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LE PIRATE DES MERS DU SUD
C'est plein l�-dedans. J'peux pas voir s'il est l�.
On va entrer. Viens.
Il est pas l�.
Alors, y'a personne pour servir ?
Du rhum ! Et d�gagez-moi le pont !
J'aimerais bien que l'un de vous, messieurs, me le ram�ne.
Et maintenant, de l'ordre dans la cale.
Sinon, vous allez faire connaissance avec Long John Silver.
Mais o� vous croyez-vous Long John Silver ? Ici, c'est moi qui commande.
Et j'ai pas besoin de couteau pour me faire ob�ir. C'est bon pour les gens mal �duqu�s.
Je tiens aux bonnes mani�res. Tenez-vous le pour dit.
Pourquoi es-tu si mauvaise avec moi, Victorine ?
Je me suis conduit comme un vrai gentleman. Tu devrais me remercier.
Un gentleman ? ! La figure pleine de graisse, le menton comme un porc-�pic...
Ah oui, il est joli !
Et vous, prenez le large avant que je ne me mette en col�re.
Bien, madame.
Le squelette ! Je les connais, ils sont de l'�quipage de Mendoza.
Rattrapez-les bande d'empot�s !
Il vaut mieux que tu ne te m�les pas de cette affaire.
- Mais c'est Dodd Perch. Tu te souviens ? - C'est lui qui nous a trahis, ce fils de garce.
Ach�ve-le donc, c'est tout ce qu'il m�rite.
Mettez-le sur cette table. Et avec m�nagement.
Allez, aidez-moi.
Comme c'est triste de te voir en si piteuse condition, mon vieux Perch.
Long John, je suis venu t'apprendre une nouvelle importante.
Je te le jure.
Un peu de rhum pour lui �claircir la voix, avant qu'il ne cr�ve.
Sors-nous ton compliment, petit.
Nous �tions au large de Porto Bello, � bord du brick "L'espoir de Bristol",
- quand Mendoza nous a... - El toro !
Il a tu� tous ceux qui essayaient de combattre.
Et il a captur� la fille du gouverneur Strong. Il ne la rendra que contre ran�on.
En quoi le sort de la fille du gouverneur Strong nous importe-t-il ?
Ca sent la trahison � plein nez. A quel prix Mendoza t'a-t-il laiss� la vie sauve ?
Emmenez-le, et qu'il aille crever ailleurs.
A bord, il y avait un gamin... Jim Hawkins.
Jim Hawkins ?
Ce mousse que j'avais emmen� avec moi sur l'�le au tr�sor ?
Oui. Et il parlait de toi � qui voulait l'entendre.
- Mais il a disparu quand... - Quoi ? Il a �t� tu� par Mendoza ?
Je n'en sais rien...
Vite, faites quelque chose ! Je veux savoir la suite.
Maintenant, tu n'en tireras plus rien.
Paix sur lui. Chassez la col�re de vos poitrines.
Ce pauvre p�cheur �gar� est all� rejoindre le vieux capitaine Flint.
Et il ne nous appartient plus, dor�navant, de porter un jugement sur cet homme.
Il comparait maintenant face-�-face avec le vieux Flint, au tribunal de la flibuste.
Et le moment est arriv�, pour ce mis�rable, d'avouer tous ses forfaits.
Amen.
On les a rejoints sur la plage. Mais ils ont r�ussi � r�embarquer.
- A bord du canot qui l'a amen� � terre. - Ils ont fil� droit sur le brick de Mendoza.
Bougre d'imb�ciles. Quant � lui, faites-le vivement dispara�tre. Allons.
Oser nous envoyer ses espions jusqu'ici !
Si jamais ce sale m�t�que de Mendoza me tombe sous la main, je lui tord le cou.
Tu �coutes aux portes, toi ? Que je ne t'y reprenne pas, ou je te coupe les oreilles.
Ca sent mauvais ici. Il est temps de se remettre � la voile.
Mais sur quel navire ? Nous sommes l�, comme des moules coll�es sur un rocher.
- Nous n'avons m�me pas un vulgaire sabot. - Je sais ce que je ferais si j'�tais capitaine.
Un : m'emparer du premier navire marchand qui rel�che ici.
Deux : appareiller en pleine nuit. Trois : filer vers l'�le au tr�sor.
Si tu n'as pas le courage de le faire, tu n'as qu'� laisser ta place � un autre.
Donne le plan que tu as, o� l'emplacement du tr�sor est marqu�.
Vous valez moins que de la crotte de baleine.
Crois-tu que les vigies de Mendoza ne surveille pas les parages ?
Et tu veux imposer silence � ses canons ? Et tu sais o� est exactement le tr�sor ?
Et il se voit d�j� capitaine !
Fort bien. Puisque vous �tes tous si malins, d�brouillez-vous tout seuls.
Et tiens. Voici le plan.
- Un million de livres en or. - Retire tes sales pattes, tu vas tout d�chirer !
Mais o� est donc le m�daillon ?
La carte dit que le chemin du tr�sor est indiqu� par une gravure, sur un m�daillon.
- Oui, et alors ? - C'est lui qui l'a. C'est lui !
Le m�daillon, je ne l'ai pas. Et pour savoir o� il est, je deviendrais plut�t cul-de-jatte.
En attendant, puisque je suis indigne de commander, je rends mes galons.
Et je vais de ce pas chez son excellence, le gouverneur.
- Il nous cache quelque chose. - Nous devons aller avec lui.
Je vais avec toi.
Il est inutile, � pr�sent, que tu risques ta t�te en m�me temps que la mienne.
Y'a pas de raisons que l'�quipage et le chef ne courent pas les m�mes dangers.
Halte ! Qui va l� ?
John Silver. Et ses compagnons.
Nous sommes venus dire deux mots � son excellence, le gouverneur Strong.
Silver ? Connais pas. Qui �tes-vous ?
Je suis tout bonnement John Silver.
Et bien, je vous somme tout bonnement de prendre le large.
- Assez discut�, allez, entrons. - Un peu de tenue, mon cher.
Nous n'aurions jamais os� d�ranger monsieur le gouverneur si lui-m�me
ne nous avait fix� rendez-vous pour ce soir.
Un rendez-vous ?
Vite, les gars. Le gouverneur va s'impatienter.
Ce Mendoza !
Je vais le r�duire � merci, et lui faire maudire le jour o� il a jet� l'ancre
devant Porto Bello. Demain, nous lui donnons la chasse.
A vos ordres, excellence.
Bandit. Gibet de potence. Il saura combien il en co�te de me d�fier.
Lui, et tous les pirates qui infestent cette c�te.
On ne verra plus qu'une mare de sang � l'endroit o� mouille son navire.
Mon ami, notre fille Elizabeth est entre ses mains. Il est capable de la tuer.
Mais non ! Ce m�cr�ant aura compris que je suis r�solu � ne rien c�der...
John Silver. A votre service.
- Qui vous a laiss� entrer ? - Vos gardes, excellence.
D�s que je leur ai expliqu� l'urgence de ma visite, ces braves gens se sont �cart�s.
- Sortez d'ici. - Je vous en demande bien pardon.
Ainsi d'ailleurs qu'� votre belle et charmante dame.
Dehors, pouilleux ! Ne t'a-t-on jamais appris qu'on doit se baigner
avant de se pr�senter devant un puissant seigneur ?
Il me semble que l'air est plus l�ger depuis qu'il est sorti.
- Sortez vous aussi, avant que je ne vous fasse fouetter. - Hors d'ici, chenapan !
Vous tireriez l'�p�e contre un pauvre infirme
qui est venu vous donner des nouvelles de votre fille, et qui veut vous aider ?
Puisqu'il s'agit d'Elizabeth, �coutez-le, Henry.
Veuillez pardonner mon audace, mais je ne peux m'emp�cher de dire qu'il est rare
de voir tant de sagesse chez une dame aussi belle que vous.
- Tr�ve d'insolence. - Parlez, mon ami.
C'est la haine que j'ai pour Mendoza, et tous ses brigandages,
qui me pousse � vous offrir mes services.
Foutaises ! J'ai trois navires dans le port, et dix fois plus de boulets qu'il n'en faut
- pour couler le plus bravache des boucaniers. - Bravache ? Croyez-vous !
Ne vous laissez pas abuser par ses beaux atours, ni par son plumage.
Il a peut-�tre l'aspect d'un paon, mais il a le c�ur aussi f�roce que celui d'un vautour.
Si les boulets de vos canons crevaient le flanc de son vaisseau,
El toro ne serait pas le seul � devenir la proie des requins.
- Il entra�nerait aussi votre enfant. - Henry, cet homme a raison.
Mais connaissant l'oiseau comme je le connais, peut-�tre...
pourrais-je lui tendre un pi�ge, et sauver votre fille.
Henry, je vous en conjure. Sauvez Elizabeth.
Mendoza exige que 1 000 souverains d'or soient d�pos�s sur la plage de la pointe
du doigt bris�, demain avant le coucher du soleil.
La somme devra �tre enfouie dans le sable en un point marqu� d'un piquet.
Il ne devra y avoir personne lorsqu'il viendra la chercher.
- Faute de quoi ma fille sera �gorg�e. - Soyez s�r qu'il en est capable.
L'usage de la force serait pire que tout. Mais je connais un moyen.
- Lequel ? - C'est que j'aille personnellement porter vos 1 000 souverains.
Moi, il me consid�re comme un confr�re. C'est mani�re de parler...
Et je pense pouvoir le convaincre. Soyez sans crainte, vous reverrez votre enfant.
- Dieu vous entende. - Et vous, qu'en retirerez-vous ?
La satisfaction du devoir accompli, excellence. Et voici mon projet.
D�s qu'il appareillera, j'allumerai des signaux sur la plage.
S'il fait voile vers le nord, un seul feu. Et deux feux si c'est vers le sud.
Muni de cette information, vous lui donnerez la chasse avec vos trois vaisseaux,
et Bang en pleine flottaison !
Tr�s joli, mais quelles garanties me donnez-vous, Long John ?
Excellence, vous avez la parole de Long John Silver.
Excellence, il y a du bon dans sa ruse. On peut toujours le faire surveiller de pr�s.
Je vous en prie, Henry.
Tr�s bien, Silver.
Je n'ai d'ailleurs pas le choix.
Mais je vous pr�viens, si ce projet cache la moindre trahison, je vous livrerai au bourreau.
Votre humble et nouveau serviteur se montrera loyal et fid�le
d�s que les 1 000 souverains d'or seront dans sa poche.
Ce Mendoza ! El Toro est toujours l� quand de l'or est en jeu.
Attendez le signal ici.
Big Billy, voil� l'or.
- Billy Bones, quelle joie ! - Que veux-tu ?
Les souverains d'or. Pour payer la ran�on de la fille du gouverneur.
Je suis l� pour la r�cup�rer.
Mendoza ne fera pas de quartiers s'il veut ta peau.
Si tu veux un conseil : fuis.
Vos actions vous trahissent, Mendoza et toi. Vous n'avez aucune intention
de partager cet or avec vos compagnons.
D�mon ! Je te ferai d�barquer.
Tu oublies une chose : c'est moi le capitaine, maintenant.
En avant ! Et mets-y du c�ur. J'attendrai El Toro dans ma cabine.
Bonsoir tout le monde.
Quelle belle r�union !
Tous ces habitu�s du "Tonneau et l'ancre".
Ca me r�chauffe le c�ur de vous retrouver.
Amenez-le sur le pont !
Arr�tez !
- Mes compliments, El Toro ! - C'est mieux que je ne l'esp�rais.
Ecarte-toi, esp�ce de porc !
Si tu n'avais pas les atouts en mains, je me serais livr� moi-m�me.
- Fils de chien, qu'as-tu fait ? - Tu fais bien de demander.
Il serait int�ressant de r�v�ler � ton �quipage ce que tu comptais faire de ce tr�sor.
Et que je viens de voir ton homme occire deux pauvres marins...
Esp�ce de porc ! Tu seras fusill�. Et �borgn� !
Je te demande pardon, El Toro, mais si vous voulez tout savoir,
sachez que nous travaillons pour monsieur Bones.
Je le tuerai ! Il allait...
Mettez-le aux fers.
Je me fiche des conseils d'une ordure comme toi.
Range ta lame. Je suis l� pour mettre fin � ce trafic.
Toi, un laquais du gouverneur ! J'ai l'or.
C'est incroyable comme quelques pi�cettes peuvent masquer le v�ritable tr�sor.
- Quel tr�sor ? - Chaque chose en son temps.
D'abord, am�ne-moi la fille du gouverneur.
Ensuite, pr�pare-moi un canot. Et que �a saute !
Sale chien ! Je ne te laisserai pas m'insulter sur mon propre bateau.
- Par dessus bord ! - Je tire ma r�v�rence.
- Allons dans ma cabine. - Avec grand plaisir.
J'ai entendu dire que les cales du Bristol renfermaient de bons tonneaux.
En exclusivit� !
Une autre bouteille, el Toro !
Ma langue n'est pas encore assez d�li�e pour que je te livre tous mes projets.
Enrique ! Enrique ! O� est-il encore ?
Bandit ! Fain�ant ! Je te ferai encha�ner dans la cale.
Il n'y a donc pas de gar�on de cabine pour un capitaine de ton importance ?
Il y a bien un gamin que j'ai trouv� � bord de "L'espoir de Bristol",
mais il est tellement idiot que le fouet et les punitions ne lui font rien comprendre.
Il est mille fois plus t�tu qu'une mule.
Je finirai par le jeter aux poissons.
Ata place, je ne m'en embarrasserais pas plus longtemps.
En repartant, je le d�poserai � terre, si tu veux.
Du rhum ! Et am�ne-nous cet imb�cile de gar�on de cabine.
Oui, capitaine.
Et maintenant que tu as us� et abus� de mon hospitalit�,
je voudrais savoir comment tu me revaudras �a. Ta langue est assez d�li�e ?
J'ai promis � cette bourrique d'excellence de te faire tomber dans un pi�ge,
et de lui pr�ter mon appui.
D�s que sa ch�re petite fille aura �t� d�barqu�e saine et sauve,
j'allumerai plusieurs signaux sur la plage.
Un feu pour dire que tu fais voile au nord. Et deux si c'est au sud.
- Tu crois vivre assez longtemps ? - Laisse-moi t'expliquer.
Mon plan est d'exp�dier ce cher gouverneur vers le sud,
pendant que toi et moi, nous irons vers le nord,
o� nous attendent les entrep�ts de la douane de sa majest�.
Tu n'as pas de cha�nes, Long John Silver. Tu es sans pareil pour les entourloupes.
Pillez et br�lez les rivages blancs !
L�chez-moi ! L�chez-moi !
Fais ton service, vaurien.
Esp�ce de petit empot� !
Petit pouilleux ! Ton insolence te joue bien des tours.
- Sors-le ou je l'�tripe ! - Viens ici.
Ces gar�ons de cabine ne valent plus rien. Je me souviens du temps de Flint.
Sa coque de noix ne valait rien, mais son �quipage �tait brave,
et savait comment ouvrir les tonneaux !
Il s'�tait pris d'amiti� pour ce jeune pouilleux.
C'est aussi comme �a que tu dresses les femmes, Long John ?
La mani�re forte est le seul moyen. Mais ne parlons plus de �a.
Donne-moi un canot, et sit�t � terre, j'allume les signaux.
- Dis aux hommes de relever les baleini�res, Enrique. - Oui, capitaine.
Double coup dur pour ce chien de gouverneur.
D'abord, il perd sa fille. Et maintenant, son entrep�t.
Pour mieux voguer vers d'autres cieux.
Personne n'oserait lever la main sur la fille du gouverneur.
Long John, mon ami, ta m�re devait �tre une sorci�re.
- Elle ne se laisse pas faire. - Tais-toi, morveux !
Confie-moi ce gamin. Tu vois, on dirait qu'il est fait expr�s pour que je m'appuie.
- Nous ferions bien de nous d�p�cher. - Adelant� !
Reste derri�re moi.
Jim ! C'est bon de sentir ton �paule sous ma main � nouveau.
Ca fait longtemps depuis l'�le au tr�sor.
Que t'arrive-t-il ? Tu as perdu ta langue ?
- Vous �tes toujours un pirate. - Un pirate, dis-tu ?
Alors dis-moi pourquoi je suis pr�t � tuer et �corcher
pour sauver cette petite fille ?
Comment peut-on la sauver ?
Les voies de Long John sont imp�n�trables... Mais plus pour longtemps.
Quelque chose brille autour de ton cou, mon gar�on.
C'est un m�daillon que m'a donn� Mr Trelawney.
Tu veux dire quand nous �tions sur l'�le au tr�sor ?
- Y'a-t-il une inscription ou une marque ? - Oui.
Fais-moi voir. Je vais le cacher dans mes mains pour qu'il ne brille pas trop.
- Que faites-vous ? - Je reprenais mon souffle.
Passez devant, que je vous garde � l'�il.
J'appr�cie ta loyaut�, Long John. Je t'en serai reconnaissant jusqu'au jour de ta mort.
J'ai le regret de t'annoncer que ce jour, c'est aujourd'hui.
C'est donc ainsi que tu r�compenses un loyal compagnon ?
El Toro n'a pas de compagnons.
Je vais m�ler ton sang � celui de cette pr�cieuse petite poulette. Et au sien.
Profitez de l'occasion pour vous enfuir, tous les deux.
Silver, laisse-le moi.
Laisse ce matamore et ses acolytes retourner � leur bord les mains vides.
Je vois.
Ainsi, tu as d�cid� de garder le produit de notre exp�dition pour toi seul.
Ah, tu fais des progr�s, El Toro.
Et tu me laisses partir pour que j'emm�ne les soup�ons avec moi.
Car si on me trouvait �tendu l�, c'est toi qu'on accuserait.
Et bien, tu as mis le temps � comprendre.
Je te promets une chose, Long John Silver, si jamais tu t'aventures � ma port�e,
je te mets � r�tir sur un lit de braises.
Tu me mets l'eau � la bouche rien que d'en parler.
D�barrassez-moi de lui.
El Toro. Es-tu bien s�r que tu n'oublies rien ?
Les 1 000 souverains d'or.
Ecoute, borgne. Vous allez prendre des chariots,
entasser dedans ce butin, et conduire le tout � Porto d'Espana,
o� vous attendrez mes ordres. Moi, j'�changerai cela contre un navire arm�.
Attention !
Tous ces barils sont remplis d'alcool. Mais nous devons le vendre, et non le boire.
Si un de vous en boit seulement un quart de goutte, il aura affaire � moi.
Et maintenant, allons voir ce cher gouverneur.
Pendant la bataille, Mr Silver s'est arrang� pour que nous puissions nous enfuir.
La canaille ! C'est bien un tour de sa fa�on.
- Mr Hawkins a tir� son couteau et m'a sauv� la vie. - C'est bien, mon gar�on.
Ca fait plaisir de retrouver ces deux gamins sains et saufs.
C'est � ce jeune homme qu'en revient tout le m�rite. Il s'est battu comme un tigre.
Je savais bien que je pouvais te faire confiance.
J'�tais en train d'expliquer que sans vous, nous ne serions s�rement pas ici.
Disons que nous avons tous �t� h�ro�ques.
H�las, je vous apporte de tristes nouvelles, excellence.
Mendoza s'est jou� de moi. Il a mis votre entrep�t � sac.
- Mon entrep�t mis � sac ? - La canaille a fait place nette.
- Il y avait une fortune l�-dedans. - Sans doute.
Mais j'ai fait en sorte qu'il ne puisse pas repartir avec la ran�on.
Silver, si j'en crois ce que l'on m'a dit de vous, vous n'�tes pas homme � n�gliger vos int�r�ts.
J'ai fait �a uniquement sous la dict�e de ma conscience.
Et aucune somme d'argent au monde ne saurait payer cela.
N�anmoins, j'ose demander une petite faveur � votre excellence.
- Elle vous est accord�e d'avance. - Et bien, je me suis attach� � ce gar�on.
Si on me le confiait, j'en serais vraiment tr�s heureux.
- Et toi, serais-tu content ? - Oh oui.
S'il s'agissait de pardonner l'une de vos sc�l�ratesses, de vous donner de l'or,
ou les meilleures bouteilles de ma cave, soyez certain que je le ferais d'un c�ur l�ger.
Mais placer sous votre garde un jeune homme de cette qualit�, je ne saurais vous l'accorder.
- J'en serais si heureux. - Oui, je sais.
A votre �ge, je jouais aux bandits de grands chemins et aux corsaires.
Mais je suis responsable de votre avenir et de votre �ducation.
Tout ce que je puis faire, c'est vous autoriser � rendre visite � ce gar�on,
jusqu'� ce qu'il embarque dans le prochain navire en partance pour l'Angleterre.
Il y en a un qui l�ve l'ancre apr�s-demain, sous les ordres du capitaine McDougall.
"Le Charbon", si je ne m'abuse.
Il faudra donc qu'apr�s-demain, je quitte cette �le ?
Oui, et vous serez sous bonne garde. Mes meilleurs vaisseaux vous escorteront.
Ca me fera mal au c�ur de voir partir ce jeune homme.
Mais, tiens. En souvenir de moi.
C'est une dent de requin. Prise sur un requin vivant.
Tu n'as qu'� passer dedans un cordon, et l'accrocher � ton cou.
Et toi, tu n'as pas un petit souvenir � remettre � Long John ?
- Monsieur Hawkins. - Mademoiselle Elizabeth ?
J'aimerais que vous acceptiez ce petit cadeau, en humble gage de ma reconnaissance.
Ce sera d�sormais mon bien le plus cher.
- En retour... - H� h� h�...
Comme c'est joli. Voil� une petite babiole qui me plairait bien.
Allons, mes enfants, ce n'est pas No�l. Et il commence � se faire tard.
Bonsoir Mr Silver. Je ne croirai plus ce que l'on raconte. Sauf si l'on me dit de vous
que vous �tes un homme d'honneur, et de grand c�ur.
C'est trop. Merci, madame.
- A votre sant�, Silver. - A la v�tre, et bien du bonheur.
Il est minuit, et tout est calme.
O� as-tu encore �t� tra�ner cette nuit ? Et ne t'avises pas de me mentir.
Quelle honte de te voir comme �a.
De toute la journ�e, aucune nouvelle de toi et ta bande de pouilleux.
Tu t'es remis � boire du tord-boyaux ?
Regarde-toi. Regarde-toi donc, tout sale et tout d�braill�.
Comme un vulgaire coq de combat qui se tra�ne dans la fange.
Rien que ton odeur ferait fuir les cochons.
- Du vent, Victorine. - Comment "du vent" ?
Tu ne parles plus � tes marins, l�. Et ne vas pas me menacer ou je t'�crase le cr�ne.
Tu crois �tre le ma�tre des lieux ?
A te remplir la panse avec ma cuisine, et te rincer le gosier avec mon rhum ?
Et tu crois me tenir t�te ? Jamais, tu m'entends ?
Il est magnifique. Oh Long John...
Mon petit canari... Ta puret� berce chaque minute de mes journ�es.
- Serait-ce trop demander d'avoir un petit godet de rhum ? - Du rhum ?
Ta tra�trise est sans limite.
B�nie sois-tu.
- Du lait ? On veut m'empoisonner. - Allez, finis ta chope.
- Je d�teste la lait. - Alors, qu'as-tu fait de ta journ�e ?
J'ai rendu un fier service � son excellence le gouverneur.
Voyez-vous �a. Un service pour son excellence...
Mendoza avait captur� la fille du gouverneur pour une ran�on.
Je l'ai moi-m�me d�livr�e.
Je buvais avec son excellence il n'y a pas un quart d'heure.
Au palais du gouverneur ?
Oui, et je peux y aller quand il me pla�t pour voir mon vieil ami
Jim Hawkins, de l'�le au tr�sor.
Il �tait des n�tres � bord du Bristol.
Quelle b�n�diction que ce gar�on dont tu m'as tant parl� soit ici.
- Comme j'aimerais le voir. - Justement, je compte l'amener ici.
- Il serait comme un fils pour toi. - J'en ai toujours r�v�. Quand l'am�neras-tu ?
Nous avons rencontr� un... �cueil diplomatique.
- Comme tous tes plans. - En la personne du gouverneur Strong.
C'est s�rement un homme de bon sens puisqu'il est gouverneur.
Tu crois le gar�on assez fou pour quitter une vie de palais ?
Pour suivre un baroudeur sans attaches ? Mais l'aventurier finira bien par se poser.
- Me poser, moi ? Amarr�... A mon �ge ! - Tu as toujours �t� bon cuisinier.
Et le fait de poss�der la moiti� du "Tonneau et l'ancre" pourrait incliner le gouverneur
� te confier la garde de ton petit co�quipier.
Le gouverneur n'aura pas d'objections � ce que ce gar�on ait p�re et m�re.
Ca suffit, maintenant.
Bien, je r�glerai �a ce matin avec le r�v�rend-p�re.
Et ceci fera un magnifique cadeau de mariage.
Mon petit oiseau... Je ne le porterais pas de suite si j'�tais toi.
Tr�s bien. Je le garde pour notre premier anniversaire.
Seigneur !
Alors, on est un riche propri�taire, maintenant ?
Esp�ce d'ordure insensible.
Remplis nos chopes plut�t. Allez !
N'aie pas peur.
- Ce n'est que le vieux Long John. - Que faites-vous ici ?
Que sais-tu � propos de ce m�daillon ?
Rien. Pourquoi ?
C'est la cl� d'une carte que j'ai trouv�e dans un coffre sur l'�le au tr�sor.
Elle indique l'endroit o� Flint a enterr� le reste de son or.
- 900 000 livres. - 900 000 livres !
Oui, mon gar�on. Et �a nous reviendra d�s que
j'aurai trouv� un bateau pour retourner sur l'�le.
- Le gouverneur nous donnera un bateau. - Non, je vais m'en procurer un aujourd'hui.
- Quand partons-nous, Long John ? - Rejoins-moi demain au "Tonneau et l'ancre".
- D'ici l�, pas un mot de nos projets. - Vous pouvez me faire confiance.
Ce doit �tre ma vigie. Je dois te laisser.
Donne-moi le m�daillon.
Attention.
Il y a du monde en bas. Il faut faire vite.
Prends tes draps et fais-moi descendre. Vite !
Accroche-les ici.
Le m�daillon. Donne-moi le m�daillon.
Je le porterai demain au "tonneau et l'ancre".
Donne-moi ce m�daillon.
- Nous sommes partenaires. - Sale petit rat !
Je te r�serve le m�me sort que Flint � Hands quand il l'a doubl�.
La mort �tait r�serv�e aux plus chanceux.
Sale pirate !
Etes-vous bless� ?
Tu es vraiment un petit rus�. Je l'ai toujours su.
- Bonne nuit, partenaire. - Bonne nuit, Long John.
Voil�, les gars.
Tu n'es pas sorti cette nuit, hein ?
Johnny, tu as bonne mine.
Bonne journ�e, Luke.
- Voleur ! - Ma colombe, enfin, je...
Je voulais juste servir une goutte de rhum � un ami qui a eu une rude nuit.
Ce doit �tre un ami proche, alors.
- Allez, ouste ! - Je vais le porter � mon ami.
A l'abordage !
Aux armes !
Cuve ton rhum l�-dedans. Tu auras les id�es plus claires.
Comme �a, tu pourras m'�pouser, et nous pourrons adopter ce gar�on sans avoir honte.
- Hissez les voiles ! - C'est �a.
- Du rhum. Je veux du rhum ! - Apr�s le mariage.
Tenancier. O� �tes-vous ?
Bonjour messieurs. En quoi puis-je vous aider ?
Je cherche un homme avec une jambe de bois et un borgne.
- Ils ont saccag� les plantations de cet homme. - Ils sont l�, je le sais. Livrez-les !
Un homme � jambe de bois et un borgne, ici ?
- Nos chemins se sont d�j� crois�s. - Vous avez l'air un peu remont�s, messieurs.
- Laissez-moi vous offrir un verre. - Sorci�re, donne-moi ma b�quille.
Vous voil� apais�s, maintenant.
Merci pour votre hospitalit�, madame. Si vous croisez ces brigands, pr�venez-nous.
Je n'y manquerais pas, sergent.
Tu as entendu ce qu'a dit le sergent ? Si toi ou ton pouilleux d'ami
montrez vos trognes ici, il vous collera au cachot.
- Monte et va te laver ! - O� vas-tu ?
J'ai des choses � r�gler avec le r�v�rend. Un mariage � organiser. Notre mariage.
Surveille le rhum, et quoique dise le capitaine Silver, donne-lui du lait !
Va me chercher du rhum.
Du lait. Petit avorton !
Ferme ton bec.
D'apr�s votre aspect, je pr�sume que vous �tes un marin.
Comme il est r�confortant de voir un marin qui boit du lait, et non du rhum.
Je n'ai jamais port� le plus petit verre de rhum � mes l�vres.
- Ni autoris� personne de mon �quipage � en boire. - Vous avez un navire ?
- Je suis le capitaine John McDougall. - Je suis tr�s honor�.
Asseyez-vous � ma table. J'ai souvent entendu parler de votre brick.
Il est plac� sous la protection du seigneur.
Seulement, mon �quipage est tr�s r�duit.
Les deux tiers ont le scorbut, et j'ai d� les laisser � terre.
On m'a dit que je trouverais peut-�tre des hommes � enr�ler.
J'ai peur qu'il n'y ait pas grand chose. Il ne reste plus en ville un seul marin digne de ce nom.
Triste situation que la mienne. Je suis commissionn� par le gouverneur.
Je dois ramener du fr�t en Angleterre, et je n'ai que la moiti� d'une bord�e.
Ca pourrait peut-�tre s'arranger. Les plantations ont du monde.
- Des paysans. - Bien s�r. Mais honn�tes, et faciles � mener.
Aussi, vous ne tarderez pas � �tre satisfait de ces hommes.
Que voulez-vous que je fasse de laboureurs sur un navire ?
L'important n'est pas que ces gens vous plaisent, mais d'appareiller.
Vous croyez pouvoir me les procurer ?
Vous n'avez qu'� amener deux bonnes baleini�res,
et en moins d'une heure, vous aurez vos hommes.
Le seigneur a envoy� � ma rencontre un de ses messagers.
Amen.
- Courez, capitaine, et envoyez vos chaloupes. - Tr�s bien.
Capitaine !
T'as pas encore assez bu ?
Du lait ? Je me suis pas �chapp� pour �a.
O� est le convoi ?
- On a �t� pris. Les autres sont en prison. - En prison ? Il faut les d�livrer.
Tu vas prendre une charrette, un rouleau de cordage, et voil� ce que tu vas faire...
- Je viendrai bient�t vous chercher Mr Hawkins. - Merci mademoiselle Elizabeth.
- Et dites bien des choses de ma part au capitaine Silver. - Je n'y manquerai pas.
Excusez-moi... de vous avoir trait� de pirate.
Tu peux me tendre le m�daillon, je suis quand m�me f�ch�.
Pourtant, vous m'aviez dit que nous �tions compagnons.
Je te pardonne quand m�me, compagnon.
L�, viens t'asseoir.
Tiens, j'ai command� pour toi du bon lait. Rafra�chis-toi, Jim.
Merci.
Vous ne m'avez toujours pas dit quelles �taient vos intentions.
Nous en reparlerons � bord, puisque le gouverneur te renvoie en Angleterre.
- Alors, vous repartez aussi ? - Et oui.
Hier soir, tu m'as ouvert les yeux.
Aussit�t d�barqu� l�-bas, j'irai me livrer � la justice de sa majest�.
Elle me jugera. Et si elle veut bien m'acquitter,
nous mettrons de nouveau le cap vers l'�le au tr�sor.
Je suis fier de vous, Long John.
Mr Trelawney vous d�fendra, et il vous sauvera. Je vous en donne ma parole.
Brave petit.
La t�te de mort et le pendu sont face-�-face.
Nous y sommes, Jim.
Nous jurons par ce sang
de ne jamais souffler mot de nos projets, m�me sous la torture.
Flint sera le t�moin de notre pacte.
Maintenant, d�p�che-toi de faire tes adieux au gouverneur.
Dans une heure, la mar�e sera haute, et nous l�verons l'ancre.
Salut, capitaine.
Je suis s�re qu'aucune mari�e n'a jamais eu de si beaux atours.
Portez tout �a dans ma chambre, et surtout prenez-en bien soin.
Laisse �a. Je vais m'en occuper moi-m�me.
Tais-toi, Long John. Ne me dis rien. C'est lui.
Et oui, c'est bien Jim Hawkins. Il y a longtemps qu'on attendait, mon petit gars.
Tout ce que tu m'en as dit est loin de valoir ce que je vois.
Il est gentil, tu sais. Et nous sommes compagnons lui et moi.
J'�tais s�r qu'en le voyant, tu l'aimerais autant que ton enfant.
Je te garantis que tu seras heureux � Porto Bello. Bient�t, tu iras � l'�cole
o� tu auras plein d'amis aussi gentils que toi.
Tu ne t'imagines pas que tu vas retourner en Angleterre ?
Le capitaine Silver et moi savons ce qui est mieux pour toi.
Mais, mon retour est d�cid�.
Cela reste � voir, et pour cela aussi, tu peux me faire confiance.
Nous t'apprendrons beaucoup de choses, et tu nous en apprendras aussi en retour.
- N'est-ce pas, John ? - Tu en as � nous apprendre, Jim.
La voiture du gouverneur pour monsieur Hawkins.
Ca alors... Pourquoi est-il si press�, le gouverneur ?
Enfin, ne faisons pas attendre mademoiselle Elizabeth.
- Au revoir, mademoiselle Pinker. - Non, appelle-moi Victorine.
A bient�t.
C'est le gosse le plus charmant que je connaisse.
Je pourrais vivre encore cent ans, je ne serais jamais aussi heureuse qu'en ce moment.
Regarde, Long John, me voil� en mari�e.
Le r�v�rend sera bient�t l� pour pr�parer la c�r�monie.
Souviens-toi ce qu'a dit le sergent. Et ne sors pas d'ici !
Tu m'as tendu un pi�ge. Sache que je me marierai quand �a me plaira.
Salut, mon g�n�ral.
Manger du pain sec...
Celle-l�, elle a plus d'ann�es que nous deux r�unis.
Du vieux rhum.
Et bien tu vois, quoique �a me fende le c�ur, c'est pour toi,
si tu me laisses parler � mes amis qui moisissent � l'int�rieur.
On n'a pas le droit de parler aux prisonniers.
Une si bonne bouteille... Si c'est pas un malheur.
Robert... Dan...
Amarrez �a solidement aux barreaux. Attention � l'appareillage.
Larguez les amarres ! Allez, hue !
- J'arrive, mon r�v�rend-p�re. - C'est pas le pasteur, c'est Croc d'acier.
Et bien entre. Tu as la pr�tention de venir comme �a au mariage ?
- Silver et les autres vont embarquer. - Ah oui ? C'est ce qu'on va voir !
Mon r�v�rend-p�re, suivez-nous vite !
Allez, montez. Mais montez donc, voyons !
Allez Croc d'acier, du nerf. Maintenant, aidez-moi au moins.
Allez, hue bourrique !
- Que s'est-il pass� ? - Le borgne, le second de Silver, m'a assomm�.
Cherchez-les. Ils doivent �tre sur le port.
Au revoir, Jim.
Le soleil est d�j� haut, et je n'ai toujours personne.
Allons, capitaine, un peu de patience.
Soyez bien s�r que leur h�te d'embarquer est aussi grande que la v�tre.
Voil� votre �quipage.
Ils ne ressemblent pas � des laboureurs.
Ce n'est pas le moment de tergiverser. Voici vos marins et votre cuisinier.
Rien ne nous emp�che plus d'appareiller. Et sans perdre une minute.
Donnez-moi ce mousquet.
Halte, au nom de sa majest� !
- Halte, ou je tire ! - C'est moi que �a regarde.
Long John, reviens ! Tu ne m'�chapperas pas, sale pirate.
Je te poursuivrai. Tu ne t'en tireras pas comme �a !
Bateau en vue.
Silver et son �quipage. Toutes voiles dehors !
Pr�parez les canons.
- C'est un Man'o'War - A tribord toutes !
C'est une embuscade. Nous les perdrons dans le r�cif du squelette.
- Puis cap sur Coral Island. - En avant toutes.
C'est vraiment �trange de voir les feux du Man'o'War dans notre camp.
Mon gar�on, tu as su r�chauffer mon c�ur de pierre.
Quelle belle sensation de faire route vers l'Angleterre pour laver mon nom.
Retournons � notre travail d'honn�tes marins.
- Vous rentrez pour une ex�cution, Doc ? - Souquez ferme.
- Et nous le suivons tous. - Il a dit que nous allions sur l'�le au tr�sor.
Calmez-vous.
Je sens que le capitaine Silver va changer la course de McDougall.
C'est bon de sentir de nouveau le roulis d'un navire.
Et d'�tre ensemble.
D�p�che-toi de servir notre brave capitaine. Et t�che d'�tre bien poli.
Il faut lui faire une bonne impression d�s le premier soir.
Tu as raison.
Allez, et fais bien attention.
- Long John. - Tu mangeras tout � l'heure.
Le capitaine est servi d'abord. L'�quipage ensuite.
Ce qui nous tord le ventre, ce n'est pas le besoin de manger.
Mais de savoir o� va ce sacr� navire ?
On ne va pas se laisser emmener en Angleterre pour y �tre pendus !
Stupides chiens ! Ne croyez-vous pas que Mendoza est occup� avec le Man'o'War ?
Voil� notre chance de prendre ce bateau.
Que votre main, seigneur, sanctifie ce repas, et veuille nous b�nir.
Amen.
Bon dieu de sacr� petit imb�cile ! Qu'as-tu fait du sel ?
Je l'ai oubli�. Je vais en chercher tout de suite.
Il n'y a qu'� lui sauter dessus et lui couper le cou d'une oreille � l'autre.
Apr�s, on le jettera aux requins.
Y'a longtemps que j'ai pas entendu le bruit d'un corps qui tombe � l'eau.
Moi, je dis qu'il faut se saisir du capitaine, et lui couper sa langue de pasteur.
Comme �a, il n'y aurait plus personne pour dire amen.
- Long John, qu'as-tu d�cid� ? - C'est tr�s simple.
Demain matin, quand le timonier tiquera huit heures,
je m'approcherai du capitaine, et je lui parlerai bien poliment.
D�s qu'il m'aura r�pondu, je m'approcherai un peu plus.
Je poserai ma main droite sur la rambarde.
A ce signal, vous vous lancerez tous � l'attaque.
Tu ne sais pas qu'avant d'entrer chez le commandant, on frappe � la porte ?
- Il faut que je vous parle. - O� est le sel ?
C'est plus important que le sel.
- Capitaine, il faut vraiment m'�couter. - Parle, si c'est vraiment important.
Vous allez d'abord me jurer solennellement qu'il ne sera fait aucun mal au capitaine Silver.
- C'est gr�ce � lui que je suis vivant. - Le capitaine Silver, c'est le cuisinier ?
Promettez-moi qu'il n'y aura pas de sang vers�. Il est mon seul ami.
Je t'en fais le serment.
Long John Silver est un pirate. Et tous les hommes � bord aussi.
- Ils veulent se mutiner. - Une mutinerie ? Nous l'�craserons dans l'�uf.
- Capitaine, vous avez dit que... - Tu cherches � marchander.
Tout doux, sergent. Ne secouez pas ce gar�on.
Quand aura lieu cette mutinerie, petit ?
Demain � midi, monsieur. Quand Long John viendra vous parler,
il posera sa main sur la rambarde. C'est le signal pour attaquer.
- Un homme averti en vaut deux. - Rappelez-vous, vous avez promis.
"La charit� couvrira bien des p�ch�s". Evangile selon St Pierre, livre 4, verset 8.
Tu es un bon gar�on de m'avoir pr�venu. Joins-toi � eux comme si de rien n'�tait.
Tu auras ton r�le � jouer du bon cot� de la justice.
Ils maudiront le jour o� ils ont tent� de berner les �lus de dieu.
Bien, capitaine.
Allez-vous r�gler cette histoire de pirates ?
Pr�parez des charges de poudre et de mitraille, et d�s qu'il fera nuit, mettez cap au nord.
Je n'ai jamais connu d'homme que la vue du sang n'effraye pas.
Terre en vue.
- Mais bien s�r. - On ne croise pas de terres sur le chemin de l'Angleterre.
H� Jim !
O� �tais-tu ? Je t'ai cherch� partout.
- Je suis all� servir le capitaine. - C'est bien, �a.
- Capitaine, pourrais-je avoir votre avis ? - Je vous �coute.
Il s'agit du menu de ce soir. J'avais envie de faire un bon r�ti.
Un bon r�ti de porc.
C'est inutile, Silver.
Vous useriez de votre arme contre moi, un pauvre cuisinier ?
Cuisinier... Vous �tes un pirate.
D�sarmez ce troupeau de brebis galeuses, et parquez-le � fond de cale.
- Nous avons �t� trahis. - Tiens donc ta langue.
Silver, vous allez subir le ch�timent r�serv� aux pirates.
Vous connaissez la loi.
Non ! Vous aviez donn� votre parole.
La capitaine McDougall ne reprend jamais sa parole.
Je vais juste d�barquer ces gens sur cette �le, et ce bandit va partager leur sort.
C'est pire que la mort. Abandonner ainsi des hommes sur une �le d�serte. C'est un crime.
Puisque tu prends si bien leur parti, tu iras avec eux.
Petit mouchard !
Pardon, Long John.
Si j'avais su ce qu'il voulait faire, je ne lui aurais jamais d�voil� vos projets.
J'avais confiance en lui. Il ne jurait que par la bible.
Les hommes qui savent par c�ur les pri�res de toute la bible,
ont quelquefois moins de c�ur que bien des m�cr�ants.
Mais il y a au moins une chose qui plaide pour toi. J'admire ton honn�tet�.
On en a assez vu, venez.
Il aurait mieux valu �tre mort que de venir �chouer ici.
Nous sommes dans l'�le de Socora, le repaire secret de Mendoza.
A la merci de notre ennemi le plus acharn�.
De l'homme qui a jur� de nous faire tous r�tir sur un brasier.
- Et �a, par la faute de Jim. - Oh, la paix.
Comment la paix ? Ce petit tra�tre m�rite d'�tre puni, et il mourra.
Si vous me forcez � utiliser ces pistolets, tous les hommes de Mendoza
se pr�cipiteront sur nous comme des loups. Et ils nous massacreront tous.
J'ai une id�e qui peut nous sauver.
Toutes tes belles paroles n'arrangeront rien, cette fois.
- On t'�coute. - La nuit ne va pas tarder � tomber.
Mendoza et ses hommes vont venir � terre pour festoyer.
Ils ne laisseront � bord qu'un ou deux hommes de garde.
Nous en profiterons pour mettre le feu � leur camp.
Pendant qu'ils combattront les flammes, nous nous emparerons du Cordoba.
Que pensez-vous de ce projet ?
- Lequel de nous va incendier le camp ? - Moi, je vais y aller.
Toi ? Tu es bien trop grand pour ne pas �tre vu. M�me s'il fait nuit noire.
Autant envoyer le grand Eric avec une lampe sur la t�te.
Il faut quelqu'un de petit pour �a.
S'il faut quelqu'un de petit pour le faire, pourquoi ne pas envoyer Jim ?
Sale guenon, tu serais assez l�che pour �a ?
Tu oserais donner le travail d'un homme � un enfant ?
- J'irai moi-m�me. - Tu ferais plus de tapage qu'un b�uf avec ta patte folle.
- C'est lui qui nous a mis dans ce p�trin. - C'est d�cid�, j'y vais.
C'est le moyen de te racheter.
Tu t'es rachet�.
Aux canots, compagnons. Avant que les flammes ne viennent nous �claircir.
Allons-y.
Aux baleini�res !
Aux man�uvres ! Larguez les voiles !
Et relevez l'ancre.
Cap sur l'�le au tr�sor !
- On a d�fonc� les canots. - Regardez.
La marque de Long John Silver.
Je m'engage sur la tombe de ma m�re
� te tuer, Silver.
D'une mort si atroce, que rien qu'� son souvenir,
les hommes les plus f�roces sentiront leur sang se glacer dans leurs veines.
Compagnon.
Je sais ce qui te tracasse, et j'ai de la peine � penser que tu es en col�re contre moi.
Vous avez combin� cette mutinerie. Pourquoi avez-vous fait �a ?
J'ai manqu� de courage. Tu ne me vois pas affronter un tribunal anglais
sans un sou pour m'offrir le moindre avocaillon...
Alors, j'ai pens� qu'il fallait d'abord aller dans l'�le chercher ma part d'or.
Que j'emploierai � payer un bon d�fenseur.
Si seulement vous pouviez dire vrai.
Voil� ce qui te ronge les sangs. Tu vas �tre content.
Oh l�-bas, Borgne ! Amenez-moi cette enseigne. Et en vitesse !
Je ne veux plus voir ce torchon au-dessus de nos t�tes.
D�sormais, nous sommes des navigateurs. Des marins loyaux et honn�tes.
Pr�ts � combattre pour la gloire de sa majest�.
Jill, va chercher l'Union Jack.
A toi l'honneur.
Saluez tous. Allons, saluez !
- On les a trouv�s sur la plage. - A boire. A boire.
- Parle, tu boiras apr�s. - Nous avons essay� de nos d�fendre.
- Silver fait voile vers l'�le au tr�sor. - El Toro, nous avons fait notre devoir.
Si vous aviez vraiment fait votre devoir, vous auriez tu� Silver.
Vous avez trahi El Toro.
Non, piti�, El Toro...
Ca suffit, emmenez-les, et qu'on les supprime.
Voil� le sort que je r�serve � ceux qui manqueront � leur devoir envers El Toro.
El Toro, j'ai soif du sang de ce bandit. Mais il nous a �chapp�.
Non, mon ami. El Toro sait comment le rattraper.
N'oublie pas que le navire de Gomez arrive bient�t de Barbade.
L'�le au tr�sor.
Depuis si longtemps, nous voulions y revenir.
Et nous allons y d�barquer encore, toi et moi.
Regarde comme elle est belle, notre �le. Toute verdoyante et paisible. Une vraie merveille.
Si on parlait plut�t du tr�sor ?
- Oui, je voudrais le voir. - Depuis le temps qu'on le cherche.
Vous ne pensez qu'� piller.
Votre c�ur n'est donc pas attendri par le spectacle de tant de beaut�
que nous offre cette �le tropicale ?
C'est vrai qu'elle est belle. On se croirait au paradis.
Il me semble que je ne pourrais plus jamais en repartir.
Mettez-vous � l'abri. Sous les arbres.
Ah oui, elle est belle ton �le solitaire.
Reprenons la mer. J'ai pas envie de mourir comme un chien.
- On ne rembarquera pas sans le tr�sor. - Le fortin doit toujours exister.
- Oui, et c'est solide comme ouvrage. - Il �tait par l�.
Soyez pr�ts � tirer, et ouvrez l'�il. Direction, le fortin !
D�p�chez-vous de vous mettre � l'abri.
Rentre donc en vitesse.
Pr�parez les cartouches.
Toi, poste-toi ici. Borgne, � cette meurtri�re.
Toi, surveille la porte.
Mal�diction. Qui peut �tre dans cette �le ?
Et qui sait combien ils sont.
Sois le bienvenu dans l'�le, Long John Silver.
Qui es-tu qui m'appelle ?
Nathaniel.
- Nathaniel ? - Le canonnier de Flint ?
Tu as dit � Mr Trelawney, et � nous tous
qu'il �tait mort � bord de l'Hispaniola.
Je l'ai tu� moi-m�me d'un coup de pistolet. C'est vrai, je l'ai tu�.
Pourtant, ce n'est pas un fant�me qui nous tire dessus.
Toi, monte l�-haut. Et couvre-moi pendant que je parlemente avec lui.
Nathaniel.
Je te croyais mort.
Dieu m'a laiss� la vie. Je tiens enfin ma vengeance.
Je savais que tu reviendrais un jour pour t'emparer du tr�sor de Flint.
Je t'attendais.
C'est une joie pour moi, de t'entendre, Nathaniel.
Approche, ton ancien compagnon veut te voir.
Tu es toujours aussi fourbe.
Nous pouvons bien nous aider. Je propose une association loyale.
Jamais, Silver. Tu es � ma merci.
Vous mourrez tous, l'un apr�s l'autre.
Toi, tu vas le remplacer. Monte l�-haut.
Pourquoi veux-tu nous tuer ?
On peut tr�s bien s'entendre.
S'entendre ? Nous sommes plusieurs qui ne te pardonnerons jamais.
Nous n'avons pas oubli� ta trahison sur l'Hispaniola.
Ici, nous sommes en s�curit�. Nous avons de la poudre, et des armes.
Personne ne nous d�logera. Avant peu, c'est lui qui viendra nous supplier.
R�veille-toi, sale fain�ant. C'est comme �a que tu montes la garde ?
Capitaine, Georges est mort.
Nom de dieu ! Que s'est-il pass� ?
- C'est �a que tu appelles d�couvrir le tr�sor ? - Laisse-moi tranquille.
Oui, Silver, je vais te laisser bien tranquille. Je pars.
Je veux pas crever comme un rat. Et ceux qui veulent n'ont qu'� me suivre.
N'essayez pas de faire une sortie, Nathaniel vous abattra un par un.
Rien ne nous retiendra dans ce trou.
Nous saurons nous d�brouiller tout seuls.
R�fl�chis bien, avant.
Fermez la porte. Rabattez les volets.
Et faites vite des meurtri�res.
C'est Nathaniel qui te coupe l'app�tit ?
J'ai peur. Il cherche � se venger de moi.
Il ne touchera pas un cheveu de ta t�te. Je t'en donne ma parole.
Nous avons pris une d�cision, avec les autres.
- Reprenez vos postes. - Ce n'est pas de nous qu'il veut se venger.
C'est de toi. Et de Jim aussi.
Toutes tes trahisons en ont fait un chien enrag�.
Nous ne voulons pas mourir pour �a.
Puisque c'est ta peau qu'il veut avoir, tu n'as qu'� nous remettre le m�daillon.
Alors, tu veux encore jouer au capitaine. Hein, borgne ?
C'est le fameux m�daillon que vous voulez ? Et bien, vous allez l'avoir.
Feu !
Mendoza a d�barqu�.
Ne tirez pas. Celui-l� n'a pas d'armes, il se sauve.
Merci, Long John.
Ce vieux Nathaniel !
Aveugle ?
Mais tu sais, j'entends tout.
Vous �tes six.
- Mendoza se rapproche. - Non, sept !
On est fait comme des rats, tous autant que nous sommes.
Je pourrais vous sauver tous.
Si je le voulais.
Et bien, fais-le. Et je te donne la moiti� de ma part du tr�sor,
si tu nous donnes le moyen de nous faire �chapper d'ici.
Le tr�sor ? Le tr�sor...
Faisons un march�.
Je vous sauve tous si vous me ramenez en Angleterre.
D�barquez-moi � la pointe de Cornouaille. L� est l'auberge de Ben.
Je ne voudrais pas mourir avant d'avoir rendu visite � un jeune homme
qui s'appelle Jim Hawkins.
C'est lui qui m'a fait �a.
- Reste o� tu es. - Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est bon, march� conclu. Mais, fais vite.
- Suivez-moi. - Prenez les armes et allons-y.
Allez-y. A la queue.
Ils ont fil� !
Mettez le feu l�-dedans. Ils n'auront plus rien pour se mettre � l'abri.
Je donne 500 doublons au premier qui me les ram�ne.
Faites attention au trou. Un de mes compagnons est tomb� dedans.
Je n'ai jamais pu lui porter secours tellement c'est profond.
Moi, il me donne froid dans le dos.
Il voit mieux sans yeux du tout, que moi avec un seul.
Nathaniel a disparu.
- Je me disais, je savais bien... - La t�te de mort !
Si ce sont ses yeux que je vois l�, voici s�rement son nez.
Je lis : la t�te de mort et le pendu sont face-�-face.
Face-�-face, donc...
Dans cette direction.
Je reste pas l�, moi. Je rembarque tout de suite.
Bougre d'imb�cile, tu veux qu'on rembarque ? Tu ne vois pas que nous touchons au but ?
Le tr�sor est par l�.
- Silver, rappelle-toi ta promesse. - Le tr�sor est l� !
Sors-toi de l� o� je t'�tripe.
- Allons, d�p�chez-vous. - O� est le chemin ?
- L'or, Long John ! - Qu'attendons-nous pour le charger ?
- Je mourrai avec le tr�sor. - H�, par ici.
Suivez-moi. C'est par l�.
Regardez l�-bas.
Long John !
Long John, o� �tes-vous ?
Jim Hawkins !
De l'or venu des plus beaux pays du monde !
De l'or ! Des perles !
Enfin je te tiens, Jim. Tu vas payer.
Tu es bloqu�, Jim. Il n'y a pas d'issue.
Il fait noir, ici. Autant pour toi que pour moi.
Tu ne m'�chapperas pas.
Je vais te rattraper.
Tu es fait, Jim. Je tiens ma vengeance.
C'est horrible, ces yeux blancs, hein ?
N'avoir que ses mains pour se guider. Tu imagines ce que �a peut �tre ?
Ne plus voir le soleil, ni la mer. Se d�battre dans la nuit sans fin.
Tout �a, tu vas me le payer.
Tu es fou ? L�che cette arme. Qu'est-ce qui vous prend ?
- Il voulait me voler ma part. - La vue du tr�sor vous a rendus fous ?
Je vous pr�viens, le premier qui discute, je l'abats d'une balle de ce pistolet.
- Maintenant, on n'a plus besoin de toi. - On est arriv� ensemble, on repartira ensemble.
Le tr�sor sera partag� entre nous tous. Et Jim aura aussi sa part.
O� est pass� le gosse ?
- Et Nathaniel ? - On se fout du gosse et de Nathaniel.
Vous n'emporterez ni un bijou ni un doublon de cette grotte,
avant que nous sachions o� est pass� le petit Jim Hawkins.
On dirait qu'il est mort.
On ne peut rien en faire.
Mort ou vif, il va �tre l'app�t avec lequel je pendrai bient�t ce requin de Silver.
Mendoza ! Lib�re le petit !
Et je me livre.
Commence par te montrer, Silver.
- Long John ! - Petit... Tu es libre, maintenant.
Je n'ai pas le droit de vous laisser aller vers eux. Essayons de nous sauver tous les deux.
C'est une chance � courir.
J'ai donn� ma parole � El Toro. Je me rends !
- Je ne veux pas, ils vont vous tuer. - Tu vas ob�ir, oui ou non !
Non, je refuse. Je reste leur prisonnier.
Allez, va-t-en. Retourne avec les autres.
Reste l� et tais-toi.
- Vous allez vous battre ? - Oui.
Puisque c'est de l'or qu'ils veulent, et bien ils vont en avoir.
- Plus qu'ils n'en voudraient. - Vous �tes fous, Long John est avec eux.
Amenez le tr�sor !
Long John ! O� �tes-vous ?
Quel beau feu d'artifice !
On les a bien eus. On a raison de dire que l'or fait gagner les batailles !
Je n'ai pas encore dit mon dernier mot.
Tu as ton mot � dire. Moi aussi, j'ai le mien.
C'est fini, Long John. On a eu les derniers sur la plage.
Ceux qui ont pu r�embarquer viennent de lever l'ancre.
Non, pas encore.
El Toro, tu as fait le serment de me tuer en me faisant mourir sur un brasier.
C'est toi qui me semble � point pour faire un bon r�ti.
C'est le soleil qui te r�tira. Et les vautours te mangeront.
Mesdames, nous allons maintenant laisser ces messieurs boire un coup.
Je vous en prie, asseyez-vous.
Mon cher Silver, cette petite f�te est pour moi une excellente occasion de vous remercier
de votre don si g�n�reux qui va nous permettre de renforcer
l'armement de la colonie contre les pirates.
En tant qu'honn�te citoyen, il me semble, cher gouverneur, que je ne pouvais moins faire.
- A votre sant�, Silver. - A la v�tre, excellence.
Messieurs, s'il-vous-pla�t.
Le r�v�rend-p�re est venu pour unir par les liens du mariage
mademoiselle Pinker et l'honorable Long John Silver.
Je veux �tre le premier � f�liciter la mari�e.
C'est une mutinerie.
Mademoiselle Pinker, c'est moi qui vais avoir le plaisir d'�tre votre t�moin.
Excellence, c'est trop d'honneur. Je suis confuse.
- Vraiment. N'est-ce pas, Long John ?
Il est parti par l�, avec le petit Jim.
Quoi ? Encore !
Long John, reviens ! Qu'est-ce que je vais devenir ?
Au revoir Victorine. Tu entendras encore parler de moi.
Vieux pirate !
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