All language subtitles for The.Watcher.in.the.Woods.1980.1080p.WEB-DL.AAC2.0.H.264-ALFAHD

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Original subtitles

Les yeux de la forêt

Je suis certaine que cette maison vous conviendra.

C'est ce qu'elle a déjà dit hier, et les maisons étaient nulles !

Elle n'est pas un peu isolée ?

Je préfère le terme "retirée".

- C'est 1000 dollars la semaine ? - Cela même.

- Elle est meublée ? - Tout à fait.

- C'est quoi, l'arnaque ? - "L'arnaque", monsieur Curtis ?

Une telle affaire ne tiendrait pas une minute en agence.

Il y a peut-être un fantôme !

Comme dans toute bonne vieille maison anglaise qui se respecte.

Mais non. C'est juste que Mme Aylwood, la propriétaire, est un peu excentrique.

Elle n'a plus de parents en vie, et a besoin de la louer.

Elle est très attachée à la maison

et assez difficile quant au choix des locataires.

Promenez-vous un petit peu, je vais chercher les clefs.

- Cette maisonnette est habitée ? - Par Mme Aylwood.

Cela explique pourquoi elle fait attention aux locataires.

Si on habite ici, je monterai tout en haut, et je partirai explorer les bois !

Sème des graviers, pour que je te retrouve avant que la sorcière te dévore !

Je mangerai d'abord sa maison en pain d'épices. J'ai trop faim !

- Que voulez-vous ? - Madame Aylwood.

- Je fais visiter une charmante famille... - Vous deviez m'avertir !

J'ai tenté de vous téléphoner plusieurs fois.

Je n'ai pas bougé de la journée.

Mme Curtis écrit des contes pour enfants,

et M. Curtis jouit d'une bonne réputation au sein des clubs musicaux.

Il est pianiste et compositeur.

Il dirigera un de ses opéras au festival de Blenheim.

Vous allez bien ?

Je vais chercher les clefs.

Des maisons comme celle-ci, on n'en fait plus.

Je vais allumer.

Une vaste salle à manger et un office attenant à la cuisine.

La salle de musique ouvre sur le grand salon. Suivez-moi.

C'est plus joyeux comme ça.

On mange bientôt ?

Mais tu as mangé il y a seulement une heure !

Quand vous m'avez parlé d'opéra, je m'attendais à de la vraie musique !

J'ai un très bon doigté, la nuit tombée.

Allons voir à l'étage, Jan.

Je veux cette chambre. Elle est classe !

On voit le bois par la fenêtre !

Vous vous êtes coupée ?

Ce n'est rien.

J'ai cru...

J'ai cru voir quelque chose bouger dans le bois.

Quel genre de fille êtes-vous ?

Ce n'est pas une question facile... Une fille normale, je dirais.

Êtes-vous aventurière ?

Gentille ?

Êtes-vous gentille ?

J'essaie... Oui.

Sensible ?

Vous pressentez les choses ?

Mon mari aimerait s'entretenir avec vous des détails de la location.

Enfin, si vous nous acceptez dans votre maison.

Je veux bien essayer.

Elle est sympa, cette chambre.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Je ne sais pas.

Que t'est-il arrivé ?

- Je me suis coupée avec la fenêtre. - Laisse-moi voir.

- Maman ? - Oui, ma chérie ?

- On va en voir d'autres ? - Quoi ?

Cette maison est parfaite, et le prix très correct.

- Qu'est-ce qui ne te plaît pas ? - Je ne sais pas.

L'atmosphère, je dirais.

Tout à l'heure, dans le bois... J'ai eu une drôle de sensation...

comme si on m'observait.

En plus Mme Aylwood et cette maison...

Tu sais, les vieilles personnes sont parfois un peu étranges.

Quelque chose d'horrible est arrivé ici.

Je le sens.

Quelque chose d'horrible...

Dis donc, elle fait peur, cette Mme Aylwood.

C'est réconfortant de savoir que "nous convenons."

Je crois que ton charme a fait fondre ce vieil iceberg.

- Je crois que c'est plutôt votre fille. - Moi ?

Non. Pas toi, ma chérie.

- Elle avait une fille de votre âge. - "Avait" ?

Elle a disparu voilà des années.

Peut-être lui ressemblez-vous un peu.

- Comment a-t-elle disparu ? - Je ne connais pas tous les détails...

Je sais juste qu'elle a... disparu.

Dans des circonstances assez tragiques, je crois.

Elle va rester.

C'est bien ce que tu voulais ?

Voyons voir... La lampe d'étude avec le reste de mon bureau.

Le miroir va dans le salon.

- Oh non, Jan. - Je ne sais pas ce qui s'est passé.

Je ne l'ai même pas touché !

Je ne me suis pas vue dans le miroir. Je n'avais pas de reflet.

- Quoi ? - Je n'étais pas dans le miroir.

Et puis, j'ai vu...

J'ai vu le reflet de quelqu'un d'autre.

Tu connais l'âge de ce miroir ?

Il y a toujours de la casse dans les déménagements.

Sept ans de malheur !

C'est faux. J'ai cassé un miroir le jour de notre rencontre.

Alors je ne suis pas sûre que ce soit si faux que ça !

C'est bon, papa. Je m'en occupe.

Fais attention.

- T'as peur d'un rien, toi ! - Sale gosse.

Fais attention. C'est le plus effrayant de mes masques !

J'aimerais le remettre un de ces jours pour te faire peur.

- Dehors ! - Tu n'as pas de sens de l'humour.

Qu'est ce qui se passe ici ? Tu devrais être couchée.

Cette chose m'a attaquée.

Même les monstres doivent se reposer. Fais-moi un bisou.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

- Fais de beaux rêves. - Toi aussi.

Tu peux éteindre ? J'ai fini de lire.

La porte.

..Doit ouvrir... porte.

..Doit ouvrir porte.

Ellie, réveille-toi. C'est fini.

Réveille-toi. C'était un rêve.

Tu parlais dans ton sommeil. C'est fini.

Je n'ai pas parlé. C'est toi.

Non. Je n'ai pas parlé.

Tu es seule avec moi. Qui d'autre aurait parlé ?

Jan, je peux dormir avec toi ?

Comme ça, si on parle toutes les deux, on ne se réveillera pas. C'est logique ?

Non, mais je viens quand même.

J'emmène Oliver. Il veillera sur nous.

Un éléphant, ça ne dort jamais.

Mike, tu avais raison.

Elle est venue à moi... Mieux vaut ne pas la rejeter.

Elle est sortie du lot. Elle est courageuse, pas vrai ?

- Comment tu vas l'appeler ? - Je ne sais pas encore. Je vais réfléchir.

Elle est spéciale, alors il faut un nom spécial.

Tu connais bien Mme Aylwood ?

Personne ne la connaît vraiment. C'est une femme très fermée.

La femme de l'agence nous a dit qu'elle avait perdu sa fille.

Vraiment ? J'ignorais jusqu'à son existence !

Qu'as-tu écrit ?

- Le nom du chien: Nerak. - Ça veut dire quoi ?

Tu dois bien le savoir, c'est toi qui me l'as soufflé.

- Je parlais avec Mike. - En tout cas, je ne l'ai pas inventé.

C'est la première fois que tu écris comme ça.

- Mike vous dépannera en tout. - C'est merveilleux.

Quand je travaille, je n'arrive pas à me décoller de ma machine.

Il vous fera les courses aussi. C'est un brave garçon, Mike.

Un vrai soutien depuis la mort de son père.

J'aurais voulu qu'il continue la fac, mais...

Madame Fleming ? Qu'y a-t-il ?

Rien. Je viens de me rappeler que j'ai un plat sur le feu.

Excusez-moi.

Regarde comme elle est mignonne !

Elle s'appelle Nerak.

On ne connaît pourtant aucune Karen.

Ça ne me regarde pas, mais...

- si tu veux en parler... - C'est quand tu veux, Jan.

Je ne peux pas. Pas maintenant, en tout cas.

Karen.

Allez, viens, Nerak.

Viens ici, Nerak.

Au revoir.

Ellie, tu m'entends ?

Ellie, s'il te plaît.

Ellie, pourquoi tu ne m'as pas répondu ?

Je ne t'ai pas entendu. C'est pas gentil de me faire peur comme ça !

- Mais j'ai crié comme une folle. - Je n'ai rien entendu !

- J'avais dit: "Pas dans le bois." - Je sais, mais Nerak s'est enfuie.

Si je ne l'avais pas rattrapée, elle se serait perdue.

C'est mignon, comme endroit.

Oui.

Oui, c'est vrai.

Quelle belle chanson !

- Quelle chanson ? - Celle que tu fredonnais.

Je n'ai rien fredonné du tout.

Nerak !

- Tu as vu ça ? - Vu quoi ?

Tout ce que je vois, c'est la langue de ce monstre !

- Nous devons rentrer. - Dis plutôt ça à Nerak.

- Tout de suite ! - Reviens ici, petit nabot !

- Arrêtez. Donnez-moi ça. - Va-t'en !

- Vous allez la noyer. - Pousse-toi !

- Arrêtez ! - Laisse-moi faire.

Elle devait faire ça,

te pousser vers le fond pour te dégager des branches.

Elle t'a sauvé la vie.

J'ai cru qu'elle allait te noyer.

Va chercher des vêtements secs pour ta sœur.

Oui, madame. Tu viens, Nerak ?

Sèche tes cheveux, ou tu vas attraper froid.

Madame Aylwood, je ne sais comment vous remercier.

C'est quoi, ce nom ?

Nerak ?

Ellie l'a inventé.

C'est "Karen" à l'envers.

Qu'y a-t-il ? Ça ne va pas ?

C'était le nom de ma fille.

Mme Thayer nous a raconté pour votre fille. Je suis désolée.

Bois cette tasse.

Est-ce que Karen avait un problème aux yeux ?

Pourquoi cette question ?

On lui avait bandé les yeux, la nuit de sa disparition ?

Comment es-tu au courant de ça ?

Vous m'avez demandé si je pressentais les choses ?

J'ai senti quelque chose.

Et Ellie a entendu des voix.

C'est comme si on nous observait.

Le jour de notre arrivée, j'ai vu quelque chose.

Quoi ?

Un reflet dans un miroir.

Une fille de mon âge, avec de longs cheveux blonds.

Elle avait un bandeau sur les yeux.

Tu l'as vue ?

Je n'en suis pas certaine.

Vous voulez bien me raconter ce qui est arrivé ?

Comment a-t-elle disparu ?

Mon mari est mort pendant la guerre.

Karen était tout pour moi.

Elle allait avoir 17 ans.

J'ai veillé tard, pour emballer ses cadeaux.

Karen avait quitté sa chambre.

Elle était si attentionnée,

je ne pouvais pas croire qu'elle soit sortie sans m'en avertir.

Je me suis souvenu de l'éclipse qui allait avoir lieu.

Elle avait dû sortir l'observer près de la mare.

Karen.

Où es-tu ?

Mary. John.

Tom Colley.

Ils ont fouillé les ruines, mais aucune trace de Karen.

Pas l'ombre d'une trace.

Et les autres ne savent pas ce qui est arrivé ?

Pourquoi avait-elle les yeux bandés ?

Ça faisait partie du jeu, apparemment.

Ils se donnaient rendez-vous dans la chapelle.

Il se passe des choses là-bas, quelquefois.

Parfois, j'entends une voix qui murmure dans le vent.

Madame Aylwood, que lui est-il arrivé, d'après vous ?

Je pense qu'elle est toujours là-bas.

- C'est n'importe quoi. - J'étais sûre, pour le fantôme !

Tant qu'il n'entre pas dans cette maison, il ne me dérange pas.

Je savais qu'elle était bizarre, mais ça devient ridicule.

J'ai vraiment vu quelque chose près de la mare, d'où ma chute.

Nous lui sommes reconnaissants de t'avoir secourue,

mais je refuse qu'elle t'emplisse la tête d'histoires à dormir debout.

Excusez-moi.

À tout à l'heure, je vais regarder Mike.

- Elle est un peu calmée. - Elle avait besoin de ça.

Ça va lui faire du bien: Le chevalier blanc sur sa moto !

- Combien de sandwiches par personne ? - Quatre pour moi. Un pour toi.

- Allez ! - Mike Fleming est quatrième.

Allez, Mike !

Salut, tout le monde.

Mange avant que ta sœur ne prenne tout.

Ellie, rapprochons-nous.

Faites attention, les filles.

- Le voilà. - C'est Mike !

Jan. Viens vite !

Qu'y a-t-il ?

Vite !

Jan, vite !

Tu as vu ça ?

- Tu voulais quoi ? - Moi ? Rien. C'est Nerak.

- C'est une chance que tu aies bougé. - Ce n'est pas de la chance.

- Comment ça ? - Rien. Laisse tomber.

Ça a été une semaine assez mouvementée.

Tu veux en parler ?

Mme Aylwood m'a parlé de sa fille, Karen, disparue il y a des années.

Elle avait à peu près mon âge, et on ne l'a jamais revue.

S'il s'agit d'un meurtre, ça expliquerait pourquoi elle hante le bois.

Mme Aylwood a dit qu'il y avait trois autres jeunes, lors de sa disparition.

John Keller, et un certain Tom... Collier, peut-être ?

Tom Colley. C'est une espèce d'hermite. Il vit dans une cabane, dans le bois.

Il y avait une fille aussi.

Mary Pierce.

C'était le nom de jeune fille de ma mère !

C'était il y a bien longtemps. Mieux vaut oublier ça.

- Pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ? - C'était bien avant ta naissance.

Ton père disait: "Vis le présent. Oublie le passé."

Ce bois t'a toujours perturbée.

Tu ne t'en approches jamais, même pour arriver plus vite au village.

Et passer sur ce pont tout branlant ? Non merci.

Maman, qu'est-il vraiment arrivé à Karen Aylwood ?

Je pense qu'elle a fugué.

Je ne sais pas pourquoi, mais c'est la seule explication plausible.

Vous faisiez quoi, tous les quatre ?

On faisait juste les fous.

C'était l'idée de John Keller.

Ce n'était qu'un jeu.

Un orage d'été a éclaté tout à coup.

Un éclair a frappé le clocher,

et la chapelle s'est embrasée.

On s'est précipités dehors.

Enfin, trois d'entre nous.

Je n'y suis jamais retournée.

Papa m'a fabriqué ça pour l'éclipse de samedi.

- Je sais comment les faire. - Plus tard. Mike ne va pas tarder.

Super. Je vais me préparer.

- Maman est prête dans une minute. - Ça veut dire dix minutes !

- J'aimerais que tu restes. - Moi aussi.

Mais je mettrais sur la touche mes chanteurs, danseurs et musiciens.

Jan, je serai rentrée pour le dîner.

Tu peux ramener du beurre de cacahuètes ?

- Avec des morceaux ou sans ? - Sans.

- Avec ! - Les deux.

Je m'en occupe. Amusez-vous bien.

À plus tard.

Pas mal. Pourquoi tu ne partirais pas en éclaireuse effrayer les Indiens ?

Tu veux que je parte pour vous laisser seuls, pas vrai ?

À plus.

En avant, Boule de Neige.

J'ai essayé de parler de Karen à ma mère.

Elle a été très évasive. Elle n'a pas voulu en discuter.

Allez, on se dépêche !

Passons par le bois.

- Non, Mike. Je ne préférerais pas. - Allez.

Mike, au secours.

À l'aide.

- Arrête-toi, Boule de Neige. - Accroche-toi !

Stop, Cacao. Au secours.

Aidez-moi.

Arrête-toi, Cacao.

Cacao !

Il y a quelqu'un ?

Il n'y a personne ?

- Ça va ? - Cet homme...

C'était Tom Colley. Il t'a fait mal ?

Je viens de revoir le visage de Karen.

Dans un cercueil de la chapelle.

C'était ton reflet.

C'est impossible. Je me tenais là-bas.

C'était Karen. Son image.

Elle était allongée dans ce cercueil, comme morte.

- Ce n'est pas un hasard. - Ton cheval s'est emballé.

Il aurait pu partir n'importe où.

Il s'est emballé parce que quelque chose l'a effrayé dans le bois.

Ce n'est pas la peine de t'imaginer...

Pourquoi les vitraux sont cassés ?

C'est à cause du vent.

Il s'est engouffré dans la chapelle.

Mais il n'y a pas de vent dehors !

Deux disques qui se chevauchent...

Qu'est-ce que cela signifie ?

- On peut s'en aller, Jan ? - Bien sûr.

Viens, Jan.

J'ai vu une espèce de triangle sur le cercueil.

C'est le même triangle que celui de ma fenêtre.

Ces disques... Ils doivent avoir une signification.

Il y avait un cercle près de la mare, aussi.

C'était bizarre.

Je l'ai vue, monsieur Keller. Dieu m'en soit témoin, c'était bien elle.

- Elle était dans la chapelle... - Vous étiez saoul.

Pas du tout.

C'était elle, je vous dis.

Elle s'est dirigée directement vers le cercueil et a regardé à l'intérieur.

C'est impossible.

Écoutez...

Le tonnerre...

Il y avait un orage aussi, le soir où...

Je vous ai demandé de ne jamais reparler de ça.

C'était il y a longtemps,

mais quand on la voit, on dirait que c'était hier.

- Comment est-ce possible ? - Reprenez-vous.

Ça fait presque 30 ans.

Nous avons tous vieilli. Nous ne sommes plus les mêmes.

Alors qui ai-je vu ?

Est-elle revenue des morts pour se venger de nous ?

Était-ce le fantôme de Karen ?

Ça marche à chaque fois.

On aurait dû venir avec Ellie, ça aurait peut-être calmé son estomac !

- Tu en as mis, du temps ! - Mike, je l'ai encore vue.

- De quoi tu parles ? - Dans les glaces déformantes !

Elle essayait de s'enfuir.

Elle m'a suppliée de l'aider.

Elle est prisonnière et a besoin de mon aide.

- Arrête, Jan. - Tout ça a un sens. J'en suis persuadée.

- Tu es folle ! - Je dois faire quelque chose pour elle,

comprendre ce qui s'est passé la nuit de sa disparition.

- Oui, c'est ça. - Mais comment ?

Je ne sais pas encore, mais je dois essayer de savoir ce qui s'est passé.

Arrête !

Vous ne savez pas lire ? C'est une propriété privée.

Monsieur Keller, je voulais vous parler.

C'est à propos de Karen Aylwood.

- Quoi, Karen Aylwood ? - Elle a besoin d'aide.

- Comment le savez-vous ? - Je l'ai vue.

- Où ça ? - Dans des miroirs.

Des miroirs...

Vous vous prenez pour Karen ?

Non.

C'était son reflet.

Pourquoi lui avait-on bandé les yeux ?

Je dois comprendre ce qui est arrivé. C'est important.

Et pourquoi ça ? Vous êtes une étrangère. Cela ne vous regarde pas.

Vous ne comprenez pas... Elle a besoin de mon aide.

- Elle est emprisonnée... - C'est assez !

Je n'ai pas de temps à perdre à écouter vos divagations fantastiques.

Cette tragédie nous a tous perturbés, nous a tous changés.

- Il vaut mieux tout oublier. - Et vous y êtes arrivé ?

- Partez ! - Monsieur Keller, s'il vous plaît.

J'ai dit: "Partez !"

Tom Colley ?

S'il vous plaît, ne vous énervez pas. Je ne voulais pas entrer comme ça.

J'ai appelé, mais personne n'a répondu.

- Tu n'es pas un fantôme. - Je suis la fille de la chapelle.

Tu n'es pas Karen, revenue pour se venger.

Pourquoi ferait-elle ça ?

Je ne peux rien dire.

M. Keller... Il a dit de ne pas en parler.

Une saleté de braconnier l'a blessé à la patte, mais je vais arranger ça.

Comme pour toi.

Tu vas mieux, maintenant.

Eux ont eu moins de chance...

Quand je les retrouve morts, je les enterre.

Tom.

Karen était morte quand vous l'avez retrouvée ?

Je ne l'ai jamais retrouvée. J'ai eu beau chercher...

Tiens.

Prends-le.

Il ne te fera pas de mal. Ils sentent quand on veut les aider.

Karen a besoin de votre aide, Tom.

De moi ?

Oui, de vous.

Mais elle a disparu.

Si vous la saviez piégée quelque part...

C'est horrible, les pièges.

Ça fait mal.

Vous la délivreriez, n'est-ce pas ?

- Si j'arrivais à la retrouver. - Pas besoin, Tom.

Dites-moi juste ce qui s'est passé dans cette chapelle.

Pourquoi lui avoir bandé les yeux ?

Qu'avez-vous fait exactement avec Mary Pierce et John Keller ?

M. Keller a dit de ne pas en parler.

Mary Pierce a parlé d'un jeu...

- Elle a dit ça ? - Oui, Tom.

Quel genre de jeu ?

On formait une ronde, en se donnant la main.

Ça ne devait pas faire de mal à Karen.

J'aimais Karen.

Je ne lui aurais jamais fait de mal.

Nous étions trois.

Mary et moi étions arrivés à notre lieu de rendez-vous secret: La chapelle.

On avait bandé les yeux de Karen,

comme nous l'avait demandé John Keller.

C'est parce que c'était la nouvelle.

John Keller nous attendait à l'intérieur.

Nous allons voir si tu es digne d'appartenir à notre société secrète.

Nous ne sommes que trois.

Trois à avoir réussi cette épreuve de courage.

Nombreux sont ceux qui ont échoué.

Une fois nos mains réunies, plus aucune peur, aucune parole.

Tu ne dois pas retirer le bandeau.

Tu ne dois pas bouger d'un pouce.

Ne brise pas cette chaîne de l'amitié que nous allons former autour de toi.

Qu'importe ce qui arrivera, ce que tu entendras, tu suivras notre code

et évacueras toute pensée de ton esprit.

Tu as bien compris ? Formons une ronde.

Concentrons-nous.

Mary Pierce, Tom Colley, et moi: John Keller,

te considérons, Karen Aylwood, comme ne faisant plus qu'une avec nous.

Nous posons maintenant la question: En es-tu digne ?

Elle avait disparu.

Quand la cloche est tombée, elle n'était plus là.

- Vous êtes sûr ? - Je l'ai vu de mes yeux.

"Où est-elle passée ?", on s'est demandé, mais il n'y avait pas d'autre issue.

On l'a cherchée dans tous les coins, mais sans jamais la retrouver.

Elle était gentille avec moi.

Si gentille.

Elle était mon amie.

- Où as-tu appris cette chanson ? - C'est Jan.

Elle la fredonnait le jour où elle est tombée dans la mare.

Suis-moi, mon enfant.

Je voudrais te montrer quelque chose. Je pense que ça te plaira.

- Maman ne veut pas que je vous ennuie. - Tu ne m'ennuies pas.

J'allais me préparer un thé et des biscuits.

Ceci appartenait à ma fille.

Le cadeau de son cinquième anniversaire. Elle l'adorait.

Elle l'écoutait chaque soir, avant de s'endormir.

C'est la même chanson que celle que tu fredonnais.

Écoute.

Ta sœur m'a dit que tu entendais d'autres voix,

qui te commandent de faire des choses.

C'étaient des rêves.

Pas pour le nom de Nerak.

C'est elle qui m'a dit son nom.

Mon enfant, écoute bien cette musique.

Peut-être vas-tu entendre cette voix...

Hé, Jan. Regarde comme elle est jolie, cette boîte à musique.

Une minute, Ellie. Je dois d'abord parler à Mme Aylwood.

Je viens de voir Tom Colley.

Il a parlé d'une sorte de rite d'initiation

et d'un éclair aveuglant, comme celui que vous avez décrit.

Mais quand la cloche est tombée, Karen avait déjà disparu.

- Il n'y avait aucune autre issue. - C'est ce que Tom a dit aussi.

La cloche est tombée, mais elle avait déjà disparu.

..Doit aider Karen.

Doit aider.

Non.

Nous devons l'écouter.

Comment aider Karen ?

Porte.

- Doit ouvrir porte. - Quelle porte ? Où ça ?

La chapelle. Bientôt. Très bientôt.

Aider Karen très vite.

Karen, ma chérie, dis-nous comment.

Non ! Pas Karen. Mais doit aider.

Si vous n'êtes pas Karen, qui êtes-vous ?

Dis-moi comment t'aider, Karen.

Non ! Pas Karen.

Idiote !

- Qui êtes-vous ? - Ellie. Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

Ce n'est pas nous.

Je ne voulais pas lui faire de mal. Je l'aime.

Maman...

C'est fini, mon bébé. Ça va aller, maintenant.

Je vous emmène loin d'ici, toutes les deux. Ce soir.

Non ! Lmpossible.

Pas maintenant, maman.

Il ne s'agit pas de Karen. Tu comprends ?

C'est quelqu'un d'autre !

Prépare tes affaires. Nous partons sur-le-champ.

- Que se passe-t-il ? - Je ne sais pas. Plus de batterie.

- Elle veut nous arrêter ! - Personne ne veut nous arrêter.

- Nous devons faire demi-tour. - Ne sois pas ridicule.

Si on y retourne, ça va recommencer.

Jan, arrête.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? - Nous devons quitter ce pont !

Allez, sortez !

On arrête de paniquer. Rends-moi les clefs.

Non.

Désolée de vous avoir énervé.

Vous n'êtes pas Karen. Je le sais.

Je ne sais pas qui vous êtes, mais épargnez ma petite sœur !

- Arrête, maintenant. - Maman, je ne peux pas.

Je ne peux pas m'arrêter. Je dois faire quelque chose.

Si je ne le fais pas, Ellie et moi serons possédées à jamais.

Cette chose refuse de me dire ce qu'elle veut.

Ça suffit, maintenant !

Maman, j'ai peur.

Quelle que soit cette chose, je refuse qu'elle vous utilise.

Pas Karen.

Dépêchons-nous !

FAIRE ENCORE DEMAIN

C'est presque trop tard.

- C'est très rare. - Qu'est-ce qui est très rare ?

Ellie, qu'est-ce que tu as voulu dire ?

Je ne sais pas, Jan.

Je ne me souviens pas.

"Faire encore demain."

Faire quoi ?

Je ne sais pas.

J'ai peur.

Viens.

Maman m'a dit de ne pas te réveiller. Tu as vu mes lunettes pour l'éclipse ?

Non.

Papa dit qu'il ne faut pas regarder directement, ou on devient aveugle.

J'espère qu'il reviendra à temps pour l'éclipse.

- Papa va venir ? - Maman l'a appelé.

Aide-moi à les retrouver. C'est presque trop tard.

Presque trop tard.

Ah, les voilà.

C'est bizarre, j'avais déjà regardé là-dedans.

Je te les prêterai. C'est très rare, tu sais.

C'est très rare.

- Qu'est-ce qui est très rare ? - Je te l'ai dit: L'éclipse.

Les éclipses de lune sont assez communes

mais pas les éclipses de soleil.

- À quelle heure commence-t-elle ? - 12h30.

Mike a réussi à faire des éléphants, et moi, une simple ronde !

On formait une ronde, en se donnant la main.

Qu'y a-t-il ?

Rien. Dis à maman que je retourne me coucher.

- Mike, tu dois m'aider. - Jan ! Que se passe-t-il ?

J'ai compris la signification des disques.

Ils se chevauchent, comme dans une éclipse.

- Et il y a une éclipse du soleil prévue. - Exactement.

Le cercle sur la mare, c'est une ronde. Je n'ai pas le temps de t'expliquer.

M. Keller, Tom Colley et ta mère doivent se rendre à la chapelle, maintenant !

Tu dois m'aider. Prétexte n'importe quoi.

Dis-lui que c'est une question de vie ou de mort.

Où vas-tu ?

À la chapelle, avec John Keller, Tom Colley et Mary Fleming.

Je veux qu'ils reprennent leur cérémonie, et qu'ils forment une ronde,

comme dans une séance de spiritisme, quand les objets bougent.

Je crois que c'est ce qui est arrivé. Si on reprend la séance...

Surtout pas ! Ce qui lui est arrivé pourrait t'arriver.

Madame Aylwood, je dois le faire.

Sinon, cette chose qui nous poursuit, Ellie et moi, ne nous laissera pas en paix.

Que Dieu t'accompagne, mon enfant.

- Karen Aylwood est morte ! - Comment pouvez-vous dire ça ?

Je la connaissais. Elle n'aurait pas fait souffrir sa mère ainsi.

La souffrance, c'est l'ignorance.

Nous avons une chance de savoir ce qui s'est passé,

comment elle a disparu sous la cloche,

ou comment elle est morte, si c'est le cas.

Je vous l'ai déjà dit: Cela ne vous regarde pas !

Monsieur Keller, c'était votre idée, n'est-ce pas ?

La société secrète ? Le rite d'initiation ?

Vous ne voulez pas connaître la vérité ?

Pourquoi bouleverser nos vies et rouvrir nos blessures ?

Elles n'ont jamais cicatrisé, n'est-ce pas ?

Et c'est pour cette raison que vous êtes resté reclus ici !

Prisonnier de votre culpabilité !

Monsieur Keller, je manque de temps.

Mais vous le devez à Karen et à vous-même. Ça peut marcher !

- Ils devraient être là. - Ils ne viendront pas.

Ils ne remettront pas les pieds ici.

Mais si. Ils sont là !

Nerak, regarde.

Nerak, reviens ici.

Reviens !

- Je ne peux pas. - Vous devez le faire.

On n'a pas de temps à perdre à discuter.

Peut-être que ça ne marchera pas, mais nous devons essayer.

Vous devez refaire la cérémonie.

Karen a disparu pendant une éclipse il y a 30 ans.

Comme aujourd'hui. C'est peut-être notre chance de la ramener.

Nerak.

Jan, non. Quand Karen l'a fait, ça n'a pas marché,

et elle a disparu à jamais.

La chaîne ne sera pas brisée, cette fois.

On s'est déjà enfui une fois, et on le regrette encore aujourd'hui.

- On ne doit pas fuir. - Le bandeau. Vite !

Monsieur Keller, je dois savoir ce que vous avez dit et fait cette nuit-là.

J'ai dit à Karen...

Adressez-vous à moi. Je suis Karen.

- À moi. - Très bien.

Une fois nos mains réunies, plus aucune peur, aucune parole.

Tu ne dois pas retirer le bandeau. Tu ne dois pas bouger d'un pouce.

Ne brise pas cette chaîne de l'amitié que nous allons former autour de toi.

- Sauf s'il lui arrive quelque chose. - Ça suffit. Recule !

Nous te considérons, Karen Aylwood, comme ne faisant plus qu'une avec nous.

Nous posons maintenant la question: En es-tu digne ?

Écoutez tous. Prêt à repartir.

Je suis piégé sur votre planète. Karen est dans ma dimension.

Nous avons échangé nos places, par erreur.

Le champ magnétique de l'éclipse a fait basculer nos positions.

Allons échanger à nouveau.

C'est presque l'heure.

Ellie.

Je dois rentrer chez moi.

Où ça, chez vous ?

Où est Karen ?

Continuez...

Mon pouvoir émane de vous.

Les trois réunis, quand la nuit devient jour.

- L'éclipse. - Il est l'heure. Vite.

Reprenez la cérémonie, monsieur Keller.

Nous devons être en phase avec l'éclipse.

Allez !

Ne brise pas cette chaîne que nous allons former autour de toi,

notre chaîne de l'amitié.

Nos mains sont réunies.

Nous en appelons aux grands pouvoirs de l'Univers, qu'il nous donne...

C'est notre seule chance, ne brisez pas la chaîne.

Ta main, donne-la-moi !

Dois rentrer chez moi.

Temps écoulé.

Vite.

Où est Karen ?

Karen était sur mon passage.

Erreur.

Échange par erreur.

Erreur. Nous avons échangé nos places.

Karen est dans ma dimension.

Piégée et en attente.

Processus doit être inversé.

Concentration.

Échanger nos places à nouveau.

Doit revenir.

Maintenant.

Après, trop tard.

Maintenant.

- Elle reprend sa place ! - Jan, saute ! Tu es sur son passage !

Je ne peux pas !

Saute !

Brisez la chaîne !

C'est Karen.

On l'a ramenée.

Tu es revenue.

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