All language subtitles for 1980 - Le Coeur à L’envers

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Original subtitles

... ... ...

... ...

... ...

...

... ...

C 'est quoi votre petit ?

Écologue.

Ah oui, je suis écologue, comme à la télé.

C 'est dur.

Non, pas avec les petits garçons comme toi.

C 'est vrai, on peut le garder ? Bien sûr, bien sûr.

La prochaine fois, je le dessinerai.

Ça va, madame ? Ça va.

J 'aime pas comme vous m 'aimez. Oh, pardon, c 'est à cause du fait qu 'il ne

vous aime pas.

Je suis un peu désolé d 'arriver comme ça.

Tu me reconnais ? C 'est une belle surprise.

Tu es sûre que ça ne te dérange pas un peu ? Oui, tu es bête.

C 'est bien pâle.

C 'est rien, c 'est un parfait.

C 'est pas assez assaisonnée, je suis sûre.

Non, c 'est très bien.

Tu veux que je te donne autre chose ? Non, non, non.

Alors, t 'as pas faim ? Si.

Mais tu manges pas.

Si, j 'ai faim, mais... J 'ai un peu mal à avaler. C 'est... Je sais pas.

Dégueulasse horaire.

Le voyage, l 'avion.

T 'es complètement dingue. J 'arrive pas à y croire.

T 'es sûre que ça pose pas de problème que je reste ici ? Quel problème ? Mais

'es complètement fou. Tu vois, je suis heureuse de voir.

J 'en ai deux.

J 'ai trois verres.

Je suis quand même pas fan.

Tiens, dis -le.

Tu es venu là pour travailler ? Ou tu es seulement là pour un petit moment ? Un

petit moment, je ne sais pas. Mais travailler, sûrement un peu. Où ça ?

laboratoire photo. Je vais m 'encontrer avec mes gens.

Qu 'est -ce qui t 'a mis à la photo ?

Il est très fort, Muffet.

Vraiment très fort.

Il y a aussi des reportages.

Oui, des reportages, plein de trucs, je sais pas.

J 'en débrouille bien, tu sais.

Ça

sent

pas un peu le gaz ?

Comment est -il ?

1m90,

toujours.

Idiot.

Non, je crois qu 'il va bien.

Ça fait 2 -3 ans que je l 'ai pas vu, mais il va bien, je crois.

Ça fait une drôle d 'impression.

J 'ai un petit peu étendu mon territoire, mais ça reste ta chambre

Tu es chez toi.

Tu sais que si je t 'avais rencontré dans la rue, je crois que je ne t

pas reconnu.

Tu as tellement changé.

Toi, t 'as pas changé.

Il y a longtemps que tu es à Paris ?

Tu n 'es pas obligé de me répondre.

Je préfère attendre la nuit pour venir.

Tu l 'as toujours ? Oui.

J 'ai failli la perdre dizaines de fois, mais je l 'ai toujours.

Tu te souviens qu 'on les avait achetés ? Oui, je me souviens très bien.

C 'était un beau voyage.

Oui.

J 'y suis retourné.

T 'as rien dit, là ? Tu vois, c 'est terrible. C 'était un mort qui t 'aime

jamais. Et mon père ? Non.

Seul.

Ça se défile, là.

Je dois le faire changer, mais j 'oublie tout le temps.

Il faut le réparer parce que tu risques de la perdre.

Je vais peut -être sortir. Tu n 'auras pas une clé de la maison pour moi ?

Si vous allez marcher un peu, je n 'arrive pas à dormir comme ça.

Alors, Minel, une petite douceur ? Alors, mon

lapin ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je te fais peur ?

Julien ? Julien, il est tard.

Julien ? Je t 'ai pas entendu rentrer.

Tu as bien dormi ? Tu as bien dormi ?

Oui,

oui, j 'ai bien dormi.

Thé, chocolat, café ? Je ne sais pas ce que tu préférais, alors j 'ai tout mis.

Du café.

Avec du sucre ? Avec du sucre, oui.

Une petite brioche ? Une petite brioche, oui.

Merci.

C

'est

marrant, ton lit devant la fenêtre.

T 'as besoin de ça pour dormir ? Ah non, non.

C 'est pas un problème de fenêtre, c 'est...

J 'aime pas être coincé contre les murs pour dormir, ça m 'étouffe.

Attends, attends.

Voilà, cadeau.

C 'est un dieu d 'ogon.

Ça protège de la mort, des mauvais sorts, des poisons.

C 'est très lourd.

Ça protège aussi des voleurs.

C 'est un vrai porte -bonheur.

Oui, c 'est un vrai porte -bonheur.

J 'ai jamais vu une bague aussi lourde.

C 'est très beau.

Très étrange.

Tu verras l 'Afrique, c 'est un pays extraordinaire.

Tu es venu pour m 'emmener en Afrique ?

Et dis -donc, tu sais que j 'ai terminé mon septième chapitre. Je suis très

contente, ça marche très bien. Très bien, très bien. J 'ai fait un petit

de recherche.

Tu savais que les Parisiens avaient bouffé tous les animaux du jardin d

'acclimatation pendant le siège ? Tu savais ? Ah non, mais les hippopotames,

cacatoès, les singes, les tous, hein ? Oui, je sais aussi que les Cossacks

avaient campé place des termes.

Mais qu 'est -ce que tu fais, ma petite fille ? Mais tu sais qu 'elle ne me fait

pas peur, maman ! Écoute, tu vas nous laisser toute seule. Oui, je vous

oui. Allez, on fait penser à son père.

Mon fils.

T 'as un fils, toi ? J 'aimerais peut -être avoir un fils.

Eh bien, je te vois bien.

Non, mais permets -moi de m 'étonner. Tu ne m 'en avais jamais parlé.

Il y a des tas de choses dont je ne t 'ai jamais parlé, dont je ne te parlerai

jamais, d 'ailleurs.

Figure -toi que mon métier, c 'est écouter les autres raconter leur vie.

Donc, j 'ai un fils.

Alors, emmène -le dimanche. Tu sais que tu viens dîner à la maison dimanche. Tu

m 'as déjà vu oublier un rendez -vous ? Non.

Préviens Guillaume, ne fais pas comme la dernière fois. Il est prévenu, ne t

'inquiète pas.

Ah, c 'est toi, Guillaume.

Je ne reconnais pas ta voix.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien, il n 'y a rien.

On parlait de toi, justement.

Avec qui ? Avec Jeanne, oui.

Oui, Jeanne.

Mais qu 'est -ce qu 'on disait ? Rien, on ne disait rien.

Je ne sais plus.

Je te vois à midi.

Ah non, à midi, je ne peux pas.

Tu vois quelqu 'un pour le déjeuner ? Allô, c 'est bizarre, je ne reconnais

vraiment pas ta voix. Tu devrais faire vérifier ta ligne.

Allô ? Allô ? Oui, je vois quelqu 'un pour mon travail.

Je te rappellerai.

Au revoir.

Mais bien sûr, je t 'aime.

Au revoir.

Ben, tu viens.

J 'étouffe de partout. J 'éclate comme maman.

Tu refermes la tête ou alors je mets mon manteau.

Son bouquin, c 'est de la merde.

C 'est très difficile de faire un livre.

Surtout un livre avec des références historiques.

Personne ne l 'oblige.

Écoute, Pauline, on en a déjà parlé.

Tu sais très bien qu 'elle a besoin d 'y croire.

Je sais ce qu 'il y a avec mon père.

Dès que je répète tout ce qu 'il m 'a dit, il faut qu 'elle me dise tout le

contraire. Alors arrête de lui répéter ce que te dit ton père.

C 'est plus fort que moi.

Écoute, vraiment, tu tournes en rond, Pauline.

Je ne sais pas, moi, j 'essaie de voir des gens de ton âge.

Viens, trouve -toi un petit ami.

J 'aime pas les garçons.

Tu peux pas passer ta vie à te chercher une autre mère.

T 'as une sacrée allure quand tu fumes.

Ah, Julien.

C 'est Pauline.

Je vais au labo dont je t 'ai parlé.

On se retrouve à Beaubourg ? Oui. Tu veux de l 'argent ? L 'argent ? Non,

'ai de l 'argent.

Midi au musée de l 'art moderne ?

Une. Deux.

C 'est moi, ça ? Oui.

C 'est toi.

Et comment tu as fait ? Cette nuit.

Quand tu dormais.

Non, le tirage.

En labo, j 'en reviens.

Enfin, tout de même, on ne t 'a pas engagé pour tirer des photos de moi, je

suppose. C 'est pas mal, hein ? Ils sont très bien.

Qu 'est -ce que c

'est que ça ? Pas question d 'exposition clandestine ici.

C 'est pas clandestin, monsieur, c 'est ma mère.

C 'est ma mère, la nuit, quand elle dort.

Oui, peut -être.

Pourquoi vous ne photographiez jamais votre mère, vous, la nuit, quand elle

? C 'est pas très normal, ça, monsieur le gardien du musée d 'art moderne.

How much?

Sorry? How much?

On

est

bien ici.

Il y a de l 'air.

On se croirait sur la mer.

Tu sais que j 'ai fait des progrès depuis La Rochelle ? J 'ai pas mal

'ai... J 'ai même... Tu meurs ? Rien.

C 'est pour les photos.

C 'est très heureux.

J 'ai une passion dans mon métier, c 'est de photographier les gens pendant

'ils dorment.

Parce que c 'est dans le sommeil qu 'ils apparaissent le plus sincère.

C 'est comme ça que tu devrais les connaître.

C 'est vrai qu 'on se croirait sur la mer.

Je suis complètement frigorifiée.

Ça fait longtemps que tu t 'occupes d 'enfants ? Six ans, exactement.

J 'avais arrêté mes études quand j 'ai connu ton père.

Et quand je les ai reprises, vous êtes partis.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce que j 'ai ?

Je voudrais te demander quelque chose.

Oui ? Mais avant, il faut que tu me promettes de me laisser faire.

Quoi ? Te promettre ? Ah, promets d 'abord.

D 'accord, je promets.

Je voudrais t 'habiller.

Acheter des robes, des trucs.

T 'habiller en couleur.

Pourquoi ? Je suis pas bien comme ça ? Si, t 'es très bien.

Mais t 'as promis.

Écoute, fais -moi plaisir.

Je te promets qu 'on soit de retour demain soir.

Mais c 'est pas sérieux.

C 'est pas sérieux du tout.

C 'est pour ça que c 'est bien.

Parce que c 'est pas sérieux.

Action.

J 'ai vraiment envie de revoir Bruges une fois avec toi.

Il faut vraiment que ce soit maintenant ? Ouais, maintenant.

Tout de suite.

On y va ? T 'es une reine.

J 'ai pas juste un peu de fil.

Et tu peux pas monter ? Oh non, non, non. T 'attends, je te dis.

Mais qu 'est

-ce

que tu fais là ? On avait rendez -vous.

Tu as fait toute la journée.

Je ne t 'a répondu pas. On va être en retard maintenant.

En retard ? Pourquoi en retard ? On est vendredi ou on n 'est pas vendredi ?

Oui, on est vendredi. Mais qu 'est -ce que ça change ? Mon père, ça fait 15

jours que tu n 'en parles.

15 jours que tu n 'en parles ?

Mais cet ensemble que tu viens de t 'acheter, dans lequel tu es très belle d

'ailleurs, c 'est pas pour y aller ? Non, ben oui.

Pardon, je te laisse.

Mais qu 'est -ce que tu as ? Tu es toute bizarre.

Mais qu 'est -ce que tu fais ? Tu te prépares à passer la nuit au concert ?

Guillaume Abert, un ami peintre.

Enchanté.

Enchanté, monsieur.

Figure -toi que Guillaume a des places pour aller entendre un concert à l

'église Saint -Germain.

C 'est une bonne idée, non ? T 'as changé d

'avis ? Écoute, je t 'en prie, on en reparlera tout à l 'heure, en tête à

Julien, mon fils.

Ton fils ? Oui, mon fils.

Il est très beau.

Tu as les clés ?

Non mais je sais conduire. Vous savez peut -être conduire mais c 'est ma

voiture. Vous permettez ?

Sous -titrage Société Radio -Canada

Vous ne pourriez pas faire votre musique de nègre un peu moins fort ? C 'est bon

la musique, non ? Les enfants du monde entier devraient s 'endormir en musique.

Ça développe la sensualité, la sensibilité, l 'esprit lyrique. Je vous

mon poids sur la gueule, vous allez voir si c 'est lyrique ! Ça peut vous faire

des biens, allez -y, allez -y, tapez, vous n 'écoutez pas. Allez -y, allez -y,

je suis trop content si je vous tapez.

C 'est ça qui ne va pas. Ce boucan, c 'est de la musique africaine.

Ne vous inquiétez pas, on va la mettre moins forte.

Bonsoir.

Je suis fatiguée ce soir.

Et Bruges ?

On en reparlera la semaine prochaine.

Qu 'est -ce que tu fais ? Tu fumes trop.

Tu n 'as pas besoin d 'être calme.

C 'est de l 'intérieur que ça doit venir.

La purification est un phénomène naturel.

Tu n 'as pas de coucher ? Non.

Je reste.

Je ne l

'aime

pas.

Qui c 'est ?

Un artiste peintre.

Tu as tort.

D 'abord, ce n 'est pas un artiste peintre.

C 'est un restaurateur de tableaux.

Et crois -moi, il a une très grande réputation.

D 'ailleurs, les Japonais s 'y intéressent.

Les Japonais s 'intéressent à tout.

Lui, c 'est qui ? Mon père.

Tu n 'as pas fait de cheveux ? Non, il est chauve.

Il a été chez le coiffeur ? Je te dis qu 'il est chauve, mais papa, c 'est

chauve.

Ton papa, il n 'est pas chauve ? Non, mais ce n 'est pas un papa pour de vrai.

Qu 'est -ce que c 'est un papa pour de vrai ? C 'est quand il nous emmène au

foot.

Alors, s 'il était chauve, il t 'emmènerait au foot ? Oui.

Pourquoi ? Je ne sais pas.

Et ta maman ?

Elle est partie avec un seul mec.

Lors, mon père est parti lui aussi.

J 'aurais préféré rester avec maman, lui. Elle était partie.

Alors, si ton papa est parti et ta maman aussi, il n 'y a plus personne dans la

maison ? Non, elle est vendue.

Alors, ton papa vit dans une autre maison et ta maman aussi ? Je ne sais

Ton papa vit avec une autre dame ? Oui, une mère adoptive, mais ce n 'est pas

comme une mère de naissance.

Tu sais que c 'est absolument insensé, mais j 'avais prévu la mort de Steve.

Oui ? Vous pouvez servir ? Tu parles si tu l 'avais prévu. Tu l 'as su la

veille, c 'était marqué dans le journal.

Pas du tout.

Non, mais c 'est vrai, maman a parfois de bonnes voyances.

Tu as vu quoi exactement ? Eh bien, je l 'ai vu dans l 'escalier.

Et puis j 'ai vu la fille qui s 'avançait vers lui avec un revolver.

Et qu 'il descendait.

Exactement ce qui s 'est passé.

Non, mais on ne peut pas nier ces choses -là. Ça fait partie de la vie. Mais je

ne lis pas, moi, j 'écoute.

C 'est bon, je te fais remarquer que dimanche dernier, tu m 'as tiré les

et l 'arrivée de Julien, tu l 'avais pas prévu. Oui, ça c 'est vrai, je l 'avais

pas prévu.

Enfin, c 'est pas une raison.

On est bien obligés de reconnaître qu 'il existe quelque chose de mystérieux.

C 'est pas parce qu 'on ne peut pas l 'expliquer que ça n 'existe pas. C 'est

mélange d 'intuition et de rapport avec les forces cosmiques.

Donnez -moi votre main.

Non, merci.

Je connais déjà mon avenir.

C 'est préférable parce que les prévisions de ma mère sont un peu

Qu 'est -ce que tu sers ? À me faire passer pour une idiote devant tout le

? Écoute, à part comment on fait ton cirque.

Écoute, ça suffit.

Dis -moi, si tu te déplies, tu vas te coucher.

Oui, comme quand j 'étais petite avec du sirop de terralène.

Mais regardez -moi, c 'est ça.

Ça, c 'est vraiment fantastique.

Écoutez, mes enfants, la psycho, pour moi, c 'est toute la journée. Alors, j

besoin de détente.

Hein ? Alors toi, Pauline, crois -moi, ta mère n 'est pas si mal que ça.

Et toi, Jeanne, crois -moi, ta fille n 'est pas si mal que ça non plus.

Et toi, t 'es formidable.

Oh ! C 'est pas... C 'est pas...

Ça doit être le disjoncteur.

Je crois que c 'est là.

T 'as payé ta note ? Merde, l 'année de rappel, j 'avais complètement oublié.

J 'aime bien être dans le noir, pas toi ? Moi ? Ah ben moi aussi, j 'aime bien.

C 'est pour le noir absolu.

Comme ça, c 'est bien.

On ne se voit pas.

On se devine.

Oui.

Bon.

Alors, imagine qu 'on est à Stockholm.

Les nuits sont longues, ici.

Marais, qu 'elles durent six mois.

Oui.

Six mois.

J 'étais détesté pendant longtemps.

Sois gentil, dis rien.

Sinon, je pourrais pas continuer.

Avec mon père, jamais j 'ai parlé de toi.

Quand je dis jamais, c 'est vraiment jamais, pas une fois.

C 'est parti à toi.

Tu me manquais, je t 'en voulais.

Ce jour, j 'ai cessé de te détester, presque.

C 'est en découvrant par hasard, il n 'y a pas longtemps,

une photo de toi, jeune, souriant,

heureuse avec mon père.

J 'ai souvent regardé cette photo.

J 'ai compris.

J 'ai compris que... Tais -toi, s 'il te plaît.

J 'ai compris que je connaissais pas cette femme qui était ma mère.

J 'ai attendu.

Des années, des années.

J 'ai pris.

Il est 4 heures.

Monsieur Pascal part à son travail.

Je t 'aime, tu sais.

Albert, Guillaume.

Ah, tu commences à avoir le profil grec.

Je crois qu 'on ne pourra pas partir en week -end, ce week -end.

Comment ? C 'est impossible.

J 'ai tout réservé.

Allô ? Allô ?

Qui c 'était ?

Je ne sais pas.

Sans doute une de tes admiratrices qui n 'a pas osé parler.

Pour ce week -end, j 'avais tout prévu.

Et tu m 'annonces ça au dernier moment que tu ne peux pas venir.

Comment voulais -tu que je te l 'annonce avant, puisque j 'ignorais que je ne

serais pas libre ? Mais il y en aura d 'autres, week -end.

C 'est parce qu 'il manque ça, les fins de semaine.

Celle qui m 'intéresse, c 'est quand on est ensemble.

C 'est la même chose pour moi.

Mais vraiment, cette fois -ci, je ne peux pas.

Et j 'en suis la première, désolée.

Il y a du courrier pour Mme Rivière. Il me l 'a recommandé, que j 'ai signé.

Vous pouvez les prendre, s 'il vous plaît, si on va dans le casier.

Oui.

Où vas -tu ? Tu m 'entends seulement d 'où tu vas ? Je sors.

Tu sais bien que je n 'aime pas que tu traînes toute seule la nuit.

Je ne traîne pas, je vais me balader.

Méfie -toi, c 'est dangereux. Tu sais ce qui est arrivé à la petite d 'à côté ?

Je sais, maman chérie, je sais.

Tu sais, mais tu sors quand même.

Mais maman ! C 'est parce que tu n 'aimes pas, chérie, que je vais faire

soucis.

Oh, et puis après tout...

T 'es photographe ? Non, c

'est ma mère.

Pourquoi tu bois ? Si t 'as besoin de calme, c 'est de l 'intérieur, ça doit

tenir.

Qu

'est

-ce que tu fais ? Je veux que tu me fasses l 'amour.

C 'est pas possible.

Il faut appeler la police.

Avec des règles pareilles, tout est possible.

Mais comment peut -on faire ça ? C 'est un crime.

Un maître anglais de vie neuvième.

Une toile qui vaut des millions.

Je vais en avoir au moins pour... dix jours.

Pour la rentoiler.

Elle est soignée ?

Oliab

! Oliab !

Qu 'est -ce que c 'est que cette histoire ?

Mais qui ?

a pu me faire une saloperie pareille. Je t 'assure, dis -le -moi, il faut

prévenir la police. Mais qu 'est -ce que tu veux qu 'ils fassent, les flics ?

Pour eux, c 'est une paire de draps déchirés, une toile latérée.

Société de... Merde !

Julien ! Julien !

Qu 'on parte en voyage tous les deux pour de bon.

En Espagne ? En Espagne ?

Ton congrès à Grenade.

Je voudrais t 'accompagner.

Et comment sais -tu que j 'ai eu un congrès à Grenade ? J 'ai lu une lettre

deux.

Je suis pour habitude de lire une lettre ou deux, qu 'elles ne soient pas

destinées.

C 'était pas vraiment du courrier personnel, non ? Non, pas vraiment.

Mais... Mais quoi ? Rien.

Tu veux encore m 'empêcher de dormir ? Oui.

Tu m 'as mis une cigarette, alors ?

C 'était Pauline ? Oui, c 'était Pauline.

C 'est elle qui est venue ? C 'est elle qui est venue.

Comment ? Mais... T 'inquiète pas, elle est partie.

Ah, c 'est pas le problème.

Ce que je veux dire, c 'est que... Enfin, bon, je me suis trompée avec moi.

Comment ça, trompée ?

Sur moi ? Non, sur mon boulot.

Quoi, ton boulot ? J 'ai Pauline depuis deux ans en thérapie.

Elle m 'a confié certaines choses.

Et à travers ces choses, je n 'aurais jamais pensé que...

Excuse -moi de te parler de ça, mais il vaut mieux que ça passe dans les

meilleures conditions.

Une émission pour elle, tu comprends ? Et en

plus, dans mon cabinet.

Ça fait tel qu 'il l 'a voulu.

Tu verras en Espagne.

... ... ...

Seigneur ? Oui ? Vous ne vous sentez pas bien ? Non, je ne me sens pas très

bien. Ça se voit vraiment ?

Ça se voit.

Il y a une infirmerie. Vous voulez que je vous conduise ? Non, non,

pas du tout.

Par contre, je voudrais bien boire un verre d 'eau.

Vous pensez que c 'est possible ? Certainement, s 'il vous plaît.

Merci, ça va.

Tu te sens bien maintenant ? Oui.

Mieux.

Beaucoup mieux.

J 'avais besoin d 'air.

Beaucoup d 'air.

J 'avais l 'impression de mourir.

Qu 'est -ce que tu racontes ? Rien.

Des histoires.

Tu te sens bien ? Oui, sûr.

Faut que j 'y retourne, tu sais.

Reste.

Reste avec moi.

Je suis là avec toi au soleil.

Rudolf Steiner doit dire des choses très importantes.

Steiner est un manipulateur de gens, de mots.

Il n 'y va pas, je t 'assure.

Sur que tu te bases pour dire ça ? Son allure générale.

Les mots qui sortent de sa bouche.

Bouche d 'écoutant.

Moi, j 'ai des choses bien plus importantes à te dire que tout ce que tu

entendre là -bas.

Il faut que j 'y aille, maintenant.

Je t 'attends.

symbolique du média est le signal majeur de l 'errance du signifiant.

La phase secondaire du processus de dégradation du mois légendaire est le

vertige à l 'obligation dichotomique génératrice du blocage définitif.

L 'abandon du pouvoir de décision éventuée dans ce cas, au doute du sujet,

C 'est beau, hein ?

Et alors, tu parles espagnol ? Tu sais que je connais très bien l 'Espagne.

Tu ne savais pas ça ? Non.

Madame Rivière, laquelle ? Choisie.

Celui -là.

C 'est quoi ? Non.

Je suis heureuse.

Tellement heureuse.

Rarement j 'ai fait ce que j 'ai voulu.

Souvent à côté, souvent en dessous.

Mes demi -solutions.

Je m 'en suis contentée.

Rien n 'est à la mesure de ce que l 'on désire, tu sais.

Regarde ce soleil.

Ce ciel bleu.

Regarde ce village.

Cette blancheur.

C 'est quoi ça ? Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est une spécialité andalouse.

C 'est pas une spécialité.

Ça va être plaisir.

Est -ce que c 'est gentil ? C 'est bien.

Bon appétit.

Tu es rigole, madame.

Je te perds.

C 'est bon ?

Est -ce que tu crois qu 'il y a des moments où on peut aimer quelqu 'un plus

'un autre ? Oui, je crois.

Et moi, quand est -ce que tu m 'as aimé le plus ?

Ça va, j 'ai pas été trop long ? Non, j 'étais à l 'étude course.

Bon, allez.

Oh, j 'aime pas ça.

Pourquoi ? Ça donne un air sévère. Ah oui, mais moi j 'aime pas avoir ma

vieuse. On y va ? On y va.

Ils habitent sur un bateau, ce sont des gens fantastiques. Des gens

fantastiques, voilà.

Sous -titrage Société Radio

-Canada

Avec Julien, on s 'emmerde bien.

Demerder bien.

Demerder. C 'est ça, c 'est ça.

On vit toujours sur une autre venteur.

Ça, c 'est le paradis sur mer.

Mais à quoi travaillez -vous ? Qu 'est -ce que vous faites pour obtenir ce

résultat ? Petite combination par -ci, par -là. Par -ci, par -là.

Ils se débrouillent.

On n 'est pas les pirates, pas les candidats d 'or non plus.

On réalise de petites tarfiques.

Cicarettes, alcool.

Beaucoup de gens font ça.

L 'été, on prend des touristes un peu... C 'est mieux que de travailler pour le

patron, non ? C 'est bien possible.

Dites -moi, il y a longtemps que vous êtes ensemble ?

Deux semaines.

Tu veux dire quelque chose ? Julien m 'a dragué la grenade.

J 'apprécie la jeunesse, voyez -vous.

Je peux te dire quelque chose ?

Vas -y, dis quelque chose.

C 'est mieux être avec une dame intelligente qu 'avec une petite

Tu es bien aimable.

Je dis ce que je pense.

L 'âge n 'a rien à voir avec les sentiments et les blessés physiques.

Tu as parfaitement raison.

Rien à voir.

Tu veux que je t 'ouvre une bière fraîche, chérie ? Il y en a dans le

la cuisine.

Amenez -en plusieurs.

Comment tu t 'appelles ? Isabelle, de Castille.

Amenez -en plusieurs, Isabelle de Castilla.

Bon conseil, Louise. Ferme ta gueule.

Ça va, ça va. Tu veux ma guitare pour la serenade ? Qu

'est -ce que vous faites ici ? On va louer un

tonnier.

12 mètres, grande voile.

Et j 'ai communiqué ma passion du grand large à Isabelle de Castille.

C 'est beau l 'amour, à toutes les âges. C 'est ce qui fait sa grandeur.

Trop d 'idées d 'Éloi et de Tonnier.

Pourquoi c 'est bien, Tonnier ? Tonnier, c 'est un vrai bateau.

Ça, c 'est un bateau de bourgeois, mon gars. C 'est pas le bourgeois.

T 'as du fric ? Qu 'est -ce qu 'il faut ? Il te faudra un marin.

Vous ne pouvez pas m 'amener pour un Tonnier à la Boudée. C 'est vrai.

C 'était complètement impossible.

Surtout si il est novice.

On en a marre.

Oui.

Boudée, ça le verra mieux.

Demain.

Qu 'est -ce que tu vas faire ? Tu vas acheter quelque chose ? Tu veux que je

fasse la voiture ? Si tu veux, je t 'accompagne.

Non, je ne vais rien acheter du tout. Je pars.

Tu pars ? Comment ça, tu pars ? Comme ça, je m 'en vais ? Tu pars avec moi ?

Non, je ne veux plus.

Mais comment non ? Comment ça non ? Parce que je ne veux plus.

Mais qu 'est -ce que tu ne veux plus ? Parce que je ne veux plus jouer.

Jouer ? Mais c 'est dégueulasse de jouer.

Mais moi, je ne joue pas.

Mais je vis, moi.

Mais tu ne le connais pas.

Tu ne m 'as pas compris.

Je peux faire n 'importe quoi.

Je peux faire n 'importe quoi. Je peux tuer. Je peux tuer un mec.

Je peux prendre la type dans la rue et lui casser la gueule. Tu as raison.

Tu comprends ? Oui, mais je comprends aussi ce que tu cherches, Julien. Et

? Ça fait peur ? Laisse -moi partir.

Laisse -moi partir. Je ne peux plus.

Mais comment ça, partir ? Mais pourquoi tu veux partir ? Mais pourquoi tu veux

partir encore ? Je ne peux pas.

Ce que tu veux, c 'est complètement faux. Mais pourquoi tu ne parles pas à

elle a carrément disparu pendant une semaine.

C 'est comme ça.

Moi, je suis devenue folle. Tu comprends, son père n 'avait pas de

plus.

Alors, mademoiselle a réapparu comme si de rien n 'était pour m 'annoncer qu

'elle reviendrait dormir ici de temps en temps.

Non, mais tu te rends compte ? Et puis, c 'était à prendre ou à laisser, hein ?

Non, mais tu te rends compte ? Je m 'en rends très bien compte.

C 'est dans l 'ordre des choses.

Ah ben, merci bien, si c 'est dans l 'ordre des choses. Alors là, vraiment, j

'abandonne tout de suite.

T 'abandonnes quoi ? C 'est elle qui t 'a abandonnée.

Tu vas voir qu 'elle va revenir avec un gigolo.

Ou bien elle s 'est mis à la drogue.

Ou bien les deux.

C 'est pas impossible.

Tu crois ? Je crois que c 'est possible, oui.

Mais qu 'est -ce qu 'elles ont toutes dans la peau ? Je ne comprends pas. Elle

avait tout ici pour être heureuse. Elle avait le nécessaire, elle avait

superflu, elle avait tout.

Je ne comprends plus, moi.

Elle m 'a dit qu 'elle viendrait te voir.

C 'est sûr qu 'elle va venir te voir.

Vous lui dites quelque chose de particulier ? Oui, c 'est de lui faire

comprendre que... Je ne sais pas, moi, qu 'il faut qu 'elle fasse un effort.

En fait, tu vois ? Non, je ne vois pas.

Mais on voit qu 'il faut qu 'elle fasse un effort pour essayer de redevenir

normale. C 'est facile de redevenir normale à son âge de n 'être qu 'une

Une petite fille.

J 'essaierai.

Et toi, l 'espace ? Formidable.

Et Julia ? Très bien.

T 'en as de la chance, toi.

T 'en as de la chance.

Ça doit être la vague.

Tu connais Tokyo ? Qu

'est -ce que tu as dit ?

Je te demandais si tu connaissais Tokyo.

Non.

Je connais seulement le sud de l 'Espagne.

D 'ailleurs, c 'est ce que Julien m 'a reproché, de ne pas voyager assez.

C 'est tout ce qu 'il t 'a reproché ? Qu 'est -ce que tu veux dire ? Je veux

dire qu 'il ne m 'aime pas beaucoup.

Qu 'est -ce que tu vas chercher ? Il t 'aime beaucoup, au contraire.

Ah bon ? Il m 'aime beaucoup.

À propos, que devient -il ? Il va bien.

Il va même très bien.

Tant mieux.

Où est -il ? Guillaume, tu me tapes sur les nerfs avec tes questions

insidieuses.

Je crois que l 'amour fou est un moment

très extraordinaire dans la vie et qu 'il faut en profiter.

Pourquoi tu me dis ça ? Parce qu 'on parle de ton fils.

Et aussi parce que je t 'aime.

Tu sais, t 'es marine anglaise.

Oui, je sais.

Mais qu 'est -ce que tu fais ? Julien, c 'est ça. C 'est ce que tu veux me dire.

Mon enfant, tu sais, j 'ai jamais voulu l 'abandonner.

Jamais.

Quand j 'ai repris mes études de psychologie, son père en a profité pour

'enlever.

Il m 'a l 'enlevé.

J 'ai tout fait pour le reprendre pendant longtemps.

Je suis même allée à Abidjan deux fois.

Julien. Julien ? Oh ! Mais

où es -tu ? Dans une cabine téléphonique sur le port.

Je peux pas parler longtemps.

Tu vas bien ? Oui, je vais bien. Et toi ? Et toi ? J

'entends pas.

Oui, oui, moi ça va, ça va.

Et toi, tu vas bien ? T 'es sûre ? Rien de spécial ? Mais oui, tout va bien,

tout va bien.

Je pars demain.

J 'ai loué le bateau.

Il est là sur le port devant moi.

Demain soir je dormirai à Tangier.

Et tu vois je...

Oui, mademoiselle.

Je voudrais envoyer un télégramme en Espagne. En Espagne, oui. À Tarifa.

Je suis 548 -99 -29.

Laure Rivière.

À Julien Rivière.

Capitainerie du port de Tarifa.

Je t 'attends.

Je t 'attendrai toujours.

Signez l 'or.

Non, attendez, mademoiselle, non.

Non, vous barrez l 'or et vous mettez...

Oui, c 'est ça.

Signez maman.

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