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S'il vous pla�t, monsieur.
Pour Bourg-Saint-Maurice ? C'est pas affich�.
Pas �tonnant. On est � Saint-Lazare.
Je ne suis pas fou. Sur mon billet, il y a �crit : "Saint-Lazare."
Ce sont mes yeux ou quoi ?
Je crois que �a doit �tre vos yeux.
Oui. Ce sont mes yeux.
On suit, madame ! Les skis bien parall�les.
Un dernier petit virage, et on va s'arr�ter gentiment sur la cr�te.
Madame ? Madame Schmidt ?
- Au secours ! Hier, bitte ! - Oh, merde !
Madame ?
� l'aide ! Popeye, � l'aide !
Madame !
A�e ! J'ai mal !
Oh l� l� ! Qu'est-ce que c'est que ce travail ?
Attendez, madame Schmidt ! Ne bougez pas !
Salut, J�r�me. Viens voir, l�. Viens voir.
Ne dis rien. Je la connais pas. C'est pas ma faute.
J'�tais pas avec elle. Tu dis rien.
T'es vraiment le roi !
Non. Sans d�conner. J'ai d�j� assez d'emmerdes.
- Bonjour, mademoiselle. - Bonjour, docteur.
Bonjour, madame.
- Tu vois, c'est l�. Le genou. - Oui. Je vois bien, �a !
�a n'a pas l'air bien m�chant.
- Alors ? - Ah !
C'est l� que vous avez mal, hein ?
C'est rien. Une petite luxation.
On va vous remettre �a en place. Et �a ira mieux.
- Vous �tes pr�te, mademoiselle ? - Pr�te, docteur.
Allez-y !
Ah !
Vous n'avez rien senti ?
- Si ! - �a m'�tonne.
Bon. Alors, mademoiselle, Alphachymotrypsine bandage serr�,
et aspirine si elle a mal aux dents.
Prenez les bagages, s'il vous pla�t.
Bonjour. Pardon, je suis en retard.
J'ai �t� retenu � Paris par une copine.
Une chieuse. Enfin, une histoire.
- Quel est votre nom ? - Jean-Claude. Et vous ?
C'est Dusse. Avec un D, comme Dusse.
Chambre 14. Je vous accompagne.
Je suis tr�s emb�t�.
J'avais demand� express�ment une chambre double.
Parce que j'aurais peut-�tre une copine, �ventuellement,
qui viendrait de Paris. Enfin, si �a se trouve.
Je suis d�sol�e, mais on est un peu surcharg�, en ce moment.
Mais dites-moi quand votre dame arrive. On s'arrangera.
Mais �a, j'en sais rien !
�a peut �tre ce soir, �a peut �tre demain ou...
Et puis, il n'y a pas qu'elle.
Vous, par exemple, que faites-vous, ce soir ?
Oh ! Il pouvait pas mieux se garer, lui ?
- �a va. Y a rien, chez nous ! - Tu es s�re ?
Y a rien !
Bon. Ben, tant mieux !
- Ah, bon ! Son pare-choc. - Te fatigue pas !
- Elle est pourrie. - Eh ben, justement !
- Merci. - J'ai pas vu. Excuse-moi !
Je suis crev�e ! Oh !
Bonjour. Je suis M. Morin.
Je viens chercher les cl�s de mon appartement. Le num�ro...
- 205. - 205.
Le 205... Il y a un petit probl�me. Les gens d'avant sont encore l�.
Oh non !
On est le 16. �a devrait �tre lib�r� !
Bernard, je suis fatigu�e.
Ma femme est fatigu�e. C'est quel �tage ? Quel �tage ?
- Le 2e, monsieur. - Viens.
- Je suis fatigu�e. - Avance, alors !
Ah, tiens, c'est l� !
- Tu as une carte de visite ? - Oui.
Tiens.
- Bonjour. M. Morin. - C'est pour quoi ?
- Vous �tes chez moi. - Je comprends.
Excusez-nous, nous avons un peu de retard.
Ma femme a �t� malade. On va s'en aller tout de suite.
Ma femme aussi a �t� malade.
Vous avez d�pass� de 12 heures. J'aurais pu arriver � 0 h 10.
On aurait pu �tre l� � 0 h 01, si on avait voulu. Je suis fatigu�e !
Maintenant, vous �tes chez nous.
Du calme. Il y a 15 jours, on a eu le m�me probl�me. On n'a rien dit.
Si vous voulez vous laisser faire, �a vous regarde.
J'ai achet� du 15 au 30. Si tout le monde d�passe de 12 h,
moi, l'an prochain, je skie au mois de juillet !
Ne t'�nerve pas. Aidons-les � sortir leurs bagages.
Merci, beaucoup.
D�p�che-toi, mon ch�ri. D�p�che-toi.
Merci.
- Tu es pr�te, ch�rie ? - Oui.
C'est quoi, cette horreur ?
Oui. L�, il y a un probl�me.
Vous n'avez pas d� lire le r�glement.
Je vous explique. 15 copropri�taires se partagent cet appartement.
La d�coration est suppos�e plaire � tout le monde.
Par contre, l�, ce petit crochet,
c'est l'emplacement de la touche personnelle. Compris ?
Alors je n'ai pas � supporter cette cro�te.
Je ne voudrais pas vous chasser, mais vous avez s�rement de la route.
Je vous enverrai l'inventaire.
- Vous avez oubli� votre sac. - Merci beaucoup, monsieur. Merci.
Tu vas voir que, bient�t, �a va �tre ma faute.
- La vie est une jungle. - Oh, ne m'en parle pas !
On est bien, chez soi, quand m�me.
Ah oui !
- Ah, regarde ! - Quoi ?
Ils ont oubli� leur Scrabble ! C'est d�j� �a de gagn�.
Oh non, Bernard ! Tu exag�res, l�. On va leur rendre, quand m�me.
H� !
Vous avez oubli� quelque chose.
Merci beaucoup. Merci.
De rien.
- Mademoiselle, s'il vous pla�t ! - Oui ? "Madame" !
Qu'est-ce que c'est, la cr�pe Gigi ?
C'est une couche de sarrasin saisie, parsem�e de p�tales de rose ti�des.
C'est d�licieux !
S�rement. Je vais prendre une cr�pe au sucre et une bi�re.
Non. Nous ne faisons pas cela, ici. Vous vous �tes tromp� d'endroit.
- Nos cr�pes sont sur la carte. - Vous avez de la p�te ?
Du sucre ?
Vous faites une cr�pe, et vous mettez du sucre.
Mais qu'est-ce que c'est que ce type-l� ? On croit r�ver !
C'est vrai ! O� il se croit, celui-l� ? T�te de con !
Qu'on ne te revoie plus ici, hein !
- Qu'est-ce qui se passe ? - C'est encore une cr�pe au sucre.
Ma P�pette, va ! Qu'est-ce qu'elle dit, la P�pette ?
- C'�tait quoi, ton urgence ? - Rien de grave, une luxation.
- Ah ! C'�tait qui ? - Une Su�doise.
La pauvre !
- Sympa ? - Tr�s sympa !
Une superbe fille. Bien roul�e,
excitante, et intelligente, en plus.
Je l'ai vue 2 minutes, mais quelque chose passait.
Tant mieux pour toi si tu as pass� un bon moment.
Moi, j'ai travaill�, et je suis crev�e.
Enfin, si �a t'int�resse, bien s�r.
- Ne le prends pas mal. - Ne me touche pas !
Tu as de la chance de rencontrer des gens formidables.
Moi, je me fais chier
� servir ces t�tes de con, qui demandent des cr�pes au sucre !
Excuse-moi, ma ch�rie.
Allez...
Hello !
Coucou !
C'est moi. C'est Christiane !
Christiane, l'esth�ticienne !
Christiane ! Mais c'est fou, �a ! Tu as tellement chang�.
- On t'aurait pas reconnue ! - C'est vrai ?
- D'ailleurs, on t'a pas reconnue ! - Bonjour !
- Comment vas-tu, ma grande ? - Bien.
Je vais bien. J'ai chang�, non ?
- C'est fou ! - Oui. C'est l'amour.
Je vis une aventure merveilleuse avec un homme admirable.
Tu veux t'asseoir ? Tu veux boire quelque chose ? Un fond de bol ?
Non. Je passe en coup de vent. Marius m'attend dehors. L� !
Il est l�.
C'est le vieux... le monsieur, l�, qui a un... la toque sur la t�te ?
Oui. C'est lui. C'est Marius.
Mais je vous demande d'�tre discrets, parce que Marius est mari�.
- Mince ! - C'est terrible !
- Alors vous comprenez, hein ? - C'est s�r, oui !
Mais je suis contente d'�tre l� !
Et nous ! Tu es en pleine forme !
Bon. Allez, je "filoche", hein ! Dites donc, motus.
Compte sur nous.
- Et Popeye ? - Tenez-vous bien !
Il a plaqu� sa femme pour vivre � Paris avec une fille.
Arriv� l�-bas, un fiasco �pouvantable !
La famille s'en est m�l�e, la gamine l'a largu�...
Il est revenu au bout d'un mois, la queue entre les jambes.
Seulement, entre-temps, sa femme l'avait remplac�.
Il travaille encore au magasin ?
Il a accept� de revenir, mais l'autre dirige.
Oh ! Elle a �t� bien gentille de le reprendre.
- Oh, Gigi ! - En fait, c'est un pauvre type.
Si tu veux. Mais il est sympa !
Oh, Popeye ! Regarde qui on t'am�ne, l�.
- Mais qu'il est beau ! - Comment �a va ?
- Il est en pleine forme ! - On vient te donner notre argent.
- Et on est des clients s�rieux. - �a pousse ?
On arrive avec rien. Habille-nous de la t�te aux pieds.
On va commencer par les anoraks.
Ah oui ! Je vous pr�sente ma femme, Martine. Son cousin.
- Bonjour. - Bonjour, euh... Martine.
- Bon ! - Messieurs dames.
Je t'expliquerai.
C'est immense. C'est � toi, tout �a ?
C'est � ma femme, mais c'est comme si c'�tait � moi.
Je t'expliquerai.
C'est simple : tu nous donnes ce qu'il y a de mieux.
Il faut pas l�siner.
Bien en avant, en flexion. Vas-y.
- Tu touches ou pas ? - Je touche avec le pouce.
- Et tu arrives � d�coller le talon ? - Oui !
Mais non ! Le talon, dans la chaussure, � l'int�rieur.
Dans la chaussure ? Oui, j'y arrive. Largement !
Il faut lui mettre une semelle !
Oui ! Il faut mettre une semelle. Par en dessous.
C'est �a, oui. Et Popeye, l'atelier ferme � 20 h, pas 19 h 45.
Et tu fileras un coup de balai, parce qu'hier, c'�tait d�gueulasse.
Il me charrie tout le temps. Il adore �a. Il est comme �a.
Je t'expliquerai, va.
Mes enfants, je crois que tout est l� !
Oui. Dis donc, Popeye, tu nous fais une ristourne ?
- Un petit "10 %" ? - Pas de probl�me.
Je vais quand m�me leur demander, mais enfin...
Ce serait commer�ant. Avec ce qu'on a pris...
C'est la moindre des choses.
Non !
Bon. Ben... �a va pas �tre possible.
� cause de... Enfin, �a les arrange pas.
� cause de l'argent. Je t'expliquerai.
- �a va ? - Ouais.
Bon. Alors, voil�. �a fait �a...
- OK. Je prends un stylo. - Oui.
Vous avez une pi�ce d'identit� ?
- Non, mais ce sont des amis. - Justement !
Je t'expliquerai, va.
�a va, te casse pas. On a compris.
Je plaisante pas. J'ai besoin d'une chambre double pour ce soir.
Tr�s bien. Pour demain, 2 petits d�jeuners,
au cas o� votre dame arriverait dans la nuit ?
Ah, ben oui ! Oui.
Bon. Jean-Claude, vas-y !
� votre avis, quels sont les d�fauts de Jean-Claude ?
- Il est raide comme un piquet. - Et il plante pas son b�ton.
Il est surtout tr�s en arri�re.
Attention, j'ai pris de la vitesse !
- Fais attention ! T'es p�nible ! - �a peut arriver !
Nous sommes d'accord pour dire que Jean-Claude est nul.
- Ah oui ! - Ben, c'est le moins mauvais.
Quel est le d�faut principal de Bernard ?
- Il est �go�ste. - Oh, c'est malin !
Rien � voir avec le ski ! Ce qui se passe,
c'est que tu ne te sers que d'une jambe.
Tu as eu un accident ?
- Tu as des broches, � l'autre ? - Non.
Alors tu vas retirer un de tes skis,
et tu vas voir que les 2 jambes sont utiles.
Je vais me casser la gueule !
- Je veux que tu le sentes. - Tu vas voir, je vais y arriver.
Attention !
- Tu l'as senti ? - Oui. J'ai bien compris, l� !
Toi, Nathalie, tu es en arri�re. J'ai l'impression que tu veux pas skier.
Non. C'est mes chaussures, elles sont trop grandes.
Regarde. L�, c'est serr� � fond.
Ah ! Tu devrais essayer 10 pointures en dessous.
Passe au magasin.
- J'y arriverai jamais ! - Mais si ! C'est enfantin.
Il faut se laisser tirer, et surtout, ne pas s'asseoir.
- Ah, bon ! Il faut pas s'asseoir ? - Non, non.
- L�, voil�... - Non, non. Non !
L�chez la perche, maintenant ! L�chez la perche !
D�gagez ! Fais attention ! Tu te fais prendre ta place.
H�, doucement ! On est entre gens civilis�s.
J'arrive � rien dans ces chaussures. Je flotte dedans.
- Il faut serrer les crochets. - Ils sont serr�s � fond.
Regarde et fais exactement ce que je fais.
Bon. Allez-y !
Hop !
Bon. D�gagez, l� ! D�gagez !
Faites attention, vous allez faire tomber tout le monde. �a va ?
Mes chaussures sont trop grandes. On aurait d� les bourrer
avec du papier journal ! - Tu aurais pu y penser avant !
Apr�s le pyl�ne, l�, tu l�ches la perche !
Je peux pas. Je suis accroch�e � un truc !
Essaye de te d�gager. Fais quelque chose !
Bravo ! Tu es vraiment la plus adroite !
Oh, merde !
Oh, Bernard ! Je suis l� !
J'arrive.
Excusez-moi.
Tiens, tu d�nes avec nous, ce soir ?
Non. J'ai un rendez-vous.
- Oh ! Avec qui ? - Avec la patronne de l'h�tel.
Je peux pas lui poser un lapin. Elle a tellement insist�...
Et puis en plus, je sens que ce soir, je vais conclure.
- Tu m'aides pas, l� ? - Non. Pas l�, non.
Tu me sid�res, Jean-Claude.
�a fait 2 jours que tu es l�, et tu es d�j� sur un coup.
�coute, je crois que toi et moi, on a un peu le m�me probl�me.
On ne peut pas tout miser sur notre physique. Surtout toi.
Si je peux te donner un conseil, c'est :
oublie que tu n'as aucune chance, fonce.
On sait jamais, sur un malentendu, �a peut marcher.
- Il faut que je me change. - Tu as int�r�t !
Magne-toi ! �a va fermer, les t�l�si�ges.
H� ! Vous, l� !
Oh ! Mes skis ! Il faut pas se g�ner, l� !
Il entend pas, quand on lui cause ? Ce sont mes skis !
- Ce sont les miens ! - Mon nom est grav� dessus.
Bernard Morin. Tu t'appelles Bernard Morin ?
Excusez-moi, j'ai les m�mes. Ils sont l�, tiens.
- O� �a ? - L�.
Ah ouais ! Ce sont les m�mes, sauf que les tiens sont vieux.
Et tu prends les neufs ! T'as raison. J'en aurais fait autant.
Oh ! �a va pas ? Tout le monde peut se tromper !
Je peux me tromper. Regarde. Je me trompe, l� !
- Il est fou, ce mec ! - Voil� !
H�, oh ! Mon ski ! Attention, mon ski ! Oh !
P�doque !
Oh, merde !
Ils ne tomberont pas plus bas.
Quand on ne sait pas skier, on reste chez soi !
C'est pas ma faute. C'est pas moi qui l'ai lanc�.
Pas votre faute, pas votre faute... Enfin !
Je me suis tromp� de ski, l�-haut.
�coutez ! C'est � qui, ce ski ?
C'est mon ski, mais c'est pas moi qui l'ai...
Et c'est pass� � �a de ma m�re, en plus !
- �a va, maman ? - Mais elle n'a rien !
�a va barder ! Et qui va payer mon pare-brise, maintenant ?
J'esp�re que �a va pas durer. Je vais �tre en retard !
Cricri, tu vas finir par prendre froid.
Pour une fois que je m'amuse, laisse-moi !
Christiane, on rentre !
Mais j'arrive, �coute !
Arr�te de me commander ! C'est dingue, �a !
C'est bien, ma grande. C'est bien !
�a me pla�t, comme sport !
- Tu fais des progr�s. - Ah oui !
Attends ! Encore 5 minutes. Je fais un aller et retour.
Oh, �coute !
T'as vu, j'ai fait des progr�s !
Ah ouais ! Ah ouais ! Ah ouais !
Tr�s bien ! Encore 10 kilom�tres, et on rentre, hein ?
T'as le compas dans l'oeil, pour les chaussures !
Oui, oui. Ben... t'es gentil, ce sont mes clients !
Oh l� l� ! Celui-l�, je te jure, des fois, il a un humour p�nible !
Allez, essaye �a.
Popeye, on peut faire �a, nous, une d�pose en h�licopt�re ?
C'est quand vous voulez !
- Je vous organise �a ? - On est assez forts ?
- Tranquille ! - Je suis partant.
Popeye !
Viens voir un peu, l� !
Il manque 30 000.
Ah, d'accord, l� !
Maintenant, j'emprunte 30 sacs, c'est un vol !
Merci, Martine ! La confiance r�gne.
Si c'est comme �a, je pr�f�re les remettre tout de suite !
Oui. Je pr�f�rerais.
Je les ai pas sur moi.
Vous avez 5 minutes, l� ?
Bon. Les amis, o� est-ce qu'on en est ?
�a va mieux, l� ?
Oui. �a va, mais enfin, c'est pas �a. Il y a du jeu.
- Attends. Il faut serrer, l�. - Ben, oui.
Dis donc, t'aurais pas 300 balles � me passer, l� ? �a me d�pannerait.
Merci. Allez ! Tu vois, il faut serrer la chaussure.
Merci. C'est sympa.
Allez ! On va serrer �a, gentiment.
Tu as 2 grands crans, pour serrer, et tu fais �a.
- Tu les as pas serr�s ! - Crochet par crochet.
L�, �a va mieux. �a va mieux, l�, d�j�.
Voil� ! Et le dernier...
Attends, ne bouge pas. Il est dur !
- Ben, qu'est-ce que t'as ? - C'est trop serr�, c'est �a ?
- Il faut lui retirer. - Il faudrait un tournevis.
Popeye, si tu les ab�mes, tu les paies !
Oui. Mais c'est rien, �a va.
Mais tu es con !
- Elle va s'y faire. - Voil�, oui.
Je pr�f�rerais, sinon on va les foutre en l'air.
Tu sais ce que tu vas faire ? Tu vas les garder aux pieds.
Le mollet va se r�tracter, et tu pourras les enlever facilement.
Nathalie, tu viens te coucher ?
J'en peux plus !
J'en peux plus !
Je vais dormir comme une masse.
Quand te reverrai-je
Pays merveilleux
O� ceux qui s'aiment Vivent � deux ?
Quand te reverrai-je
Pays merveilleux ?
Quand te reverrai-je Pays merveilleux
O� ceux qui s'aiment Vivent � deux ?
Bonjour.
Ah ! Bonjour.
Dites donc, vous ne m'avez pas attendu, hier ?
J'ai �t� retenu. Je suis rentr� � 3 h du matin.
Ah non ! J'ai pas �t� skier, finalement.
Vos 2 petits d�jeuners... Votre dame n'est toujours pas arriv�e ?
Hein ?
Non. Mais elle va pas tarder. - Elle va pas tarder...
Oh, merde !
Oh, merde, c'est gel� !
Oh, fait chier !
Oh, tu parles !
Bon. Il n'y a qu'un moyen...
Excusez-moi, mais vous urinez
sur ma voiture. - Comment �a ?
Vous urinez sur ma voiture.
Ah, pardon ! Oui, parce que j'ai la m�me, l�-bas, alors...
- La m�me couleur... Tout, quoi ! - Oui, oui.
Je suis d�sol�.
Euh... je termine ?
Bonne voiture, hein ?
S'il vous pla�t, j'aurais voulu prendre une le�on particuli�re
avec Anne Laurencin.
Pour 1 heure ou 2 heures ?
Oh ! Euh... Pour la journ�e.
- A�e ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu m'as arrach� l'oeil ! - Fais voir.
- Oh, la vache ! Regarde �a. - Mais y a rien.
- Oui. Parce que c'est une blague ! - C'est amusant, �a !
Tu viens skier ?
Non. J'ai une le�on avec Anne Laurencin.
- Tu choisis pas la plus moche ! - Joli, joli !
- On se d�brouille. - Bon ski !
Oui. Si j'arrive � me d�coincer.
Monsieur Dusse ?
Vous aviez pris rendez-vous avec ma coll�gue, le num�ro 12.
Elle est souffrante. C'est moi qui la remplace.
Ah !
J'esp�re que c'est pas trop grave.
Vous avez bien fait de prendre la journ�e.
C'est comme �a qu'on progresse.
Nous allons monter par le t�l�si�ge,
et l�-haut, on prendra un verre de vin chaud.
Oh, oh, oh !
A�e ! Oh, enfin, faites attention !
Oh, c'est � peine connu, ton truc !
Ah, tu vois, t'as pas le coup, pour faire �a, mon pote !
Oh, putain !
J'ai l'impression que tu l'as, toi, le coup !
Joli !
Oh, merde ! Prends le chien.
Oh, merde, merde, merde ! Une urgence.
Monte le chien � Gigi.
Explique-lui, sinon elle va s'imaginer...
Laisse-la s'imaginer. Elles adorent �a !
Fais ce que je te dis. J'ai pas envie de faire de la peine.
C'est quoi, cette urgence ?
Ce sont les Guilain. C'est un peu sp�cial.
- Bonjour ! - Bonjour.
C'est pour quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Mais qu'est-ce que c'est ?
- C'est Copain. - Vous vous foutez de moi ?
C'est son nom. On l'a appel� Copain, comme cochon !
Mais je ne fais pas les b�tes !
Vous avez �t� si gentil, la derni�re fois, docteur.
Je vous ai d�pann�s.
Mais je ne suis pas v�t�rinaire. Essayez de comprendre �a !
Il fait de l'an�mie. Il ne mange pas.
De l'an�mie ? Mais bouffez-le ! Je ne sais pas, bouffez-le !
Mademoiselle ! Dehors ! Qu'ils le bouffent !
Vous avez entendu ? Bouffez-le !
Flexion, piqu� du b�ton, extension.
Flexion, piqu� du b�ton, extension.
Flexion, piqu� du b�ton, extension.
�a suffit ! On arr�te.
On va prendre un verre de vin chaud ?
Ouais.
Je crois que je vais vomir.
Et alors ? Je sais, je suis arriv� trop vite.
On ne va pas en faire un sac ! Le b�ton vert est � moi !
Oh l� l� ! C'est invraisemblable, �a, quand m�me !
Emmerder le monde � rester plant�s sur la piste !
�a ne va pas ! �a fait 30 fois que je vous le dis.
Le planter du b�ton ne marche pas.
Mettez-vous bien �a dans la t�te, et votre bonnet par-dessus.
Je suis au courant ! Je sais, �a. �a fait 30 fois !
H� !
H� ! Attends !
Salut. On monte ensemble ? Le vieux va me faire craquer, l�.
- Ah oui ? Si vous voulez. - Votre forfait, s'il vous pla�t.
Ouais. Ben, il est l�. Ah non ! Euh...
H� !
Monsieur Dusse, vous l'avez laiss� tomber.
C'est moi qui l'ai ramass�. Un jour, vous oublierez votre t�te !
Mais oui, je sais ! Mais oui !
Comme nous avons 20 minutes pour monter,
nous allons en profiter pour faire un cours sur le planter du b�ton.
Et d�s l'arriv�e, pour vous r�compenser,
on prendra un verre de vin chaud.
Monsieur Dusse, ce qui ne va pas, c'est le planter de b�ton.
Le planter de b�ton ne va pas du tout !
Je vais te le planter, le b�ton ! Je vais te le planter, moi !
Monsieur Dusse, �a ne va pas ?
C'est le vin chaud, �a ! C'est le vin chaud...
�a va aller.
�a va aller.
Tu es pr�t ?
Une seconde !
Bon. Allez !
Ah, monsieur Camus !
- �a va ? - Oui. Merci.
Je peux vous parler une petite seconde, s'il vous pla�t ?
- Oui. Une petite minute, l�. - Je vous en prie.
Ouais ! Go !
- C'est parti. - Voil�.
Je vous rapporte vos affaires. De la part de ma femme.
Je suis rentr� plus t�t que pr�vu � la maison,
et �a nous embarrasse, n'est-ce pas.
Non, mais... Attendez ! M. Camus, je crois qu'il y a un malentendu.
Imaginez bien que votre femme
m'a h�berg� en tout bien tout honneur.
Oh, bien s�r ! Et comme il n'y a qu'un seul lit � la maison,
vous avez d� coucher par terre, sur la moquette.
Oui. D'ailleurs, elle est tr�s dure. Mais �a m'a d�pann�.
- Je vous remercie. - Pour les le�ons,
je ne vous r�gle rien.
Elle n'a pas d� beaucoup skier, pendant mon absence.
- M�me pas la moiti� ? - Non !
Comme elle a un peu ski�, quand m�me...
- Oui, mais non. - Et je comptais dessus.
- Voil�. - Mais enfin...
- Bon. Alors c'est pour moi. - Voil�. Je m'en vais.
Je ne vous colle pas mon poing sur la gueule ?
- Ce n'est pas la peine. - Non. Pas la peine, du tout !
- Voil�. Serviteur, monsieur. - Au revoir, monsieur Camus.
Alors ? Combien ?
Oh !
- Hein ? - Combien ?
Merde, j'ai oubli� d'arr�ter le chrono !
- 45 ! - 8.
- 45' 8'' - 45' 8'' !
La vache ! 5 secondes de moins qu'hier,
et j'ai pas forc� !
Ce sont mes skis ! Ils ont fait 2e, � Crans-Montana.
Je vais les piler, demain, au crit�rium ! J'ai une p�che !
Bon. �a y est, c'est bon. Elle est l�.
Le cousin n'est pas l� ?
Il est parti depuis 2 jours, cet enfoir� ! C'est bon.
Tu vois, j'ai l'impression que �a va mieux, avec Martine.
Elle a pass� l'�ponge ?
Il y a des signes qui trompent pas.
Depuis une semaine, elle ne me parle plus.
- Ah oui ? - Tu vois, donc...
- C'est bon signe, �a ? - Ah oui ! Je la connais.
Elle attend que je fasse le 1er pas.
Tu vois, elle est l�, elle se dit : "Je suis all�e trop loin.
"Il est formidable."
- Et elle est coinc�e par le cousin. - Franchement, Popeye,
tu penses pas qu'il n'y a que toi qui veux recoller les morceaux ?
Ouais. Peut-�tre, ouais.
De toute fa�on, j'en ai marre. Je peux plus vivre sans elle.
Et puis j'ai �norm�ment chang�. Tu as vu, non ?
Oui. C'est s�r, c'est s�r.
Alors, � mon avis, �a devrait coller.
Oui. Enfin, l'important, c'est que tu le sentes.
En tout cas, je te le souhaite de tout coeur, Popeye.
C'est quelqu'un de bien.
Je sais.
- N'oublie pas ta valise ! - Ah ouais !
La valise !
De toute fa�on, je sais pas o� dormir ce soir...
- Pas chez moi. Tu connais Gigi. - Tu penses !
Salut.
Pauvre vieux.
Salut, Martine.
Je te d�range pas ? Je voudrais te demander un petit service.
J'ai pas de logement, pour ce soir,
alors je pensais que, peut-�tre, je pourrais dormir ici.
Comme tu es seule, je pensais que �a ne vous d�rangerait pas.
Ben, entre.
Ah, merci ! Vraiment, merci.
C'est super sympa, Martine. Vraiment.
Quand je pense qu'on a failli ne pas se retrouver.
Tu sais, finalement, c'est gr�ce au mari de la Bordelaise.
Je me la suis faite pendant 2 mois pour 400 balles par jour,
et ce con est rentr� sans pr�venir.
J'avais pas de logement. Sinon je serais jamais revenu.
Oh ! Mais qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai dit une connerie ou quoi ?
M�fie-toi, va ! M�fie-toi !
Et ne le prends pas sur ce ton, s'il te pla�t ! Alors !
Merde !
Oui. J'arrive !
Oui. Voil�. Une petite seconde !
J'arrive.
Oui ?
Voil� !
- Ah, c'est toi ! - Oui. Salut.
Je te d�range pas ? T'es seul, l� ?
- Euh... oui. Pour le moment. - Faudrait que tu me d�pannes.
Est-ce que je pourrais loger chez toi, ce soir ?
J'ai pas de logement. Avec ce froid, si je dors dehors, je vais claquer.
�a ne m'arrange pas, parce que...
j'avais pens�, �ventuellement, conclure avec la r�ceptionniste.
Merci. Vraiment, Jean-Claude, t'es super sympa. Merci beaucoup.
Oh non ! Oh ! La lumi�re, merde !
Ah, votre dame est arriv�e !
Hein ?
Ah non, non ! C'est juste un copain. C'est pour d�panner.
Mais y a pas de mal.
Mais non ! Y a pas de mal ! Non, y a pas de mal !
2... 1...
Go !
Dans 30 secondes, si tu veux.
Oui. Toutes les 30 !
Actuellement, l'�preuve
de slalom sp�cial du 10e Crit�rium international des m�decins.
Go !
Toutes les 30, maintenant !
Tu m'�coutes, l� ?
Tu es � l'�coute ?
Je vais les piler ! J'ai fait 45,8, hier.
Au d�part, dossard 34,
Dr J�r�me Tar�re,
France.
3... 2... 1... Go !
- Allez ! - Bourre, un peu !
Allez, J�r�me ! Vas-y !
Ah, je me suis senti � l'aise, l� !
Vachement bien !
- Temps du dossard 34... - �coutez !
...Dr J�r�me Tar�re : 67' 22".
Quoi ?
C'est vachement bien ! Tu es dans les 40es.
- Combien il a dit ? - 67' 22", il a dit.
- Impossible ! Il y a une erreur ! - Pourquoi ?
C'est 20 secondes de plus qu'hier !
Mais ne t'�nerve pas. Je crois que tu as accroch� une porte.
J'ai pas accroch�, j'ai rip�.
Parle pas de ce que tu connais pas. Qu'elle est conne !
Ah, bon ! Je suis une conne ? Tr�s bien !
20 secondes de plus qu'hier. C'est presque le double !
J'ai bourr� comme un �ne, en plus !
Mais peut-�tre qu'hier, il y a eu une erreur de chronom�trage.
C'est �a, une erreur !
Allez, venez, on va voir les juges.
- Mais non ! - Non. Hier.
- J�r�me ! - C'est hier !
- J�r�me, c'�tait hier. - C'�tait hier !
Vous me prenez pour un con ?
Vous chronom�trez comment ? 20 secondes de plus qu'hier !
Vous vous foutez de ma gueule ? Bande d'enfoir�s ! Tas d'ordures !
- �a va ? - H�, doucement, l�, doucement !
Comptez pas sur moi l'an prochain pour la comp�te. Fini !
J�r�me, l'autre jour, on a peut-�tre mal lu le chronom�tre.
Si �a se trouve, tu avais fait 54.
Ne vous fatiguez pas ! En 10 ans de crit�rium,
ils n'ont jamais fait gagner un g�n�raliste. Jamais !
Des psychiatres, des urologues... Des g�n�ralistes, jamais !
- J'aurais d� faire ophtalmo. - Mais non, �coute !
Bon. O� est Gigi ? Hein ? Et la camionnette ?
Elles sont parties ensemble.
Oh, merde, merde, merde !
- Qu'est-ce que tu fais, l� ? - Tu vois, l�, je prends ce pull,
je le plie, je le range dans ma valise,
je ferme ma valise, et je pars en vacances.
Arr�te tes conneries, Gigi ! Qu'est-ce qui te prend ?
Tu te rends compte de ce que tu m'as dit ?
Ah, c'est pour �a ?
Excuse-moi.
Mais l'important, c'est mon r�sultat et qu'ils saquent les g�n�ralistes.
Ah ! C'est pas grave de me traiter de conne en public.
Mais toi, tu sais ce qui est important. Tu le sais toujours !
Je vais faire une chose sans importance.
Je vais prendre des vacances toute seule,
sans toi qui me fais chier ! Et merde !
Je t'en prie, Gigi, calme-toi ! Tu es fatigu�e.
Tu vas prendre 2 cachets, te reposer,
et on discutera de �a quand tu seras calm�e.
- Dans 15 jours. Si je reviens ! - Gigi, merde !
J'ai �norm�ment investi dans cette course.
C'est effarant, de faire 20 secondes de plus.
Ce qui est effarant, c'est que tu r�alises pas
que ton pote ait pu se tromper.
�a, �a te passe au-dessus du cigare !
T'es pas capable de faire 35 secondes au slalom !
T'es mauvais, t'es mauvais !
Je pense qu'on n'a plus rien � se dire.
Salut ! Bonnes vacances !
La porte, bordel !
Je t'emmerde ! Il m'�nerve !
�coute... Excuse-moi, hein ! Je suis vraiment un sale con !
Oui.
- Merde, le chien ! - P�pette !
P�pette, r�ponds-moi, ma biche ! P�pette !
All� ?
Je vous t�l�phonais pour savoir si Annie �tait pass�e, � 7 h 30.
Dis donc, J�r�me, elle sent bizarre, cette f�cule.
Pourtant...
Regarde.
Bravo ! C'est intelligent.
Oui. Et vous savez pourquoi elle ne l'a pas fait ? Ah !
- Jean-Claude ! - Attends.
Bon. Si elle repasse, vous lui dites de m'appeler sans faute.
Je compte sur vous. Merci, madame.
Pardon ? Ah, c'est monsieur ! Excusez-moi. Au revoir, monsieur.
- Bon. Alors tu seras combien ? - 2. Toujours 2.
- Elle doit �tre en route. - C'est qui, Annie ?
- La r�ceptionniste de l'h�tel ? - Non. C'est vieux, �a.
Annie, c'est une fille que j'ai renvers�e � ski.
Elle s'est fait mal, alors on a sympathis�.
- Messieurs dames, bonsoir. - Salut.
�a y est. On a l'h�lico pour demain.
J'ai un rempla�ant. Tu viens toujours pas ?
Non. Je suis sur un coup. Et j'ai des chances de conclure.
C'est un mec tr�s sympa, et en plus, il travaille � la t�l�vision.
- Coucou ! - Ah !
C'est nous ! Je vous pr�sente Marius, mon ami.
- Bonjour. - Messieurs dames, bonsoir.
Bonsoir.
Bonsoir.
- Je ne viens pas les mains vides. - C'est gentil ! Du bordeaux.
Non. Excusez-moi. C'est pour moi.
Oui. Marius ne dig�re pas le vin blanc. C'est dingue, hein ?
Oui.
Vous pouvez donner vos manteaux. On va passer � table.
- Volontiers. - � table !
J�r�me !
Dites-moi,
Christiane nous a dit que vous travailliez dans la coiffure.
Oui et non.
Enfin, je m'occupais de perruques, de postiches, de toupets.
Vous en vendez beaucoup ?
C'est assez nouveau, le fait de porter des...
Ah, pas du tout !
Beaucoup de personnalit�s portent des perruques.
Et est-ce qu'il y a beaucoup de femmes chauves ?
�norm�ment !
- Marilyn Monroe. - Enfin !
Marilyn Monroe. Comme �a ! Comme un oeuf !
- �a, ce sont les soucis. - C'est pas vrai !
Comme un oeuf ! Elle tenait �a de sa m�re.
C'est h�r�ditaire. Demandez � Monsieur.
C'est vous qui avez fabriqu� celles de Marilyn Monroe ?
Ah non ! Non.
Mais... Tr�s bon ! C'�tait connu, dans la profession.
En revanche, j'ai travaill� pour le g�n�ral de Gaulle.
Ah oui ! Je lui ai fait un tr�s joli bouc roux.
- Un quoi ? - Pardon ?
- Un joli bouc roux. - Un bouc ?
Un bouc roux ! Un bouc roux.
Il voulait changer de personnalit�, mais il ne s'en est jamais servi.
Non. J'ai pas vu.
- On s'en souviendrait, forc�ment. - Oui !
De qui je pourrais leur parler, encore ?
Je sais pas... Il y en a tellement !
Farouk ! Tu leur racontes la blague ?
Oh non ! Tu sais bien, je vais jamais au bout.
�coute ! Elle est dingue.
C'est vrai, c'est dingue !
Il me voyait 10 fois par jour. Chaque fois : "Marius Franceschini,
"quel est le comble pour un fabricant de perruques ?"
Alors moi, forc�ment : "Je sais pas."
"C'est de manquer de toup... De manquer de..."
Tu vois, je vais pas... "De manquer de toupet."
Il faisait le geste, car il avait peur que je ne comprenne pas.
Arr�te !
- Qu'est-ce qui t'arrive, mon chou ? - Oh, tais-toi !
� chaque fondue, je fais �a. Tu vas voir, c'est crevant.
Tu mets ton fil dentaire ?
Excusez-moi, mais vraiment...
�a va mieux ? Vous �tiez tout rouge !
Il para�t, mais �a...
Vous savez pas o� elle est ?
Tant pis. Au revoir, monsieur.
Pardon ? Au revoir, madame. Excusez-moi.
Elle vient ou pas, ta copine ?
Oui. Continuons, �a va la faire venir.
Le premier qui fait tomber son pain dans la fondue a un gage.
- Elle est pas �paisse ? - Sortez les bobines !
- Oh non ! Il y a du vrai fil ! - �a, c'est dingue !
Qui a mis du fil ? C'est immangeable !
Si c'est une blague, elle est de mauvais go�t !
Bernard, c'est une blague de cr�tin !
- J'y suis pour rien ! - Mon oeil !
C'est toi, J�r�me. Tu �tais dans la cuisine !
Non ! J'adore la fondue. J'aurais pas fait cette connerie.
D�noncez-vous. C'est n'importe qui : Marius...
- Excusez-les. - C'est pas bien m�chant.
Vous trouvez ? Moi, je trouve �a con !
�a fout en l'air la bouffe !
- Bernard, c'est pas marrant. - C'est pas moi, merde !
Calme-toi.
Il y a de la tarte. Qui veut boire un coup ?
- Un petit. - Quelqu'un veut du bordeaux ?
Non, merci. �a va, non.
Vous �tes s�r qu'elle est pas repass�e ?
Bon. C'est qu'elle aura eu un emp�chement, alors.
Bonsoir, messieurs dames.
Non. Je m'explique. Depuis le d�but de la saison,
on a fait 43 fractures. Pas plus.
C'est ferm�, monsieur !
Ah, mais non ! C'est Seldman,
le rempla�ant de Jean-Claude, pour l'h�lico.
Faites le tour ! Vous allez voir, il est adorable.
Faites le tour, faites le tour Faites le tour, �videmment
Faites le tour, faites le tour Faites le tour, c'est plus charmant
Entrez, Gilbert, entrez ! Ah, bonsoir.
Je vous pr�sente Gilbert,
qui remplace Jean-Claude, pour l'h�lico.
- Asseyez-vous, Gilbert. - Bonjour.
Allez !
Mais je connais certains d'entre vous. Bonsoir, docteur.
Bonsoir.
- Voil�. - Bonsoir, monsieur.
- Vous voulez de la tarte ? - Volontiers.
Oh ! Il n'y en a plus. C'est b�te !
Sans �tre indiscr�te, votre visage m'est familier.
Oui. Je suis Gilbert Seldman.
Monsieur est vedette � la t�l�vision.
Ah bon ? Dans quelle �mission ?
� la m�t�o, au journal.
Sans me vanter, je fais la pluie et le beau temps � la t�l�vision.
Tu as compris ?
Attendez-moi ! Finalement, je suis libre !
H�, �a ramone les poumons, hein !
�a fera du bien. Avec les saloperies que vous respirez toute l'ann�e.
On est � combien ? On respire mal.
3 800, � peu pr�s. Tu vois, c'est la station, qui est en bas.
- C'est bas ! - Oh, la vache !
C'est �a, le mont Blanc ?
Mais non ! �a, c'est le mont Rose. Et alors, tu vois, l�,
c'est la dent du Guignol. Et la coul�e du Grand Bronze,
c'est derri�re, mais on ne peut pas la voir.
On se sent tout petit, hein ?
De toute fa�on, t'es pas bien grand...
Je crois qu'il va faire beau.
- Ouais. Merci. - Bien s�r.
Bon. On file � la coul�e du Grand Bronze ?
- On bouffe l�-bas ? - Ouais. Pique-nique !
J'ai une faim !
Quel paysage ! C'est magnifique !
Et le blanc de la neige, �a fait nickel. C'est net.
�a fait propre. Hein, �a fait propre ?
Par rapport � la M�diterran�e !
La mer, maintenant, c'est d�gueulasse !
Un vrai d�potoir ! Si tu t'assois, c'est sur une bo�te de conserve.
Ici, quand tu arrives, c'est propre !
Le probl�me, c'est quand tu repars !
Mais non ! La neige recouvre tout. �a reste immacul�.
Et l'�t�, quand �a fond, tu fais quoi ?
L'�t�, tu ne viens pas ici, tu vas � la mer !
Mais la mer, c'est d�gueulasse !
- Ah ouais ! - D'accord !
Oh, vous suivez, derri�re ?
C'est encore loin ?
Mais non ! C'est juste l�. Regarde !
Il y a du monde, il y a de la fum�e.
Oui. Un refuge, c'est ouvert � tout le monde.
Il peut y avoir des gens sympas. Une fois,
des gendarmes ont chant� des chansons paillardes
jusqu'� 3 h du matin. On s'est �clat�s !
�a tombe bien, mon fr�re est gendarme.
Ah ouais !
- Bonsoir. - Bonsoir.
Popeye.
- On dort o� ? - Il doit y avoir une autre pi�ce.
Eh ben...
Ils se sont mis � c�t�. On n'a qu'� se mettre l�.
- Ils ont pris la meilleure chambre ! - Tu as vu combien ils sont ?
C'est � eux de dormir ici. J�r�me, dis-leur quelque chose !
Dis-leur, toi qui parles si bien italien !
Ils devraient sentir d'eux-m�mes qu'ils g�nent !
Bonjour.
- C'est quoi, votre pr�nom ? - Fernanda.
Fernande, en fran�ais.
- C'est tr�s joli, comme pr�nom. - Oh oui !
Tr�s joli ! D'ailleurs, il y a une chanson, comme �a.
�a fait : Quand je pense � Fernande...
Quand je pense � F�licie... aussi.
Quand je pense � Fernande Je bande, je bande...
- Ah oui ! Elle conna�t la chanson. - Elle aime Brassens.
Et c'est votre mari, le monsieur sympathique qui fait cuire de l'eau ?
- Non. Un ami ! - Ah, un ami !
- Et l'abruti, dans la pi�ce � c�t� ? - Tous des amis.
"E bonardo" !
Puis-je vous pr�parer des spaghettis � l'italienne ?
- Bonne id�e ! - Al pesto !
S'il vous pla�t, "al pesto", c'est parce que �a empeste ?
- Oh, �coute ! - Je m'informe.
Viens, j'ai un truc � te dire.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - L'Italienne est libre.
Je sens que c'est pour moi. Alors tu laisses tomber.
Dans ces trucs, pas d'amiti�. Chacun pour soi.
C'est odieux pour les autres.
Bon. Je vais chercher du bois. Tu m'aides ?
Je vais te donner un coup de main !
Ouais. On va vous donner des coups de main !
Oh !
Quoi, "oh" ?
- Casse-toi ! Tu fais chier ! - Ouais, ouais !
Tiens.
Porte �a. Fernanda et moi, on va apporter le reste.
Oui.
C'est lourd, la bouche !
Non. �a, c'est les "b�ches". La bouche, c'est �a...
T'es "folle" ou quoi ?
- C'est malin ! - Laisse tomber, c'est une folle.
J'�tais � 2 doigts de conclure. T'as tout foutu en l'air !
Je sais pas ce qui me retient de te cogner !
La trouille, non ?
Ouais. �a doit �tre �a. Allez, on rentre.
C'est bien l�, que nous sommes ? Ici, c'est la fronti�re, non ?
Oui. C'est �a. L� !
C'est dr�le, elle coupe exactement le refuge.
- Oui. - C'est marrant, �a !
Je suis en Italie ou en France ?
L�, tu vois, le trait est l�... Tu es en Italie.
Et nous, on est en France.
Je ne peux pas aller me coucher, j'ai pas mon passeport.
Une chance que je sois venu seul ! Je devais venir avec une copine.
En couple, les rencontres se font moins facilement.
Vous trouvez pas ?
Bonsoir.
Je commence � sentir la fatigue. Bonne nuit.
Bonne chance.
- On est marron. Elle est avec lui. - Merci, j'avais compris.
Je ris !
Il y a des balades superbes � faire, l�.
Le long de la fronti�re, il y en a une de 10 km.
Tu dois avoir 5 ou 6 heures de descente.
Ah, c'est beau !
Je vous emm�nerai un de ces quatre, si vous voulez.
� propos de fronti�re,
il y a des histoires encore plus incroyables.
J'ai visit�, l'an dernier, la maison du douanier Rousseau.
�tonnant, comme histoire, �tonnant !
Cette maison
est travers�e par la fronti�re. Donc elle est coup�e en 2.
- Oui ? - Ils ont construit,
au milieu, un mur qui marque la fronti�re.
C'est tr�s difficile � visiter, forc�ment.
- � cause du mur. - � cause du mur, oui...
C'est le comble, pour un douanier.
La m�me chose est arriv�e � Odette.
Ta m�re. Quand elle est pass�e en Suisse, elle est pass�e
par la douane. Et elle avait
une tablette de chocolat de 500 grammes.
Non !
Et ils l'ont fouill�e partout ! Pour 500 grammes !
C'est rien, vraiment. C'est rien du tout. Enfin...
Comme quoi il y a de belles balades, dans le coin.
Vous avez une cigarette, s'il vous pla�t ?
Bien s�r.
Je commence � sentir la fatigue, moi aussi. Bonne nuit.
Bonsoir.
Ben, moi, je vais aller faire un petit tour.
C'est pas possible, il la paye !
C'est pas vrai ! Peut-�tre qu'il faut prendre un num�ro d'appel !
- Elle est chaude ! - Monstrueuse, oui !
- �a me donne envie de vomir ! - N'exag�rons rien !
Est possible, votre ami ne pas regarder pas la fen�tre, per favore ?
Je regardais les �toiles, et quelqu'un � ouvert un volet.
Je l'ai pris dans la figure.
Je vais me la faire, je vais me la faire !
"Scusi." C'est facile � dire, "scusi" !
�a commence � bien faire, maintenant !
- C'est r�put�, comme endroit ? - Non, pas du tout.
Avec les gendarmes, c'�tait pas pareil.
Cela dit, il y avait des grad�s.
Avec mon fr�re, c'�tait pas la m�me limonade.
Bernard, ils ronflent, maintenant !
Oh, mais ils peuvent rien faire en silence, les Macaronis ?
Assez ! Assez !
Oui. Venez tous les deux...
Tu as gagn�, Bernard ! Tu les as r�veill�s.
- Et ils remettent �a ! - Ils me rendent zinzin !
Jetez-leur un seau d'eau ou quelque chose !
Vous �tes jaloux, les mecs ! Ils assurent, les Italiens !
Ils vont pas faire �a toute la nuit ! On voudrait dormir !
Il y en a marre, maintenant !
Il y a des gens qui voudraient bien dormir ! Assez !
Assez !
C'est pas humain ! Les salauds, ils m'ont �puis� !
- Magne-toi le pont, Nathalie ! - Je fais quoi, des ordures ?
Balance-les sous les lits, on n'en a rien � foutre !
Mais magnez-vous, l� ! Il faut descendre !
Doucement ! On n'est pas des boeufs !
Attends. Mets-la � plat, tu vas tout froisser.
Merci.
Attention, les doigts !
Cricri ! Christiane ! Ne te mets pas dans un �tat pareil !
Tu le savais. Je dois partir.
C'est vrai, Marius, mais j'arrive pas � me dominer.
Je suis tr�s possessive, et il faut que tu t'y fasses.
Je fais un effort surhumain pour pas me rouler par terre !
Et �a changerait quoi ? Qu'est-ce que �a changerait ?
Quand on doit partir, on doit partir.
Et tu ne restes pas toute seule, ici. Tu as tes amis.
Vous d�nez ensemble, ce soir. Ce sera sympa. Ils sont gentils.
Oui. Je les aime bien, mais � petite dose.
Je ne sais pas quoi leur dire. Je me sens tellement diff�rente.
Mais tu l'es, tu sais, diff�rente. Crois-moi. Oh l� l� !
C'est bien pour �a qu'on est ensemble, non ?
S�rement.
Tiens. Un petit cadeau.
Comme �a, je serai encore un peu avec toi, ce soir.
Qu'est-ce que c'est ?
Une hu�tre en plastique. Quand on la prend, �a fait pouet, pouet !
- Tu me feras toujours rire, toi ! - Tant mieux.
Attention au d�part !
�coute, Christiane !
- Tu mettras ta ceinture. - Mais bien s�r !
- Tu veux que je te pousse ? - Ah oui ! Je veux bien.
Pousse, mon Cricri !
Mais braque ! Braque !
Tu me t�l�phones, quand tu arrives !
Oui. J'essaierai. Mais pousse, pousse !
- Tu t'es fait mal ? - Non. Pars tranquille.
Je ne m'arr�te pas, je suis lanc� ! Je t'�crirai.
Sois prudent, mon chou !
- Alors vous suivez ? - �a fait long, l� !
Doucement. Je suis pas habitu�e.
Allez, on y va !
J'en ai plein les skis, moi !
Dis-moi, Popeye,
tu es s�r que c'est le bon chemin ? Je ne reconnais pas.
Si tu as peur, ne fais pas du hors-piste !
Oh ! Je ne dis pas �a pour moi. Mais on n'est pas seuls !
Allez !
- Vas-y ! - Nathalie !
Allez !
- J'en peux plus ! - Vas-y ! Mets-toi de biais !
Allez !
- Mais je peux pas ! - Laisse-toi aller !
Parce que la neige, elle est trop molle, pour moi !
- Tu l'as d�j� fait ! - C'est trop dur !
Viens ! C'est fastoche !
J'y vais, mais j'ai peur !
- H�, �a va vite ! - Ralentis ! Chasse-neige !
�a va vite ! �a va trop vite !
�a va trop vite !
Super, Nathalie ! Super !
Rel�ve-toi, feignasse !
Arr�tez de d�conner, elle s'est fait mal !
A�e ! Mon bras !
- Tu as mal o� ? - � l'�paule.
Bon. Arr�te ton cin�ma !
Tu vois pas que j'ai mal ?
- C'est tr�s douloureux ? - Oui.
L'os est sorti de son logement.
Je vais te remettre �a en place, et �a ira mieux.
Et �a va faire mal ?
Non !
Mon fr�re a eu la m�me chose, il a jongl� !
- Bon. Gigi ! - Oui ?
Bon. Excuse-moi !
Quand je te fais signe,
tu la frappes, s�chement, pour d�tourner son attention.
- Moi ? - Oui. Compris ?
Tu m'as vu faire, avec l'infirmi�re. Tu vas y arriver.
�a va aller tout seul !
- Attention � son bras ! - Ne t'inqui�te pas.
- J'ai mal ! - Oui. C'est rien. �a va aller.
- Tu es folle ? Je t'ai rien dit ! - Si. Tu m'as dit de taper !
J'ai pas dit de taper. J'ai pas fait de signal !
- J'ai bien entendu "vas-y" ! - Mais j'ai rien dit !
Tu es capable de le faire ? Tu as compris ?
Tu me regardes, je te fais signe.
- C'est fini ? - Non. �a va y �tre.
- C'est pas fini ? - �a va y �tre. Ne bouge pas.
Tiens-toi pr�t, Bernard. Il y en a pour 2 secondes.
Tu es pr�t ? Alors, attention !
- C'est � moi ? - Mais non !
Mais non ! Mais non !
Mais t'es un monstre ! T'es un monstre !
- C'est pour �viter que tu aies mal. - Tu as gagn� !
C'�tait pour pas que tu souffres.
J'en ai plein la t�te, j'en ai plein la t�te !
- �a va, Nathalie ? Tu suis ? - Fous-moi la paix, toi !
Popeye, tu nous la copieras, ta balade !
- Rel�ve-toi ! - Mais on est crev�es !
Tout le monde est fatigu�.
Dans un quart d'heure, on est � la station.
Tu parles ! �a fait 2 heures que �a fait un quart d'heure !
Et on n'a m�me pas de point de rep�re !
- J'en ai marre ! - Popeye ! Mais attends-nous !
Pour lui, c'est facile, �a descend !
Mais attends !
On a fait un d�tour, tout simplement parce que c'est joli.
Qu'est-ce que c'est que �a ?
�a, c'est rien. �a arrive souvent, en cette saison.
Ici, on risque rien, on peut s'arr�ter.
Tu parles, "on risque rien" !
On va pas continuer � l'aveuglette !
Moi, ici, �a me dit rien. Toi, essaie de te rappeler.
- Tu es d�j� venu, l� ? - Oui. Mais c'�tait l'�t�.
Il y avait des vaches partout. �a n'avait pas la m�me gueule.
Mais tu as pris � gauche ou � droite ?
Justement ! Je m'�tais d�j� tromp� une fois.
Il fallait aller � gauche, et j'avais �t� � droite. Ou l'inverse.
- Vous avez trouv� le chemin ? - On fait le point !
Tu mens, J�r�me ! Tu sais absolument pas o� on est !
On est compl�tement perdus. On va tous mourir gel�s.
Moi, d'abord, et je reverrai plus jamais P�pette !
Et tu seras content, content !
Gigi ! Calme-toi !
Allez, calme-toi ! Non, calme-toi ! Calme-toi ! Allez !
Arr�tez de vous battre.
De toute fa�on, c'est ma faute.
Qu'est-ce que �a peut nous foutre ? Il fallait pas nous emmener l� !
On est dans la merde � cause de toi, et toi, tu te lamentes sur ton sort !
T'es juste bon � �tre le larbin chez ta femme, pauvre con !
Gigi nous l'a dit, hein ! On va tous crever l� !
On est dans la merde, parce que t'es un con,
et puis t'es cocu, et t'en redemandes !
- Bernard ! - Quoi ?
Excuse-moi, Popeye.
- Non. C'est pas grave. - C'est la fatigue.
Et en plus, c'est vrai, alors...
Bon. �coutez...
oublions tout �a. Maintenant que l'abc�s est crev�,
�a ira mieux. On va partir du bon pied.
On va s'en sortir. On va bien trouver un moyen.
Tu es sympa, Jean-Claude.
C'est vrai,
t'es le seul qui ne m'accable pas.
Charogne ! Je vais te tuer ! Je vais te tuer !
Oh ! Nous sommes sauv�s !
Je vois le Christ !
- Tu connaissais ce reposoir ? - C'est Notre-Dame-de-la-Touffe.
- On est o� ? - Dans le massif de la Touffe.
- Par o� on redescend ? - Mais j'en sais rien !
Je m'en fous, vous allez chercher des secours. Je ne bouge plus !
Je suis crev�e, j'ai mal � l'�paule. Allez chercher l'h�licopt�re !
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Je vais chercher l'h�lico.
Non ! Si tu te plantes, personne ne saura o� on est.
- Ouais ! - On part et elles attendent.
Moi, je vais vous retarder.
Et il vaut mieux qu'un homme reste, au cas o� elles auraient un malaise.
- Je peux rester. - Non ! C'est complet, l�. Hein ?
Oh, putain !
- Oh, merde ! - Gilbert ! Arr�te !
- Arr�te-toi ! Les skis en travers ! - Les skis en travers ! C'est rien.
C'est pas grave. Tu es trop lent !
Remonte � pied, tu nous retardes.
Non. Avec tout ce que j'ai descendu, je continue !
Non, on va �tre en retard pour l'h�lico.
- D�chausse et remonte. - Allez, tu nous retardes, l� !
Sympa, l'excursion ! Au prix que �a co�te, merci !
Ouais. Vas-y !
Tu nous retardes. M�me moi, je descends mieux !
- Ouais. �a va ! - Les enfants, c'est dur. On y va.
- On arrive tout de suite. - Allez !
�a va ?
Ne tra�nez pas. Il fait nuit dans une heure.
Attendez ! Je perds ma casquette !
Coinc�es sur une �le d�serte avec un type dans mon genre,
vous tiendriez combien de temps ?
Ben, �a d�pend de ce qu'on aurait pour survivre.
C'est pas ce que je voulais dire. Je voulais parler des...
des rapports humains, quoi !
Comme quand on est dans un endroit exigu,
un ascenseur, par exemple. - Je ne t'ai pas dit ?
Une fois, j'ai �t� coinc�e dans un ascenseur,
avec un mec que je ne connaissais absolument pas.
C'est fou, les id�es te viennent � une vitesse !
Oui. On est dans l'ascenseur, et il y a des id�es qui viennent.
- C'est normal. - "C'est normal" !
C'est normal, d'avoir des id�es. Mais de l� � les concr�tiser...
On n'est pas des b�tes !
�videmment, "on n'est pas des b�tes". Il ne s'agit pas de �a...
Bon. Imaginons... C'est une supposition.
Imaginons que les secours ne viennent pas.
Comme on a tous des id�es, puisqu'on est dans l'ascenseur,
je dis que... Je dis que ce serait
dommage de mourir, sans profiter une derni�re fois de nos sens.
Ah, mais attention, Jean-Claude !
La diff�rence, c'est que le mec dans l'ascenseur me plaisait.
- �a se commande pas, hein ! - �a, non.
Tu as raison.
H� ! O� tu vas ?
Je vais marcher tout droit. Au mieux, je tomberai sur la station.
Sinon je m'�craserai sur un rocher.
Ce sera une grosse perte pour personne.
Salut, les filles.
Attends, Jean-Claude ! Fais pas le con !
Ne prends pas tout au pied de la lettre !
�a veut dire qu'�ventuellement, si vous �tiez au bout du rouleau,
on pourrait envisager de conclure ?
Oui.
Enfin, vraiment s'il y a plus d'espoir, oui.
Bon. Alors on va voir �a.
Je ne sais pas, j'ai l'impression qu'ils viendront pas.
Dans 10 minutes, je nous consid�re comme d�finitivement perdus.
�coutez ! On dirait la respiration d'un animal.
Une b�te !
- J'ai peur ! - Il y a une b�te !
J'ai peur !
- C'est lui ! - Ah, c'est toi !
Gilbert ! Gigi et moi, on est vraiment contentes de te voir.
Tu ne peux pas savoir. Hein, Gigi ?
Parce que vous consid�rez �a comme du secours ?
Oh oui !
�coute, Popeye ! Tu nous dis : "On descend tout droit, et on y est."
- C'est ce que tu nous as dit ? - Oui. J'ai encore d� me tromper.
� mon avis, plut�t que de remonter � pied dans la neige,
on ferait mieux d'escalader. La station est derri�re.
- Ah ouais ? Escalader �a ? - Oui.
Vous le faites. Moi, je le fais pas.
- Tu me le paieras ! - Allez, les mecs ! C'est facile !
Y a pas marqu� alpiniste, l� !
Allez, vas-y, vas-y !
- Arr�te de discuter ! - Mais monte !
J'y arrive pas ! Il y a pas de prise.
- Calme-toi ! - Il y a pas de prise !
Calme-toi.
Mais je suis calme ! Y a pas de prise !
Calme-toi, Bernard ! Vas-y, je vais t'aider.
- Appuie-toi sur moi. - La neige est molle !
Si elle �tait dure, tu d�valerais !
Vous �tes des manches !
- Mais ta gueule, toi. Ta gueule ! - Ta gueule !
- Vas-y, appuie-toi sur moi. - Je glisse !
Qu'est-ce qui se passe ?
Attends !
- On est dans le vide ! Tire-nous ! - Tire, Popeye !
Je peux pas, vous �tes trop lourds !
Oh, Popeye !
Mais qu'est-ce que tu fous, Popeye ?
Balancez tout ce que vous pouvez. Les sacs !
Tiens bien, hein !
- Attention... - Alors ?
- 2 minutes ! - Alors ?
�a va mieux, l� ?
�a va mieux, mais je peux pas tirer, encore.
Les chaussures !
Attention ! J'ai tout l�ch�, l� !
- Balance ta gourmette ! - Quoi ?
- Balance ta gourmette en or ! - Mais tu es barjo. �a p�se rien !
Il a une �norme gourmette en or. Il veut pas la balancer.
C'est un bijou de famille. Je vais pas la balancer.
- Balance ! - Tu l'emporteras pas dans le trou.
- �a y est, il l'a jet�e ? - Allez !
Tu l'as jet�e ?
Oh, ma gourmette !
�a va mieux. J'y arrive.
Dis donc, si tu profitais que tu as la banquette pour dormir un peu.
Qu'il y en ait un qui se repose.
Non. Dormir, c'est mourir.
- Attention � mon �paule ! - Excuse-moi, excuse-moi.
Plus pr�s de toi, mon Dieu Plus pr�s de toi
Vivant, myst�rieux...
Ah ! L� !
Oh, putain !
Vous voyez que vous n'�tiez pas loin du village.
C'est � 100 m � peine.
Seulement, il faut conna�tre.
Bon. Je vais aller t�l�phoner au presbyt�re,
pour pr�venir vos amis, leur dire que vous �tes arriv�s.
Parisiens, t�tes de chiens ! Parigots, t�tes de veaux !
H� ! Il y a des b�tes.
Allez, allez, allez !
Mais que c'est joli ! �a a un cachet fou, chez vous !
Voil�.
Reste � attendre que vos amis viennent vous chercher.
Peut-�tre qu'ils ont faim.
On ne veut pas abuser. Vous avez d�j� �t� tellement gentils.
- Moi, je cr�ve de faim ! - J'ai un petit creux.
Ben, alors il faut le dire !
Vous sentez comme �a sent le feu de bois ?
Qu'est-ce que c'est mignon, chez eux !
C'est propre. On mangerait par terre.
Je suis s�r qu'il y a du jambon cru. Ils tuent le jambon eux-m�mes.
J'ai si faim, je boufferais n'importe quoi.
Mon Dieu, cette dentelle !
Mais regardez-moi cette dentelle ! La finesse du point.
Oh l� l� ! Oh ! Il y a la t�l� !
- �a, c'est pas de la baguette ! - C'est moi qui l'ai fait.
F�licitations ! Elles sont bien rondes, vos miches !
Voil� !
�a, c'est une recette du pays.
�a s'appelle la foune.
La "foune" ?
Oh ! Elle est bien � point ! Sentez-moi �a.
Non. �a va. �a a l'air bon.
On va vous la servir � l'�tal�,
comme chez nous. C'est-�-dire, on l'�tale sur le pain.
Merci.
Il y a quoi, dedans ?
C'est fait avec tous les restes de fromages de l'ann�e.
On fait mac�rer �a avec du gras, et puis de l'alcool de bois,
pendant 2 ou 3 saisons. Il y a les couennes, aussi.
Il faut manger, petit, si tu veux devenir un vrai montagnard !
Y a rien de tel pour se refaire une bonne sant� !
C'est d�licieux !
On sent bien le gras. �a passe pas inaper�u.
Et elle a au moins 3 ans d'�ge. C'est vous dire si elle est bonne.
C'est quoi, les trucs blancs, dedans ?
Ce sont des vers.
Il y a la viande, aussi !
- Je suis v�g�tarien. - La petite b�te te mangera pas.
Excusez-moi, il faut que je sorte !
Christiane ! Tu es l� ?
Eh ben, vous m'avez laiss�e tomber comme une vieille chaussette.
- Mais non ! - Tu as bien fait de pas attendre.
J'en mourais d'envie, de vous attendre.
� un moment, je me suis sentie si seule que je voulais me tuer.
Du coup, j'ai mang� les 12 douzaines d'hu�tres.
Pourquoi vous ne m'avez pas attendue ?
On s'est tromp�s, sur la piste. Il faut aller chercher les autres.
- Ils sont sur les pistes ? - Non. Chez des paysans.
La gendarmerie nous a pr�venus.
- Consonne. - S.
- Voyelle. - I.
Monsieur Geoffroy ?
Pardon. 7.
- Mme Parion ? - Pas mieux.
"Ambul�s".
"Ambul�s".
Il y avait blumaise, en 8 lettres.
Voil� vos amis qui sont venus vous chercher !
Bonsoir, messieurs !
Eh bien, messieurs, on vous remercie beaucoup.
C'est rien. On �tait � 500 m�tres du village.
- Mais faut conna�tre la montagne ! - Ah oui !
Oui. Il faut la conna�tre !
Et sans ces messieurs, on ne serait pas arriv�s !
- Emmenez-moi ! - Oui, oui.
Il nous reste � vous remercier, et on va se retirer.
Oh, vous allez pas partir sans boire un petit coup !
Ah non, non, non, non !
- Non. On n'a pas le temps. - Ah si !
Mais volontiers. Avec plaisir !
- Je vais chercher la bouteille. - Un petit canon, vite fait.
Je t'en prie. Vous �tes un peu dures.
Sans eux, vous seriez encore dans la montagne.
C'est la moindre des politesses.
- Vous savez pas ce qu'ils bouffent ! - C'�tait tr�s bon !
- Et voil� ! - Ah !
Dites-moi,
comment vous faites pour faire passer le...
le crapaud � l'int�rieur de la bouteille ?
Ah ! Alors on le fait s�cher, et puis il devient tout fin.
Alors il rentre, et apr�s, avec l'humidit�, il gonfle.
Ah oui !
Eh oui !
Pas trop !
Voil� !
Merci.
- Voil� ! - Merci.
�a, il faut le boire cul sec, hein ! Autrement, �a vous br�le la langue.
- �a fait du bien ! - Allez, � vous, maintenant !
Ben...
� la v�tre, hein ! C'est...
Sant� !
Merci, hein !
Et bonne chance, surtout.
Ah ! Le bouchon a saut�.
Sant� !
Ah, c'est fort !
�a d�boucherait des chiottes, �a !
C'est pas une boisson pour mauviette.
- C'est quoi, cette merde ? - De la liqueur d'�chalote.
Mais c'est relev� au jus d'ail.
L'�chalote seule, �a serait trop fade.
Bien fruit� !
Ah, c'est "go�tu" ! �a a du retour.
Oh, la vache !
Et votre adresse ? Je viens � Paris, dans 1 mois, avec une copine.
Comme c'est pour 2 ou 3 semaines, �a me d�pannerait pour le logement.
- L� o� on habite ? - Ben, oui. Votre adresse, quoi.
- C'est le 10, rue Montmartre. - Hein ?
C'est 10, rue Montmartre !
- C'est dans le combien ? - Le 2e.
- Dans le 3e, Nathalie ! - J'ai confondu avec l'�tage.
- Et le num�ro de t�l�phone ? - Y a pas encore.
- C'est un immeuble moderne. Y a pas. - Y a pas !
Mais vous n'habitez plus Meudon ?
Non. Si ! Enfin, c'est-�-dire, on d�m�nage quand on arrive !
- On part tout de suite. - On a trouv�
quelque chose de plus spacieux. - C'est grand !
- Je n'aime pas rouler la nuit... - Reviens quand tu veux.
Ma ch�rie, viens quand tu veux.
Qui veut descendre ? J'ai de la place.
�a sera sans moi. Merci.
C'est tr�s gentil. Merci beaucoup, Bernard !
Attention ! Je vais te raboter les fesses...
Alors, bonjour � Olive !
- Christiane, on va �tre en retard. - Salut, ma grande !
Allez, Cricri ! Rentre bien.
Et mes amiti�s � Marius. C'est vraiment un chic type.
Christiane !
- Popeye est gentil, mais collant ! - Tout � l'heure,
moi, je lui aurais donn� la bonne adresse.
C'est le genre � s'installer 3 mois chez toi.
C'est un gar�on qui gagne � ne pas �tre connu, Popeye. Hein ?
Ouais.
Tu es dure !
Bernard et Nathalie, ils sont vraiment g�n�reux.
C'est vrai, �a. Ils ont le coeur sur la main.
Je leur ai � peine demand�, et ils me proposent de m'h�berger.
Mme Schmidt est sortie de la clinique.
Oh, merde ! Madame !
Ah, madame !
- Alors ? - Putain de merde !
Adaptation : J.-P. F. pour Eclair Group
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