All language subtitles for Heidi - 1965 - Werner Jacobs.97e9fe98-2b30-4ea4-a36d-a89b706a45de FRANCÊS

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Original subtitles

Le pasteur, grand-père.

Ah, le pasteur.

Je suis prête, on y va ?

Dépêche-toi !

Alors, baby-cat, on a été sage ce matin ?

Allez, petit paresseux, en route.

Ne tire pas comme ça.

Tu n'as pas oublié le saucisson et le fromage ?

Tu seras bientôt aussi gros que moi si tu penses sans arrêt à manger.

Allez, ne rentrez pas trop tard.

Non, grand-père.

À tout à l'heure.

À tout à l'heure, les enfants.

Tiens, boitons-les.

Aujourd'hui, on va voir où le livre commence.

C'est important.

C'est très loin, au-delà des montagnes.

Mais tu avais promis de m'y emmener quand il ferait chaud.

Et aujourd'hui, il fait très bon.

Si je ne vois pas où le livre commence, je ne connaîtrai jamais la géographie.

Oui, mais tu auras tellement faim après cette promenade que tu l'oublieras, ta géographie.

J'ai du fromage et du saucisson.

Et moi, ça ne m'aidera pas.

Tu pourras manger mon sandwich au salami.

Mais le saucisson, alors ?

Ah, non, pas maintenant.

Seulement si tu m'emmènes là-bas.

Tu sais, je trouve que les chèvres de mon grand-père sont les plus belles et les plus gentilles de la montagne.

Alors, on y va ?

Tu dois jurer.

Mais si je te dis qu'on y va, on y va.

Allez, viens, sois bien.

Je ne suis pas à la maison.

Et voilà, on y est.

Donne ton saucisson.

On ne peut pas aller tout en haut ?

On est grimpés sur ces rochers.

Tu rigoles, Heidi.

Pas aujourd'hui.

Mais on pourrait aller tout en haut.

Avec cette chaleur, c'est de la folie.

Pourquoi ?

Parce que je suis fatiguée, c'est tout.

T'avais dit que je pourrais voir le commencement de mon livre.

C'est ici, Heidi, ici qu'il commence.

Oui, mais dis donc, cette eau vient bien de quelque part.

Tout en haut, au sommet de la montagne, il y a un lac.

Et tu l'as déjà vu, toi ?

Oui, l'année dernière.

Allez, on y va.

Je veux voir le lac.

Ton fromage en échange.

Oui, si tu nous conduis vers le commencement du commencement.

T'es folle, Heidi, mais ton saucisson est un vrai régal.

En route.

Ah, bonjour.

Bonjour, grand-père.

Pierre ne vous a pas dit que je voulais vous voir ?

Oui, il m'a prévenu.

J'ai à vous parler.

J'attendais votre visite.

J'ai pas eu le temps de discuter, j'ai affaire.

Nous avons tous du travail et moi j'ai pris le temps de venir vous voir pour parler de mon prochain serment.

L'amour de son prochain ?

Non, ce sera sur la patience, cette fois.

Ah, comme le chapitre 21, verset 19 ?

Eh bien, oui.

Dans la patience, ton âme connaîtra la paix.

Vous voyez, pas besoin d'aller à l'office.

Je dois reconnaître que vous m'épatez.

Est-ce que je peux vous aider, grand-père ?

Je ne pense pas.

Je crois que vous êtes venu pour ramasser de l'herbe.

Ça ne me dérangerait pas, c'est un travail très sain.

Bon, que vouliez-vous me dire ?

Oui, l'herbe est si verte par chez vous.

Je viens vous demander un service.

Oui, lequel ?

Voilà.

Dimanche, nous installons la nouvelle cloche de l'église.

Et la coutume veut que ce soit les enfants qui aident à la monter.

Je suis sûr que votre petite fille en serait ravie.

Et je souhaiterais qu'elle fasse partie de la feuille.

Mais non.

Aïdine ne descendra pas dans votre village.

Il faudra... Il faudra bien que vous l'y envoyiez à l'automne.

Vous auriez dû déjà l'inscrire à l'école.

Grand-père, soyez plus raisonnable.

Rien ne m'oblige à l'inscrire.

Et la loi, alors ?

Ah, cette satanée loi.

Vous pensez vraiment que je vais laisser mon Aïdine affronter la pluie et la neige

le matin et le froid le soir dans les montagnes pour apprendre à lire ?

Grand-père, non, non.

Personne ne souhaite voir Aïdine faire tous les jours le trajet.

Mais nous y voilà, justement.

Et vous devez y réfléchir pour sa santé.

Venez habiter au village avec elle.

Vous serez les bienvenus.

Les villageois ne m'aiment pas, monsieur le pasteur.

C'est réciproque, d'ailleurs.

Je ne pense pas que ce soit une bonne idée d'aller là-bas.

Mais elle ne va pas tout le temps vivre à l'écart du monde.

Aïdine est sous ma responsabilité, que je sache.

Il n'y a que moi qui peut savoir ce qui est mieux pour cet enfant et personne d'autre.

Je sais que vous faites de votre mieux.

Mais là n'est pas la question.

Elle m'a été amenée un matin par sa tante d'être.

Et à l'époque, personne ne m'a demandé si j'étais à la hauteur.

Et il me semble que je l'ai été.

Grand-père, vous risquez fort de comparaître en justice.

Pensez-y.

Non, j'ai mis suffisamment d'argent de côté pendant tout ce

temps pour défier toutes les cours de justice de notre pays.

Grand-père, s'il vous plaît.

Et je me battrai pour qu'on laisse Aïdine vivre tranquille.

Elle est très heureuse comme ça à un point, c'est tout.

Et voilà, ton fameux commencement du commencement.

Oh, c'est magnifique.

Est-ce que tu sais d'où vient cette eau ?

Elle vient des nuages, là-haut.

Mais ne va pas t'imaginer que je t'y accompagne.

C'est trop haut pour moi.

Et c'est...

Et cette montagne, elle a un nom ?

Oui, celle-là, elle s'appelle Montagne Écho.

Œufs, steaks, fromages, pains aux raisins, crèmes de vanille et gâteaux de riz.

Oh, l'écho est en colère.

T'es trop gourmand pour lui.

Tu l'as mis en colère.

On ferait bien de s'en aller avant qu'il se réveille.

J'ai très bien compris ce que vous me demandez, monsieur le pasteur.

Alors, asseyez-vous.

Vous devez être fatigué.

Oui, en effet.

Je vous remercie.

Vous pensez que la nouvelle cloche va sonner la paix sur Terre et apporter l'entente entre les hommes ?

Que les habitants d'en bas vont m'apprécier ?

Vous croyez que j'oublierai et vous pardonnerai ?

Non, monsieur, pas comme ça.

Ah, c'est bien ce que je craignais.

Et je suis là pour comprendre.

Voulez-vous me raconter ?

En fait, je n'ai jamais connu les faits réels.

Je suis arrivé au village longtemps après que les événements aient eu lieu.

Oui, je sais.

Et je ne vous en veux pas de ne pas me comprendre.

Allez.

Allez.

Je réagirai de la même façon.

L'être humain est extrêmement bizarre.

Mais j'habite ces montagnes depuis tellement longtemps que j'ai eu largement le temps de réfléchir et de méditer.

J'ai puisé toutes mes forces dans ces montagnes et dans le ciel.

Et aujourd'hui, je sais et je reconnais la différence entre le bien et le mal.

Vous voulez un peu de vin ?

Oui.

Je vais vous raconter l'histoire.

Venez, monsieur le pasteur.

Merci.

Vous en avez probablement entendu des versions différentes.

Alors, j'imagine que vous êtes un peu perdu.

Oui, en effet.

Oui, c'est sûr.

Voici donc la vérité, monsieur.

La vraie vérité.

N'ayez crainte, ce n'est pas très long.

Mon épouse est morte il y a longtemps en mettant au monde notre petit garçon.

Un beau petit.

Et je ne suis pas grand-chose, non, mais je pense avoir été un bon père pour ce petit gamin.

Je lui ai apporté la foi et je lui ai appris à travailler pour vivre.

Vous avez 18 ans.

Ce n'était pas encore un homme, c'est sûr.

Juste assez de barbe.

Un jour, il est venu me trouver et il m'a dit qu'il s'était marié la veille sans me tenir au courant.

Alors, je n'ai plus voulu le voir.

Et je n'ai jamais connu sa femme parce que deux jours plus tard, elle donnait

naissance à Heidi et qu'elle et mon fils trouvaient la mort dans un accident.

Je comprends mieux votre attitude.

Vous étiez amer et malheureux et vous avez pris le parti de vivre en retrait, en communion avec la nature.

Mais vous ne pouvez pas priver Heidi de notre civilisation.

C'est une petite fille, elle fait aussi partie de la communauté.

Cette petite m'appartient.

Non, elle appartient également aux Alpes et à tous ceux qui l'aiment.

Allez, au revoir, grand-père.

Votre vin était délicieux.

Oui, au revoir.

Je sais que le livre traverse notre village.

J'ai vu les images.

Mais qu'est-ce qui se passe ensuite ?

Ensuite, l'eau se jette dans le Rhin.

Et où va le Rhin ?

Dans le lac de Constance.

Et c'est là qu'il s'arrête ?

Comment veux-tu comprendre ?

Qu 'est-ce que je sache ?

Qui peut savoir, alors ?

Une professeure, je crois.

Ces gens-là savent tout par les livres.

Tu n'as jamais ouvert un livre de géographie ?

Je ne sais pas lire.

Mais pourquoi ?

Quand est-ce que tu arrêteras de me poser des questions ?

Moi, je pense que ça n'apporte rien.

Soit on va à l'école, soit on vit dans les Alpes.

Mais on ne peut pas faire les deux en même temps.

Alors, moi non plus, je ne saurais pas lire.

Aucun intérêt.

Tu sais, le pasteur nous veut du bien.

Il n'y a aucun doute là-dessus.

Mais nous n'allons pas nous laisser ennuyer par les villages.

C'est la joie, n'est-ce pas, Heidi ?

Grand-père raconte.

C'est lourd, une cloche ?

Tout dépend de sa grosseur, ma chérie.

Les enfants vont vraiment y arriver tout seuls ?

Si tout le monde tire sur la corde en même temps, oui.

Et suppose qu'un des enfants tombe malade ?

Alors, je pense qu'un autre prendrait sa place.

Et suppose qu'on ne retrouve pas d'autres enfants dans les environs le jour de la fête ?

Grand-père, chérie, je pense que nous devrions descendre au village.

Juste au cas où, on n'en sait rien.

Je me mettrai dans un coin et je regarderai sans rien dire, hein ?

Bon, bon, d'accord.

Hé, on verra ça.

Merci, grand-père.

Alors, maintenant, il faut dormir.

Bonne nuit, grand-père.

Maman ?

Oui ?

Ça va commencer.

Alors, cours vite.

À tout à l'heure.

Viens, Valérie.

Mais, dépêche-toi, grand-père.

Dépêche-toi.

Oui, oui, oui, j'arrive, ma petite.

Oui, j'arrive.

Allez, file, va vite.

N'est-ce pas ?

Non, je ne crois pas, non.

Je vais aller faire quelques commissions.

Et je te récupérerai chez Brigitte une fois la cérémonie terminée.

Allez, va.

À tout à l'heure.

Entrez.

Bonjour.

Heidi, en voilà une surprise.

Tu es descendue pour voir la cérémonie ?

Oui, j'ai le droit de regarder.

C'est ce que grand-père a dit.

Mais seulement si je trouve quelqu'un pour venir avec moi.

Oh, je vois.

Mais c'est dommage.

Pierre vient de s'en aller.

Attends, je crois que j'ai trouvé une solution.

Je vais venir avec toi.

D'accord ?

Oh, c'est vrai ?

Oui.

Et voilà.

Il y a suffisamment de nourriture pour les quinze jours à venir.

Je crois que tu ferais bien de verrouiller la porte avant que quelqu'un d'autre ne vienne.

On va être en retard pour la fête.

On se demande vraiment ce que font les gens la semaine pour faire leurs courses un dimanche.

Non, mais je ne peux pas.

Je te jure.

Ouvrir un dimanche.

Les femmes aiment parler, n'est-ce pas ?

Mais personne ne les écoute, de toute façon.

Non, personne.

Au revoir, l'épicier.

Au revoir.

Bon, tout est en place ?

Allez, les enfants, installez-vous.

Et pas de bousculades, je vous prie.

Mettez-vous en ligne de chaque côté de la classe.

Voilà.

Silence.

Chut.

Je crois que tout est en ordre.

Vous êtes prêts ?

Oui.

Allez.

Allez.

Surtout, les enfants, ne touchez pas à la corde avant que ce monsieur ne vous en donne l'ordre.

C'est bien compris ?

Oui.

Tiens.

C'est Heidi, la petite montagnarde.

Voudrais-tu te joindre à nous ?

Oui.

Alors, viens.

Tu vas aider les autres enfants.

Avant de tirer la corde, tu attends le signal.

C'est bien compris ?

Oui.

Bien.

Tout est en ordre ?

Oui, monsieur le pasteur.

Attention.

On est prêts ?

Oui.

Allez-y.

Tirez.

Et voilà pour toi.

Brigitte.

Brigitte.

Oui ?

Vous en voulez un morceau ?

Oh, merci.

Quand mon mari était encore de ce monde et que nous habitions dans les montagnes,

il avait l'habitude de me ramener des petits pains tous les dimanches quand il revenait du village.

Et pour moi, c'était un peu de civilisation.

Il devait être dur, non ?

Oui, parfois comme du bois, mais je les mettais à griller.

Et tu peux croire qu'ils étaient encore meilleurs.

Eh bien, quand je serai grande, je vous offrirai des petits pains tous les jours.

Oh, tu es adorable, Heidi.

C'est très gentil à toi.

Allez, viens.

Vous ici, grand-père ?

Quelle surprise.

C'est un jour à marquer d'une croix blanche.

Dès grand-père, on m'a donné un pain et une saucisse pour moi toute seule.

Et le pasteur m'a laissé tirer la corde pour la cloche.

Bien.

Il est content.

C'est le principal.

Dites-moi...

Ce chalet-là...

Il doit bien y avoir deux ou trois pièces.

Quelqu'un habite dedans ?

Oh, non, personne ne pourrait y vivre.

Encore un ou deux hivers et il s'écroulera à la première rafale ou à la moindre chute de neige.

Non, personne n'y vit.

On ne t'a donc pas appris à te servir d'un marteau et d'une scie ?

Non, son père est mort trop jeune.

De toute manière, tous les matins, je promène les biquettes.

Alors, quelqu'un d'autre devra réparer cette bicoque ?

Je suis persuadé que ça ferait un très beau chalet.

Et puis, ça vous ferait un loyer en plus ?

Oui, c'est sûr.

J'y penserai.

Naturellement, j'ai de quoi payer.

Je n'ose pas croire que vous allez habiter le village.

Mais je n'ai rien dit de tel, ma chère Brigitte.

Et puis, votre fils devrait savoir se servir d'un marteau.

Allez, viens, Heidi.

Au revoir.

Au revoir, Heidi.

Et dépêche-toi, voyons.

Hé, allez.

Alors, c'est vrai ?

Ainsi, le grand-père est venu habiter au village ?

Oui, mademoiselle.

Il répare le petit chalet de Brigitte.

Et le tombe-en-ruine, c'est pas gagné.

Vous marchez jusque là-haut et vous tournerez à gauche.

C'est juste à l'angle du numéro 10.

Ce n'est pas difficile.

Bien, merci.

Si vous comptez reprendre le train de 5 heures, il faut que vous soyez revenus à 4h30, d'accord ?

Oui, oui.

Dépêche-toi.

Viens de la visite.

Ta tante Dette est arrivée de France.

Elle est allée à Francfort toute à l'heure.

Ah oui ?

Allez, va, va !

Viens, on va aller lui dire bonjour.

Ça fait deux heures qu'elle parle avec ton grand-père.

Mais je n'ai pas fait le voyage de Francfort jusqu'ici pour vous voir scier et raboter des planches.

C'est un long trajet fatigant et onéreux.

C'est navré pour vous.

Mais que ce soit bien clair, Heidi restera ici.

Elle n'est pas faite pour vivre en ville.

Elle est bien mieux au grand air, à la montagne.

Bonjour, Tante Dette.

Ah, si tu ne m'as pas oubliée, Heidi.

Bonjour, Trésor.

Comment vas-tu ?

Je t'ai apporté un beau cadeau.

C'est une robe.

Tiens, j'espère que ça va t'aller.

Tu as tellement grandi depuis tout ce temps.

Merci, ma tante.

Allez, viens.

On va l'essayer.

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi vous refusez d'offrir à cette petite la chance

de se cultiver et d'avoir une place dans ce monde.

Non, Heidi appartient à moi.

Elle n'est pas à vous.

Après la mort de ma sœur Anna et celle de votre fils, Heidi m'a été confiée à moi et à moi-même.

Oui, je m'en souviens.

Vous deviez vous occuper de l'enfant.

Seulement, vous l'avez déposé à ma porte comme un vulgaire paquet de linge.

Oui, mais je n'avais pas de travail, ni même un endroit où vivre.

Je ne pouvais pas la garder.

Aujourd'hui, je travaille dans une magnifique maison, avec tout le confort.

Elle aura une gouvernante personnelle et elle pourra apprendre.

Et c'est la chance de sa vie.

Le consul, Seiseman, veut trouver une amie pour sa fille unique qui est handicapée.

Vous devenez un peu inquiétante.

Vous vous en fichez des autres.

Le sort de cette pauvre petite est atroce.

Elle ne peut pas marcher, elle est dans une chaise.

Mais que vous importe, vous n'êtes qu'un vieil égoïste.

J'en ai suffisamment entendu.

Heidi ne partira pas, vous m'entendez ?

Allez, dépêchez-vous à présent.

Vous allez manquer votre train.

Tu es très jolie dans cette couleur.

C'est une très belle robe.

Alors, tu es contente, Heidi ?

Oh oui, merci, Tandet.

J'aurais voulu rester dîner avec vous ce soir, seulement je suis obligée de partir.

Tu peux m'accompagner, si tu veux.

Si j'ai la permission.

Mais oui, bien sûr, tu peux accompagner ta tante, Heidi.

Et tu me raconteras les montagnes, comme ça, d'accord ?

Faites bon voyage.

Merci, à un de ces jours.

Allez, viens.

Ne traîne pas trop, Heidi.

Quelques minutes, pas plus.

Entendu.

Dépêchons-nous.

C'est l'épicier qui va m'emmener à la gare.

Ça te plairait de faire la route avec moi ?

Je vais demander à grand-père.

Oh non, non, non, j'ai une meilleure idée.

Viens, nous lui ferons une surprise.

Je vais te donner de l'argent, et tu vas lui acheter un petit cadeau.

Oh oui, je vais lui offrir une pipe.

Alors, dépêchons-nous.

Oui, on y va.

Tiens, Heidi, où tu vas ?

J'accompagne ma tante à la gare.

Oui, allez, Heidi.

Nous n'avons pas beaucoup de temps.

Mon train part bientôt.

C'est bizarre, ça.

Eh bien, vous en avez mis du temps.

Il est tard.

Tu viens avec nous à la gare, Heidi ?

Oui, monsieur l'épicier.

Viens.

La liste, tête de linotte.

Tu allais l'oublier.

Allez.

Quand est-ce qu'elle revient, Heidi ?

D'une minute à l'autre.

Il y a du chemin jusqu'à la gare.

Et qui t'a dit qu'elle allait à la gare ?

Eh bien, Heidi.

Je l'ai vue au village.

Oh, mon Dieu.

Oh, grand-père, venez vite.

Alors, Heidi, ça te plaît, cette balade ?

Oh, oui, monsieur.

C'est très agréable.

Où est la petite ?

De quelle petite parlez-vous ?

De Heidi.

De qui voulez-vous que je parle ?

Enfin, que se passe-t-il ?

Heidi a été enlevée.

Comment pouvait-on savoir qu'elle n'avait pas la permission ?

Mon mari l'a emmenée à la gare avec sa tante tout à l'heure.

Quoi ?

Allez, dépêchez-vous.

Avec un peu de chance, vous pourrez prendre celui de 17 heures.

Oh, oui, il le faut, il le faut.

Allez, allez, ma jolie.

Heidi !

Hello, Heidi.

T'as pas peur, ça va ?

Ça va.

Alors, en avant.

Oh !

Oh !

Oh !

Oh, Heidi

Heidi !

Heidi !

Hey !

Ah

Heu.

Oh !

Je vais voir s'il y en a.

Bonjour madame, vous vendez des pipes ?

Non, désolé ma petite.

Je serai de retour dans 10 minutes.

Je récupère des Heidi, d'accord ?

Oui.

Allez, hop !

Oh, elle dit qu'ils ne vendent pas de pipe ici.

La surprise pour grand-père est ratée.

Heidi, je sais où tu peux trouver de très jolies pipes.

Dans la ville où je travaille, à Francfort.

Écoute, et si tu venais avec moi là-bas, peut-être trouveras-tu une pipe pour

grand-père et puis tu auras fait une promenade en train.

Mais je dois être rentrée pour 7 heures, sinon je vais me faire gronder.

Ton grand-père ne pourra rien dire, puisque tu es avec ta tante.

Dépêchons-nous, Heidi.

T'es sûre que je serai de retour pour 7 heures ?

Oui, viens avec moi.

Tu verras la ville et si ça ne te plaît pas, tu reviens.

Tu me le promets ?

Mais oui, allez.

Attendez, je vais vous aider, je le fais.

Hop là.

Voilà.

Heidi.

Viens ma chérie, on est arrivés.

Attention.

Alors souvent, toi, il faut que tu fasses ce qu'on te demande.

Et il faut te comporter en jeune fille bien élevée.

Ah, c'est toute une maison, ça ?

Ah, vous êtes là, au fin.

Oui, je sais, on a pris du retard.

Alors, c'est ça.

Oui, naturellement.

Et ce n'est pas une chose, Sébastien, c'est une petite fille.

Emmenez-la vite auprès de mademoiselle Rottenmeier, elle s'impatiente depuis une.

Est-ce que le consul Seisemann est là-haut ?

Non, il est à l'opéra.

Oui, entrez.

Oh, bonsoir, Clara, bonsoir, mademoiselle Rottenmeier.

Excusez-nous du retard.

J'aurais aimé arriver avant que vous ne passiez à table, mais je n'avais pas de train avant 17h.

Voici donc ma petite nièce.

Bien le bonjour.

Oui, je vois.

Ceci est donc votre nièce.

Approchez, mademoiselle, j'aimerais vous regarder.

Comment vous appelez-vous ?

Alors, tu as entendu ?

On vient de te poser une question.

Heidi.

Heidi ?

Oui, Heidi, en réalité, c'est Adélaïde, comme sa mère.

Ah, d'accord.

D'accord, Adélaïde.

Quel âge avez-vous ?

Huit ans.

Huit ans !

Sébastien, donnez à cet enfant un bol de soupe.

Tu es Clara, c'est ça ?

Oui, c'est exact.

C'est une chaise roulante.

Et est-ce que tu peux aller partout avec ?

Non.

Tu peux pas ?

Bien non.

Depuis longtemps.

Non.

Viens manger.

Allez.

Vous devez être affamée, mademoiselle.

Le voyage a dû vous creuser l'estomac.

Tenez.

Attendez une minute.

Nous allons enlever votre gilet, si vous le permettez.

Il fait si chaud dans cette maison.

Oui, d'accord.

Attendez, laissez-moi faire.

Servez-vous.

Oh !

Vous avez des petits pains comme au village ?

Plaît-il, mademoiselle ?

Des petits pains, Sébastien.

Ah !

Je peux en avoir un ?

Évidemment, mademoiselle.

Je vais le rapporter à Brigitte dans mon village.

Brigitte, c'est cela, oui.

Elle est drôle, vous ne trouvez pas ?

J'aurais aimé une enfant qui sache s 'intéresser aux études et s'amuser avec Clara.

Et voilà que vous me ramenez une fillette sortie de sa campagne.

Monsieur Seisemann vous dira demain ce qu 'il attendait.

Et vous pouvez me croire, il la renverra aussitôt.

Rosie, préparez tout de suite une chambre pour l'enfant, voulez-vous ?

Bien, madame.

J'espère qu'elle ne va pas nous importuner.

Le dessert.

Voilà, madame.

Merci.

Merci.

Est-ce que vous êtes chef de gare, vous aussi ?

Parce que le monsieur du train avait des boutons qui brillent comme vous.

Elle dit des choses très drôles.

Oh, oui, ça, je n'en doute pas une seconde.

Vous pouvez disposer, Sébastien, merci.

Bien, mademoiselle Rottenmeier, à votre service.

Il est de mon devoir de vous avertir, Adélaïde, que nous apprécions les bonnes manières dans cette maison.

Et aussi longtemps que vous y habiterez, j'aimerais que vous adoptiez un autre comportement.

Ah, mademoiselle Rottenmeier !

Ne m'arrêtez pas !

Ne vous interrompez pas, je vous prie, j'ai d'autres choses à dire.

L'homme qui vient de sortir à l'instant n'est qu'un valet.

Et il est très incorrect d'entamer une conversation avec ce genre de personne,

vous me comprenez ?

Puis-je savoir ce que vous faites ?

C'est meilleur.

Quelle impolitesse !

Qui vous a appris ça ?

Grand-père, voyons.

Cessez donc de glousser comme ça.

Vous n'êtes pas dans votre village ici, mademoiselle, ni dans votre poulailler à nourrir la volaille.

Prenez exemple sur Clara et comportez-vous en demoiselle.

Mademoiselle Rottenmeier ?

Qu'y a-t-il, Clara ?

J'aimerais d'autres fruits, je vous prie.

Bien sûr, oui.

Nous ne vous demandons rien d 'extraordinaire, excepté que vous vous comportiez comme une petite fille de haut rang.

Mais vous avez beaucoup à apprendre et je comblerai vos lacunes.

Je me demande pourquoi je discute, d'ailleurs.

Vous n'êtes qu'une pauvre petite laitière de 8 ans qui ne comprend rien à rien et

qui se retrouve dans une maison de bonne famille qui plus est... Et qui meurt de sommeil aussi.

Oh, quelle incorrection !

Mais elle est fatiguée, mademoiselle, après ce long voyage, c'est logique.

Oui, mais on doit apprendre.

On doit apprendre à se contrôler.

Sébastien, veuillez appeler Rosie tout de suite.

Dites-lui d'emmener la petite au lit.

Mademoiselle Heidi ?

Pauvre enfant.

Venez.

Allez.

Je pense que vous allez bien dormir.

Vous feriez mieux de vous habiller, Heidi.

Allons, dépêchons, nous n'avons pas beaucoup de temps.

Tout le monde prend son petit déjeuner.

Mais où est ma tante Beth ?

Elle est en cuisine.

Elle prépare le déjeuner.

Vous n'avez qu'à mettre les chaussons de Clara.

Merci, Rosie.

Quand vous aurez fini, descendez au salon.

D'accord ?

Hum hum.

J'aurais dû me douter qu'elle serait en retard pour le petit déjeuner.

Vous verrez par vous-même que cet enfant a tout d'une petite paysanne.

Oh, mais c'est ma faute.

De toute évidence, je me suis laissée abuser.

Je n'aurais jamais dû écouter une cuisinière.

Mademoiselle Rottenmeier, vos jugements sont excessifs.

Comment s'appelle cet enfant ?

Heidi.

Bien sûr, nous l'appellerons Adélaïde.

Pourquoi ?

Heidi est un prénom très convenable.

Nous devons, je suppose, lui sembler très curieux.

Puis-je avoir de la marmelade ?

Bien sûr.

Alors, Clara, tu es bien silencieuse.

Heidi te plaît ?

Oh, papa, je la trouve tellement drôle.

Mais voilà qui mettra de la joie dans cette maison.

Monsieur Seiseman, je suppose que vous connaissez les responsabilités qui m'incombent.

Je vous supplie de réfléchir aux conséquences que cela entraînerait si...

Insinueriez-vous que Clara est une charge pour vous ?

Une responsabilité trop importante ?

Non, monsieur, détrompez-vous.

Ce n'est pas ce que je voulais dire.

Bien, je comprends parfaitement votre position.

Cependant, je sens bien que ma fille serait ravie d'avoir Heidi auprès d'elle.

Ma mère sera juge.

Elle doit venir bientôt.

Elle pense rester deux semaines.

Ma mère est psychologue.

Elle est objective.

Et je pense qu'elle pourra dire si Heidi reste ou non.

Voilà, la discussion est close.

Je respecte votre façon de voir, monsieur Seiseman.

Allons-y.

Elle est entrée.

Bonjour à tous.

Docteur, quelle joie de vous voir.

Bonjour, mademoiselle.

Oh, bonjour, docteur Clancy.

Je pense que l'heure est à l'étude, mademoiselle Anton-Mayer.

Oui.

Merci, monsieur.

Nous venons de finir notre petit déjeuner, docteur.

Avez-vous pris le vôtre ?

Voulez-vous une tache de café ?

Non, je vous remercie, monsieur Seiseman.

Bien, venez.

Pardon.

À plus tard.

Asseyez-vous.

Je vais vous obliger à vous parler.

Laissez-moi vous débarrasser.

Vous serez plus à l'aise.

Voilà.

Sachez, docteur, que je dois m'absenter pour trois mois.

Oui, oui.

Les affaires m'y obligent.

Je ne peux pas faire autrement.

Il n'y a que mon bras droit et vous qui êtes au courant.

Personne d'autre ne le sait.

Je ne voudrais pas les inquiéter.

Vous comprenez ?

Je ne veux pas Clara ne reculer devant rien.

Bien.

Oui, il faudrait que votre fille essaie de se lever.

Elle est affreusement passive, vous savez.

Oui, oui, je sais.

Elle semble résignée.

Je dirais même soumise à son handicap.

Et j'aimerais trouver la solution qui...

Entrez.

Ah, c'est notre petite Suissesse.

Entre, mon enfant, entre.

C'est la petite qui va rester avec Clara.

Alors, Heidi, comment vas-tu ?

Hein ?

Tu as bien dormi ?

Tu prends du lait ou bien du chocolat ?

Qu'est-ce que tu préfères ?

Un peu de lait.

Évidemment.

C'est ce qu'elle boit dans ces montagnes.

Tenez.

Merci, docteur.

Ta tasse.

Tu as de la confiture.

Et des petits pains.

Elle les adore, d'après ce qu'a dit Clara.

Tiens.

Merci.

Euh, dites, c'est vous, Monsieur Seiseman ?

Non, non, c'est moi, Heidi.

Lui, c'est notre bon docteur Classen.

Mais je ne pense pas que tu aies besoin de lui un jour.

Tu as grandi dans les montagnes.

Oui, et c'est plus joli que la ville.

Elle a entièrement raison.

Et je dois reconnaître qu'elle est en pleine santé.

Ah, je dois m'en aller.

Je suis prêt.

Je suis pressé.

Docteur, vous m'avez bien compris.

Pour moi, Clara... Oui, oui, Monsieur Seiseman.

Heidi, quand tu auras fini ton petit déjeuner, tu iras rejoindre Clara à côté.

Je n'ai pas besoin de vous le rappeler.

Mes écuries sont à votre disposition.

Mes chevaux ont besoin d'exercice.

Et vous aussi.

Merci.

Cela fait une heure que nous attendons.

Vous n'avez pas fini votre déjeuner ?

La prochaine fois, terminez-le à table.

C'est compris ?

À présent, finissez et entrez, mademoiselle.

Entrez.

C'est une... C'est une... telle incorrection.

Bonjour, Heidi.

Bonjour, Clara.

Asseyez-vous là.

Ceci est votre place.

Et souvenez-vous bien, Adélaïde, que demain matin, nous commencerons l'étude à 9 heures précises.

Où est-on d'être ?

Vous posez des questions saugrenues, Adélaïde, et particulièrement la bouche pleine de pain au miel.

Alors taisez-vous et écoutez bien.

Oh, j'oubliais.

Je veux avoir d'abord un petit aperçu de vos connaissances et de votre culture générale.

Tenez, lisez ceci tout haut.

Nous attendons.

Vous attendez quoi ?

Que vous lisiez, Adélaïde.

Lisez.

Pourquoi mettez-vous autant de temps ?

Parce que je préfère promener mes chèvres.

Mon Dieu, mais... Vous êtes ici, maintenant, et devant un livre.

Mais je ne sais pas lire.

Quoi ?

Heidi, c'est impossible.

Tu dois savoir lire.

Non, et d'ailleurs, Pierre le berger ne sait pas lire non plus.

Oui, je vois.

Alors je vous conseille de vous taire et d'écouter.

S'il vous plaît, Clara, voulez-vous nous lire votre composition ?

Oui, s'il vous plaît, Clara.

Le paratonnerre.

Pendant des siècles, les hommes ont tenté de se protéger de la foudre...

Oh, Clara, tu m'autorises à emporter une de ces pipes pour grand-père ?

Oh, elles sont toutes magnifiques.

Mais voulez-vous laisser ces objets à leur place et vous asseoir, je vous prie ?

C'est mal élevé, très mal élevé.

Allez, retournez vous asseoir.

À présent, Clara, reprenez, lisez votre composition.

Depuis des siècles, l'homme a tenté de se protéger des effets dévastateurs de la

foudre qui causait de véritables dégâts sur les habitations et même sur les...

Veuillez écouter.

La foudre est une décharge électrique qui se produit par temps d'orage... Adélaïde !

Papa préfère qu'on dise Heidi.

S'il vous plaît, continuez.

Entre deux nuages ou entre un nuage et le sol et ceci avec une lumière puis une détonation.

L'homme a donc trouvé une solution afin de se protéger... Oh, comme il est joli !

Un oiseau !

C'est merveilleux, un oiseau !

Adélaïde, revenez vous asseoir.

Mais pourquoi vous le laissez dans une cage ?

Il est très fragile et nous devons nous en occuper soigneusement.

Oui, mais... il a des ailes, il peut voler.

Ah, c'est vous mademoiselle Heidi.

Vous venez m'aider ?

Avez-vous perdu votre langue ?

Et bien alors, que se passe-t-il ?

La gouvernante m'a interdit de vous parler.

Qu'est-ce que vous dites ?

Mademoiselle Rottenmeier ne veut pas que vous m'adressiez la parole ?

Ah, je vois.

Vous voudriez regarder par la fenêtre.

Allez !

Venez.

De ce rebord, vous aurez une vue sans égale.

Alors, dites-moi ce que vous voyez, mademoiselle Heidi.

Rien du tout.

Que des maisons.

Oui.

Francfort est une très grande ville.

Et il n'y a pas une seule fleur.

Ah, eh oui.

Mais je connais un endroit d'où la vue est encore plus imprenable.

Ça vous tente ?

Vous pourrez voir la ville toute entière.

Allez, n'ayez crainte, mademoiselle Rottenmeier et mademoiselle Clara sont en bas.

Elles ne nous disputeront pas.

Est-ce que je verrai les montagnes de là-haut ?

Vous verrez par vous-même.

Allez, venez, mademoiselle.

Nous y voilà.

N'est-ce pas magnifique ?

Là-bas, c'est le dôme de la cathédrale.

Regardez comme c'est majestueux.

Et de là-bas, je pourrais voir les montagnes ?

Oh, sûrement oui.

J'ai jamais visité le dôme, mais je crois que oui.

Bon, alors, il est temps de redescendre à présent.

Pas de noms qui tiennent, mademoiselle.

Sinon, nous nous ferons gronder.

Allez.

Bonsoir, madame.

Amenez Clara dans la bibliothèque, Joan.

Heidi était là-haut ?

Oui, madame.

Pas une seule montagne !

Mademoiselle Heidi a disparu !

Elle est sûrement allée en ville.

Je pensais pouvoir vous faire confiance !

Rosie, descendez, je vous prie.

Monsieur Seiseman sera sûrement furieux.

Vous n'avez pas une seule excuse.

Vous n'avez rien à dire, madame.

C'est vous.

Comment osez-vous vous adresser à moi sur ce ton ?

Retournez donc en cuisine.

Que se passe-t-il ?

Où est Heidi ?

Elle a disparu, mademoiselle, mais je ne crois pas qu'elle soit allée bien loin.

Je vais aller à sa cachette.

Vous n'irez nulle part.

Rosie, allez, retrouvez-moi cette petite effrontée.

Tout de suite, madame.

Alors, mon petit, tu t'es perdu, c'est ça ?

Viens avec moi, je vais t'indiquer le chemin du retour.

Je connais bien la famille Seisemann, ce sont des gens très respectables et ils doivent se faire du souci.

Tu imagines un petit bout de chou comme toi grimper jusqu'au dôme, mais il aurait pu t'arriver quelque chose.

Allez, viens, j'ai un secret à te montrer et après je te raccompagnerai.

Viens.

Ah, qu'est-ce que t'en dis ?

Ah, des châteaux !

Ils sont mignons, n'est-ce pas ?

Tu peux en apporter, hein, si tu veux.

Je ne supporterai pas d'attendre plus longtemps.

Il est sûrement arrivé quelque chose à Heidi.

Croyez-vous qu'elle ait pu avoir un...

J'ai appelé le poste de police, mais ils n'ont rien.

J'ai même téléphoné à tous les hôpitaux de l'avion.

La ville est sans succès.

Oh, de toute façon, c'était inutile.

Les hôpitaux ne fournissent pas toujours de bonnes informations.

Pourquoi n'êtes-vous pas parti plus tôt à sa recherche ?

Mais je voulais... Oh, Sébastien, mais où donc avez-vous la tête ?

Je voulais y aller... S'il vous plaît, courez vite !

Tu restes tranquille, gentil petit chat, et tu ne dis rien.

Je vais te cacher dans ma poche, comme ça, personne ne te verra.

Voilà.

Reste tranquille.

Et surtout, tu te tais.

Chut, gentil chaton, chut.

Je te fais confiance.

Sinon, gare à toi.

Oh, Mademoiselle Heidi, vous ici.

Entrez.

Vous nous avez fait faire un sang d'encre, Mademoiselle.

Mais je suis allée... Ce n'est pas la peine.

Je sais pertinemment où vous êtes allée.

Mais on ne voit aucune montagne de là-haut, Sébastien.

Surtout, n'en dites pas un mot à la gouvernante Rottenmeier, vous entendez ?

Ne dites pas que je vous ai emmené sur le toit pour vous montrer le dôme de la cathédrale.

C'est entendu, Mademoiselle, pas un mot.

Promis, Sébastien.

Oui, entrez.

Voilà, Mademoiselle Heidi.

Heidi !

Heidi !

Où étais-tu donc toute la journée ?

Je suis allée voir le dôme.

Voir le dôme ?

Mais de quel dôme parles-tu ?

De votre dôme.

Comment notre dôme ?

Tu parles du dôme de la cathédrale ?

Mais d'où t'est venue cette idée ?

Enfin, Heidi, vas-tu parler ?

Je t'ai posé une question.

Alors, viens par ici.

Que cherchais-tu à la cathédrale ?

Réponds-moi, je te prie.

Qu'es-tu allée chercher à la cathédrale ?

Je voulais voir mes montagnes de là-haut.

Tes montagnes ?

Oui, et j'aimerais vous dire, peu importe ce que vous pensez, ce que je veux, c'est rentrer chez moi.

Oh, Heidi, tu en es sûre ?

Oui, sûre et certaine.

J'avais espéré que tu restes auprès de moi.

Je ne veux pas te faire de peine, Clara.

Alors, tu crois que tu peux rentrer et sortir comme dans un moulin ?

Je le crois, oui, parce que c'est ce qu 'elle m'a dit.

Qui te l'a dit ?

Ma tante Deb.

Es-tu sûre de ce que tu avances ?

Certaine, oui.

Quoi de bois, quoi de fer.

Elle a dit que je rentrerai quand je voudrais voir grand-père.

Et je veux retourner le voir dès aujourd'hui.

Je n'aime pas la ville.

C'est triste et gris.

Il n'y a pas la moindre petite montagne.

Il n'y a rien du tout.

Tout est moche.

Et même si j'aime Clara, je veux rentrer chez nous.

Je constate une chose, c'est que tu sais parler quand tu en as envie.

Et que lorsque je te parle, tu restes maître comme une carpe.

Et en plus, tu oses te moquer de moi.

Non, c'est faux, mademoiselle Rottenmeier.

C'est pas vrai.

Vas-tu te taire.

Je veux que tu m'écoutes à présent.

Tu t'imagines que ma patience...

Oh, un château !

Sébastien !

Madame.

Sébastien.

Je vous prierai de jeter cet animal dehors.

Vous laissez-le nous, s'il vous plaît.

C'est hors de question.

Prenez-le tout de suite, Sébastien.

Non, je ne vous laisserai pas trop.

Si vous voulez, soyez raisonnable.

Sébastien, je vous en supplie, ne faites pas ça.

Heidi, Heidi, Heidi.

Laissez-le nous, il est si mignon.

Ne faites pas ça.

Mon Dieu, mais qu'est-ce qu'il a dit ?

Oh, mais... Ne lui faites pas de mal.

Allons, je n'ai pas l'intention de faire du mal à ce chat.

Je m'en vais lui trouver un nid douillet.

Vous en êtes sûre ?

Vous me connaissez, mademoiselle.

Je suis de votre côté.

Allez retrouver les autres, maintenant.

Je vous fais confiance.

Mais oui, vous pouvez me faire confiance.

Pourquoi avez-vous dit à la petite qu'elle rentrerait chez elle quand elle le voudrait ?

Pourquoi ?

Répondez.

Je m'en veux de vous l'avoir amenée.

C'est certain.

Je comprends fort bien, présent.

Il est impossible de la garder.

Si vous la voulez, reprenez-la.

Je la reprends sur-le-champ.

Écoutez, Ned, vous me fatiguez.

Maintenant, partez.

Et retournez à vos fourneaux sans discuter.

On peut savoir ce que vous faites ?

Il me semble que c'est évident.

Je cherche un emploi.

Il y a plein de demandes.

En voilà un qui me convient.

À l'université de Francfort.

C'est parfait.

Ne soyez pas ridicule, voyons.

Retournez en cuisine et restez-y.

À une condition, mademoiselle.

Que personne ne donne d'ordre ni ne maltraite Heidi.

J'y veillerai.

Faites-moi confiance.

Heidi, ça va, mon ange ?

Je t'en veux.

Tu m'as raconté des mensonges.

Tu avais dit que je pourrais revoir grand-père.

Tu ne me ferais pas ça, Heidi.

Papa est d'accord.

Tu es ma seule amie, s'il te plaît.

Maintenant, ça suffit.

Cessez de vous plaindre.

Je suis à bout.

J'ai réfléchi longuement à la situation, chère madame, mais je dois reconnaître que.

Je ne peux pas dire que cette enfant est intelligente.

C'est loin d'être le cas.

Bien au contraire.

Elle apprend très vite et son jugement est clair.

Mais bien honnêtement, je pense qu'elle ne sied pas à cette maison.

Et je crois qu'elle influence Clara dans le mauvais sens.

Elle n'est pas quelqu'un pour elle.

Elle ne veut pas lire, pas écrire.

Je trouve ça étrange, tout de même.

C'est à croire que dans les Alpes, on se moque éperdument de l'éducation.

Oui, c'est effectivement étrange.

J'étais persuadée que vous me comprendriez, madame.

Ça suffit.

Allez me chercher cette petite.

Je n'ai pas de temps à perdre.

Bien.

Tout de suite, madame.

Je vais la chercher.

Clara.

Je t'en prie, grand-mère.

Heidi est une gentille fille.

Tout est si facile et drôle avec elle.

Je suis heureuse depuis son arrivée.

Je voudrais qu'elle reste.

Alors, Heidi.

Tu n'as pas oublié tout ce que je t'ai dit hier soir.

Conduis-toi en jeune fille modèle et appelle la grand-mère de Clara, madame Seiseman.

Oui, mademoiselle Rottenmeier.

Oh, et surtout, si elle te demande si tu veux rentrer chez toi, tu peux lui dire la vérité.

Elle ne t'en tiendra pas rigueur.

Oui, mademoiselle.

Mais qu'est-ce que c'est que ça ?

Ne t'inquiète pas, Clara.

Tu sais bien que tu peux compter sur ta vieille grand-mère.

Allez, va, Heidi.

Laissez-moi vous présenter notre petite convive.

Allez, va, tiens bonjour.

Approche, mon enfant.

Très heureuse de vous connaître, madame Seiseman.

Je m'appelle Heidi.

Enchantée.

Mais que les choses soient claires.

Pas de madame Seiseman, mais grand-mère.

Est-ce bien compris ?

Oui, grand-mère.

Encore un exemple de ce que je vous disais tout à l'heure.

J'ai trouvé ceci dans son armoire.

Elle dit qu'elle les garde pour les ramener à quelqu'un dans son village.

C'est d'un ridicule.

Oh, des petits pains.

Mais ils sont durs comme de la pierre.

Personne ne peut en faire trop.

Quoi que ce soit, voyons.

Si vous connaissiez Brigitte, vous sauriez comment les ramollir.

Il faut un four bien chaud et le tour est joué.

C'est tout à fait logique, fillette.

Mais dis-moi donc, Heidi, est-ce que tu penses que la lecture est ridicule ?

Je suis convaincue que c'est une bonne chose.

Non, je connais un berger qui dit que si on sait lire, alors on n'appartient plus aux Alpes.

Ah, je crois que ton berger a tort.

Mais pourquoi ça ?

Parce que grand-mère sait ce qui est bien et mal.

Supposez que je me mette à vous lire l'extraordinaire Histoire du berger intelligent.

Grand-mère, c'est une excellente histoire.

Et restez avec nous, mademoiselle Rottenmeier.

C'est une très belle histoire.

Alors, il était une fois un berger dont l'intelligence et la grande sagesse étaient appréciées dans tout le village.

Et un jour, le roi qui chevauchait dans les collines avec sa couronne d'or sur la tête vit notre héros.

Il vint à la rencontre du berger et lui dit, j'ai trois questions à te poser.

Voyons si tu es de taille.

Si tu peux y répondre, je t'offrirai une belle récompense.

Et tu seras un berger intelligent.

Pourrais-tu compter le nombre d'étoiles qu 'il y a dans le ciel ?

Sans le moindre signe d'hésitation, le berger lui répondit, autant envoyez vos

laquais compter tous les grains de sable que comportent les plages du monde entier.

Mais personne ne pourra y arriver ?

Exactement.

Va à la deuxième question.

Dis-moi combien de temps cela me prendrait pour faire le tour du monde ?

Alors que pensez-vous que le sage homme lui ait dit ?

Je vais vous le dire.

Cher roi, le soleil brillera pendant votre périple.

Et dans ce cas, vous reviendrez parmi nous dans 24 heures.

La troisième question fut la suivante.

Et aucun homme n'a su y répondre jusqu'à aujourd'hui.

Combien de temps dure l'éternité et qu 'est-ce que l'éternité ?

Le berger réfléchit longuement avant de répondre au roi.

Et il dit que quelque part existait une grande montagne.

Une montagne aussi grande que l'écho ?

Plus grande que l'écho et plus haute que toutes les montagnes.

Il y a un oiseau qui vient se poser dessus tous les mille ans.

Et il frotte son bec au sommet.

Lorsque ce petit oiseau sera parvenu à réduire notre belle montagne en fragments,

alors une seconde d'éternité s'écoulera.

Et tout recommencera pour mille ans.

Cette histoire vous a plu, les enfants ?

Ah oui, c'était très beau.

Il y a plein d'aventures de ce genre dans ce livre.

Tiens, je te l'offre avec joie, Heidi.

Ne serait-ce pas merveilleux de pouvoir lire d'aussi belles histoires ?

Demain, Mlle Rottenmeier te donnera ta première leçon.

Et quand je reviendrai dans quinze jours, je te demanderai de me lire une de ses aventures.

Et si je constate que tu sais lire, tu pourras rentrer chez toi pour apprendre à lire à ton ami Berger.

Qu'en penses-tu ?

Je pense que vous avez raison.

Je vais lire.

Bonjour.

Bonjour.

Très bien.

J'ai une lettre pour vous.

Elle vient de Francfort.

Ah.

Et comment tu sais ça ?

Maman me l'a dit.

C'est marqué sur le cachet de la poste.

Ma mère vous envoie le bonjour.

Elle dit qu'il faut vite revenir nous voir.

Et elle dit aussi que plus personne ne vous en veut au village.

Tenez, voilà l'argent que je vous dois.

C'est pour toi.

Garde-le.

Merci.

Dites, grand-père, ça vient de sa tante ?

Non.

Ça vient de quelqu'un d'autre, alors ?

Oui.

C'est Mme Seiseman qui nous envoie des nouvelles.

C'est la grand-mère de la petite fille malade.

Grand-père ?

Vous pensez qu'Heidi va revenir ici un jour ?

Non.

D'ailleurs, voilà ce que dit cette dame.

Tiens.

Pourquoi n'essaierais-tu pas de la lire ?

Moi ?

Mais c'est votre lettre.

Non, disons que je voudrais juste savoir de quoi elle parle.

Eh bien, elle dit que... Heidi s'est un peu ennuyée, mais que très vite les choses se sont arrangées.

Et que maintenant, des signes montrent que la petite les considère comme une deuxième famille.

Votre petite fille semble montrer de sérieuses aptitudes pour les études.

Elle est particulièrement douée pour le dessin.

Elle sait lire et écrire.

La rapidité d'esprit de cette petite est étonnante.

Au revoir.

Il faut vite que je redescende.

Grand-père, vous croyez que ça veut dire ?

Qu'Heidi nous a oubliés.

Même si c'était le cas, il faudrait lui pardonner.

Tu sais, Heidi, je voulais te dire que depuis que tu es ici, ma vie est complètement transformée.

Tu m'as même appris à rire.

Et ça, c'est extraordinaire.

Allez-y, Sébastien.

Les enfants, Sébastien a une très bonne nouvelle à vous annoncer.

Mesdemoiselles, j'ai l'honneur de vous annoncer qu'un petit cheval est né ce matin.

C'est vrai ?

Bien sûr, jusqu'à maintenant, ça a toujours été Monsieur Voltaire.

Votre père qui baptisait les chevaux.

Mais malheureusement, il n'est pas là pour le faire.

Alors je me suis dit que peut-être vous et Heidi pourriez trouver un nom.

Allez, il vous faut trouver un joli nom pour ce petit cheval.

Nous vous emmènerons le voir quand vous voudrez.

Oh, je sais.

Si on l'appelait Roland.

Oui, Roland, c'est très bien, seulement c'est une pouliche.

Je sais où on va en trouver un.

Dans le livre que m'a donné grand-mère.

Il y a des histoires de chevaux.

Tenez.

Voilà.

Le coq n'avait pas encore chanté lorsque notre pauvre Dagobert décida d'aller à l'écurie pour seller son cheval.

Astrid, lui dit-il avec tendresse.

Ah oui, Astrid, c'est un très joli nom.

Astrid, je n'y aurais pas songé.

C'est entendu.

Demain matin, nous demanderons à Johan de vous emmener la voir.

Merci.

Où est-elle ?

Elle est là avec sa maman.

Est-ce que tu la vois ?

Oui, ça va.

Viens vite, jolie petite fille.

Viens, allez, viens.

Astrid, Astrid, viens vite.

Regardez, mademoiselle, un autre nouveau venu.

Oh, comme il est mignon.

Je vous laisse avec votre ménagerie.

J'ai envie d'aller la voir.

C'est peut-être dangereux, tu ne devrais pas y aller.

Mais non, elles sont gentilles.

C'est bon le sucre, hein, Astrid ?

Tu n'en veux plus ?

Si, tu en veux encore.

Clara, tu as vu comme elle est gentille ?

Tu es belle, tu sais.

Ta maman est fière de toi, Astrid.

Oui, elle est très fière.

Tu es belle.

Oh, Clara !

Tu arrives à te tenir debout.

Tu es debout, c'est fantastique.

Je vais appeler Johan.

Non, Heidi, ne me laisse pas.

J'étais vraiment debout, tu crois ?

Oui.

Aide-moi, s'il te plaît, je vais réessayer.

Oui, c'est une bonne idée.

Vas-y, je t'aide, je te tiens, ne crains rien.

Tu vois ?

Est-ce que tu as mal quelque part ?

Non.

Alors, pourquoi tu pleures ?

Heidi, c'est extraordinaire.

Mais à mon avis, il nous ferait mieux de ne parler à personne pour l'instant.

Hum.

Je suis vraiment désolée d'interrompre ce superbe numéro de Music-Hall, mais j'ai

peur qu'il y ait des choses autrement plus importantes.

Demain matin, vous commencerez le nettoyage de printemps.

Si tu peux te tenir debout, tu peux marcher.

Est-ce que tu veux essayer ?

D'accord, la table n'est pas si loin que ça.

C'est vrai, allez, viens.

C'est bien.

Tu vas y arriver.

Je vais rapprocher un petit peu la chaise.

Allez, viens, tu peux marcher, tu vas voir.

Oui, c'est vrai.

Mais tu sais, je préférerais réessayer demain, je suis fatiguée.

Pense à une chose, Clara.

Si tu arrives à marcher, tu pourras venir dans les Alpes avec moi.

Qu'est-ce que c'est ?

Ça vient de chez Clara, elle a dû faire tomber quelque chose par terre.

Je vais voir ce qui se passe.

Ça va aller ?

Viens, retourne vers le lit maintenant.

Rosie !

Sébastien !

Appelez le docteur Clason !

Mais enfin, que faites-vous ?

Clara !

A aidé ?

Non, ce n'est pas grave.

Tenez, le voilà.

Johan.

Bonjour.

Rudolf, c'est gentil de vous être revenu.

Heureux de vous revoir.

Et notre amie suisse est là aussi.

Bonjour, monsieur.

Tu sais, je t'ai ramené un cadeau, c'est dans ma valise.

Voilà.

Rentrons vite.

J'ai hâte de voir Clara.

Comment va-t-elle ?

Elle va très, très bien.

Oui, donne-les-moi.

Voilà.

Je vais sonner.

Vite, ils arrivent.

Vite.

Heidi.

Sébastien.

Monsieur Seiseman.

Tout va bien ?

Oui.

Où est Clara ?

Rudolf ?

Oui.

Je vous en prie, entrez.

Mademoiselle Rottenmeier ?

Mon Dieu.

Enfin, tu es là.

C'est un véritable miracle.

Je n'arrive pas à en croire, messieurs.

C'est un miracle, c'est vrai.

Je regrette tant que madame ne soit plus là pour voir ça.

Docteur Classen.

Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?

Vous ne m'avez pas prévenu.

Ce n'est pas juste de quoi j'ai l'air maintenant.

Tu n'as plus besoin de me porter à présent.

Juste aujourd'hui, pour la dernière fois.

Clara.

Tout de même, quelqu'un aurait pu m'écrire.

Nous avons tous préféré vous faire une belle surprise.

Une surprise, c'en est une.

Ça, oui.

Il y a d'asseoir.

Mais je peux rester... Non, non, il ne faut pas brûler les étapes.

Alors, mon ami, dites-moi maintenant comment vous avez réussi un tel miracle.

Eh bien, j'aurais aimé être à l'origine de cette guérison.

Mais je n'y suis absolument pour rien.

C'est Heidi qu'il faut remercier.

Elle a tout fait.

Heidi ?

Oui.

Je viens dans mes bras.

Tu te souviens, je t'ai parlé de cadeaux à l'aéroport.

Voilà, celui-ci.

Et pour ma petite Clara.

Merci, papa.

De rien, ma chérie.

Et nous avons ces deux-là pour toi, Heidi.

Merci, monsieur Seiseman.

Non, monsieur Seiseman.

À partir de maintenant, il faut me dire papa.

Tu fais partie de la famille.

Tu es ma deuxième fille.

Je ne te laisserai jamais partir.

Telle est ma décision.

Demain, j'appelle mon avocat pour qu'il fasse le nécessaire.

Oh, magnifique.

C'est une Japonaise.

Elle est très jolie.

Ravissante.

Rosie, allez coucher la petite.

Il est l'heure d'aller au lit maintenant.

Fais de beaux rêves.

Bonne nuit, monsieur Seiseman.

Bonne nuit, Heidi.

Bonne nuit, Heidi.

Viens.

Bonne nuit.

Oh, regarde.

Elle est très belle.

Tu es contente ?

Oh oui, je suis contente.

Rosie.

Oui ?

Ils veulent me garder avec eux pour toujours ?

Absolument.

Tu en as de la chance.

Les montagnes et le lac.

J'aimerais bien aller en Suisse, moi aussi.

Mais d'abord, je veux aller à Majorque.

Rosie ?

Oui ?

Allez, déshabille-toi maintenant.

Et ensuite, au lit.

Je te laisse te débrouiller toute seule, d'accord ?

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Et voilà notre village.

Notre village.

Oh !

J'ai dans ma cave les meilleures bières et les meilleurs alcools, mais ce serait un véritable crime, mon cher docteur.

Un miracle se doit d'être célébré au Champagne.

Vous êtes sûr de vouloir adopter Heidi, Monsieur Seiseman ?

Évidemment, je le suis.

Pourquoi ?

Et vous croyez que c'est là la meilleure solution ?

Non, mais vous plaisantez.

Être la fille du consul Seiseman présente tout de même certains avantages.

D'ailleurs, voyez-vous, je suis persuadé que notre petite Heidi en sera bientôt consciente.

À votre santé.

Oui, vous pouvez entrer.

Je suis désolée de vous déranger.

Mais Heidi est très agitée et elle parle dans son sommeil.

C'est sans doute l'émotion, alors.

J'ai pensé que le docteur pourrait la voir.

Je vous en prie, docteur.

Mais espérons que ce n'est rien de sérieux.

Elle a une très forte fièvre.

Elle a dû faire un cauchemar.

Mais enfin, c'est arrivé si vite.

Elle allait bien tout à l'heure.

Tenez, je crois que voilà la raison.

Que voulez-vous dire ?

Disons que pour l'instant, ce n'est qu'une hypothèse.

Et que pouvons-nous faire pour la soulager ?

Vous allez lui mettre des compresses froides sur la tête.

Il y a des cas où les remèdes de grand-mère sont plus efficaces que les médicaments.

Très bien, docteur.

Mais enfin, Sébastien !

La petite se repose.

Seriez-vous devenu fort ?

Je suis désolé.

Comment va-t-elle ?

Elle a dormi plus de trois jours sans se réveiller.

Le docteur Classen est auprès d'elle.

Alors, jeune fille, tu as bien dormi ?

Tu as dû faire de jolis rêves.

Oui, j'étais en train de rêver.

Hein ?

À quoi ?

À notre petite maison.

Je vois, il y a de grandes montagnes, des ruisseaux, des glaciers.

Dis-moi, je sais que c'est très joli là-haut, mais ce n'est pas trop isolé ?

C'est le plus bel endroit qu'il y ait au monde.

Eh bien, il faudra que j'y aille faire un tour.

Tu me serviras de guide ?

Oui.

Nous allons nous occuper de ça.

Je pense que très bientôt, tu iras beaucoup mieux.

Des nouvelles de Milan ?

Et télégraphie à Grimaldi que je suis d'accord.

Je vous téléphonerai plus tard.

Faites le nécessaire.

Alors ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Je vous l'avais dit, Adolphe.

Pas besoin d'être médecin pour le voir.

Elle a le mal du pays.

Enfin...

Heidi a tout ce dont elle a besoin.

Et d'autre part, que ferait ma pauvre Clara sans elle ?

Ce n'est pas si facile, je le crains.

Voyez-vous, Heidi est aussi malade que Clara l'était.

Seulement, c'est ici.

Oui, je comprends.

Vous avez bien un médicament ?

Ou faisons-lui suivre une psychothérapie.

Vous pouvez essayer tout ce que vous voulez, mais un seul médicament la guérira.

Un billet de train pour la Suisse.

Vous voulez qu'elle rentre chez elle ?

Non, pas question.

De toute façon, j'ai déjà pris mes dispositions pour l'adoption.

Les papiers sont faits.

Il y a un train direct demain mercredi.

Il part à 10h35.

Au revoir, monsieur Seiseman.

Ou, comme dirait Heidi, bien le bonjour.

Je vais déjà descendre celle-ci.

Ça fera un peu de place.

Qu'est-ce que tu cherches ?

Le livre de grand-mère.

Celui qu'elle m'a donné.

Il est là, ton livre.

C'est la chose la plus importante.

Oh, et les petits pains pour Brigitte.

Demain matin, tu seras là-bas.

Oui.

Et grand-père ne se doute de rien.

Tu vas m'accompagner jusqu'à la gare ?

Non.

Oh, pourquoi ?

Parce que je risque de pleurer.

Papa n'aime pas ça.

Il veut que je sois forte et brave.

Mais il ne faut surtout pas pleurer.

Dans à peine deux semaines, tu vas me rejoindre.

Et je te montrerai les montagnes.

Et je pourrai aller dormir dans ton grenier à foin.

Oui, c'est sûr.

D'ailleurs, c'est un endroit où on dort très bien.

Tu verras, je vais te présenter à Swanley et à Burleigh.

Que fais-tu avec ce vieux chapeau ?

Il faut toujours porter un chapeau à la montagne.

Ça y est, les enfants ?

Allez, suivez-moi.

Les voilà.

Sébastien, je veux que tout se passe pour le mieux.

Quant à vous, Dad, je sais que vous saurez vous occuper d'Heidi.

Votre train part à 10h35.

Johan vous donnera vos billets.

Clara, je suis très fier de toi.

Au revoir, Heidi.

Ma chère Heidi.

Allons, nous ne voulons pas d'adieux trop longs, n'est-ce pas ?

Au revoir, Heidi.

Rien oublié ?

Si.

Monsieur, si ça continue, nous allons être en retard.

Mais en effet, il faut faire vite.

Est-ce que je peux emporter ça pour grand-père ?

Parce que dans les gares, il n'en vende pas.

Bien sûr, tu peux l'emmener.

Elle est parfaite pour ce brave homme.

Et surtout, tu lui donnes bien de beaux jours.

Et maintenant, n'oublie pas que nous avons conclu un marché tous les trois.

Dans moins de deux semaines, nous te rejoindrons en Suisse.

Comme ça, tu pourras nous faire découvrir les Alpes.

C'est promis.

Oui, je vous attends.

Et maintenant, à moi.

Qu'est-ce que tu m'as promis ?

Je le fais ?

Bien sûr.

Je m'occupe des bagages.

Je crois que nous ferions mieux d'aller d'abord chez Brigitte.

Pour quoi faire ?

Ses valises sont trop lourdes à porter jusqu'à chez grand-père.

Entendu.

J'y vais.

Tu me rejoins alors.

Vous croyez que le grand-père sait qu 'Heidi vient d'arriver ?

Non, je ne crois pas, non.

Mais à mon avis, nous devrions prévenir le pasteur.

Tu as l'air d'une vraie dame du monde avec ton ensemble rose.

Tu es très élégante.

Et ton chapeau... Pour les bleus.

Celui-là ?

C'est pas pour la montagne.

J'ai ramené le mien.

Tout ça est à toi ?

Voilà pour vous, Brigitte.

Pour moi ?

Regardez-moi ça.

Tu n'as donc pas oublié ?

Non.

Ah !

Et... Tiens, voilà pour toi.

C'est un saucisson.

Passez la soirée avec nous.

Vous irez là-haut demain.

Oh non, Tante Nette.

Nous devons aller chez grand-père le plus rapidement possible.

Oui, toi, tu dois y aller, Heidi.

Tu sais, moi, l'altitude ne me réussit pas.

J'ai un peu le vertige et ça me paralyse.

Et tu sais, à Francfort, il n'y a pas de montagne.

Il n'y a que des maisons.

Si ça te fait plaisir, va devant.

Quelqu'un te rejoindra.

Oui, vas-y.

Nous te faisons confiance.

Tu es une grande fille.

Et Pierre se chargera des valises.

Il te les portera dès ce soir.

Voilà, je crois que c'est arrangé.

Tu embrasseras grand-père pour moi.

Je ferai mon possible pour revenir et nous serons enfin tous réunis.

Je pensais que tu serais plus heureuse dans une grande ville.

C'est tout.

Arrête de pleurer, Tante Nette.

Tout va bien.

Je suis de retour et tout est rentré dans l'ordre.

Oui.

Tu m'attends ?

Je vais la raccompagner.

Entendu.

Bien le bonjour.

Au revoir.

Bien le bonjour, Monsieur le Pasteur.

Bien le bonjour.

Tu vas chez ton grand-père ?

Oui.

Alors viens avec nous.

Il est là, je le vois.

Attends, attends.

Heidi, ça risque de lui faire un choc.

Tu vas te faufiler dans la maison.

Regarde, vas-y pendant qu'il est dans les tables.

Et moi, je vais le préparer à ta venue.

Vas-y.

Bonjour.

Bonjour, grand-père.

Que voulez-vous ?

Nous ne voulons pas vous ennuyer.

Nous nous sommes dit qu'il y a longtemps que vous êtes seuls.

Demain, c'est dimanche.

Alors, si vous vouliez vous joindre à nous... Oui, vous serez le bienvenu.

Grand-père, vous ne leur rendez pas leur salut ?

Nous avons tous décidé de monter ici pour vous dire que nous ne savions pas pourquoi

vous nous évitiez et que c'est pour ça que nous vous avons tourné le dos.

Mais maintenant, tout est clair.

Nous avons compris.

Le Pasteur nous a tout raconté.

Nous vous avons toujours estimé.

Pourquoi ne pas oublier le passé, hier ?

Je voudrais savoir ce que les femmes en disent.

Elles disent que vous devriez revenir au village.

Demain, venez à l'office et vous verrez que nous disons vrai.

Nous espérons sincèrement vous voir.

Il est temps de pardonner.

Ne comptez pas là-dessus.

Très bien.

Nous allons partir.

Maintenant, il sait ce que nous pensons.

C'est à vous de décider.

Qui sait, vous changerez peut-être d'avis.

Pour ça, il faudrait un miracle.

Aidez.

Bonjour.

Bonjour.

Bonne journée.

Je me demande si le fait d'avoir parlé au grand-père aura servi à quelque chose.

Qui sait ?

Oui, on verra bien.

Tiens, voilà le Pasteur.

Monsieur le Pasteur.

Bien le bonjour.

Bien le bonjour.

Bonjour.

Bonjour.

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