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Original subtitles

Ils sont au starting-gate,,,

et attendent le d�but de la course,

Turf rapide, temps clair, six furlongs � parcourir,

Le drapeau est lev�, c'est le d�part,

Battling Fur a une l�g�re avance, Et les voil� partis!

Channel Boy m�ne, Picassio le suit,,,

Harper's Ferry, en 3�me,

Vous n'avez pas autre chose � faire?

- Quoi? - Nourrir les pigeons! Je te jure!

- Pourquoi? - Pourquoi pas?

- Quoi? - C'est quoi, ce parc?

- �a vous dit, une cacahu�te? - Qu'est-ce qui me dirait?

Une cacahu�te, oui?

- Je vous d�range? - Non.

Alors, pourquoi vouloir me d�ranger?

Qui �a?

C'est quoi, ce parc?

Tout � fait, on n'a m�me pas le droit de parler, ici!

H�, vous pouvez vous taire? On essaie de jouer s�rieusement.

Ecoutez, j'aime bien la drague de temps en temps...

quand c'est moi qui drague.

Soyez plus poli, je vous en prie!

- Qui �tes-vous? - Personne, voil� qui!

Alors, pourquoi semer la zizanie?

- Qui, moi? - Bien s�r, vous! Qui d'autre?

Elle arrive, elle est nu-pieds, elle s'assoit sur moi.

- Sur vous? - Jette des cacahu�tes...

et fait venir ces sales oiseaux.

Le pompon, c'est qu'elle me drague. J'ai assez d'ennuis, merci!

Ecoutez, �a vous dirait une bonne gifle?

- Pourquoi vous n'essayez pas? - Parce qu'il fait trop chaud.

C'est quoi, ce parc?

- Vous y croyez, vous? - Tout � fait, le plan marche bien.

Y a-t-il de l'eau, par ici?

Venez, je vais vous montrer.

La col�re m'a ass�ch� la gorge!

Non. C'est s�rement les cacahu�tes.

- Vous en voulez une? - Merci.

Vous parliez d'un plan?

De film, j'ai film� vos cris.

- Pour quoi faire? - C'est mon m�tier, les documentaires.

- Oui? - Je fais des films.

Sur la r�alit�: Des gens, des lieux...

Celui-ci est sur Central Park.

Je suis ravie de correspondre � la r�alit�.

Absolument. Allez-y, buvez. Je vous l'offre.

Vous me suivez ou quoi?

On y va, on est gentil.

Mais c'est quoi, ce parc?

- Il va s'en remettre? - J'en doute.

- C'est bon, petit gars? - J'ai soif.

Viens, Michael.

- Maman, donne-moi de l'argent. - Tu me fais perdre patience.

Je veux m'acheter une limonade, j'ai soif.

Non, Michael. Tu as assez bu.

Non! Je perds patience.

Attends un peu que ton p�re entende �a!

- Etes-vous new-yorkaise? - Depuis moins de deux ans et vous?

Depuis 10 ans, je suis de Westfield, NJ.

Je ne comprends pas pourquoi...

les gens sont si froids � New York.

Moi, non plus. D'o� venez-vous?

Binghamton, Nord de l'Etat.

Pete Sheppard. Comment allez-vous?

- Alors, vous avez un nom? - Oui, bien s�r.

Alors?

- Oui? - Gladys Glover.

- Enchant�, Gladys. - Merci.

- Gladys Glover, hein? - Ce n'est pas un grand nom.

- Pourquoi dire cela? - Personne ne le conna�t.

Et personne ne le conna�tra jamais.

- Et �a vous d�range? - Oui, bien s�r.

Vous �tes jeune, �a n'a pas d'importance.

- Plus tard, �a ne comptera plus. - Car il sera trop tard.

Que faites-vous?

Eh bien, depuis 11 h30, ce matin, rien du tout.

On m'a vir�e pour deux centim�tres.

- De tour de hanches. - Incroyable.

J'avais un bon travail, je d�filais en gaine.

- Vous connaissez? - Oui.

Le couturier et mon chef ont eu une dispute.

Pour quelques plis. �a allait de l'un � l'autre!

J'�tais au milieu!

D'apr�s le couturier, le souci, c'�tait moi.

Alors, mon chef s'est �cri�, "Je parie 50 $ ."

Et alors, M. Ostrander a accept�.

C'est le couturier.

Ils ont sorti un m�tre.

C'est bien ma chance. Ce matin, il y avait 2 cm de trop.

Tout se serait bien pass�, mais 50 $ ont �t� perdus.

Mon chef m'a dit d'aller me promener.

Ne vous d�couragez pas. On trouve parfois un meilleur emploi.

Je ne sais pas.

Je veux juste r�fl�chir � tout �a. Je veux dire � tout.

C'est pour �a que je suis venue au parc.

J'arrive mieux � r�fl�chir dans le parc.

Et j'ai �t� mes chaussures!

Je r�fl�chis mieux sans. �a vous arrive?

Avec ou sans, j'ai du mal.

Mais le sujet de mes r�flexions...

est si je dois rester � New York ou retourner chez moi.

Enfin, prenez New York.

Personne ne veut discuter...

� moins de le conna�tre...

ou alors c'est un malin, quelqu'un qui prend des libert�s.

C'est une communaut� inhospitali�re.

Le temps que �a m'a mis pour �conomiser ces 1000 $!

- Quel 1000 $? - Que j'ai �conomis�s!

Si je suis venue � New York, c'�tait pour me faire un nom.

Et je n'ai m�me pas un d�but d'amorce.

Je vais nulle part. Vous me comprenez?

II y a des gens, arriv�s au stade...

o� ils comprennent qu'ils ne vont nulle part...

ils se suicident.

Mais je n'en ai pas envie.

C'est quand m�me assez radical.

Sinon, on retourne d'o� on vient.

Pour faire la m�me chose que les autres.

Travailler � l'usine de chaussures.

Et �pouser le premier qui le veut bien.

Ou le second.

Et alors...

au revoir, le nom c�l�bre.

Au revoir, les beaux r�ves.

En fait, c'est au revoir tout court.

Veuillez m'excuser, Gladys...

mais je dois m�riter ma paie.

- Merci pour les cacahu�tes. - Je vous en prie.

Dites, si vous voulez me donner votre adresse...

je vous ferai signe quand le film sera termin�.

Je donnerais tout pour me voir dans un film.

Votre adresse suffit.

- 262 West 61 �me. - Oui. Parfait.

Chambre neuf.

Bien, � la prochaine, Gladys.

J'ai vu �a dans un film fran�ais, j'avais envie d'essayer. C'est exquis.

Bonne chance, Gladys. Je vous souhaite de vous faire un nom.

- Si vous le voulez, vous r�ussirez. - Comment?

Ma th�orie, c'est �a: Quand on veut on peut...

mais aussi, quand on peut on veut. Vous comprenez?

- A la prochaine. - Merci.

ESPACE PUBLICITAIRE � LOUER EMPLACEMENT ID�AL

GLAD YS GLOVER NE L'OUBLIEZ PAS!

RENSEIGNEMENTS HORACE PFEIFFER Cie.

- Oui? - Quoi?

Quelqu'un?

M. Pfeiffer, s'il vous pla�t.

- Qui? - M. Horace Pfeiffer.

- Il n'est pas ici? - C'est la Compagnie Pfeiffer.

Mais il n'y a pas de M. Pfeiffer.

- Excusez-moi. - C'�tait � quel sujet exactement?

A propos du panneau sur Columbus Circle.

Oui?

II dit qu'il est � louer.

Oui?

Qui dois-je voir s'il n'y a pas de M. Pfeiffer, comme vous dites?

Attendez un instant.

Il s'agit de M. Entrikin.

Au fond � gauche, � l'�tage en dessous.

Au fond � gauche, � l'�tage en dessous.

Je ne veux pas une moyenne.

Je veux la dimension de chaque emplacement.

Entrez.

Je n'ai pas entendu, quoi? D'accord, allez-y.

Bonjour. Asseyez-vous.

Merci.

Allez-y.

Vous.

C'est au sujet du panneau � louer sur Columbus Circle.

Combien? D'accord.

Le double panneau d'affichage.

J'ignore le terme exact, mais c'est grand.

Oui. Je vous dirai �a plus tard.

Oui, il est disponible.

Combien co�te la location?

Qui repr�sentez-vous au juste?

Oh, moi-m�me, c'est tout.

Je vois.

Mais quelle �tait votre id�e?

De quoi?

En venant vous renseigner.

Je ne suis pas venue pour �a.

Je voudrais louer ce panneau.

Si ce n'est pas trop cher.

Je vois.

C'est personnel, si c'est �a que vous voulez savoir.

D�sol�, mais je suis trop occup� pour �a.

Comment �a? �a pose un probl�me?

J'ai de quoi payer le panneau et tout.

Oui?

Prenez une option.

Si vous �tes trop fier...

ou si vous croyez qu'on peut traiter les gens comme �a...

Je rappellerai.

En passant devant le panneau, j'ai lu "� louer"...

et il y avait vos coordonn�es et je le voulais.

Et vous dites que vous n'avez pas le temps? C'est quoi, cet endroit?

Cet emplacement vaut 210 $ par mois.

Trois mois minimum.

- Oui? - Tant pis pour 11 h40, C'est 11 h30,

- Je le prends! - Quoi?

Qu'est-ce qui se passe?

Rien. Rien du tout.

Attendez un instant. Attendez une minute.

H�! H�, les peintres!

Attendez un instant. H�!

H�! Les peintres du panneau, �coutez. H�! Ecoutez!

- Qu'est-ce que c'est? - G! G!

- Qu'est-ce qu'elle a dit? - "J'ai..."

Pas C, comme l�. G, comme vous ne l'avez pas.

Quoi?

"Pas C, comme l�, G, comme vous ne l'avez pas."

Regardez le papier.

Quoi?

"Regardez le papier."

C'est bien �a!

- Merci, madame. - Merci � vous.

Plus vite!

S'il vous pla�t, plus vite!

RACKER & NELSON SA. AGENCE DE PUBLICIT�

Je ne veux pas des excuses, je veux cet emplacement.

Mais M. Adams, vous deviez m'appeler avant lundi.

- Et alors? - Vous ne l'avez pas fait.

- Oui, et alors? - Alors, je vous ai appel�.

Et alors?

On m'a r�pondu que vous �tiez toujours en week-end.

- Ils ont dit �a? - J'ai r�essay� mardi...

D'accord, d'accord.

Pour moi, vous aviez abandonn�.

Vous savez que la Adams Soap Company...

a toujours lou� cet emplacement pour l'�t�.

Vous savez que mon p�re y est attach�.

- Il y tient. - Mais...

Allons, essayons de nous calmer, M. Adams.

- Je suis s�r qu'on peut s'arranger. - Facilement.

N'essayez pas de me la faire.

Il a dit qu'il l'avait lou� trois mois.

- Pardon. - Oui, mais je suis s�r que d�s...

Faites-la entrer, je vous prie.

Elle est ici. Le probl�me est r�solu.

Asseyez-vous, Mlle Glover.

Asseyez-vous.

Allez-y.

Mlle Glover, merci d'�tre venue.

Je vous ai dit que vous ne le regretteriez pas.

Ces messieurs voudraient le panneau sur Columbus Circle...

que vous louez actuellement.

Ils sont conscients qu'en vous demandant de leur laisser...

ils vont sans doute entraver vos projets.

On ne loue pas un panneau juste pour y mettre son nom.

Voil� ce qu'ils proposent...

et � mon avis, c'est une offre g�n�reuse.

Ils vous remboursent ce que vous avez pay�...

et en prime, ils vous font cadeau de...

Je crois qu'ils ont parl� d'un montant de 500 $ .

Je ne crois pas, non.

Je vous pr�sente M. Evan Adams III, Mlle Gladys Glover.

- Comment allez-vous? - Et vous, M. Adams III?

- Pourquoi pas? - Pourquoi pas quoi?

Faites une contre-proposition, Mlle Glover.

C'est quoi?

Si ce n'est pas assez, combien accepteriez-vous?

Oh, rien du tout.

Vous avez bien un chiffre en t�te.

Pas du tout!

Vous accepteriez 5 millions?

Oui, certainement.

Alors, entre 500 et 5 millions...

il doit y avoir un montant correct.

Je refuse de faire �a. Dans 73 jours, �a sera fini...

et vous pourrez en faire ce que vous voudrez.

Je n'aime pas qu'on me crie dessus.

Qu'est-ce que je vous ai fait?

Excusez-moi.

Mais que faites-vous par ici?

J'habite ici.

- O� �a? - Chambre sept.

- Depuis quand? - Ce matin.

C'est super chouette!

- Je suis surpris d'un tel accueil. - Vous �tes le bienvenu.

Que vous arrive-t-il? Vous �tiez si d�prim�e avant.

C'est termin�. Je vais bien.

Je n'ai pas chang�. Je suis la m�me.

- Mais d'une autre fa�on. - Je vois.

- Je dois monter, maintenant. - Oui, moi aussi.

Dites, vous �tes pass� par Columbus Circle cette semaine?

Non.

Vous devriez y passer.

- Pour quoi faire? - Pour voir.

- Et voir quoi? - Des choses diff�rentes.

Comme quoi, au juste?

- Des panneaux diff�rents. - Des panneaux?

- Vous ne les regardez pas? - Si.

Croyez-moi, si vous allez sur Columbus Circle...

vous verrez quelque chose!

Gladys.

Etes-vous rest�e au soleil aujourd'hui?

Pas en personne, non!

C'est votre chambre?

- Vous voulez la voir? - D'accord.

Je ne me suis pas encore install�.

- Quel genre de vue avez-vous d'ici? - Merveilleuse!

O� est-ce qu'on mange bien?

- Chambre neuf. - Non, mais pour moi.

J'en serais ravie.

Non, � moins de vous inviter � sortir...

Pourquoi pas?

- Ce soir, �a irait? - Oui.

- Bien. - Je vous montre la neuf?

Oui, bien s�r!

La vue n'�tait pas si belle la semaine derni�re...

mais cette semaine, elle est sensationnelle.

Vous ne remarquez rien?

Non. Quoi?

Qu'est-ce qu'ils ont, vos yeux?

Rien.

Vous avez des id�es pour apr�s le d�ner?

On pourrait se promener � Columbus Circle...

et s'asseoir l�-bas.

Si vous y tenez...

mais ce n'est pas tr�s divertissant.

- Attendez d'y �tre! - Gladys?

- Je... - Oui?

Veuillez m'excuser. Vous avez un mot.

Je l'ai mis pr�s du t�l�phone. Rappelez M. Adams.

- Le troisi�me? - Non, il a appel� deux fois.

Excusez-moi.

Vous devez �tre de vieux amis?

Oh, oui, tout � fait.

Vous avez une machine � films, para�t-il.

C'est juste.

Je pourrais vous montrer des documentaires.

Pas de faveurs. Payez le loyer le vendredi...

pas de radio le soir et �a ira bien.

Compris!

Oui, bien s�r. Mais, enfin, � quoi bon, M. Adams?

Oui, je sais, mais il ne s'agit pas de conclure un march�.

Bien s�r que j'ai l'esprit ouvert.

Non. Je n'ai aucune raison de vous en vouloir.

Quel genre de proposition?

D'accord.

Dix-neuf heures trente.

Au revoir.

Oui?

Ecoutez, pour ce soir, je suis d�sol�e, mais je ne peux pas.

Les affaires, vous comprenez?

Bien s�r, si c'est les affaires.

Alors, demain soir?

Non. Je vais � Westfield pour voir ma famille.

Je reviens vendredi matin.

- D'accord, alors, vendredi midi? - D'accord.

Je me suis coiff� pour rien.

- Je suis d�sol�e. - Oui, moi aussi.

J'avais h�te de m'asseoir sur Columbus Circle.

Pete, �coutez.

Tout commence � aller bien pour moi, vraiment bien.

C'est un peu gr�ce � vous.

- Ah? - Ce que vous avez dit.

Eh bien, j'en ai fait quelque chose!

- Et en fait, c'est pour �a. - C'est tr�s bien!

- Alors, merci infiniment. - Ce n'�tait rien.

- Merci. - Pour quoi?

- Pour avoir accept� de sortir. - O� �a?

- Je veux dire que j'appr�cie. - Moi aussi!

Oh, attendez, attendez. Attendez! Oh, non, attendez!

- O� allez-vous? - Quoi?

Faites le tour!

- Pour quoi faire? - Pour LE voir.

- Voir quoi? - Le but de notre sortie.

- Quoi? - Ce que j'ai et que vous d�sirez.

- Ce que vous... - Le panneau!

Ah, le panneau. Oui. Oui, bien s�r.

A chaque fois que je le vois, c'est encore plus fort qu'avant.

- Pourriez-vous refaire le tour? - Avec plaisir.

Si vous saviez ce que �a repr�sente pour moi!

Et ce que je ressens!

Si vous saviez, vous n'oseriez pas me le demander.

Pas m�me pour votre savon.

- J'ai une id�e. - Laquelle?

- Je... - Encore une fois.

- Quoi? - Le tour, encore une fois.

Mais c'est la derni�re fois, je commence � avoir faim.

Ce n'est pas important de manger!

Voici ce que j'avais en t�te.

On partage le panneau. Comme �a, on est tous contents.

Je suis contente, maintenant.

La semaine derni�re j'�tais personne...

aujourd'hui, mon nom est sur ce panneau...

et je danse ici, o� tout le monde est quelqu'un!

Vous avez dit quelque chose au bureau l'autre jour.

- Il s'agissait de 73 jours? - Demain, �a fera 72.

Voici mon id�e...

si vous partagez l'espace avec nous, vous pourriez y rester six mois.

- Je pourrais? - Je m'en assurerais.

Par �crit?

Si vous y tenez.

Mais pas en si gros caract�res?

Non.

- Regardez! - Quoi?

- Walter Winchell. - Ah, oui.

C'est la 7 �me c�l�brit� que je vois ce soir.

Quelle soir�e.

- Merci beaucoup. - De rien.

J'ai pass� une excellente soir�e.

- Inhabituelle. - Moi aussi.

Nous y sommes.

- O�? - Chez moi.

- Bon. - Je vais rentrer.

Tr�s bien.

- Il est tr�s tard. - Oui, il est tard.

Et je m'inqui�te pour votre voiture.

Ah bon?

Vous ne connaissez pas ce quartier.

Elle est ferm�e.

Ils n'ont pas besoin de cl�s dans ce quartier.

J'ai peur qu'on ne vous vole votre voiture.

J'en ai une autre.

Apr�s vous.

- Vous avez entendu? - Quoi?

Vous devriez partir.

- Je vous appellerai demain. - D'accord, mais...

Mais, je tiens � garder mon panneau publicitaire.

- Oui? - Ouvrez.

- Qui est-ce? - Ouvre.

- Que fais-tu...? - Je dois te parler.

- De quoi? - Du truc � Columbus Circle.

Je suis all� le voir.

J'ai d'abord �t� surpris. Puis j'ai pens�: "C'est une blague."

Depuis, plus j'y pense, plus �a me rend furieux.

Pourquoi?

J'ai fum� un paquet et demi � force d'essayer de comprendre.

- Comprendre quoi? - Toi.

�a co�te cher, non?

- Oui. - Comment as-tu pay�?

Avec mes �conomies.

Tu n'as rien de mieux � faire avec...

Tu es cingl�e ou quoi?

Ni l'un ni l'autre.

- Alors sors d'ici, s'il te pla�t. - Avec plaisir.

Cela ne te regarde pas.

- Les cingl�s, �a me regarde. - Je ne suis pas folle!

II m'arrive - tr�s rarement - d'�tre contrari�.

C'est un de ces rares moments.

Dire que je connais une femme adulte et civilis�e...

qui prend ses �conomies et les gaspille...

pour cette b�tise, c'est de l'argent jet� par les fen�tres!

Je te demande ce que tu fais de ton argent?

- Je n'ai pas d'argent. - Tout ce que...

Tout ce que j'ai fait, c'est tomber sur toi, dans le parc, par hasard.

�a ne te donne pas le droit de me sermonner.

Exact.

Et des gens diff�rents font des choses diff�rentes...

qui semblent ridicules aux yeux de personnes diff�rentes.

Mais ce n'est pas une raison.

Exact.

Et maintenant, sois gentil, laisse-moi.

Peux-tu me rendre un service?

- Qui suis-je? - Pete Sheppard.

Eh bien, oublie-moi!

- On se voit toujours vendredi? - Oui!

- Merci! - De rien!

SALLE DE R�UNION N� 12

Ne pas d�ranger

Voil� ce qu'on voudrait vous faire comprendre:

II n'y a aucune raison de ne pas �tre raisonnable.

Je suis raisonnable.

- Vraiment? - Vraiment.

Je suis raisonnable. Pas vous.

- Un instant. J'ai une id�e. - O�?

Qu'en dites-vous?

Vous nous c�dez votre emplacement, et on vous donne 2 emplacements?

Deux?

Trois peut-�tre.

Grands comment?

Je l'ignore. Il faudra �tudier la question.

- Pas aussi grands que le mien? - Probablement, non.

- Pas question. - Quoi?

Apr�s tout, Gladys, Mlle Glover, ce n'est pas la taille qui compte.

- Ah bon? - Non.

C'est l'endroit qui compte.

Si on vous trouvait 4 lieux strat�giques...

et qu'on s'occupait de tout?

Six peut-�tre?

- Tr�s bien, six. - O�?

Passez-moi la liste, je vous prie.

Voyons.

Il y en a un de libre sur la 47 �me rue.

Tr�s convoit�.

Un autre, � la sortie du m�tro de la 42�me rue.

Un autre dans les quartiers ouest.

Un autre dans les quartiers est.

Et un � Grand Central station.

- Je suis partout. - Je n'ai jamais aussi bien mang�.

L'un est �lectrique. Je te l'avais dit?

Je n'adore pas les c�telettes, mais...

Je suis s�re que si j'avais tenu bon, j'en aurais eu 8.

Moi, j'aime le poisson.

Connais-tu le march� aux poissons de Fulton?

- Non. - Je t'y emm�nerai.

- Demain soir? - D'accord.

Et en chemin, tu pourras voir mes affiches.

Mon documentaire est presque termin�.

Je n'ai plus que la musique � trouver.

- Je suis press�e. - La semaine prochaine.

Tu sais ce qui serait bien?

De mettre une de mes affiches dans ton film.

Tu cuisines divinement.

Je dois �tre la seule cuisini�re � avoir son nom...

sur six panneaux � New York.

Cela te m�ne � quoi? A rien.

A rien?

Je suis partie de rien, puis j'ai eu un panneau...

et maintenant, j'en ai 6.

C'est �a que tu appelles rien?

Je n'ai pas l'air d'arriver � me faire comprendre.

Je vais le dire autrement.

Les gens en g�n�ral ch�rissent leur intimit�.

C'est ce qu'on a de plus pr�cieux.

Pas moi.

- D'o� vient cette obsession? - Quelle obsession?

Trouves-tu normal de tenir � ce point � �tre c�l�bre?

- Oui. - Mais dans quel but?

Pour commencer, on ne peut pas tous �tre c�l�bres.

Non. Mais tout le monde peut essayer, si �a leur chante.

N'est-ce pas plus important de trouver sa place dans la soci�t�?

Pas pour moi.

Etre c�l�bre ne suffit pas. Tu comprends?

On est c�l�bre pour quelque chose.

- Diff�rentes choses. - Et alors?

- Tu veux mon avis? - Non.

Mieux vaut avoir un nom obscur repr�sentant quelque chose...

plut�t qu'un nom c�l�bre et vide de sens, � chaque coin de rue.

Je ne comprends pas.

Dommage. Cette histoire nous �loigne davantage chaque jour.

Que veux-tu dire?

Qu'on peut faire des tas de choses...

dire des tas de choses...

mais tu refuses de redescendre sur terre.

La terre est-elle si int�ressante?

Quand tout sera fini...

quand l'abc�s aura �t� perc�, je te montrerai.

Pete?

Tu m'aimes bien?

II y a juste une chose qui me g�ne.

Ne t'avise pas de percer l'abc�s.

Entendu.

Et autre chose.

- Puis-je te poser une question? - Bien s�r.

Viendras-tu voir au moins un panneau avec moi?

Ton caf� est excellent.

C'est l'un de mes pr�f�r�s.

- Pourquoi? - Je ne sais pas.

Il est si...

Si clair.

- Allons-y. - J'ai des choses � acheter.

Des serviettes.

Ach�te-m'en une, pour la t�te.

- Puis-je vous aider? - Merci. J'en voudrais six.

- Vous les prenez avec vous? - Livrez-moi.

- Votre nom? - Gladys Glover.

- Votre adresse? - 262 West...

- Quoi? - 262...

- Avez-vous dit Gladys Glover? - Oui.

- Alors, c'est vous? Vraiment? - Oui.

- �a alors. - Pourquoi?

On s'est pos�s la question toute la semaine derni�re.

- Mlle Glover, vous voulez bien? - Quoi?

Me donner votre autographe pour ma ni�ce?

Elle les collectionne. Elle sera si contente.

- Harold! Devine qui je sers. - Qui?

- Je donne ma langue au chat. - Gladys Glover.

- Vraiment? - Bien s�r.

- Qui? - Je ne sais pas.

- Gladys Glover. - Qui est-ce?

- Regardez. - Bon sang.

J'ai son autographe, Harold.

- Cela ne vous d�range pas? - Bien s�r que non.

Moi aussi.

- Pourriez-vous signer ici? - L�. Merci.

- Qui est-ce? - Je ne sais pas.

Gladys, puis-je avoir votre autographe?

Je peux vous emprunter votre stylo?

Je dois avoir son autographe.

- Ne poussez pas. - J'�tais avant vous.

C'est � moi, Gladys.

Pourriez-vous signer mon livre?

- Qui est-ce? - Personne, croyez-moi.

St, Louis, 11, Philadelphie, 8, Passons � la National League,

3 matchs aujourd'hui,

Le match de Milwaukee a �t� annul�,

Les Giants ont battu Chicago, 5 � 3,

Cincinnati bat St, Louis, 10 � 9,

Encore trois jours.

Et je serai personne.

Je te montrerai comme en profiter.

Si j'avais de l'argent...

Ce n'est pas une question d'argent.

J'aurais pu �tre sur des bo�tes d'allumettes...

sur des stylos, sur tout.

Dans quelques jours, il faudra qu'on parle de notre avenir.

Qu'on en parle longuement.

- On pourrait m�me parler de... - De quoi?

- A ton avis? - Dis-le-moi maintenant.

Non, c'est important.

Je dois attendre d'�tre s�r...

que tes oreilles, tes yeux et toute ta personne...

soient juste un peu plus... Disons...

�a vous dit quelque chose?

II parle de moi.

C'est le sujet de notre �mission ce soir,

Les New-Yorkais cherchent la r�ponse,,,

� la question la moins importante du jour,

A savoir, qui est Gladys Glover?

Tu as entendu �a?

On trouve des affiches portant son nom � chaque coin de rue,

On pense ici que Gladys Glover,,,

est la cousine �loign�e du c�l�bre Kilroy,

C'est tout pour ce soir, A demain,

- Tr�s bien, ce soir, Brod. - Merci.

Brod, t�l�phone pour toi,

All�? Lui-m�me.

Qui? Qui?

Quoi?

Vraiment?

Gladys Glover en personne.

Insultant de quelle fa�on?

Vous ne pouvez pas nous en vouloir d'�tre curieux.

O� �tes-vous et comptez-vous y rester longtemps?

Non, je voulais juste en savoir davantage.

Entendu.

Je descends.

Gladys Glover?

La femme myst�rieuse.

Correction. La folle dingue.

Je te tiendrai au courant.

- Je vous �coute. - C'est tout.

Je disais � Pete...

qu'avec de l'argent, je serais devenue...

une des plus grandes c�l�brit�s de la ville.

Dites, Glover.

�a vous dirait de passer � la radio et � la t�l�?

- Pour y faire quoi? - Quoi?

- Etre � l'antenne. - Et ensuite?

- Gladys... - Je ne sais pas.

Vous pourriez raconter votre vie. C'est amusant.

- Amusant? - Fascinant.

- Je risque d'avoir le trac. - Non, pas vous.

- Alors, vaut mieux pas. - Parfait.

Vous seriez pay�e.

Ah bon?

Mais je prends une commission.

C'est tout naturel.

Vous n'�tes pas ensemble?

Je ne comprends pas.

Fianc�s, ou pratiquement fianc�s?

- Dites... - Attends. Pourquoi?

Je pensais � une �mission t�l�vis�e.

Mari et femme, Vous vous mariez � l'antenne.

- Il para�t que �a marche du tonnerre. - Vraiment?

- Que regardes-tu? - Je ne sais pas.

Gladys, ne retombe pas dans ces combines-l�.

Tu veux �tre un monstre de foire?

The People Speak aussi cherche toujours des pigeons.

- Il te traite de pigeon. - C'est une fa�on de parler.

Je connais le directeur de l'�mission.

Je vais lui en parler, on verra bien.

C'est �a. Parlez-lui.

Vous venez d'entendre l'histoire...

de trois hommes tr�s courageux.

Un autre miracle entre dans les annales de l'exploration.

Messieurs, merci pour ce r�cit exaltant.

- Maintenant? - Il vous fera signe.

Et nous accueillons la demoiselle qui croit � la publicit�.

Allez-y.

Tout le monde veut �tre c�l�bre, pas vrai?

Tout le monde r�ve de voir son nom en grand, pas vrai?

Comme l'a dit Mark Twain au sujet du temps:

"Tout le monde en parle, mais personne n'agit."

Gladys Glover a d�cid� d'agir.

Et � sa fa�on, Gladys va nous faire le r�cit de sa vie.

Gladys, comment avez-vous eu cette id�e?

"Juste comme �a.

Je marchais, d�prim�e, quand j'ai vu l'annonce.

Je venais de perdre mon travail et je compris que j'�tais une rat�e.

Je me suis rappel�e que j'�tais venue � New York...

pour me faire un nom.

Le temps passait et je ne rajeunissais pas.

J'avais perdu tout espoir. Alors, quand j'ai vu l'annonce..."

Qu'avez-vous fait ensuite?

"J'ai vu ce vaste panneau sur Columbus Circle.

Et tout d'un coup, j'ai vu mon nom dessus."

Cela vous est aussi s�rement d�j� arriv�.

"Ah, oui.

Et puis, j'ai commenc�...

� me demander combien �a co�terait.

Je suis all�e voir le responsable et tout a commenc�.

J'�tais dans un magasin quand on me demanda mon autographe.

J'�tais ravie, comme ce soir."

Ravie de participer � The People Speak?

"Oui. Ravie."

Merci, Gladys Glover.

Ravie aussi d'�tre pay�e pour �a.

Tout � fait. Tout � fait.

Que comptez-vous faire avec l'argent?

Louer des panneaux publicitaires et mettre mon nom dessus.

Merci beaucoup.

- Je te la rends. - Vous �tiez parfaite.

Continuez � dire ce qui vous passe par la t�te.

Tr�s bien.

La valeur de ce genre de d�bats, comme celui-ci,,,

par exemple, est le point de vue,

Tout ce qu'elle a, c'est du cran.

Faut croire que �a marche. 4 �missions en une semaine.

Elle va devenir c�l�bre.

Reprenons,

A quel �ge doit-on se marier?

II me semble, Dr Manning, qu'il faut �viter de g�n�raliser,

Nous avons constat� que,,,

Je suis d'accord avec Ilka,

Beaucoup de femmes mari�es � 16 ans sont tr�s heureuses,

Les chiffres montrent qu'un mariage pr�coce,,,

Connie, pour certaines, la maturit� est tr�s importante,

- Si l'on pense,,, - Gladys, qu'en dites-vous?

Que si ils sont assez gros, elles sont assez grandes,

Mais s�rieusement, Dr Manning,

Ne trouvez-vous pas que les lois matrimoniales,,,

- sont d�pass�es? - Si vous,,,

Bien s�r, Ilka,

Elles furent �crites il y a longtemps,

Et par des hommes,

Et il y a la question de l'accord parental,

De faire quoi?

- Puis-je lire,,,? - D�sol�e, Nous devons conclure,

Bonsoir et merci encore, Dr Manning,

Ilka Chase vous souhaite une bonne nuit,

- Un double. - De quoi?

De ce que vous voulez. Peu importe.

Si on m'avait dit que cette Gladys Glover...

irait si loin, je ne l'aurais pas cru.

C'est bien le probl�me.

C'est nous qui, d'une certaine fa�on, l'avons lanc�e.

- Si on en tirait profit? - A quoi songez-vous?

L'Am�ricaine moyenne.

L'impact peut �tre fort.

On joue la carte de l'identification.

C'est une nouvelle approche de l'individu porteur.

Qui vend les produits?

Les vedettes de cin�ma, les cantatrices, les sportifs.

Tout cela a �t� surexploit�.

Qu'en dites-vous?

"Les vedettes l'utilisent. Les c�l�brit�s aussi.

Mais ce qui compte...

c'est que les jeunes Am�ricaines comme Gladys Glover l'aiment."

- Elle n'est pas vraiment banale. - Pourquoi?

- Elle n'est pas ordinaire - Vous ne comprenez pas.

Quoi?

L'Am�ricaine moyenne n'est pas ordinaire.

- Redites-nous �a. - Exactement.

- Il tient le bon bout, B.P. - Un instant. Attendez.

Je vois une grande campagne...

avec des photos de Con Cooley.

�a suffit.

Parfait.

Pas trop langoureuse. Souriez.

Le sourire "Glover." Oui. Bien. Ne bougez plus.

Prenez la pose.

Souriez.

C'est bien. Oui. Je veux sentir le mouvement.

C'est �a. Les sports d'hiver! Souriez!

Vous vous amusez. D�tendez-vous.

Ne vous en faites pas. Gardez votre calme.

Elle va bien? Elle va bien?

Tout va bien. Ne soyez pas nerveuse.

Tout va bien. Vous ne risquez rien.

Bien. Parfait, c'est parti. Allez.

�a va? Souriez.

Souriez. Voil�. Du mouvement. Amusez-vous.

Souriez. �a va �tre parfait.

Bien, bien. Souriez.

Allons, Gladys! Ayez l'air sympathique!

Je suis �puis�e.

Devinez combien vous avez gagn�.

Je suis trop fatigu�e pour compter.

Ce qu'il vous faut, c'est un ap�ritif rafra�chissant.

Dormir serait tout aussi rafra�chissant.

Que diriez-vous de passer chez moi?

- Je ne sais pas. Et vous? - Parfait.

Il y fait bon. On pourrait se d�tendre.

- Et parler de choses. - Quelles choses?

De diff�rentes choses.

Diff�rentes de quoi?

II s'agit de...

de quelque chose d'important.

On doit absolument en parler. �a ne peut attendre.

- Ah bon? - Non.

Il s'agit d'une grande tourn�e nationale.

- Pour moi? - Oui.

Je suis prise ce soir. Plus ou moins.

Que faites-vous?

J'ai un d�ner � Westfield, dans le New Jersey.

Apr�s une journ�e de travail pareille?

J'ai promis � cette personne d'aller voir ces gens.

Et notre conf�rence?

Je vois le conseil d'administration demain matin.

Sinon, il faudra attendre 2 semaines.

Et ce sera trop tard.

Trop tard pour la tourn�e nationale?

Pour l'organiser.

Eh bien...

- Je peux m'arranger. - Parfait.

Import�e.

- Oui. - Jolie.

Elle me pla�t bien.

Moi aussi.

Je peux vous aider?

Elle vaut combien cette voiture?

5000 $ environ.

- Vous voulez l'acheter? - Oui.

Mais je n'ai pas les 5000 $ sur moi et la paye ne tombe que vendredi.

Dommage.

Accepteriez-vous 11 $ et 30 cents? C'est tout ce que j'ai sur moi.

- Non. - �a ne m'�tonne pas.

- J'aime votre chemise. - Quoi?

- Je ne veux pas l'acheter. - Merci.

Je suis un ami de Gladys.

- Vraiment? - Vraiment.

- C'est une fille bien. - Je ne suis pas si s�r.

- Ah bon? - Je ne sais pas bien.

Elle a beaucoup de qualit�s mais elle a aussi beaucoup de d�fauts.

- J'ai oubli� votre nom. - Je ne vous l'ai pas dit.

- Sheppard. - Adams.

Vous �tes son patron.

- Pas exactement. - Alors, qui �tes-vous?

J'essaie de lui donner ce qu'elle semble vouloir.

- Comment s'en sort-elle? - Tr�s bien.

Et vous?

- Je ne me plains pas. - Moi si.

- De quoi? - Vous voulez savoir?

Non merci.

Au revoir et pas de chance, M. Adams. Ce fut un plaisir.

Merci.

- Qui est-ce? - Moi.

Qui?

J'ai frapp� chez toi. Je dois te voir.

- Tu m'as d�j� vu. - Quoi?

Mais tu ne m'as pas remarqu�. J'�tais pr�s du perron.

- Excuse-moi. - Il y a un type en bas.

Je sais. Tu peux m'aider? Elle est encore bloqu�e.

- Je lui dis de partir? - C'est moi qu'il attend.

- Ah bon? - C'est pour �a...

Je voulais te dire que je devais annuler le d�ner � Westfield.

C'est professionnel.

Tu peux annuler des tas de choses.

Mais �a fait une semaine que c'est pr�vu.

J'ai fait l'effort d'appeler ma m�re qui a fait l'effort de cuisiner...

et mon p�re s'est peut-�tre m�me ras�.

- Demain peut-�tre? - Le d�ner sera froid.

- J'ai tellement honte. - Je comprends!

C'est � cause de la r�union de demain matin.

- Quoi? - Et de la grande tourn�e nationale.

Je ne comprends rien � ce que tu dis et toi non plus!

Ne sois pas m�chant. Je suis �puis�e.

Pas trop pour voir l'autre en bas.

- Pete, je suis majeure. - C'est toi qui le dis.

Tr�s bien!

T�che de comprendre.

Je ne comprends que trop bien.

- C'est professionnel! - Quel corps de m�tier?

- En voil� une question! - Tu as une r�ponse?

Vas-y, Gladys. Vas-y. Ces escaliers vont te tuer!

- Voil�. - Oui.

- Vous vous sentez mieux? - Oui.

Rien ne vaut le champagne.

- Vous vous trompez. - Quoi?

Plus de champagne.

C'est tr�s int�ressant ce que j'ai d�couvert.

Ces diff�rentes choses. Les choses ch�res, comme le champagne.

Et les steaks �pais, et la soie.

Ce que je veux dire, c'est que c'est facile de s'y habituer.

Mais on prend go�t � diff�rentes choses.

Comme quand j'�tais dans une pension de famille...

o� il y avait des sandwiches aux haricots pour d�jeuner. Horrible!

- Qu'est-ce que c'est? - Quoi donc?

- �a. - Rien.

Je pensais que c'�tait quelque chose.

Ce n'est pas rien.

Vous �tes adorable.

A propos de ce...

- cross-country... - Ce quoi?

L'apparition perso...

Je suis d�sol�e.

- Oh, d�sol�e! - Dr�le d'endroit pour du champagne.

Oh, je suis d�sol�e!

C'est un accident, ou vous l'avez fait expr�s?

A dire vrai, je n'en sais rien.

Vous n'en savez rien?

Tout cela est si soudain!

Incidemment, ce type que j'ai vu pr�s de chez vous, tout � l'heure...

Quel type?

Sheppard?

Oh, Pete.

- Il a dit qu'il s'appelle Sheppard. - Exact. Pete Sheppard.

Qui est-ce?

Oh, il travaille dans le cin�ma.

Les documentaires?

Tr�s int�ressant.

Y a-t-il quelque chose...?

Quoi donc?

- Vous et lui. - Oh, non.

Oh, non!

C'est juste une sorte de voisin.

En fait, il ne m'aime pas du tout.

En fait, il me hait, plut�t.

Pourquoi?

Eh bien...

ce n'est pas exactement de la haine.

Chacun trouve l'autre farfelu.

Je pr�sume que c'est parce que, probablement...

- nous ne nous comprenons pas. - Mais vous et moi...

nous nous comprenons.

N'est-ce pas?

- On se comprend? - Bien s�r qu'on se comprend.

C'est bien.

C'�tait bon.

Vous devez avoir de l'exp�rience?

Que voulez-vous dire?

Eh bien, je veux dire...

je pr�sume que vous faites souvent ce genre de chose, non?

Je pr�sume que oui.

Vous vivez tout seul, ici?

- Sans personne? - Oui.

C'est sans doute pour �a.

Pour �a que quoi?

Vous devez vous sentir un peu seul.

Oui, c'est vrai.

Et si vous preniez un perroquet?

Un quoi?

Ce serait une compagnie agr�able. Quelqu'un � qui parler.

Je veux dire, quelque chose.

Et bien s�r, il y a un tas de perroquets qui parlent.

Alors, vous pourriez lui parler et il pourrait vous parler, et...

ce ne serait pas une vraie conversation, mais vous parleriez.

- Je pr�f�rerais vous. - Qu'un perroquet?

- Je ferais mieux de m'en aller. - Pourquoi?

- Parce que je ne m'amuse pas. - Laissez-moi un peu de temps.

La fa�on dont vous agissez ne me g�ne pas.

Ce qui me g�ne c'est que vous croyez avoir des droits.

- Peut-�tre. - Oh, oui, s�rement.

Si vous voulez en faire une proposition d'affaire.

C'est ce que vous faites, non?

Si vous voulez une vraie romance, les magazines en sont pleins.

A mon avis, M. Adams, il y a deux sortes de gens:

Les gens qui font n'importe quoi pour se faire un nom.

- Et ceux qui le font presque. - Desquels faites-vous partie?

- Je vous le ferai savoir. - Attendez.

Non. Vous ne teniez pas � une conf�rence.

Pas du genre que je pense.

- Vous l'avez d�j� dit. - Mais apr�s tout...

De plus, c'est la chose la plus importante...

bient�t, les pubs vont proclamer que je suis l'Am�ricaine moyenne.

- C'�tait votre id�e, non? - Alors?

Alors, je ne pense pas que l'Am�ricaine moyenne devrait faire �a.

Alors, bonne nuit.

Pour Gladys: 1. Baisser les stores

2. S'asseoir 3. Allumer l� o� se trouve l'�tiquette

4. Regarder le film 5. Donner le projecteur � Mme Riker

ADIEU, GLAD YS

PAR PETER SHEPPARD

Tu te rappelles de ce jour, Gladys?

C'�tait la premi�re fois que je te voyais,

Tu ne me connaissais pas mais �a n'allait pas tarder,

Et quand j'ai fait ce gros plan, je ne savais pas,,,

que tu allais te r�v�ler �tre quelqu'un de sp�cial,

Mais quelques minutes plus tard, quand j'ai tourn� ceci,,,

j'ai d�cid� que j'allais faire un essai avec toi,

C'�tait quand je t'ai quitt�e, Je vous ai suivie,

Et quelques jours plus tard, je suis venu m'installer ici,

Juste � c�t� de chez toi, et j'y ai v�cu,

Je me demande si tu comprends comme �a �t� dur de vivre l�,

Et je suppose que maintenant, je peux te dire,,,

que je n'ai pas vraiment beaucoup dormi,

C'�tait vraiment tr�s inconfortable,,,

d'�tre l� dans le noir, nuit apr�s nuit,,,

en sachant que tu n'�tais qu'� quelques pas de moi,

D'abord, ce n'�tait pas trop dur, car j'avais l'espoir,,,

que mes ennuis ne seraient que temporaires,

Je me disais que les choses allaient se d�velopper entre nous,

Mais le temps passant, je me suis rendu compte,,,

que cela n'allait jamais marcher,

Maintenant, peut-�tre que je m'y suis mal pris,

Peut-�tre que tu as cru que j'�tais toujours en col�re apr�s toi,

Mais ce n'�tait pas le cas, Gladys,

Non?

Ce qui me fichait en rogne, c'�tait tes id�es stupides,,,

qui semblaient prendre tout ton temps, ton �nergie, ton int�r�t,,,

et ton attention, t'emp�chant de te concentrer sur autre chose!

Et sur moi encore moins,

C'est �a qui me rendait dingue,

Et l'autre jour, quand tu m'as port� ce dernier coup,,,

j'ai su que c'�tait fini pour moi, Je m'�tais imagin�,,,

tout ce temps que je rivalisais avec ta soif de gloire,

Et l�, d'un seul coup, j'ai compris que j'avais tout faux,

Maintenant, je n'ai plus l'espoir de pouvoir rivaliser,,,

avec un homme qui a des voitures �trang�res et porte de la soie,

Et des boutons de manchette en or,

Et puis, j'ai bien regard� ce type,,,

et si je suis vraiment honn�te avec moi-m�me, je dois dire,,,

qu'� mon avis, il a plus belle allure que moi,

Bien que personnellement, j'aime assez mon look,

Mais �videmment, �a fait un certain temps que je vis avec,

Eh bien,,,

quoi qu'il en soit,,,

je n'ai jamais eu l'occasion de lancer le sujet du "je t'aime",

Mais je pr�sume que tu avais compris,

D�sol� de t'emb�ter avec tout �a, mais,,,

je n'avais pas le courage de te le dire en face et j'�cris mal,

Alors, c'est la meilleure fa�on,

La raison pour laquelle je n'ai pas simplement disparu,,,

c'est que je ne voudrais pas que tu me juges mal,

En fait, j'esp�re que tu pourras te souvenir de moi,,,

avec une certaine affection,,,

parce que c'est comme �a que je me souviendrai de toi,,,

pour le reste de ma vie,

Adieu, Gladys,

Qui est-ce?

- Alors? On perd du temps. - Je d�teste cette id�e.

- On parlera apr�s. - Mettez-le dans la bouche.

- Non, je vous dis... - S'il vous pla�t, Gladys!

Allez, prenez la pose.

Laissez vos bras pendre. Comme �a.

Essayez d'avoir l'air malheureuse.

Je n'ai m�me pas besoin d'essayer, monsieur.

Et ne parlez pas.

C'est bien. Passons � la suivante. Enlevez-�a, maintenant.

- Pourquoi me suis-je laiss�e faire? - Laiss�e faire?

C'est l'un des meilleurs plans qu'on ait fait.

J'ai l'air idiote et je n'aime pas avoir l'air idiote.

- Pourquoi, mon tr�sor? - Parce que.

Rendez-vous compte qu'� chaque affiche...

on touche 20 dollars! Et ils parlent d'en mettre 1000.

Vous comprenez ce que �a veut dire? 20000.

- Vous oubliez quelque chose. - Quoi donc?

- C'est du bidon. - Oh, allons!

- En plus, c'est malhonn�te. - Ne vous en faites pas pour �a.

- Et ce n'est pas digne. - Demain, �a ne sera pas digne?

- Quoi, demain? - L'arm�e de l'air.

Ils ont baptis� un avion � votre nom. Et votre photo...

avec des g�n�raux et des colonels? �a n'est pas digne, �a?

Oui, mais �a, �a ne l'est pas.

Laissez-moi m'en occuper, poulette.

J'ai fait plein de choses dans ma vie, parfois stupides, jamais malhonn�tes.

Tr�s bien.

Certaines gens que je connais sauront que c'est du bidon.

- Et alors? - Je ne parle pas de tout le monde.

Mais quelques-uns. Un.

Je me soucie de ce qu'on dit. Lui.

Je ne sais pas o� il est, mais o� qu'il soit...

Vous allez fermer votre bouche?

J'ai �crit un discours pour demain. Vous devez le m�moriser.

Et porter quelque chose de simple et de digne.

Car demain, c'est digne.

Oui, mais pas aujourd'hui.

- O� on en est? - Pr�ts.

OK, c'est bon. On y va, Gladys.

Prenons la pose.

Faites-nous un sourire.

Oh, non! Un vrai sourire!

Pensez � l'argent.

Pensez que c'est bient�t fini.

Super! Restez comme �a!

"Penser que, de toutes les filles d'Am�rique...

vous avez..."

Non. "Vous, les hommes de...

l'arm�e de l'air, des transports...

m'avez choisie comme 'la fille avec laquelle on voudrait...

�tre dans les airs'...

tout ce que je peux dire, du fond de mon...

- du fond de mon..." - C�ur.

"Du fond de mon c�ur". Laissez-moi lire le papier.

"G�n�ral Dunkley, Colonel Wiley et vous tous, hommes courageux."

Cela a �t� le plus beau jour de ma vie.

Penser que, de toutes les filles d'Am�rique...

vous, les hommes de l'arm�e de l'air, des transports, des services...

m'avez choisie comme "la fille avec laquelle on voudrait �tre en l'air".

- Comme �a! Encore! - Plus pr�s, les gars.

Prenez-la dans vos bras. Tout le monde la regarde.

Du calme! Nous essayons de tourner. Recommencez, Gladys!

G�n�ral Dunkley, Colonel Wiley et vous tous, hommes courageux...

Que quelqu'un l'embrasse! Un de chaque c�t�.

Du calme! Du calme!

Recommencez, Gladys!

G�n�ral Wunkley, Colonel Diley, et vous tous, hommes...

hommes courageux...

Penser que de toutes les filles d'Am�rique, vous, hommes de l'air...

des transports et des services, vous m'avez choisie...

"la fille que vous aimeriez emmener en avion" et que vous avez donn�...

mon nom � ce superbe avion! Vraiment, du fond de mon...

c�ur. Du fond de mon c�ur, cela signifie...

Tout va bien. Elle est �nerv�e. Un moment. Nous allons revenir.

Elle va bien, ne vous inqui�tez pas.

- Qu'est-ce que vous avez? - Je ne sais pas.

- Vous �tes malade? - Non.

Qu'essayez-vous de faire? �a a �t� difficile � arranger.

- Je m'en fiche. - Vous vous en fichez?

Qui �tes-vous, pour vous en ficher? Allez, ressaisissez-vous!

Finissons �a ou je vous largue comme une vieille chaussette.

J'aimerais bien. J'aimerais qu'on me largue. Laissez-moi tranquille.

Qui �tes-vous pour nous traiter de la sorte? Esp�ce de dinde!

- Quoi? - Vous avez entendu.

Vous �tiez une moins que rien dont j'ai fait quelque chose.

Vous n'avez pas fait grand-chose, M. Clinton.

- Vous avez fait de moi un monstre. - Vous en �tiez un...

quand je vous ai rencontr�e. Je vous ai montr� comment en profiter.

- �a vous a bien r�ussi, non? - S�r, mon ange.

On a tout r�ussi et on va continuer.

On peut faire encore mieux, mais il faut garder le cap.

- Non! - Pourquoi?

Parce que tout �a est fini. Toute cette dinguerie.

Tout �a n'a pas de sens, �a n'est rien.

A quoi �a sert de se mettre toujours au-dessus des autres?

Pourquoi ne pas faire partie de la foule?

- C'est quoi, ce cirque? - Si vous ne comprenez pas...

j'en suis d�sol�e pour vous. Voil�.

C'est pas le tout de se faire un nom. C'est quoi?

C'est faire que votre nom veuille dire quelque chose...

m�me dans une seule rue, plut�t que rien dans le monde entier.

- Attendez une minute... - Beaucoup recherchent l'intimit�.

C'est � peu pr�s le seul luxe qu'ils peuvent avoir.

Vous savez quel est votre probl�me? Vous n'�tes pas r�el.

- Juste assez pour vous en coller une. - Essayez donc!

Bien. On a d�compress�.

Maintenant, on en revient aux faits.

Le fait est que...

je ne veux qu'une seule chose.

- Laquelle? - Vous ne pouvez pas me la donner.

Je ne crois pas que je puisse l'avoir.

Mais il va falloir que j'essaie.

- Que se passe-t-il? - Rien de grave. On arrive.

- Bien re�u. - Oui, oui, bien re�u.

- Ecoutez, Gladys... - OK, je vais le faire.

Gentille fifille.

Ecoutez, vous oubliez, tout ce que j'ai dit...

et j'oublie tout ce que vous avez dit. �a vous va?

Ecoutez, ch�rie, ne me l�chez pas. On a beaucoup � faire ensemble.

Ecoutez, Gladys, tel que �a se pr�sente, je pense...

Ecoutez, Gladys, tel que �a se pr�sente, je pense...

Un moment, les gars. Mesdames et messieurs...

au nom de Gladys Glover, je suis charg� de vous dire que...

elle �tait un peu stress�e, mais maintenant, �a va bien.

G�n�ral Dunkley, Colonel Wiley...

et vous tous, hommes courageux...

cela a �t� le plus beau jour de ma vie.

Pas seulement parce que vous baptisez un avion � mon nom...

mais parce qu'aujourd'hui, j'ai compris que je ne voulais pas.

Et pourquoi.

Je ne m�rite pas un tel honneur.

Je ne repr�sente rien.

Mais cet avion, oui...

et vous aussi, les gars.

�a fait de vous quelqu'un, m�me si vous n'�tes pas connus...

qui que vous soyez. Car chacun de vous est un membre de la foule.

Eh, c'est une bonne id�e.

Pourquoi ne pas l'appeler "Un de la foule"?

Parce que c'est ce qu'il est, et c'est ce qui compte.

G�n�ral Dunkley, Colonel Wiley...

et vous tous, hommes courageux...

hourra!

C'est �a. Rigolez bien!

C'est �a. Ne partez pas.

J'appr�cie �norm�ment votre aide, les gars.

L'id�e est la suivante. Nous faisons ce film...

sur comment les animaux per�oivent les gens. Vous pigez?

Le plan que nous tournons, c'est vous regardant le chimpanz�. OK?

On y va. Tout le monde me regarde comme si j'�tais le chimpanz�.

Vous voyez ce que je veux dire?

Vous savez?

Tout le monde me regarde.

C'est �a!

Tr�s bien! Tout le monde me regarde.

Bien. Que quelqu'un du premier rang me jette une cacahu�te.

Une seule � la fois.

Doucement, vous voulez bien?

Comme �a. Doucement. Doucement.

Une � la fois. Une � la fois. C'est �a.

Tout le monde regarde le chimpanz�.

Tout le...

Eh bien, qu'en dis-tu? Juste comme on avait presque fini.

H�, Pete! Regarde �a!

PETE APPELLE GLAD YS S'IL TE PLA�T

Je pense qu'on peut �tre � Pittsburgh avant la nuit.

On pourra s'arr�ter, prendre une jolie chambre...

dans un de ces motels et se mettre directement au lit.

Et le matin, rouler une heure avant le petit-d�jeuner?

On ne peut pas d�jeuner d'abord?

Je vais te dire. Je vais me lever et t'apporter ton petit-d�jeuner au lit.

Qu'en dites-vous, Madame Sheppard?

�a me va tr�s bien.

ESPACE � LOUER S'ADRESSER � ACME IMMOBILIER

Qu'est-ce que tu regardes?

Rien. Absolument rien.

Tombons amoureux

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