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En ce jour,
réunis sur le siège de la mer,
nous confions Lady Laena de la maison Velaryon
aux eaux éternelles, domaine du roi Triton,
où il veillera sur elle pour tout les jours à venir.
Alors qu'elle prend la mer pour son dernier voyage,
Lady laena laisse sur le rivage
deux filles légitimes, de noble naissance.
Leur mère ne reviendra jamais de son voyage,
mais elles resteront éternellement unies par le sang.
Il y a du sel qui coule
dans le sang des Velaryon.
Notre sang est épais.
Notre sang
est un sang pur.
Notre sang ne dois jamais
être dilué.
que les vents soient aussi forts que l'a été ton corps,
les flots aussi paisibles que l'a été ton esprit,
et tes filets
aussi remplis que l'a été ton coeur.
Nés de la mer,
à la mer, nous te retournerons.
As-tu vu ton père ?
Tes cousines ont perdu leur mère.
Dis-leur un mot réconfortant.
- J'ai aussi droit aux condoléances. - Jaque.
On devrait être à Harrenhal et pleurer Lyonel et Harwin.
Ce serait inconvenant.
Les Velaryon sont nos parents, pas les Fort.
Regarde-moi.
Tu comprends ?
La main sur le métier.
Bobine verte, bobine noire. Des dragons de chair
tissent des dragons de fils.
La main sur le métier.
On n'a rien en commun.
C'est notre soeur.
Epouse-la, alors.
J'accomplirais mon devoir si mère nous avait fiancés.
Si seulement...
On doit se renforcer et garder notre sang pur.
- C'est une idiote. - C'est ta future reine.
A la vérité, nous avons...
un point commun. Nous aimons les créatures
aux jambes interminables.
Jeune fille !
Une autre !
Aegon.
Des dragons de chair
tissent des dragons de fils.
Le fils de Lyonel Fort ne vous quitte plus du regard.
Il n'a aucune honte.
Ce n'est que de l'orgueil, ser Criston.
Larys est devenu seigneur d'Harrenhal.
Mon titre
et Marée Haute te reviendront, Lucerys.
Ton frère sera roi, bien sûr.
Il devra subir les conseils
et les cérémonies.
Le sire des Marées règne sur la mer.
Pardon,
mais je n'en veux pas.
C'est ton droit de naissance.
Si je suis le seigneur de Lamarck, c'est que tout le monde est mort.
- Mes condoléances. - Merci.
Grand-mère.
Je voudrais que mère soit en vie.
Aidez votre protecteur !
Mon frère.
Tes filles sont le portrait de leur mère.
Une consolation comme un tourment. J'en sais quelque chose.
Les dieux peuvent être cruels.
Ils ne t'ont pas épargné.
Oui.
Tu devrais nous suivre à Port-Réal.
Reviens à la maison.
Pentos est ma maison.
Celle de mes enfants.
Daemon.
Je sais que nous avons eu des différends,
mais laisse les années les emporter.
Il y a une place pour toi à ma cour, si tu en as besoin.
Je n'ai besoin
de rien.
Mon frère...
Mes condoléances,
mon prince.
La sangsue a beau se nourrir, elle n'est jamais repue.
Allez vous coucher.
- Mais... - Allez-y maintenant.
Je vais me coucher, Aemma.
Dois-je rester auprès de la reine Alicent, Sire ?
Non, ser Harrold.
Vous avez la garde de nuit, ser Criston.
Lord Commandant.
Mon frère ?
Va te coucher.
Elle voulait rentrer à la maison.
Il a refusé.
Daemon a fait ce qu'il a jugé bon.
Daemon ne fait que ce qui est bon pour lui.
Laena avait besoin de nos mestres.
Les guérisseurs de Pentos sont aussi capables que nos mestres.
Tu cherches quelqu'un à blâmer quand les dieux sont à l'oeuvre.
Les dieux nous punissent peut-être
de notre orgueil démesuré.
La couronne était à toi
et ces idiots, au Grand Conseil, sont venus te l'arracher.
Est-ce si terrible que ton époux veuille la récupérer ?
Ce soir entre tous, oublions ce mensonge.
Ce n'est pas la justice qui t'anime, mais l'ambition.
Tu convoites le trône,
si ce n'est pour toi, pour les descendants de ta maison.
J'ai renoncé à l'idée
il y a une génération.
C'est toi qui refuses d'abandonner cette quête,
même aujourd'hui qu'elle nous coûte nos enfants.
A quoi bon vivre
si on ne laisse rien ?
Toi, tu vis peut-être pour laisser une trace.
Je veux que Lamarck revienne à Baela, par sa mère.
Par la véritable lignée Velaryon.
Déclarons-le et disons que nous honorons ainsi Laena.
Nous déshériterions notre fils ?
Il sera roi consort.
Son fils régnera un jour.
Tu voudrais
que j'agrandisse encore l'ombre qui plane sur ces garçons ?
Nous sommes seuls, tu peux dire la simple vérité.
Ces enfants ne sont pas de ton sang.
Ceux de Laena le sont.
Ils sont tout ce qu'elle a laissé.
L'histoire ne garde pas le sang en mémoire.
Elle retient les noms.
Laenor est déjà tourmenté depuis des années.
Maintenant, il me sera inutile.
Ou pire.
Je sais que notre mariage est une mascarade.
Mais je fais au moins l'effort de maintenir les apparences.
Tu as davantage à perdre.
C'est mon sort depuis que mon père a fait de moi son héritière.
Nous avons essayé
de concevoir un enfant.
Nous avons accompli notre devoir du mieux possible.
Mais en vain.
Et sans joie.
Je l'ai trouvée ailleurs.
C'était plaisant d'être désirée.
J'ai cru comprendre que ser Harwin t'était...
très dévoué.
Il l'était.
Je lui faisais confiance.
J'aurais dû lui interdire de retourner dans le Conflans.
On dit que la malédiction d'Harren plane toujours.
Un simple mythe
dont ser Otto et la reine seront ravis de profiter.
Je ne crois pas Alicent capable de tuer de sang-froid.
Nous sommes tous capables de dépravation.
Plus que tu ne le crois.
Je le crois te concernant.
Si tu m'accuses de dépravation, il faudra préciser.
Je suis seule.
- Tu m'as abandonnée. - Je t'ai épargnée.
- Tu étais une enfant. - Oui.
Oui, j'étais une enfant !
Regarde ce qu'est devenue ma vie sans toi.
Une tragédie.
Que penses-tu de la mienne à côté ?
Je n'en sais pas grand-chose.
L'aimais-tu ?
Nous étions plutôt heureux.
C'est un accomplissement en soi.
- Je suis navrée. - Ne le sois pas.
Il m'est au moins permis de porter le deuil.
Rhaenyra.
Je ne suis plus une enfant.
Je te veux.
Merde.
Jaque.
Jaque, réveille-toi.
Réveille-toi.
- Quelqu'un a volé Vhagar. - Quoi ?
Qui est-ce ?
C'est lui.
C'est moi.
- Vhagar est à ma mère. - Elle est morte.
Vhagar a un nouveau dragonnier.
- Elle me revenait. - Tu n'as pas agi.
Tes cousins te trouveront un porc. Ca t'irait bien.
Refais ça et je te donne à mon dragon.
Vous allez mourir brûlés vifs, comme votre père,
bâtards.
Mon père est vivant.
Il ne sait pas, lord Fort ?
Jaque !
Arrêtez immédiatement !
Eloignez-vous.
Mon prince.
Laissez-moi regarder.
Par tous les dieux !
Comment cela est-il arrivé sous votre surveillance ?
J'exige des réponses.
Les princes étaient censés dormir.
Qui était de garde ?
Le prince a été attaqué par ses cousins.
Vous avez juré de protéger et de défendre les miens !
Je suis navré, Sire.
Nous n'avions jamais eu à séparer des princes.
Ce n'est pas une réponse !
Sa blessure va guérir, n'est-ce pas ?
La chair guérira.
Mais l'oeil est perdu, Majesté.
- Où étais-tu ? - Moi ?
Pourquoi ?
Ce n'est rien comparé à ce qu'a subi ton frère,
imbécile !
Qu'y a-t-il ?
Baela, Rhaena !
Que s'est-il passé ?
Jaque ?
Luc !
Montre-moi.
Qui a fait cela ?
- Ils m'ont attaqué. - Il a attaqué Baela.
Assez.
Il allait tuer Jaque !
Assez.
A mon fils de parler.
Silence !
Il nous a traités de bâtards.
Aemond.
Je veux connaître la vérité.
Dis-moi.
Que dire ? Ton fils a été estropié.
- Par son fils. - Un accident.
Un accident ?
Lucerys avait un couteau, il voulait tuer mon fils.
Ce sont mes fils qui ont été attaqués.
Ils ont été forcés de se défendre.
Ils ont été victimes d'horribles insultes.
Quelles insultes ?
La légitimité de leur naissance a été mise en doute.
- Pardon ? - Il nous a traités de bâtards.
Mes fils sont en ligne directe
pour succéder au trône, Sire.
C'est la plus haute des trahisons.
Le prince doit être interrogé
sur l'origine des calomnies.
Pour une insulte ?
Mon fils a perdu un oeil.
Dis-moi, mon garçon.
Où as-tu entendu ce mensonge ?
Ce n'est qu'une fanfaronnade.
Je t'ai parlé.
Où est ser Laenor, le père ?
La question l'intéresse peut-être.
Où est ser Laenor ?
Je l'ignore.
Ne trouvant pas le sommeil,
j'étais sortie marcher.
Il doit être avec un écuyer.
Aemond.
Regarde-moi.
Ton roi veut une réponse.
Qui t'a rapporté ces mensonges ?
C'est Aegon.
Moi ?
Et toi, petit ?
Où as-tu entendu ces calomnies ?
Aegon !
Dis-moi la vérité !
On le sait, père.
Tout le monde le sait.
Il suffit de les regarder.
Ces querelles sans fin
doivent cesser !
Vous devez tous cesser !
Nous sommes une famille.
Présentez vos excuses
et réconciliez-vous.
Votre père,
votre grand-père, votre roi l'ordonne !
C'est insuffisant.
Aemond a été mutilé.
Des excuses n'y changeront rien.
Je le sais, Alicent. Je ne peux pas lui rendre son oeil.
Non, on le lui a pris.
Que devrais-je faire ?
Il y a une dette à régler.
Je veux l'oeil de son fils.
- Mon épouse... - C'est ton fils.
Ton sang.
Ne laisse pas
ta colère parler à ta place.
Si le roi ne rend pas la justice, la reine le fera.
Ser Criston.
Je veux son oeil.
Mère ?
Qu'il choisisse l'oeil. Mon fils n'a pas pu, lui.
Vous n'en ferez rien.
N'avancez pas.
Vous avez juré de m'obéir !
J'ai juré de vous protéger.
Alicent, la discussion
est close.
Est-ce bien compris ?
Que la chose soit claire.
Quiconque mettra en doute la naissance des princes
perdra sa langue.
Merci, père.
- Alicent ! - Restez avec le roi.
N'approchez pas !
Non, ser Criston.
Ne bougez pas, Cole !
Tu es allée trop loin.
Moi ?
Je n'ai jamais fait que mon devoir.
Je respecte le royaume, la famille, la loi...
quand tu les méprises tous.
Lâche-la !
Et le devoir ? Et le sacrifice ?
Tu les piétines à nouveau.
Lâche ce poignard, Alicent.
Voilà que tu estropies mon fils en te croyant dans ton bon droit.
Ca t'a épuisée, n'est-ce pas ?
D'exhiber sans cesse ta vertu.
A présent, ils te voient telle que tu es.
Ne pleurez pas pour moi, mère.
L'échange est équitable.
J'ai perdu un oeil,
mais j'ai gagné un dragon.
Cette affaire est terminée.
La Main, Majesté.
Faites-moi donc la leçon.
De quelle leçon parles-tu ?
Je me suis comportée d'une façon
indigne de mon rang.
De n'importe quel rang.
J'ai perdu mon calme.
J'ai attaqué la princesse.
Déjà la rumeur court. On se demande si je perds la tête.
Tout cela est vrai.
Je me suis déshonorée.
J'ai poussé mon mari à prendre à jamais son parti.
Et pourtant,
je n'avais jamais vu ta colère, ma fille.
Je doutais même de son existence.
C'était affreux.
C'est un jeu affreux.
Je constate enfin
que tu es assez déterminée pour gagner.
- Rhaenyra... - Tu vois ce qu'elle est.
Ce que l'entêtement du roi a produit.
- Que va-t-il me dire ? - Il te pardonnera.
Que peut-il faire d'autre ?
Va le trouver, repens-toi.
Plaide l'inquiétude pour ton fils.
Maîtrise ta colère.
Je te promets que tous les deux, nous prendrons le dessus.
Ce qu'Aemond a accompli en nous attachant Vhagar...
Il a raison.
Cela vaut mille fois le prix qu'il a payé.
Vous garderez une cicatrice, mais la blessure guérira.
L'acier valyrien donne des plaies nettes.
Par tous les dieux...
Tout le monde va bien ?
- Le pire, c'est le nez cassé. - Merci, mestre.
Laissez-nous.
Vous aussi.
Vous en avez assez fait pour aujourd'hui.
Oui, mère.
J'aurais dû être là.
On devrait en faire notre devise.
J'ai combattu maints ennemis,
mais je n'ai pas pu défendre ma soeur adorée,
loin de chez elle et à l'agonie.
Je n'ai pas pu te défendre.
Assieds-toi.
Aemond a traité nos fils de bâtards.
Je t'ai déçue, Rhaenyra.
Notre mariage...
J'ai essayé.
Nos fils...
- Je les aime. - Je sais.
Enormément.
Mais peut-être ne les ai-je pas...
aimés assez.
J'avais espéré porter tes enfants.
Les rares fois où tu as partagé mon lit.
Les choses auraient tourné autrement.
Je hais les dieux de m'avoir fait ainsi.
Pas moi.
Tu es un homme honorable.
Au coeur généreux.
C'est quelque chose de rare.
Nous nous étions mis d'accord pour accomplir notre devoir
tout en cherchant le bonheur.
Mais par moments,
je pense que ces deux choses sont inconciliables.
Ser Qarl
retournera bientôt se battre dans les Degrés.
Mais je te renouvelle mon engagement.
Je suis prêt à renforcer notre maison
et à préparer ton ascension.
J'élèverai nos fils
comme des princes.
- Laenor. - Tu mérites mieux
que ce que j'ai été.
Tu mérites un époux.
J'ai demandé du vin sur le navire, pour t'aider à dormir.
Je regrette.
Viserys.
N'en parlons plus.
Le feu est une puissance étrange.
Tout ce que les Targaryen possèdent, ils le doivent au feu.
Mais il nous a coûté nos amours.
Les Velaryon ont raison, la mer est meilleure alliée.
Le feu est une prison.
La mer permet de s'échapper.
La justice a été bafouée.
Le jeune prince
est défiguré.
C'est honteux.
En effet.
Si vous voulez un oeil pour rétablir la balance,
je suis votre serviteur.
Ce ne sera pas nécessaire.
Mais j'ai noté votre dévouement.
Nous vivons une époque dangereuse.
Le jour viendra certainement où j'aurai besoin d'un ami.
D'un ami habile, mais également discret.
J'attendrai un signe de vous, ma reine.
J'ai besoin de toi, mon oncle.
Je ne peux pas affronter les Verts toute seule.
Unissons-nous par le sang.
Comme Aegon l'a fait avec ses soeurs.
Avec toi pour époux et prince consort,
ma revendication ne serait pas si aisément contestée.
Les Velaryon viennent de la mer.
Mais toi et moi,
Nous sommes faits du feu.
Nos flammes sont destinées à brûler ensemble.
On ne pourrait se marier que si Laenor était mort.
Je sais.
On m'a parlé de vos exploits dans les Degrés de Pierre,
ser Qarl.
Vous êtes un chevalier de talent.
Vous me flattez, messire.
Hélas, de basse extraction.
Un chevalier sans terres avec des goûts de seigneur.
Ser Laenor est généreux.
Vous savez...
Il est des endroits au-delà du Détroit
où le nom d'un homme est sans importance.
Seul son or compte.
Que me demandez-vous ?
Une mort rapide.
Devant témoins.
Je ne serai pas un tyran.
Je n'utiliserai pas la peur.
C'est la seule arme du tyran.
Si le roi n'est pas craint, il n'a aucun pouvoir.
Pour être puissante, tu devras inspirer l'amour,
mais tes sujets devront aussi te craindre.
Qui vous a laissé entrer ?
Que faites-vous chez mon père ?
Vous m'avez toujours pris de haut.
J'aime Laenor.
Alors accorde-lui ceci.
Libère-le.
Vous vous égarez.
Messire.
Je vous en prie.
J'alerte les gardes.
Lord Corlys et la princesse Rhaenys vont perdre leur dernier enfant.
Le royaume pensera que j'y suis pour quelque chose.
Laisse le royaume parler.
Comment avez-vous laissé faire ça ?
Dans mon château !
Dites-moi !
Nous connaîtrons la vérité, et nos ennemis l'ignoreront.
Ils nous imagineront capables de tout.
Adaptation : Clotilde Maville
Sous-titrage : DUBBING BROTHERS
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