber dans des marais. Moi, je vous préviens,
je suis pas client pour le palu.
Vous avez de la quinine ? Et si je me fais piquer par une vipère ? Vous avez
sérum ou bien je suis censé crever sur place ? J 'ai une femme, moi j 'ai des
enfants. Alors qu 'est -ce que tu fous, là ? J 'ai suivi le mouvement, c 'est
une bonne blague.
Moi, quand je vois des gens qui marchent, je suis.
Je suis libre, c 'est mon droit.
Et puis t 'es con, aussi.
C 'est sacrément con. Je n 'ai même jamais vu un con pareil.
C 'est presque aussi con que ma belle -mère.
Alors quand on est con comme ça, il n 'y a qu 'une chose à faire, c 'est de
fermer sa gueule.
C 'est ce que j 'explique depuis dix ans à ma belle -mère, mais rien à foutre,
il faut qu 'elle moufte.
Et en général, pendant le match.
Comme du fou !
Combien êtes -vous ? Ben... À vue de nez, 300 péquins.
Oui. Bon, on va voir ce qu 'on peut faire pour vous.
6 moutons, ça vous va ? 2 futa et 2 cahors.
Il est un peu vert, mais il dégraisse.
Disons... 30 boules de pain et 40 grammes de tabac par tête de pile.
Pour l 'instant, je ne peux pas faire mieux.
Petite signature.
Simple formalité.
On ne sait jamais. Quand les hostilités sont terminées, il peut y avoir des
comptes à rendre. C 'est pas pour demain, j 'espère. Parti comme on est
on n 'est pas prêt de revoir nos foyers.
Ne parlez pas de malheur.
Allez, dépêchons.
On repart dans une heure. Il faut absolument ravitailler les gars de l
'avergement.
Allez, la goutte du chef.
Du 15 ans d 'âge, c 'est du bon.
Et du côté de la Bourgogne, ça bouge ? On est sans nouvelles.
Beaucoup de villages sont isolés, téléphones coupés, les troupeaux dans
bois.
Ça commence à prendre bonne tournure.
Et le moral, ça va ?
Vos gusses y pensent pas trop à la trique ? Je la remets tellement plein
pattes toute la journée que le soir... Bravo,
c 'est la bonne méthode.
Crapeautage ! Crapeautage ! Faut bouffer du kilomètre.
Je prends le maquis avec mes potes, je pars au bistrot pour boire l 'apéro.
C 'est l 'heure du pire, du pique -on -pierre, du glace à chaud, du pique
-perdon et du bourgeot.
Piccoli, piccolat, pas copulis, pas copulat.
Il y a quelqu 'un ?
Docteur Dufour ? Bon, écoute, mon vieux,
tu nous en veux pas, mais on te laisse.
Dieu tout -puissant, dans ton immense beauté, par tes secours à l 'humble
pécheur que je suis, épargne cette malheureuse jeune viève, la douleur d
père.
Je voudrais tellement la serrer dans mes bras, lui faire un petit enfant, l
'épouser.
Je ne lui aime.
Je ne serai plus jamais, Macron.
Docteur Dufour, votre femme vous a pris des rendez -vous pour demain matin, à
partir de 9h.
Maintenant, quand je fais un doigt, c 'est pour vider un poulet. Faites -moi
coup. Tu vas les énerver. Faites -moi le coup.
C 'est pas fâché, mais pour moi, le Gymkhana, c 'est terminé.
Alors, je rentre.
Parce que me voir au magasin, ça me fera plaisir.
240 Boulevard Vaillant Couturier, à Montrouge.
On sort une petite bouffe.
Sincèrement, tu vois, pour moi, courir comme ça, c 'est plus de mon âge.
Je voudrais pas te décourager.
Mais je crois qu 'il est un peu tard pour rentrer à la maison avec un bouquet
'orchidées.
Quoi qu 'on fasse, elles nous baiseront la gueule.
Fallait s 'organiser dès le début.
Maintenant, c 'est bel et bien foutu.
Les nids de résistance s 'écroulent les uns après les autres.
Fleurac, Mérouge, l 'Abergement.
Mais c 'est pas vraiment la guerre, dites -moi que je rêve. C 'est pire que
guerre.
Parce que là, il n 'y a pas de rédition possible, pas d 'accord de Genève, rien.
Vous levez les mains en l 'air, crac, direct au gland.
Il n 'y a que ça qui compte pour elle. Le gland, le gland, le gland.
Elles vous pompent jusqu 'au sang.
Birakim, Cassino, les Ardennes, tout ça, c 'était du tourisme.
Tandis que là, pas de cadeaux.
Trente contre un.
Les tabors, c 'était des enfants de chœur à côté.
Et quand elles ont fini, il y en a trente autres qui arrivent. Et puis
trente.
Et c 'est à l 'infini, comme un ressort.
Tout ça sur mon blanc.
Jamais les fris de la mort aient fait une chose pareille. Jamais ! J 'avais l
'impression d 'être assis sur une mine qui n 'arrêtait pas de sauter.
Vous permettez que je jette un coup d 'œil à la flèche, mais... Oh, non,
non, c 'est vraiment pas présentable.
Mais si on bouffe, qui c 'est qui t 'en occupe ? Personne.
Elles ont bousillé tous les stocks.
Elles ont intercepté tous les convois.
En Bourgogne, elles saccagent les vignobles.
À Meursault, je les ai vues arrachées, cèpe par cèpe,
des cotons entiers.
Pire que le philopthéra.
Toutes patrimoines.
Bande de connes.
C 'est malin.
Bravo, très fort.
Regarde -moi tous ces boudins.
C 'est des nouvelles collections d 'été que vous présentez. Il n 'y a rien qu 'à
vous voir. On a envie d 'entrer dans les ordres.
Attends un peu que je te fasse réduire. Tu vas voir si tu n 'appelles pas ta
mère. Je te la prends et je te la fais gonfer jusqu 'à ce qu 'elle éclate.
Tu me suis ? Toi, je t 'adresserai la parole le jour où tu me feras rêver.
Et ce n 'est pas pour demain.
Et ça ?
Qu 'est -ce que tu dirais si je te coince le nœud là -dedans ? Mon cœur, le
de Dieu ! Merde !
Vous auriez bien de faire gaffe, hein ?
Elles en veulent mes mots.
J 'ai un mal fou à les retenir.
Écoutez, madame, pour l 'instant, nous, il n 'y a qu 'un truc qui nous fait
bordel. C 'est le Beaujolais.
Voilà, la planquette de veau, le Roquefort, la frangipane, le tabac brun
calme.
Vous connaissez ce mot ?
Calmos ! Calmos !
Et les filles, il y en a un qui a le sphincter émotif.
Il a tellement eu la trouille qu 'il en a fait dans son froc.
Mais résumons la situation, essayons d 'y voir clair.
Ce que vous voulez essentiellement, arrêtez -moi si je me trompe, c 'est qu
vous baisse.
Voilà, vous êtes en manque.
Terriblement sevré, l 'homme, finalement, on a beau cracher dessus, c
utile. Mais malheureusement, vos copains et moi, en ce moment, on n 'a pas
tellement la tête au cul.
Alors ce qu 'on voudrait, c 'est prendre encore un peu de repos peinard, se
refaire une petite santé, pour essayer de retrouver nos vingt ans.
l 'âge où on ne pensait qu 'à un truc, la nique, la nique, tout le temps nique,
nique, ironique.
Alors, vous nous laissez partir gentiment, sans essayer de nous faire un
dans le dos, et en échange, en échange, attention, on ne se fout pas de votre
gueule, on vous donne rendez -vous dans un mois, où vous voulez, à l 'heure que
vous voulez toute, et on vous prend les unes après les autres comme des
chiennes.
Achille continue le grand jeu et vous demanderez pardon, c 'est moi qui...
Arrête ton char, Ginon de Mélinge. Putain, j 'ai vu la mort, viens vite me
un mot.
On l 'appellera le foireux, ça sera le portrait de son père.
Mon gueule ! Ce qu 'il nous faut, c 'est un coup de bite.
Un bon coup de bite dans le cul.
J 'ai besoin que tu m 'agites jusqu 'à ce que je n 'en puisse plus.
Mon gueule, l 'homme de Dieu, merde ! Vous allez la boucler ou j 'en prends
pour taper sur l 'autre ? Qu 'est -ce que c 'est que ce cirque ? Vous croyez
bordel ?
Toutes les permissions sont supprimées.
Et cette nuit marche forcée, le pactage sur le dos, avec traversée de rivière au
clair de lune.
Ça vous décongestionnera le périnée.
Et puis vous, les deux terreurs, arrêtez d 'exciter mes mots, me compris ? Bolo,
bolo, bolo, nous on provoque pas, hein ? Malentendu ! Vous auriez pas plutôt un
petit quelque chose à becqueter ? Même froid.
Parce que vous comprenez, ça fait trois jours qu 'on marche, complètement coupés
de nos bases, alors... Attends, bouge pas.
J 'ai un restant de la Nestlé.
Tiens.
Ça retape, hein ? T 'en veux un coup ? Non, non, merci.
Vous voulez peut -être une nappe et des bougies ? Alors, qu 'est -ce qu 'on
attend pour l 'astiquer, le grand chauve ? Où c 'est qu 'on les emmène comme ça,
M. Pronuptia ? Ma parole, on attend la nuit, que ça soit plus intime.
Allez, chef, on y va, j 'ai le clitoris qui se cabre, il refuse d 'aller plus
loin. Pas tout de suite, les filles, pas tout de suite.
Ce qui est beau dans l 'amour, c 'est quand on monte les escaliers qui mènent
la chambre.
Ça me rend amoureuse, moi, de les voir marcher devant moi, dans la poussière.
Deux, une, deux.
Ils savent qu 'à chaque instant... Crac ! On peut leur attraper le paquet. Quand
on veut.
Où on veut.
Oui, ben moi, plein les pattes et rien dans le cul, c 'est pas mon slogan.
J 'ai dit pas tout de suite. Alors quand ? Ça fait des mois qu 'on n 'a pas vu
la couleur d 'une queue.
Allez, les gonzesses merdes, dites quelque chose. On va encore se faire
Qui commande ici ? C 'est qui le pitaine, toi ou moi ? Simone.
Moi aussi, j 'ai envie de tirer ma crampe.
Je suis comme vous, mais pas n 'importe comment.
Vous, naturellement, voudriez vous les enfiler tout de suite, là.
Là, vous jetez dessus sans réfléchir.
Vous ne croyez pas que ce serait un peu trop facile, un peu fadas ? En
attendant, ça ne dégagerait les branches.
Monuc, allons ! Un peu de classe, un peu de noblesse, bordel.
Un chouïa de poésie.
La guerre, ce n 'est pas la chienlit.
Apprends à respecter ton ennemi.
Une victoire, c 'est une victoire.
Ce n 'est pas une humiliation.
Non, mais regardez -moi ce que vous avez ramassé comme prisonnier ! Non, mais
vous croyez que ça fera honneur à notre section ? Sincèrement ! Deux ! Deux !
Deux ! Deux ! Section ! Halt !
Messieurs, s 'il vous plaît, c 'est des
combattants que je veux.
Et c 'est comme ça que je vous aurai.
À la loyale.
Du four, écoute -moi bien.
Tout à l 'heure, tu as eu un sursaut d 'orgueil. Ça ne va plus.
On va jouer carte sur table, tous les deux.
J 'accepte le principe du rendez -vous. Seulement, c 'est moi qui le donne.
Et ce ne sera pas dans un mois. Ce sera demain soir. Vu ? Un handicap de 24
heures. 24 heures de sursis.
24 heures pour cavaler. Hop, hop, hop, hop, hop.
J 'aime bien sentir que l 'ennemi crabe à hutte pendant que je suis sur ses
talons. La chasse, c 'est ça qui m 'excite.
Faire courir le canet.
Ils sont encore trop lastachés.
Non, c 'est trop tendre, trop frais.
Ça manque de kilomètres au compteur.
Albert ! C
'est
ton copain qui me plaît.
Comment tu t 'appelles ? Albert.
Albert.
Tu peux lui dire à Albert que demain, il y passe.
Là ! Là -dedans ! Chez le pitaine ! Ah non, merde ! Pourquoi tu joues en ma
gueule ? Mais je suis pas le seul ! Il y en a d 'autres ! Et t 'es beaucoup
mieux que moi ! Il y en a marre à la fin ! C 'est vrai, c 'est toujours les
mêmes ! Pas d 'accord ! Définis pas le malheur d 'avoir un peu de charme.
hop ! Et avec une arme, en plus !
Mais vous aussi, je pourrais foutre la trouille, si j 'avais... C 'est facile.
Seulement, il y a un truc qui est beaucoup plus dur, c 'est de nous
nous séduire.
Qu 'on ait envie de se retourner sur votre passage.
Mais j 'aime autant vous dire que c 'est pas en vous boudinant dans des tenues
et en part, et en vous parfumant avec Djébel de chez Bijard, qu 'on va vous
inviter pour un tango.
Hein, Paul ?
Nous, on aime bien le décolleté dans le dos.
Que l 'on fume cigarette, ça nous trouble.
Mais le côté hanté, hanté, hanté, ça nous la coupe.
Tu ferais mieux de pas trop fatiguer ta langue.
Parce que tu risques d 'en avoir sacrément besoin.
Et pas pour faire un discours demain soir.
Mais tu crois tout de même pas que je vais bander pour tes médailles ? Foutes
-moi bien, Albert.
Quand je te choperai, tu feras pas long feu. C 'est moi qui te le dis.
Trouble ou pas trouble, tu décaloteras.
Le doigt, la trique et il craque.
À mon drapeau.
Et rigide.
Sinon, c 'est l 'agégène.
Les électrodocus, mon petit père.
Très érogène, le trou du cul.
Et pas d 'éjaculation précoce avec moi. On me l 'a trop fait, ce coup -là.
Tu m 'attendras.
Tu me feras goder.
Tout dans les lombaires, en souplesse.
Tu lui diras des mots dans le cou à ton pitaine, j 'en suis sûre. Et après, je
te file à mes mômes. Et je m 'envoie en l 'air avec du four.
Allez, dégagez ! Dégagez la piste ! Allez, hop, hop, hop ! Hé ! Vous
pas trop !
J
'en peux plus, Pollo.
C 'est un tête qui tourne, les oreilles qui sifflent, je suis au bout du
rouleau.
c 'est que je mange.
C 'est ça qui ne va pas.
Comprends -tu ? Manger.
Sinon, je vais m 'évanouir.
Je
demande
pourtant pas grand -chose.
Juste un morceau de pain.
le petit bout de ta main.
Si tu continues à me parler bouche, je te fous mon coin sur la gueule.
Là.
Trois jours, Paul.
Trois jours sans becquet, même pas un oignon.
Ça est prévenu.
C 'est ce que t 'es ! Un misogyne !
Oh
! Bois un coup ! Jésus Marie -Joseph !
Hé, un petit rosé du coin ? Sans prétention ? Sans aucune acidité.
Bon, je ferais bien un morceau ?
Ce serait avec plaisir, mais on est
attendus au village pour déjeuner.
Un peu de persilier, ça n 'a jamais coupé la faim.
Sous -titrage ST' 501
Solide.
Fais gaffe, on a été drogués.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Qu 'est -ce que c 'est qu 'on les envoie ? Dites
-moi la vérité, docteur. Je peux pas faire savoir.
Faut empirer.
Enlevez -moi ça.
Faut couper.
Surtout pas, non.
Sans pire, vers le plafond, tenez -moi un jumeau. Je ne veux pas partir.
Là.
Là.
Là.
Pas la peine de courir, il y en aura pour tout le monde.
Pas de panique, pas de panique, c 'est pas les soldes. Tu ne sais pas, bordel,
où je vais cogner.
Ce n 'est pas croyable ce qu 'elles peuvent avoir le feu au cul. Les deux
traqueurs, je ne voudrais pas être à leur place.
Ralentissez les emplois, s 'il vous plaît. Je n 'y arrive plus, je suis
complètement débordée. Amar, Dominique.
Le tout, Adrien.
Ce n 'est pas des cheveux bruns que vous avez là ? Je fais des colorés. Ah oui ?
Et pourquoi ça ? Je ne plaisais pas. Et maintenant, ça va mieux ? Ce ne serait
pas une perruque, des fois ? Non, madame. Attention, des resquilleuses, on
a déjà qu 'au fréquence depuis hier. Vous avez déjà eu des maladies
? Non, jamais. Vous passez dans la cabine et vous piquez dans ce verre.
mesdames, dépêchons, dépêchons.
S 'il vous plaît, madame, je pourrais garder mes lunettes ? Négatif.
Pas de lunettes, pas de bijoux. Rien. Mais j 'y vois rien, je suis
miro. Il n 'y a rien à voir.
D 'habitude, ces trucs -là, ça se fait dans le noir. Et si je me perds ? Tu n
'as qu 'à suivre le mouvement.
C 'est tout droit.
Quand tu vois un arbre, tu grimpes.
C 'est bientôt fini, oui.
Il y a mon rimel qui se débile.
Ils s 'en foutent de ton rimel.
Ils ne sont pas en état d 'apprécier.
Ils t 'apprennent n 'importe quoi.
Qu 'est -ce que je fais avec la carte ? Tu la gardes !
Si on me donne une carte, hein, c 'est pas pour des prunes.
Qu 'est -ce que c 'est que ce paquet ? Ben, du chocolat.
Il est strictement interdit de donner à manger aux hommes. Mais je peux pas
arriver les mains vides. C 'est pas bon genre, moi, de m 'allonger comme ça de
but en blanc. Faut quand même qu 'il se passe quelque chose, un peu d
'affection. Est -ce que j 'en ai, moi, de l 'affection ? Comment va le cœur ?
Rien, rien.
Tension ? 11 ,2.
Température ? 38.
La prostate, ça va ? Calme.
La queue ? Alors là, une légère baisse de rigidité.
Combien ? Deux dines.
C 'est pas tragique. Lengueur ? 39.
On a perdu 2 cm.
Diamètre ? Ça bouge pas.
Ça tourne autour de 5, 3, 5, 4.
Comment va le vent ? On se maintient, c 'est pas la grosse forme.
Bon, on va monter les vasodilatateurs.
On en est déjà à 38 gouttes.
On va passer à 40.
Et puis forcez un peu sur les acides aminés pendant que vous y êtes. Ça peut
leur faire de mal.
Ricard, Marie -Madeleine.
Excusez -moi, mais ça ne valait vraiment pas la peine de faire six heures de
travail debout en plus.
Allons -y, mesdames. On n 'hésite pas à trotter pour que ça soit nickel.
Et on bat le pas, s 'il vous plaît. On bat dans les coins.
Vous ne faites pas possible d 'avoir un peu d 'eau chaude ? Et quoi encore ?
Pourquoi pas du lait d 'année ?
Ne perde pas de temps. C 'est Dilou qui est là, ta Dilou.
Je t 'avais apporté un bouquet de câbles, mais on me l 'a confisqué.
Il vous reste deux minutes, madame. Allons -y.
Vous permettez que je lui dise bonjour, oui ? Je ne vais pas lui sauter dessus
comme ça, alors que ça fait deux ans que je ne l 'ai pas vue.
Une minute trente, madame. Quoi, une minute trente ? Ça veut dire quoi, une
minute trente ? On ne prend pas le train ? Une minute.
Alors ça alors.
Dieu m 'a encore dit quelque chose.
Dieu, tu m 'entends ?
Pas par ici, c 'est occupé. Mais j 'ai prévenu sans ma lunette, je vois rien du
tout. Allez -y, mademoiselle, venez.
Je te dis, mademoiselle.
Dans l 'autre sens, voyons.
Voilà.
Approchez -vous encore un peu.
C 'est énorme.
Vous y êtes ? Approchez les poignets, ça vous permet un meilleur travail.
C 'est un objet, maintenant, un objet !
Si on l 'a, non merci.
Moi, ce que j 'aime, c 'est qu 'on me prenne sauvagement.
Chef, la rigidité tombe à 60, 50,
40. Le mien commence à baisser les bras.
Sur la testicule qui remonte.
Longueur, 35, 33, 31.
Diamètre, 4 ,9, 4 ,8, 4 ,7.
L 'encéphalogramme est plat. On va en faire des demeurées.
Pas marre de surveiller des cailloux.
Ta gueule.
Encore une marmotte ? Fais pas le con.
ton froc que tu préfères nier l 'évidence.
Tu refuses de voir.
Tu te réfugies derrière ta cataracte.
Sous -titrage ST'
501
Quel chaleur !
Tu parles d 'un bled ? Tiens, voilà.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.