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Nous avons tous besoin d 'amour.
Aimer.
Être aimé.
Tous enfermés dans nos solitudes.
Habités par le même besoin d 'amour.
Seule émotion.
Seul sentiment capable de transformer le temps qui nous reste et nous sépare de
la mort.
Aimer.
Être aimé.
Nous avons tous besoin d 'amour.
Merci.
Au revoir.
Oui, je suis désolé, mais ce n 'est pas exactement ce que je fais.
Oui, je suis désolé, mais c 'est pas exactement ce que je cherche.
Vous cherchez l 'impossible ?
Dites -moi, mais...
Vous cherchez quoi exactement, vous, dans la vie ?
Et qu 'est -ce que tu fais là, toi ? Moi, je casse les glaces.
Quand je vois une glace, je la casse.
Demain, je pourrai vous montrer d 'autres propriétés.
Je passe vous prendre à votre hôtel.
On ne vous a jamais dit que vous étiez un enculé ? Si.
Plusieurs fois.
Ciao !
Bonsoir.
Tu viens ?
Vous êtes tout le temps sous tension comme ça ? Oui, tension générale.
Vous avez de la chance de vivre sur une aire.
Je me sens épuisé.
Je n 'en peux plus.
Vous permettez ? Je vous en prie, docteur.
Savez -vous ce que je crois ? La violence, la violence gratuite,
gagne la ville comme une épidémie.
Bon.
Votre nom me disait quelque chose.
Je vous reconnais.
Il y a une photo de vous dans la chambre de mon fils.
Tiens, je croyais que vous ne lisez plus mon livre depuis longtemps.
Vous aussi. Il existe toujours un fort intérêt pour vos théories chez certains
étudiants. Par contre, je ne suis pas attiré par vos idées, monsieur Berman.
Le portier sait comment trouver si votre main vous fait mal.
J 'ai bien réfléchi, tu sais.
Si tu as envie de casser les glaces, tu en as parfaitement le droit.
Savez -vous ce que je crois ? La violence, la violence gratuite,
gagne la vie comme une épidémie.
Ça va, papa ? Non, Gilbert.
Il faudra que tu appelles le docteur Weber pour me faire remplacer.
Hier soir, j 'ai soigné quelqu 'un que tu admires beaucoup.
Oui, le seul homme dont tu aies affiché la photo dans ta chambre. Quoi ? Berman
? C 'est pas vrai.
Il aurait pu tout aussi bien vous tuer.
Vous allez porter plainte ? Vous auriez porté plainte, vous ? En général, c 'est
ce qu 'on fait.
En général, oui.
Captain Muller, grand invalide de guerre.
Captain Muller, grand invalide de guerre.
Officier de police, Tanner.
Je peux vous parler ? Oui, je vous en prie.
Une amie m 'a téléphoné à propos de votre accident.
J 'aimerais vous en parler.
Je n 'ai rien à vous dire.
C 'est comme un accident de la circulation.
Ça peut arriver n 'importe quand. Je ne suis pas d 'accord. Ce n 'est pas le
premier du genre.
On nous a déjà signalé ce dingue.
Votre témoignage pourrait m 'aider à l 'identifier.
Après tout, c 'est comme vous voulez, M. Berman, mais je me serais attendu à
plus de coopération de votre part.
Écoutez, M.
Tonnerre, j 'étudie la violence, je ne la réprime pas.
Je ne suis pas certain d 'ailleurs qu 'il faille la condamner.
Elle fait partie de la vie.
Vous avez de quoi écrire ?
Vous
avez de quoi écrire, en effet.
Vous permettez ? Attendez.
Si vous changez d 'avis, appelez -moi ce numéro.
Vous direz à la jeune femme, charmante par ailleurs, qui vous servait indique,
que désormais je me passerai de ses services ainsi que de son agence.
Mais quel con je fais.
Dégout.
Bien, M. Perman.
Alors, Spandard, appelez -moi le Dr Morgan, s 'il vous plaît.
Je suis le docteur Weber.
Ah.
Je remplace le docteur Morgan qui vous a soigné hier.
Il est très souffrant.
Je vous fais mal quand je touche ici ? Un petit peu.
Fermez la main.
Je ne crois pas que vous ayez une fracture.
Juste une bonne foulure.
Ça doit vous faire souffrir.
Je vais vous faire un piqure de nouveau, Karine.
C 'est pour moi.
Allô ? Oui, le docteur Weber.
Vous avez bien fait.
Je viens tout de suite.
Je suis désolée, mais il faut que m 'en aille.
Je repasserai plus tard.
Qu 'est -ce qu 'il y a, Constance ? Tu as des ennuis ? Le docteur Morgan
est mort ce matin.
Morgan ? Oui, c 'est le docteur que j 'ai remplacé de temps en temps.
Tu le connaissais bien ? Non, pas très bien.
C 'était un homme remarquable.
Gérard, voudrais -tu me donner un grand verre de jus de citron ?
Je
ne m 'habituerai jamais à la mort.
Papa, qu 'est -ce qu 'elle a ? Elle est fâchée ? Non, ma chérie, elle n 'est pas
fâchée. Mais tu sais bien qu 'elle est médecin.
Évidemment, je le sais.
Bon.
Eh bien, les médecins, à la fin de la journée, ils sont très fatigués.
Ils en ont assez.
Ils en ont trop vu.
Tu comprends ? Évidemment, je comprends.
Il suffit de m 'expliquer.
Je n 'avais pas demandé un jus de citron.
Je suis très flatté de recevoir un éminent criminologue. Mais que puis -je
montrer ? Vous le savez, cet établissement n 'est pas une prise en
Nous appliquons encore les anciennes méthodes et les bâtiments datent...
Écoutez, c 'est simple.
Depuis que je suis là, depuis bientôt 40 ans, ça n 'a pas changé.
Oui, je sais.
Je sais.
Plus de 42 jeunes gens se sont suicidés par désespoir dans les prisons de ce
pays. En une seule année.
Mais je ne suis pas ici pour mon métier.
En fait, je suis venu en... en pèlerinage, en quelque sorte.
Vous me permettez de consulter le dossier de l 'année 45 ?
Oui, j 'ai passé quelque temps chez vous.
Une regrettable erreur judiciaire, comme on dit.
Mais c 'est ce séjour qui m 'a poussé à consacrer ma vie à l 'étude de la
violence et de sa répression.
J 'ai visité beaucoup de prisons dans le monde entier.
Elles ont toutes la même odeur.
Pourrais -je visiter mon ancienne cellule, la numéro 8 ?
Cette regrettable erreur judiciaire devait me coûter dix ans de ma vie.
J 'ai cru devenir fou.
Un an après, j 'ai été libéré.
On avait retrouvé l 'oreille coupable.
Mais vous savez, je n 'aurais pas moisi ici.
J 'avais préparé mon évasion.
Bien sûr, bien sûr.
Constance Weber.
Je suis revenue.
Ah, bonsoir, docteur.
Vous m 'avez fait attendre.
J 'ai de bonnes excuses.
Eh bien, montez, docteur.
J 'espère cette fois que votre visite sera plus longue.
Où en étiez -vous ? Vous m 'avez fait une piqûre sans refaire mon pansement.
J 'ai été oublié de me soigner tout seul.
Et qu 'est -ce que vous avez fait en m 'attendant ? Un retour en arrière.
Et vous ? J 'ai beau rencontrer la douleur et la
mort chaque jour, je ne peux pas m 'y habituer.
Voilà pourquoi j 'ai besoin d 'amour.
Je ne suis pas un écrivain professionnel malgré l 'amour démesuré que j 'ai pour
les feuilles blanches, l 'encre et les stylos.
Mais il y a quelques années, j 'ai écrit un essai sur la violence et je l 'ai
publié à mon compte.
Écoutez, si vous n 'êtes pas d 'accord avec ce que je vais vous proposer, dites
-le. J 'aimerais rester avec vous aussi naturel que j 'étais jusqu 'ici.
Nous allons revenir jusque chez moi à l 'hôtel.
Nous y passerons la nuit qui nous plaira.
J 'ai donc publié ce livre sans y croire.
A ma grande surprise, il a obtenu du succès.
Surtout auprès de certains étudiants qui ont lui voir une sorte de manifeste.
Les choses ont pris une tournure qui m 'a déplu et...
J 'ai refusé de rééditer, refusé toute interview, toute publicité.
J 'ai même passé quelques temps hors de ce pays.
Malgré cela, sur un certain plan, je me sentais en contradiction avec moi -même.
Alors récemment, j 'ai décidé d 'écrire moi -même la réponse à ce livre.
J 'ai choisi cette ville parce que je n 'y connais personne.
Et pourtant, une certaine période de ma vie, cette ville m 'a profondément
marqué.
J 'ai cherché une maison qui offrirait toutes les conditions possibles de calme
et d 'un certain climat dont j 'ai besoin pour écrire.
Je n 'ai pas trouvé la maison au
lieu de quoi je vous ai rencontré.
Au fond, tu n 'es pas beau, tu sais.
Tu as bien trop grand nez.
Une grosse bouche.
Une grosse... Tu as une ride ici et une autre ride
là.
Est -ce que je peux t 'appeler Laurent ou mon amour?
Comme tu veux.
J 'aime.
J 'aime mon amour.
Est -ce que ça te convient ?
T 'as vraiment pas l 'air d 'être sérieux comme ça, papa.
Qu 'est -ce que tu veux, ma chérie ? Faut bien gagner sa vie.
Allô,
Constance ? Tu découches maintenant.
C 'est du beau, c 'est du propre.
Nadine, laisse -moi donc vivre ma vie.
Ne quitte pas, je te passe ton frère. Elle n 'a pas honte du tout.
Ce n 'est pas croyable.
Ma petite cocotte, je crois que tu as perdu tout ton crédit auprès de ta
Quant à moi, je suis horrifié.
Il y a eu des coups de feu pour moi.
L 'autre jour, à la gare, j 'ai cru que c 'était ton mari et ta fille.
Tu aurais dû me demander ? Mais en dire vrai, sur le moment, ça ne m 'a pas
tellement préoccupé, tu vois.
Il y a six mois, la femme de Gérard s 'est suicidée.
Sans un mot d 'explication.
Simplement, les murs de la cuisine étaient couverts d 'inscriptions
incompréhensibles.
Gérard était à l 'opéra, Nadine à l 'école.
C 'est un musicien.
Ils sont venus vivre chez moi.
En somme, elle te considère un peu comme sa mère.
Pas tout à fait. Je crois qu 'elle a besoin de moi.
Moi aussi, j 'ai besoin de toi maintenant.
J 'ai tellement travaillé aujourd 'hui. La mort de Morgan a laissé beaucoup de
problèmes en suspens.
On se retrouve à 5 heures sur le port.
On va essayer d 'être égoïste.
On va être égoïste.
Et aveugle.
Et sourd.
Comme un couple de bourgeois ? Non, comme tous les couples.
Tu n 'as plus besoin de médicaments.
Depuis cette nuit, je t 'ai apporté le calme, tu m 'as apporté la tempête.
Avec l 'amour que tu me donnes et celui que tu reçois, nous avons le même âge.
Je suis ton remède, tu es le mien.
Ah, bravo.
Bravo, mon vieux.
Quel mec, ce Berman.
Fort, sûr de lui.
Tout, quoi.
Pauvre crétin, là.
Mais à ton âge, ça va pas, non ? Quoi, mon âge ? Qu 'est -ce que ça veut dire,
ça ? Quand ça vous arrive, ce genre de choses, ça vous prévient pas.
Et puis, tenant du ce qu 'elle a dit, je suis ton maître et tu le mien.
Alors ?
Dites, ça va durer longtemps ? C 'est à moi que vous vous adressez, madame ? Qu
'est -ce qu 'ils ont, mes gâteaux ? Dites, ils sont pas frais, peut -être ?
Madame, vos gâteaux sentent la merde.
Voulez -vous sortir d 'ici, grossier personnage ? Attention ! Il ne faut pas
provoquer, madame !
C 'est bien le même homme qui vous avait agressé ? Oui.
Je vous donne des excuses pour l 'autre jour.
Mais non, pourquoi ? Ce n 'est pas grave.
Vous savez, moi aussi, j 'ai lu votre livre, M. Berman.
J 'ai été particulièrement intéressé par vos théories sur la violence et par
votre notion du hasard objectif.
Il y a des choses qui se passent.
Les rencontres, les gens se croisent, les gens se perdent, ils se font des
signes sans le savoir.
Et tout cela, en apparence, est dû au hasard.
En vérité, peut -être que tout est lié.
C 'est bien cela, non ? Oui, vous m 'avez bien lu, pour le hasard.
Quant à la violence, viscéralement, l 'homme est poussé par elle pour se
qu 'il existe tout en jouant.
Monsieur Tonnerre, s 'il vous plaît.
mais peut -être que tout dans la vie a un sens.
Ainsi, vous auriez pu rencontrer ce fou encore une fois, et il était sans doute
destiné à vous tuer. Et ce pâtissier peut -être vous a sauvé la vie.
Désormais, vous êtes immunisé.
elles sont belles, hein ?
Qu 'est -ce que tu as ? Rien.
J 'ai trouvé ça tellement beau que le lendemain, j 'ai acheté le même genre de
barque à un pêcheur.
Et presque chaque soir, je reviens ici et je regarde la nuit qui tombe.
Et la ville qui s 'éclaire.
J 'ai l 'impression d 'avoir toute la ville dans mes yeux.
C 'est ta façon de faire du yoga ? C 'est bon.
Constance, bébé, j 'aimerais bien connaître le nombre d 'hommes qui t 'ont
que tu portais le nom de la femme.
Don Mozart fut amoureux.
Constance Weber.
Combien d 'hommes t 'ont dit ça?
Un nombre raisonnable.
Oui, j 'ai aimé.
Mais c 'est tellement meilleur d 'aimer quelqu 'un.
S 'ouvrir de quelqu 'un.
Être jalouse de quelqu 'un.
J 'aimerais connaître le nom de femme.
Oh, un nombre déraisonnable.
Tiens, aide -moi.
Donne -moi la main.
Viens, elle est bonne.
Et dans le crescendo maintenant.
Non, non, non, non, non, non, non, le rati, ta, ta, avec le crescendo.
Deux avant le deux quatre, directement, ça fait rien.
Et le crescendo qui commence.
C 'est ça qui manque, voilà. C 'est ça qui manque, c 'est ce crescendo qui doit
arriver. Encore une fois, le même endroit.
Oh non, non, non, non, non, non, non, non, non.
En poussant.
Vous le marquez.
Voilà. Mon endroit.
Voilà. Et voilà.
Rock 'n 'roll is back again.
Le rock 'n 'roll est de retour.
Sous -titrage ST'
501
... ... ... ...
Il est complètement cuit ton petit camarade.
Mon chéri, tu fais tout ce qui n 'est pas permis.
Tu bois, tu danses, tu fais l 'amour dans l 'eau froide.
Il va y laisser sa peau. Tu l 'épuises, cet homme.
Tu vas y laisser ta peau ? Est -ce que je t 'épuise vraiment ? Mais il serait
temps... Il parle.
Il serait temps que je fasse faire un kick -off.
par un très bon docteur.
M. Berman est à vous.
M. Berman, docteur.
M. Berman.
Mon amour, je te vois.
Je vois ton corps comme tu ne le verras jamais toi -même.
Tout en de normal.
Et une amoureuse, c 'est quoi ?
Précisément.
Une amoureuse est une criminelle.
Pourquoi ? Eh bien, parce que l 'amour est un crime qui exige un complice.
Ce n 'est pas de moi cette Baudelaire.
Les lèvres avant.
Vous savez que c 'est un cas intéressant.
J 'aimerais parler avec lui quelques instants. Est -ce possible ? Pour vous,
oui, mais pas longtemps.
Au revoir.
que je te vois.
Oui, je viens de faire quelque chose de grave.
Écoute, je viens de donner à un homme une chance de refaire sa vie.
Il faut que je t 'en parle.
Et puis, je voudrais te dire qui je suis vraiment.
D 'accord, attends, moi j 'arrive.
M. Berman, je vous prie.
Il n 'est pas là, madame.
Il est peut -être en face, de l 'autre côté de la rue, sur la plage.
Merci.
Et si je te baisais là, debout contre le mur, avec ta petite jupe blanche et tes
petites chaussures bien chites, ça allait bien être homme.
Tiens, alors ! Viens.
Sous -titrage FR ?
Aimer.
Être aimé.
Nous avons tous besoin d 'amour.
Alors viens, soigne -moi,
car j 'ai besoin de toi.
Nous avons besoin de même.
La chanson qui s 'en va, elle s 'en va là -bas.
La solitude est une maladie
dont je ne pourrai plus être guéri.
Maintenant, tu me crois.
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