All language subtitles for The Angels Share-2012

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Original subtitles

C'est un cas assez unique.

L'accusé était dans une gare vide, sous l'emprise

d'un vin chargé en alcool.

Un employé qui contrôlait les écrans de surveillance à distance

l'a vu s'avancer en titubant vers le bord du quai.

Elle déchire, cette gnôle !

Les passagers doivent s'éloigner de la bordure du quai.

Vous, avec les baskets et le survĂŞtement bleu.

Reculez. Un train arrive d'une minute Ă  l'autre.

Reculez-vous.

Quelqu'un se fout de ma gueule ?

Obéissez, reculez !

Faut que je recule ?

Oui. Vous m'avez entendu.

Si tu le dis, mec !

Merde !

C'est malin, espèce de débile !

Ne reste pas sur les rails. Un train arrive.

Mais putain, trouduc ! J'ai failli casser ma bouteille.

On s'en fout. Remonte sur le quai ! Dépêche-toi !

Je trouve plus mes lunettes.

C'est Dieu qui te parle !

Remonte sur le quai !

Tu veux finir écrasé, abruti ?

Putain !

Bouge-toi le cul !

Super.

Il semblerait, jeune homme,

que vous soyez aussi stupide que chanceux.

Je vous condamne à 180 heures de travaux d'intérêt général.

Si vous ne les effectuez pas, vous serez incarcéré.

LA PART DES ANGES

C'est clair ?

Pas trop.

L'accusée a volé un perroquet jaune et bleu

dans une animalerie, Ă  Gallowgate.

Elle a caché l'oiseau dans un sac de chez Marks & Spencers,

mais sa queue dépassait.

Le policier lui a demandé de s'expliquer

et l'accusée a répondu :

"Va chier !

"ArrĂŞte plutĂ´t les violeurs, les serial killers et les pervers,

"vieux con."

Le distributeur n'est pas aussi endommagé qu'on le pensait

et il a été réparé pour une somme modique.

Il a commis ce délit parce qu'il était déprimé

et cet accès de violence

est une tentative désespérée

pour retourner en prison.

C'est une atteinte Ă  l'ordre public.

Quand il est monté sur la statue du Duc de Wellington,

l'accusé était sous l'emprise d'alcool et de drogues.

Ce type a la haine contre les monuments publics.

Il a placé un drapeau écossais sur la statue de la reine Victoria

et a uriné sur celle de Donald Dewar.

L'accusée travaille 3 jours par semaine comme femme de ménage.

Alors qu'elle travaille, elle a continué à toucher des allocations.

Votre Honneur remarquera

que l'accusée a un lourd dossier de récidive.

Elle persiste

à réclamer illégalement des prestations sociales.

Si vous vous en souvenez,

il a plaidé coupable d'agression violente et acharnée.

Il a été prouvé que ses adversaires ont provoqué l'incident,

mais la violence et la brutalité de la réaction de l'accusé

dépassent l'autodéfense.

Les deux adversaires

ont subi des lésions sévères et irréparables.

L'accusé a eu une enfance difficile.

Les parents de M. Emmerson

ont tous les deux été incarcérés pendant ses jeunes années,

et son enfance n'a pas été des plus faciles.

On notera

que depuis sa sortie du centre pénitentiaire juvénile,

il y a 10 mois, il n'a pas causé le moindre souci,

mis Ă  part ce grave incident.

Il a établi une relation stable avec son amie.

Elle continue Ă  ĂŞtre

une influence positive et stabilisante sur sa vie.

La raison en est simple.

D'ici 10 jours, mon client sera père pour la première fois.

Le fait de devenir père

a changé ce jeune homme.

Il est plus que prĂŞt Ă  saisir cette chance.

Il s'est querellé avec le père de son amie plusieurs fois,

ce qui est tout de même inquiétant.

Levez-vous.

Votre dossier est accablant.

Depuis votre plus jeune âge, vous vous comportez en voyou,

et les violents incidents de ce dossier ne font que prouver

que vous ĂŞtes un individu dangereux.

Mais de toute évidence,

vous ne manquez ni d'énergie ni de volonté.

Vous échappez de justesse à une lourde sentence d'emprisonnement.

Je vous condamne à 300 heures de travaux d'intérêt général.

Silence !

Silence !

J'en reviens pas.

Ne pleure pas.

Je croyais que tu irais en prison.

On ne reviendra plus jamais ici, crois-moi.

Si tu recommences, je te quitte.

T'aurais été plus à l'abri en taule, enfoiré. Fais gaffe à toi.

On se reverra.

Je te retrouverai, enculé.

Je ne supporterai pas ça.

Bonjour.

Je viens pour le travail d'intérêt général.

Ton nom ?

Albert Ridley.

T'es pas sur la liste.

Ah bon ? Pourtant j'y suis.

Aujourd'hui ?

Mercredi.

T'as 2 jours de retard.

Quoi ?

- T'as 2 jours de retard. - 2 jours ?

Il doit y avoir... je dois ĂŞtre dessus.

Si tu sais en quelle année on est, t'es accepté.

Quelle année ?

On joue Ă  "Qui veut gagner des millions ?"

Je peux appeler un ami ?

T'as du bol, il manque 2 gars. On repeint le foyer municipal.

Tu sais peindre ?

Je peux essayer.

- Vas-y, monte. - Merci.

- Ça va ? - Très bien.

C'est quoi, ton surnom déjà ?

C'est un secret.

Ah ouais ?

- T'as picolé ? - J'ai rien bu du tout.

- Willy ! - Je te jure.

Sens mon haleine.

J'ai pas bu.

- Quoi ? - Robert Emmerson.

- Quel nom ? - Robert Emmerson.

On a dit 8 h pile. Je fais pas taxi.

J'ai raté le bus.

Faut arriver 15 min avant. C'est trop tard.

Je dois faire mes heures. S'il vous plaît.

T'as déjà peint ?

Des tags Ă  la bombe.

Prends une spatule et du papier de verre. Tu vas avec Davey.

Allez décaper le mur par là.

Préparez le mur pour qu'on puisse peindre.

Comment ça, décaper le mur ?

Déconne pas. Prends la spatule et le papier de verre et vas-y.

Davey, montre-lui.

Commencez par le couloir.

La Dream Team !

PC et toi, commencez par ce mur.

Rhino, peins les fenĂŞtres en orange. Pas les carreaux.

Tu fais chier. Je déteste cette couleur.

- T'aimes pas ? - C'est pas mon style.

- Tout va bien ? - Oui.

Ça va, Davey ?

Super. Albert est super bon.

Bien.

Tu creuses pas une tranchée ! Vas-y délicatement.

Délicatement ?

Comme si tu enlevais la peau sur le lait.

D'un geste net et précis.

Avec délicatesse.

Comme ça ?

Comme ça ?

Fais pas n'importe quoi.

J'ai fait ça délicatement.

T'es un pro de la spatule, Arnold.

Oui, on a commencé aujourd'hui.

Je peux pas laisser Jean toute seule.

Si le chef est d'accord...

Quel hĂ´pital ?

Merci, Sheila.

Robbie ?

- Ta copine a commencé le travail. - Quoi ?

Ta copine a commencé le travail.

Faut que j'achète des fleurs.

Ce serait sympa.

Je peux te demander un service ?

Ben voyons !

Quoi ?

Tu peux m'accompagner ?

Pardon ?

Ils me laisseront pas entrer.

Suffit qu'ils voient ma balafre.

C'est pareil quand je cherche un boulot.

D'accord.

C'est ses oncles. Les oncles de Leonie.

Ça va ? Leonie est dans cette salle ?

On t'attendait.

Vous faites quoi ? Leonie m'attend !

Lâchez-moi !

Que se passe-t-il ?

- Lâchez-moi ! - Ta gueule !

J'ai rien fait, bordel.

Leonie m'attend !

Tu vas m'écouter, bordel ? Elle m'a envoyé un SMS.

Putain de merde !

J'ai le droit d'aller la voir.

- J'ai le droit. - Mon cul !

Salaud !

Écoute-moi, sale vermine.

Ton père était un connard, comme ton frère et toi.

Il y a que des ratés dans ta famille

et ça s'arrête là. Pigé ?

Si tu t'approches de Leonie ou du bébé,

je te coupe les couilles

et je te les fais bouffer.

Tu m'as bien compris ?

C'est mon bébé.

T'en occupe pas !

Tu m'entends ?

Ça va, Robbie ?

Les salauds. Ça va, mon grand ?

Putain de merde !

Tu peux te lever ?

Viens.

Ça va aller ?

Je vais le tuer.

Dégage !

Fous-moi la paix. Je vais me le faire.

Ils te provoquent.

Fais pas le con. Ils attendent que ça !

Ils veulent te voir en taule ! Pendant 10 ans.

Fais pas le con.

Les laisse pas avoir le dessus.

Fous-moi la paix !

Dégage. Je vais les buter.

Robbie, écoute-moi.

Pense au bébé ! Pense à Leonie !

Réfléchis !

Tu veux voir grandir ton gamin ?

Allez, Robbie, calme-toi.

Je peux vous aider ?

Non, merci. Il saigne juste du nez.

Ça va ?

Les connards !

- Tu veux appeler les flics ? - Non.

Ils t'aideront.

Je leur raconterai.

Je les appelle pas. C'est pas mon genre.

Tu habites oĂą ?

Je squatte chez des potes.

Je cherche un appart.

On va aller chez moi.

On va nettoyer ça et tu vas te calmer.

Ce con a niqué mon portable.

Tiens.

Envoie un SMS Ă  Leonie.

Merci, Harry.

Il fait quoi, le père de Leonie ?

Devine.

Bibliothécaire ?

Ses frères et lui ont des boîtes de nuit.

Il se fait un max de blé.

Il m'a toujours détesté,

et un jour, il a appris le surnom que je lui donnais.

Quelqu'un l'a tagué sur sa belle voiture.

C'est quoi, son surnom ?

Tête de nœud.

T'as des enfants ?

Deux filles. Elles vivent dans le sud.

Vous ĂŞtes proches ?

C'est pour toi ?

- Leonie. - Réponds-lui.

Va lui parler dans le salon.

- C'est moi. - Leonie.

Ça y est. Il est né.

3,345 kilos.

Un garçon ?

Il est super beau. Franchement, il est parfait.

Il a de grands yeux bleus. Comme toi. Ils sont magnifiques.

Il est beau.

Je te rappelle plus tard. D'accord ?

Je t'aime. Je suis fier de toi.

Ça y est... Un petit garçon.

- Quoi ? - Je suis papa.

Félicitations, Robbie. Je suis content.

AĂŻe, mes cĂ´tes !

Ça se fête.

Putain !

C'est un client qui me l'a offerte.

J'attendais d'avoir une occasion pour la boire.

Pose tes fesses.

Springbank.

- 32 ans d'âge. - Du whisky ?

J'en ai jamais bu.

À la santé de ton premier gosse.

- Il s'appelle comment ? - Luke.

Je suis content pour toi.

Pour Luke et son père.

Ă€ ta naissance, petit.

La vache, c'est dégueulasse !

T'es pas culturé !

- Je peux mettre du Coca ? - Non.

Une goutte d'eau.

Luke ?

Joli prénom.

Comme ton père ?

Sûrement pas.

MĂŞme pas en rĂŞve.

Ça va ?

T'es sûre ?

Je suis fier de toi.

- Tu prends ton fils ? - Je peux ?

Je tremble.

Tu le trouves comment ?

Il est beau.

Il est parfait.

Tellement parfait.

Luke... J'adore, ça sonne bien.

Oui.

La sage-femme dit

qu'une moitié seulement de son cerveau est développée.

L'autre moitié, ça dépend de nous.

On n'est bébé qu'une fois dans sa vie.

Tu sais ce que ça veut dire ?

C'est quoi, cette convocation ?

Une confrontation avec le mec que j'ai agressé.

L'agression qui t'a mené en prison ?

Pourquoi ils veulent me voir ?

La victime et sa famille ont peut-ĂŞtre besoin d'en parler.

Pour tirer un trait sur le passé.

C'est ça, l'idée, non ?

J'ai purgé ma peine.

Mais eux ?

Ils comptent pour rien ?

Il faut que tu y ailles.

Ça t'aidera, toi aussi.

Asseyez-vous.

VoilĂ  Anthony.

Son père, Andrew.

Sa mère, Alison, et sa sœur, Shona.

Robbie et sa compagne, Leonie.

Bonjour Ă  tous et merci

d'être venus à la réunion de ce matin.

C'était un vendredi soir.

Je sortais avec ma copine.

Je ne l'avais pas vue

depuis une semaine et j'étais super content de la voir.

On se garait.

J'ai fait une manœuvre rapide.

Ce type a déboulé et a tapé sur la voiture,

il frappait sur le capot en criant et en nous insultant.

"Barrez-vous !

"Putain, vous vous prenez pour qui ?"

Il m'a attrapé par les cheveux,

il m'a tiré hors de la voiture, j'arrivais pas à me dégager.

Il m'a frappé au visage.

Il m'a cogné la tête sur le capot.

Il m'a roué de coups. Je suis tombé.

J'ai entendu Lindsay...

le supplier d'arrĂŞter.

Je me souviens avoir pensé

qu'il allait me tuer.

La police a dit qu'il était défoncé à la coke.

On m'a fait 12 points de suture sur l'arrière du crâne.

J'ai eu des côtes fêlées, un poignet fracturé.

Et j'avais un œil dans un sale état.

Le chirurgien a dit

que j'avais eu beaucoup de chance,

mais...

j'ai eu la rétine décollée...

et j'ai perdu la vue de mon œil droit.

Il a une orbite fracturée, et à cause de ça, il louche.

Il ne voit plus rien de cet œil ! Vous êtes fier de vous ?

J'ai cru que mon fils allait mourir !

J'ai cru que je l'avais perdu,

Ă  cause de vous, Ă  cause de ce que vous lui avez fait.

Quand il est sorti de l'hĂ´pital, il ne voulait parler Ă  personne.

Il voulait rester dans sa chambre. Seul.

Ne rien faire.

Il a arrêté la fac.

Il s'est séparé de sa copine.

Vous êtes un raté.

Une crapule sans aucune intelligence.

C'est tout ce que vous ĂŞtes.

Regardez-moi !

Vous n'avez mĂŞme pas de remords.

Vous vous rendez compte du mal que vous avez fait ?

De ce que vit notre famille ?

Vous avez quelque chose Ă  leur dire ?

Merci.

J'ai eu honte.

Vraiment.

Je voulais lui dire que si quelqu'un avait fait ça à mon fils,

Ă  Luke,

j'aurais souhaité sa mort.

Luke.

Je jure sur ta tĂŞte

et sur la mienne,

que je ne ferai plus jamais de mal Ă  personne.

Je te le promets.

Et si Clancy débarque ?

T'en feras quoi, de ta promesse ?

Tu lui tourneras le dos ?

Que je lui tourne le dos ou que je m'en aille en courant,

ça changera rien. Il me poignardera dans le dos.

C'est quoi, votre problème ?

Nos pères se battaient déjà à l'école.

C'est comme ça.

Comme ça ?

Luke se battra contre son fils, lui aussi ?

Regarde-moi. Luke se battra contre son fils ?

Je suis coincé.

- J'ai peur de perdre la face. - Devant qui ?

Écoute...

Je veux un vrai père pour mon fils.

Si tu l'es pas,

je l'élèverai seule

et je ferai tout pour qu'il soit différent.

- Harry, tu nous emmènes où ? - Vous verrez.

Écoutez, les gars. C'est mon jour de congé.

Si je me fais choper avec vous,

je serai dans la merde jusqu'au cou.

Alors vous allez répéter après moi.

Je fais le serment...

Je fais le serment...

Tous en chœur. S'il y en a un qui jure pas,

je le dépose et il rentre à pied.

Je fais le serment...

de ne pas me battre, boire ou voler.

Et aussi...

je jure...

de baiser le sol sur lequel marche Harry.

Arrête tes conneries, je dirai pas ça !

Allez, Harry, dis-nous oĂą on va.

Dans un endroit sacré. On va dans une distillerie.

On va picoler ? Ouais !

La première pièce est la salle où l'on brasse.

Voilà l'énorme cuve de brassage. Venez voir.

Elle est volumineuse.

Elle contient 10 tonnes et demie d'orge maltée,

auxquelles on ajoute 40 000 litres d'eau chaude.

Ici,

on mélange l'orge et l'eau chaude

afin de transformer l'amidon en sucre.

Ici, la salle de fermentation.

C'est là qu'on fermente le moût

qu'on a extrait de la cuve de brassage.

Ici, on met le troisième ingrédient,

le troisième des ingrédients, la levure,

qu'on ajoute au mélange.

Dès qu'on ajoute la levure qui est déshydratée,

elle se met Ă  fermenter.

Je vous montre.

Putain, ça sent hyper fort !

Il me faut un volontaire.

Qui a un nez sensible ?

Moi, je veux !

Vous.

Mettez votre tĂŞte lĂ -dedans et reniflez bien fort.

Bon acteur !

La salle de distillation,

qui est une pièce magnifique.

Ne touchez pas. C'est très chaud et vous pourriez vous brûler.

Venez.

La salle de distillation est une pièce très importante.

Le cœur de la distillerie.

C'est là que la magie opère.

Tout se passe dans ces quatre alambics.

S'il fallait en remplacer un,

il faudrait que chaque entaille, fente et fissure soient identiques

afin de ne pas altérer le goût du whisky.

Vous me suivez ?

Elle a un corps de déesse.

Regroupez-vous.

Il y a une réaction délicate entre le bois et l'alcool,

c'est le bois qui donne le goût et la couleur à l'alcool.

Ils ont été si finement fabriqués

qu'ils respirent.

Désolée, il est interdit de fumer.

Excusez-moi.

Putain, donne-moi ça.

T'es débile. T'es jamais allé à l'école ?

Ma dernière clope !

- Tu vas tout faire sauter. - Connard !

Désolé, Mairi.

Merci.

Combien de temps il reste en fût ?

10, 20, 30 ans... ça dépend.

- C'est quoi, le plus cher ? - Le plus cher ?

On a retrouvé un fût il y a un an.

Et on a vendu une bouteille de ce fût pour 100 000 livres.

100 000 livres ?

Avec ça, je pourrais acheter 30 000 bouteilles de pinard.

30 ans de picole.

C'est beaucoup d'argent.

Vous faites sauter la bonde ?

Tout de suite.

VoilĂ  traditionnellement

comment on ouvre un fût.

Merci.

Chaque année, environ 2 % de l'alcool est perdu.

Il s'évapore dans l'air.

Disparu Ă  jamais.

C'est "la part des anges".

- Qui en veut une larme ? - Moi !

J'en étais sûre. On retourne à l'accueil.

La part des anges. Cool.

C'était bien.

Tenez.

Notre odorat est si sensible qu'il peut détecter des senteurs

qui ont été diluées à un millionième d'unité.

C'est notre sens le plus ancien.

Ça remonte au temps des reptiles.

Certains n'ont pas évolué.

Vous saviez, et c'est la vérité,

que l'appétit sexuel des souris est déclenché par leur odorat ?

Pourquoi vous rigolez ?

Sérieux ?

C'est vrai ?

L'odeur du fromage les fait bander ?

Va te faire foutre.

Vous allez sentir le whisky.

Une légère inhalation.

Dites-moi à quoi ça vous fait penser.

L'haleine de mon père quand j'étais gosse.

Le vieux pub à côté de chez moi.

Bien.

Autre chose ?

Un gâteau que j'ai mangé à Noël chez ma grand-mère.

Bravo.

Ce gâteau de Noël que vous sentez

est le parfum fruité.

Je suis impressionnée.

Je me sens trop bien.

T'en as bu combien ?

Un double. Pas plus.

- On t'a vu. - Rien qu'un.

Écrasez vos clopes. On fume pas dans le van.

Merci, Harry.

Tous Ă  bord !

T'as volé un truc ?

Non.

Ça m'étonnerait.

J'ai pas résisté. C'était trop facile.

Putain, Mo, mais tu crains.

Harry pourrait se faire virer.

Je te les file. J'aime pas le whisky. Prends-les.

J'en veux pas. On avait promis Ă  Harry.

Tu les as tous lus ?

Il passe sa vie à la bibliothèque.

Plus fort !

Sens-le.

Fais gaffe à l'antenne sinon la télé marchera plus.

C'est de la merde, ce truc.

Je l'ai payée 6 livres.

Corsé, doux et terreux.

Avec un peu de brise marine.

C'est devenu un pro du whisky.

C'est...

un malt des îles, à tous les coups.

Brise marine ? Il nous manque plus que l'arc-en-ciel.

Je vois ce que tu veux dire... Il y a du sel lĂ -dedans.

C'est sucré aussi.

ArrĂŞtez vos conneries. Ils sont tous pareils.

Albert.

Putain !

- T'es dégueulasse ! - Désolé.

Je rĂŞve !

Tu sens la tourbe ?

C'est qui, la Tourbe ?

Ils ajoutent de la tourbe.

De la tourbe ?

Pas étonnant que ça sente la merde.

Je comprenais pas non plus,

mais Harry m'a montré comment l'apprécier.

Il m'a appris des trucs.

On goûte celui-là.

Ce putain de volume de merde !

Ça va marcher, bordel ?

Un peu épicé.

C'est quoi, cette odeur ?

Le fût.

C'est comme une légère fermentation.

Le chêne américain fait ressortir la noix de coco, la vanille...

Et le chocolat, des fois.

C'est bon !

Je te jure. C'est vrai.

La brise marine, la noisette et maintenant la noix de coco ?

Vous vous foutez de ma gueule ?

Vous me prenez pour un abruti ?

T'es vraiment con. Écoute-le.

Il va t'expliquer.

On a bu tout ça et on est même pas bourrés.

Moi aussi, je veux un truc qui déchire.

- Tu t'es vu ? - Putain !

Écoute ce que dit le bouquin.

"Le sens explose du sous-bois terreux du passé.

"Les arĂ´mes humides et sombres de jadis nous cernent."

C'est quoi, ces conneries ?

Putain ça fait du bien ! !

- Dégueu, pourri, trop crade ! - J'ai des invités.

J'ai une putain de soif.

T'es dégueulasse.

J'hallucine !

Tu fais quoi ?

C'est pas vrai.

Putain, je rĂŞve !

Trop craignos.

T'es vraiment dégueulasse.

Il a tout bu ?

- C'est dégueu. - Nul.

C'est super bon, en fait.

Tourbeux avec grumeaux.

Je vais dégueuler.

Bien joué.

T'as vu ça ?

Un petit coup pour rien. Vas-y, vise la rouge.

4 Ă  0.

4 points Ă  0.

T'as du pot, Alberto.

Albert est un pro du billard.

C'était quoi ?

Nul.

Allez, Robbie.

Trop nul.

Mes couilles vont pile dans le trou.

Bonsoir, les gars.

Vous trois, dégagez.

Je veux parler Ă  Robbie.

Cassez-vous !

Vous ĂŞtes 3 Ă  vouloir me parler ?

Va te faire foutre !

Robbie, casse-toi !

Casse-toi.

Vite !

Putain !

On t'a retrouvé, connard.

Y a que moi qui le touche.

Tu fais quoi ?

Je vais te cogner.

On se bat Ă  mains nues.

Pose ton couteau.

Pose tes briques et on se bat.

Cassez-vous !

Clancy, maîtrise tes mecs.

Merci, Matt.

Ta gueule !

Regarde ces connards.

C'est pas un endroit pour élever un gnard.

Laisse-moi une chance. C'est tout ce que je demande.

Je m'occuperai de Leonie. Je serai un bon père.

Tu piges rien. C'est trop tard pour toi.

Même si tu veux changer, ils te lâcheront jamais.

Tu peux pas discuter avec des mecs comme Clancy.

Ta seule chance, c'est de quitter Glasgow.

Je vais t'aider.

Je te file 5 000 livres pour partir Ă  Londres.

Tout seul. Un nouveau départ.

Putain, Robbie, mais regarde-toi !

T'as quoi Ă  offrir Ă  ma fille ?

Regarde la gueule du quartier !

Regarde ta tronche ! T'es balafré de partout.

T'as pas de boulot. T'en as jamais eu.

Même l'armée voudrait pas de ta gueule.

Tu vois pas que Leonie et Vincent seront mieux sans toi ?

Vincent ?

Ouais, Vincent. Le fils de Leonie.

Mon petit-fils.

Mon fils s'appelle Luke. C'est comme ça. C'est mon choix.

T'as entendu ce que je t'ai dit ?

T'es qu'une merde.

Vas-y, dégage !

T'es un parasite.

Espèce de con !

C'est un endroit sacré. Un peu de respect.

Je suis trempé.

Tu survivras.

L'écoute pas.

Il est trempé !

- Tout va bien, Mo ? - Oui, Harry.

Ça va, Robbie ?

Oui.

- Ça va avec Luke et Leonie ? - Super.

Ça va super bien.

Je vais à Édimbourg pour le week-end.

Tu veux venir ? Une dégustation de whisky.

Je suis fauché.

Je te paie le billet.

Je peux venir ?

C'est pour du whisky.

Cool, j'adore.

Ah oui ?

Si tu veux.

Albert, Rhino, on va à Édimbourg ce week-end !

Quoi ?

On va à Édimbourg ce week-end.

Qui ?

Nous. Harry nous emmène.

On va oĂą ?

Robbie et moi, on va à Édimbourg pour une dégustation de whisky.

On peut venir ?

Nous tous.

C'est sûr ? On peut venir ?

Boire des coups de whisky, cool.

Willy, ça te branche ?

À Édimbourg ? Ouais. C'est quand ?

Ce week-end.

Je peux pas. J'ai un baptĂŞme.

Elle me tuera si je me casse.

Désolé, mais tu m'excuseras.

Pas grave. La prochaine fois.

C'est quoi ?

- De quoi il parle ? - Je sais pas.

Ça, là, c'est quoi ?

Le gros truc en haut de la colline ?

On peut pas le louper.

Le château d'Édimbourg.

Pourquoi ils l'ont mis si haut ?

Tu déconnes ?

Non. Pourquoi il est lĂ -haut ?

Putain, mais j'en sais rien.

Tu le reconnais pas ?

Sinon je t'aurais pas demandé.

T'as vécu toute ta vie dans un placard ?

Et alors ?

T'as jamais mangé de shortbreads ?

Y a le château sur chaque paquet !

Mesdames et messieurs,

le dernier whisky de notre dégustation, le numéro 5,

est, comme vous le voyez sur le programme, un Lagavulin.

Un Lagavulin de 16 ans d'âge, de l'île d'Islay.

Si vous le regardez bien,

il a une belle couleur ambrée

et un nez subtil et riche,

doté de notes marines.

Buvez une petite gorgée.

Magnifique.

Remarquez sa douceur,

puis une finale marquée par la fumée, au moment où on avale.

Très élégant. On l'appelait le prince d'Islay.

Ce whisky est divin. Vous aimez ?

Et maintenant, un jeu pour finir.

Une dégustation en blind test,

pour laquelle il me faut 4 volontaires.

Vous, monsieur. Parfait !

Notre premier volontaire.

Votre nom ?

Garrett. D'Oakland.

De Californie ?

Bienvenue à Édimbourg.

Très bien.

- Ian McDonald, d"Inverness. - Bienvenue à Édimbourg.

Il nous en manque 2.

Justement, je pensais Ă  vous, les jeunes dans le fond...

Comme ça, on aura un nez plus jeune.

Fait chier !

J'y vais avec toi.

Merci beaucoup. Votre nom ?

Robbie, de Carntyne.

Bienvenue.

Harry, de Manchester.

Manchester ? On a une diversité d'origines.

Un whisky.

Je vous l'apporte.

Merci.

J'aimerais que vous le goûtiez et que vous le décriviez.

Essayez de deviner de quel whisky il s'agit.

La couleur indique que...

c'est certainement un mélange de fûts.

Du chêne américain et européen.

Un nez sucré.

Décrivez-le-moi. Fruité ?

Je sens la cire.

La cire ?

L'encaustique.

Comme pour cirer les meubles ?

Oui. Le cuir et la cire...

Je suis d'accord.

Maintenant, en bouche.

Une grande douceur...

Et puis une note tannique et sèche.

Il a vieilli en chêne européen dans lequel on a fait du sherry.

Robbie, essayez de deviner.

Je pensais Ă ...

un Glenfarclas ou peut-ĂŞtre un Cragganmore.

C'est très pertinent.

J'ai moi-même hésité entre ces deux-là.

Lequel des deux ?

Glenfarclas.

Je dirais plutĂ´t Cragganmore.

Cragganmore.

En général, je me trompe.

Bravo, c'était très bien. Vous n'étiez pas loin.

Bravo. Très bien.

D'un point de vue personnel, sans vous référer à la légende,

quel est le meilleur whisky que vous ayez goûté ?

Hier soir, par pure coĂŻncidence,

on m'a demandé d'étudier un échantillon

d'un whisky qui,

à mon avis, mériterait un 10 sur 10.

C'était un whisky absolument extraordinaire.

C'était où ?

Allez, dites-le-nous.

Il sera mis aux enchères

dans deux semaines,

et vous pouvez me croire, la presse en parlera.

L'histoire de ce whisky est assez étrange.

La distillerie a fermé au début des années 60,

et le fût a été découvert dans un entrepôt

très éloigné de l'endroit

où la distillerie de fabrication était située.

On suppose que c'est le résultat d'un échange lors d'une association

entre le directeur de la distillerie où a été fabriqué ce whisky

et le directeur de la distillerie où il a été trouvé.

S'il est vendu aux enchères,

pouvez-vous nous dire à quel prix sera estimée une bouteille ?

Ce whisky est d'une telle rareté qu'on ne le sait pas.

Le fût a une valeur inestimable.

Il ne faut pas juger un livre Ă  sa couverture.

Je peux vous demander quelque chose ?

Sentez ça.

Qu'en dites-vous ?

C'est facile.

D'où vous vient cette connaissance ? Vous avez un très bon nez.

Tenez, prenez ma carte.

On ne sait jamais.

Thaddeus Maloney.

Collectionneur de whisky.

Le mec à qui t'as parlé...

Pendant qu'il discutait, il a laissé ses papiers sur une table.

J'ai piqué ça.

Je sais où sont la distillerie et le fût.

T'es tarée ou quoi ?

C'est notre chance de se faire du fric.

Si je me fais choper, j'en prends au moins pour 5 ans.

Ils soupçonneront pas des nazes comme nous.

J'ai promis Ă  Leonie que j'arrĂŞtais les conneries.

Magne-toi.

En plus, tu te fais choper Ă  chaque fois.

T'es sûre que c'est là ?

Oui.

Je devrais attendre dehors. Je veux pas tout gâcher.

T'inquiète pas. Elle sait qui tu es.

C'est la meilleure amie de ma tante.

Il y a un thermostat, vous le réglez comme vous voulez.

Je vous montre la salle de bains.

Le réfrigérateur est ici.

La salle de bains. Les toilettes sont lĂ .

Le lavabo et la baignoire.

Avec une douche.

La chambre est juste lĂ .

C'est joli.

Merci.

Je ferai de la place dans l'armoire

pour que vous puissiez pendre vos affaires.

Je vous montre le salon.

C'est très beau.

T'en penses quoi ?

Pourquoi vous faites ça pour nous ?

Quelqu'un m'a aidée un jour. Ça a changé ma vie.

Vous avez l'air d'avoir besoin d'un coup de pouce.

Je ne pars Ă  Londres que 6 mois.

Merci, Grace.

Je vous dépose dans le centre ?

Avec plaisir.

Merci.

Pas de souci. Ma voiture est lĂ .

Mon bébé, tu vas pas pleurer...

Je le prends.

Voilà. Tu es un gentil petit garçon.

Vas-y, je te rejoins plus tard.

Pourquoi ?

Je veux me balader dans le quartier.

Je suis encore un peu secoué.

Appelle-moi plus tard.

Ă€ plus.

Enculé !

Tu m'as suivi !

Je viens voir un pote.

Tu viens voir un pote ? Mon cul !

Tu piges pas, pauvre con ?

Je veux vivre ma vie tranquille, avec ma famille.

Dis-moi la vérité ou je te saigne. Tu m'as suivi ?

Comment ?

Sur ma moto. C'est Clancy qui m'a demandé.

- Tu lui as parlé ? - Je lui dirai rien.

- À qui t'envoyais un SMS, alors ? - À mon pote !

Donne ton portable.

Tiens.

Bouge pas.

Putain !

Il a l'adresse !

Il a pété les plombs.

Je m'en fous !

C'était trop parfait. T'as tout gâché, connard.

T'as vraiment du bol que je t'arrache pas un œil.

Reste là. Ne me suis pas. Enfoiré !

- Rends-moi mon portable. - Va chier.

Va te faire foutre, salaud.

Tu t'es trompé de moto, connard !

Je vais péter un câble.

Je le sens en moi.

J'ai peur de pas pouvoir me contrĂ´ler la prochaine fois.

J'ai failli lui arracher un œil.

Je me fais peur.

Le père de Leonie a raison. Je pourrai pas m'en sortir.

Le père de Leonie...

Faut que tu te fasses discret. Disparais pendant un moment.

Je me casse Ă  Londres.

Quoi ?

Je me casse Ă  Londres.

Tête de nœud m'a proposé 5 000 livres.

Quoi ?

Le père de Leonie veut t'aider ?

Il t'a acheté ?

Je rĂŞve ! Tu te casses et tu laisses Leonie et Luke ?

Qu'est-ce que je dois faire ?

Je trouve pas de boulot. J'arrive mĂŞme pas Ă  avoir des entretiens.

Je peux pas vivre avec ma famille dans un foyer !

Ils sont mieux lĂ  oĂą ils sont.

Ne fais pas ça. Écoute-moi.

Le temps passe, les choses évoluent.

Les gars vont t'oublier.

Il doit y avoir une autre solution.

T'as déjà goûté un Malt Mill ?

Quoi ?

Un Malt Mill... T'as déjà goûté ?

Non.

C'est le saint Graal.

"C'est sans aucun doute un authentique Malt Mill,

"le seul fût existant...

"Il n'y en a que 3 bouteilles dans le monde,

"dont 2 ont été trafiquées,

"tous les collectionneurs seront prĂŞts Ă  payer une fortune.

"Ă€ mon avis, la vente pourrait atteindre le million de livres."

Quoi ?

C'est une blague ?

Un million de balles !

Ça me met en transe.

Si t'étais un mec, tu banderais.

Asseyez-vous.

On va réfléchir sérieusement.

Ça fait quoi ? Un quart de million chacun ?

Voilà comment ça va se passer.

La vente aura lieu là où est le fût, à Dornoch Firth, dans le nord.

Ils vont inviter les collectionneurs les plus riches

à une séance de dégustation avec le grand maître.

Cette séance sera suivie d'un stelid...

- Un celidh, tu veux dire ? - Un bal écossais, quoi !

Dans un hĂ´tel. Le 16 juin.

"Firth", c'est comme un lac, non ? Dornoch Firth...

Il nous faudra des chiens de traîneaux ou un bateau.

MĂŞme si on trouve le bled, comment on fera pour entrer ?

Ça doit être Alcatraz.

Même si on vole le truc, qui l'achètera à des nazes comme nous ?

Parle pour toi.

Ça serait comme avoir Mona Lisa dans sa chambre.

Mona qui ?

Mona Lisa.

"La" Mona Lisa.

C'est bon. Je posais une question.

Quand j'étais en prison, j'ai rencontré un vieux.

Un sacré arnaqueur. Il lisait beaucoup.

Il m'a raconté l'histoire d'un contrebandier arabe

qui passait la frontière chaque jour avec sa paille et son âne.

Les douaniers savaient qu'il fraudait,

et chaque jour ils le fouillaient.

Ils trouvaient jamais rien.

Une fois Ă  la retraite,

un douanier l'a croisé et lui a demandé :

"Maintenant, vous pouvez nous le dire.

"Vous faisiez passer quoi ?"

Le vieux a souri et a répondu :

"Je faisais passer des ânes."

Putain, mais comment on va faire rentrer un âne ?

C'est toi, l'âne.

C'est exactement ça. On va emmener un âne.

T'as vu notre look ?

On va passer pour des minables.

Autant se faire tatouer "Délinquants en liberté surveillée".

On a des survĂŞts, comme des racailles.

Si on met des costards, on aura l'air d'aller au tribunal.

Surtout toi.

T'as raison.

Des kilts.

On va mettre des kilts.

Personne se méfie des gens en kilts.

On aura l'air de gentils cons des Highlands.

Des obsédés du whisky.

T'es Albert Einstein !

C'est qui, ce con ?

C'était un pote de Mona. Tu te souviens de Mona ?

C'est reparti, avec ta Mona.

Mona, l'âne... autre chose ?

Connard !

Arrêtez-vous. S'il vous plaît.

ArrĂŞtez votre bus !

Ils s'arrĂŞtent.

Qu'est-ce que je t'avais dit ?

Putain, La Mélodie du bonheur !

Excusez, mes sœurs, les protestants sont vulgaires.

Sympa, merci.

Vous ĂŞtes des Highlands ?

Mon arrière-arrière-grand-père était chef de clan.

C'est le tartan de son clan et je le porte avec fierté.

C'est pour ça que tu l'as mis à l'envers ?

Albert, magne-toi. On est presque arrivés.

Bouge-toi le cul !

Cette putain de sacoche me nique la bite.

J'ai trop mal aux burnes.

Pas étonnant que les Highlands soient déserts.

Mes bijoux de famille dégustent.

On s'en fout.

Ta sacoche te tape les couilles ?

Putain, mais vous jouez Ă  quoi ?

C'est Alberto !

Je souffre le martyre et vous m'avez lâché.

Je crève la dalle.

J'ai des putains de palpitations.

J'ai les burnes en bouillie. Je craque.

Vous ĂŞtes vraiment ignobles.

Putain, mec !

Bordel, Albert, qu'est-ce que tu fous ?

T'as des pieds de nain.

Filez-moi Ă  bouffer.

Va te laver les mains d'abord, gros porc.

Regarde ça !

Putain !

La distillerie de Balblair.

La terre promise. C'est là que se trouve le trésor.

Il y a un petit souci.

Le truc est dedans et nous on est dehors.

On n'a pas de plan et je me nique le zob pour que dalle.

Avant de partir, j'ai appelé quelqu'un qu'on va rencontrer.

Qu'est-ce que t'as encore comploté ?

Fais-moi confiance, tu verras.

Bonjour.

Enchanté. Vous êtes venus de Glasgow ? C'est drôlement loin.

Comme ça, vous êtes le club de whisky de Carntyne ?

Merci de nous recevoir. Le club est tout récent.

Je suis Robbie, le président.

Albert, le trésorier.

Rhino s'occupe des adhésions.

Et Mo, notre secrétaire, qui s'assure qu'on ne manque de rien.

Très impressionnant. Que puis-je faire pour vous ?

On a lu les articles,

et pour nous, la vente d'un Malt Mill

compte plus que de marcher sur la Lune.

On voudrait un autographe et pour le bulletin du club,

on aimerait vous photographier à côté du fût.

Et si ça ne vous embête pas, on aimerait bien assister

à la dégustation avec le maître du quaich, M. Rory McAllister.

Comme ça, on montrera à nos petits-enfants qu'on était là.

C'est trop mignon.

C'est plus que mignon. Je suis vraiment impressionné.

C'est pas génial.

Elle tient debout.

J'en reviens pas que tu nous aies traînés jusqu'ici

et qu'on risque d'aller en taule pour rien.

La ferme. Passez-moi vos bouteilles.

En plus, ils ont notre photo.

Avec le casier que j'ai, ils sauront direct que c'est moi.

Je croyais que t'étais intelligent.

Ils ne sauront rien du tout.

Il ne leur manquera rien.

Tout se passera bien.

C'est bon.

T'es dingue ?

T'as vu la taille du cadenas sur la porte ?

Et la caméra et les alarmes ?

Il y a une caméra et une alarme. Il n'y en a pas dans le chai.

Comment tu le sais ?

J'ai demandé à la secrétaire.

Le dernier vol remonte à l'époque des Vikings.

Pendant la dégustation,

ils regarderont tous le grand maître.

D'accord ?

On rentrera et vous me couvrirez. Personne nous verra.

Je me faufilerai entre les barils.

Pendant la nuit, ce sera fermé et je vous enverrai un SMS.

Vous viendrez avec tout le matos.

Bonjour.

Pas de surenchère sur moi, d'accord ?

On ne sait jamais, M. Maloney.

Mesdames et messieurs, soyez les bienvenus Ă  Balblair.

Aujourd'hui est un jour exceptionnel dans l'histoire de la distillerie.

Nous avons l'honneur de recevoir le maître du quaich,

qui évaluera ce que contient ce fût.

Sans plus attendre, je laisse la parole Ă  Rory McAllister.

Merci, Angus.

Je vous souhaite également la bienvenue.

Nous sommes réunis pour une occasion exceptionnelle.

La découverte de ce petit fût de Malt Mill

est unique en son genre.

Le moment de vérité.

Vous faites sauter la bonde ?

Bien sûr. Messieurs ?

Choisissez vos armes.

Bravo.

En le regardant,

on voit une belle couleur ambrée soutenue,

qui n'est pas la même que celle d'un chêne européen.

Je pense que le whisky a mûri dans un fût en chêne américain.

Une couleur lumineuse.

J'aimerais vraiment partager ce whisky avec vous.

C'est un whisky des plus extraordinaires

que je vais avoir le plaisir de goûter.

Il y a des notes marines.

Une saveur de fumée évaporée,

habituelle pour un whisky de cet âge.

Superbe.

Absolument sublime.

Je peux avoir un autre verre ?

Robbie, c'est nous.

Super.

Passe.

Tiens.

Attrape le bout.

Écoute-moi. Tiens-le super bas et commence à aspirer.

- Prépare les bouteilles. - Elles sont prêtes.

N'en perdez pas une goutte.

VoilĂ .

Attention, le whisky arrive.

C'est magique.

C'est bon. On l'a.

N'en perdez pas une goutte.

T'inquiète.

Je reviens dans 2 minutes. Je vais voir l'autre bout.

Albert, ça déborde pas ? Ça se passe bien ?

Génial. On en est à la 4e bouteille.

Déjà ?

C'est trop classe.

Merde.

Une voiture !

Filez-moi le tuyau. Vite.

Passez-le-moi. Prenez les bouteilles.

J'ai les bouteilles. Vas-y.

Planque-toi.

On y est.

J'ai oublié de remettre la gaze.

J'ai été pris dans le feu de l'action.

Un verre ?

Merci, Angus.

Je mourrai heureux.

C'est assez.

Magnifique.

Ça me fend le cœur de le vendre.

Réfléchissez à ma petite suggestion...

qui le saura ?

Tout le monde y gagne. Pas de perdant.

Mon client ne veut que 3 bouteilles.

Une à garder, une à échanger,

et une Ă  boire avec ses amis.

L'Américain offrira plus.

Et la garantie de l'origine ? Il voudra des preuves.

Il n'est pas soupçonneux.

MĂŞme Ă  ce prix ?

C'est rien pour lui.

Il le sait et ça lui suffit.

Entre vous et moi, et ces quatre murs...

une assurance tous risques.

J'ai pas le cran.

Dommage.

700 000 livres.

700 000, dans le fond.

Vous surenchérissez ?

720.

720 000 livres.

Un nouvel enchérisseur sur ma droite. 740.

740 000 livres.

Dans le fond, pour 740 000 livres.

760.

780 000 livres.

Devant, pour 780 000 livres.

Un nouvel enchérisseur pour 800 000 livres.

800 000.

820 000 livres.

840 000 livres.

Au téléphone... 840.

860 000.

L'enchère au téléphone est à 860.

Qui dit mieux ?

880 000 livres.

Sur ma gauche, 880.

900 000 livres.

920.

920, le monsieur sur ma gauche.

940.

960, devant. 960 000 livres.

La salle contre le téléphone...

980 000 livres.

Qui dit mieux que 980 000 livres ?

C'est votre dernière offre ?

Au milieu de la salle, 980 000...

Un nouvel enchérisseur pour 1 million de livres.

1 million de livres. Le monsieur sur la gauche.

Qui dit mieux qu'un million de livres ?

C'est votre dernier prix ?

Qui a dit 1 020 000 ?

1 020 000 livres.

1 040 000 livres.

1 060 000 livres.

1 060 000 livres. Devant moi, pour 1 060 000 livres.

Adjugé pour 1 060 000 livres ?

1 080 000 livres.

Le monsieur sur ma gauche, pour 1 080 000 livres.

Qui dit 1 100 000 ?

1 100 000 ?

1 100 000.

1 100 000 livres.

L'enchère est à 1 100 000 livres.

Qui dit mieux ?

Monsieur, 1 100 000 ?

1 120 000.

Sur ma gauche, 1 million...

1 150 000 livres.

1 150 000 livres.

Vous l'emportez Ă  1 150 000 livres ?

Qui dit mieux ? 1 150 000 livres.

1 150 000 livres.

Vous ĂŞtes le plus offrant Ă  1 150 000 livres.

Qui dit mieux que 1 150 000 livres ?

Adjugé, vendu !

Félicitations.

Merci. Pour qui achetez-vous ?

Je ne connais pas son nom.

De quel pays ?

Moscou. Je n'en sais pas plus.

Félicitations, monsieur.

C'est un record dans le monde des enchères.

Quel est votre nom ?

On m'appelle Jim Vincent.

- D'oĂą ĂŞtes-vous ? - De Westport, Connecticut.

- Vous allez le goûter ? - J'espère.

Bien sûr.

N'en renversez pas.

C'est trop précieux.

Alors ?

C'est absolument délicieux. Vraiment divin.

Merci infiniment.

Mes condoléances.

Mon client obtient toujours ce qu'il veut.

Il est furieux.

En fait, je vous félicite

de ne pas avoir foutu un million en l'air.

C'est pas vrai !

C'est incroyable.

Vous en avez combien ?

Une à garder, une à échanger,

et une Ă  boire avec mes amis.

Vous avez négocié avec Dobie ?

Il n'a pas eu le cran.

Petit salaud... Vous ĂŞtes surprenant.

Combien voulez-vous ?

200 000.

Sans garantie de l'origine ?

"Il n'est pas soupçonneux."

Ce n'est pas tout. Je veux un boulot. Un vrai.

- Vous me l'apporterez à Glasgow ? - Sans problème.

Vous avez ma carte ?

Oui.

Envoyez-moi votre numéro. J'y serai mercredi.

Ne déconnez pas.

Putain, le con de flic.

Je le connais. Il me déteste.

Venez, on se casse.

On reste lĂ .

On se casse. Ils nous rattraperont pas.

On reste ici.

Je peux vous parler ?

Bonjour, monsieur l'agent.

Salut, les filles.

On revient du bal ?

On a volé quoi, mademoiselle ?

Rien.

Reculez contre le mur. Posez vos sacs par terre.

C'est vraiment nécessaire ?

On n'est pas lĂ  pour discuter.

Rien d'illégal ?

Non, rien du tout.

Tournez-vous.

Videz votre sac.

Les bras en l'air. Vous avez quelque chose d'illégal ?

Dégueulasse, ce sac.

Vous lavez jamais vos chaussettes ?

Il y avait pas de lave-linge.

Excusez-moi.

C'est rien.

Bon, les filles, Ă  plus, peut-ĂŞtre.

Vous pensiez que j'oublierais ?

Venez par ici.

Venez.

Venez.

Ici.

Pas vous, mademoiselle.

Soulevez vos kilts.

Vous plaisantez ?

Vous allez faire des cauchemars.

La ferme. Soulevez vos kilts.

Qu'est-ce qui vous est arrivé ?

Trop long Ă  raconter.

Soignez-vous. Mettez de la crème.

Tournez-vous.

Oh, la belle rouge !

Vous voulez une photo ?

- J'ai oublié mon masque à gaz. - C'est honteux.

- C'est bon ? - Oui. Filez et soyez sages.

Viens, Albert.

- On se reverra. - J'espère que non.

Albert, t'énerve pas. Ignore-les.

Ils emmerdent de bons citoyens.

- C'est parce que je l'ai énervé. - Ignoble.

Enculés de flics !

On bougera pas !

Billy Connolly, Robert de Bruce !

Braveheart ! Bâtards !

Alex Ferguson !

On est des champions.

Tchin !

Donne, pauvre débile. N'en gâche pas plus !

C'est pas possible. T'es vraiment trop con !

Tu vois le whisky renversé ? C'était ta part. Adieu !

J'ai jamais de chance.

- Je peux dire un truc ? - Que dalle !

T'auras pas un rond !

- Juste un petit truc. - On s'en fout. Ta gueule !

Va te faire foutre.

Juste un truc.

Mais ferme-la !

Tu vois tes burnes ? Je vais te les clouer sur ta sacoche.

Écoutez.

Tu ferais mieux de la fermer.

Écoutez.

S'il n'y en avait que 4 bouteilles dans le monde entier,

ça veut dire qu'elles étaient super précieuses.

Oui, mais ça empêche pas que t'es un con.

S'il n'en restait que 2 bouteilles dans le monde entier,

elles seraient encore plus précieuses.

C'est une question de bon sens. L'offre et la demande.

La loi du marché, bordel !

Thaddeus va péter les plombs.

Vous allez l'énerver, alors attendez-moi ici.

On vient avec toi, c'est cool.

Non, tu restes avec moi.

Attendez ici.

Albert, fais pas tout foirer.

Attire pas l'attention.

On aurait pu y aller.

Reste ici.

Je veux voir.

Y a rien Ă  voir.

Je vois rien d'ici. Ça me tue, ce stress.

Baisse-toi, je monte sur ton dos.

Il a raison.

C'est trop stressant.

Qu'est-ce qu'ils font ?

Ils sont assis et ils discutent.

Attends deux secondes...

Qu'est-ce qui se passe ?

Il a pas l'air content.

Il se marre pas du tout.

Qui ça, bordel ?

Thaddeus. Vu sa tronche, il va avoir une crise cardiaque.

Tu m'étonnes ! Et Robbie ?

Attendez. Il y a un développement.

Un quoi ?

Un moment Ă  la Checkpoint Charlie.

Quoi ?

Un échange de paquets. Tu croyais quoi ?

Ça a l'air de bien se passer.

Il lui donne autre chose.

Je sais pas ce que c'est. Je vois pas.

Me fais pas tomber.

Putain !

Les Burnes en feu, la suite.

Tu as été trop sympa avec lui.

Alors ?

Relax ! 100 000. 25 000 chacun. On partagera plus tard.

Fais-moi un bisou.

Il a gueulé ?

"Ă€ prendre ou Ă  laisser. Un Malt Mill !"

Génial. C'est quoi ?

Regarde.

25 000 !

C'est qui, ce vieux ?

Un copain de Thaddeus. Il a une distillerie.

Il va m'embaucher. M'apprendre.

Trop bien !

Tu vas finir seul dans la montagne Ă  enculer les moutons.

C'est pas loin de Stirling.

On habitera une petite maison en ville.

C'est dingue qu'il ait payé si cher pour 2 bouteilles.

Deux bouteilles ? Une, tu veux dire.

Et l'autre, alors ?

Malt Mill, la part des anges

"Merci de m'avoir donné une chance. Robbie."

Un fût de whisky très rare vendu 1 million

Petits cons !

Classique.

- Il te plaît ? - Il est trop beau.

Prends un sac.

Merci, Mo.

Qu'est-ce que t'en dis ?

Tu l'as eu oĂą ?

Avec le boulot.

Un van Volkswagen ?

Il doit aller dans toutes les distilleries.

C'est moins cher que l'hĂ´tel.

Putain de réductions de frais ! C'est dégueulasse.

Où je mets le bébé ?

Derrière.

Bon, les gars...

Vous viendrez quand on sera installés.

Claque-moi la bise.

- Merci pour tout. - Merci Ă  toi.

Alberto.

Te laisse pas saouler par le grand air.

- Tu vas me manquer. - Fais bien attention Ă  toi.

- Mo, merci pour tout. - Tu vas me manquer.

Je vérifie mes poches, petite voleuse !

Claquez pas tout au casino. Dépensez-le utilement.

Sois sage.

Ă€ plus.

Je vous oublierai pas.

Il s'est bien débrouillé.

- Un gosse, une meuf, une bagnole. - Et un boulot.

Il s'est bien démerdé.

Comme un chef.

On fait quoi maintenant ?

On a plein de thune.

Fait chier. On va se bourrer la gueule.

Super plan.

Tu es un vaurien, Robbie Emmerson.

Depuis le début.

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