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ESPAGNE - 1492
- Sois prudent. - Promis, je ne le blesserai pas.
Satan est parmi nous.
Toutes paroles, pens�es ou p�ch�s, qu'importe l'�ge,
doivent �tre confess�es et punies.
Don Alfonso D'Alba Molina.
La Sainte Inquisition vous d�clare coupable d'h�r�sie.
Vous et vos descendants devez �tre punis par le sang.
Don Alfonso D'Alba Molina.
Par la tache d'impuret� de votre sang.
Tous vos biens et ceux de vos h�ritiers
deviennent la propri�t� de l'�glise.
Voleur !
Vous �tes condamn� � vingt coups de fouet.
Joli coup, Ma�tre Mendoza.
Vingt !
Vous voyez la largeur du front ? Un Juif, � coup s�r.
Le Pape en entendra parler !
Le Pape se trouve � Rome.
Les cendres aux cendres.
La poussi�re � la poussi�re.
L'homme ne reste que bri�vement sur Terre.
Mais son �me demeure au paradis.
Ou alors dans le puits de l'enfer.
Antonio !
- Le pain va br�ler. - Qu'il br�le !
Nous avons toute la vie pour nous aimer. Le pain br�le maintenant.
Prie pour qu'on vende tout ce pain.
Je prie pour les �mes de ceux qui ont souffert aujourd'hui.
Tu ne dois pas souffrir pour autant.
Je les ai vus, battus et br�l�s.
Je ressens leurs souffrances, comme si c'�tait moi.
- Ces pauvres gens... - Des h�r�tiques.
D'apr�s l'Inquisition, ils doivent �tre punis.
L'�glise dit aussi que Dieu est mis�ricordieux.
Comme si l'�glise pouvait se le permettre !
Nous avons des dettes.
Nous devons vendre ce pain � l'autodaf�.
Je pensais que tu �tais contre l'autodaf� !
Tout Tol�de sera pr�sent.
Nous avons besoin d'argent.
Viande fra�che, achetez ma viande fra�che.
Achetez ma viande, madame. Regardez !
Vielle garce !
Antonio, partons.
Partir ? On est en train de tout vendre !
Les gens se rendent � l'autodaf�.
On se fait de l'argent sur la souffrance des autres.
- Une miche, s'il vous pla�t. - Merci, madame.
Pardon.
- L�ve-toi ! - Le pain !
Partons avant qu'il ne soit trop tard.
Aide-moi !
Tout va bien, on est saufs.
Partons.
Les conseillers de la Sainte Inquisition d'Espagne
pr�sentent � Don Carlos de Leonille,
le Capitaine de la Garde Civile.
Le ch�timent de cette h�r�tique confess�e.
La comtesse D'Alba Molina.
- O� est-ce que vous allez ? - Chez nous !
- Vous �tes des h�r�tiques ? - Non !
Alors pourquoi vous partez ?
Soyez t�moins des travaux de la Sainte Inquisition.
En arri�re !
Nous nous en remettons � vous.
Au nom du P�re, du Fils, et du Saint-Esprit.
Ayez piti� d'elle.
Que cette rivale de l'�glise soit condamn�e comme la loi l'exige.
Lou�e soit l'Inquisition.
Lou� soit le Grand Inquisiteur,
Fr�re Torquemada.
Ma�tre Bourreau.
Tuez-moi rapidement.
Par piti�. Ne me br�lez pas vive.
Ce sera bient�t fini.
Je ne peux plus le supporter. Il faut faire quelque chose.
On ne peut rien y faire.
Maman !
Maman !
Crains notre Seigneur ! Crains Sa col�re !
Il n'y a qu'une seule foi.
Qu'un seul Dieu. Qu'une seule �glise.
Tout le reste n'est que p�ch�.
Et le p�ch� sera puni.
- Ayez piti� ! - Fiche le camp, garce !
Il n'a rien fait !
Qui �tes-vous ?
Votre nom ?
Je vous en supplie.
On veut seulement vivre. Laissez-nous, je vous en prie.
Au nom du Christ, je vous en supplie.
Ayez piti� !
Arr�tez-la.
Pour quel motif ?
Sorcellerie.
Marquez-la !
Attendez, mon mari est bless�.
Ton mari est mort, sorci�re.
Deux jours ici, et tu l'auras oubli�.
Excusez-moi, monsieur. Je vous croyais mort.
- Qu'est-il arriv� � ma femme ? - La sorci�re ? On l'a arr�t�e.
Une sorci�re ?
O� l'ont-ils emmen�e ? O� est-elle ?
Entrez.
Fr�re Torquemada.
Ce boulanger insiste pour vous voir.
Pas aujourd'hui.
C'est � propos de ma femme. On l'a arr�t�e.
- La sorci�re ? - Ce n'est pas une sorci�re !
Je le jure. Je la connais depuis presque un an.
Qui �tes-vous ?
Je m'appelle Antonio Alvarez.
Je suis boulanger.
J'�tais cuisinier et soldat, pour l'arm�e du Roi Ferdinand.
Cela vous permet de savoir si, oui ou non, quelqu'un
manigance avec le diable ?
Non, monsieur.
Maria est comme un ange.
Satan l'�tait aussi.
Rentrez chez vous. Ayez foi en l'�glise.
Je vis avec ma femme.
Attention, boulanger. On pourrait y rem�dier.
Je vous en prie.
Maria adore l'�glise.
Elle aura un proc�s.
Tout le monde sait ce qui se passe pendant vos proc�s.
Vous les torturez.
Si elle est aussi vertueuse que vous le pr�tendez,
la torture le r�v�lera. Elle sera lib�r�e.
Je le jure. Ce n'est pas une sorci�re !
Attendez, je vous en prie. Vous devez m'�couter !
Elle vous a ensorcel�, vos propos n'ont aucune valeur.
Je vous en supplie. Parlez-lui.
Regardez-la !
Elle ne pourrait rien faire de mal. Elle est innocente !
L'Inquisition en d�cidera.
En avant, sorci�re.
D�shabillez-la.
R�sister, c'est se montrer coupable.
Je le jure par tous les saints. Je ne suis pas une sorci�re.
Commen�ons l'examen.
Que cherchons-nous exactement ?
Des charmes cach�s.
Des poisons.
Un troisi�me t�ton que Satan pourrait l�cher.
La moindre tache. Une marque de sorci�re, peut-�tre.
�a peut �tre aussi petit
qu'une t�te d'�pingle.
Pardonnez-moi, docteur.
Le mal pourrait �tre � l'int�rieur.
Si seulement.
Venez nous aider, Grand Inquisiteur.
Ce n'est pas une partie de plaisir, Dr Huesos.
Nous d�fendons l'�glise.
Bien s�r.
Ici !
- Il y a une marque. - Non !
- Elle n'y �tait pas. - Elle s'efface.
Elle utilise la sorcellerie.
Y a-t-il une marque, oui ou non ?
Si c'en est une, c'est la seule. Sinon, elle est parfaite.
Porte-t-elle la marque de Satan ?
Voyez vous-m�me.
Ils ont marqu� ta t�te.
Ils ont cherch� des marques, aussi ?
Ils ont pos� leurs mains r�pugnantes sur toi.
Il ne faut pas avoir honte.
J'ai honte pour eux.
Que des hommes puissent faire �a.
Tu es diff�rente.
Attends de voir ce dont ils sont vraiment capables.
J'ai ce qu'il faut.
Que faites-vous ?
�a arr�tera l'h�morragie.
C'est une superstition idiote de marquer la t�te.
Et �a ne marche m�me pas !
Regarde. Tu pourras toujours jeter des sors.
Vous �tes une sorci�re !
Mais pas toi, n'est-ce pas.
Pauvre petite.
Je ne vole pas sur un balai.
Et je ne baise pas la bite du diable.
Je suis une sage-femme.
Je fais pousser des plantes.
J'essaie de gu�rir les malades du mieux que je peux.
Et pour �a, ils veulent me br�ler !
Je suis d�sol�e.
Je m'appelle Esmeralda. Je ne voulais pas �tre brusque.
Quand ton front est tout rid� comme le mien,
ils s'imaginent qu'avec une formule impliquant des toiles d'araign�es,
tu as dix nichons, et une chatte avec des dents.
Entrez.
Oui, Sauveur.
Arr�te de m'appeler comme �a !
Pardonnez-moi.
Le Seigneur t'a sauv�, et t'a lib�r� de tes p�ch�s.
Je n'�tais pas digne.
Tu as fait p�nitence.
J'ai d� te crucifier.
La blessure est toujours fra�che, pour s'en souvenir.
Le Seigneur t'a sauv� !
Maintenant, tu dois me sauver.
D'accord.
Fouette-moi.
Je ne peux pas.
J'ordonne !
Je vous en prie, Sauveur.
Fais ce que je dis !
Par la gr�ce de Dieu.
Je jure par tous les Saints que je ne suis pas une sorci�re.
Lib�re-moi de mes pens�s.
Encore ?
Plus besoin.
C'est une sorci�re.
Vous pouvez me rendre un grand service.
Quoi ? Que voulez-vous ?
Faites-moi entrer dans le ch�teau.
Dans le ch�teau ? Elle est bonne, celle-l�.
Menez-moi au donjon o� se trouve la femme accus�e d'�tre une sorci�re.
Je sais pas. Je pourrais perdre mon boulot.
Ou finir moi-m�me dans le donjon.
Je te fais entrer. Mais apr�s, tu te d�brouilles.
Merci, l'ami.
Mets-toi dessous.
Et accroche-toi.
L'ami.
L'ami !
- Gomez. - Quoi ?
T'es partant ?
Pourquoi pas. Il faut que je regagne mon salaire.
Et toi, bourreau, �a te dit ?
Le jeu, c'est le sport du diable.
�a aide � apaiser les tensions.
Et l'ennui.
Les Romains jouent en crucifiant.
Au diable, les Romains.
Que le Pape les garde.
Il parait que le Pape
va nous envoyer un �v�que pour nous emp�cher de torturer.
Un cardinal.
Arr�ter la torture ? Comment on fera notre boulot ?
Fr�re Torquemada ne le permettra jamais.
Le Pape est le Pape.
Et Fr�re Torquemada est le Grand Inquisiteur d'Espagne.
Le Sauveur de la vraie religion.
Des Maures, des Pa�ens, et m�me des Juifs.
M�me lui ne pourrait pas sauver cette main.
J'en prends trois.
Je vous en prie. Apportez-moi de l'eau.
La ferme, l�-dedans.
Aidez-moi ! S'il vous pla�t, aidez-moi.
Qui �tes-vous ?
Que Dieu vous b�nisse.
J'ai pri� pour qu'ils ne te tuent pas.
Tu aurais s�rement pr�f�r� qu'ils le fassent.
L'ami...
- C'est lui. - Voleur !
Ordure !
Pr�t ?
Ce n'est pas le souhait de l'Inquisition.
Ils ont essay� de s'�vader.
Leurs �mes sont emprisonn�es par le p�ch�.
C'est notre devoir de les lib�rer.
Je reviendrai pour toi, Maria.
Je reviendrai !
Je vous dis qu'elle est innocente. Ce n'est pas une sorci�re.
Elle le sera une fois confess�e.
Vous l'avez entendu. Je vous tuerai.
C'est ce qu'on fait ici. On �coute les gens.
Bonjour, tout le monde.
D�sol�, je suis en retard.
Inutile d'en arriver l�.
Je suis pr�te � vous dire tout ce que vous voulez.
Les confessions ne sont tol�r�es que sous la torture.
Vous pourriez vous confesser uniquement pour �viter la torture.
�a ne serait pas une vraie confession.
Vous pouvez commencer.
Ma�tresse Esmeralda.
�tes-vous une sorci�re ?
Mendoza... Je vous en prie.
Oui.
Vous confessez les actes de sorcellerie dont vous �tes accus�e ?
Oui.
Citez ces actes sp�cifiques.
Je me souviens plus.
Je vous en prie. Dites-moi ce que j'ai fait.
Je n'arrive plus � penser.
Continuez.
Faites attention. Juste assez pour l'�touffer.
Arr�tez ! Laissez-la !
Pas une autre !
Bande de l�ches, vous l'avez tu�e !
Tu peux regarder.
Pour conna�tre ton sort.
Ferme ta bouche !
Arr�tez !
Docteur !
Ce n'est que la premi�re �tape.
Elle n'est l� que pour regarder.
Elle a vu.
Elle sera tortur�e � la seconde �tape demain.
Vous avez failli la noyer. Heureusement qu'elle vous a arr�t�s.
Elle m�rite une r�compense.
Je peux le faire arr�ter.
Vous devez promettre d'�tre reconnaissante.
Quoi ?
O� �tes-vous ?
La douleur la fait d�lirer.
Elle parle au diable. Pose la question !
Rejoins-moi.
�tes-vous une sorci�re ?
Maria. Rejoins-moi !
On est pas mieux ici ?
- Comment... - Ne regarde pas en bas.
- Comment je suis arriv�e l� ? - Tu as le don.
O� sommes-nous ?
Loin de la souffrance.
Il fallait que tu partes.
�a te tuait.
Ce n'est pas r�el.
C'est la r�alit�, si tu le souhaites.
�a l'est, si tu penses tr�s fort que c'est r�el.
Ensemble, on pourrait �tre assez fortes.
J'ai tant de choses � t'apprendre.
La terre.
- Je ne ressens pas la terre ! - Ne regarde pas en bas !
Lib�rez-la !
Que fait-elle l� ?
C'est Mendoza. Elle s'est �vanouie. Il a insist� qu'on lui pose la question.
J'ai essay� de l'avertir.
- Il a insist�. - J'ai essay� de lui expliquer.
Le prochain prisonnier qui meurt...
Le responsable
sera jug� ennemi de l'�glise.
Et sera tortur�.
Je vais moi-m�me prendre sa confession.
Torturez le mari.
La mort est certaine.
Seul le temps est incertain.
Je m'endors en sachant que cette menace peut surgir � tout moment.
Comme la menace de la vie.
Si Dieu pensait que j'avais tort, il m'abattrait.
Il peut le faire � n'importe qui, n'importe quand.
C'est pour �a qu'on a peur.
Mais Il nous donne la vie, parce qu'Il nous aime.
C'est Son pouvoir.
L'amour est plus fort que la peur.
Alors donnez-moi votre confession.
Que vous �tes une sorci�re.
Je pourrais peut-�tre vous �pargner.
Je ne suis pas une sorci�re.
Par le sang et la souffrance du Christ, je ne le suis pas !
Si vous ne voyez pas vos p�ch�s,
je dois vous les montrer.
Criez, et il meurt.
Je vous en prie, laissez-moi y aller.
Quand on l'aura sauv� de votre envo�tement.
Je vais me confesser.
Regardez.
Tu vas bient�t fumer, en hurlant comme un porc.
M�me la neige ne fondrait pas.
Va chercher le soufflet.
Si vous voulez me br�ler les fesses, il vous faudra un vrai feu.
Non, je n'ai pas besoin de docteur. Merci, je vais tr�s bien.
- Y a quelque chose qui cloche. - Je vais tr�s bien.
- Il est peut-�tre fou. - Ou alors, c'est la chaise.
On va br�ler le diable qui est en toi. Tu nous remercieras plus tard.
Il est peut-�tre innocent.
Va-t'en, Antonio !
Bon sang !
Le livre !
Qu'est-ce que tu fais ?
Maria, o� es-tu ?
Gardes !
Ici !
Laissez-la !
Arr�tez !
Sinon je le tue.
Tue-moi.
Envoie mon �me au paradis.
O� je pourrai �tre sublim� dans la gloire pour toujours.
Ensuite, mes gardes vous tueront, toi et ta femme.
Arri�re ! O� j'envoie son �me
l� o� elle doit aller.
Sois mis�ricordieux envers les serviteurs de l'�glise.
Et l'�glise sera compatissante.
Je ne te fais pas confiance.
Reculez ou il meurt.
Peu d'hommes ont l'opportunit� de choisir leur destin.
- Faites confiance en l'�glise. - �coute-le, Antonio.
C'est un meurtrier.
Fais ton choix, boulanger.
La mort, par la mort.
La gr�ce, par la gr�ce.
C'est un homme de Dieu. Il ne peut pas mentir.
Je le jure par tout les Saints.
Tu n'es pas un meurtrier. Je t'en prie !
Ramenez-les dans leur cellule.
Vous avez jur� !
En ce lieu, on vous soulage par la mort.
Menteur ! Blasph�mateur !
Grand Inquisiteur, un �missaire est arriv� de Rome.
Avec le sceau du Pape.
La montagne a rejoint Mohammed.
Comment pouvez-vous concevoir de causer
de telles souffrances ?
Certaines �mes se sont tellement �loign�es de Dieu
que la souffrance est la seule mani�re de les ramener.
La seule langue qu'elles comprennent.
De l'Amontillado.
- Vous ne m'accompagnez pas ? - Je ne bois pas.
Je suis Italien.
La gr�ce de Dieu est parmi nous.
Un autre, Votre �minence ?
Oui. Nous n'avons pas d'�quivalent � Rome.
On dit qu'il est aussi costaud qu'une mule en col�re.
Ou qu'une nonne dans un monast�re.
- �a vient de l'Inquisition ? - Cela appartient � l'�glise.
Un de nos nombreux tr�sors confisqu� au nom de nos travaux.
Impressionnant.
Mais Sa Saintet� n'est pas heureuse.
Elle veut mettre un terme aux autodaf�s.
Rome doit comprendre
que les ex�cutions publiques d�couragent le p�ch�.
Vous savez, mon P�re. Notre Seigneur...
Il veut que nous aimions notre prochain.
Certainement pas le br�ler.
Votre �minence. Quel meilleur amour
que de manifester la justice de Dieu ?
Le Pape veut aussi que l'Inquisition cesse les tortures.
Et d�clare une amnistie
envers les h�r�tiques et les sorci�res.
Rome ne vit pas en son temps.
Sa Saintet� se fait vieille. Elle manque de z�le.
C'est le Pape !
Et je suis l'Inquisition.
Sa Saintet� demande aussi...
Elle vous ordonne de m'accompagner � Rome pour une audience.
Je n'ai jamais �t� averti.
Je vous le transmets.
Votre �minence n'est jamais arriv�e.
Elle a eut un accident sur la route.
- Je porte le sceau du Pape ! - Sauveur, il est v�tu de rouge.
De la vanit� !
Il doit lib�rer l'�glise de toute vanit�.
- Non, j'ai le sceau du Pape ! - Il a le sceau du Pape !
Aidez-moi !
Que quelqu'un m'aide !
Non, je vous d�fends...
Que faites-vous ?
Ne faites pas �a !
Si terribles soient les tortures, les gens s'y habituent.
Avec le temps, elles perdent en terreur.
Je dois inventer de nouvelles tortures plus efficaces.
Pour combattre la peur en plein c�ur des p�cheurs.
Pour sauver leur �me.
Je dirai au Pape tout ce que vous voulez.
Je lui dirai que vous �tes d'accord. Il ne saura jamais.
Je vous en prie.
Pour l'amour de Dieu.
Oui. Pour l'amour de Dieu.
C'est d'une lenteur.
Mon P�re.
Je vais me confesser.
De tous les p�ch�s qui m'accusent.
Je suis une sorci�re.
Je jette des sorts. J'ai ensorcel� mon mari.
Vous m'avez ensorcel� ?
Quoi que j'aie fait, je le confesse.
Je suis la seule responsable.
Vous voulez sauver votre mari de la punition de l'Inquisition.
Quand je regarde dans vos yeux, j'ai envie aussi.
Vous m'avez jet� un sort ?
Je vous en prie, rel�chez-le.
Vous vous �tes confess�e.
� mon tour de me confesser.
Je vous aime.
Bien s�r.
Vous �tes un saint homme.
Vous aimez tous les p�cheurs.
Pas comme �a. Seulement vous.
Vous devez m'aider.
Je ne sais pas comment m'y prendre avec ce genre d'amour.
- Je suis mari�e. - Votre mari va mourir demain.
Au matin !
Je ferais n'importe quoi !
Laissez-le, je vous en prie.
Si je le lib�re,
vous ne le reverrez plus jamais.
Jamais.
Lib�rez-le, s'il vous pla�t.
Vous m'aimerez.
Si vous le laissez vivre.
Je le jure.
Venez vous allonger avec moi.
Allongez-vous ou il meurt.
Dieu, venez-moi en aide.
S'il vous pla�t...
S'il vous pla�t, mon Seigneur.
L'amour est plus fort que la peur.
C'est ce que vous disiez.
Je vous ai laiss�...
J'ai tout fait en �change de votre promesse.
Vous vendez votre corps pour une promesse ? Catin !
Laissez partir mon mari !
Vous m'avez jet� un sort.
Ce n'est pas de ma faute si vous ne pouvez pas aimer.
Vous �tes la seule � le savoir.
Cela pourrait remettre en cause l'Inquisition.
Et pervertir la volont� de Dieu.
Dieu, venez-moi en aide !
Dieu a parl�.
Il ne veut pas que je vous tue.
Mais je ne peux pas vous laisser partir.
Mon Seigneur, pardonnez ce que je m'appr�te � faire.
Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Arr�te ! Tu n'as pas besoin. N'essaie pas.
�coute-moi.
Tu n'as pas besoin de langue pour parler.
Tu peux parler avec ton esprit et ton c�ur.
Je vais t'emmener � la prairie o� nous sommes all�es.
Antonio t'aimera toujours.
Il t'aimera toujours. Mais tu dois vivre.
Si tu restes ici, tu vas mourir.
Ton corps est faible.
Mais toi, tu es forte.
Tu vas aller dans un endroit o� tu peux gu�rir.
Et apprendre � utiliser ton don.
Une fois revenue, tu seras r�tablie, et pleine de sagesse.
Tu seras pr�te.
Va...
Tu vas te reposer profond�ment.
Si loin d'ici...
que ta vie semblera perdue.
Ils te penseront morte, et te feront quitter le donjon.
Pour une tombe.
Tu seras parmi les morts.
Mais tu seras vivante.
Tu te r�veilleras.
Tu seras libre.
Adieu.
Gardes !
- La ferme, sorci�re ! - Ils en ont tu� une autre.
Les Saints Hommes de Tol�de ont assassin� une autre femme !
Bande d'idiots !
Pourquoi lui avoir coup� la langue ?
C'est pas nous ! On ne fait pas les langues.
Bien s�r que non.
Comment peuvent-elles se confesser sans langue ?
C'est s�rement lui.
Magnifique.
De quoi vous parlez ?
Elle est morte, et ce n'est pas notre faute !
"Le prochain prisonnier qui meurt, la personne responsable
"sera consid�r�e ennemie de l'�glise, et tortur�e."
Et aussi tu�e !
Qui va lui dire ?
Sortez-moi ce corps d'ici.
Il attire les rats. �a commence � puer.
- Sortez-le du ch�teau ! - Silence !
D�barrasse-toi du corps.
Je lui dirai.
Arr�tez !
Qui l'a tu�e ?
Francisco l'a trouv� morte.
Ce n'est pas moi. Mendoza...
Il a dit... Il m'a dit que...
- Que vous... - Fous !
Pourquoi je l'aurais tu�e ?
Elle �tait...
innocente.
Innocente ?
J'ai entendu sa confession.
Ce n'�tait pas une sorci�re.
On a rien fait.
C'est la sorci�re. Elle nous a ensorcel�s.
Elle br�lera ce soir.
Ce sera un sanctuaire.
Pour toi, Maria.
De la poudre � canon.
Chr�tiens de la sainte ville de Tol�de.
Ce soir, nous nous d�barrassons
de l'une des femmes les plus dangereuses
et mal�fiques. Ma�tresse Esmeralda.
Elle �tait sage-femme.
Il y a beaucoup d'enfants de Satan en ce monde.
Elle les a �chang�s avec des enfants chr�tiens.
Capitaine de la garde.
L'Inquisition d'Espagne, confie la sorci�re
Esmeralda � l'autorit� civile pour �tre punie.
Soyez mis�ricordieux envers elle.
Que cette infid�le
soit condamn�e selon la loi.
Et qu'elle soit ex�cut�e publiquement.
Lou�e soit l'Inquisition.
Lou� soit le Grand Inquisiteur,
Fr�re Torquemada.
D�sol� que vous n'ayez pu vous confesser convenablement.
On manquait de temps pour vous torturer.
Merci quand m�me.
Vous voulez une sorci�re ?
Je suis une sorci�re.
Et je vous condamne !
Je vous condamne.
� souffrir de la m�me mort que moi.
Rapprochez-vous !
Regardez bien votre propre mort !
Regardez !
Il ne faudrait pas tout rater.
Bourreau !
Je te condamne � mourir avec la flamme dans ta main.
Le juste pr�vaudra et le coupable sera puni !
Fr�re Torquemada. Esp�ce d'hypocrite !
Tyran !
Je te condamne � mourir par tes propres tortures.
Par la main de toutes les �mes innocentes
- que tu as tortur�es et tu�es. - Blasph�me !
Blasph�me !
Vous les avez tu�es !
Ces innocents.
En bon chr�tien...
Si je mens, que ma langue soit...
Seigneur, si Vous �coutez les pri�res des sorci�res.
Que Maria vive !
Sale sorci�re ! Br�le en enfer !
Regardez l'enfer !
Pardonne-moi.
Je t'aimais.
Je t'ai tu�e.
Pardonne-moi.
Boulanger.
J'ai d�cid� de ne pas vous tuer.
Vous ne pouvez plus me torturer.
�a n'a plus d'importance. Je m'en fous !
Regardez en haut.
Tranchant comme un rasoir.
Le meilleur
acier de Tol�de.
Je vais baptiser mon nouveau dispositif
avec votre sang.
Aide-moi.
O� est ma femme ?
Morte.
Menteur !
Morte et enterr�e.
C'est ce qui vous attend.
Stupides rats ! Pas mon visage, les cordes !
Sauveur.
Que fais-tu l� ?
Tu n'as pas des h�r�tiques � torturer ?
J'ai tortur� la femme du boulanger alors qu'elle �tait innocente.
Va-t'en !
Tu m'as tortur� alors que j'�tais innocent.
Je t'ai sauv� !
Je ne te laisserai pas le tuer !
Ils �taient tous innocents.
Ces femmes, ces enfants !
Que Dieu ait piti� de ton �me.
Va en enfer.
Personne ne s'�vade. Personne !
En joue.
Feu !
Rechargez.
Utilisez vos �p�es !
Tuez-le, bande d'idiots. Ou je vous ferai br�ler !
Tuez-le !
Tuez-le !
Attrapez-le !
Tuez-le !
Pourquoi ?
Ne la touchez pas !
C'est ma femme, le moine.
Vous ne pouvez pas l'avoir.
- M�me dans la mort. - Alors rejoignez-la !
Non, je t'en prie !
Meurtrier.
Je ne voulais pas te tuer.
Je te d�sirais.
Je le jure.
Blasph�me.
La mal�diction de la sorci�re.
Tu p�riras par tes propres tortures.
Laisse-moi, sorci�re.
Par la main de toutes les innocentes �mes
que tu as tortur�es.
Meurtrier.
Tyran.
Blasph�mateur.
Meurs.
Ayez piti� !
Piti�...
Ayez piti�.
Confessez vos p�ch�s.
Vous m�ritez de mourir.
Vos c�urs
sont remplis de p�ch�.
Pour l'amour de Dieu.
Pardonnez-moi.
Je n'aurais jamais d� vous faire de mal.
Je n'aurais jamais d� le laisser vous faire du mal.
- Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? - Il lui a coup� la langue.
Nous sommes innocents.
Tu m'as appel�.
Je t'ai entendue !
Je t'aime.
Comment ?
Vous �tes morte.
Retournez dans vos cellules.
Retournez dans vos cellules !
Arri�re.
Arr�tez-les ! Que quelqu'un les arr�te !
Laissez-les !
La Grand Inquisiteur lui-m�me dit qu'elle est innocente.
Le boulanger et sa femme peuvent partir.
Et les autres ?
Il y en aura toujours d'autres.
Sous-titres : bartXy
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