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Je suis le Spy Boy.
Je suis l'invincible Spy Boy.
Je suis le Spy Boy de l'aube au soir.
Personne ne m'arr�te.
Je suis l'homme sauvage.
L'homme tr�s tr�s sauvage.
On va les avoir !
- Allez, de quoi tu as peur ? - Marche ! Marche !
Recule !
- Allez ! On y va. - Non.
Je veux pas faire �a.
Allez.
Calme-toi, je suis l�.
Allez, je suis.
Oh mon Dieu.
Grand Chef.
Spy Boy.
Spy Boy.
J'ai un groupe fantastique.
Le Spy Boy est avec nous.
On va les avoir !
On va les avoir !
On va les chercher tout de suite. On va les avoir !
QUE FEREZ VOUS QUAND LE MONDE SERA EN FEU ?
Black Power.
- Black Power ! - Black Power !
Black Power.
Quoi ?
Attends, je vais r�essayer.
Laisse-moi encore essayer.
- Garde-le... Passe. - De l� ?
Passe.
Je sais pas.
Attends.
Tiens �a.
- Tu vas � la parade dimanche ? - Oui... Je pense que oui.
Tiens.
Judy va �tre en col�re si...
- Judy va �tre en col�re si tu... - Si je ne me d�p�che pas ?
Ouais.
- Ces lumi�res ne sont pas faciles. - Je sais.
Fais-moi voir l'autre.
Ne fais pas �a.
Ne fais pas �a parce que le parapluie doit �tre l�.
Tu vas te mettre l� pour pouvoir le suspendre.
- Ok. - Ok.
- Si j'�tais mont� sur l'�chelle... - Viens ici.
Si j'�tais mont� sur l'�chelle comme �a, tu aurais fait des chichis.
Retourne l'�chelle.
- Michael, sois prudent. - Oui, madame.
- Ne mets pas �a au-dessus de ta t�te. - Je sais.
Si on s'occupe de �a, ensuite je pourrai m'organiser pour ce soir.
Mets-le droit. Fais attention. Le parapluie.
- � quelle heure je t'avais dit de rentrer ? - 19 heures.
- Quand... ? - Quand les lampadaires s'allument.
Quand les lampadaires s'allument.
- Tu as compris, Ronaldo ? - Oui.
La semaine derni�re ?
cinq personnes se sont faites descendre.
- Et la semaine d'avant ? - Une fusillade � la station-service.
Maman, s'il fait nuit et qu'on est encore dehors...
Si les lampadaires s'allument et que vous �tes encore dehors, vous �tes punis.
- J'allais le dire. - Vous �tes punis.
Pour combien de temps ?
- Jusqu'� ce que je le d�cide. - Oui madame.
Ton fr�re est puni, tu vas �tre puni aussi.
Mais si je reste � l'int�rieur et que lui sort...
Alors il sera le seul puni.
19 h, 19 h 30, d�s que les lampadaires s'allument,
tu rentres � la maison, Ronaldo.
Tu le sais d�j�, quand tu es avec ton fr�re.
- On rentre t�t ? - Vous rentrez.
N'allez pas chez les gens d'� c�t�, d'en face, du coin de la rue.
Non. Le coin de rue o� tu �tais,
est proche du lieu de la fusillade.
C'est l�-bas que c'est arriv�, devant la maison orange.
Je ne sais pas quelle maison.
C'�tait la maison orange juste en bas de la rue.
Cinq personnes se sont faites descendre. Je connaissais la fille.
On a tir� sur elle et son b�b�, plus jeune que ton fr�re.
- 6 ans, je crois. - Ouais !
Oui. La balle lui a effleur� la t�te.
Si vous sortez, n'allez pas dans ce coin.
Restez devant la porte et jouez au ballon. OK ?
Ouais, mais on a pas de ballon, on peut pas jouer.
- Si, tu as ce ballon de foot. - Lequel ?
- On a un ballon de foot ? - Ouais. Alors soyez sages.
Si vous sortez, � quelle heure... ? Tu as tes cl�s ?
- Ouais. - D'accord.
- Vous rentrez � quelle heure ? - 19 heures.
- Avant que les lampadaires s'allument. - Avant qu'ils s'allument, OK ?
- On peut aller voir nos cousins ? - Qui ?
Les enfants d'Elaine.
- Qui ? - Les enfants d'Elaine.
- On en parle quand elle revient. - On en discute � mon retour, ok ?
- Ouais. - D'accord. Au revoir, Ronaldo.
Au revoir, maman.
Au revoir.
Bon, on pourrait... H� !
On pourrait jouer au foot quand la pluie s'arr�te.
J'ai perdu ma cl�. Il m'en faut une autre.
Mon Dieu.
Il en faut une nouvelle.
Qu'est-ce que tu comptes faire ? Huit pour moi.
D'accord. Ok, attends.
- Ah ouais. - Allez, on joue.
D'accord, vas-y. Ah, la voil�.
Valet.
Cinq pour moi.
Trois pour toi.
Sept pour moi.
NOUS VOULONS DES R�PONSES POUR ALTON
Ce sera bient�t
le premier anniversaire du meurtre d'Alton, qui a eu lieu juste ici,
et le nouveau parti Black Panthers,
les mouvements R�sistance, Stop the Killing, Black Lives Matter,
la famille d'Alton Sterling...
Tous ceux qui croient au combat pour la libert�,
ceux qui croient aux droits de l'homme et � la justice,
pour nous d'�tre capables de d�fendre ce qui est juste,
c'est un honneur de se battre ici pour la justice, pour Alton Sterling.
Justice pour Alton Sterling. Justice pour Alton Sterling.
- Black Power ! - Black Power !
- Black Power ! - Black Power !
- Black Power pour Alton Sterling.
On n'oubliera pas ! On ne t'oubliera pas.
Nous obtiendrons justice.
- On l'aura quand ? - Maintenant !
- Quand ? - Maintenant ?
Black Power.
- Pas de justice. - Pas de paix.
- Qu'est ce qu'on veut ? - La justice !
- On la veut quand ? - Donne-lui un flyer, vite
- Black Power ! - Black Power !
Nique la police. Nique la police.
- Black Power ! - Black Power !
Continuez, continuez.
Pouvoir au peuple. Pouvoir au peuple.
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
- On la veut quand ? - Maintenant !
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
- Quand est-ce qu'on la veut ? - Maintenant !
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
- Quand est-ce qu'on la veut ? - Maintenant !
- Black Power ! - Black Power !
Le peuple noir est maudit depuis longtemps.
Je parle de l'�poque o� ma grand-m�re �tait une petite fille.
Nous sommes n�s.
Tout le monde est con�u dans le p�ch�, aux yeux de Dieu.
Personne n'est parfait.
Mais en tant que noirs, nous avons �t� rejet�s depuis toujours.
J'ai lu le livre "Comment briser un esclave".
Il est �crit par Willie Lynch.
- Tu vois o� j'en suis, jeune homme ? - Willie Lynch.
Je me souviens d'un passage de ce livre,
il me rappelle ce que ma grand-m�re me racontait.
Je restais � la maison et j'�coutais toutes ces chansons,
que ma grand-m�re chantait.
Je me r�galais de chaque parole,
je m'en souviens et j'en remercie le Seigneur.
Il y a un passage dans ce livre
O� cet homme dit... Il dit � l'autre :
"Je vais te montrer ce qu'il faut faire avec ces n�gres."
"Ils ne veulent pas bien agir, je vais te montrer quoi faire."
"Va me chercher deux �nes."
"Mets un �ne ici, et un l�."
"Attache les jambes du n�gre � ces �nes."
"Va chercher sa femme et son fils."
"N'am�ne pas sa fille."
"Am�ne sa femme et son fils et mets-les en face de lui."
Il dit : "Je veux que tu frappes cet �ne sur son derri�re.
et que tu �cart�les ce n�gre."
"Une fois que cette femme noire aura vu ce qui est arriv� � son mari,
elle va apprendre � son n�gre de fils � ne pas d�conner avec nous."
C'est comme �a qu'ils brisaient les esclaves.
Et c'est pour �a qu'on a toujours respect�.
M�me aujourd'hui, on voit la police, on voit des blancs...
"Allons-nous en ou les blancs vont croire qu'on veut les voler."
C'est dans notre ADN.
Le respect de l'homme blanc est d�j� en nous.
Tu m'entends, Terry ? C'est d�j� en nous, mon ch�ri.
Mais � un moment, nous voulons nous en d�faire.
On ne veut pas vivre comme �a.
On a �t� lib�r�s,
mais nous sommes toujours des esclaves, nom de Dieu.
On est toujours des esclaves.
Parce qu'en fin de compte,
quand cette femme fait des enfants,
elle enfante la peur.
Quand elle �tait enceinte, elle avait peur.
Ils sont n�s pour avoir peur.
Tout fait partie d'un syst�me.
Dans les ann�es 80, ils ont implant� drogu�s et flingues dans la rue.
Ils nous ont rendus accros aux armes, on a commenc� � s'entre-tuer.
On ne le faisait pas quand on marchait avec Martin Luther King et Malcom X.
Donc, comme tu dis, c'est une guerre psychologique.
Tellement de noirs se sont faits virer de leur travail
qu'ils ont cr�� sur des ann�es, des si�cles,
et les blancs en ont profit�.
M�me � l'�poque de l'esclavage,
les noirs ont fait tout ce travail pour rien.
Ils se sont faits brutaliser,
pendant que les blancs menaient la belle vie.
C'est injuste.
Aujourd'hui nous ne sommes toujours pas r�compens�s.
Encore aujourd'hui. Quand vous voyez tous ces noirs se faire descendre,
ces policiers blancs qui les tuent.
La loi n'est pas de notre c�t�.
Comment peut-on tuer un homme de sang froid ?
Mais si c'est l'un de nous, s'il est noir, on est accus� de meurtre.
Mais toi, ils essaient de trouver une sentence plus faible,
homicide involontaire,
l'homicide involontaire, c'est frapper quelqu'un avec une batte.
- Il n'y a pas d'armes � feu ! - C'est vrai.
Et au contraire c'est un meurtre.
Ils te veulent aussi � cause de tes dreadlocks, mais tu es un type bien.
- C'est vrai. - Il ne veut pas savoir ce que tu es.
Il veut juger le livre avant m�me de l'avoir lu.
Tu vois ? Il te regarde, regarde comme tu es intelligent.
En 2017, toi, ce fr�re, ce fr�re.
- Les jeunes, la jeune g�n�ration. - Mais il veut juger ton style.
- Ouais. - Parce qu'il n'aime pas ton style.
Mais c'est pr�m�dit�, comme elle a dit.
�a dure depuis longtemps.
Pourquoi ils nous respectent pas ?
Parce que nous n'avons jamais �t� consid�r�s comme un peuple.
Non.
On �tait consid�r�s comme des animaux.
On a pas de justice.
On a du "juste pour nous". On a pas de justice.
C'est comme �a qu'on l'appelle ? On a pas de justice.
C'est pour �a que le fr�re de l'autre rive n'a pas eu de justice.
C'est pour �a que le fr�re de B�ton Rouge n'a pas eu de justice.
C'est dur d'�tre noir, car chaque jour peut �tre ton dernier.
On prie et on esp�re pouvoir vivre et se r�veiller tous les matins.
Mais se r�veiller et pouvoir aller dehors
et ne pas savoir si c'est la derni�re fois que tu vois tes enfants,
c'est difficile.
J'ai six enfants. �a fait peur.
Merci d'avoir pris la parole.
C'est une lutte pour moi depuis ma jeunesse.
Je n'aurai jamais pens� jusqu'� mes 23 ans,
et 40 ans, encore moins. Vous voyez ?
Je ne savais pas que j'irais aussi loin.
- Oui. - Mais maintenant,
je comprends mieux la vie.
Maintenant, j'ai de l'espoir.
Je n'ai...
Je n'ai plus peur.
Donne-moi une minute, le tambourin.
Au bout du compte, tout ce qu'on sait,
c'est que si on reste ensemble, nous dirigerons ce monde.
Il n'y a rien de mieux que nous.
Rien ne peut nous toucher. Rien. Et on continue � tomber pour rien.
On continue � tomber pour rien.
On peut se casser les doigts,
mais tous ces doigts ensemble sont plus difficiles � casser.
C'est Mardi-Gras, allons voir la reine
Le matin de Mardi-Gras la reine est arriv�e.
Les indiens hurlent : "Pr�parez-vous !"
Dis-lui de rassembler tous les indiens.
Dis � tous de s'organiser car il est temps de partir.
J'ai dit "Mardi-Gras, avant l'aube."
Les tambourins r�sonnent, on est en route !
J'ai rassembl� tous mes indiens
Cinq.
Une...
Celle-l�, c'est pour la d�coration.
Deux.
Trois.
Qu'est-ce que tu crois qu'on va faire pour le 4 juillet
Je sais pas.
Il reste mai, juin, juillet, c'est bient�t...
- Qu'est-ce que tu veux cuisiner ? - N'importe.
Tu as des id�es ?
J'aime bien le gumbo d'okra.
Tu veux cuisiner un gumbo ?
- D'okra, maman ? - Il fait trop chaud pour manger piquant.
C'est trop chaud pour manger piquant. Tu veux quoi... Quel genre... ?
L'autre fois nous avons mang� des saucisses fum�es et des hamburgers.
Peut-�tre qu'on peut faire un barbecue.
Et de l�, on ira au bar.
Je ferai la f�te du 4 Juillet l�-bas.
L�-bas, � c�t� du bar, et je ferai...
Il y aura de la nourriture aussi, je ferai des haricots rouges et...
des c�telettes.
On va faire une grande f�te, je jouerai, le groupe jouera.
Ce sera une grande f�te, tout le monde sera l�.
Tu pourras boire la semaine prochaine.
Tu retires la roue, tu pousses,
tu vois la valve sur la chambre � air ? Tu la pousses vers l'ext�rieur.
Tu retires la chambre � air de la valve.
�a fait longtemps qu'elle y est. Alors, tu dois forcer un peu.
- �a fait deux ans, non - Ouais.
Donc il faut forcer un peu.
On va peut-�tre devoir allumer le compresseur
parce que je vais peut-�tre devoir changer l'autre pneu d'abord.
C'est un peu plus grand que celui-ci. Il vient d'un autre v�lo.
Je voulais le mettre sur le v�lo de ma fille, mais c'�tait trop petit.
On va sortir en v�lo jeudi. Oui, on sort en v�lo jeudi.
- Ouais ? - Ah mince !
Chez nous, on danse sous la pluie.
Allez !
Hourra, quand les indiens vont mourir
le chef va arriver � l'aube.
Cours, appelle les indiens, rassemble-les.
On bouge, on hurle, on fait tout.
Le tambourin r�sonne et on va chanter fort.
D'autres indiens arrivent du centre-ville.
On dansera sous la pluie, sur un bateau.
Les indiens hurlent, et ils ne se tairont jamais.
Appelle une autre grande Reine. Je connais son nom.
Bienvenue Grand Chef. Am�ne-nous avec toi.
Allez petit Chef, viens danser avec moi.
Ils disent que C�ur d'Acier �tait invincible.
Courant et sautant, les indiens agiles.
Regarde le pr� l�-haut !
Salut !
Allez, allez, allez.
C'est bon, tu y arrives ?
Oui.
- On y va. - Je vais tomber.
Allez.
Tu y arrives, allez.
- C'est bon, tu y arrives ? - Une, deux, une, deux, j'arrive.
Une, deux, une, deux. Ne marche pas sur la fourmili�re.
Pourquoi tu te ronges les ongles ?
Je vais aller dans l'eau.
- Je te mens pas. - Tu...
Je vais aller dans l'eau.
- Viens ici. - Non.
- Juste ici. - Non !
- De quoi tu as peur ? - J'ai pas peur !
Si tu as peur.
Arr�te, l� �a glisse.
Tu vas glisser et tomber, tu vas tomber dans la rivi�re.
Oh regarde la libellule. Regarde !
Regarde comme elle est bleue.
C'est venimeux.
Il y en a deux.
Non mon fr�re.
Allez, viens ! Si tu tombes, tu ne tomberas pas de haut.
- C'est peut-�tre pas une bonne id�e. - Allez, viens !
Oh non.
Allez, lentement mais s�rement, lentement, marche, marche...
Marche, marche, marche.
Marche, marche, marche.
Bien, allez.
Bien, bien, bien.
J'en prends la responsabilit�
mais j'ai tellement d'ennemis autour de moi que...
Et ce sont les gens que j'aime.
Personne d'autre ne me fera autant chier
parce que je ne les laisserai pas faire.
Tu vois ce que je veux dire ? Je ne vais pas me laisser faire.
Ce sont les gens que j'aime,
que je veux accueillir et que je veux aider,
et je ne le dis pas pour �tre snob.
J'ai pas d'argent.
Je te l'ai dit, j'ai ouvert le bar avec un budget de mis�re.
Tu sais, j'ai ouvert le bar avec pas grand-chose.
Maintenant c'est bon, �a marche bien,
les gens me connaissent bien et j'ai une excellente r�putation.
Mais ce qui est s�r c'est que toute seule je n'y arrive pas.
Je g�re le bar sans probl�me,
mais si je pouvais trouver de l'aide,
alors je pourrais garder le bar.
Mais je ne peux pas y arriver seule, et c'est ce que j'essayais de faire.
Je me suis dit que j'allais ouvrir ce bar, quoi qu'il arrive.
Je t'ai parl� de Brian, mon ex-mari,
je t'ai parl� de lui,
il m'a aid� � ouvrir le bar.
On a ouvert le bar, il m'a aid� financi�rement.
J'ai �conomis� et j'ai d�cid�, "Brian, je veux ouvrir un bar".
Il n'a pas aim� l'id�e, mais je l'ai fait quand m�me.
Parce que je voulais quelque chose pour moi, une forme de garantie.
Alors je l'ai fait.
Et maintenant j'ai ce putain de bar,
j'ai pris cette responsabilit� et j'ai ouvert le bar,
sachant que je n'y connaissais rien.
Mais je n'ai pas peur.
Je n'ai pas peur. Tu sais, je n'ai pas peur,
et j'ai besoin de ton soutien, je traverse un moment difficile.
J'ai tant de choses � g�rer.
Il faut que je paye le putain de loyer.
Je ne suis pas propri�taire, je ne poss�de rien.
C'est juste que...
Il faut que je paye Victor,
j'imagine que je lui dois 2200 $ maintenant.
Je lui dois 2200 $.
Je dois le payer dans six prochaines semaines,
c'est le d�lai, que je dois respecter.
J'esp�re que je vais y arriver, sinon je vais devoir fermer le bar.
C'est juste du business.
"On veut le plein emploi pour notre peuple
Et nous demandons qu'on nous accorde la dignit� de faire pour nous-m�me
ce que nous avons suppli� les blancs de faire pour nous.
Trois : nous demandons une exon�ration fiscale
et la fin du pillage de la nation noire par les capitalistes."
"Nous voulons mettre fin � la domination capitaliste en Afrique
sous toutes ses formes : imp�rialisme,
colonialisme de peuplement criminel, n�ocolonialisme, racisme,
sexisme, sionisme, apartheid, et fronti�res artificielles."
Ce sont les principaux points que vous devez retenir,
mais je veux �galement que vous assimiliez ce qui suit :
"Nous estimons que ce gouvernement malfaisant et raciste nous a vol�,
et nous exigeons le paiement de r�parations qui n'a que trop tard�."
"Une forme de r�paration avait �t� promise il y a 100 ans,
40 acres de terre et une mule,
� titre de r�paration pour le g�nocide prolong� de notre peuple
et pour compenser de mani�re significative les dommages
caus�s par l'holocauste africain que l'on appelle le Maafa.
L'homme blanc am�ricain nous doit r�paration.
L'Angleterre nous doit r�paration.
La France nous doit r�paration.
L'Espagne et toute l'Europe nous doivent r�paration."
Vous savez, nous donner du travail ce n'est pas une r�paration.
- Obtenir un pr�t non plus. - Un r�glement non plus.
Un r�glement n'est pas une r�paration, si la police vient de tuer tes enfants,
ce n'est pas une r�paration. C'est un d�dommagement.
Mais la r�paration est sens�e r�parer,
vous rendre votre int�grit�,
vous faire retrouver, en tant que peuple,
vos conditions de vie d'avant l'holocauste.
Nous avons besoin d'une meilleure �ducation
parce que m�me maintenant, � nos fils,
on ne leur apprend plus ce qu'on nous apprenait avant.
On nous a appris que nous �tions des esclaves ;
maintenant on nous apprend qu'on est venus pour une vie meilleure.
Je ne crois pas qu'ils expliquent vraiment dans les d�tails
� quel point la soci�t� am�ricaine est cruelle et d�cadente.
Il nous faut nos propres �coles.
L'�tat d�bourse 3000 $ par mois pour l'�ducation d'un enfant,
mais 5000 $ par mois pour un prisonnier.
Ils construisent des prisons
en fonction du nombre d'enfants qui ne savent pas lire en CE2,
donc ils s'assurent que les enfants ne savent pas lire en CE2.
Mais jusqu'� quand va-t-on s'en remettre � ceux qui ont asservi nos anc�tres ?
Mon arri�re-grand-m�re a �t� tu�e par le Klan.
"Une panth�re doit donner l'exemple pour le peuple africain � tout moment.
Afin d'accomplir cette mission essentielle et divine,
chacun doit faire preuve d'une conscience spirituelle, culturelle et politique,
�tre respectueux et courtois envers tous et exiger le m�me respect en retour ;
�tre militant et toujours engag� dans une guerre des esprits...
dans une guerre pour les esprits et les c�urs, pardon, du peuple africain
tout en se comportant de fa�on organis�e et disciplin�e."
Redis-le.
"... militant et toujours engag� dans guerre pour les esprits et les c�urs
tout en se comportant de fa�on organis�e et disciplin�e.
Humble, dispos� � abandonner toute arrogance et id�es de sup�riorit�.
Et disciplin�, dispos� � sacrifier ses d�sirs personnels
pour accomplir notre mission."
- Black Power. - Black Power.
Bien s�r, la r�volution ne se fait pas d'un jour � l'autre,
sinon on serait d�j� libres.
Mais nous sommes en jeu,
nous y sommes pour gagner.
Donc l'�chec n'est pas une option.
L'�chec n'est vraiment pas une option.
Le fait d'�tre un Black Panther, c'est un honneur, un privil�ge.
Ce n'est pas un club social.
Ce n'est pas une religion.
On ne peut pas vous promettre le paradis apr�s la mort.
On ne peut pas faire �a.
On ne peut pas vous payer comme l'arm�e am�ricaine.
Qui est en fait compos�e de mercenaires.
Vous devez donner de votre personne, comme Harriet Tubman,
Nat Turner,
et tous les autres combattants qui se sont battus pour la libert�.
Tout ce que vous pouvez imaginer est possible.
Si on pense qu'on y arrivera pas, alors on y arrivera pas.
Tout ce qu'on imagine est possible.
Et le c�ur croit ce que les yeux ne voient pas.
Chacun de nous doit �tre un exemple.
Est-ce qu'on va aller en prison ? Oui.
Est-ce qu'on va nous tuer ? Oui.
Est-ce qu'on va nous trahir ? Oui.
Est-ce qu'on va nous mentir ? Oui.
Et alors ? On va continuer. On va, vous savez...
affronter les cons�quences, enterrer nos morts, continuer la lutte.
- Avec qui tu t'es battu ? - Quelqu'un � l'�cole.
Qui ?
- Un gar�on. - Comment il s'appelle ?
Kevin.
- Quoi ? - Kevin.
- Je t'entends pas. - Kevin !
Il est blanc ou noir ?
Il est comme moi.
Je parle de sa race.
Sa race, tu ne connais pas ta race ?
Noir, blanc, latino, asiatique,
mexicain, portoricain... Il est quoi ?
Noir, blanc, quoi ?
Il �tait...
- Il �tait noir, c'est �a ? - Oui.
D'accord, alors dis-le. Il faut que tu saches,
la race, c'est si tu es noir, blanc,
c'est �a la race.
Donc il est noir. Ta couleur est si tu es noir clair,
caramel, chocolat, marron,
c'est la couleur de ta peau,
mais �a n'est pas ta race.
Donc tu peux avoir la peau claire, mais les gens savent que tu es noir.
Les gens savent quand m�me que tu es noir,
donc quelle que soit ta couleur, �a ne fait aucune diff�rence,
c'est ta race qui compte.
Tu sais que tu essayes de me suivre parfois ?
C'est pour �a que je suis m�chant quand tu essayes de me suivre,
parce que si tu me suis tout le temps,
quand je m'en irai de chez nous,
qui est-ce que tu suivras ?
Tu n'auras plus personne � suivre � part tes amis,
et ils vont essayer de t'entra�ner dans des mauvais coups,
parce que s'ils finissent par faire des b�tises,
comme certains de nos cousins.
Trois de nos cousins sont en prison en ce moment,
y compris mon p�re.
Mon p�re est en prison.
Frappe-moi !
Tu me frappes deux fois, et vas-y fort.
Non, comme �a. Mets... non, tu dois.
Comme �a...
- Non... - Je sais.
Regarde, ne fais pas �a. Ne fais pas �a, regarde.
Ne fais pas �a. Fais comme �a.
�a va ? Allez.
Tu sais pourquoi je t'apprends � te battre ?
- Pour me rendre plus fort ? - Non, pour te prot�ger.
Mais tu ne te bats pas tout le temps.
Parce que de nos jours, les gens ne se battent pas.
Ils pr�f�rent tirer.
Mais pas les gens de ton �ge.
Les gens de ton �ge ne font pas �a, c'est ceux de mon �ge.
Aucun gamin de 9 ans ne va venir te tirer dessus.
Il te reste encore un peu de temps pour te battre,
mais il ne faut pas se battre � moins d'y �tre oblig�.
Ok, maintenant envoie-moi une gauche.
Ouais.
Maintenant, le poids sur ta jambe droite, oui...
Ouais, continue.
- Frappe-moi ! - J'essaye. Ah, tu vois.
Il faut que tu me frappes. Qu'est-ce que j'ai dit, allez
- Arr�te, tu me fais mal - �a y est.
- Non. non. - Arr�te, c'est ma m�choire.
Tu dois... Vas-y, allez ! Allez
- Tu me fais trop mal. - Allez !
On arr�te de se battre. Stop.
Oh, Seigneur. Oh, mon Dieu.
C'est profond.
Tu veux y retourner ?
- J'irais bien. - On va attendre le train.
C'est �a qu'on attend, le train,
Tu vois plus le caillou.
- Tu sais ce qu'on devrait faire ? - Quoi ?
Sauter dans un train et aller jusqu'en Floride.
Non.
Je me demande si le train arrive ?
- Je me demande si c'est le train. - Ouais, c'est le train.
Je sais o� est le train, parce qu'il va faire le tour,
passer le virage et arriver ici.
Le train va arriver. C'est pas le train.
Pourquoi est-ce que le bruit s'�loigne ? Le bruit s'�loigne...
Sac.
Pain.
Allons voir comment les fr�res r�agissent aux produits du march�.
En tant que noir, on doit g�rer la race et la classe sociale.
Et si en plus tu es une femme,
alors on doit faire face au racisme, au sexisme et aux pr�jug�s sociaux.
C'est comme �a.
La situation est telle qu'elle est.
Les sans-abris, nous sommes le plus puissant pays au monde et c'est...
Comment est-ce qu'on peut �tre le plus puissant pays au monde
et avoir cette contradiction,
avoir autant de sans-abris ?
Pour moi, �a n'a aucun sens.
Mais je pense que le probl�me est que, quand on parle des noirs,
et j'utilise ce terme avec une grande prudence,
parce que toutes les personnes noires ne sont pas des "noirs",
mais quand on parle des noirs, et que tu commences � crier "Black Power",
les blancs disent : "Attention, c'est du racisme invers�."
Je me demande en quoi cela peut bien �tre du racisme invers�
Le truc c'est que les blancs n'ont pas besoin de crier "White Power".
Parce qu'ils savent qu'ils seront trait�s de racistes tout de suite.
Par contre, eux, ils l�gif�rent.
Ils contr�lent le pouvoir, les entreprises, l'indice Fortune 500.
Donc ils n'ont pas besoin de dire "White Power".
Quand tu vas vers St-Bernard Street, tu commences � les voir.
Apr�s on ira vers Earhart Street.
Ils ont besoin d'eau.
Donc on frappe, frappe sur les tentes.
- Oui. - D'accord.
De l'eau ?
- Comment �a va ? - Cette tente l�.
Voil� pour vous.
Merci mon fr�re. Dieu te b�nisse. Merci.
Ils te r�pondent, et poursuivent leur chemin comme s'ils n'avaient rien vu,
ou ils t'insultent. Ils s'en foutent.
- Tous ? - Ouais.
Certains donnent de l'argent.
Ils te donnent un dollar, 10 dollars, ce qu'ils veulent te donner...
Tu es l� depuis combien de temps ?
�a fait presque trois semaines maintenant.
Trois semaines ? - Oui.
O� �tais-tu avant ?
Je restais chez ma tante. Mais je... Elle n'est plus l�.
On essaye de donner de la visibilit� � ce qu'il se passe ici.
- Dans le plus grand pays du monde. - Et aussi...
On essaye d'apporter quelque chose, plut�t que de venir sans rien,
on veut en faire plus � notre niveau.
Mais on voudrait en faire plus.
Et bien, si vous avez besoin d'aide ou quoi que ce soit, dites-le moi.
Prends ses coordonn�es.
J'ai pas de t�l�phone.
- On va te donner notre num�ro. - Ok.
- Comment tu t'appelles - Jamie.
- S�ur Jamie ? - Oui.
Voil� pour vous.
On vous a apport� de l'eau et de la nourriture.
On veut s'assurer que vous la receviez.
Black Power !
D'accord.
Je suis derri�re toi. Comment �a va ? - Bien.
On essaye juste de nourrir les gens, aujourd'hui.
Apporte l'eau.
Bonjour.
Sandwich, qui veut un sandwich ?
De l'eau ?
� boire, vous voulez une boisson fra�che ?
Boisson fra�che ?
Vous voulez un sandwich ?
Je vais te chercher un sandwich.
Tu es all� les voir l�-bas ?
On voulait juste vous faire voir qu'on vous aime.
D'habitude, ici on traverse en courant.
- Mais je ne veux pas me faire �craser ! - Nous avions la force !
Danse avec moi, Kevin
Allez, on danse.
Viens, cousin !
Peut-�tre qu'on peut mettre celui-l� ici.
- Qu'est-ce que tu en penses ? - Non.
- Non ? - Non ?
Alors o� est-ce que je le mets ? Je veux qu'on le voit.
Comme �a, quelqu'un qui boit, imagine.
Il se rel�ve et se fend le cr�ne.
T'as raison.
D'accord, alors on pourrait mettre les images de mon p�re ici.
Ernie K-Doe est mort, Allen Toussaint est mort l'an dernier,
et Jessie Hill est mort en 1989...
1998.
- 98 ? - 98. �a fait si longtemps.
- Je n'�tais pas l� � l'�poque. - Tu �tais en prison.
Tu n'�tais pas l� quand Jessie est mort.
Tu �tais l� quand ta m�re est morte ? - Non.
Bon sang !
Je n'�tais jamais l� quand ils sont morts.
Je pensais que tu �tais l� quand ta m�re est d�c�d�e.
- Ils ont pas voulu me laisser sortir. - Ils t'ont pas laiss� sortir ? Pourquoi ?
Ils laissent sortir les gens en g�n�ral quand leur m�re meurt.
Oui, mais je repr�sentais une menace pour la s�curit�.
- Tu t'es d�j� �chapp� ? - Non, j'ai frapp� un policier.
Mon dieu, Michael.
Je me souviens... Pour les fun�railles de ta m�re...
- En quelle ann�e est-elle morte ? - Je ne sais pas.
Je ne sais pas quand elle est morte.
Attend, attend.
Il faut que tu m'expliques quelque chose.
Pose �a l�.
Ta m�re est morte et tu ne te rappelles pas quelle ann�e c'�tait ?
Je ne me rappelle pas l'ann�e. Je ne sais pas o� elle est enterr�e.
Merde, pourquoi tu ne m'as rien dit ?
Je ne voulais pas qu'on sache. C'est embarrassant.
- Ne sois pas embarrass� avec moi. - Je me rappelle...
Tu peux �tre honn�te avec moi comme je le suis avec toi.
Si tu m'avais dit que tu ne savais pas o� ta m�re �tait enterr�e,
je ne t'aurais jamais laiss� en plan comme �a.
Je t'aurais mis dans ma voiture, et c'est ce que je vais faire,
et je vais te montrer exactement o� est la tombe de ta m�re.
Il faut que tu fasses ton deuil,
et peut-�tre que c'est pour �a que tu ne fais pas ce qu'il faut dans ta vie.
Mais je sais que tu as un c�ur sinc�re, et je sais quel type d'homme tu es,
que tu sois clean ou pas.
Mais il faut que tu trouves un moyen
de te d�barrasser de ce d�mon que tu as dans la t�te
qui te pousse � vivre la vie que tu as.
Il doit y avoir une solution.
Tout ce que je peux faire puisque tu ne sais pas o� elle est,
c'est de t'amener o� elle est.
On va prendre la voiture, et on y va direct.
Peut-�tre que tu peux demander pardon, faire ce qu'il faut,
pour lui dire adieu comme il faut.
Je ne pensais pas que tu ne savais pas o� elle �tait.
Je m'excuse de pas �tre venu te voir plus t�t.
Il faut que j'y aille, Judy.
Il faut que j'y aille.
Je me souviens du jour o� je n'ai pas fait son lit.
Il m'a dit de faire son lit,
j'ai r�pondu que je ne dormais pas dans ce lit,
mon p�re m'a frapp� comme si j'�tais un adulte.
Tu sais ce que ma m�re a dit ? Tu n'aurais pas d� l'�nerver.
Tu te rappelles les tubes sur lesquels tu avais mis le matelas ?
Ces longs vieux tubes pour le lit ?
Tu te rappelles qu'il te battait avec ? Je me rappelle.
J'�tais dans la maison de ta m�re, parce que je venais jouer avec toi.
Ouais, et le pire, c'est que tout le monde dit que c'est de l'amour.
L'amour, ce n'est pas �a. L'amour n'est pas violent.
L'amour ne t'ab�me pas le cerveau.
L'amour ne te brise pas le c�ur.
L'amour ne te bat pas comme un chien.
L'amour n'enferme pas la nourriture dans un placard pour te laisser crever de faim.
Je me souviens de �a. J'�tais l� !
J'�tais l�.
Michael, le seul moyen pour toi de r�ussir dans la vie,
c'est d'agir avec ce que tu as l�.
Il faut que tu fasses le bien.
Si tu continues de maltraiter les gens, ta vie va empirer.
Tu finiras par frapper au sol comme un serpent,
tromper les gens.
Tu pleures pour ta m�re, �a veut dire que tu as un c�ur.
Il faut que tu penses aux autres,
les gens avec qui tu te bats, ils ont une famille qui les aime.
J'ai �t� maltrait�e. Je ressens la m�me chose que toi.
Je d�teste ces salauds qui se foutent de ta gueule.
Parce que �a m'est arriv�.
Je ne pouvais m�me pas lire un livre.
Voil� pourquoi je ne sais ni lire ni �crire !
Tu sais qui a fait mon �ducation ? Moi.
Je n'�coutais pas ce que disait la ma�tresse.
Je n'avais pas le temps,
parce que je pensais toujours � ces cinq salauds derri�re moi
qui allaient me donner une racl�e � la sortie de l'�cole.
Du coup je n'arrive pas � r�fl�chir mais je veux apprendre...
Je veux savoir �crire "cat" et "bat" et tout le reste,
mais je n'arrive pas � rester concentr�e
parce que ces salauds vont me battre dehors.
Donc je suis press�e qu'il soit 15 h pour pouvoir courir chez moi.
Et je n'aurais pas d� parce que dans ma famille il y en a qui savent se battre
Mais j'avais trop honte de dire que j'avais peur � l'�cole.
J'�tais toujours humble. Et je te raconte �a, Michael,
pour te dire que tu dois te calmer mon ami, il le faut.
Il le faut, sinon...
M�me les gens qui fument la pipe, se shootent � l'h�ro�ne,
sniffent de la coke, prennent des cachets, ont quelqu'un qui les aime.
Et devine quoi ?
En plus de �a, ils ont aussi des salopards sur le dos.
Ils ont peut-�tre �t� dans ta situation, abus�s, battus, harcel�s.
Des salauds viennent fouiller dans leurs poches, les voler.
Il faut que tu arr�tes. Regarde o� tu en es.
Des membres, de notre famille ont �t� tu�s.
Cinq enfants ont �t� tu�s par armes � feu ici.
OK.
Les indiens arrivent avec une couronne de plumes
Il faut coudre, coudre, coudre...
Le matin de Mardi-Gras tout le monde s'agenouille,
le Grand Chef arrive du haut de la colline.
Je serai un indien du ghetto jusqu'� ma mort.
Le matin de Mardi-Gras, je vais mettre le feu.
Qui �tait de la tribu des Flaming Arrows en 1964 ?
Nous sommes les Flaming Arrows partout o� nous allons.
Mon porte-drapeau fait le boulot depuis vingt-deux ans.
Dis-leur de rassembler les indiens.
Dis-leur qu'ils se pr�parent parce qu'on part de chez nous.
Je dis le matin de Mardi-Gras, avant qu'ils ne prient � genoux.
Les tambourins r�sonnent. On est en route
Le matin de Mardi-Gras, ils ont int�r�t � bien me traiter
Ils ont appel� les vieux indiens de la vieille �poque
aux autres Grands Chefs, dis-leur ce que j'ai dit.
On crie et on hurle, nos visages peints en rouge.
Remets ton chapeau.
Je sais pas... Des tatouages sur le cou aussi.
- Ouais, ici. - J'ai pas fait attention.
Je n'ai pas vu ton p�re depuis des ann�es, Ronaldo.
Je vais pas me faire autant de tatouages.
Je vais pas faire comme lui.
- Tu ne fais plus de tatouages. - Je vais en faire un.
Non, je vais en parler � ton p�re.
- Il sait d�j� que j'ai ce tatouage. - Qu'est-ce qu'il a dit ?
Il m'a dit de ne plus le faire.
- Sinon il va s'occuper de moi. - C'est ce qu'il a dit ?
- Ta grand-m�re lui en a parl� ? - Ouais.
Qu'est-ce qu'elle lui a dit ?
Elle a dit, "Ce petit gars est all� se faire tatouer en cachette !"
C'est ce que ta grand-m�re a dit, Ronaldo ?
Et lui, qu'est-ce qu'il a dit ?
Il a juste dit : "Tu es sauvage, maintenant."
C'est ce qu'il a dit ?
Il m'a parl� de la possibilit� que tu ailles vivre avec lui.
- Moi ? - Que tu restes avec lui.
Donc, si tu restes avec lui, il va falloir que tu...
- Tu viendras me voir les week-ends. - Ouais.
OK.
Qu'est-ce que tu penses de �a ?
C'est bien.
OK, donc tu n'as pas de probl�me avec �a ?
Non.
D'accord.
Qu'est-ce qu'il a dit � propos de l'�cole de conduite ?
Je crois qu'il est cens� contribuer � �a.
D'apr�s ce que j'ai compris,
il va m'aider...
Je crois pas qu'il va m'acheter une voiture neuve,
m'acheter une voiture d'occasion.
Et est-ce qu'il t'a dit que quand il sera en semi-libert�,
il mettra de l'argent de c�t� pour nous ?
Il va �conomiser de l'argent et me l'envoyer.
OK.
Pile dans la tasse.
La vraie raison qui me pousse � aller vivre chez mon p�re,
c'est que je ne sais pas s'il va encore avoir des probl�mes.
Et si c'est le cas, je ne le verrai pas pendant un certain temps,
parce qu'il a tendance � avoir des ennuis, et il dit qu'il va arr�ter.
Il est comme accro aux probl�mes.
On dit que certaines personnes sont maudites.
Je ne sais pas si c'est une mal�diction.
Il veut probablement changer mais il est juste...
J'esp�re que tu ne vas pas suivre son exemple, Ronaldo.
J'ai peur de commettre des crimes !
Apr�s l'exp�rience que j'ai eu avec la police,
je ne veux plus commettre de crime.
Enfin je n'ai jamais commis de crime,
mais je ne veux rien faire de stupide qui me fasse mettre en prison.
C'est bien.
Tu vois, tu as retenu la le�on.
Tu te trouvais juste avec eux,
et il se trouve qu'ils sont entr�s dans une �cole par effraction.
Regarde ce qu'il s'est pass�. Et tu as eu peur.
� mort. J'ai cru que j'allais finir en prison pour longtemps.
La dame m'a appel�e par t�l�phone,
et m'a dit, "Ici la police � Nouvelle-Orl�ans."
J'ai eu tellement peur. J'ai cru que tu allais me faire mal.
- Oui, c'est ce que j'allais faire. - Qu'est-ce qu'ils ont dit ?
Elle a dit "Ici la police de la Nouvelle-Orl�ans. Nous avons votre fils".
J'ai dit, "Vous avez mon fils ?"
Elle a dit, "Attendez, calmez-vous, il n'est pas en danger".
Elle a dit, "Il �tait avec des types qui se sont introduits dans une �cole.
Ils sont entr�s dans l'�cole Dillon par effraction."
Mais il a fallu que j'envoie quelqu'un te chercher.
J'ai eu si peur.
Je sais que tu avais peur. �a t'apprendra.
- Quel �ge as-tu, 14 ans ? - Ouais.
Ton p�re avait � peu pr�s cet �ge quand il a commenc� � avoir des ennuis.
13 ans peut-�tre...
Il avait 12 ou 13 ans quand il est all� en prison pour la premi�re fois.
Il avait 13 ans ? - Ouais.
- Pendant longtemps ? - Je ne sais pas. Il faut lui demander.
Mon grand-p�re m'a dit qu'il s�chait les cours.
Il ne faut pas que tu suives son exemple, Ronaldo.
Il ne faut pas.
- C'est vrai, - Il faut que tu continues d'�tudier.
D'accord ? M�me si tu vas vivre avec ton p�re, OK ?
Je ne veux pas que tu prennes de mauvaises habitudes.
Je sais ce que tu veux dire, comme fumer de l'herbe.
C'est exactement �a.
D'accord.
- Quoi d'autre ? - Vendre de l'herbe.
Aucune de ces mauvaises habitudes, Ronaldo.
Je ne fume pas, je ne vends pas d'herbe.
Je ne fais ni l'un ni l'autre car j'ai peur.
Enfin, je n'ai pas peur de fumer, mais je ne vais pas fumer.
- Je n'ai pas peur de fumer, mais... - D'accord.
On dirait que tu as des petites... Ah !
On dirait que tu as des petites boucles, juste ici.
Est-ce que mes cheveux sont plus longs que les tiens ?
Relax, relax, relax.
Maintenant �a br�le.
- �a saigne ? Montre-moi. - Non. - Montre-moi.
- Du bon boulot. - Ne l'enl�ve pas.
Tes cheveux sont lisses, t'as de beaux cheveux.
Je sais.
J'aime bien celle-l�.
Attends, o� est-ce que tu mets la cl� ?
Viens voir. O� est-ce que tu mets la cl� ?
- Tu devrais prendre celle-l�. - Je sais pas.
C'est ce que j'essaye de comprendre.
Laquelle tu regardes, la noire ?
Ah oui, parce que celle-ci a les vitres teint�es. C'est gris.
Il y a des t�l�s ? J'essaye de voir.
- Pas de t�l�s dans celle-l�. - Non.
Celle-ci a l'air cool.
- Regarde les moteurs... - Regarde la cage, regarde.
Ouais.
Regarde �a.
Regarde les deux trucs.
Prend cette voiture. Oh, mon Dieu ! Elle...
Oh, c'est pas grave.
J'esp�re que je pourrais l'avoir quand mon p�re sort de prison.
S'il n'a pas assez d'argent, il m'ach�tera une occasion.
�a m'est �gal, que �a soit une voiture neuve ou une occasion.
Je vais pouvoir me d�placer...
Si c'est une voiture vol�e, j'en veux pas.
Donc c'est ce qui se passe. Et c'est mon...
C'est arriv� hier.
Hier. Qu'est-ce que tu veux dans ton gin, baby ?
Ce que je veux dire, c'est que c'est comme un ring de boxe.
Tant qu'on sait pas dans quel ring on est, on ne peut pas se battre,
pas de boxe sans contact,
pas de KO.
C'est de la lutte pure et simple
Un t�te � t�te, pendant environ 10 minutes.
�a c'est le type de ring dans lequel nous sommes,
et d�s qu'on y croit, on peut passer outre.
Et je comprends, je veux dire,
�a ne me pla�t pas, je d�teste en parler,
j'aime tout le monde, je ne fais pas de discrimination,
mais je ne peux pas oublier pourquoi on se bat.
Et il s'agit de �a.
Jackson, Mississippi... m�me � la Nouvelle-Orl�ans.
Le Sud a �t� raciste d�s le d�but.
Allez, aidez-moi.
�a n'a rien de nouveau,
mais c'est frustrant de voir qu'on a d�capit� quelqu'un
dans un �tat qui est fondamentalement raciste.
On est en 2017 et ils sont dans le d�ni.
On peut lire les journaux et se faire une opinion...
Mais la seule chose certaine c'est qu'on traverse une p�riode difficile
depuis que ma m�re �tait enfant. Et aujourd'hui elle a 87 ans.
L'article dit qu'ils essayent de savoir si c'est une histoire de gangs.
Tu sais bien que �a n'est pas une histoire de gangs !
- Mais devine ce qu'il s'est pass�... - Comment c'est possible en 2017 ?
Un noir s'est pendu � un magnolia ?
Et hier,
Ils ont coup� la t�te d'un noir, et l'on plac�e sur un porche.
Saloperie ! Alors �a...
Maintenant �a va barder.
�a me perturbe vraiment,
quelqu'un qui se fait d�capiter.
Mais le truc avec cette histoire,
c'est que je suis s�re que ce n'�tait pas un crime entre noirs.
Les noirs ne tuent pas comme �a.
Ils vous tirent dessus mille fois et ils se barrent.
Ils ont pas le temps de vous couper la t�te
parce que la police va arriver ou quelqu'un va voir la sc�ne.
Cela �tant dit, je sais.
Je sais que c'�tait un acte raciste, cruel et tordu.
Et c'est triste qu'on vive encore ici, qu'on veuille y croire ou non,
on ne peut pas faire semblant que �a n'arrive pas,
parce que �a arrive tous les jours.
Vas-y, frappe.
- Bonjour ? - Frappe comme fait la police.
Bonjour, il y a quelqu'un ?
Viens, mon fr�re.
Il y a quelqu'un ?
Je suis Jonathan, repr�sentant le Nouveau Parti des Black Panthers
et je voudrais juste vous poser quelques questions.
- D�sol� de vous d�ranger, madame. - Vous avez peur ?
Non, je veux juste pas r�pondre.
On va juste vous donner des informations au cas o�
donc vous n'avez pas � avoir peur. Vous pouvez nous appeler.
Vous voulez me parler anonymement ? Vous pouvez me donner votre num�ro ?
- Non, je vous appellerai si j'ai envie de parler. - OK.
- Je ne suis pas... - C'est bon, je comprends.
Black Power, ma s�ur.
J'aurais peur aussi si on avait d�capit� quelqu'un dans ma ville,
et elle a m�me des enfants.
Tu as vu les enfants, il y avait des gamins � l'int�rieur.
Je me demande si ce sont eux qui ont trouv� la t�te.
Allez, mon fr�re ! Plus vite. Mike, viens.
Monsieur
OK.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? - De lui donner une minute.
Est-ce que je peux vous parler ?
Je suis un repr�sentant du Nouveau Parti des Black Panthers pour l'Autod�fense.
Du quoi ?
Des Black Panthers, monsieur.
- Black Power ! - Comment allez-vous ?
- Bonjour. - Comment �a va ?
- Bien. Excusez-moi de vous d�ranger.
Ils sont avec nous. - OK.
Je suis Krystal Muhammad, Pr�sidente du Nouveau Parti des Black Panthers.
Voici notre Chef de Cabinet.
Nous essayons de savoir, nous r�alisons une enqu�te aupr�s de la population,
pour savoir ce qui est arriv� � Jeremy Jackson,
et si quelqu'un a entendu quelque chose, ou...
Je sais que c'est un �v�nement terrible,
surtout car il s'est d�roul� juste en face de chez vous.
Donc, si vous avez envie de parler de quoi que ce soit,
ou de nous dire ce que vous ressentez,
ou quoi que ce soit qui pourrait nous aider � comprendre
parce qu'on ne fait pas confiance � la police ni au FBI.
Tout ce que je peux vous dire c'est que �a s'est pass� samedi matin.
Un de mes locataires est venu m'en parler,
Il a dit qu'il y avait une t�te l�-bas.
Je la voyais d'ici, mais je me suis approch�.
Et c'est tout...
On ne veut pas que les gens pensent
que ce genre de chose peut se passer sans que personne ne s'en pr�occupe.
Je comprends.
- On ne veut pas que les gens pensent... - C'est tragique.
Comme j'ai dit, je ne le connaissais pas.
D'accord. Je vois que �a vous pr�occupe maintenant, non ?
- �a vous pr�occupe, non ? - Bien s�r.
Oui, monsieur, je vais vous donner mon num�ro.
D'accord, merci.
- Merci, et bon courage. - Merci.
- D'accord. - OK.
J'entends pas de chien.
- Maintenant j'entends le chien. - OK, viens.
Cette maison est vide.
Ces l�ches ont inscrit 'n�gres de merde' sur le panneau de l'�cole �l�mentaire
juste en face de l'endroit o� ils ont mis une croix gamm�e et le signe de KKK,
et ces b�tards de la police disent que c'est des gamins ?
Le jour m�me Jeremy Jackson s'est fait d�capiter.
Menteurs !
Comment �a va ?
Vous pouvez nous parler de ce qui se passe ici ?
Comment allez-vous, monsieur ?
- Black Power. - Black Power, mon fr�re.
La police est venue. Comme vous dites, ils ne veulent pas qu'on parle, mais...
Ils n'ont rien fait, ils nous ont juste laiss� leur carte.
- C'est tout ? - Ouais, donc... C'est le bordel.
C'est un vrai bordel.
Et maintenant j'essaye de g�rer tout �a,
l'assurance, vous savez comment c'est, �a tra�ne...
Ils vont me donner quelque chose et c'est tout.
Tous les v�hicules ont �t� tagu�s et je dois tout recommencer.
En venant ici, sur le chemin on a trouv� o� le corps avait �t� br�l�.
On voit des signes du Klu Klux Klan partout. On sait que c'est le Klan.
C'est pour �a qu'on fait notre propre enqu�te.
On a vu sur Facebook aujourd'hui
qu'il �tait arriv� quelque chose de similaire � quelqu'un de New-York.
Ils sont tr�s agressifs ici, clairement.
Ouais.
En fait, ils essayent d'intimider les gens.
Ouais.
C'est ce que fait le Klan.
Ouais.
Et imaginez que vous deviez expliquer �a � des enfants.
Tu ne sais m�me pas par o� commencer, Ils me demandent, "�'est quoi le KKK ?"
Si j'�tais le seul vis�, ils n'auraient pas vis� l'�cole.
C'est comme �a que le Klu Klux Klan fonctionnait.
Ils ciblent les plus forts pour intimider les moins forts.
Vous �tes un diacre de l'�glise, vous avez une famille,
vous avez de l'argent, une maison, donc ils vous visent,
alors que quelqu'un qui n'a pas d'argent
n'a aucune chance.
Vous voyez l� ? Ils ont mis le symbole.
- Juste ici. - La croix gamm�e sur l'arbre.
Je suis contente que vous soyez tous forts.
Je suis d�sol�e de ce qui vous est arriv�.
- Merci. - Merci � tous.
H�, petit. N'aie pas peur du KKK,
vous avez les Black Panthers. Black Power !
Black Power !
Je te le donne et tu me le passes tout de suite.
Allez.
- Refais-le maintenant. - Laisse-moi voir.
Il faut que je le fasse passer l�.
- Voil�, on y est arriv�. - Oui, tiens �a.
- Continue de faire �a. - Encore une fois.
Je vais essayer les plus petits apr�s �a.
- Comme �a - D'accord.
On roule pour se r�approprier notre ville, contre la violence,
le crime, la gentrification et tout �a.
Quand je me balade dans mon quartier,
que je fais du v�lo, que je suis en voiture,
je ne connais pas la moiti� des gens de mon quartier.
Il y a un grand mouvement de gentrification maintenant,
et on est forc�s de partir,
parce qu'on ne peut plus payer les loyers dans le quartier o� on a grandi.
Alors on va l'�clairer avec nos v�los.
Pour leur faire savoir qu'on a pas peur, et on va parcourir les rues.
Je p�dale pour d�fendre ce qui est � moi.
Parce que j'ai grandi ici aussi.
Donc avec les v�los,
on va �clairer la ville pour donner un signal d'unit�.
Tu vois ce que je veux dire ?
Pour montrer qu'on d�fend notre cause.
On fait ce que tu dis, on roule en v�lo pour d�fendre notre cause
et leur montrer qu'on a pas peur,
mais il va falloir plus de gens.
Tu sais,
notre groupe est assez grand mais il est aussi petit.
Donc si on arrive � trouver 30, 40, 50 personnes qui pensent comme nous,
peut-�tre qu'on fera une diff�rence, tu vois ce que je veux dire ?
Je crois que le moment est venu
d'aller dans la rue et de rouler pour notre ville.
On est en v�lo et on prend notre temps
Des indiens en v�lo.
On a des vieux en deuxi�me ligne.
Des indiens en v�lo.
Le groupe du ghetto est en route.
Les indiens du ghetto r�clament leur terre.
- Tu vas me rentrer dedans. - Je vais rentrer dans personne.
Ils crient et ils hurlent dans leur ghetto.
Des indiens en v�lo.
Et on fait du v�lo et on ne se fatigue pas.
On fait du v�lo et on a le droit.
Des indiens en v�lo.
Vous voyez j'ai besoin de personne.
Des indiens en v�lo.
Je me rappelle ce matin de la Conqu�te de l'Ouest.
Des indiens en v�lo.
Il y avait deux indiens appel�s Merk et Son.
Des indiens en v�lo.
En route vers la ville en traversant le ghetto.
Des indiens en v�lo.
Allez, allez, continue, continue, ne t'en fais pas.
Ne t'en fais pas.
Dans l'autre sens.
Il faut aller dans l'autre sens.
Danse, gar�on, danse.
J'ai tout essay� mais...
Finalement on nous a expuls�s... Vous, les musiciens, apr�s le concert,
aidez-moi � remballer, car ici nous ne reviendrons jamais...
Malheureusement.
Mais on a tout donn�, on a donn� le meilleur de nous-m�mes.
- Notre �me... - Et notre c�ur
On a donn� notre c�ur !
Vous verrez, �a va aller,
mais si Dieu le veut,
peut-�tre... putain.
Ouais.
Ceci est le Bar Ooh Poo Pah Doo !
Whoa !
Les indiens du Nord saluent les indiens du Sud.
Whoa !
Au Ooh Poo Pah Doo, il y a du sang indien.
Comme �a.
Danse, petite indienne !
Indiens, pr�parez-vous pour Mardi-Gras !
Danse, petite indienne !
Grand Chef pr�pare-toi, je vais me pr�parer aussi.
Danse, petite indienne !
Au Ooh Poo Pah Doo, il y a du sang indien.
Danse, petite indienne !
Chantons tous ensemble !
Danse, petite indienne !
Partons d'ici !
Danse, petite indienne !
Danse, petite indienne !
Chante avec nous, petite indienne !
Danse, petite indienne !
Chantons tous ensemble !
Danse, petite indienne !
On les vaincra partout o� nous irons.
Danse, petite indienne !
Je me rappelle ce jour, c'�tait Mardi-Gras.
Danse, petite indienne !
On les avait battus, mais on les laissa partir.
Danse, petite indienne !
Nous nous sommes rassembl�s le lundi.
Danse, petite indienne !
Ce matin t�t, nous �tions d�j� pr�ts.
Danse, petite indienne !
Je suis le Grand Chef, suivez-moi.
Danse, petite indienne !
Le matin de Mardi-Gras, nous allons les attaquer...
Danse, petite indienne !
Le tambourin r�sonne, nous arrivons.
Danse, petite indienne !
Nous sommes pr�ts � tout, le jour de Mardi-Gras.
Danse, petite indienne !
Grand Chef, crois-moi, moi aussi je vais �tre pr�te.
Danse, petite indienne !
Grand Chef, pr�pare-toi, je vais �tre pr�te aussi.
Danse, petite indienne !
Grand Chef, rassure-toi, moi aussi je vais �tre pr�te.
Danse, petite indienne !
Au Ooh Poo Pah Doo, il y a du sang indien.
Danse, petite indienne !
On dirait un vieil homme.
- On dirait un vieil homme. - Ouais.
- Qu'est-ce que tu en penses ? - Bien droit.
Il faut que j'aille travailler.
Cette femme ne pense plus qu'� faire la f�te,
c'est tout ce qu'elle veut faire.
Il faut que tu le tiennes bien droit.
- C'est sale � cause d'hier soir. - Ouais.
Je voulais te demander, o� est la fille qui �tait avec toi hier soir ?
Je ne sais pas o� elle est.
Elle fait ce qu'elle veut.
- Comment allez-vous ? - Je vais bien et vous ?
Mon Dieu.
Je ne sais pas, mais ne me mettez pas en attente.
Je suis en attente depuis si longtemps que je vais m'�vanouir.
Oui, au 1931... Couper l'�lectricit�, c'est tout ce qu'il me faut.
1931 Orl�ans Avenue. Le nom c'est "Ooh Poo Pah Doo".
Il faut couper l'�lectricit� pour ce compte,
parce que le bar est ferm�,
le bar est ferm� d�finitivement.
Sous le nom de "Ooh Poo Pah Doo"
Je devais avoir 18 ans.
J'achetais de la drogue,
je fumais comme un pompier, je volais tout...
Si c'�tait pas clou�, je le volais.
- Tu l'emportais ? - Je l'emportais.
Mais j'ai appris et j'ai fini par aller en prison.
J'�tais avec ce mec qui �tait un dealer de drogue.
J'ai rencontr� cet homme.
Parfois je volais des cartes de cr�dit,
et j'ai rencontr� ce type. Je demandais � tout le monde,
qui a du bon crack ?
"C'est Big Boy qui a le crack".
Je ne donnerais pas de nom, mais c'�tait un mec costaud.
Alors j'ai dit : "D'accord, je vais aller le voir".
Et j'ai amen� mes affaires l�-bas, mes bijoux.
J'avais des perles qui valaient 4000 dollars
avec une cha�ne et deux bagues, qui valaient environ 10 000 dollars
je le jure devant Dieu.
Je les ai amen�s � Big Boy.
il est devenu mon protecteur.
Je partais en vir�e avec ce salopard, on dansait toute la nuit.
Il �tait tr�s costaud. Il faisait de l'apn�e du sommeil.
Mais il avait toutes sortes de coke.
Alors parfois, quand il s'endormait,
il gardait la coke dans ses cale�ons.
Je lui astiquais la bite, je le faisais s'endormir.
Je volais cette coke, ce crack.
Il se r�veillait et me disait : "Chienne, j'esp�re que tu m'en as laiss� un peu".
Je ne laissais rien � ce salopard.
"Tu as fum� tout, mon putain de shit ?"
J'ai �t� � ta place et je suis clean depuis.
Je suis clean parce que je n'aimais pas mon apparence.
je n'aimais pas ce que je ressentais.
Et je ne voulais pas que mon pas que mon pass� me contr�le.
Mais quand j'avais 15 ans,
je tremblais comme une feuille, tellement j'�tais d�fonc�e � la coke.
Ma m�re ne le savait pas.
Elle ne savait m�me pas qu'on me violait dans la maison.
Mais j'ai �t� viol�e. Et merde.
Quand j'�tais plus jeune, j'ai �t� sexuellement agress�e.
J'ai �t� agress�e par mon grand fr�re.
Et ma m�re m'a dit, quand elle l'a appris,
elle nous a dit d'aller dans notre chambre et ne le dire � personne.
Elle n'allait pas le d�noncer aux Services Sociaux, alors il a continu�.
Ma fille avait un an, d'accord,
et il restait chez ma m�re, � l'appartement Holy Place,
et je ne l'ai jamais dit � personne,
mais il a fini par violer ma fille.
Et j'ai commenc� � fumer de plus en plus de crack.
J'oubliais ma fille, je me pr�occupais du crack,
mais je m'inqui�tais pour elle et de ce que j'avais v�cu.
Est-ce qu'il est encore l� ?
Est-ce qu'il est r�veill� ?
Je ne peux que prier pour que Dieu soit toujours r�veill�.
Je prie pour qu'il ne soit pas endormi.
Je suis d�sol�e.
Je suis d�sol�e.
Je suis pass�e par l�, je sais de quoi tu parles, on ne disait rien.
� l'�poque, on ne disait rien.
On ne disait jamais rien, on se taisait.
Je suis pass�e par l�, mon beau-fr�re.
Il m'enfilait ses doigts dans la chatte
jusqu'� ce que tout le lit soit plein de sang.
Qu'est-ce que tu dis de �a ?
Mais personne ne veut nous �couter.
Mon mec le sait bien,
il n'a pas int�r�t � me toucher quand je dors.
Je le mets au d�fi, et je l'aime parce qu'il ne le fait pas...
Il attend que je sois r�veill�e, bien r�veill�e.
Parce que s'il me touche quand je dors, je le bute.
Je garde mon pistolet mon petit Derringer,
seulement dans sa maison, dans la table de chevet.
Et je lui ai dit,
je ne lui raconte pas ce que j'ai v�cu, mais il le sait.
Il m'a dit, "Judy. je ne sais pas ce qu'il t'est arriv�,
mais tu as v�cu un traumatisme".
Il m'a dit, "Pourquoi t'as pris un pistolet ?"
J'ai dit, "Au cas o� quelqu'un entre dans la maison",
mais ma priorit� c'est "Ne me touche pas, ne met pas tes mains l�".
Je dors nue. "Ne me touche pas, laisse tomber."
Je te comprends.
Je te comprends et si tu as besoin de drogue ou de crack, fume.
Fume pour moi. Fume pour moi.
Un peu de poudre, sniffe pour moi.
Tu vois de la came, shoote-toi,
Tu fais ce qu'il faut pour te sentir mieux.
Vas-y.
Vas-y, mama.
- Black Power. - Black Power.
Justice pour Jeremy Jackson.
Justice pour Phillip Carroll.
Justice pour Jeremy Jackson.
Justice pour Phillip Carroll.
Libert� pour le peuple de la communaut� de Jackson.
Mort � l'oppresseur.
Libert� pour le peuple de la communaut� de Jackson.
Et mort � l'oppresseur !
Sous toutes ses formes, �a n'est pas quelque chose qu'on prend � la l�g�re.
On a aucune raison d'avoir peur de quiconque.
Nous avons �t� le peuple opprim�, � travers la plan�te.
Et o� qu'on aille... il n'y a pas un seul endroit
o� on ne voit pas les noirs en bas et les blancs en haut.
C'est tout simplement un cas de purification ethnique,
de g�nocide, de meurtre et de dissimulation du gouvernement.
Oui, il faut qu'on aille au rez-de-chauss�e.
Attendez un instant.
Continuez.
Vous voyez cet immeuble de merde.
C'est une putain d'hypocrisie.
Ce b�timent a �t� construit par des esclaves,
nos anc�tres.
Ce marbre a �t� taill� sur le dos de nos anc�tres.
Ici dans le Mississippi.
Ils sont dans le bureau du procureur.
- Ils sont dans le bureau du juge. - Vas-y, dis la v�rit� !
Les membres du Klan sont ici maintenant, en costume !
- C'est vrai. - Le putain de gouverneur
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
- Quand est-ce qu'on la veut ? - Maintenant !
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
Justice pour Phillip Carroll.
Justice pour Jeremy Jackson.
On sait tr�s bien qu'ils ne se sont pas suicid�s.
Et que ce n'est pas une histoire de drogue.
On sait qui a fait �a, et vous savez tous qui est coupable.
On propose que la police de Jackson
aille arr�ter les salopards
qui ont tu� Phillip Carroll et Jeremy Jackson
ou on va s'en occuper nous-m�mes. - C'est vrai !
Puis vous avez un gouverneur
dont la tante est responsable de la mort d'Emmett Till.
Vous croyez qu'on est stupides ?
Qu'on ne sait pas � quels chiens de racistes on a affaire ?
Vous mentez, vous volez, vous trichez,
vous assassinez, vous dissimulez.
C'est �a, ouvre-lui la porte.
Justice pour Jeremy Jackson !
Justice pour Phillip Carroll !
Le monde entier a les yeux tourn�s vers le Mississippi.
On retransmet en direct en Europe.
On retransmet en direct � Houston.
On veut la justice maintenant !
Maintenant.
- On veut la justice tout de suite - Tout de suite !
Justice pour Jeremy Jackson !
Justice pour Phillip Carroll !
En l'espace de sept jours,
vous avez le culot de venir dans un quartier noir
et de pendre un homme,
puis d'en d�capiter un autre
et de br�ler son corps dans les bois,
et vous pensiez que tout �a allait �tre oubli� ?
Vous feriez mieux d'en rire maintenant, je le jure.
Dans quelques jours, la situation va s'inverser.
Sale redneck.
On a rien � perdre. Sortez de l� si vous osez !
- Allez ! - C'est �a.
On a pas d'armes, on exerce notre libert� de parole.
On est pas arm�s.
Qu'est-ce que vous allez faire, nous mettre en prison ?
Vous voulez nous tuer ? Vous �tes d�j� en train de nous tuer.
Black Power !
Vous tuez notre peuple.
Je vais te trouver.
O� es-tu ?
Titus ?
Titus ?
Titus ?
Titus ?
Titus ?
Titus, si tu sors pas tout de suite je vais vraiment m'�nerver.
Titus, je t'ai dit de sortir tout de suite !
Titus !
Titus !
Titus !
Titus, o� es-tu ?
Titus !
Le jeu est fini.
- L�ve-toi, sors de l�. - Stop !
Je t'ai dit que je ne jouais plus. L�ve-toi, je te tiens, sors !
Ne fais plus �a, j'ai eu peur
Je peux avoir des probl�mes si tu te fais mal.
Maintenant il faut qu'on rentre, allez.
Je t'ai dit que je ne jouais plus. Je sais que tu m'as entendu. Allez.
Arr�te ! Allez.
Laisse-moi tranquille
Il faut que tu restes ici. Viens ici, pr�s de moi.
Tu m'�trangles
- Je m'excuse. - Ne me touche pas
- Il faut qu'on y aille. - Ne me touche pas
On dirait le centre de d�pannage de Tonya.
Tonya, c'est qui Tonya ?
- Ah, Tonya. - Regarde la d�panneuse.
Ouais. Elle doit avoir un crochet � l'arri�re.
Ah, chouette ! C'est bien, quatre de ces trucs juste ici.
Mets tes pieds l�.
- Tu veux que je t'aide ? - �a va.
C'est bon, j'y arrive.
Il est sur le point de partir. Je veux sauter dans ce train.
Quand ?
- Je peux sauter - Oui !
Tu es s�r Oui, vas-y
D�p�che-toi, cours !
Cours avant qu'il ne parte Vas-y, vas-y !
Ouais ! Maintenant descends. Descends ! Descends !
Moi, je vais aller l�-bas.
Tu y es arriv�, c'�tait cool.
La prochaine fois, je resterai dessus.
- J'essayerai la prochaine fois. - Tu vas essayer ?
�a avait l'air facile pour toi, donc �a devrait �tre facile pour moi.
C'est facile ! Je suis juste mont� sur la premi�re marche.
La premi�re marche.
- Le premier barreau de l'�chelle.
C'est pas grand-chose.
- Pourquoi tu me regardes - Parce que je peux.
Tu n'as aucune raison de me regarder.
Regarde devant toi.
Regarde devant toi.
Regarde devant toi.
Tu sais que je reviens de loin,
et il faut que je m'exprime, maman.
Tu sais que c'est vrai, je reviens de loin.
- Et je vous ai tous �lev�s. - C'est vrai, tu nous as tous �lev�s.
C'est une pile de nourriture pour les petits-enfants quand ils viendront.
- Ouais. - Qu'est-ce que tu cuisines ?
Ils ne faisaient pas la cuisine, ni eux ni leur m�re.
Personne ne sait cuisiner. Je faisais toute la cuisine.
J'�tais juste en train de penser que je reviens de loin
et que j'ai v�cu des trucs dingues.
- J'ai eu une vie magnifique. - Pas moi.
Si je meurs et que je reviens, je voudrais avoir la m�me vie.
"La m�me vie", c'est une b�n�diction.
Moi, je changerai des choses dans ma vie.
Je ferais mieux les choses.
je fais ce que...
Je me suis toujours occup�e de toi.
J'esp�re qu'ils vont pas te forcer � d�m�nager.
Je ferai tout ce que je peux pour t'aider � rester dans le coin.
- Dans le coin. - Ouais.
Je sais que tu ne veux pas vivre ailleurs.
Mon Dieu, oui. Trop dangereux. Je connais tout le monde ici.
J'�tais bien dans le bar.
Quand ils m'ont dit de partir, j'en tremblais,
parce que c'�tait mon espace.
C'�tait l'espace de Judy, et ici c'est le tien.
Ce que tu as dans cette maison, c'est pas grand-chose,
mais c'est beau, c'est magnifique et c'est adorable.
Je m'y sens bien.
C'est chaleureux et on vient tous ici parce qu'on le sent.
On vient tous pr�s de toi
pour manger et vivre et respirer et prendre une douche.
On se douche chez toi.
Certains d'entre nous ont de belles maisons,
confortables et...
On veut �tre ici, et...
Toi, tu ne veux pas �tre ailleurs.
C'est pas bon pour ta sant�,
mais ils vont faire des choses.
Aujourd'hui ils �taient ici avec leur client, je l'ai vu
- Ils m'ont rien dit. - Ils vont pas t'en parler.
�a ne te concerne plus. Il s'agit que de papiers.
Ils t'en parleront pas. La fille du propri�taire...
Sa ni�ce, c'est elle qui contr�le tout.
Elle ne te dira pas qu'elle a trouv� quelqu'un pour acheter la maison.
Quand ils m'ont pris mon bar, ils ne m'ont pas dit qu'ils voulaient le vendre.
Ils ont dit que je ne payais pas le loyer. Et tu sais que ce n'est pas vrai.
Le loyer �tait cher, 1200 dollars.
Je faisais �a en quatre jours. Parfois deux.
Mais quand il s'agit d'argent, maman,
c'est juste une question d'argent, les gens se comportent mal.
La seule chose � faire...
Je vais trouver du travail.
Non, tu n'as pas besoin de travailler. Tu ne peux pas travailler, maman.
- Tu as travaill� toute ta vie. - J'ai pas travaill� toute ma vie.
Je n'ai plus de bar maintenant, je ne peux plus t'aider comme avant.
Mais je vais te dire une chose :
quand je serai riche, tu seras riche.
Et tu m'as dit, quand ils m'ont pris le bar,
tu savais que je payais le loyer tous les mois.
Je payais toutes mes factures tous les mois.
Ils m'ont repris le bar, et tu m'as dit,
"Judy, calme-toi, c'est que du business."
C'est que du business.
Ch�rie, je vais m'organiser,
parce qu'ils ont fait �a,
ils font visiter la maison � des gens pour pouvoir la vendre.
Mais les gens qui viennent ne sont pas les bonnes personnes.
Ils veulent prendre notre culture. Ils veulent prendre...
Ils veulent prendre l'air que nous respirons.
Ils se nourrissent de tout ce qu'on dit...
et maintenant j'ai peur.
Ils ont d�j� vendu trois maisons dans la rue.
Mon Dieu, ne t'en fais pas, �a va aller...
Moi, je n'irai pas dans l'Est.
Tu n'iras pas dans l'Est.
Ils tuent pour s'amuser dans l'Est.
J'irai pas.
Tu n'iras pas l�-bas, pas tant que je suis en vie.
Tu n'iras pas l�-bas.
- Il ne faut pas que tu t'en fasses. - Je ne le savais m�me pas.
Ne t'en fais pas.
Ta fille a deux chambres chez elle, alors ne t'en fais pas.
Tout va bien.
Pourquoi est-ce que l'�cole m'a appel�e pour me dire que tu ne comprenais pas ?
Je comprends.
- Qu'est-ce qui te fait rire - Rien.
Donc, quand j'irai � cette �cole demain, qu'est-ce qu'il va se passer ?
Je comprendrai.
Alors pourquoi ils m'ont t�l�phon� ?
- Parce que je n'�coutais pas. - Pourquoi ?
C'�tait ennuyant.
C'est vrai.
Qu'est-ce que tu veux dire ? L'�cole n'est pas ennuyante.
Ils ne nous donnent aucune r�ponse, Je veux dire, aucune question, rien.
Tout ce qu'ils font c'est nous dire de lire.
Tu n'iras pas jouer au football,
et toutes tes activit�s sont suspendues jusqu'� ce que tu travailles � l'�cole.
C'est quoi ton probl�me avec le professeur ?
- Je ne participe pas. - Pourquoi ?
Je n'aime pas ce professeur.
Il est toujours en train me faire des remarques.
- Il te harc�le ? - Oui, c'est ce que je ressens.
- Il me harc�le. - Non.
Si. Il dit toujours qu'il m'aime bien.
Il te dira,
"Ronaldo pense que je lui en veux."
Il me l'a dit.
Je lui ai dit, "Ronaldo pense que vous lui en voulez."
Il a dit que ce n'�tait pas vrai.
Tu voudrais que tous tes professeurs soient gentils comme � la maternelle.
Je veux qu'ils soient gentils avec moi, car s'ils le sont je serai coop�ratif.
C'est...
Faux.
Personne ne va te pouponner et te materner � l'�cole.
Tu veux qu'ils pensent que tu es une chochotte ?
Ils ne penseront pas �a de moi,
parce que je vais leur montrer qui je suis quand j'y vais.
Juste parce que je suis en troisi�me,
�a veut pas dire que vous devez me consid�rer comme un rat�.
Tout le monde me dit qu'un jour
je serai un rat� comme... Qu'est-ce qu'ils veulent dire ?
Comme ceux de 6e et de 5e qui sont des rat�s.
Je serai un rat�. Je m'en fous.
Qu'est-ce qu'ils veulent dire par rat� ?
Ils veulent dire qu'ils pourront me dominer. OK.
Personne n'essaye de te dominer. Je te parle de tes professeurs.
- Ah bon... - Personne n'essaye de te dominer.
Toi, c'est toi le probl�me.
Tu dois faire ce qu'il faut pour terminer l'�cole.
Tu dois faire tes devoirs, tu dois �tudier,
tu dois travailler en classe, tu dois �couter tes professeurs.
Il ne faut pas que tu tra�nes avec ces clowns, Ronaldo.
Si tu n'�coutes pas, que crois-tu que Titus fera ?
- Que fera ton petit fr�re ? - Il n'�coutera pas.
Il va penser,
"Ronaldo s'en tire comme �a, je peux faire pareil."
Il faut que tu les �coutes.
Ils veulent que tu �choues.
Ils veulent que tu �choues.
Et toi, tu tombes dans leur pi�ge � chaque fois.
Alors qu'est-ce que tu vas faire ?
Je parle de ton travail.
- Mon travail ? - Ta bouche... Ta bouche.
- Je vais m'y mettre. - Qu'est-ce que je t'ai dit ?
Qu'est-ce que je t'ai dit de faire ?
Ignore-les.
Ignore-les. Ils te font une remarque, tu dis "OK, oui madame, oui monsieur".
Il ne faut pas r�pondre.
C'est ce qui te cause des probl�mes.
- Qu'est-ce qu'on veut ? - La justice !
- Pas de justice, - Pas de paix.
Black Power !
Justice pour Alton Sterling !
Justice pour Alton Sterling !
- Pas de racisme - dans la police.
- Pas de justice, - Pas de paix.
- Pas de racisme - dans la police.
Black Power !
Reculez tous !
Reculez.
Ce n'est pas une propri�t� priv�e.
C'est un b�timent public ! Pendant les heures d'ouverture.
Les noirs n'ont pas les m�mes droits que les blancs am�ricains.
Depuis quand c'est priv� ici ?
Est-ce que vous �tes pay�s par des personnes priv�es ?
Est-ce que vous �tes pay�s par des taxes priv�es ?
Vous avez peur de la justice ? Vous avez peur des Black Panthers ?
C'est notre propri�t� priv�e.
- Pas de justice, - Pas de paix !
Je connais mes droits.
- Pas de justice, - Pas de paix.
- Pas de justice, - Pas de paix.
Justice pour Alton Sterling !
Pas de discrimination � l'�gard de ceux qui payent des imp�ts.
Qu'on soit un, deux, trois ou quatre. On est le peuple !
On a des droits civiques, comme vous dites...
Vous violez nos droits.
- ... selon les lois des blancs. - Vous prenez l'argent de nos imp�ts.
Je ferai un proc�s � chacun d'entre vous
pour votre retraite.
Justice pour Alton Sterling !
Vous essayez de violer nos droits.
On s'en fout ! C'est une propri�t� publique.
Vous ne pouvez pas violer nos droits.
On a des choses � dire aussi. Vous violez nos droits.
Si vous voulez qu'on s'en aille, allez arr�ter l'agent Salamoni.
C'est un b�timent public. C'est un lieu public...
Nous ne sommes pas insultants. Nous ne sommes pas fous.
On ne va pas �couter un noir � la botte des blancs, ni un sale blanc !
C'est une propri�t� publique.
C'est une propri�t� publique.
- Que doit-on faire pour obtenir justice ? - Nous ne violons aucune loi.
Montrez tous la photo d'Alton. Montrez la photo d'Alton.
Je veux voir Alton.
- C'est pour �a qu'on est ici. - C'est �a.
Vous tous. C'est � cause de vous qu'on est ici.
C'est votre faute ! Parce que vous ne faites pas ce qu'il faut.
C'est votre faute parce que vous ne faites pas ce qu'il faut.
C'est vous qui nous avez amen�s ici.
Vous nous avez amen�s ici. Vous �tes complices d'assassinat !
Vous �tes tous coupables.
Vous allez m'arr�ter pour d�fendre le fils de ma s�ur ?
Vous allez m'arr�ter pour d�fendre mon neveu ?
- Et pourtant vous ne nous d�fendez pas. - Il faut que vous rentriez chez vous.
- Je r�p�te, Pas de justice. - Pas de paix !
- Pas de justice. - Pas de paix.
Vous semez la mal�diction.
On va r�unir notre peuple
On veut r�unir notre peuple.
On ne veut pas que notre peuple soit mis � l'�cart.
Restez derri�re la barri�re, ou nous vous arr�terons.
C'est une propri�t� publique.
Justice pour Alton Sterling !
C'est ouvert au public ! C'est les heures d'ouverture au public !
C'est ouvert au public.
C'est ouvert au public.
Vous voyez, c'est � �a qu'on est confront�.
C'est notre puissante nation noire.
Vous voyez, restez en rang, discipline �coutez, ne vous �parpillez pas.
Rappelez-vous de vos instructions et occupez vos postes.
Vous comprenez ?
�coutez ! Ne vous inqui�tez pas, c'est pas la premi�re fois que �a arrive.
Voil� pourquoi nous sommes retourn�s ici,
parce que la m�me chose est arriv�e l'an dernier. Vous comprenez ?
Maintenant il faut qu'on remplisse notre mission.
On vient ici pour le peuple.
Comme l'an dernier, il faut qu'on travaille avec notre peuple.
Vous comprenez ?
Nous voulons justice pour notre peuple.
C'est arriv� � Alton Sterling, Philando Castile,
Mike Brown, Travyon.
Mais �a peut arriver � n'importe lequel d'entre nous ! Il faut �tre autod�termin�.
Nous devons gagner notre ind�pendance. Marchez.
Lib�rez nos camarades.
Et laissez le peuple.
C'est une nouvelle �re, et nous avons beaucoup � faire.
Nous ne sommes pas agresseurs dans ce pays.
On a �t� au service des blancs pendant plus de 400 ans,
et on est toujours tax�s sans repr�sentation.
100 ans des lois Jim Crow, parqu�s � l'arri�re du bus.
Nous ne pouvons plus �tre � la disposition des blancs.
Nous sommes le Nouveau Parti Black Panthers pour l'Autod�fense.
Au nom de l'autod�fense de notre peuple et de notre nation,
Nous avons besoin les uns des autres aujourd'hui.
Et si nous ne nous soutenons pas les uns les autres � l'heure actuelle,
et si on baisse les bras, nous n'existerons plus.
- C'est vrai. - Nous n'existerons plus.
Black Power ! Peuple noir, on a du boulot.
- Black Power ! - Black Power !
Allons-y.
- Black Power ! - Black Power !
Black Power !
Black Power !
- Pas de justice - Pas de paix
- Pas de justice ! - Pas de paix !
- Pas de racisme - Dans la police.
Nique la police !
Lib�rez les Black Panthers !
Nique la police !
Lib�rez les Black Panthers !
- Oh, tu le sens ? - Oui.
- D�sol�. - Pourquoi tu fais �a comme �a ?
- H�, c'est normal. - Quoi ?
On a rien sans rien. Il faut le savoir !
- On t'apprend � �tre forte. - Dis-le Taj, on a rien...
- Sans rien. - On a rien...
- Sans rien - On a rien.
- Rien ? - Tu comprends, on a rien...
Sans rien ?
Oh, on a rien.
Sans rien ?
On a rien.
Sans rien ?
- Fais attention � ta main. - Tu sais que tu peux bouger.
Couds, couds, couds.
C'�tait t�t le matin quand ils ont appris la nouvelle.
Couds, couds, couds.
Et le Grand Chef est venu, et il avait le blues.
Laissez-le travailler, laissez-le en paix.
N'arr�tez pas les indiens, faites comme j'ai dit.
Le matin de Mardi-Gras pendant que nous coulons comme un fleuve.
Le matin de Mardi-Gras ils traversent le pont.
Le Grand Chef qui arrive, ne renie pas son nom,
mourra, ce matin sur le champ de bataille.
Spy Boy � l'angle, Flag Boy sur le pont,
dans la prairie ce matin-l�, il va prendre leurs cheveux.
Hourra, ce matin-l�, nous nous ferons entendre.
On crie et on hurle, pendant que l'indien coud.
QUE FEREZ VOUS QUAND LE MONDE SERA EN FEU ?
Sous-titres: Sub-Ti Londres www.subti.com
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