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Suivant.
- C'est pour combien de temps ? - Une semaine.
Une semaine ?
Nous devons partager. Tout ira bien.
Tu veux qu'on le prenne ?
C'�tait comment, la grande victoire ?
Difficile. Nous avons perdu beaucoup.
C�l�brez ce que nous avons.
C�l�brez le miracle.
Votre mari reviendra.
Oui, bien s�r.
O� �tes-vous ?
Je sais que vous �tes l�.
Sortez !
Je sais que vous �tes l�.
Je vous ai vu.
Excusez-moi. Avez-vous vu un homme avec un border terrier ?
Non, je suis d�sol�e.
Amy, tous les r�fugi�s sont arriv�s.
Pas un seul ne vient de Horsell ou de Woking.
L'incendie a d� s'�teindre.
Peut-�tre est-il bless�.
S'il ne revient pas, j'y retournerai.
Et que ferez-vous s'il ne revient pas ?
Quoi ?
Que ferez-vous pour cet enfant ?
Cela ne vous regarde pas.
Si un malheur est arriv� � George,
- �a me regardera. - Je n'ai pas besoin de vous.
Aucun de nous n'en a besoin !
Il est peut-�tre retourn� avec sa femme.
Est-ce le ch�timent auquel vous pensiez ?
Est-ce la punition pour nos crimes ?
C'est entre nous et la ville.
C'est l� qu'est all�e ma femme...
Une bonne �pouse ne devrait pas �tre veuve.
En fait, elle est enceinte.
Je vais �tre p�re.
J'�tais...
enseveli
sous une demi-tonne de terre.
Mais ce n'�tait pas de la terre.
C��taient des corps.
Mes camarades.
Des chevaux morts.
Nous devons trouver ce b�b�.
�a vient d'une de ces maisons.
Venez.
Que faites-vous ?
- Nous devons nous abriter. - �a vient d'o� ?
- L�-bas. C'est l�-bas ! - Non !
Laissez tomber.
- Venez ! - Nous devons trouver ce b�b�.
Nous devons trouver ce b�b�.
Taisez-vous.
Il y a eu une �ruption sur Mars toutes les nuits � minuit
depuis quelques jours.
Quand cet homme a-t-il pris le dernier clich� ?
Vendredi, mais ce n'est pas la derni�re explosion pour autant.
Il para�t qu'il a �t� tu� �...
� Horsell.
� quelle distance est Mars ?
� des milliers de kilom�tres. Des centaines de milliers.
C'est � 35 millions.
Ainsi, ma ch�re,
en 10 jours, cette chose a d� parcourir
240 000 km par heure.
Cela semble-t-il plausible ?
Rien de tout �a ne l'est.
A-t-elle vu ce qui s'est pass� � Horsell ?
Y �tait-elle avec votre fr�re ?
Oui...
Apparemment, cette chose s'est �lev�e dans les airs.
�a n'a ni explos�, ni caus� de feu de for�t.
�a a �mis une certaine fr�quence qui a br�l� les gens � mort.
Le lendemain, une chose est sortie du sol
et a br�l� tout ce qu'il y avait entre Mayberry Hill et Weybridge.
�a ressemblait � une sorte de...
cr�ature. Un genre de...
machine.
�a a projet� une esp�ce de temp�te de feu.
Nous devons y envoyer des canons de la batterie de Londres.
- Ceux parmi les plus gros. - N'est-ce pas un peu excessif ?
- Ce que je veux dire, c'est que... - Si c'est excessif
d'essayer d'emp�cher une de ces choses de venir ici
massacrer tout le monde � Londres, alors effectivement, ne le faites pas.
Est-elle vraiment s�re pour cette cr�ature ?
Oui, monsieur, elle l'est.
Il n'y a pas qu'elle.
O� est le sergent-major ?
- Juste l�. C'est lui. - Merci.
Juste vous deux ? D'o� venez-vous ?
De Horsell. Quelqu'un d'autre est-il venu de l�-bas ?
Je viens au rapport, sergent-major.
J'�tais avec le capitaine Cartwright, Artillerie de Surrey ouest.
Il est mort, avec le reste de la compagnie.
Quelque soit la chose qui nous a eus, elle est toujours l�-bas.
Je dois retrouver ma femme. Nous avons �t� s�par�s � Mayberry Hill
- et elle est partie en direction d'ici. - Un canon de 12 livres va arriver.
Nous avons pour ordre d'aller dans les bois de Byfleet,
o� la seconde chose a atterri, et de la bombarder avant son ouverture.
- Savez-vous utiliser une arme ? - Non. L'avez-vous vue ?
Elle a 25 ans, les cheveux roux, et elle venait de Mayberry Hill.
- Mayberry Hill ! - �coutez-moi.
Nous avons �t� balay�s.
Nous n'avons m�me pas pu riposter.
La seule chose qui est venue de Mayberry Hill, c'est la mort.
Elle a dit que...
nous nous retrouverions � Londres...
Je cherche des volontaires.
- Vous n'irez pas � Londres. - Mais elle est enceinte.
Elle est enceinte...
Je dois la retrouver.
Restez faire votre devoir, comme tout bon Anglais.
Rendez votre enfant fier de vous quand il sera l�.
Papa a-t-il combattu ?
Oui, bien s�r.
�tait-il soldat ?
Non, il �tait tr�s courageux.
Que signifie ce mot ?
Lis les lettres.
Les armes.
Les armes sont sans effet, sergent.
- Voil� la cible. - Parfait ! Le terrain est plat.
Ce sera un jeu d'enfant.
R�fl�chissez...
Je ne crois pas judicieux de faire feu sur cette chose.
Premier canon, pr�t ?
Distance estim�e : 370 m�tres.
- R�glez ! - Amenez-nous un obus.
J'ai vu ce qu'elles peuvent faire.
- Taisez-vous et ob�issez ! Obus ! - Lequel ?
- Ici ! - Retardement de cinq secondes.
- Chargez. - J'essaie de r�gler ce satan� machin.
Allez !
- Concentrez-vous. - Une cartouche !
Allez. Allez !
Pr�t !
Feu !
Mince.
Premier canon... chargez
C'est une erreur.
L'avez-vous vu ? L'avez-vous vu ?
D�truisons d'abord cette fichue chose, ensuite nous pourrons partir.
�tes-vous pr�ts ?
- Feu � volont� ! - Un obus ! Donnez-moi un obus.
Pr�t !
Feu !
Tr�s bien.
Entrez dans l'eau.
Voyons ce que nous pouvons r�cup�rer,
et ramener � l'�tat-major.
Nous n'en avons pas encore fini.
Mesdames et Messieurs,
votre attention s'il vous pla�t.
Il semblerait qu'une chose soit arriv�e en Angleterre,
qu'une chose soit peut-�tre apparue dans le monde.
Elle a compl�tement d�truit la gare de Weybridge
et massacr� tout le bataillon d'artillerie de Surrey ouest.
Doux J�sus.
Aussi redoutable que cela paraisse, le visiteur, ou les visiteurs,
n'a presque pas boug� de l'endroit de son atterrissage.
Quelque soit la puissance de cette chose...
Ne tirez pas !
Nous devons avoir confiance
en nos courageux soldats qui sont en premi�re ligne.
La grande arm�e britannique ne craint ni les hommes, ni les monstres.
Parlementer.
Comprenez-vous ?
Nous parlementer.
Vous n'avez rien � craindre.
Vous �tes en Grande-Bretagne.
Nous sommes les ma�tres de la guerre.
Notre cavalerie, nos canons,
sont les meilleurs du monde.
Donnez-nous la main !
- Donnez-nous votre fichue main ! - D�sol� ! Je suis d�sol� !
Aussi, si quelqu'un est inquiet � cause de ces rapports,
qu'il se souvienne d'une chose...
Ils ne sont que deux...
Et nous sommes des millions.
Bonjour.
- Un baiser pour le h�ros ? - Je suis une femme mari�e.
- Ce n'est qu'un anneau de rideau. - Vous �tes ivre.
Laissez-moi passer.
Courrez !
Monsieur le ministre ! Venez !
- Ici ! - En �tes-vous s�r ?
Il y a des tunnels.
Monsieur le ministre !
Venez !
Frederick, fermez ces portes.
Fermez-les !
Laissez-moi entrer.
- Non ! - Mais on ne peut pas l'abandonner.
Mon Dieu.
Nous devons partir.
Il y a des tunnels par ici qui vont jusqu'aux docks.
C'�tait simplement incroyable. Les gens sont tomb�s comme des mouches.
Imaginez si nous pouvions mettre la main sur une de ces choses.
Le progr�s avant tout. Nous devons obtenir une de ces machines.
Pensez-vous vraiment qu'elles viennent de Mars ?
Est-ce important ?
C'est stup�fiant ! Le monde a ses limites.
Notre but �tait d'en prendre la plus grande partie.
Mais si nous pouvions aller l�-haut,
un empire extra-terrestre !
Pensez-y !
Courez !
- En avez-vous inhal� ? - Je ne crois pas.
C'est Londres.
Je vais te donner un peu d'eau.
Cette charrette va s'effondrer. Elle est pourrie.
Mon mari a besoin d'eau.
C'est gentil de leur part de laisser tra�ner ces choses.
Est-elle une personne sens�e ?
Ma femme ?
Oui, dans la plupart des situations.
De l'eau ?
En voyant �a, une personne sens�e irait vers la c�te.
J'ai une maison sur la c�te � Shoeburyness, dans l'Essex.
George le sait-il ?
Oui, elle appartenait � notre m�re.
Frederick, s'il... s'il ne peut aller � Londres,
s'il ne peut pas nous retrouver, il ira peut-�tre l�-bas.
Je ne sais pas ce qui est arriv� � George. Je suis d�sol�.
Mais pour l'instant nous devons penser � notre survie,
votre survie.
Comment allons-nous g�rer cette crise, en ripostant ?
Nous devons aller vers le Nord. Comprenez-vous ?
C'est mon devoir. Surtout maintenant que le ministre...
Oui, Frederick. Je comprends. Merci pour votre aide.
O� est votre maison sur la c�te ?
Non, nous allons au nord. �coutez-moi.
Vous avez bien dit Shoeburyness ?
Qu'�tiez-vous avant ? Scientifique ?
Non, juste un amateur.
Parfois, je m'interroge. Si nous n'avions pas autant �volu�,
seraient-ils venus nous attaquer ?
Qui sait ?
Il est facile de se perdre dans les souvenirs.
Vous ne le devez pas.
Notre devoir est de remonter le moral, d'esp�rer.
Ce n'�tait d�j� pas mon fort avant,
�a ne l'est s�rement pas maintenant.
J'ai essay�. Je n'y arrive pas.
Vous avez de quoi �tre heureuse.
Vous �tes la seule qui a un enfant.
Vous avez raison. Je suis d�sol�e.
Vous �tes de Woking ?
Je l'�tais...
bri�vement, dans une autre vie.
Il y a un gars de Woking dans le recensement de l'�glise.
De la commune de Horsell.
Vous �tes sa plus proche parente. Il est arriv� ce matin.
Le recensement de l'�glise est pour les vivants.
Effectivement.
Il a voyag� depuis Worcester.
Il sera l� dans la matin�e.
Si �a ce n'est pas un miracle, je ne sais pas ce que c'est.
Il ne va pas aimer l'id�e d'aller en France.
Mon Dieu, vous saignez du nez. Vous allez bien ?
- Oui. - Vous sentez-vous bien ?
Je ne suis pas dans mon assiette, c'est tout.
Regardez. Je crois que la plage est juste l�-bas.
Restez ici et je reviendrai vous chercher.
Oh, mon ch�ri.
Les femmes et les enfants seulement !
Les femmes et les enfants seulement !
Les autres doivent se r�fugier o� ils peuvent.
Descendez !
Les routes ne sont pas s�res. Le nord n'est pas s�r.
Faites descendre cet homme !
- O� allez-vous ? - Retenez ces hommes.
� Dunkerque, si on y arrive.
Les gens sont-ils l�-bas ?
- Est-ce arriv� l�-bas aussi ? - On sait juste que c'est arriv� ici.
Calmez-vous !
Faites-les descendre du bateau.
Pourquoi dites-vous que le nord n'est pas s�r ?
Je suis le secr�taire du ministre de la guerre !
Ils ont ras� les villes l�-bas aussi.
Au moins Manchester, Liverpool et Birmingham.
Qu'en est-il de l'arm�e ? L'arm�e est-elle tomb�e ?
Les canons ne leur font rien.
Ni les mortiers, ni les obus...
C'est comme des arcs et des fl�ches contre un �clair. Nous devons partir.
�loignez ces hommes des bateaux !
�loignez ces hommes des bateaux !
Amy ! Vous devez monter � bord du bateau !
Non ! Il doit bien �tre quelque part !
- Il va arriver ! - George ne viendra pas !
Il est certainement mort !
Et si par miracle il ne l'est pas, �a ne lui sert � rien que vous restiez
ici � attendre de vous faire tuer.
�a signifie qu'ils arrivent !
Nous sommes fichus !
- Non ! Vous devez partir ! - Non !
- Les femmes et les enfants seulement ! - Non, je l'aime.
- Frederick ! - Vous devez vivre. Je vous en prie !
Faites-le pour George et ma famille. S'il vous pla�t.
Non !
Frederick, je vous en prie !
- O� est Amy ? Est-elle avec toi ? - Oui.
Accroche-toi � �a.
Tiens-toi bien.
Continue de nager.
- Je croyais t'avoir perdu. - Tu ne me perdras jamais.
Jamais.
Venez ! Partons !
Ce n'est que moi, h�las.
Ce n'est pas grave.
Ce n'est pas grave.
Bonne nuit.
O� �tiez-vous ?
Aux portes de la mort.
D'abord le chol�ra.
Puis j'ai eu �a...
En faisant des exp�riences avec des armes prises � l'ennemi.
Je suis rest� dans un bel endroit pendant un temps.
Puis la nourriture est venue � manquer.
Vous avez eu ce beau gar�on.
O� est George ?
Nous l'avons perdu.
Je ne l'ai jamais revu.
Encore un peu, et nous pourrons nous reposer.
Je crois qu'ils sont partis. Partis.
Je ne crois pas pouvoir aller plus loin.
Nous devrions rester pour la nuit.
Je vote pour rester.
Au moins quelqu'un riposte.
Viens. Allons � l'int�rieur.
Il y a une porte ici.
La contre-attaque h�ro�que et la grande victoire...
Tout �a ne vaut rien.
Nous nous souvenons des mauvaises choses.
� propos de la guerre ?
Croyez-vous que c'�tait vraiment une guerre ?
- Quoi d'autre ? Un massacre ? - Une visite.
Une reconnaissance. Des semailles.
Comment ?
Nous avons peut-�tre gagn�...
Nous les avons fait exploser, nous les avons tu�s.
Mais pouvons-vous vraiment parler de victoire ?
Je trouve que �a ressemble beaucoup � une plan�te rouge.
Et si c'�tait ce qu'ils voulaient ?
Envoyer des machines
pour refaire la Terre � l'image de Mars.
C'est � �a qu'a servi la fum�e noire.
Ce qu'ils ont laiss� s'est r�pandu sur Terre comme un virus,
poussant d'abord parmi les feuilles rouges,
puis parmi les blettes qui sortent du sol.
Pas de r�coltes. Une eau de plus en plus rouge.
Plus de b�b�s.
� moins de trouver comment arr�ter �a...
Ce ne sera bient�t plus notre plan�te.
Comment croyez-vous que les Martiens soient morts ?
Comme dans l'album de George junior...
abattus � coups de canons par l'arsenal de Woolwich
et par la puissance de la compagnie d'armes l�g�res de Birmingham.
Pourquoi cette question ?
Bonjour ?
Bonjour ?
Je pense que nous devrions...
Trouver un endroit o� nous reposer.
Si on allait par l� ?
Quand tout sera termin�,
pourrions-nous revenir pour mon mari ?
Nous n'abandonnerons personne. Rassurez-vous.
Et voil�.
Comment t'appelles-tu ?
Je m'appelle George.
Sais-tu quel est le probl�me ?
Je vais te dire quel est le probl�me.
Je crois qu'une personne n�gligente
s'est endormie et a oubli� de se r�veiller.
Et nous tous, nous sommes coinc�s dans son r�ve.
Nous sommes coinc�s ici
jusqu'� ce que son r�veil sonne.
C'est juste un r�ve.
Et tu vas te r�veiller.
D�sol� de ne pas t'avoir retrouv�e plus t�t.
Les choses ont �t� si inhabituelles.
Je me suis inqui�t�e pour toi, � vrai dire.
� part �a, rien de grave.
Je me suis m�me un peu li�e d'amiti� avec ton fr�re.
C'est une bonne nouvelle.
Notre maison est toujours debout. Elle est toujours l�.
Pour quand le b�b� est-il pr�vu ?
- Environ sept mois et demi. - Pour janvier ?
- 1906. - Apr�s No�l. Apr�s...
Apr�s l'�t�.
Il y a tellement de choses � se soucier jusque-l�.
- Quoi ? - J'ai vu mourir beaucoup de gens.
J'en ai vu mourir beaucoup.
Il y avait cet homme.
Il �tait soldat.
Il voulait que je lui tende la main. Je ne l'ai pas fait car je me suis enfui.
C'est que, vois-tu Amy,
je voulais rester en vie pour toi et pour le...
Il y avait un b�b� � Mayberry Hill. Il pleurait.
Non, ne fais pas �a.
Ne le fais pas.
Nous devons nous concentrer sur notre survie.
Tu me le promets ?
Je te le promets.
Il n'y a qu'une bo�te d'allumettes et quelques bougies.
Ils ont d� emporter tout le reste.
Venez ! Sous la table !
Vite !
�a s'effondre !
Je ne crois pas que nous les ayons tu�s.
Enfin, pas avec des armes.
Les gens se cachaient
ou �taient isol�s. Ils �taient loin.
Mais j'�tais l�.
- Nous devrions partir. - On ne sait pas ce qu'il y a dehors.
Nous devons nous reposer avant tout. Nous avons une enfant et une malade.
Je ne me sens pas bien non plus.
Tu es un peu chaud.
Combien de temps restons-nous ? Une nuit ?
J'�tais l� quand ils sont sortis de leurs engins.
Ils en sont sortis ?
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