All language subtitles for Machine.Gun.Preacher.2011.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American) Download
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish Download
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

SOUDAN DU SUD

PENNSYLVANIE, �TATS-UNIS

QUELQUES ANN�ES PLUS T�T

L�, je me suis dit que nous, on aurait pu...

Voil� vos affaires.

Ouais, bien allez tous vous faire foutre, d'accord ?

J'en fumerais bien une.

D�sol�e. J'ai rien.

Quoi ? Tu ne fumes plus ?

Ah ! Merde. Le temps que �a dure.

Papa !

- Salut, punaise. Alors ? �a va ? - Tu as vu notre affiche ?

Je l'ai faite avec grand-maman ce matin.

Oui. Tr�s joli.

Bienvenue � la maison, mon gar�on.

- T'es contente ? - Oui !

- Tu veux un peu de jus ? - Oui.

Ensuite, tu vas m'aider � mettre la table.

Je vous ai fait du pain de viande.

Vous soupez avec nous, j'esp�re.

Oh, je sais pas.

� quelle heure tu travailles ?

Tu veux que je fasse r�chauffer le ma�s ?

- �a irait plus vite. - D'accord.

J'ai rien ce soir.

Quoi ? Vendredi soir et t'as cong� ? C'est quoi cette connerie ?

Tu serais gentil d'aller chercher une chaise.

En tout cas, cet encul� de Mark ferait bien de te donner tes heures,

sinon, je vais aller lui arranger le portrait.

Pourquoi y a pas de bi�re ?

Je ne suis plus une danseuse, Sam.

Y a deux semaines, j'ai tout l�ch�.

- Je travaille � l'�picerie. - C'est vrai ce que tu racontes

ou si tu veux rire ?

Parfois, je fais deux quarts ou je travaille le week-end

si j'en ai envie. Je gagne ma vie.

Je gagne ma vie ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

T'es tomb�e sur la t�te ?

T'as l�ch� le strip-tease

et tu vends des foutus champignons � l'�picerie ?

- Sam... - Maman, toi, tu la fermes !

Ils ont de tr�s bonnes conditions, Sam.

Il y a une garderie pour Paige,

l'assurance m�dicale au bout d'un an.

Je vais te dire ce que tu vas faire.

Tu vas te repr�senter au Bunny Hop

et tu vas dire � cet encul� de g�rant

de te redonner ton emploi.

Tu veux aller dehors faire du v�lo ?

- Non, Sam. - Comment �a, non ?

Tu vas y retourner et gagner plein d'argent

- en montrant tes fesses. - Non. Ce n'est pas bien.

Putain ! Qu'est-ce que tu veux dire ?

�coute, je refuse de danser nue,

parce que c'est mal aux yeux de Dieu.

Il ne veut plus que je gagne ma vie comme �a.

- Tu as trouv� Dieu ? - C'est lui qui m'a trouv�e.

Arr�te de dire des conneries !

Il est l� pour toi aussi, mon ch�ri.

�coute bien, t'es rien qu'une drogu�e

et une strip-teaseuse et tu le sais.

Je ne le suis plus. Mon Dieu m'a chang�e

pendant que tu �tais en taule. Sois pas comme �a.

Surtout, me touche pas !

Tu peux pas continuer � agir comme tu agissais avant.

Salut, vieux. Je suis sorti !

Content de te voir.

Salut, mon grand ! Comment �a va ?

Oh, merde !

Merde ! C'est Crazy Horse ! Quand on parle du loup !

- Je suis enfin sorti. - Il �tait temps, mon vieux.

- Oh, bien merde. - Je savais que t'allais sortir,

- mais t'en as mis du temps. - Bordel !

- T'as l'air en forme. - �a va, mon vieux ?

- �a va. - Ouais ? J'ai du feu.

T'as pas l'air trop amoch�.

- C'est bon. �a va. - Oui ?

Tu t'es fait des copains en dedans ?

Tr�s dr�le.

Dis, Lynn a quitt� le Bunny Hop pour de bon.

�a veut dire quoi ?

Cette pauvre conne a trouv� J�sus.

Sans blague. Mieux vaut lui que le laitier, pas vrai ?

�a, j'en suis pas certain.

Ouais, t'as raison.

Contente de te revoir.

- C'est gentil. - C'est Jackie. Allez !

- � la tienne. - Cul sec !

Toi, tu veux de la poudre ?

Putain, oui !

- D'accord. Emm�ne-la. - C'est bon. Allons-y.

Attention.

All�luia ! All�luia !

- Putain ! Il fait froid. - On est arriv�s.

Ouvre, mon vieux. T'es l� ? Allez !

Allez, ouvre !

- Allez, ouvre ! - Mais t'es qui, toi ?

C'est moi, bordel. D�p�che-toi. On se les g�le ici.

- Je te connais pas. - Oui. Tu me connais.

On �tait ensemble tous les deux chez Bobby l'autre jour.

C'est qui �a, Bobby ? Va te faire foutre !

OK, comme tu veux.

Oh ! Merde !

- Bordel de merde ! - O� tu vas ?

Pourquoi tu veux te sauver, esp�ce de femmelette ?

Hein ? Hein ? Esp�ce de couillon de merde !

Tu veux rire de moi ? Je vais te d�foncer le cr�ne !

Je vais te d�foncer le cr�ne !

Dis-moi o� tu caches ta salet� de dope !

Ou je te fais sauter la cervelle,

esp�ce de n�gre de bordel de merde !

- Elle est l� ! Piti�. - Sors-la !

Allez, grouille, bordel !

Esp�ce de merdeux ! Allez, grouille-toi le cul !

- Et fais vite, bordel ! - OK. D'accord. Du calme.

C'est ici. Tiens, la voil�.

Je t'en prie. Me fais pas mal.

- Je l'ai. C'est bien, �a. - Allez, donne ton argent.

Donne-moi tout ton argent !

Tiens, tiens. Tout est dans le paquet.

- Attrape ! - Extra !

- T'es qu'un b�tard de n�gre ! - Extra !

- Piti�, je t'en prie ! - Un enfoir� !

- Wow ! Ah ! - Avoue que c'�tait d�ment.

- C'�tait un peu fou, oui. - Il est o� le foutu cendrier ?

�coute, Donnie, ta voiture est un vrai fouillis.

- Faudrait faire du m�nage. - OK, vas-y vite. Pique-moi.

- Je veux d�coller tout de suite. - D'accord.

Et je veux le sentir en filant � 100 milles � l'heure.

C'est de la bonne, tu vas voir.

De la l�vitation !

OK. Bouge pas surtout.

Je veux tomber dans le coma.

Tu l'as ?

- Alors ? �a y est ? - Ouais. �a y est.

Prends le volant ! W� ! W� ! W� !

Alors ?

- Wow ! - �a a de la gueule !

Tu l'as eu ? R�ponds � ton d�sir.

Mon vieux salaud.

Je veux rouler � pleine vitesse !

Regarde �a.

Regarde ce pauvre con qui fait du stop.

- On le fait monter ? - Oui.

- C'est ma bonne action. - T'as bien agi, mon fr�re.

- Allez, monte, vieux ! - Monte.

- Ce qu'il fait assez froid ! - Attends un peu.

- Allez, monte ! - Oh ! Merde.

Il fait assez froid pour toi dehors, mon vieux ?

- Ouais. - O� tu vas comme �a ?

- Dushore. - C'est un peu pass� Muncy ?

Ouais.

On va te conduire jusqu'� McClure.

Conduis-moi � Dushore.

On s'en va pas � Dushore.

On a dit qu'on allait te laisser �...

Esp�ce de con, mais qu'est-ce qui te prend ?

Continue � conduire ou je te tranche la gorge.

Tu vas enlever ta bordel de lame.

Dushore ou je lui tranche la gorge.

Tu vas enlever ta bordel de lame !

Fais rien, Sam.

Non ! Arr�te ! Ma gorge ! Ma gorge !

Putain de merde !

Qu'est-ce que tu fais ?

Arr�te-toi.

Aide-moi.

Bien. Tu veux essayer encore ?

- Oui. - D'accord. On le refait.

- Je promets d'�tre fid�le... - Au drapeau...

... des �tats-Unis d'Am�rique... ... des �tats-Unis d'Am�rique,

ainsi qu'� la R�publique qu'il repr�sente.

Une nation...

Une nation...

... soumise � Dieu... ... soumise � Dieu,

indivisible, avec libert� et justice pour tous.

Il arrive, oui ou non ?

J'en sais rien.

Ch�ri, t'es pr�t ?

J'ai pas de souliers qui conviennent, Lynn.

Oh, mon petit. Il s'en fiche des souliers que tu portes.

Il insuffle son esprit dans l'obscurit�

et Il cr�e quelque chose de bien.

Il voit notre c�t� obscur et dit : "Que la lumi�re soit."

Le but de s'ouvrir � la parole de Dieu,

c'est la vie. La vie qui produit la vie

et d'accepter que le sang de J�sus est la vie qui produit la v�ritable vie.

B�ni soit le Seigneur.

B�ni soit le Seigneur.

L'�vang�liste Marc parle de Jean le Baptiste,

qui avait coutume de baptiser dans l'eau.

Mais Jean dit : "Voici que vient derri�re moi

"un plus puissant que moi. Je ne suis pas digne

"de d�lier la courroie de sa sandale.

"Moi, je baptise avec de l'eau,

"mais lui vous baptisera avec l'Esprit saint."

Proclamons Sa gr�ce qui nous sauve.

S'il y a ici des p�cheurs aujourd'hui qui cherchent Dieu,

je veux que vous leviez la main. Allez.

Levez la main vers le ciel.

Levez la main et levez-vous !

Allez, debout ! Levez-vous ! Recevez J�sus-Christ,

votre lumi�re et votre Sauveur.

Mon fr�re, je le vois,

je vois ce regard de doute dans vos yeux.

Je sais ce que vous vous dites.

"Je suis un trop grand p�cheur, Il ne peut pas me pardonner."

Oui, Il le peut. Et Il le fera. Vous n'avez qu'� frapper

et Il ouvrira. Debout. Allez ! Entrez dans les bras de J�sus.

Oui. Levez-vous. C'est bien. C'est bien. All�luia.

Nous allons laver nos p�ch�s dans le sang de l'Agneau.

Nous allons baptiser sur-le-champ. Allez !

Approchez maintenant. Approchez-vous.

Tout le monde ! Tout le monde, approchez !

Venez, approchez. Mon fr�re, mon fils.

Louez le Seigneur. Nous allons sauver des �mes ce soir.

Oui, approchez-vous. Approchez, mon fr�re.

Nous allons vous sauver.

Approchez.

L�, vous allez vous croiser les bras.

Croisez les bras. Oui. Vous allez vous tenir droit.

�a va aller. En vertu de votre profession de foi

et de votre foi en la parole de Dieu,

pour ce qui est Sa mort et de Sa r�surrection.

Je vais vous baptiser au nom de notre Seigneur J�sus-Christ

pour la r�mission de vos fautes.

All�luia ! All�luia !

Bienvenue, mon fr�re, bienvenue. Vous �tes sauv�.

All�luia ! B�ni soit Dieu.

- B�ni soit Dieu. - Amen.

All�luia !

- Salut. - Tiens. Voil�.

T'as bien travaill�.

Si tu veux de moi encore, je pourrais rester.

Non. Cette semaine, on sera � l'int�rieur.

Je te donne un coup de fil au besoin.

Tu travailles bien.

OK. Merci.

"De toutes les maisons, les rats se sont mis � d�bouler.

"Les fr�res rats, les s�urs rates.

"Et les maris rats suivaient leurs petites femmes rates.

"Jusqu'� ce qu'ils arrivent au torrent

"o� ils se sont noy�s et ont perdu la vie."

Je vends pas de motos. Vous aurez plus de chance

si vous allez � Pittsburgh, ou peut-�tre � Philadelphie.

Il faut que je la vende aujourd'hui.

J'ai quelque chose � Pittsburgh,

mais il faut au moins un an d'universit� pour �a.

Eh bien, eh bien, eh bien !

Je me demandais quand je te reverrais, mon vieux.

Alors, �a va, mon fr�re ?

�a peut aller.

Ouais...

Tu m'as manqu�.

On m'a dit que... t'avais trouv� J�sus.

Ouais, un petit peu.

All�luia.

H�, Jackie. Sers-moi un whisky et une bi�re.

- Salut, Sam. - Salut, Jackie.

Tu veux quelque chose ?

Non. �a va.

Han-han...

H�, tu sais...

ce vieil Indien a surv�cu l'autre soir.

- Quoi ? - Ouais, je l'ai vu � la t�l�.

Un bon samaritain l'a fait monter

et l'a amen� � l'h�pital pour le soigner.

Ha ! Ha ! Ha !

C'est incroyable, hein ?

J'imagine que Dieu devait veiller sur lui et sur moi.

Hein, Donnie ?

� la sienne.

Oui.

J'ai pas entendu ta moto.

Non.

J'ai l'auto de Lynn.

Ton moteur a flanch� ?

Non, je l'ai vendue.

Non. C'est pas croyable. Merde !

T'aurais d� venir voir ton copain avant.

Je sais, mais c'est...

Tu veux de la poudre ?

Tu m'excuses pour le retard.

J'ai vendu mon sang � l'h�pital.

C'est tout ce que j'ai.

Nous suivons la progression

d'un d�but de tornade qui s'achemine vers la Pennsylvanie.

On vient de confirmer que deux tornades

ont touch� le sol dans la r�gion de Harrisburg.

Deux ont touch� le sol � Harrisburg.

... vers le nord-est en direction d'Allentown,

Reading et Lancaster...

Paige.

Debout, Paige ! Faut te lever !

... dans une petite pi�ce int�rieure

au rez-de-chauss�e comme une salle de bains,

- un garde-robe... - Paige, r�veille-toi.

Allez ! Vite !

... prot�gez-vous en vous mettant � l'abri

sous une table ou un bureau lourd.

Ch�ri ? Mon ch�ri, qu'est-ce que tu fais ?

- Bon... - Reculez-vous !

Maman !

Entrez l� !

D�p�che !

Punaise !

Est-ce que tu m'entends ? Tu m'entends, punaise ?

On va faire le petit jeu, punaise.

- Morse ! - Je pense � un tank, punaise.

- Je pense � un morse ! - C'est tr�s bien !

C'est tr�s bien ! Tu as dit morse.

Je pense � une bosse !

Tu as dit bosse. Je pense � un os !

C'est tr�s bien !

C'est tr�s bien.

Sam !

Ah ! Billy.

Je t'ai appel�, mais ton t�l�phone est coup�.

Cette foutue tornade a touch� le sol � huit endroits

entre ici et Noblesville.

�a a d�moli 600 maisons dans le seul comt�.

Y a du travail � faire, si t'es toujours int�ress�.

�a m'int�resse, oui.

Mais j'ai mes hommes � moi cette fois.

On fait moiti�-moiti� sur le travail.

Toi, tu peux fournir toute la machinerie lourde.

60-40 jusqu'� ce que tu me rembourses les outils.

Ensuite, on s�pare tout en deux.

Childers, toitures et constructions.

- Je vois encore. - Les yeux ferm�s.

Qu'est-ce que tu fais, Sam Childers ?

- T'es pr�te ? - Oui.

Vous pouvez les ouvrir.

O� est-ce qu'on est ?

- On est chez nous, Paige. - C'est � nous ?

Vas-y ! Jette un coup d'�il.

Ta chambre est en haut.

La plus petite des deux !

- J'ai tout descendu. - T'as vid� le coffre arri�re ?

Oui.

Mon Dieu ce que tu es sale, Sam Childers !

Qui tu traites de sale, ma femme ?

- Toi. - Toi, t'es encore

plus sale que moi !

C'est pas vrai.

Hum...

Allez, frotte-toi contre moi un peu.

Je ne fais plus ces choses-l�.

Ah, non ? Pas m�me pour ton vieux mari ?

Peut-�tre juste un peu.

Oh, oui.

- Vieux cochon. - Approche.

All�luia.

Un invit� tout sp�cial va nous parler aujourd'hui.

J'ai le grand plaisir de vous pr�senter le pasteur Relling,

venu de l'Ouganda, de notre mission chr�tienne Kilangire.

Pasteur Relling.

- Je vous en prie. - Merci.

Merci, pasteur Krause, et merci � vous,

fr�res et s�urs de m'avoir invit� dans cette maison du Seigneur.

Je voudrais vous parler aujourd'hui de vos fr�res et s�urs chr�tiens,

des familles comme les v�tres, � l'autre bout du monde,

qui ont grand besoin de votre aide secourable.

Bien qu'ils paraissent des �trangers,

qui vivent une vie tr�s diff�rente de la n�tre,

aux yeux de Dieu, tous les hommes sont fr�res,

et toutes les �mes m�ritent notre charit� chr�tienne.

On bouge pas.

Tranquille.

Mains en l'air, merde.

Qu'est-ce que tu fous ici, toi ?

Je suis venu chercher mon ami qui est l�.

Tu vas essayer d'emp�cher �a ?

Sammy, c'est impossible. Non. Je peux pas.

Dieu fait pas d'ordures, mon vieux. Lui, Il te l�che pas.

Alors toi, tu le l�cheras pas non plus. Compris ?

Qu'est-ce qu'il lui est arriv� au juste ?

Je sais pas. Ils ont parl� d'une thrombose.

Elle ne marchait plus ; ensuite, elle ne conduisait plus.

Mais je crois que son nouveau compagnon

a fait toute la diff�rence au monde.

Et l�, elle doit se faire coiffer ?

- Justement. - Paige, va chercher

le plat de haricots, s'il te pla�t.

Je pensais � ce type de dimanche dernier.

- Quel type ? - Euh...

- Le pasteur Relling. - Hum !

- Le missionnaire d'Afrique. - C'est un bel homme, je trouve.

- Oui, il a un dr�le d'accent. - �a, c'est seulement

parce qu'il vient pas du m�me pays.

J'aime bien ce qu'ils font l�-bas.

- C'est une bonne cause. - �a, oui.

J'ai pens� que je pourrais leur rendre visite pour voir.

Pour voir ce qu'ils font.

- En Afrique ? - Oui.

Comme pour donner un coup de main ?

Oui, pourquoi pas ?

J'ai id�e qu'ils ont grand besoin d'aide.

- Surtout en construction. - Ah, oui.

- Excellente id�e. - Je donnerais un coup de main.

Et ton entreprise ici ?

Le chantier commenc� dans la r�gion de Boswell ?

Il ne reste plus que cinq jours de travail.

Je serai seulement absent quelques semaines.

Je serai revenu, vous vous en rendrez pas compte.

Pour quelques semaines, on va s'arranger.

- Hum-hum. - C'est pas tr�s long.

- �a va. - C'est une bonne id�e, Sam.

NORD DE L'OUGANDA

Par ici.

Je l'ai.

Viens m'aider.

C'est bien. C'est �a.

Vous �tes quoi ?

Vous �tes de l'arm�e ougandaise, j'imagine.

APLS. L'Arm�e populaire de lib�ration du Soudan.

Ah, je connais pas �a. C'est quoi ?

Nous combattons pour la libert�.

Ah...

Alors salut � vous, les combattants.

- Je m'appelle Sam. - Mon nom, c'est Deng.

Deng ? Salut. Ravi de te conna�tre.

Sam.

- Marco. - Salut, Marco.

Vous �tes bien affair�s ou...

Vous pourriez m'aider avec ce tas de gravats ?

Non. Non... C'est ce que je pensais.

C'est bon. Parfait.

Bon ! Je vais vous laisser reprendre ce que vous faisiez.

On se reparlera une autre fois !

Childers.

On pensait faire un tour � Kampala demain en soir�e,

histoire de rire un peu ce week-end.

Vous venez avec nous ?

En fait, j'avais id�e... d'aller vers le nord plut�t.

Vous �tes fou ? C'est la guerre civile � la fronti�re.

Je sais.

� votre guise.

H�, Deng, t'as soif ?

Ouais.

- Tiens. Voil�. - Merci.

Oh ! Ici, y a un bon vent frais quand on reste � l'ombre.

- Il fait chaud aujourd'hui. - Ouais.

J'ai une question pour toi.

Je voudrais aller au Soudan ce week-end.

J'aurais besoin d'un accompagnateur.

�a t'int�resse ?

Les autres s'en vont � Kampala.

Je sais, mais ce n'est plus mon genre de plaisir.

Je voudrais voir du paysage.

Tu veux voir ?

Ce truc, �a peut aller plus vite ?

Je le souhaiterais.

Il n'y a rien de plus dangereux que de voyager ici.

Les rebelles nous trouvent dans un espace d�couvert,

�a va aller mal.

Tu viens d'o�, toi ?

D'un minuscule village nomm� Aweil.

Plusieurs heures plus loin. Et toi ?

- Tu viens de New York ? - Non.

Je viens pas de la ville.

Je suis de la campagne, en Pennsylvanie.

- Pennsylvanie ? - C'est �a. Pennsylvanie.

Pennsylvanie...

Et � Aweil, tu as de la famille, toi ?

Je n'en ai plus. Ma famille s'est fait tuer par l'ARS.

Les musulmans du nord tuent

les chr�tiens du sud depuis plus d'une trentaine d'ann�es.

Deux millions de mon peuple ont perdu la vie.

Ces gens-l� ont �t� chass�s de leurs villages.

Mais comme tu peux voir, ces camps ne sont pas mieux.

Le chol�ra et la malaria s�vissent partout.

M�me ici, ils craignent que l'ARS ne vienne les attaquer la nuit.

- D�sol�. Je reviens. - Bien entendu.

Fais ce que t'as � faire.

Bon... Excusez-moi !

Vous ! Le T-shirt noir ! Venez, s'il vous pla�t. Aidez-moi.

Il faut transf�rer cette femme sur le lit. Agrippez-la par les �paules.

Un,

deux...

- Qu'est-ce qu'on a ici ? - Trauma aux l�vres.

Je voudrais de la gaze

pour exercer une pression directe.

- Qu'est-ce que c'est ? - Trauma aux l�vres.

Qu'est-ce qu'elle a eu au visage ?

Elle s'est disput�e avec les rebelles.

Ils lui ont coup� les l�vres. Ce sont les ordres de Kony.

- C'est qui Kony ? - Vous �tes avec qui ?

Je suis avec Deng qui est l�.

Non. Avec quel organisme.

Je suis venu avec un organisme chr�tien dans le sud.

Je suis venu ici pour... pour jeter un coup d'�il.

On est loin d'une destination touristique.

Ici, c'est la guerre. Si vous restez ici, vous allez vous faire tuer.

Merci de nous avoir aid�s.

Notez les signes vitaux.

Certains disent que Kony est un sorcier.

Qu'il change son apparence.

Lui, il se pr�tend chr�tien ; moi, je dis que c'est Satan

qui d�vore son propre peuple.

Alors, Kony, c'est le... C'est lui le chef de l'ARS ?

Oui, c'est lui que nous combattons depuis des ann�es.

Mais nous ne pouvons pas faire grand-chose.

Nos armes sont vieilles et nos bottes, pleines de trous.

Et le monde semble nous avoir oubli�s.

Pourquoi tu es venu ici ?

Je comprends pas.

Qu'est-ce que tu cherches dans ce pays ?

Je ne cherche rien du tout.

Alors ? Tu vas faire prendre ta photo ?

Tu vas retourner � ta vie

et tu auras de bonnes histoires � raconter � tes amis.

Oui, peut-�tre.

H� ! Fais voir ton fusil un instant.

- Tu dis qu'il s'enraye parfois ? - Hum-hum.

Ouais. Ouais, c'est parce qu'il est plein de terre.

De terre et de sable.

Il faudrait le d�monter une fois par jour

et le maintenir huil�.

Rien d'�tonnant qu'il bloque � l'occasion.

Tu es militaire ?

Oh, non !

Mais disons que j'aime les armes.

Des visiteurs de nuit.

Ils viennent de la brousse profonde.

Leurs parents les envoient

parce qu'il est moins dangereux de dormir ici

que dans leurs foyers.

Pourquoi ?

Parce que la nuit, la mort r�de dans les villages.

Ceux-l� ont eu de la chance jusqu'ici.

Les rebelles ne les ont pas encore trouv�s.

Sam.

Allez, levez-vous ! Allez !

Debout, allez ! Allez ! Levez-vous !

Toi, l�ve-toi ! Allez !

Allez, d�p�chez-vous ! Debout !

- Allez, allez ! Levez-vous. - Qu'est-ce que tu fais ?

Allons, levez-vous. Ils vont pas dormir dehors.

Dis-leur de venir dormir � l'int�rieur. Allez !

- Debout, tout le monde ! - Sam.

- Allons ! - Sam. Ils sont trop nombreux.

Tu ne peux pas tous les aider.

J'aiderai au moins ceux qui sont ici.

D'accord ? Venez � l'int�rieur.

Allez ! D�p�chez-vous.

Je vais t'aider.

Vas-y. Prends un lit.

Sam.

Sam.

L'ARS a attaqu� un village hier soir.

Tu as dit que tu voulais voir.

Tu as vu des tigres en voyageant ?

Non, j'ai pas vu de tigres.

Est-ce qu'ils en ont des tigres l�-bas ?

Non. Je crois que non.

T'es all� en safari ?

Non. Je suis pas all� en safari. Allez, viens.

Au lit maintenant.

- C'est bon. Voil�. - Je pensais � un frein.

Non, non, allons. Faut que tu dormes.

Allez, on joue. Frein. Je pensais � un frein.

Tu as dit frein, je pensais � un train.

Tu as dit train, je pensais � un brin.

Tu as dit brin, je pensais �...

- Gagn�. - D'accord. T'as gagn�. OK.

T'aurais pu dire crin ou main ou autre chose.

- Dors bien, punaise. - Bonne nuit, papa.

Bonne nuit.

Je suis contente que tu sois l�.

Tu viens dormir ?

Oui, dans un moment.

Sammy...

Sammy...

Qu'est-ce que tu fais ?

Je pr�pare des plans.

- T'as pu dormir cette nuit ? - Non.

J'ai eu une vision la nuit derni�re.

Je sais que �a a l'air cingl�, mais Dieu m'a parl�.

Tiens, regarde �a ici.

Regarde. Regarde.

Je vais b�tir une �glise.

- Une �glise ? - Oui.

En face. De l'autre c�t� de la rue.

Pas une �glise comme Faith United

ou Calvary Fellowship. Non, non.

Plut�t un endroit qui va pas refuser quelqu'un

parce que c'est une prostitu�e, un drogu� ou un bandit.

Un refuge pour les p�cheurs comme moi,

mais qui veulent entendre la parole de Dieu.

Qui est-ce qui va payer cette �glise ?

Bien... on a de l'argent en banque.

Mes affaires vont bien et ensuite...

Je suis d�j� un entrepreneur en construction.

Alors naturellement, je vais nous faire un prix.

- Oh... Tu es fou. - Oui. Un peu.

Alors l�, regarde �a ici.

C'est quoi, �a ?

�a, c'est l'orphelinat que je vais b�tir.

Au Soudan.

Assure-toi que ce lambris-l� est bien droit.

�a va, Sam.

Oui. Bonjour. Voil�.

- Sam. - Oui ?

Il est moins cinq et il n'est pas arriv�.

- Tu l'as appel� ? - Oui, je l'ai appel�.

Dans ce cas-l�, appelle encore.

Merci, Floyd.

Votre groupe faisait de la musique bien entra�nante.

Ah, oui. Bravo.

Sam, le bouton du micro.

Oh... D�sol�. Voil�. �a y est.

- �a va ? C'est bon ? - Oui.

Bien, je voudrais vous remercier

d'�tre venus aujourd'hui pour le premier office

de c�l�bration � Shekinah dans la nouvelle �glise.

Merci. Je dois vous avouer

que je trouve �a tr�s difficile d'�tre l� pour parler.

Mais notre conf�rencier invit� aujourd'hui,

il nous a fait faux bond.

Alors j'ai d�cid� de venir vous dire quelques mots.

OK, bon, je suis connu de la plupart d'entre vous

et vous savez que je suis pas un sujet tr�s exemplaire.

Vous vous demandez pourquoi...

j'ai pris la peine de construire cette �glise.

Je dois vous avouer qu'ici, l�, debout devant vous,

j'ai des doutes moi-m�me.

Mais Dieu s'adresse pas seulement aux justes.

Je crois que, de temps � autre,

Il s'adresse aussi � des p�cheurs,

et moi, j'en �tais un.

Il y a plusieurs ann�es, j'�tais dans les bois

et je fuyais des hommes de mauvaise r�putation

disons par l�, dans les bois, pr�s de Cleary,

et... tous ces types-l�, ils couraient apr�s moi

de toutes leurs forces. J'ai pris mon sac.

J'ai fouill� pour chercher mon vieux fusil.

Mais il n'�tait plus l�.

Ma bonne maman l'avait sorti sans que je le sache...

et elle y avait fourr� cette bible au lieu du fusil.

- Oui. Elle a fait �a. - Bien, maman.

Oui. Eh bien, j'ai pens� que je n'en avais plus

pour longtemps, alors je me suis assis sous un vieux ch�ne

avec ce livre inutile en main et l�, j'ai attendu longtemps.

Et il s'est pass� quelque chose d'�trange.

Tous ces mauvais gar�ons, ils sont pass�s devant moi,

mais aucun d'eux ne m'a vu assis l�.

En y r�fl�chissant, je me dis que les choses se seraient

pass�es diff�remment si j'avais sorti mon vieux fusil

au lieu de sortir cette bible-l�.

Et �a m'a fait r�fl�chir.

Dieu veille toujours sur chacun d'entre vous aussi.

Et tout ce que vous avez � faire, c'est d'ouvrir la porte,

et de Le faire entrer.

Amen !

�a va aller, ma ch�rie,

je serai revenu, tu t'en rendras pas compte.

Tu seras pas � ma pi�ce.

Ta maman va l'enregistrer sur vid�o pour moi.

Il faut que j'y aille.

Veille sur elles en mon absence, mon vieux, hein ?

Entendu, Sam.

Tu es venu jusqu'ici pour nous apporter des bottes ?

On peut rouler longtemps si tu me dis pas ce que tu veux.

- OK, OK, OK. - Lion, girafe, �l�phant ?

C'est bon ici. Arr�te la voiture ! Arr�te !

Sam.

Sam, attends.

C'est dangereux ici.

C'est ici.

Ce n'est pas une bonne id�e.

Je trouve que c'est une excellente id�e.

Ce serait bien mieux si c'�tait plus au sud,

non loin de Kampala.

Oui, mais si je voulais �tre moins �loign� de Kampala,

je m'installerais � Kampala. C'est l� que je veux �tre.

Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce qu'il dit ?

Il dit que le nord est tr�s dangereux.

Les villages dans cette r�gion sont tr�s isol�s,

monsieur Childers. Il n'y a rien, l�.

Donc je dirais que c'est

cette population qui en a le plus besoin.

C'est une zone de guerre, monsieur Childers.

Vous allez vous faire tuer par l'ARS.

�coutez, je crois

que vous comprenez pas ce que je dis.

Alors, je vais mettre les choses au clair.

Je vous l'ach�te, ce terrain.

C'est ce qui peut nous unifier.

L'arabisme ne peut pas nous unifier.

Un africanisme qui s'opposerait � Orba ne peut pas non plus.

Chef de l'Arm�e populaire de lib�ration du Soudan

L'islam ne peut pas nous unifier.

Mais le soudanisme...

le soudanisme va nous unifier,

parce que c'est un facteur commun.

Je vous l'ai dit, allez jouer ailleurs !

Vous allez vous salir.

�coutez-moi, vous voulez pas aller jouer ailleurs ?

- Non. - Non ?

- Sam. - Oui.

�a, c'est Betty. Elle est de Kotido.

- Bonjour, Betty. �a va ? - Tr�s bien. Et vous, �a va ?

- �a peut aller. - Tu cherches quelqu'un

- pour diriger l'orphelinat ? - Oui.

Je vous ai dit de jouer ailleurs. Je cherche quelqu'un

pour m'aider � maintenir l'ordre

et surveiller les affaires quand je m'absente.

Elle ferait cela.

D'accord. Mais pour les enfants ?

Est-ce qu'elle va les nourrir

et prendre soin de ceux qui sont malades ?

Elle peut faire �a ?

Je l'engage.

Merci.

T'as fait ta pri�re et tout le reste ?

- C'est d�j� fait. - Tr�s bien.

C'est bon. Dors bien.

Tu me lis pas une histoire avant de dormir ?

Non.

- Alors on va jouer � un jeu. - Oui.

Je pensais � un chien.

Oui. Pourquoi ?

Laisse tomber, Donnie.

D'accord.

Mon p�re m'embrasse sur le front d'habitude

avant de s'en aller. Tu peux faire �a ?

Oui, bien s�r.

Bonsoir, Donnie.

Dors bien.

- Combien y en a ? - Une vingtaine.

- O� sont tes hommes ? - Par l�.

Donne-moi une arme.

Sam ! Il faut faire entrer tout le monde dans l'�glise.

C'est la meilleure chose � faire.

Je vais chercher les enfants. Couvre-moi !

Betty ! Betty ! Emm�ne-les dans l'�glise !

D�p�chons !

Chut ! Silence. Silence ! Chut ! D�p�chons !

Dis-leur de rester ensemble. Restez ensemble.

Venez.

Allez ! Par ici !

Allez-y ! Entrez, entrez !

Vite ! Entrez !

Cachez-vous dans le coin. Dans le coin !

Abritez-vous ! Vite ! Dans le coin !

Allez ! Vite !

All� ?

Salut. C'est moi.

�a va pas ?

Tout est d�truit. Il n'y a plus rien.

Ils ont tout br�l�.

Il reste rien du tout.

T'es o�, l� ?

� Nimule.

C'est un test, Sam.

Je ne suis plus capable, Lynn. C'est fini.

- Sam. - Oui.

Est-ce que tu m'entends ?

Oui, je t'entends.

Ces enfants-l�, c'est leur vie

qui a �t� br�l�e de fond en comble et pire encore.

Tu en vois combien qui abandonnent ?

Dieu t'a donn� une mission, Sam Childers.

Tu vas te relever, arr�ter de pleurer

et tout reconstruire.

T'as compris ?

Oui. C'est �a. Vous allez tout couper !

Ils ne pourront plus se cacher nulle part.

Monte.

Descends.

Compris, les voltigeurs ?

On se tient �loign�s les uns des autres.

Qu'est-ce que vous faites ?

Pas d'Ainsi font font font ! Pas de �a.

Arr�tez �a. On reste l�, � sa place.

Poppy, tu es pr�te ?

Tu te rappelles ce que j'ai dit ?

- Ouais. - Alors...

Tu mets ta main droite ici

et ta gauche l�. Et tu frappes comme �a.

Voil�.

Oui ?

- C'est tr�s bien, Poppy. - Ouais.

C'est tr�s bien. Matak, fais attention.

- Tu es pr�t � lancer ? - Oui.

Tout le monde est pr�t ? Au champ ?

Tr�s bien.

On joue au baseball. � toi, Matak.

Vas-y en douceur.

Lance la balle.

Qu'est-ce que tu fais ?

Pas avec les pieds ! Mais qu'est-ce que vous faites ?

C'est cens� �tre du baseball.

Qu'est-ce qui est arriv� ?

Il y a eu une attaque non loin d'Adjumani.

Qu'est-ce qu'elle dit ?

Elle demande ce qu'elle a fait de mal.

Tu n'as rien fait de mal.

Elle veut savoir si tu es le pr�dicateur.

Oui. Je suis le pr�dicateur.

Dis-lui qu'elle va s'en tirer.

- O� tu vas ? - � Adjumani.

Sam. Sam, non, attends !

Non, j'ai pas l'intention d'attendre que �a se reproduise.

Tu vois ce que �a donne !

Shit !

Debout ! Tirez !

Marco, non ! Marco !

Te sers pas du lance-roquettes !

Il y a des enfants derri�re le camion !

Tirez, bande de l�ches !

C'est le pr�dicateur blanc !

- Lance-roquettes. - Ah !

Tu es bless� ?

Baissez les armes !

Mains en l'air !

Ne bougez plus !

Attendez, attendez !

Non. �a va.

Avez-vous vu mon fr�re ?

- Tu viens d'o� ? - Jabal.

Tu �tais avec les rebelles ?

Tu connais mon fr�re ?

No...

Il s'appelle Christopher.

Salut, mon vieux.

T'as rien � raconter ?

� tout � l'heure.

Je vois que tu as un garde du corps.

Ouais. On dirait.

Tu t'occupes de tout durant mon absence, d'accord ?

- C'est bon, pr�dicateur. - Merci.

Tu peux pas venir avec moi, mon grand.

Allez. Vas-y.

C'est par vos actions que vous servez le Seigneur.

Ce qui l'int�resse, Lui, c'est pas vos intentions,

ni vos id�es !

Non. Il veut vos bras, vos mains !

- Votre sueur ! - Ouais !

Et votre sang pour couler les fondations

afin d'y b�tir Son grand royaume !

- Amen ! - Amen !

- Qu'est-ce que t'en dis ? - Je trouve �a extra.

La garderie a ouvert y a un mois.

Lundi au vendredi de 8 h � 2 h ;

le dimanche apr�s l'office

durant quelques heures au besoin.

Je me disais qu'on pourrait aussi... construire un parc,

avec des balan�oires,

des trucs o� les jeunes grimperaient.

Non, on ne va pas construire avant longtemps.

Mais tu dis que c'est plein le dimanche.

Oui, c'est plein de gens, mais les fid�les

donnent pas toujours autant d'argent qu'aujourd'hui.

Tu sais, l'�conomie est lente,

la construction marche au ralenti,

les temps sont durs.

Pense � ces enfants, Lynn.

Oui, mais ils ont un parc o� jouer � Cairnbrook.

Ils ont beau jouer � l'�cole le week-end s'ils le veulent.

Non, non. Non, je voulais dire en Afrique.

� ce qu'on dit, tu t'es b�ti toute une �glise

dans les environs de Central City.

Oui, �a avance bien, mais y a encore beaucoup � faire.

En tout cas, Bill, la raison du t�l�phone

et la raison de ma visite, c'est parce que...

je voulais discuter... disons plus pleinement

d'un autre programme,

celui que nous avons lanc� en Afrique.

Bien s�r, je sais tout ce que tu fais l�.

C'est vrai. C'est fantastique, Sam, d'h�berger tous ces enfants.

- Dieu te b�nisse. - Merci, Bill. J'appr�cie.

Mais pour �tre bien franc avec toi,

nous avons de grands besoins.

Et si nous avions le soutien de bonnes personnes comme toi,

�a nous faciliterait �norm�ment la t�che.

Sam, tout le monde ici tire le diable par la queue.

Je comprends, Bill. Sauf que si tu avais la chance

de voir tout ce que nous faisons l�-bas,

tu comprendrais qu'on fait des miracles avec peu d'argent.

Et il en faudrait pas beaucoup.

- Combien il te faudrait. - 5 000 $, c'est tout.

Tu veux rire, Sam ? 5 000 $ !

Voyons, Bill. C'est rien qui risque de te mettre � la rue

- ou qui va te ruiner. Avoue. - Il ne s'agit pas de �a.

Rien que �a nous permettrait de fonctionner durant six mois.

Regarde autour de toi.

La plupart des gens sont sans emploi.

C'est dur d'essayer de recueillir 5 000 $

destin�s � de petits Africains � l'autre bout du monde.

Je sais tous les probl�mes qu'on a ici,

mais l�, c'est un probl�me diff�rent.

- Diff�rent en quoi ? - Cet orphelinat est

le seul et dernier espoir de ces enfants.

Avec cet argent, on pourrait les nourrir, ces petits,

leur donner un g�te, acheter une nouvelle g�n�ratrice

et Dieu sait que c'est n�cessaire. Sans exag�rer, Bill,

c'est vraiment une fa�on r�elle de sauver des vies.

Bon. Voici ce que je vais faire.

Je vais voir ce que je peux vous donner.

- D'accord. - D'accord.

- D'accord, Bill. - Parfait.

Viens donc faire un tour avec ta famille dimanche.

On fait une r�ception autour d'un barbecue.

Ah ! Mais entrez donc !

Vous devez �tre les Childers. Bienvenue.

Moi, je suis Shannon. Entrez donc.

Je m'appelle Lynn. Notre fille Paige.

Je suis tr�s heureuse.

Ah ! Tiens, il est l� ! H�, Sam !

Je suis content de te voir ici.

Et qui est cette jolie demoiselle ?

C'est leur fille Paige.

Entrez. Allez, viens par ici. Je vais te pr�senter.

�coutez, voici l'homme dont je vous avais parl�.

Sam. Je te cherchais.

Tiens. Un petit quelque chose pour tes enfants,

comme on avait convenu l'autre jour.

- Merci. - Y a pas de quoi.

- Pourquoi est-ce qu'on s'en va ? - Dans la voiture.

- Est-ce que tout va bien ? - Euh... Merci.

Mais qu'est-ce qui s'est pass� ?

Cet enfant de salaud a le culot de se plaindre

et lui, il vit dans un vrai Taj Mahal.

Je lui ai demand� 5 000 $

qui fourniraient � manger � un tas d'orphelins.

Et tu sais ce qu'il m'a donn� ? 150 minables dollars.

Il a d�pens� plus que �a en salsa pour sa petite f�te.

Nous sommes dans un combat

- avec le d�mon. - Amen.

Et je suis impuissant � moi seul.

Je ne supporte pas le stress,

et la douleur et la grande solitude !

Il faudrait que chacun de vous me donne son appui.

J'ai besoin de votre participation � tous

et alors le Seigneur va vous sauver !

- All�luia ! - All�luia !

All�luia !

Si nous en faisons moins,

alors le d�mon a gagn�.

? t nous, on ne veut pas que le d�mon gagne.

- Pas vrai ? - Non !

Je regrette, je peux pas

donner plus de 2 500 pour les fusils.

Bon. Je vois. Alors rajoutons la voiture pour 5 000.

On y est presque.

Couvrez-vous les yeux.

Micrah, on triche pas. On ne triche pas.

Encore un peu plus loin.

C'est bon. Arr�tez. Ouvrez les yeux.

Allez !

- Merci. - Y a pas de quoi.

�a fait du bien de les voir rire.

Oui, tu peux le dire.

�coute, je veux qu'il y ait un peu plus de gardes

- autour de toi le jour. - Pourquoi ?

Parce que Kony a d�cid� de mettre ta t�te � prix.

Il a dit qu'il paierait pour me faire tuer ?

Oui.

C'est un peu comme une sorte de compliment.

Faut pas trop y penser.

Je sais comment me prot�ger.

Il parle toujours pas ?

On sait seulement que lui et son fr�re

ont �t� pris par les rebelles.

- O� il est, son fr�re ? - On ne sait pas.

Pourquoi tu joues pas avec les autres enfants ?

Je trouve que parfois... c'est une bonne id�e

de parler de ce qu'on a... d'enferm� l�-dedans.

Tu sais, j'ai fait des tas de choses dont je suis pas fier.

Y a des gens � qui j'ai fait mal.

� vrai dire, vous aider, c'est bien la seule bonne action

que j'ai faite dans cette vie.

Mais des fois, j'ai tr�s peur...

qu'un jour... j'oublie tout �a ici

et que je me dise : Ce n'est plus mon probl�me.

T'as aucune id�e de ce que je te raconte, hein ?

C'est qui ?

C'est notre chef.

John Garang ?

Ainsi, on vous appelle le pr�dicateur blanc.

Je devrais vous appeler ainsi ?

Appelez-moi Sam.

Je sais ce que vous faites pour les enfants du Soudan

et je vous en remercie. Je voulais voir par moi-m�me.

Voil�. C'est �a.

Nous avons 200 enfants ici avec nous.

Nous en nourrissons mille autres tous les jours

dans les villages voisins.

Vous faites cela ? Ils ne sont pas de votre peuple.

Cette lutte n'est pas la v�tre.

Oui, eh bien, c'est devenu ma lutte � moi aussi.

Tant que personne d'autre viendra se battre

pour ces enfants, c'est mon r�le et je vais le faire.

- Vous �tes obstin�, vous. - Un vrai mulet.

Je voudrais en avoir plus de votre trempe.

On a pr�vu des n�gociations de paix � la fin ao�t en Russie.

Je voudrais que vous veniez, comme invit�.

Vous savez, se r�unir pour parler de la paix

pendant quelques jours, �a rime � rien selon moi.

La paix, il faut la faire.

Vous n'avez pas la langue dans votre poche.

- C'est ce qu'on m'a dit de vous. - Ah, oui ?

- Quoi d'autre encore ? - On dit que vous n'avez

aucune tol�rance pour les imb�ciles.

Et que vous savez vous d�fendre.

Et vous, on dit que vous �tes grand.

Ha ! Ha ! Vous voyez, nous ne sommes pas diff�rents.

Vous faites de la lutte pour ces jeunes votre lutte.

Et j'ai fait de la lib�ration du Sud-Soudan ma lutte � moi.

Mais mon combat se d�roule dans ces conf�rences.

Entendu.

Vous croyez qu'on pourra un jour vous convaincre

de venir � ces pourparlers de paix ?

Peut-�tre.

C'est pas bien loin d'ici.

Y a personne qui a vu quelque chose ?

Marco !

- T'as vu quelque chose ? - Non. Rien. Rien.

J'ai des doutes.

Ce devrait �tre pr�s d'ici. Arr�tons pr�s du ravin.

- Les indications �taient claires. - Je vois rien du tout.

C'est ici.

Non, attends, attends. Regarde. Y en a deux.

Tu vois l�-bas ?

Approchez ! Y a pas de danger.

Approchez !

Non. Ils vont pas venir. A.J., Dix-neuf.

Allez-les chercher. Deng !

Avertis les autres. Dis qu'on en ram�ne deux

qui sont peut-�tre bless�s.

M�fiez-vous.

Qu'est-ce qu'il dit ?

Qu'est-ce qu'il dit ?

A.J. Est mort !

Dis-lui de pas bouger. D'accord ?

Ne bouge pas !

Reste l� !

Demande s'il a vu celui qui tire.

Il l'a pas vu.

- Tu l'as vu, toi ? - Il est sur la cr�te,

- entre les rochers. - Tu me passes le Mauser.

Quand je dis go,

vous allez vider vos chargeurs sur les rochers en haut.

Pr�ts ?

Go !

Je pense que tu l'as eu !

All� ?

Sam, c'est moi, mon vieux.

Donnie.

Tout le monde va bien ?

Oui, tout le monde va bien.

Je t'appelais juste pour te saluer. C'est tout.

Salut.

Comment vont les filles ?

Oh, elles vont tr�s bien, mon vieux.

Ouais, Paige nous a fait � manger l'autre soir.

Des cr�pes fourr�es au chocolat.

- Par elle-m�me ? - Ouais. Par elle-m�me.

Je l'ai aid�e � allumer le po�le. Pas plus.

Elle a tout malax� elle-m�me.

C'�tait bon en plus.

Oui. Alors et toi ?

Comment �a va de ton c�t� ?

�a va tr�s bien, mon vieux.

Oui ?

�a doit �tre fantastique.

J'aimerais aller faire un tour un jour,

voir de quoi �a a l'air. Histoire de sortir d'ici un peu.

Ce serait bien de voir �a un peu.

C'est une id�e.

Sam, je peux te poser une question ?

Oui.

Tu crois vraiment...

que Dieu va nous pardonner apr�s tout ce qu'on a fait ?

Vous n'avez pas d'autre jus de soya ?

On dit des choses de vous dans les camps.

Les enfants.

Ils racontent qu'il y a un pr�dicateur blanc qui combat l'ARS.

Ce ne sont pas les fusils qui manquent ici.

J'essaye simplement de les aider. Comme vous.

Ne vous faites pas d'illusion. Vous �tes un mercenaire.

- Pas un humanitaire. - J'ai 200 enfants

qui vont avoir un lit o� dormir en s�curit� ce soir.

Bien ou mal... C'est ce qui me justifie.

�a commence toujours comme �a.

Et la plupart des gens croient qu'ils tuent pour de bonnes raisons.

�coutez, luttez donc contre le mal � votre fa�on,

et laissez-moi lutter � la mienne.

On dit que vous faites le bien,

que vous avez des pouvoirs,

que vous �tes prot�g� par les anges

et que vous ne pouvez pas �tre tu� par balle.

On disait la m�me chose pour Kony au d�but, lui aussi.

Cessez le feu ! Cessez le feu !

Pr�dicateur.

On les emm�ne.

Deng, dis-leur qu'on leur fera pas de mal.

Dans la lumi�re, c'est �a. C'est �a. C'est �a.

Il y en a trop pour les prendre tous.

On peut en prendre combien ?

20, 25 tout au plus.

Combien y en a ? Une quarantaine ?

C'est bon.

Tr�s bien. Toi, tu y vas.

Toi, tu y vas. Toi aussi.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Toi aussi. Toi. Toi.

Il faut en prendre le plus grand nombre possible.

On prend les plus jeunes et les malades aussi.

On reviendra chercher les autres plus tard.

Marco, Adeem.

Faites-les monter dans la fourgonnette.

- On a besoin d'autres hommes. - On n'a pas le temps pour �a.

On prend ceux qu'on peut. Toi, toi, toi aussi.

Oui, bon, toi. Allez. Tr�s bien. Toi. Reste l�, toi.

D'accord. Dis aux autres qu'on va les prendre au retour.

Dis-leur qu'on revient.

Ne vous montrez pas avant de me voir le visage.

Attendez !

- H� ! H� ! - Montez l� !

Dis-leur de bien se cacher.

Dis-leur d'attendre de me voir, moi.

Deng ! Entre. Il ne nous reste plus de place.

Je reviens dans deux heures. Deux heures.

Deux heures et je serai l�.

Marley, fais le plein, on repart tout de suite.

C'est bon.

Oh...

Le Soudan ? Qu'est-ce que vous faites dans ce coin-l� ?

Excuse-moi du retard, vieux.

Y avait du ralentissement sur la 16.

- Bienvenue au pays. - Ouais.

T'es pas mal �puis�, j'imagine.

Faut m'excuser. La 16, c'�tait un vrai bordel.

Les routes sont pleines de cons qui savent pas conduire.

Taisez-vous et ouvrez les yeux !

R�veillez-vous. R�veillez-vous ! Taisez-vous !

Vous vous dites les enfants de Dieu ?

Eh bien, c'est faux. Non, vous �tes juste des moutons

qui Le suivent, sourds, muets et aveugles.

Mais Dieu ne veut pas de moutons !

B�ni soit le Seigneur.

Il veut des loups qui se battent � Ses c�t�s !

Amen ! Amen !

Des hommes et des femmes avec des dents

qui arrachent en nous le mal qui nous torture.

Oui !

Les proph�tes du Seigneur

ne portent pas de beaux v�tements !

Ce sont des guerriers proph�tes !

Ce sont des hommes de conviction, qui n'ont pas peur

de prendre une �p�e et de s'en servir !

- All�luia ! - Pourquoi pas ?

Des soldats pr�ts � se battre contre Ses ennemis,

o� qu'ils puissent se camoufler !

Des soldats pr�ts � se battre

jusqu'au dernier souffle.

- All�luia ! - All�luia !

R�veillez-vous !

Non. Attendez. Regardez cette photo.

�a, c'est un gar�on de 10 ans.

Il s'est fait couper le bras � coups de hache par l'ARS.

C'est pas n�cessaire.

Est-ce que vous pourriez revenir plus tard ?

- Merci. - Regardez �a. J'ai juste

un camion dans le camp. J'ai besoin d'argent pour un autre.

J'ai trouv� cette voiture � Kampala qui est � vendre.

- Vous avez deux hypoth�ques. - C'est une offre int�ressante...

Nous connaissons vos bonnes �uvres en Afrique.

L'affaire est faite.

- Mais le march� est tel... - C'est une affaire en or.

Sam, vous avez emprunt� sur votre hypoth�que.

- Vous voyez �a ? - Oui.

Cette fillette a vu sa famille massacr�e.

Ensuite, on l'a jet�e dans le feu.

- C'est pas n�cessaire. - Non. Regardez �a !

- Regardez-moi cette photo ! - J'ai vu.

Regardez la photo !

Je vous demande pas de l'argent pour acheter un spa...

- Vous �tes au maximum. - Je demande �a

pour un autre v�hicule

afin de sauver la vie de ces petits enfants.

Nous ne pouvons pas vous donner plus d'argent.

- Je comprends, mais... - Y a pas de mais !

Y a pas de mais ! Vous allez sortir votre calepin

et �crire ce qu'il faut dedans pour que j'aie...

Vous allez vous calmer.

Me calmer ? Mais vous �tes malade !

Mary Strauss et les autres vont manger au restaurant.

- Qui l'accompagne ? - Tony Wilkes.

Je pensais que Tony Wilkes sortait

- avec la fille de Patty Hobbes ? - Oh ! Pas depuis un mois.

Voici maintenant les nouvelles internationales.

Le chef de l'opposition soudanaise, John Garang,

est mort dans un accident d'h�licopt�re.

Selon le communiqu� officiel �mis par les autorit�s

du gouvernement � Khartoum, Garang �tait reconnu

comme un pacifiste dont le r�le avait �t� crucial

pour mettre fin � la guerre de 21 ans qui avait ravag� le pays.

- Papa. - Six coll�gues de Garang

et les sept membres de l'�quipage

sont morts dans cet �crasement attribu� au mauvais temps.

Qu'est-ce que tu penses

de nous louer une limousine pour la fin de semaine ?

Ce serait pas trop cher, puisqu'on est six.

Qu'est-ce que t'en penses ?

- John Garang avait pr�t�... - All� ?

- Ici la Terre. - Ch�ri, �a va ?

C'est rien. Je vais aller vous conduire.

Voyons, y a pas de place dans ta petite auto.

Si, y en a. Vous �tes toutes petites.

Nous serons en robe, Donnie.

Tout va se froisser.

Et puis, �a pue l�-dedans.

Je vais vaporiser du parfum. Vous allez �tre confortables.

Qu'est-ce que t'en penses, papa ?

- On peut louer une limousine ? - Non.

S'il te pla�t. Patty va en avoir une, elle.

On aurait probablement un prix

en demandant aux enfants de Tom Hickey.

Ce serait relativement moins cher � six.

On va pas d�penser de l'argent

sur une foutue limousine.

Mais, papa...

Qu'est-ce que je viens de te dire ?

On fait juste en discuter pour l'instant.

On discute beaucoup trop dans cette maison.

Moi, j'ai des bouches � nourrir. Tout ce dont vous parlez,

c'est de gaspiller pour une limousine.

Mais c'est ma c�l�bration.

Oui. Moi, je m'en fous de ce que c'est !

Compris ? T'en auras pas de limousine !

Toi, tu aimes plus les b�b�s noirs que tu ne m'aimes, moi !

Toi, fais bien attention ou je t'en fous une !

- H� ! H� ! - Qu'est-ce que tu fous ici ?

- T'�nerve pas. - Dis-moi pas de pas m'�nerver

dans ma maison � moi !

Compris ? C'est pas ta femme.

Et puis, c'est pas ta famille.

Toi, t'es rien de plus

qu'un chien perdu qui tra�ne autour de nous.

T'es pas s�rieux, l�.

Tu parles si je le suis ! Allez, fous le camp d'ici.

Avant que je t'enfonce ta t�te de n�ud dans le mur.

Quoi ? Lui ? Qu'est-ce que t'attends ?

Va lui demander.

T'es le pr�dicateur, pas vrai ?

Oui, c'est toi. J'ai vu ta t�te

dans les journaux il y a quelques ann�es.

Ils ont dit le pr�dicateur � la mitraillette, pas vrai ?

Ouais.

Je vous ai dit que c'�tait lui.

Bien merde ! J'aurais jamais cru te voir ici. �a va ?

Ouais. Je le savais, bordel.

La plupart des gens parlent de toi

comme une sorte... une esp�ce de Rambo en Afrique.

�coute, si �a te fait rien,

je voudrais juste �tre tranquille.

Tu t'occupes des petits n�gres encore ?

Tu vois, moi, ce que je pense,

c'est que si tu t'int�resses autant

� tous ces petits chimpanz�s,

c'est probablement parce que tu t'amuses

� baiser les n�gresses.

Tu vas rester l� tranquille et tu vas m'�couter.

J'ai toujours cru en toi.

J'avais confiance en toi et au Seigneur.

J'ai tout fait pour que tu puisses poursuivre ton r�ve.

Mais il est pas question que je te perde

au nom d'une cause en Afrique.

Et j'ai aucunement l'intention de te voir d�vor� par �a.

Je sais que tu comptes beaucoup pour ces enfants-l�,

mais tu comptes pour nous aussi.

Paige a besoin de son p�re.

Et moi, Sam, j'ai besoin de mon mari.

Merde, bonhomme.

O� est-ce que t'es ?

Sam � l'appareil.

Laissez un message.

C'est moi, Donnie.

Salet� de merde, j'esp�rais que tu serais l�.

J'avais des choses � te dire.

Au fond, c'est pas grave.

J'�tais en train de penser...

� quand on �tait jeunes.

Et que l'�t�, on allait faire un tour, tous les deux,

� la carri�re Montrose.

Tu te rappelles ?

Et l�...

... on a apport� nos cordes.

On allait se baigner.

On passait la journ�e � grimper sur les parois.

Je voudrais que tu viennes prier avec moi.

Vous voudriez peut-�tre que je vous dise

qu'il y a un sens � tout �a.

Que je vous dise qu'il y a un message.

Vous savez,

peut-�tre qu'il y a une raison

pour ce qui est arriv� � Donnie.

C'est pour �a que vous �tes venus ici.

Vous voudriez que je vous dise

que Dieu a un plan pour chacun de nous

et que quand vient le temps de nous rappeler � Lui,

Il le fait sans h�siter.

C'est ce que vous �tes venus entendre.

Mais ce n'est pas ce que je vais vous dire.

Maman, c'est qui, ces hommes-l� ?

J'en sais rien.

Excusez-moi, qu'est-ce que vous faites ?

Les chargements.

Sam ! Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est le reste des outils. - O� ils vont avec nos affaires ?

Ce n'est plus � nous maintenant.

Tu ferais mieux de t'assurer

qu'ils emportent pas quelque chose � toi.

H�, touchez pas � �a.

Sam, je sais que tu souffres,

que t'es en col�re, mais il faut qu'on se parle de �a.

Tout est fait.

Alors gaspille pas ta salive.

Tu vends la compagnie ?

- Tu vends la compagnie ? - Il faut un camion

- pour l'orphelinat. - Un camion ?

Tu vends la compagnie pour un camion ?

C'�tait notre avenir, l'avenir de Paige, Sam.

Tout ce qu'on avait est all� � ces enfants.

Mais y a un point, un moment,

o� il ne reste plus rien � donner.

C'est quoi, la combinaison ?

C'est quoi, la combinaison ?

C'est l'anniversaire de ta fille.

Tu sais pas ce que c'est, hein ? Tu te rappelles pas

l'anniversaire de ta propre fille. Tiens.

Tu te bats pour tous, sauf pour nous.

C'est tout ce qu'on a.

Tu vas pouvoir te renflouer avec la paroisse.

Quelle paroisse ?

Ils voient � quel point t'en es, ils voient ce que t'es devenu.

Il faut que tu te tranquillises avec le Seigneur.

Non, tu sais quoi, j'en ai fini avec le Seigneur.

Non, ne dis pas jamais �a. Te d�tourne jamais de Lui.

Lui, Il s'est bien d�tourn� de moi, non ?

O� il est, Lynn ? O� est-ce qu'il est, le Seigneur dans tout �a ?

Parce que moi, je Le vois pas ici.

Est-ce qu'Il a sauv� Donnie ?

Est-ce qu'Il a sauv� les enfants ?

Bien moi, je vais les sauver, les enfants.

Par piti�, t'en va pas.

Bienvenue au pays.

Ne faites rien. Ne faites pas marche arri�re.

- Ils vont nous tuer. - Ils n'en feront rien.

Si vous bougez, ils vont ouvrir le feu.

Calmez-vous, je vais aller leur parler.

�a va. Nous sommes un convoi de secours.

Convoi de secours.

Nous avons des m�dicaments et rien de militaire.

Les hommes ont... perdu confiance en toi

comme chef dans la bataille.

Ils disent que tu veux mourir.

Et moi, j'ai peur pour mon ami.

Eh bien, j'ai pas besoin de toi.

Oui ?

Je me rappelle mes parents quand je dors la nuit.

Mon p�re �tait comme toi, tr�s grand.

Ils l'ont tu�.

Ensuite, ils m'ont donn� un b�ton.

Et l�, ils m'ont dit...

... que je devais tuer ma m�re, sinon...

... ils tueraient mon fr�re avec moi.

Alors, j'ai tu� ma m�re.

Si on les laisse nous emplir de leur haine...

ils ont gagn�.

Faut pas qu'ils nous prennent notre c�ur.

Paige, prends-le, tu veux ?

All� ?

Punaise, c'est toi ?

Papa ?

Oui, c'est moi.

Est-ce que tu vas bien ?

Je pensais � un cri.

Tu as dit cri, je pensais � un nid.

Tu as dit nid...

Je pensais � un pli.

Je t'aime, ma punaise.

Je t'aime aussi, papa.

Vous aimez �a ?

C'est ma fille.

- Sam. - Qu'est-ce qu'il y a ?

L'ARS vient de se manifester.

Ils traversaient la fronti�re avec le nord.

Alors qu'est-ce qu'on attend ? Faut y aller.

Deng. Tu me re�ois ?

� toi.

Un convoi de l'ARS se d�place vers le sud pr�s de Gowai.

Ils sont charg�s ?

Au village voisin de Akot,

on dit qu'une caravane est pass�e il y a une heure.

Allez. Tiens, descends.

Allez.

C'est bon.

Il ne marche pas non plus.

Jusqu'au fond. Jusqu'au fond.

Toi aussi.

- Sam. - Oui ?

Il n'y en a pas un qui marche.

C'est le seul que nous avons.

D'accord. Fais attention.

Soyez vigilants.

La route pourrait bien �tre pi�g�e.

Alors, soyez pr�ts � tout.

Oui, mais toi, pr�dicateur ?

On reste ici.

Allez-vous-en. Filez.

Joseph Kony et son Arm�e de r�sistance du Seigneur

poursuivent leur r�gne de terreur dans le nord de l'Ouganda et au Sud-Soudan.

Selon Amnistie internationale, Kony et l'ARS seraient responsables

de plus de 400 000 meurtres et de 40 000 enl�vements d'enfants.

Ces enfants sont tortur�s, viol�s, vendus comme esclaves sexuels ou forc�s

� prendre part � des tueries rituelles par des officiers de l'ARS.

� ce jour, Sam Childers continue de se battre

pour les enfants du Sud-Soudan et du nord de l'Ouganda.

Sam et Lynn sont encore ensemble.

Lynn dirige l'�glise Shekinah Fellowship Church

� Central City, en Pennsylvanie.

Joseph Kony, chef de l'ARS

Me contenter de donner toute sorte d'excuses

pour me justifier, �a je ne le ferai pas.

Mais je vous demande � vous, tous autant que vous �tes,

tous ceux qui ont un enfant,

tous ceux qui ont un fr�re ou alors une s�ur,

si votre enfant ou un membre de votre famille se faisait enlever,

si un malade mental ou disons un terroriste arrivait,

et vous enlevait ce membre de votre famille

ou votre enfant, et si je vous disais :

"Je vous ram�ne votre enfant disparu",

est-ce important comment je ferais ?

Sous-titrage Blu-ray : CNST, Montr�al

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.