Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Le problème avec les taupes, c'est qu'en creusant leur galerie, elles font remonter la terre à la surface.
Et après, les vaches broutent une herbe terreuse.
Ce qui nuit à la qualité de leur lait, ce qui nuit à la qualité de nos fromages,
Et en Normandie, c'est un sacrilège.
Donc là, on en a une qui fait pas mal de dégâts, tu vois.
Elle a creusé ses premières galeries là.
Là, ça remonte.
Et là, il y a mon albéric qui l'a vu gigoter tout à l'heure.
Donc, elle est dans cette galerie-là, dans ce...
Et là, normalement, tu vois, on a juste à condamner la sortie.
Et elle devrait se manifester d'une minute à l'autre.
Un peu comme une baleine qui doit remonter à la surface à un moment.
Sauf que là, c'est une taupe.
Les grands responsables de la prolifération des taupes, c'est les parisiens.
Parce qu'évidemment, ils ne savent pas entretenir les terrains de leur résidence secondaire.
Les taux baissent comme des lapins.
Et après, nos sous-sols, c'est le métro aux heures de pointe.
Donc le Parisien est un nuisible qui en génère d'autres.
Et là, à mon avis, c'est...
Elle est morte !
Elle est morte, ouais.
Je peux la garder?
Tu l'enterres, quoi.
Quand t'es ring-taupe, c'est un peu con.
Regardez les enfants.
Regardez comme elle est belle.
Elle n'est pas belle?
Oui, elle est belle.
Regardez-moi ça.
Regardez-moi les mamelles.
Oui, les mamelles, là.
Et il y a quoi qui sort des babel ?
Du lait.
Non, du nectar.
Les Arabes en Arabie Saoudite, ils ont l'or noir.
Eh ben nous, les Normands, on a l'or blanc.
Sauf que les Saoudiens, quand ce sera des voitures électriques, ils seront dans la merde.
Déjà qu'ils n'ont pas d'eau.
Alors que nous, notre lait, il est éternel.
Vous viendrez les toucher, les mamelles.
Hein?
Regardez-moi comme elle est belle.
On dirait un léopard.
Elle est féline, la Normande.
Qui a des grains de beauté ici?
Moi!
C'est vos tâches de normand.
Tout normand a sa tâche.
Vous savez qui c'est, ça ?
Non.
Le plus grand guerrier de l'histoire.
Et bientôt, quand vous reviendrez ici, ce ne sera plus une petite ferme pédagogique, ce sera le parc Guillaume le Conquérant.
Qui veut venir toucher les mamelles?
Moi, je veux bien.
De la vache, papa.
Voilà, je vous présente.
Bienvenue chez nous.
Et bienvenue...
Ça, c'est...
Mon amour, c'est ma Mathilde.
Madeleine.
Ah oui, pardon.
Ça fait 11 ans.
Mathilde, c'est Guillaume.
Et moi, c'est ma Madeleine.
C'est ma plus belle conquête.
Je regarde la caméra?
Tu fais comme tu veux.
C'est le petit documentaire.
On s'est rencontrés à travailler dans une pizzeria.
Et je lui ai dit, en Normandie, on mange des crêpes.
C'est les Normands qui ont conquis l'Italie, pas l'inverse.
J'ai reçu encore un mail d'une instite qui se plaint.
Tu racontes n'importe quoi.
Je raconte n'importe quoi à qui?
Bah aux aînés.
Mais qu'est-ce qui connaît l'histoire de la Normandie?
Non mais d'accord, je sais que toi tu racontes pas n'importe quoi, mais c'est juste que si on perd ça, si on perd les visites, on est mal.
Non, on va pas céder, il est là notre combat.
Moi justement, si je fais le parc, c'est que pour tous les normands connaissent mieux leur histoire.
Oui, oui, oui, je sais, je sais.
Après le parc, j'ai pas envie que tu nous fasses comme avec le film, t'as passé deux ans à écrire un scénario.
Non mais ça, ça n'a rien à voir, c'est parce que j'avais pas les comptes.
à Paris, à Cannes ou je ne sais où, mais ça va se faire.
Oui, mais si...
Ah non, mais il faut que tu me fasses confiance, moi, chérie.
D'accord, mais si jamais, moi, je ne veux pas te retrouver après avec des coups de déprime pas possibles.
Mais non, il n'y a pas de dépression.
Oui.
Il y aura surtout une belle statue de Guillaume de 30 mètres de haut bientôt juste à côté.
Et tu seras fier.
Oui.
Tu seras fier.
Oui.
Allez.
T'imagines ça, évidemment, les reconstitutions, ce sera un peu le berceau de mon parc.
Puis petit à petit, après, on va s'agrandir pour essayer de reconstituer la Normandie invincible, celle de Guillaume.
Tu reconnais peut-être la petite maison?
C'est notre maison.
Ce sera la boutique de souvenirs.
Imagine tous les spectateurs qui arrivent là, par centaines, pour voir l'abbaye aux hommes, le Mont-Saint-Michel, cette reproduction.
Puis là, les falaises d'Etrota, regardez.
Les petites vaches à mettre là, qui sont en train de brouter sur les falaises.
Et puis...
Alors tu vois, là je m'aperçois que ce que j'ai commandé, c'est même pas des vaches normandes, parce que normalement, les vaches normandes, elles ont deux lunettes marrons, de la même couleur que les taches.
Et là, je m'aperçois que c'est ce qu'on appelle des vaches pirouges.
Donc ça, c'est pas normand du tout.
Je vais les ramener au vendeur.
Et ce que je veux que vous compreniez, c'est que moi, je ne suis pas là pour faire le parc Astérix.
D'ailleurs, si tu regardes bien, Astérix, il vient d'où?
D'Armorique.
Et ils l'ont fait où, le parc?
En banlieue parisienne.
Et si tu crois qu'ils te servent de la cervoise ou du sanglier, non, ils te servent des burgers et du coca.
Donc c'est la culture régionale bouffée à la sauce mondialiste.
Et moi ici, je suis là pour faire un parc culturel, redonner aux petits normands son identité.
Je vous présente le propriétaire des lieux, un ami, mon voisin, Olivier.
C'est qui?
Bonjour.
C'est un documentaire.
Bonjour.
C'est sur moi.
C'est une blague.
Non, c'est sur mon...
Je t'ai déjà dit, le terrain, il n'est pas à vendre, là.
Et même s'il l'était, t'aurais pas les moyens.
Il faut que tu me fasses confiance, Olivier.
J'ai des donateurs généreux qui sont prêts à m'aider, des amoureux de la Normandie.
Je suis reçu prochainement au conseil régional.
Conseil régional.
C'est parce que t'arrives pas à te projeter.
Il faut que t'imagines des milliers de petits normands qui débarquent chaque jour dans le parc avec la banane, avec l'envie de redécouvrir leur âme de viking.
Et imagine, l'activité principale, ce serait la reproduction de la bataille de Hastings.
Face à face, les troupes de Harold qui attendent le premier, le vrai, le seul débarquement, celui de Guillaume, qui débarque avec son dracar, suivi de ses soldats, les troupes de Guillaume qui s'affrontent.
Harold terrassé par la flèche.
Et là, tu vois que le paysage s'y prête, les vallons, ce serait des gradins.
Il va vous emmener à Hollywood avec son documentaire.
Il vient d'assister à l'affrontement final.
Et là, tout autour, il y a des ateliers de gastronomie qui mettent en avant nos fromages, notre beurre, nos pommes.
Elles sont là partout, le cidre.
Mike, terminé.
Vous dégagez.
Allez, toi, toi, tout le monde.
C'est chez moi ici, d'accord?
C'est chez nous.
C'est la Normandie.
Il faut que tu comprennes.
5 minutes!
C'est un projet...
5 minutes!
Allez, hop dehors!
Pour moi, pour les Normands.
Oui, oui, c'est ça.
Et évidemment, pour les plus jeunes, on aurait...
On aura aussi des manèges, des manèges en forme de...
C'est un rêveur, il est comme ça.
Quand je l'ai rencontré, il venait d'hériter de la ferme de son oncle.
Et il n'en faisait rien parce que lui, à la base, ce n'est pas un agriculteur.
Et quand je l'ai vu avec mon fils, Albert Hicq,
Il a le truc avec les gosses.
Avec le départ de la grande course aux cochons.
Vous êtes prêts?
Donc je lui ai dit, si t'as le truc, viens, on prend cette ferme et on appelle les écoles aux alentours, on fait un projet pédagogique.
Et c'est ce qu'on a fait, voilà.
Peut-être qu'un jour on aura aussi nos petits poussins.
Le parc sera le berceau de la renaissance de notre identité.
Avec des cours de cuisine normande, des cours de parler normand.
En Bretagne, on parle encore le breton, il y a des cours de breton.
Alors qu'en Normandie, combien on est à maîtriser encore le parler normand?
Et si vous revenez vers la Toussaint, Tchano.
Vous serez en soins de vie jusqu'au slé.
Thiarier dans les grands cannes.
Le berque pour aller là-bas au Grand Prince ou le pur ardiron.
Comme il n'y en aura partout, il n'y aura pas besoin pour faire la béchon.
Bouez toutes nos files de doche.
Ce sera du sang normand, purotcheux, bu en point, qu'on béra dans les moques.
Oh, dame, j'envoie quatre bouteilles pour faire sauter le beau champ et une partie de l'arleveur.
C'était du créole ou du normand ?
Et en tout cas, il y a la pétition à l'entrée.
Pour ceux qui souhaitent me soutenir pour le parc, faire des promesses de dons.
Ici, on est normand avant d'être français.
Je vous présente mon ami Tata, qui est un peu mon parrain.
Il m'a fait prendre conscience de mon identité normande.
Tu me fais chier à me mettre du rhum.
Allez, tiens.
Je mets un euro sur ton parc.
Mais il le fera jamais, son parc.
Toi, tu fais quoi pour la Normandie?
T'élèves des primos stein, des vaches hollandaises?
C'est les plus rentables, et tout le monde le sait.
Mozart, il fait jusqu'à 120 saillies par an.
Je vends sa semence aux quatre coins de la Normandie, moi.
Si t'étais un vrai normand, t'aurais des vaches normandes.
Et ton taureau, tu l'aurais pas appelé Mozart.
Tu l'aurais appelé Thor.
Voilà, ça, c'est nos origines.
Ça, c'est viking, ça.
Je suis certainement plus normand que la plupart d'entre vous.
Certainement plus que toi.
C'est nous trois, là.
Regardez comme il était mignon.
Il est adorable.
Tu les montres à chaque fois, ces photos, maintenant.
Mais laisse-moi lui montrer.
Son père est parti chercher des cigarettes quand il avait un an.
Il n'est jamais revenu.
Les deux hommes de ma vie, c'était mon grand frère et mon bébé.
Son oncle, c'était comme son papa.
Moi, Gérald, c'est comme mon papa.
C'est quand même pas pareil.
Qu'est-ce que vous attendez pour en faire un?
Ça, je le dis tous les jours.
C'est juste que je veux d'abord qu'on aille au bout du projet.
Et puis après, évidemment, qu'on fera des enfants.
Quel projet?
C'est encore cette histoire de parc?
Oui, mais c'est important d'avoir des rêves.
Mais depuis qu'il est petit, il a toujours eu des idées farfelues.
Déjà quand il avait 10 ans, il a voulu construire un village préhistorique.
Ça l'a obsédé pendant deux mois.
Il avait même déguisé une vache en mammouth.
Et toi, mamie, ton papa, il était comment ?
Non, il est bien.
C'est intéressant qu'il pose la question.
Explique-lui, maman, vas-y.
Non, Gérald.
On ne va pas encore parler de ça.
Non.
Et pourquoi?
Il veut savoir la vérité, il veut connaître l'histoire de la famille.
Explique-lui.
Non, Gérald.
Tu sais très bien que je n'aime pas en parler.
Eh bien, si tu n'aimes pas en parler, moi, je vais en parler, alors.
Gérald!
S'il te plaît.
Ma grand-mère, la mère de ma mère, a été violée par un soldat noir américain en 1944.
Une vache déguisée en mammouth.
Le 6 juin 1944, les forces alliées menées principalement par les États-Unis lancent l'opération Progoblor sur les plages normandes.
C'est vrai.
Tu viens de coucher?
J'arrive.
Ça fait 100 fois que tu l'as vu, là, ce documentaire.
C'est pas un hasard, je te jure.
S'ils ont débarqué chez nous.
C'est une revanche sur le débarquement de 1066 de Guillaume.
Ouais.
Sur les côtes anglaises.
Ben oui.
Ouais.
Tu viens?
En dehors de toi, j'arrive.
tes-vous prêts à assister à la plus grande bataille de l'histoire?
La bataille de Hastings.
Le plus grand débarquement de l'histoire.
Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro des Résistants du Bocage, le podcast du patrimoine normand.
Alors déjà, on voudrait vous remercier avec Baptiste parce que vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre.
Alors n'hésitez pas à mettre un petit pouce bleu pour les algorithmes, un message et puis abonnez-vous en fait, nous ça nous fait chaud au cœur.
Bien sûr.
On passe un boujou, comme on dit chez nous, à tous nos abonnés.
On est déjà...
Bonjour.
34 sur le live.
Ah ouais, bonjour.
Je vois Raymond Saint-Michel, Jean Moulin du Bocage.
Allez Jean Moulin.
Ouais, Léopard 76.
Bah bonjour à tous.
Et puis aujourd'hui, on va parler de notre invité du jour, Gérald.
Bonjour.
Vous élimez une ferme pédagogique du côté de Beaumont-en-Auge.
Vous êtes beaumontois.
Et par ailleurs, vous êtes un amoureux de Guillaume le Conquérant et vous projetez de lui offrir un parc d'attractions à son nom.
Parc d'attractions identitaire.
Rien à voir avec Disney.
Puisque vous en parlez, je tiens à préciser que Walt Disney est un descendant du comte d'Isigny.
Ah.
Comme une normande.
Connu pour son beurre.
Tout à fait.
On avait fait une dégustation l'année dernière ici même.
Oui.
Avec une petite pince de sel sur le beurre, c'est miam miam.
Et en fait, le comte d'Isigny, c'était un fidèle compagnon de Guillaume le Conquérant.
Il a suivi l'Angleterre lors de son accession au trône.
Et en anglicisant leur nom...
Dizini est devenu Disney.
Ah.
Certains de leurs ancêtres ont par la suite migré en Amérique.
Et donc, quelque part, Mickey, c'est une souris normande.
Mickey est un rat, comme tous les Américains.
Super.
Pour vous soutenir, peut-être que le lien en description qu'on a mis pour participer ou faire un don, d'ailleurs, si vous voulez aider ce parc d'attraction.
Identitaire.
Voilà, le reste à la poubelle.
Savez-vous d'ailleurs, la poubelle, elle a été inventée par l'un des nôtres.
C'est le bien nommé Eugène Poubelle qui est né à Caen en 1843.
Le génie normand.
Je ne savais pas du tout.
Et du coup, je vais en profiter parce que j'ai un carnet où je note un peu toutes les idées pour le parc.
Et je vais penser à trouver une attraction identitaire autour du thème de la poubelle.
S'il vous plaît.
S'il vous plaît !
Je vais goûter!
D'abord, merci d'être tous là.
Merci d'être venus nombreux.
Même si ce serait bien la prochaine fois d'en parler un peu autour de vous.
Il faudrait vraiment qu'on soit une armée.
Et si la prochaine fois, vous pouvez essayer d'arriver à l'heure,
Moi, j'ai l'intention de bientôt présenter nos reconstitutions à des investisseurs.
Les gens qui sont intéressés par le projet, parce que vraiment, là, ça avance.
Est-ce qu'il y a des questions?
Il y aura de la bière ?
Des questions par rapport aux reconstitutions.
Parce que la dernière fois, t'as dit qu'il y aura de la bière et il n'y en avait pas.
Il y avait du pommeau et du cidre.
Oui, mais de la bière.
La bière, c'est à la fin.
La dernière fois, vous étiez tous complètement bourrés.
Il y a Bertrand qui a failli perdre son oeil.
Et t'as dit qu'il y avait les travers de port aussi cette semaine?
Oui, mais tout ça, c'est à la fin.
J'en ai dans le coffre.
Et pour les 10 euros?
Les 10 euros aussi, c'est à la fin.
De toute façon, les 10 euros, j'avais dit que je les payais que la première fois.
Ah bon?
Bah oui.
Ah ouais, d'accord.
Il paye comme le vrai.
Ouais, c'est bon.
Ouais, exceptionnellement, je refaille les 10 euros.
Ah, ben voilà.
Voilà.
Normal.
Voilà.
Ah oui.
On peut pousser Gratos.
Eh, le mec, c'est travers de port.
Il y aura de la sauce barbecue?
Comme les Parisiens ne sont jamais là pendant la semaine, après nos reconstitutions, on se couette leur résidence secondaire.
Pas leur résidence secondaire, nos maisons normandes, qui nous ont volés.
On nous a monté le prix du mètre carré, et après le pauvre normand, il se retrouve dans des HLM ou des prêts fabriqués.
Donc c'est une façon de reconquérir nos terres.
Les gens, on est gentils, on ne rentre pas dans la maison.
Qu'est-ce que tu veux, toi?
Ça va être reculé.
Non, c'est bon, je surveille.
Non mais tu touches pas, c'est bon, la dernière fois c'est moi qui fais, tu vas t'asseoir, je surveille.
Tu fous tes doigts dégueulasses dessus, tout le monde mange, allez.
C'est pas prêt.
De toute façon, ce genre de propriétaire, ils ont une maison en Normandie, une autre sur la côte d'Azur, un chalet, je ne sais pas où, à Meugeve.
Et finalement, ils partent en vacances au Maldives.
Donc autant que la maison serve à quelqu'un ou à quelque chose.
La maison de la semaine dernière, elle était quand même beaucoup mieux.
Bon, tu vas donner ton avis sur tout, toi.
Déjà, t'es pas invité ici, tu t'incrustes.
C'est une belle pièce.
Il a chopé, vous?
C'est un forgeron tchèque.
Ça pèse combien, ça?
4-5 kilos.
Qu'est-ce que vous foutez chez moi?
C'est la Normandie, ici.
C'est nous qu'on est chez nous.
J'appelle la police.
Les pierres, prends les pierres!
De quelle couleur sont les vaches?
Le jeune homme, là.
Blanche avec des taches marrons.
Blanche avec des taches marrons.
Très bien.
Oui?
Elles peuvent aussi avoir des taches noires.
Jamais.
Jamais une vache normande n'a de taches noires.
D'ailleurs, jamais une vache normande est toute blanche ou toute noire.
Sinon, on risque quelque chose de très grave, les enfants.
C'est...
Le grand remplacement.
Carrément.
Oui, carrément, monsieur.
Parce qu'après, on bâtardise la race, on bâtardise le lait, et un jour, le pont l'évêque aura goût de raclette.
C'est ce que vous souhaitez pour notre pays?
Non.
Non, c'est ce que vous souhaitez, les enfants?
Non.
Mais chérie, tu peux pas refuser des visites sous prétexte que les gamins viennent de Paris, c'est pas possible ça.
C'est des gamins comme les autres et c'est tout.
On en a besoin.
Et ça, on n'avait dit pas dans la chambre, ça.
Comme les clopes.
Le cancer passif, tu connais?
C'est les autres qui fument, c'est toi qui le chopes, donc merci.
Tu vas te blesser, là.
C'est bon, elle est morte.
C'est pas possible, ça.
Mais il est obsédé par les taupes, là, le gamin.
Ah bah c'est dénuisible.
C'est comme les parisiens.
Ils n'ont qu'à construire un grand pont suspendu de Paris jusqu'à Deauville, comme ça on ne verra plus leur sale gueule.
C'est quoi le film Débarquement?
Ils sont en train de chercher un soldat, là.
Il faut sauver le Sada Braillade.
Sauver Brian.
En tuant combien de normands?
Le parc, ce sera notre Hollywood à nous.
Madame de Borny, tu connais?
Non.
C'est comme Madame Bétancourt, la milliardaire, mais en normand.
Ah ouais?
Elle finance que des projets normands.
Comme ça, c'est important, ça, je sais bien.
J'ai mis des mois à voir le rendez-vous.
C'est un virage décisif pour le parc, là, ça va.
Là, ça va.
Tu me trouves comment?
Je vous ai emmené ici le plan de financement pour que vous puissiez comprendre le projet.
Il s'agit d'une projection sur la première année.
On viserait environ 3000 spectateurs jour.
En sachant qu'évidemment, ce sera gratuit pour les Normands.
Priorité aux normands, priorité aux sangs.
On se rattrapera largement les week-ends puisque le parc sera plus cher pour les Parisiens.
Une sorte de taxe d'occupation par rapport à leur résidence secondaire.
Et que le billet...
sera encore plus cher pour les Anglais, les Américains, une taxe de réparation par rapport au génocide normand.
Le génocide?
La bataille de Normandie.
100 000 morts.
Il me faudrait donc 500 000 euros pour tout le financement des reconstitutions, notamment le matériel, les chevaux, les cascadeurs et les acteurs.
Ça, normalement, ça se trouve que dans les musées.
C'est une pièce de collection.
J'ai fait les pieds et les mains pour te l'avoir.
Là, c'est rouillé, là.
Du sang d'anglais.
Elle est magnifique.
Elle est faite pour toi.
C'est une épée datée du XIe.
Et vu le modèle, c'est pas impossible qu'elle appartenue à un compagnon de Guillaume.
Je peux l'essayer ?
Vas-y.
Prends-la en main, tu vas voir.
Touche.
C'est que du bonheur.
Elle me fait penser à la...
À la clémence à qui on inclinait.
Ouais, mais là, on est sur un alliage plus noble.
Avec des finitions antiques, pommeaux et gardes en laiton plaqué.
Ça, dans 10 générations, ça va pas bouger.
Tu peux pas être plus normand pour tes reconstitutions.
Combien?
Pas de prix, un dossier comme ça.
Il va falloir la payer quand même.
Général Desmonts, on trouve toujours des arrangements.
C'est ma contribution en tant que normand au parc.
Tu n'as pas le prix?
1200 euros.
Pardon?
C'est une finition antique.
Jamais de la vie, on met 1200 euros dans une épée, là.
On parle d'un objet d'art, là.
Sachant que je ne gagne pas d'argent dessus et qu'en plus, j'offre.
Le fourreau d'accompagnement avec sa chape d'acier vieillit.
Et les petits lions, c'est Léopard.
Oui, les petits léopards en relief.
Vas-y, fourre là-dedans, tu vas voir.
Je suis obligé, chérie.
Non.
Bon, les 1100 euros, après, moi, je perds de l'argent, tu sais.
Non.
Trompille, je la vendrai à un Parisien.
Regarde comment elle est belle.
Ah ouais.
Regarde avec le costume.
Ça démonte.
Et là, regarde les encoches.
Gérald.
Parce que c'est une épée authentique.
Tu l'as eu où?
Gérald, il y a encore des parents qui se plaignent parce que tu dis des conneries, j'en peux plus, non.
Approche pas avec ta cigarette.
Vous commencez à me casser les couilles avec mes clopes.
C'est pas pour casser les couilles, maman, c'est parce que c'est dangereux, il y a des produits chimiques.
Pourquoi il y a des produits chimiques?
Qu'est-ce que vous faites?
Je fais des explosifs.
Tu sais faire des explosifs?
Toi, t'as appelé ça comment?
Ça n'a mis sur Telegram.
Telegram?
C'est quoi, Telegram?
C'est une sorte d'Internet avec des trucs spéciaux.
Genre, si tu cherches de la drogue ou des enfants.
C'est qui comme ami, ça?
Je sais pas, si tu t'écris en arabe, je traduis sur Google.
C'est bien.
Au moins, il apprend une langue étrangère.
Et pourquoi vous faites des explosifs?
C'est pour les taupes.
Il y en a de plus en plus.
Attends, les taupes de temps en temps, je veux bien, mais là...
Une fois qu'ils s'intéressent à quelque chose, tu pourrais les soutenir.
Mais c'est des êtres vivants.
C'est des nuisibles.
J'ai une petite recette pour les nuisibles.
Maison.
Pas l'autre là-bas, là?
Qui?
Le comique, là, Franck Dubosc.
J'avais envoyé au bureau des gens qui travaillent avec vous un scénario, jamais eu de réponse.
Il faut demander pour filmer, monsieur.
Oui, moi, je n'ai pas eu de réponse.
Je suis désolé, on reçoit plein de trucs.
Sauf que là, c'était pas plein de trucs.
C'était un scénario sur la Normandie.
Pas un scénario sur un type qui fait le malin en moule-bite dans un camping.
Voilà, Jonathan Papadri!
Vous n'êtes pas fier d'être normand, vous?
Si, si, je suis fier d'être normand, oui.
J'ai même acheté une maison sur Beaumont.
Non, mais je n'ai pas lu.
Je suis jaloux.
Pardon.
Alors, tu es toujours un normand, toi?
Oui, je suis normand.
Tu es fier?
Oui, je suis fier, oui.
Alors, il faut que tu finances mon projet.
Le parc Guillaume le Conquérant.
Une sorte de parc du Puy-du-Fou pour les normands.
Mais en mieux.
Ça t'intéresse?
Euh...
Oui, ce qu'il faudrait...
Tu pourrais financer.
T'as de l'argent, toi.
Ce qu'il faut, c'est me contacter sur...
Ou alors tu pourrais faire un sketch ou une pub à la télé pour parler du parc.
Ou alors tu pourrais participer même aux reconstitutions dans le parc.
Voilà.
Ce qu'il faut, c'est qu'on se contacte sur Insta.
Vous m'envoyez, je lui fais.
Tu fais l'équitation?
Et puis, oui, j'ai mon galop 2.
Et comme ça, moi, je vous rappelle et puis on voit ce qu'on peut faire.
Ok.
Ok, tu me donnes ton numéro, vas-y.
Non, non, mais contactez-moi sur Insta, c'est mieux.
Non, mais j'aime pas, moi, ça, c'est un truc d'Américain.
Donnez-moi votre numéro à vous, et puis comme ça, je...
Ok.
Voilà, allez, c'est arrivé.
Popo, doucement.
Gentil.
Alors, euh...
Eh mince.
Voilà, allez-y.
08, 86, 79, 64, 50.
50.
50.
Voilà, c'est parfait.
Voilà, comme ça.
Et là, hop, comme ça, c'est bon.
Comme ça, je l'ai.
Voilà.
C'est bon.
C'est bon.
Merci, Franck.
Voilà.
Merci beaucoup.
Bon, voilà.
Allez, au revoir.
Merci, mon frère.
Merci.
Voilà.
Merci, mon frère.
Pour la Normandie.
Merci beaucoup.
Donc on recherche un soutien à travers des dons et des signatures.
Mais on n'en peut plus de Guillaume Le Conquérant.
On a toutes les sauces ici.
Les restaurants, les assiettes, les capotes.
Ça, je suis d'accord avec vous, c'est de la récupération touristique.
Moi, ce que je veux, c'est redonner à la Normandie sa grandeur d'antan.
Le poids grand de la Normandie, c'est toujours la même chose.
Les fromages, les pommes, les cartes postales avec les vaches, les planches à Deauville.
Si je pouvais, je me barrais.
Je me barrais chez toi.
C'est ici, chez moi.
Tu me remontes, toi?
Oui.
J'ai une histoire un peu compliquée par rapport à ma grand-mère.
Oui, bien sûr.
Je suis 100% normal.
Tu sais quoi, Bartois?
Bartois.
Retons dans les mers chaudes.
Il faut remettre la région au centre du développement.
Merci.
Écoutez, juste un soutien, un don, une promesse.
Super.
Vous voyez, moi qui suis parisienne, mais je me sens tellement mieux ici.
On prend les enfants à la sortie de l'école le vendredi.
On arrive ici, ils respirent, ils reconnectent avec la nature.
Mes pétitions ont recueilli plus de 4000 signatures.
J'ai envoyé les courriers recommandés à la région ici même, au département, aux députés concernés.
Personne ne m'a répondu, madame.
Vous oubliez une chose, ce n'est pas mon parc, c'est votre parc.
C'est pour la Normandie que je me bats, pour les Normands, pour vous.
Oui, on vous a entendu, monsieur.
Merci, personne ne m'a répondu.
Vous m'entendez, mais vous ne répondez pas.
Et je suppose que ça avait demandé de nouvelles résidences secondaires pour l'occupant parisien.
Parce que nous sommes occupés, madame.
Allez à Deauville, allez à Trouville.
Vous me risquez de mûler la dormandie.
Laissez-moi parler.
Protection et valorisation du patrimoine.
Soutien à la création et à la diffusion artistique.
Transmission culturelle.
Vous arrêtez de filmer, s'il vous plaît.
Ça, c'est du harcèlement.
Développement de l'économie, de la culture et des industries culturelles.
Oui.
Tout ça, c'est un résumé de mon projet.
Ça fait des mois que je vous écris, vous ne m'avez jamais répondu.
Mais mon ami, vous savez combien on en reçoit des projets par an, par mois.
Je ne sais même pas de quoi il s'agit.
C'est un parc d'attractions identitaire sur plus de 140 hectares.
Très bien, très bien.
Avec une attraction, c'est la poubelle enchantée.
S'il vous plaît, très bien, pas ici.
Je vous laisse ma carte.
Vous m'envoyez votre dossier par mail.
Et je vous assure que mon équipe va le lire et me faire un débrief très rapidement.
Merci, mon frère.
Merci.
Voilà.
Bonne journée, monsieur.
La poubelle enchantée, c'est par rapport au fait que la poubelle, ça a été inventé à Caen?
Oui, je sais.
En Normandie?
Par an.
Gène poubelle en 1843.
Oh, il y a bien longtemps.
Bonne journée.
Gérald Porquier.
C'est ça le problème.
L'autre, il est responsable de la culture en Normandie.
Il mange des burgers.
Ouais, salut mon pote.
Juste pour te tenir au courant de notre projet, notre dossier prioritaire au conseil régional.
Donc ça, c'est positif, ça avance.
Juste, quand t'as deux secondes, tu peux me faire une petite vidéo pour des promesses de dons pour acheter le terrain.
Tu dis juste genre, salut à tous, c'est Franck Dubosc.
Ou alors, salut, c'est Patrick Chirac.
Tu le feras mieux que moi.
Merci, frérot.
Je te fais des gros bisous.
Et ça avance, quoi.
Ça avance.
Alberic, tu vas?
J'ai pas très bien le coup qui rend.
Ah, c'est bien.
Dans mon parc, je vais mettre des rampes à eau.
Comme ça, il y aura de la pluie partout dans le parc.
Un peu comme les canons à neige au ski.
Quand je vois des Parisiens qui viennent ici et qui s'abrisent sous des parapluies, j'ai envie de le prendre et de leur casser sur la gueule.
Go, go, go.
Sur la côte d'Azur!
Vous connaissez le proverbe?
Quand on voit le clan du Goéland, c'est qu'il fera pas beau temps.
La cabine, la cabine, la cabine, la cabine.
Et quand on voit son cul, c'est qu'il fera pas beau non plus.
Merci, Gérald.
À la semaine prochaine.
À la semaine prochaine.
Bonne prochaine, merci.
Tu as une bière?
Oui, prends ta bière, allez, c'est bon.
Essayez d'arriver à l'heure la semaine prochaine, les gars.
Merci.
Tu fais avec ça, toi, touche pas mon épée.
N'importe quoi, elle est là-bas, la tienne.
Tu l'as achetée sur Moyen-Âge.fr?
C'est une pièce de collection, ça.
Une épée d'époque.
Oui, c'est ça.
C'est les mêmes, je te dis.
C'est les mêmes, regarde.
Regarde.
T'as les encoches, là?
T'as pas les encoches.
T'as acheté une contrefaçon, mon pote.
Ouais, c'est ça.
File-moi mes 10 euros.
Tiens, fais 10 balles.
File-moi mes bières.
Elles sont là.
Pas fraîches comme d'habitude.
C'est ça, allez, merci, au revoir.
Et ça, il est trop frais, ça.
Ouais, ouais, ouais.
Allez, merci.
Allez, allez, allez.
Ouais, ouais, ouais.
Allez, à la semaine prochaine, les gars, merci.
Il est super cher, ce riz.
Il y en a trois fois plus dans celui-là.
Il coûte moins cher.
Oui, mais il est dégueulasse.
Le terrain d'Olivier, tu sais combien il coûte?
Faut pas demander aux gens de faire des efforts, on va faire aucun autre côté.
On prend les trucs les plus chers à chaque fois.
Non, ça c'est mes serviettes hygiéniques, tu ne les changes pas parce qu'après c'est pas toi qui as des démangeaisons.
Elle t'a coûté combien ta maquette?
Moins cher que les cigarettes.
Combien?
500.
500 euros?
Sur 10 mois.
7 000.
500 euros sur 10 mois, ça fait pas 7 000, ça fait 5 000.
Non, parce que je me suis trompé d'échelle sur le Mont-Saint-Michel.
J'ai dû le faire refaire.
Ça, c'est exactement ce que je veux pas dans mon parc.
Les mascottes, comme tu vois chez Disney ou Astérix,
Après, les gamins, ils sont là.
Oh, c'est Pilou, il est mignon.
Pilou dit que sous Pilou, il n'y a pas un mec qui se tripote devant les écoles.
Non, tu me déduis.
Bonjour.
Est-ce que vous souhaitez goûter au pays d'Auge?
Non, merci, c'est gentil.
Je sais que c'est connerie encore.
C'est un nouveau fromage normand.
Oui, au bon lait des pays de l'Est, c'est ça?
Y'a qui sous-pilou un Albanais, un Romain?
Non, elle s'appelle Valérie, elle adore le Pays d'Auge.
J'adore le Pays d'Auge!
Mais ça va pas!
Tu bosses avec l'ennemi, toi, maintenant?
Une fille plus que 10 euros, pas comme toi.
Quels 10 euros?
Pour les reconstitutions.
Sinon, on n'a pas assez de monde.
C'est ça, oui.
On va avoir plus de bénévoles.
Oui, c'est de la mort.
Excusez-moi, monsieur, pardon, madame, avancez.
Avant-jour.
Je peux réessayer?
Oui, bien sûr.
Merci.
Allez-y.
Merci.
Ça passe toujours pas.
Et si on enlève les serviettes hygiéniques?
Tu vas me faire le coup du rhum à chaque fois ?
Tu fais chier, Sam.
Ah, ça va, c'est le premier à se marrer, hein, mon GG?
C'est une œuvre d'art, le truc.
Et sinon, ton parc, c'en est où?
T'es intéressé à ça, toi, maintenant?
Je sais pas, il paraît qu'Olivier, il vend son terrain.
Qu'importe.
Ma femme a croisé la sienne hier.
Je te dis qui vend.
Il m'aurait prévenu.
Et donc, il m'a offert le fourreau avec le croissant.
En tout cas, si t'as besoin d'oseille pour l'acheter, moi, je peux te faire une promo sur les saillies de Mozart.
Et puis comme ça, ça te fera des troupeaux de bêtises.
Et tu pourras nous payer plus que 10 balles.
Vous payez 10 balles?
Oui, et des bières pas fraîches.
Ouais, chérie, juste, elle t'a dit quoi, Stéphanie, hier?
Quoi, la vente du terrain?
Merci, c'est tout ce que je voulais savoir.
Bisous.
Olivier !
Tu m'as dit que t'étais pas en bandeur!
On a changé d'avis avec ma femme.
Mes enfants sont dans le sud, on va les retrouver.
Vous partez dans l'heure?
Ils sont à Marseille.
Ah, dans le sud, la Méditerranée, le soleil.
Voilà.
Mais pourquoi tu m'as rien dit?
Mais tu voulais que je te dise quoi?
T'as pas un rond?
Si, je l'ai financé avec moi.
Mais arrête avec ça!
Ton parc, il se fera jamais!
Ouvre les yeux!
Tout le monde se fout de ta gueule!
Ouais, salut mon Francky.
Bah écoute, je me permets de t'appeler parce que j'arrive pas trop à dormir là, j'ai toujours pas de tes nouvelles.
Bon là je sais qu'il est un peu tard, il est 2h du matin, mais voilà je suis aussi dans le show business, vous allez bien faire la fête tout ça donc...
Voilà, si t'es réveillé en tout cas, si tu peux me rappeler rapidement.
Ouais, salut Franck.
Bah écoute, c'est moi.
Tu m'as toujours pas rappelé.
J'espère qu'il t'est rien arrivé, que tout va bien de ton côté.
Si tu peux juste me rappeler rapidement parce que...
Alors, tu sais, tu fais visiter.
Ouais, t'es peut-être pas obligé de venir avec ta caméra.
Pourquoi on dérange?
Oui, tu déranges, oui.
J'aimerais te connaître ma nouvelle voisine, non?
Bon, écoute, Gérald, tu bouges.
Vous avez dit ce que je vais faire ici?
Bon, tu bouges d'ici.
Vous avez parlé de mon projet?
Bouge de là, allez.
Il n'est pas méchant, mais il faut savoir le...
Un petit peu dérangé.
Vous allez faire quoi ici?
Un bar tabac, un sushi?
Tu te casses!
Casse-toi!
Un buffet à volonté!
T'es pas chez toi ici, barre-toi!
Est-ce que tout le monde a terminé, là ?
Oui!
Alors, on pose les pinceaux.
Je vais regarder votre travail.
Ça, c'est très bien.
Lili, elle nous a fait une vraie petite vache normande.
Il y a tout ce qu'il faut.
Bravo, ma chérie.
Ça aussi, c'est super.
Là, attention, on dirait presque qu'elle a la varicelle.
Alors là, c'est l'inverse.
Attention de ne pas faire une trop grande tâche, sinon on dirait une Montbéliarde.
Ça, c'est bien.
Bravo.
Ça, c'est super.
On a des vrais petits peintres.
Bravo, les enfants.
Ça, ça va pas du tout, ça.
Qu'est-ce qu'on a dit tout à l'heure?
Une vache normande autour des yeux, qu'est-ce qu'elle a?
Des lunettes!
Est-ce que cette vache, elle a des lunettes?
Non!
Donc ce n'est pas une vache normande!
C'est pas compliqué !
Normande!
Pas normande!
Tu m'entends?
Il faut aller voir quelqu'un, là, pour te faire aider.
C'est bon, je vais aller chez Tata.
Non mais là, je te parle d'un psychologue.
Non, je suis le fils.
C'est un truc de bobo parisien.
Non, c'est un truc des gens qui vont pas bien et toi tu vas pas bien.
Pourquoi tu vas pas voir Gilles?
Le magicien?
Il est pas magicien, il est hypnotiseur et malitiseur, il est très bien.
C'est pareil.
En plus, toi, t'as été le voir pour arrêter de fumer, on peut dire que ça a marché.
En plus, il m'a dit qu'il a pas arrêté de te toucher les seins.
Mais non, mais ça, c'était pour faire sortir le tabac de mes poumons.
Ah ben, en ce moment, tu fumes pas par le cul.
Bon, tu vas aller voir un psy ou pas?
Réponds-moi.
Non?
Il n'y a pas de problème.
Allez.
T'as rien à dire?
Non?
Ok.
Moi, je...
J'ai aucun problème.
Il paraît qu'en plus, quand on fait de la chimio, on a plein de tâches qui sortent partout.
Moi, j'aurais l'air d'une belle normande.
Bon, je vais y aller.
Sûr?
Ouais, je vais y aller.
Je vais voir quelqu'un.
Elle me comprend pas.
Je l'aime, ma Madeleine.
Tu sais comment on l'appelait, Guillaume, avant qu'il soit le concurrent?
Guillaume le bâtard.
Donc on est pareil, lui et moi.
Mon rêve, ce serait de déplacer sa dépouille dans mon parc.
Après, il ne reste plus qu'un fémur dans son tombeau.
Il a été pillé pendant un guerre de cent ans.
Un fragment.
Un fragment du temps de Guillaume.
Merci.
Merci, Guillaume.
C'est pas le fémur, mais c'est un signe.
Joyeux anniversaire.
Bonjour, mon amour.
Merci.
Non, non, on dirait que j'ai 83 ans, ça me voit.
Un, deux, trois.
Ouais!
Je t'ai offert un bouquet tout seul.
Je l'ai cueilli moi-même.
C'est vrai?
Quand?
Ce matin.
Mais c'est une surprise, je t'ai même pas vu faire.
Merci, mon amour.
Merci pour ta maman.
Tiens, mon amour.
Merci.
Qu'est-ce que c'est?
Surprise.
C'est un fragment du tombeau de Guillaume.
T'as acheté ça en boutique souvenir?
Non, le vrai tombeau.
Celui de l'abbaye aux hommes.
D'accord.
Merci.
Merci beaucoup.
Tu veux que je te le mette?
Autour du cou?
Ouais.
Non, merci.
Je vais me le mettre là, ça te va?
C'est comme une relique.
Une Rolex?
Non, une relique.
C'est quoi?
Comme un porte-bonheur.
Ah oui, ben voilà, c'est ça.
C'est ça.
T'es trop belle comme ça, maman.
C'est vrai, tu trouves que maman, elle est belle avec ça?
Ah ouais.
Tu m'embrasses pas?
Si, bien sûr, tu ris.
Ça bosse, fiston?
Ouais.
Quoi de beau?
Je change les dosages.
C'est bien.
C'est quoi ça?
C'est qui lui?
C'est un ami, c'est à bout.
T'aimes les hommes, toi?
Non, jamais.
T'es fou, toi.
Pourquoi tu regardes des mecs à poil, alors?
Mais il est pas pédé, il fait croire qu'il est pédé pour pas qu'on sache qu'il est djihadiste.
C'est moi pire.
C'est comme moi, j'ai fait semblant que je voulais me faire exploser pour qu'ils me donnent la recette des explosifs.
C'est une technique pour faire semblant.
Tu fais croire que t'es normal comme les autres gens alors qu'en fait t'es en mission.
Ça s'appelle l'attaque.
Mais t'es pas pédé ?
Non.
Non, ok.
Bon bah, bosse bien alors.
Merci.
C'est quoi ton truc que tu m'as dit là?
C'est la quieta?
La taquia.
La taquia?
Ouais.
On dit que la couleur de la vache normande, elle est blonde, caille ou bringuée.
Sa robe, vous voyez, c'est son pelage.
Mais évidemment, aujourd'hui en Normandie, il n'y a pas que des vaches normandes.
Et c'est une très bonne chose.
Il y a des vaches d'autres races.
Les vaches se mélangent.
On dit que c'est un cheptel bovin cosmopolite.
Et ça, c'est une très bonne chose pour la Normandie.
Est-ce que vous pouvez venir la caresser?
Oui!
Alors venez, venez toucher son pelage.
Au revoir les enfants!
Au revoir!
C'est trop mignon, hein?
C'est bien, hein?
C'est bien.
Je sais que là, l'incite, il est très content.
Ah ouais?
Ouais, et les enfants aussi.
Et moi aussi.
C'est vrai?
Ouais, je reprends goût, là.
Je suis fière de toi.
Merci.
Vraiment.
Et tu vois que le psy, c'est pas qu'un truc de parisien?
Ouais, j'avais raison comme bien.
Voilà, j'avais raison comme d'habitude.
C'est bon, hein?
Bon.
Ça te plaît, hein?
Oui.
Hein?
Gérard qui mange un burger, quoi.
J'avais cru voir ça un jour, moi.
Ça change des crêpes, hein?
Ben ouais.
Et je peux reprendre un autre?
Vas-y.
Prends un cheesecake, moi.
Je vais prendre un cheesecake.
Guillaume était encerclé par trois soldats français.
Il les a terrassés un par un.
C'est ça l'esprit normand.
Et ça, c'est...
Regarde, tout est dit.
Tout est dit, là.
Ça, c'est l'esprit parisien, ça.
Oh!
Putain, je te...
Oh, tu fais quoi, là ?
Et toi, tu fais quoi, gars, ici?
Tu veux un coup de main?
On est en Normandie, ici.
T'es pas chez toi.
Je vais en avoir les coups de par la...
Je vais en avoir les coups de ta life.
Tu fais quoi, là?
C'est ma voiture.
Ça te fait quoi, ma voiture?
Tu pousses la caméra.
Tu fais quoi, là?
Je te démonte ou quoi?
Moi, je t'éteins.
Moi, c'est pareil, quoi.
Moi, je t'éteins pour les deux, là.
Tous les deux, je vous délie.
T'as compris?
Avec tes cheveux jaunes.
Vas-y, bouge.
Bouge de là.
Bouge.
Dégage.
Je suis passé devant, j'ai pas résisté.
J'ai vu le panneau, je suis rentré dedans avec ma caisse, bouf.
Je te l'offre, tata.
Qu'est-ce que tu veux que j'en fasse?
Je veux pas te tâcher, moi.
J'en sais rien.
Tu le fous dans tes chiottes, ce sera inspirant.
Et pourquoi t'ouvres pas un musée de la pancarte, là?
Au lieu de ton parc qui se fera jamais.
Tu donneras 10 euros aux visiteurs.
Et des bières pas fraîches.
Oh les gars, c'est pas tout ça.
Mais moi, il y a encore Mozart qui a du boulot.
Salut mon Jean-Claude.
Salut les gars.
Fais chier, Seb.
Tu vas pas lui faire tout le temps la même blague.
Pourquoi tu me regardes comme ça?
Je te trouve différent.
C'est-à-dire?
Je te trouve beau.
Gentil, ça.
Tu veux la pancarte, toi?
La pancarte, tu la veux?
Dans les chiottes, si tu veux.
Ce sera joli.
Oui, super.
C'est beau, hein ?
Les mouettes, les goélands.
C'est bon.
Ça aurait bien été une moite, moi.
Planer comme ça au-dessus de la Manche, dans le coucher du soleil.
Puis chier sur les parisiens.
Après, c'est vrai que les mouettes, elles ont perdu de leur splendeur.
Avant, c'était des prédateurs, tu vois.
Elle planait comme ça au-dessus de l'eau, puis elle piquait sur les poissons.
C'était majestueux, c'était quelque chose maintenant.
Comme beaucoup d'entre nous, elle dépend du tourisme.
Elles attendent le Parisien qui passe avec un cornet de frites.
Tu es à Chypre.
À Chypre.
C'était des oiseaux majestueux.
C'est devenu des nuisibles.
Et comment elle a explosé!
Bam!
C'est encore mieux que les tops!
Mais regarde, regarde les vétérans.
Il y a une célébrille d'idées.
Tu vas voir.
Avance.
Avance.
Can you just move your car, please?
I can't get by.
Go back.
Go back where?
Go back to America.
Now!
What is he talking about?
Fuck you!
Fuck America!
Wait a minute, wait a minute.
Monsieur, you have to show us some respect.
My father is a World War II veteran.
He...
Arrêtez de venir chez nous!
Vous avez détruit la Normandie!
Il a violé ma grand-mère!
What?
No!
You didn't rape anybody, did you?
I didn't rape anybody.
Whoa, wait a minute.
Hey, I'm going to call the police.
This is crazy.
We were just going to call the mayor to the American cemetery to pay homage to...
Je veux des excuses.
Je veux qu'ils s'excusent.
Mais c'est un vieux monsieur, il peut...
Alors excusez-vous à sa place.
I'm sorry.
En français.
Je suis désolée.
Je suis désolée pour la Normandie en regardant la caméra.
Je suis désolée pour la Normandie.
Non, sincèrement.
Et pour les Indiens d'Amérique.
And poor Liz, he wants me to apologize for the Indians.
And for the American Indians.
Coucou.
Coucou.
Bonne fête, maman.
Bonne fête des mères, mamie Monique.
Merci, mon Alberti, il ne fallait pas.
Il était petit encore, là.
Il était heureux comme tout.
Et alors là, il...
Il a une petite bougie.
Et puis là, alors là, il est vraiment heureux d'offrir un cadeau, quoi.
T'ouvres pas ton paquet, maman?
C'est un biré.
Tu l'essayes pas?
T'es belle, mamie Monique.
On l'a volé à un DJ qui a fait le débarquement.
Il avait quel âge?
Il avait...
Il avait à peu près 100 ans.
Mais encore costaud.
T'as agressé un vieillard?
Un GI.
Pour venger mamie.
Tu arrêtes maintenant avec ça.
Je ne veux plus en entendre parler.
C'est clair?
C'est clair!
Allez, tournez pour tout le monde.
Moi, quoi, toi?
J'ai pas soif.
Bah, quelle vœu pour les autres, alors?
Donc toi, tu bois pas, toi.
Bien sûr.
Au fait, je vous ai pas dit?
Il y a Mozart qui est sélectionné au salon de l'agriculture pour représenter la Normandie.
Ah ouais?
Ouais.
C'est pas beau, ça?
Alors, c'est qui le vrai normand, là?
Mon ami, la vache, elle a rincé.
Regarde-moi cette belle normande.
Regarde-moi ces belles lunettes.
Regarde-moi ces belles mamelles.
Regardez les belles mamelles.
Allez, laisse-moi boire au pied de la vache.
Je m'en vais faire sucer le téton, une partie de l'arleuvin.
Il va sucer le téton.
Il va au restaurant, c'est pour têter ta gère.
On est où ?
On est juste devant chez ce nain de Jean-Claude.
Là, c'est son champ.
Et un peu plus haut, il y a son troupeau de Holstein.
De quelles couleurs sont les vaches Holstein, mon albéric?
Blanches avec des taches noires.
Blanches avec des taches noires.
Et de quelles couleurs sont les vraies vaches de chez nous?
Blanches et marrons.
Blanches et marrons avec des?
Avec des ?
Lunettes.
Avec des lunettes.
Et au milieu de son troupeau de Holstein,
Mozart.
Il joue pour les vaches?
Non, Mozart, c'est un taureau.
Comment on fait la différence entre une vache et un taureau, mon albéric?
Il a des plus grands corps?
Non, mais on s'en fout de ça.
Le taureau, il a des...
Il a des...
Des lunettes.
Des couilles!
Donc maintenant, tu as tout ce qu'il faut pour reconnaître Mozart.
Pourquoi faire?
Qui va lutter contre le grand remplacement.
De quoi?
Tu vas le branler.
Je fais pas ça, moi.
Tu t'es jamais branlé, peut-être?
Ah si, mais...
Alors?
C'est pareil, sauf que là, c'est sur Mozart.
Oui, mais c'est dangereux, un taureau.
Pas si tu le branles correctement.
Au contraire, il sera content.
De toute façon, la caméra, elle ne filme pas.
Je t'ai toujours traité comme mon fils.
Alors, on peut me rendre ce petit service.
Hey, bud.
Allez, à fond.
Faut qu'il n'y ait plus rien à donner, le Mozart.
Il y a un champion.
C'est là que je suis enchanté.
Est-ce que vous êtes prêts ?
Juste par rapport au travers de port, du coup.
On va pas recommencer avec ça, là?
C'est important.
Surtout que t'as dit que la sauce barbecue, elle était faite maison, donc...
J'ai jamais dit ça.
Si, tu l'as dit.
N'importe quoi!
Il a jamais dit ça.
Soit t'es là pour le parc, soit tu te barres.
Je peux te donner mon avis, quand même, non?
Mais on s'en fout de ton avis.
Quand on a un physique comme le tien, on s'affirme.
Surtout quand t'as une caméra.
Est-ce qu'on est là pour la Normandie?
Oui!
Est-ce qu'on est là pour Gérald?
Oui!
Non, non, on est trop bien.
J'adore, quoi, j'adore, c'est magnifique.
Je change de la ferme.
Ah ouais.
T'as trouvé ça comment?
C'est un ami qui travaille au champ de course.
Lui aussi, il est fier d'être normand.
Il m'a dit, entre normands, on se soutient.
Il m'a dit, je te fais plaisir.
Moi, quand on me fait plaisir, je fais plaisir à Madeleine.
Ça a l'air beau à l'intérieur, non?
Ouais.
On n'irait pas faire un petit tour?
Non.
Parce que c'est en travaux.
On profite, quoi.
De l'extérieur.
Ouais, de l'extérieur, les chevaux, la piscine.
Non, mais vraiment, j'adore.
J'adore.
Tu finis pas?
Non, c'est trop là.
Ça y est, moi j'ai...
Et en plus, j'ai l'impression d'être devenue un peu une grosse vache.
Non, depuis que j'ai arrêté de fumer, je ne me sens pas...
Ou alors, il faut que je t'offre des lunettes.
Par rapport au vachet en vente.
Oui, je sais.
T'es beau.
Toi aussi.
Je t'aime.
Je t'aime, ma chérie.
Je t'adore.
Le joyau de Normandie fait le plus grand bonheur des pêcheurs et même des artistes fascinés par la beauté de son paysage.
Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.
C'est le grand projet de ces prochaines années pour le pays d'Auge et la Normandie.
Philippe Poutrel, bonjour.
Vous êtes le président de la DRAC et à l'origine de ce grand projet.
Est-ce que vous pouvez nous en dire plus?
Évidemment.
C'est un projet formidable, ambitieux, qui va permettre de rebooster le tourisme normand, particulièrement la Côte-Fleurie, puisqu'à quelques kilomètres de Deauville ouvrira d'ici 4 ans le parc des Conquérants sur 140 hectares.
Alors c'est un projet coûteux, évidemment, puisqu'ambitieux, environ 60 millions d'euros, qui permettra de redynamiser la région et surtout, surtout, de défendre notre patrimoine culturel.
Je rajoute que ce projet n'aurait pas pu voir le jour sans la générosité d'un milliardaire américain, Jimmy Sanders.
Non seulement ils m'ont volé mon idée de parc, mais c'est un parc qui est créé uniquement pour nuire aux miens.
C'est un complot.
Parisiano, Dovilo, LGBT, financé par les Américains.
Ils ne nous détruiront plus comme ils l'ont fait en 44.
Et vous d'ailleurs à ce compte?
Ta gueule!
Il faut détruire l'envahisseur parisien, leur résidence secondaire.
Tout ce que vous pouvez trouver doit être utilisé pour leur nuire.
Et nous avons le soutien de Franck Dubosc.
Les nuisibles doivent disparaître!
C'est n'importe quoi.
Tu lui retires le colis, on y va, là.
S'il te plaît, j'ai jamais fait un lama.
Déjà, c'est pas un lama, c'est un alpaga.
J'ai jamais fait d'alpaga.
Tu retires le collier, c'est pas notre combat, ça.
Mais un alpaga, ça n'a rien à faire au Normandie.
On ne fait pas sauter gratuitement un être vivant.
Donc on y va, allez.
Mais s'il te plaît, il est trop mignon.
Non, c'est non.
Ça, c'est parce qu'il a une coupe de cheveux que toi, ça.
Alberic, tu retires ce collier.
Oh, okay.
Ça, t'es con!
Et puis dans l'actualité, encore une nouvelle explosion dramatique de vaches.
Nous écoutons le témoignage poignant de Éric Mijon, un éleveur de Vimoutier.
Comme tous les matins, je suis rentré dans la prairie pour compter mes vaches.
Et qu'est-ce que je vois?
Des morceaux de vache éparpillés, du sang partout.
Quel est le cinglé qui a pu faire exploser une vache?
C'est une explosion.
Je n'ai pas d'autres mots.
Alors l'animal, je ne sais pas s'il a souffert, mais en tout cas, moi, je vais souffrir, parce que c'est mon métier.
Oui, d'habitude, je ne suis pas...
Mais ça, c'est de la bonne bière normande, ça.
C'est des pouces.
C'est des pouces.
Je vais me puter.
Lâche-moi, tata, lâche-moi!
Je vous cours, espèce de connard.
Je sais que c'est toi.
C'est lui qui a fait exploser Mozart.
C'est lui qui fait exploser toutes les vaches.
N'importe quoi, jamais je ferai un truc pareil.
Moi aussi, j'en ai des vaches, c'est comme mes gosses.
Tu mens!
Y'a que des vaches pas normandes qui ont explosé.
Détends-toi, Jean-Claude.
Mais écoutez de la musique classique.
Putain, je vais te...
Arrête-moi!
Calme-toi!
Espèce de raciste!
Bon boulot de merde!
Oh non.
Bon, là, tu te dégages.
Quand il y a de la chance, j'aurais pu faire sauter toutes ces Hollandaises.
Quoi, c'est vraiment toi?
Oui, bien sûr.
Je vais me nettoyer notre bocage.
D'accord, toi, pauvre cinglé.
T'es sérieux?
Dégage!
Dégage!
Attends, si tu fais ça...
Dégage!
Avec eux, alors?
C'est cinglé!
Dégage!
Je veux plus de toi chez moi!
Dégage, j'appelle les...
T'as tous des faux, des vendus!
Je suis le seul vrai normand ici!
La Normandie, c'est moi!
Vous aussi, vous dégagez !
Ah non, pas jusqu'à chez les gens, monsieur, s'il vous plaît.
Tu répondais pas à mes appels.
Non, mais je répondais pas à vos appels, monsieur, je suis en famille, là.
Je mange, s'il vous plaît.
J'ai l'impression que tu t'impliques pas dans notre projet.
Quel projet?
On n'a pas de projet.
Mais si, le projet, on en a parlé.
Le parc.
Le parc de quoi?
De Guillaume.
Ils mettent des bâtons dans les roues pour tout, faut que tu m'aides.
Le terrain, les subventions, je peux même pas exhumer le fémur.
Parce que dans le tombeau de Diom, il n'y a qu'un fémur.
T'inquiète pas, on va pas se laisser faire, mon frère.
Éteignez cette caméra, s'il vous plaît.
Je t'ai imprimé une liste.
La liste de tous les membres du show business d'origine normande.
Comme ça, tu les contactes et tu les obliges à payer un impôt qui subventionnera le parc.
Vous êtes complètement dingue.
Personne ne voudra...
Personne ne va faire ce truc, monsieur.
S'il refuse, boum.
Boum.
C'est un boum, quoi.
T'es pas au courant?
On est en train de leur mettre un maximum de pression.
Tu regardes.
Non, ça, c'est la paga.
Donnez-moi cette liste.
Je peux compter sur toi?
Oui, oui.
Et chaque vache, selon sa région, a des caractéristiques.
Donc la vache normande est blanche et marron.
Comme toi.
Quoi?
Quoi, Coubert?
Ça y est, c'est bon, t'as gagné.
T'as gagné, on a tout perdu, là.
Ils vont aller voir les flics, putain.
Tu sais que t'aurais pu tuer un gosse, tu sais ça?
Explique à maman, je sais pas, qu'est-ce qui s'est passé.
T'as voulu faire exposer les taupes?
Non, c'était pour t'attendre.
Comment ça?
Il a dit, tata, c'est une grosse vache comme les autres, on va faire sauter le restaurant.
Je comprends rien.
C'est qui, il, chérie?
Gérald.
Moi?
C'est toi ?
C'est toi le cinglé qui fait exploser les vaches?
Il y avait un alpaga aussi.
Tu vois bien qu'il délire complètement, là.
Fais pour moi, s'il te plaît, c'est toi.
C'est lui qui ferait que des explosifs.
Il m'a fait branler Mozart aussi.
Pas le musicien.
Casse-toi, casse-toi d'ici, je veux plus te voir, je veux rien savoir, casse-toi.
Voilà, tu t'approches plus de mon fils.
Reprends ta merde.
Là, tu prends ça, prends ça.
Casse-toi, toi aussi, casse-toi.
Arrêtez de filmer.
Il ne puisse pas se passer grand-chose, maintenant.
Les voisins chinois ne sont toujours pas là.
S'ils se lancent dans les produits locaux, ça va être quelque chose.
Oh, je fais les brochettes bœuf olivaro.
Maman.
Madeleine est partie.
Qu'est-ce que t'as encore fait, mon chou?
Ils sautaient des vaches.
De quoi?
J'ai lutté contre le grand remplacement.
Mais c'est quoi ces bêtises?
Le grand remplacement.
Ce n'est pas les Africains qui arrivent sur les côtes méditerranéennes.
Il a eu lieu le 6 juin 1944.
C'est là que les Américains ont commencé à imposer à la planète leurs vêtements.
Leur bouffe, leur culture.
Et moi, je défendrai la mienne jusqu'au bout.
Ils ont violé ma grand-mère, mais ils ne toucheront pas à mon parc.
Stop!
Ta grand-mère, elle s'est tapée tous les G.I.
Noirs qui sont passés en Normandie.
Elle avait deux passions dans la vie, le vin blanc et les noirs.
Pourquoi tu m'as dit que...
Parce qu'on m'appelait la noireau de la bâtarde.
Pendant toute mon enfance, j'étais la victime à l'école, au village.
Si ton oncle ne m'avait pas défendue, je serais morte de tout ça.
Il a inventé cette histoire pour me protéger, et toi aussi.
Les chants de l'Elevessie.
Et ces chalets et ces glaciers, j'ai vu le ciel de l'Italie.
Et Venise et ses gondoliers En s'allumant chaque patrouille Je me disais
Aucun séjour n'est plus beau que ma Normandie C'est le pays qui m'a donné
Il faut dire que ce carnage avait suscité une énorme émotion ici, en Normandie et ailleurs.
Le juge n'a pas hésité à parler d'actes de terrorisme, de génocide bovin.
Demandant à plusieurs reprises aux prévenus si l'explosion de vaches était une attraction prévue pour son parc.
Celui qu'on surnomme déjà le nazi du bocage a finalement été condamné à 7 ans de prison.
En revanche, son beau-fils étant mineur au moment des faits, il a été jugé irresponsable par la cour.
Eh bien, tout d'abord, c'est un soulagement pour mon client.
Pour sa mère, bien entendu.
Alberic va pouvoir démarrer un BEP hygiène et environnement tel qu'il le souhaitait à la base.
Pour tuer les nuisibles.
Arrête ça, Alberic.
Tout ceci sans l'influence néfaste de Gérald Deporquier.
Et je vous le répète, mes frères, mes sœurs,
Notre épanouissement mental et économique ne s'affirmera que par un retour parmi les nôtres.
Sur la terre de nos ancêtres.
Présente Jelani, qui m'a beaucoup soutenu pendant que j'étais en prison, notamment à travers les réseaux sociaux, et qui surtout m'a fait prendre conscience de mon identité africaine.
Merci, mon frère.
Merci à toi.
Et il m'a surtout appris qu'on avait un vrai combat à mener contre l'oligarchie occidentale.
Et je m'inspire beaucoup d'un guerrier le plus grand, selon moi.
C'est Chaka Zoulou.
I'm gonna be in the land.
Busa mama langweamba.
Lopu mandoki, mumbawenge.
Mamuna bole sonae.
Y cuando te pese, oh, muni.
Mope nanga ande mbamakata.
Un tiro maloco, no yo si ma hunda no.
Vamos a ser mende way.
I'm not in B, I'm in the land boy.
Um, busa mama, langa yamba.
Lopu andaki, wamba wenge.
Mwuna mole sonae.
E kwati beser omuni.
Mope nanga, mama kata.
Uti lo maloko, moño sila undolo.
Vamos a ser mande wai.
You want me to run, let go.
You're all alone.
One minute more, the day is over.
O se se le va, no me apuñolo, eh.
Si se ha gone, va, eh.
Mi laquisana me dio.
O se se le va, no, eh.
Come back and I'll go for you.
You're the only one.
Nadie la puede, oh, oh, oh, no, no, no.
Nadie la puede, oh, oh, oh.
Nadie la puede, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
Nadie la puede, se está en la mano.
Nadie la puede, yo, mami, nadie la puede.
Nadie la puede, ay, no, no, no, no, no.
I'm making love.
Now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now, now,
I'm making love.
Nadie la puede, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
Nadie la puede, se está en la mano.
Nadie la puede, yo, mami, nadie la puede.
Nadie la puede, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
Nadie la puede, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
Nadie la puede, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh,
It's so good.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.