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Alors ? Ça marche pas mieux, là.
Bah non, il fait 14 degrés.
De toute façon, avec les températures qu 'il y a à l 'extérieur, t 'en as pas
besoin. C 'est une climatisation réversible. Elle est censée refroidir
fait chaud et réchauffer quand il fait froid. Oui.
De toute façon, c 'est pas recommandé.
Parle -moi, t 'en as eu sur le réchauffement climatique et les dépenses
énergétiques, je suis au courant. Le problème avec ça, c 'est la propagation
virus. La légionellose, la maladie de Rénault, la Covid -19.
La COVID -19 ? Oui.
Tu peux venir me tenir l 'escapot, s 'il te plaît.
T 'as l 'air qui ? Non, j 'ai des problèmes de l 'oreille interne.
Ah, oui.
Ça va ? Oui, ça va.
Bon, c 'est tout ce que tu peux faire.
Écoute, maman, je suis policier, je ne suis pas réparateur de clim.
On a retrouvé un corps du côté du port autonome, faut que j 'y aille.
Et puis pour ta clim, je sais pas, t 'as qu 'à demander à Christian.
C 'est ton mari, non ?
Capitaine, bonjour. Merci, c 'est gentil.
Ça va, Capitaine ? Bon, qu 'est -ce qu 'on a ?
Un corps retrouvé par les pompiers.
Ils inspectaient le bâtiment après avoir été en début d 'incendie. Sans eux, on
aurait retrouvé que des cendres.
Greg ? Qui a appelé l 'espoir ? C 'est un gars qui promenait son chien.
Mais bon, il a rien vu.
Mais franchement, ça m 'étonnerait qu 'on ait des témoins. Trop isolés.
Coucou ! Oui, désolée, j 'ai pas eu le temps de faire le ménage.
Alors, qu 'est -ce que ça donne ? Donc, la victime est une femme, la petite
trentaine. Pas de signe de violence.
à part le coup porté à l 'arrière du crâne.
Certainement la cause de la mort.
On dirait qu 'elle a été déposée là avec délicatesse.
Oui, en effet, pas de traces de lutte, ni sur le corps, ni sur les vêtements.
Non, mais ce look ! Vous portez pas de bijoux ? Non, pas de bijoux, pas de
téléphone, pas de papier, mais une belle boule à zéro.
Les militaires ? Je crois pas que les militaires soient obligés de se raser le
crâne.
Je sais.
Quelqu 'un qui a subi une chimiothérapie.
Un cancer, c 'est horrible.
César, stop ! Oui, c 'est horrible, mais en l 'occurrence, ce n 'est pas le
cancer qui l 'a tué.
L 'arrière du crâne a été enfoncé au point d 'impact.
Elle n 'a pas cherché à se défendre.
Soit elle a été surprise, soit elle connaissait son agresseur et ne s 'est
méfiée. Il n 'y a pas de sang, là ? Non, pas une goutte.
Elle n 'a pas été tuée ici.
Regardez là.
Il y a un chat.
Ici, là ? Oui, je l 'ai vu.
Je l 'ai vu.
Et bien voilà, comme ça on a l 'ADN du meurtrier.
Alors, moi je déteste être abat -joie et j 'adore l 'enthousiasme. Ça ne vient
me changer pas.
En revanche, sur une scène de crime, il ne faut jamais s 'emballer. Il faut
toujours être très mesuré.
C 'est un cheveu synthétique.
Il a dû rester collé avec le sang séché de la blessure.
Donc cheveu synthétique.
Donc pas d 'ADN.
Mais cheveu synthétique, ça veut dire perruque.
On en revient donc à notre malade du camp -fer.
L 'amour.
Il se passe qu 'elle porte un collant, sans doute une perruque.
Moi, ça me fait plutôt penser au racidique.
Pardon ? Il y a longtemps, j 'ai eu une histoire d 'amour avec un racidique.
Mais attendez, vous avez eu un ex -juif orthodoxe ? Et pourquoi pas ? C 'est ça,
vous me connaissez, vous savez que j 'ai l 'amour occuménique. Oui, d 'accord.
Et donc, ce garçon, Yael, il avait une peau d 'une douce... Élise.
Et une sœur, il avait une sœur, qui s 'est d 'ailleurs mariée à 18 ans. Et
cette sœur, elle portait des collants.
Attendez, excusez -moi, ma cousine porte des collants avec des coccinelles
dessus, elle n 'est pas juive orthodoxe ? Oui, mais elle ne portait pas un
chétel, votre cousine.
Et donc un chétel, c 'est une perruque que portent les femmes mariées de cette
communauté.
La victime est sûrement juive orthodoxe.
Ou pas.
Allez, bon week -end.
Il ? Oui.
On est mercredi.
Bonjour, Arthur.
César, ça va ? Oui, ça va, ouais.
Je te présente Augustin, je t 'en avais parlé.
Bonjour, commissaire.
Bonjour, non, je suis capitaine.
Filleule, je t 'en ai parlé déjà. En troisième, il fait un stage avec toi,
tu sais.
Ah oui, oui, oui, bien sûr, ouais, ouais, ouais.
Non.
Mais non, parce qu 'on a une affaire qui vient de nous tomber dessus et je me
sens pas bien, j 'ai attrapé froid à cause de la climat. C 'est ma mère, peut
-être, je sais pas.
À mon avis, c 'est... Très grave, sûrement.
Bon, ok, d 'accord, mais c 'est une brigade criminelle ici, donc on touche à
rien,
et on reste discrets.
Compris ? On est discrets, on touche à rien, c 'est simple.
Voilà, il est cool, tu vas.
Allez, merci beaucoup.
Au revoir. A plus.
La vidéosurveillance, ça donne quoi ? Non, ils vont tout détruire. Les
c 'est mort.
De toute façon, il y a eu des études. C 'est prouvé que la vidéosurveillance, ça
ne fait jamais baisser la criminalité.
Bon, pas de disparition signalée. Ni de femmes sous chimio, ni de femmes
militaires, la loose.
D 'accord, donc on en revient à la théorie d 'Élise. C 'est qui, Élise ? Sa
copine. Non, c 'est pas ma copine.
Et lui, c 'est qui ? Lui, c 'est le stagiaire.
C 'est quoi, la théorie ? La victime serait juive orthodoxe.
Il faut aller au consistoire voir le grand rabbin. Moi, j 'ai des soucis, je
sens pas bien.
Excusez -moi.
Vous savez, une fois, j 'ai vu un homme qui parlait par un trou dans le cou.
Genre... Il parlait comme ça, tout le temps, avec une voix.
Ça va être long, ce stage.
Ok. Si ça te pose un problème de rentrer là -dedans, tu me le dis, moi j 'y vais
tout seul, y 'a pas de... Pourquoi ça me poserait un problème de rentrer dans
une ciné... Waouh, d 'accord, tu t 'es dit Samia Belkacem, arabe donc
antisémite. Non, non, non, rien à voir, c 'est pas ce que j 'ai dit. Non, non, c
'est pas ça du tout.
Bah, écoute, je vais te dire un truc très simple.
Toutes les religions, pour moi, toutes sans exception, servent à opprimer les
femmes. Donc je m 'en méfie.
De toutes.
Et au boulot, en tant que flic, c 'est pour tout le monde pareil.
Il n 'y a pas de juifs, de cathos, d 'athées, de musulmans ou quoi que ce
Il y a des victimes, des témoins ou des suspects.
C 'est votre côté.
Ok, toute ambiance.
Elle s 'appelle Sarah Bloom.
Elle fait un peu de secrétariat ici au consistoire, de la mise sous pli, des
choses comme ça.
Et ça fait combien de temps que vous ne l 'avez pas vue ? Au moins deux jours,
je dirais. Elle n 'était pas venue travailler.
Elle ne travaille pas pendant 48 heures et ça ne vous inquiète pas ? Comment
vous dire ? J 'ai pensé à un petit coup de mou.
Son mari, Noah, est mort d 'un cancer il y a deux ans.
Et depuis, Sarah est fragile.
Et vous savez quoi d 'autre sur elle ?
Pas grand -chose.
C 'est une jeune femme sans histoire.
Elle est membre de la communauté racidique.
Les racidiques sont des orthodoxes. C 'est une branche de la religion juive
porte une interprétation des textes disons rigoristes.
Et ça aurait pu lui attirer des ennuis, ça ? Non.
Sarah, elle avait sa petite vie. Elle embêtait personne et personne l
Qu 'est -ce que... Vous n 'avez pas du travail, non ? Tu peux vous aider ? Oui.
Est -ce que tu peux fermer la porte et venir, s 'il te plaît ? Est
-ce que tu peux me filmer le fond de la gorge, s 'il te plaît ? Filmer quoi ? Le
fond de la gorge. Je pense que j 'ai une angine bactérienne. Si t 'es pas prêt à
temps, ça peut être grave. Vas -y.
En 15e siècle, peut -être. Mais depuis, la médecine a fait des progrès. Et qu
'elle le fait. Et arrête.
Wagner, vous voulez pas arrêter 5 minutes ? On vous attend à l 'IML.
C 'est pour Starablook, déjà ? Ça ne me fait pas non plus grimper au rideau,
cette précipitation, mais c 'est un cas sensible.
Dans la religion juive, les corps doivent être mis en terre le plus
possible. Voilà pourquoi là -haut, ils nous ont demandé d 'appuyer sur le
champignon. Sans votre respect, depuis quand c 'est les religieux qui dictent
les lois ? Nous sommes en Alsace, sous le régime du concordat, lieutenant. Ici,
les rapports entre la religion et l 'État sont différents.
Donc, c 'est le grand rabbin qui dit ce qu 'on peut faire ou pas ? Il ne s 'agit
pas d 'un pas de droit. Et le grand rabbin Melman ne se fait absolument pas
opposer à l 'autopsie.
Mais la diplomatie à l 'échelle locale nécessite qu 'on fasse parfois avec les
exigences et les rites d 'une communauté.
Bon, Belkacem, si ça vous chiffonne, vous écrivez à votre député ou, je sais
moi, vous organisez une manif.
Mais en dehors des horaires de boulot.
Bonbon est revenu de congé pour l 'autopsie ? Non, c 'est un de ses
qui s 'y colle.
Ah, Benoît,
excusez -moi, vous savez qui fait l 'autopsie ?
Oui ? C 'est qui ? C 'est moi.
Excusez -moi, il n 'y a pas un titulaire ? Pas dispo. En fait, on a eu une
grosse intoxication.
Un streptococque diffusé par la clim dans un Ehpad.
C 'est pas possible.
Je peux vous aider pour l 'autopsie ? J 'ai regardé des tutos sur Internet.
Non, non, non, Gustin, il faut laisser faire les professionnels. Et vous pensez
qu 'ils vont arriver quand ? Bonjour, Benoît.
Suite à vos 17 messages, j 'ai interrompu mon week -end. Et oui, je
princesse. J 'aurais plutôt dit une sorcière, mais... Ah, c 'est vrai ? Ah,
cool. Non, c 'est amusant parce qu 'à la base, je voulais être la sorcière, mais
c 'était déjà pris. Je me suis inscrite un petit peu trop tard, donc il ne
restait que le costume de la princesse. Déception, mais en même temps, le
prince, c 'est plutôt joli garçon.
Donc, qui es -tu ? Je suis le stagiaire.
Stagiaire de ? Dans la police.
Pour le choix.
On se dépêche, là, parce que déjà qu 'à cause de vous, je loupe l 'écart
tellement... L 'écart tellement ?
Ah, vous n 'avez jamais participé à une reconstitution historique ? Non ? Bon,
on se dépêche ? Élise, vous, vous ne changez pas, là ? Non, je n 'ai pas le
temps, j 'ai quoi, une demi -heure à tout casser, parce qu 'après, on libère
princesse, on la kidnappe, d 'un point de vue du donjon, et je suis la
princesse, donc je n 'ai pas le choix, on y va.
Je vous supervise, Benoît.
Allez, allez, allez !
Benoît,
allez, s 'il vous plaît.
Elise, prenez le relais, je peux pas, je vous jure.
César, je vous rappelle que je suis en congé et que je suis déjà bien mignonne
'être venue.
Benoît fait ça très bien.
Allô ? Oui, oui, oui, bien sûr, bien sûr. Non, non, non, non, j 'arrive dans
très, très peu de temps.
Pardon, excusez -moi, c 'était mon prince, enfin, le prince.
Benoît, vous m 'enverrez votre rapport, d 'accord ? Le rapport, moi ? Oui, je
vous fais confiance, faites -vous confiance.
Allez.
Partez, partez.
J 'aurais pas cru que les policiers étaient aussi sensibles.
Il n 'y a pas de mal à être sensible.
Je pense même que c 'est essentiel. Un flic insensible, c 'est un mauvais flic.
Vous me dites ça parce que vous êtes sensible.
Excuse -moi, tu peux m 'attendre dans le bureau d 'Élise, la légiste, s 'il te
plaît ? Tu touches à rien, d 'accord ? Pas de risque.
Elle n 'a pas l 'air commode, votre copine.
Bonjour. C 'est peut -être magnifique pour les judiciaires.
Vous êtes une amie de la famille ? Etelma de Bachar.
Je suis la femme de David, le frère de Sarah.
Toutes mes condoléances.
Mon mari est en déplacement professionnel.
Il n 'a pas pu revenir à temps, alors je suis venue pour soutenir mes beaux
-parents.
Vous connaissez bien Sarah ? Oui.
C 'était ma belle -sœur et...
Et mon ami.
Depuis longtemps ? Depuis l 'école.
J 'avais parié que j 'épouserais son frère.
Alors ça a été long, mais j 'y suis arrivée il y a cinq ans.
Et vous êtes restée proche ? Oui, très.
Je l 'ai beaucoup soutenue à la mort de Noah, son mari.
Pendant ma grossesse, elle a été comme une soeur.
Bien et patraque, je me suis dit que ça vous rassurerait que je mette un masque.
On peut peut -être la faire en visio la réunion, c 'est bien la visio, non ?
Bon, Sarah Bloom, c 'est quoi, c 'est un crime antisémite ? Non, ça colle pas
avec la façon dont elle a été tuée.
Le corps a été traité avec un certain respect.
Enfin, elle est quand même morte, bonjour le respect.
Ça nous apprend surtout que c 'est pas un crime de haine.
Elle connaissait l 'agresseur.
Quelqu 'un de son entourage ? Un féminicide ?
Il y en a eu 112 l 'an dernier. C 'est désespérément banal.
En tout cas, c 'est pas le mari.
Elle était veuve depuis deux ans.
Et si on pensait à l 'entourage professionnel ? Sarah travaillait au
consistoire.
Avec le grand rabbin.
Ouais, mais c 'était un petit boulot, qu 'une responsabilité.
Franchement, je vois pas le lien avec sa mort.
Si elle avait vu ou lu quelque chose qu 'elle aurait pas dû.
Les institutions religieuses font du genre à cultiver le secret.
On pourrait mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et voir ce qu 'il
en ressort. Bien sûr, et puis mettez aussi le grand rabbin en garde à vue.
Vous aviez poney quand le substitut est passé, Belkacem ? Pour cueillir une
fleur, on n 'utilise pas une tronçonneuse.
D 'accord.
Je dis, pour cueillir une fleur, on n 'utilise pas une tronçonneuse.
Oh, trop bien la métaphore ! Tu pourrais l 'utiliser ? C 'est cadeau.
Alors ? Comment ça s 'est passé ? Bon, Arthur, tu vas pas être content.
Quoi ? César, il y a plein de filles qui lui tournent l 'auto.
Ah, oui.
Bon, celle qui fait semblant d 'être un ovni, sa chef, c 'est pas un tout petit.
La lieutenant de Brune, qui le regarde comme si c 'était un ovni, pareil.
Et celle qui lui parle cash, et qui s 'habille chelou, même pour défouper des
cadavres. Quoi ? Élise, elle est légitime ? Bah, je sais pas, c 'est du
masochisme, mais à mon avis, il est amoureux. Mais non, c 'est pas du tout,
sont amis, c 'est tout.
Je suis désolé pour ça.
De ? Ah, parce que tu penses qu 'il y a un truc entre César et moi, c 'est ça ?
Bah, je sais pas, j 'ai bien deux mères, moi.
Il est héros, alors, César ? Euh, la question mérite d 'être posée, c 'est
Mais c 'est ton crush, non ?
Oula dis donc, t 'as vu là, on va être en retard, je suis tombé sur les mers.
Vas -y rabatte tes affaires, on y va.
C 'est beau, capitaine.
C 'est beau, aujourd 'hui.
Je veux savoir ce que vous faites.
Bonjour, monsieur.
Capitaine Wagner, SRPJ de Strasbourg.
Je veux savoir qui vous êtes.
David Mosbacher.
Vous êtes le frère de Sarah Bloom, c 'est ça ? On va devoir fouiller l
'appartement de votre sœur.
C 'est du solide. Il va falloir forcer à l 'intérieur.
Je ne vous conseille pas de faire ça. On a une commission rogatoire, monsieur.
Il faut nous laisser travailler.
Vous n 'avez aucun respect pour les morts ? Je ne vous laisserai pas
son appartement. Ça va, on se calme.
Vous savez qui je suis ? J 'ai des relations, moi.
C 'est pas trois pauvres flics qui vont m 'intimider.
Oui, mais les pauvres flics, ils peuvent vous embarquer pour obstruction à l
'enquête. Ça va.
Vous savez pas qui je suis. Ça va.
Non.
Monsieur, vous êtes chez vous. Vous pouvez discuter avec moi deux minutes ?
plaisir.
Désolé.
Je suis un peu accro.
C 'est normal, c 'est...
C 'est votre sœur ? On n 'était pas tellement proches.
Sa mort me bouleverse plus que j 'aurais cru.
Comment ça, pas tellement proches ? Vous habitez le même immeuble et votre femme
m 'a dit qu 'elles étaient comme des sœurs avec Sarah ? Oui, elles étaient
amies.
Mais je suis un homme, les femmes sont différentes.
Compliqué à comprendre.
Sarah était imprévisible.
Et encore plus depuis la mort de Noah.
Ça fait deux ans, c 'est ça ? Ouais.
Est -ce que vos préceptes religieux prévoient une durée de vivage ? Est -ce
Sarah aurait pu fréquenter un autre homme ? Non, rien n 'interdit de refaire
vie, au contraire.
Construire une famille, c 'est la raison de notre existence.
Sarah n 'a jamais exprimé son souhait de se remarier, mais je pense qu 'elle
fréquentait un homme.
Vous en avez parlé tous les deux ? J 'ai essayé, mais elle n 'a jamais voulu en
dire plus.
Vous pensez qu 'il peut y avoir un lien entre cet homme et sa mère ? Je ne sais
pas.
On trouvera l 'assassin.
C 'est bon, les tableaux.
Ça respire pas l 'éclat et la joie de vivre.
C 'est qui, lui ? C 'est pas son mari, ça ? Noah Bloom ? Bah non, pas du tout.
C 'est lui, regardez.
Il pose là ou c 'est une photo volée, ça ? Je sais pas.
Mais d 'après l 'historique, elle a été consultée plusieurs fois récemment.
Il faut trouver ce gars.
Bonjour, capitaine. Bonjour, Augustin.
J 'ai une question pour vous.
Oui, je t 'écoute, vas -y. Est -ce que c 'est un problème d 'être gay dans la
police ? Non, non, c 'est pas un problème d 'être gay dans la police.
'espère pas. Pourquoi ? Pour mon rapport de stage.
Et je me suis dit que c 'était logique de vous poser la question à vous, parce
que... Parce que quoi ? Tu crois que je suis gay ?
Enfin, pourquoi tu crois que je suis gay ? Parce que quand vous parlez de ça,
vous parlez plus bas.
Je ne vais pas prendre un mégaphone pour parler de ça.
Vous êtes quoi alors ? Bi, pan, queer, asexuel ? Quoi ? Greg, s 'il vous plaît.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous travaillez aujourd 'hui ? Oui, j 'ai poste. Vous
prenez Augustin, s 'il vous plaît. Je ne peux pas rester avec vous, plutôt ?
Vous êtes plutôt weirdo, c 'est ça ? Weirdo ? Strange, bizarre.
Bon, Greg... Pas trop.
Mais c 'est un vrai problème, l 'identité sexuelle dans la police.
Allez, viens, viens, viens.
Déjà, arrête de parler tout le temps, comme ça.
Ça va mieux, Mia ? J 'ai plus de nouvelles.
Et vous, ça va mieux au niveau du... Bon, je le remets, mais j 'en ai
marre. Ça m 'empêche de respirer, là. J 'étouffe, là -dessous.
Merci. Non, c 'est papier. Il y a tout un tas de rendez -vous bizarres.
Bon, là, médecin, rendez -vous, normal, comme tout le monde.
Ah, oui, là, soins du visage.
Esthéticienne, manucure, sans compter tout un tas de produits de beauté, crème
de jour, crème de nuit, sérum, crème antiferme.
Elle prenait soin d 'elle, pour cacher tout ça sous une perruque et des
collants. Elle se faisait belle pour quelqu 'un.
Lui, par exemple.
C 'est qui, ça ? Inconnu au bataillon, mais on fait des recherches.
Et son téléphone portable ? Son téléphone portable.
Pardon, elle n 'en avait pas.
Encore un truc interdit aux femmes.
Non, non, non, les orthodoxes ne sont pas des amis, ils ont le droit au
téléphone. Donc soit elle avait un téléphone au nom de quelqu 'un d 'autre
disparu, soit elle faisait partie des rares personnes qui n 'en veulent pas.
Vous sentez, excusez -moi, pardon, vous sentez le courant d 'air là ? Greg, vous
ne sentez pas le courant d 'air ? Mais si, c 'est la clim qui est juste là.
Joubert, vous pouvez vérifier la clim là s 'il vous plaît, démonter et regarder
s 'il y a bien un filtre à bactéries.
Un filtre à bactéries ? Oui.
Non mais moi je ne suis pas réparateur de clim alors.
Je vais le faire.
Bon, et ce roman, c 'est quoi, là ? Sota, la tentation, d 'ailleurs.
Sota, ça veut dire adultère en hébreu.
Sarah a souligné plein de passages qui parlent du déshonneur qui retombe
toujours sur les femmes.
Elle se serait identifiée à l 'héroïne. On en revient à cet homme.
Alors, vous attendez quoi pour le trouver, Wagner ? Faut que je vous le
avec un bouquet de fleurs et un massage des pieds ? Allez ! Coucou tout le
monde, le rapport d 'autopsie tout chaud.
C 'est quoi tout ça ? C 'est la percage de chez Sarah.
Crème anti -oxydant, crème anti -irides, crème, crème, crème, crème.
Elle l 'avait proposée d 'ouvrir un institut de beauté ? Excusez -moi, vous
'aviez pas un week -end de princesse ? Si, mais
comme on a conclu avec le prince, je n 'ai pas besoin de retourner dans le
château. Et puis moi, il est beaucoup plus confortable.
On voit que dans la salle de torture, c 'était... Ça va. Je n 'ai pas besoin de
tout savoir comme ça.
Bon, vous pouvez me faire un résumé, s 'il vous plaît ? Oui.
Pas de scoop.
Les lividités cadavériques confirment que le corps a bien été déplacé post
-mortem. D 'accord. L 'arme ? En fait, vu la forme de la blessure... Regardez.
Non. Non, mais si, regardez.
Non, mais Benoît, il est doué en photo. En même temps, il faut bien qu 'il soit
doué quelque part. J 'y étais, j 'ai vu.
Bref, la boîte crânienne est brisée en laissant une sorte de croix.
Donc moi, je penche pour un marteau de ce genre. Vous voyez ? Avec une pointe,
comme ça.
Vous avez ça ? Pour vous montrer.
C 'est quoi ? C 'est un marteau de carleur, ça, non ? Ça peut. Ou ça peut
être un marteau de géologue. Ou ça peut aussi bien être un instrument de
chirurgie orthopédique.
Oui, c 'est large, quoi.
Bon, donc, j 'avais raison.
Sarah, elle était bien orthodoxe. Oui.
Si vous voulez, Yael, mon ex, il peut vous briefer. Il peut vous donner des
informations sur la communauté juif -racidique, si vous voulez. Écoutez,
c 'est pas nécessaire. Je pense que ça doit être pénible pour vous de renouer
avec un ex comme ça.
Alors moi, quand je fais ça pour vous, César, ça ne me pose aucun problème.
Allez, bonne journée.
Sous -titrage ST' 501
Excusez -moi.
Que forment ces hommes autour de la tombe ? Ils forment le Minyan.
Le Minyan ? Pour dire Kadhi, la prière pour rendre hommage aux morts.
Ils forment au minimum dix hommes. C 'est cette assemblée qu 'on appelle le
Minyan.
Merci.
Vous faites partie de la famille ? On peut dire ça.
Et vous ?
Pardon,
excusez -moi.
Mais il est où ? Je sais pas, là.
C 'est un truc de ouf.
Il était en train de parler avec la mère de Sarah.
C 'est volatilisé. On va lui demander.
Non, c 'est pas le moment.
C 'est un enterrement. Vous croyez que les parents pourraient casser quelque
chose ? Attends, attends, attends. C 'est bon, on a un peu de respect.
Et
bien
voilà, vous me rappelez et puis de toute façon, c 'est au courant.
Je suis passé à la mairie, tu n 'y étais pas aujourd 'hui ? Ah non, c 'est trop
froid. On a dû couper le chauffage pour réduire les dépenses.
Excuse -moi, c 'est Christian qui t 'a réparé la clim ? Non.
Non, il m 'a déjà épousée, il ne peut pas tout faire bien.
Bon, dis -moi mon chéri, tu es venu ici pour parler de la climatisation ou bien
de la communauté juive de Strasbourg ? Tu connais le grand rabbin, toi ?
? Oui, c 'est un homme bien, soucieux de sa communauté, mais ouvert au dialogue.
Non mais attends. Ne dis pas que tu lui reproches quoi que ce soit.
Je ne sais pas.
Sarah Bloom, la victime, était quelqu 'un d 'assez fragile. Elle travaillait
pour lui. On vérifie toutes les pistes.
Si tu le connaissais, tu ne te poserais pas la question.
Maman ? Je peux rentrer ? Où ?
Il y a quelqu 'un ? C 'est le capitaine Wagner
?
Il y a quelqu 'un ?
Vous
êtes le grand rabbin ? Elie Mellemann. Et vous, vous êtes le fils de Marie
? Oui, c 'est ça.
Excusez -moi, je ne vous ai pas reconnu.
Enfin, je veux dire, je ne pensais pas que... Je toujours prenais la
Eh bien, papa, on t 'a connu moins modeste.
Judith, ma fille. Bonjour, enchanté.
Si vous entrez, il faut éteindre votre portable.
Mon portable ? Techniquement, on est vendredi.
La nuit est tombée, c 'est Shabbat.
Oui, bien sûr, l 'électricité, bien sûr. Excusez -moi, je... Non, non, mais je
passe à l 'improviste.
Vous êtes en famille, je vais vous laisser tranquille. Je repasserai.
Parfait.
Entrez, César, s 'il vous plaît.
Shabbat shalom.
Vous êtes sûr ? Oui.
Alors, nous avons un invité.
Attention, il y a de la police.
On va l 'installer là.
Ok, César, venez. Venez, asseyez -vous là.
Alors, je vous présente Ariel, mon fils et sa femme, Nora.
Déborah, mon épouse.
Laurent,
mon petit frère.
Non, mais je vais vous laisser en famille. Je ne vais pas... Hors de
Asseyez -vous à côté de ma fille. Voilà.
J 'espère que vous aimez la cape partie, même si, en l 'occurrence, c 'est du
saumon, mais bon.
Allez, servez -vous, tenez. Vous voulez un peu d 'aubergine ? Servez -vous,
servez -vous.
C 'est marrant, vous ne vous faites pas très... Fille de ravin ?
Vous m 'imaginez en colin et rhum noir ? Je ne suis pas une orthodoxe, vous
savez. Pour moi, ces femmes -là sont prisonnières d 'une idéologie.
N 'écoutez pas ma fille, capitaine, elle exagère tout.
Le racisme est une branche très dynamique dans le judaïsme.
Et en tant que grand raban, je dois les entendre et les respecter. C 'est un
poste politique et mon père ne veut pas s 'aliéner les juifs ultraconservateurs.
Alors là, je crois que ma fille veut tuer le père. Heureusement que vous êtes
là, capitaine.
Et sinon, César, vous êtes marié ?
Non, non, je ne
suis pas marié.
Pourquoi tu lui dis que il n 'y a pas de beau célibataire à Strasbourg ? Maman,
je te signale que c 'est moi qui ai présenté.
Ta cousine Anna, son mari.
César, je suppose que vous n 'êtes pas juif.
C 'est un problème chez nous.
Mais bon, ça peut s 'arranger.
Bah oui, forcément.
C 'est pas compliqué de devenir juif, vous savez.
Sept ans de Talmud et c 'est bon.
T 'as oublié la circoncision.
C 'est vrai.
Bon, ça c 'est une petite formalité. Rien du tout.
C 'est réglé.
Excusez l 'humour de mes parents, César.
Je crois qu 'ils aiment bien vous faire marcher.
Je ne connaissais Sarah qu 'au travers de son travail pour moi au consistoire.
C 'était quelqu 'un que j 'appréciais. Elle était très émouvante.
Vous n 'avez rien d 'étrange chez elle ces derniers temps ? Sarah était un peu
compliquée. Il est arrivé de s 'absenter plusieurs semaines sans donner de
nouvelles.
La semaine dernière, elle est venue me consulter sur une question qui la
tourmentait.
Vous pouvez m 'en parler ou vous n 'avez pas le droit ? Il n 'y a pas de
confession ni de secret de la confession dans la religion juive.
Le rabbin n 'est pas là pour absoudre les péchés, mais pour aider les gens qui
cherchent.
Et Sarah, qu 'est -ce qu 'elle cherchait ? Comprendre le dessein de Dieu.
Sarah était veuve, sans enfant, malheureuse, mais très croyante.
Elle se demandait où était sa place.
Moi, j 'ai le sentiment qu 'elle envisageait de reformer une famille.
Elle a rencontré quelqu 'un ? Je pense, oui.
Vous savez qui c 'est ? Ça part bien de moi, mais je l 'ignore. Je ne joue pas
les entremetteurs.
Pour ta fille.
C 'est ta mère qui a commencé.
Demandez à ses parents.
Les Mosbacher savent peut -être.
Je voudrais vous montrer une photo qu 'on a trouvée chez elle.
C 'est sur mon téléphone.
Ça attendra.
César, vous êtes certain de ne pas être juif ? Même une petite ascendance ?
Quel gâchis.
Regardez bien.
Mais c 'est sérieux. J 'ai l 'impression d 'avoir du papier de verre dans la
gorge comme si on m 'avait gratté avec des dégriffes de chat.
Puis j 'ai regardé un reportage sur les cancers de l 'oreille.
César, votre problème, c 'est que vous ne savez pas écouter votre corps.
Qu 'est -ce qu 'il dit, mon corps ? Il dit, là, c 'est votre gosier qui s
'exprime. Il est juste déshydraté. Il n 'est pas du tout irrité.
Il dit qu 'il ne serait pas contre un petit apéro. Il a besoin de boire un
peu, c 'est tout. Elle a raison, la dame.
Il faut hydrater la glotte.
Un petit verre de blanc, s 'il te plaît.
Il y a des petites herbes bouillies dans le lot, là.
Je suis sûr que c 'est un streptocoque.
Ça va ? C 'est vrai.
Super.
César, il y a elle, il y a elle, César. Je t 'en prie.
Je t 'en prie.
Bon, je vous laisse échanger entre hommes tandis que je vais babiller entre
filles.
Donc, vous êtes Yael ? Oui, c 'est ça. Vous êtes l 'ex -délice ? Exactement.
C 'est bien.
Enfin, non, c 'est pas bien. Excusez -moi, vous connaissez les mots de
c 'est ça ? Oui, je connais les mots de Bachère, mais c 'est un tout petit
monde, vous savez.
Et je peux pas vous dire grand -chose de Sarah, parce que quand je l 'ai connue,
c 'était une gamine. Mais David et moi, on a étudié dans la même yeshiva.
La même yeshiva ? Oui, c 'est l 'école où on étudie les textes religieux.
D 'accord, ok. Donc effectivement, vous connaissez bien David. Qu 'est -ce que
vous pouvez me dire sur lui ? Pour faire court, c 'est un orthodoxe pas très
orthodoxe. David a toujours eu tendance à enjoliver les choses de sa façon.
C 'est -à -dire ? Son service militaire en Israël, par exemple, il raconte à
tout le monde ses opérations sur le terrain, sous les balles. En vrai, il l
fait dans les bureaux d 'un arsenal à Tel Aviv.
Ah oui, d 'accord. Donc c 'est marrant de se vanter comme ça pour quelqu 'un
est religieux.
Pour lui...
La religion fait plus partie d 'un calcul que d 'un besoin spirituel.
Une sorte de laissé -passer pour ses affaires, c 'est ça ? C 'est ça, ouais.
Mais il doit pas être très doué non plus dans son business, l 'an dernier. Il a
essayé de taper de l 'argent à un peu tout le monde dans la communauté.
Bon, il arrive concentré, c 'est normal, mais là, il était pressant.
Des grosses sommes ? Assez, ouais. Mais il a fini par arrêter.
Soit les affaires sont parties, soit il a trouvé mieux.
Ok.
Est -ce que vous connaissez cet homme ? Ah oui, bien sûr.
Alors, j 'ai plus son nom en tête, mais il a travaillé quelques temps au cours
de l 'histoire.
OK.
Merci.
C 'est Harry Rosen.
Il a effectué une mission ici.
D 'accord. C 'était quand ? Il est parti à l 'arrivée de Judith, ma fille, il y
a moins d 'un an.
OK. Et quelle était cette mission ? Vous savez pas ? Ben non, pourquoi je
devrais ?
Et de la police ? Non mais je comprends
pas, vous vous fichez de moi en fait ? Bah si, si, vous vous foutez de ma
là ! Quoi, je dois faire une demande en trois exemplaires, c 'est ça ? Sur
papier carbone ? Eh là, dites -moi, je vais en faire trois ! Oh là là,
ça va Joubert ? Oui, oui.
Non, non, je ne vois pas pourquoi je ne suis pas prévue pour qu 'on dénonce...
Il va bien.
Il va bien. Il va bien. Il va bien. Il va bien.
Il va bien.
Il va bien.
Il va bien.
Oui, j 'ai infiltré la communauté orthodoxe il y a un an sur les ordres de
hiérarchie à Paris.
Et quel était le but de cette infiltration ? On avait eu écho de
à attaquer la communauté juive de Strasbourg.
Vous ne prévenez pas la PJ ? Ben non, quand j 'ai une mission, je suis les
ordres. C 'est tout, comme vous, j 'imagine.
Sarah Bloom, ça vous dit quelque chose ? Oui, un peu. J 'ai rencontré au
consistoire.
Vous pourriez m 'en dire un petit peu plus ?
C 'était quelqu 'un de plutôt isolé.
Isolé de sa communauté ? Non, mais vous savez, chez les orthodoxes, les hommes
et les femmes, surtout mariés, gardent leur distance.
Moi, je ne faisais pas partie de sa communauté. Bon, on a parlé quelques
comme ça, mais... Donc, une relation amicale ? Oui, on a sympathisé, comme
collègues. Je peux savoir où l 'on est.
On a trouvé cette photo de vous, chez elle.
Pourquoi ? Aucune idée.
Ça ne vous étonne pas qu 'une femme se balade avec votre photo ? Si, si, si, je
ne sais pas, je ne sais pas quoi vous dire.
Au cimetière, quand on a voulu vous approcher, vous vous êtes volatilisé.
Vous pouvez nous expliquer ça ? Volatilisé ? Comment je pouvais savoir
me cherchiez ? Vous avez parlé à Mina Mosbacher, qu 'est -ce que vous lui avez
dit ? On était aux obsèques de sa fille, je vous rappelle, je lui ai présenté
mes condoléances, il y a un truc qui interdit ça.
Imaginez ce que vous voulez. Je peux y aller ? Oui.
Ça va bien ? Vous savez bien l 'adresse des brosse -bâcheurs ? Oui, capitaine.
On y est.
On est la prochaine à gauche.
Excusez -moi de vous déranger, je sais que ce n 'est pas du tout le moment,
j 'ai encore quelques questions à propos de Sarah.
Faites votre travail, capitaine.
Votre fils David n 'est pas là. On m 'a dit que les sept membres les plus
proches de la famille devaient rester ensemble.
David a dû repartir à Londres pour son travail.
Mon fils travaille beaucoup pour sa famille.
Est -ce que vous savez pourquoi Sarah a quitté Strasbourg un long moment
récemment ? Depuis la mort de son mari, Sarah n 'allait pas bien.
Beaucoup de gens l 'ont aidée.
Mais c 'est de Dieu dont elle avait besoin.
Alors elle a décidé d 'aller en Israël, dans un kibbutz.
C 'est comme une communauté où on partage tout et où on travaille la
Un kibbutz, quoi.
Et ça a marché ? Dieu et elle ? Elle a fait la paix avec lui.
Excusez -moi de vous poser cette question, mais d 'après nos
a fréquenté un homme.
Elle vous en a parlé ? Qu 'est -ce que vous racontez ? Ma fille n 'était pas
dépravée, monsieur.
Elle craignait le Très -Haut.
Et si elle a été rappelée à lui...
Elle est partie laver de ses péchés.
De ses péchés ou lui en voulait pour quelque chose.
Qu 'est -ce que vous marmonnez dans votre barbe, monsieur ? Tout simplement
t 'es sublime, de plus en plus belle.
Ah.
T 'aimais -vous l 'honneur de cette visite un petit peu guet -apens ? Non, c
'est pas un guet -apens, c 'est... C 'est un coup de tête.
Une envie soudaine et... Irrépressible.
C 'était bien tous les deux, non ? C 'était pas bien.
C 'était pas bien. C 'était exceptionnel.
C 'était tellement exceptionnel que tu m 'as quitté.
À l 'époque, mes valeurs, mon éducation, tu le sais, toi aussi, mes parents.
J 'étais pas prêt à combattre tout ça.
Parce que maintenant, t 'es prêt.
OK, oui.
Et Dieu, il est OK ? Il dit quoi ? C 'est peut -être lui qui fait naître ses
pensées.
Et qui serai -je pour m 'opposer à ses désirs ?
Moi, j 'ai plein de
choses à faire, là.
Je te rappelle quand j 'ai fini.
OK ? Salut.
OK, salut, salut.
Là, il y a le beau gosse.
Patron, vous voulez un peu de... Vous avez croqué dedans, là.
Quoi ?
Non, je ne veux pas, merci.
Philou, je pourrais avoir une tisane, s 'il te plaît ? Bon, je viens d 'avoir
les collègues de la police de l 'air. David Mosbacher était bien à Londres
D 'accord, donc il n 'était pas en fuite.
J 'aimerais bien qu 'on puisse vérifier quelques trucs sur lui. Est -ce que vous
pouvez demander à mon aidant qu 'on puisse éplucher tes factures
Bien sûr, chef.
Le consistoire, ça donnait quoi ?
Le consistoire ? Ah oui, pardon.
Alors, le grand rabbin a joué le jeu très coopératif, tout ça.
Il m 'a ouvert le bureau de Sarah et il m 'a donné tout ce que j 'ai demandé.
Encore, qu 'est -ce que ça a donné ? J 'ai trouvé son disque dur.
Et bravo, vous avez raison, capitaine.
Elle prépare un départ.
C 'est simple, dans son historique, il n 'y a pratiquement que des recherches de
destination.
La tisane Copacabana de la casa.
Merci.
Bon, quand tu parles de départ, c 'est plus un week -end en amoureux ou un
changement de vie ? Genre un aller simple.
Et c 'est possible très loin.
Je sais pas ce qu 'il y a, Ilan, mais depuis quelques jours, c 'est compliqué
chaque fois que je donne un bib.
C 'est la digestion, ça. J 'ai eu le même problème avec mes deux premiers.
Et c 'est un autre lit.
T 'as la liste des décachères ? Oui, bien sûr.
Bonjour. Bonjour, Etel.
Capitaine.
J 'imagine que vous profitez du parc.
Non, non, je suis venu vous voir.
Vous préférez qu 'on marche un petit peu ? Oui.
Qu 'est -ce que vous pouvez me dire sur Sarah et Harvey Rosen ? Vous savez,
Sarah parlait très peu de sa vie privée.
Écoutez, il n 'est pas question de la réputation de Sarah, il est question de
trouver son assassin.
Ne me cachez rien, s 'il vous plaît.
Quand Harvey Rosen est arrivé au pont de histoire, Sarah était très vulnérable.
Il se sentait seul.
Ce type en a profité.
Et à elle, elle s 'est rendue chez lui.
Est -ce que vous pensez que c 'était réciproque ? Ils auraient pu avoir une
relation, tous les deux ? Si il s 'est passé quelque chose entre eux, ça n 'a
pas duré.
Ça ne pouvait pas durer.
Il n 'est pas des nôtres.
Alors, toi, tu le sens, c 'est ça ? Oui.
C 'est une erreur et Sarah le savait.
Est -ce que vous pensez qu 'elle aurait pu tenter de s 'enfuir avec lui ? S
'enfuir ? Qui veut s 'enfuir, capitaine ?
Sarah et Harry Rosen.
Sarah avec ce type ? Sûrement pas.
Ma soeur était très pieuse, vous savez.
Elle serait jamais partie avec un homme sans être mariée.
Et pourtant tout porte à croire qu 'elle voulait quitter Strasbourg.
Alors ça ne peut être qu 'un nouvel épisode dépressif.
Comme la dernière fois.
Vous parlez de son séjour en Israël, c 'est ça ? Oui.
Elle n 'était pas bien.
Je regrette qu 'on ne l 'ait pas vue.
Qu 'est -ce qui se serait passé si Sarah avait vraiment voulu fuir avec un homme
? Sarah était majeure. Elle était libre de vivre sa vie comme elle le voulait.
Qu 'est -ce que vous croyez ? On n 'est pas des fanatiques ?
Nos femmes, nos sœurs appartiennent à notre communauté par choix.
Très bien.
Merci. Merci Yves.
C
'est
vrai, le racisme c 'est pas non plus Guantanamo, tu peux en sortir.
Enfin, tu sors, tu rentres plus, c 'est pas non plus un moulin.
Donc banni, oui, mais tué, a priori, non.
Excusez -moi, Elise, vous avez réellement imaginé devenir juive
'étais tellement amoureuse que oui, ça m 'a traversé l 'esprit.
Non, mais sincèrement. Vous ne me laissez pas finir, ça m 'a traversé l
une minute.
Non, César, j 'aime beaucoup trop mes cheveux pour porter une perruque, j
beaucoup trop faire l 'amour pour faire l 'amour que deux semaines par mois pour
des histoires d 'impureté, je ne sais pas quoi. Non, non, mais c 'est vrai que
Yael, c 'était...
C 'était fort. J 'étais folle de lui.
Cet homme, quand il me touchait, je ressens encore la sensation.
Oui, je préfère pas savoir les détails. Merci.
Vous voulez un petit chocolat ? Je les
garde au frais parce que comme ça, ils sont bien croquants. Vous en voulez un ?
Mais il était au frais avec un macabre.
A priori, il a pas caché dedans.
Vous en voulez un ? Non.
Donc, admettons que Sarah soit vraiment libre de partir.
On est bien d 'accord ? Les nouveaux vêtements, les crèmes de beauté ? Oui,
avait un homme là -dessous. Oui, je suis d 'accord.
Vous m 'avez dit que Sarah Bloom envisageait de se remarier.
D 'après moi, l 'homme en question, le fiancé, est sans doute issu de la même
communauté qu 'elle.
Pourquoi ? Parce que coucher avec un membre de la communauté juive orthodoxe
négociable. Il y a elle, par exemple. Mais se marier avec...
C 'est plus compliqué.
D 'ailleurs, c 'est pour ça qu 'à une époque, je draguais que dans ce quartier
parce que je savais qu 'au moins, personne ne gonflerait avec cette
mariage. Non, sérieusement, Sarah Bloom, vu l 'éducation qu 'elle a reçue, je
pense que si elle veut se remarier, c 'est avec un juif orthodoxe.
Rien, rien.
Pardon. Oh, Wagner, mais arrêtez -vous s 'y magrer un petit peu.
J 'ai aucun symptôme.
Et j 'ai une mission pour vous.
Je vous écoute.
Je voudrais que vous me rameniez Rosen par la peau des fesses et me noter s 'il
le faut. Enfin, un peu d 'action.
Je pensais que les policiers passaient leur temps à bavarder. Non, ça va.
Il est là, celui -là.
Salut.
J 'ai loupé quelque chose ou quoi ? Plutôt, oui. Je viens de passer quelques
coups de fil à Paris.
Harry Rosen nous a roulés dans la farine.
Sa mission de protection de la communauté juive, c 'est du pipeau.
Pipeau et Mario.
Il était là pour enquêter sur David Mottbacher.
Ma hiérarchie m 'avait demandé de ne rien révéler sur ma véritable mission.
Et votre vraie mission, c 'est quoi ? Ces dernières années, au cours de
opérations dans le Grand Est, on a trouvé pas mal d 'armes israéliennes.
experts en ont conclu qu 'elles provenaient d 'un stock de l 'armée
qui aurait dû être détruit.
Bon, et Mosbacher là -dedans ? Eh bien, j 'y viens.
Mosbacher a fait son service militaire en Israël. Et vous savez où ? Dans une
armurerie, on me l 'a dit. Oui, mais plus précisément dans un complexe qui
stocke les armes à détruire.
Et vous pensez qu 'il y a un lien entre ce trafic d 'armes et la mort de
Sarajevo ? Eh bien non, justement, après avoir enquêté sur lui, on s 'est rendu
compte qu 'on s 'était complètement planté.
Le type n 'a pas du tout la carrure d 'un trafic en armes.
C 'est ce que vous avez trouvé chez Sarah ?
Je sais que je vous ai un peu menti, mais je suis aussi flic.
Je ne veux pas enquêter avec vous, mais si je peux vous aider... Oui, Greg est
en train de vérifier tout ce qu 'on a trouvé chez elle en espérant trouver
qui elle voulait partir.
Elle partait ? C 'est ça votre théorie ? Oui.
Et vous avez trouvé ça dans ses papiers, sur son portable ? Elle n 'avait pas de
portable, juste un fixe et elle l 'utilisait à peine, alors...
Je ne sais pas si ça peut vous aider, mais Sarah, c 'était plutôt quelqu 'un
réfléchi, pas du genre à partir sur un coup de tête.
Capitaine Rosen, ne quittez pas Strasbourg sans nous prévenir.
Ça ne risque pas, je suis en congé.
J 'ai fouillé sur la famille Mosbacher, comme vous m 'avez demandé.
Bon, il n 'y a rien qui permet de confirmer la présence de Sarah en
Aucune trace à la police des frontières.
Elle est peut -être partie de Suisse ou d 'Allemagne, non ? Oui, elle aurait pu,
je suis en train de vérifier.
Par contre, j 'ai trouvé un truc intéressant.
Alors, l 'oncle de Sarah et David est mort l 'année dernière.
Il n 'avait pas d 'enfant, mais il était blindé de thunes.
Et d 'après le type de Tel Aviv que j 'ai eu, c 'est les enfants de son frère
qui héritent de tout.
Mais attention, il y a une condition.
Avoir fondé une famille.
Ça veut dire enfant, mariage, la totale, quoi.
D 'accord. Donc Sarah étant morte, c 'est David qui hérite de tout.
J 'ai une copie du testament, mais bon, j 'ai pas fait bruit en LV1.
Merci, Greg.
Je l 'ai bien connu, Shlomo Mosbacher.
Ça ne m 'étonne pas de lui qu 'il ait conditionné son héritage.
Et ça donne un éclairage particulier sur une discussion que j 'ai eue avec
David.
Avec David ? Il est venu vous parler de cet héritage ? Non, pas directement.
Mais asseyez -vous, je vous en prie. Merci.
Il y a peut -être un an, il est venu m 'interroger sur les conditions d
'annulation d 'un mariage.
D 'annulation, pas de divorce.
Ça fait longtemps qu 'ils sont mariés ? Ils étaient mariés depuis 4 ans déjà.
David était inquiet parce qu 'Ethel ne lui avait pas encore donné d 'enfant.
Pardonnez -moi, mais je trouve que c 'est une forme de répudiation assez
choquante.
Il faut bien comprendre le poids de l 'histoire, capitaine.
Le peuple juif a subi des siècles de persécution et les communautés ont
vécu en vase clos.
D 'où l 'importance d 'avoir une famille et de faire des enfants.
C 'était une question de survie.
Pour David, c 'est une question d 'héritage.
J 'ignore si ses motivations sont religieuses ou pas, mais de toute façon,
'arrivée de son fils a réglé la question.
Montre -moi tes mains !
Ouais
patron, vous aviez raison, pour la porte de Sarah.
Ouais, Harry Rosen.
Pour récupérer un téléphone planqué.
C 'est bon ? C 'est bon, ouais.
Bon...
J 'imagine que si vous avez fouillé l 'appartement de Sarah, c 'est pour aider
notre enquête, c 'est ça ? Croyez -le ou pas, je voulais être sûr que vous n
'aviez pas raté un truc.
Comme son téléphone portable ? Vous l 'avez trouvé par hasard aussi, non ?
Bon, écoutez, capitaine, il faut nous dire la
vérité maintenant, ça suffit.
Ok.
Pendant ma mission au consistoire, j 'ai eu une liaison avec Sarah Blum.
D 'accord, une liaison, c 'était pour rapprocher son frère ou quelque chose de
plus sérieux ? C 'était Mosbacher ma cible, mais en sympathisant avec sa
'était le meilleur moyen de me rapprocher de lui.
Enfin, vous avez fait plus que sympathiser.
Oui, enfin, en la connaissant mieux, je n 'étais pas très fier de me faire virer
d 'elle.
Ça fait partie du boulot.
Et un soir, on s 'est embrassés et j 'ai réalisé que j 'avais des sentiments
pour elle.
Elle téléphone alors ? C 'est moi qui lui ai donné pour que notre liaison
discrète. Vous ne l 'assumiez pas ou c 'était elle ?
Les deux.
Moi, j 'étais en mission. Elle avait des problèmes avec sa famille, sa mère, son
frère. Elle était complètement écrasée par le poids de la religion.
Ça devait être insupportable.
Et quand vous avez fini votre mission, vous vous êtes revu ? Non.
Je lui ai proposé de partir avec moi, mais elle a refusé.
Elle ne voulait pas quitter son monde.
Elle m 'avait demandé de ne pas la rappeler.
J 'en ai beaucoup souffert, mais j 'ai respecté son choix.
Vous êtes revenu quand à Strasbourg ? Mardi.
Mardi, ouais.
Juste avant sa mort.
Pourquoi ? Parce qu 'elle me l 'a demandé.
Vérifiée dans les SMS, sur son portable.
Elle avait besoin d 'aide. J 'ai pris un congé. Je suis venu tout de suite.
Pourquoi vous nous avez pas dit que vous l 'aviez revue ? Parce que c 'était
notre moment.
On s 'est revus devant la gare quelques minutes.
Je dis que je l 'aimais.
Elle m 'a souri.
C 'est comme si on s 'était jamais quittés.
Elle m 'a dit que maintenant qu 'on était à nouveau ensemble, tout allait s
'arranger, qu 'elle avait juste besoin d 'un jour ou deux pour se préparer et qu
'on reparte ensemble.
Mais je l 'ai jamais revue.
Vous étiez où le soir de sa mort ? Elle était à mon hôtel à attendre son coup de
fil. Vous êtes sérieuse, là ? Vous pensez vraiment que je l 'aurais tuée ?
Pourquoi je ferais ça ?
Regardez dans son téléphone, elle a passé des coups de fil, elle a envoyé
SMS. C 'est là qu 'il faut le chercher, le tueur.
J 'ai quand même un peu de mal à acheter cette histoire d 'amour, là.
Harry Rosen, flic ambitieux, belle prestance.
Et Sarah, qui a plutôt l 'air d 'un petit oiseau tombé du nid.
Tu as assez raison.
Pardon, excusez -moi.
Alors, le téléphone de Sarah confirme les échanges avec Rosen.
Ça colle avec ce qu 'il nous a dit.
Mais pourquoi vous êtes excitée comme une puce ? Eh ben, à cause de ça, deux
trois heures avant sa mort.
Le dernier coup de fil qu 'elle a passé.
Et vous savez qui c 'est ? Non, non, non, pas encore, c 'est un prépayé.
Mais ce qui est intéressant, c 'est que plus tard dans la nuit, ce téléphone a
borné dans la zone où on a trouvé son corps.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Ça va plus mal que ça ? Les hommes sont tellement...
navrants.
Bon, faut pas généraliser non plus.
On réserve aussi de bonnes surprises, parfois.
C 'est pour ça qu 'on nous aime, non ? Oh là là, viens, viens.
Enfin, pas tous les hommes.
Heureusement, il y a les homosexuels.
Grâce à eux, je garde un petit peu d 'espoir et de respect pour la jante
masculine.
C 'est pareil chez les homosexuels ? Ils ne sont pas tous menteurs, hypocrites ?
Tu veux vraiment savoir ? Non.
Ah bah si.
Merci.
Qu 'est -ce que c 'est ?
C 'est abominable, c 'est quoi ?
Adana, schnapps, alcool de chou, fenouil, mixé avec de la crème fraîche.
Recette de ma grand -mère croate.
T 'es sûre qu 'elle avait pas passé ta crème un peu là ? Non.
La crème.
Bien sûr, pourquoi j 'ai pas relevé ça ? Excusez -moi, j 'avais déjà dit quelque
chose, je... Là, maintenant ? Oui, je te rappelle après.
Ben oui, ok, à plus tard.
Benoît.
Oui ? Rassurez -moi, vous avez bien prélevé tous les langanes ? Euh, oui.
Oui ? Oui, oui.
Sur à combien de pourcents ? 95 ? Peut -être 90.
80 ? 40.
Peut -être vous vous souvenez de l 'utérus de la victime.
Là, comme ça, pas très bien.
Et ces seins ? Vous les avez palpés ? Vous les avez regardés ? Oh non, mais
docteur, je vous jure... Non, ne jurez pas, Benoît.
Est -ce que vous avez palpé ses seins ? Non, mais jamais.
Jamais. Je profiterai pour tripoter une victime. Benoît.
Psychopathe, ça, je sais que vous ne l 'êtes pas.
En revanche, je vous l 'ai dit plusieurs fois.
Même si ça ne fait pas partie de la procédure standard, il faut toujours
la poitrine de la victime.
Pour détecter une grossesse, par exemple. Vous voyez ? Elle était
Ok. Benoît, vous allez au laboratoire.
Vous demandez un échantillon du sang de la victime, à la toxicologie par
exemple. Maintenant ? Bah non, à Noël.
Oui Benoît, maintenant, sinon il faut jeter les échantillons. Allez -y s 'il
vous plaît, maintenant ! Oui, oui, pardon.
Sarah Boub était enceinte.
Quoi ? Mais qu 'est -ce qu 'il vous a dit ? C 'est Benoît, non ? Non.
Alors, mon petit Benoît ira loin, mais pas tout de suite.
Il est procédurier.
Donc, comme c 'est pas dans le protocole, il a pas examiné l 'utérus.
Et comment vous allez prouver ça, alors ? Dosage de la bêta HCG sur les
échantillons de sang.
Ça marche très bien en post -mortem et ça nous confirmera que Sarah était bien
enceinte. J 'aurai les résultats demain.
Mais comment vous avez eu cette idée -là ? Ah, voilà.
Avec cette crème.
Exactement cette crème. Je l 'ai vue l 'autre fois, mais j 'ai pas imprimé.
C 'est une crème contre les vergetures de grossesse. C 'est un classique. Ouais
? Ma mère, elle avait la même quand elle a eu mon petit frère.
Je reconnais parce qu 'une fois, je me suis brossé les dents avec.
Bon, et à part se brosser les dents avec, on peut peut -être faire autre
avec cette crème, non ? Elle sert si on fait un régime pour perdre énormément de
poids, ce qui n 'était pas le cas de Sarah. Donc, croyez -moi, elle a utilisé
cette crème pour sa grossesse.
Si Sarah Bloom était enceinte, ça fait une sacrée concurrente à son frère pour
'héritage.
Attends, pardon.
Vous voulez dire qu 'il aurait tué sa sœur pour l 'empêcher de se marier, pour
rester le seul héritier ? Waouh ! C 'est plus Strasbourg, c 'est Dallas.
C 'est quoi Dallas ? Ok, donc là tout d 'un coup j 'ai 150 ans.
Bonne journée.
Tu connais pas Dallas ?
Bonjour.
Bonjour.
Vous partez encore ? Oui, 24h pour le boulot.
Désolé, je suis pressé.
Revenez demain.
Dans ce cas -là, on vous embarque et on vous interrogera en garde à vue.
Ok.
Qu 'est -ce que vous voulez savoir ? D 'après vos relevés téléphoniques, votre
soeur vous a appelé la veille de sa mort ? Il me semble, oui.
Qu 'est -ce qu 'elle voulait savoir ce jour -là ? Je ne sais plus.
Je crois qu 'elle voulait me boire, mais j 'étais sur le départ, comme aujourd
'hui. Ce n 'était pas plutôt pour vous dire qu 'il allait falloir renoncer à l
'héritage du tonton d 'Israël ? Sarah était enceinte.
Enceinte.
Ma sœur.
C 'est parce que vous tenez une histoire pareille.
Peu importe.
On a de bonnes chances de croire qu 'elle était enceinte au moment de sa
Écoutez, même si c 'était vrai, vous vous plantez complet.
Mon oncle était du genre très conservateur. Il n 'aurait jamais laissé
infiniment une femme, même mariée.
Sarah n 'avait aucune chance d 'arrêter quoi que ce soit.
Bon, ça serait bien de rester et discuter avec vous toute la journée,
un avion.
Vous croyez qu 'il dit vrai ? Je sais pas.
J 'aimerais bien savoir ce qu 'en pense la femme.
Ça vous dit une voiture comme ça ? Ça vous tire bien ?
C
'est pas possible d 'avoir plusieurs médecins traitants. Ah c 'est si, je
assure que c 'est possible. Mais non, c 'est illégal.
Non, c 'est pas légal.
Enfin, c 'est légal.
Bonjour.
Bonjour. Bonjour. Police.
On voudrait voir Etel Mosbacher.
Etienne ? Oui, elle est juste là.
Merci. Je vous en prie.
Bonjour. Bonjour, Etienne.
Je finissais de classer les factures.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Ça va, vous allez bien ? Oui.
Oui, merci.
J 'aimerais savoir à propos de quoi vous m 'avez menti.
Pardon ? Vous m 'avez bien dit que Sarah et vous étiez les meilleures amies du
monde.
Oui.
Et qui cacherait sa grossesse à sa meilleure amie ? Quelle grossesse ?
Celle de Sarah.
Écoutez, je ne comprends absolument rien à ce que vous racontez.
Bon, écoutez, Ethel, soit vous saviez qu 'elle était enceinte et vous l 'avez
cachée, soit vous ne saviez pas et vous m 'avez menti sur votre amitié.
Je ne comprends pas.
Pourquoi vous faites ça ? Sarah, c 'était ma famille. Je ne comprends rien
votre histoire de grossesse.
Pourquoi vous salissez tout comme ça ?
Je me sens pas bien.
Je me sens pas bien.
Ça va ? Madame Mosfacher, ça va ? Venez vous asseoir. Appelez les secours.
S 'il vous plaît.
Appelez les secours.
Appelez les secours.
Appelez les secours. Appelez -moi.
Ça va, chef ? Oui, ça va.
Du calme patron, c 'est trois pulvérisations maximum.
Ça marche plus là.
Oh, pardon.
C 'est pas grave.
Pardon, je suis désolé.
Oui, non mais... Non mais... Il est en face de moi, voilà.
Oui, je vous le passe.
C 'est votre mère, bonne chance.
Allô ? Allô, c 'est Gisard, il faut qu 'on parle.
Comme ma mère est comme ça, je prends très très cher. Gisard, allô ? Oui
je t 'écoute.
Bon, écoute, je viens d 'avoir un appel du grand rabbin qui m 'a parlé de
harcèlement policier contre un couple orthodoxe. Tu te rends compte ? Ce n
pas du tout du harcèlement. On est dans une enquête policière, enfin.
Oui, il faut que tu réfléchisses de la manière dont tu le fais. Parce que tes
actes ont des conséquences.
Tu veux me mettre à dos toute la communauté juive de la ville ? Et puis
après encore ? Des protestants, des musulmans ? Écoute, ça n 'a rien à voir
la religion.
Bon, j 'ai du travail. Excuse -moi, je suis désolé. Allez, au revoir.
Oh, trop fort ! Faut que je fasse pareil avec ma mère.
La traduction du testament, ça confirme ce qu 'a dit son frère. Y a pas un sou
pour Sarah.
Donc plus de mobile pour le frère.
Bravo, Wagner, pour cette piste foireuse.
Je reste persuadé que la mort est en lien avec sa grossesse.
Et à qui profitera le crime ? À mon avis, faut trouver le père.
On a eu un peu de mal à vous retrouver.
Qu 'est -ce que vous faites ici ? J 'essaie de ne pas perdre la main. Je
congé, pas en retraite.
Je peux essayer.
Votre travail avec Sarah Bloom, cinq minutes devant la gare ? J 'ai du mal à
croire avec ce qu 'elle venait de vous annoncer.
Et qu 'est -ce qu 'elle va m 'annoncer ? Je suis curieux de le savoir.
Tout porte à croire qu 'elle était enceinte de plusieurs semaines.
De vous, n 'est -ce pas ? Je vous suis pas, là.
Imaginons, elle vous annonce qu 'elle porte votre enfant.
Qu 'est -ce qui s 'est passé après ? Elle insiste pour que vous assumiez le
mariage. Petite vie tranquille, à Strasbourg, avec les orthodoxes, sa
Fini la carrière de grand flic, à Paris.
Alors vous l 'avez frappée.
Mais vous délirez complètement.
Sarah ne pouvait pas être enceinte de moi. Je ne l 'ai pas revue depuis mon
départ de Strasbourg. Il y a une éternité.
Vous savez ce qu 'on a trouvé chez elle ? Une crème anti -vergéture.
Elle s 'en servait pourquoi, à votre avis ?
Ce jour -là, avec le téléphone que vous lui avez donné, elle a appelé un
téléphone prépayé.
C 'est vous qu 'elle a appelé, c 'est ça ? Par contre, vous n 'auriez pas dû
prendre ce téléphone avec vous quand vous avez déposé son corps.
Donc elle a appelé quelqu 'un, ce quelqu 'un l 'a tué et il s 'est débarrassé de
son corps. Et ce quelqu 'un, vous pensez que c 'est moi ? J 'imagine que vous
avez des preuves.
Vous inquiétez pas pour ça.
C 'est grotesque.
Capitaine Rosen, je vais vous demander votre arme de service.
Ensuite, vous vous mettrez à disposition du GPN qui vous signifiera votre
suspension jusqu 'à la fin de l 'enquête.
C 'est ridicule.
C 'est ridicule.
Bon, il nous faut une preuve en béton pour pouvoir coller cette raclure de
en garde à vue.
Donc Wagner, vous affolez un peu la nouille et vous me trouvez un lien entre
téléphone et Harry Rosen.
Merci.
Pourquoi vous allez pas chez un ORL ? Bah, parce que... Parce qu 'on sait
jamais, il peut me trouver quelque chose de grave, voilà.
Vous savez, moi, une fois, j 'ai eu une angine.
Six heures après, je me suis fait opérer des amygdales.
Bon, l 'opération, elle s 'est très bien passée.
Mais la voisine de mes parents, elle a eu la même chose.
Après l 'opération, il y a eu plein de complications.
Et du sang qui gicle de sa gorge. Vous n 'avez pas un rapport de stage à
rédiger, là ? S 'il vous plaît. Si, si, si.
Merci.
Et Arthur ? Arthur, c 'est moi. Est -ce que tu peux passer ? Alors ? Oh,
pourquoi tu râles comme ça ? C 'est pas grave. On est bactéries, c 'est plus
propre.
Dommage.
C 'est pas pire.
Ah, t 'es trop mignon, je te jure. Qu 'est -ce que vous regardez ? Tu vois
une comédie romantique, là.
Il est chelou, le patron.
Il est pas mal.
Beaucoup.
Ouais.
Je suis sûr que c 'est une parotidite ourlienne.
Ça m 'étonnerait que t 'aies les oreillons, quand même.
Les oreillons ? Eh oui, c 'est le petit nom de la parotidite ourlienne. Vu ton
âge, t 'as pas été vacciné, mais à mon avis, tu les as eus en France.
Regardez, fais voir.
J 'ai vérifié.
Regarde, regarde.
Tu te balades toujours avec tes carnets de santé, comme ça ? Bah oui, comme tout
le monde, non ?
Ah oui, oui, oui.
Oui, je l 'ai vu quand j 'avais 6 ans. Oui, je me souviens maintenant. Oui, ça
fait mal.
Bon, en tout cas, pour moi, c 'est une parotélite simple.
Pas de panique. Ça arrive de choper ça avec la clim.
Avec la clim ? Ouais.
Tu vas me prendre ça pendant 8 jours.
Ok. T 'as de la chance. C 'est pas grave parce qu 'avoir les oreillons adultes,
ça, ça, c 'est pas terrible, terrible.
Ça peut rendre stérile, carrément.
Terrible ? Ouais.
Qu 'est -ce qui se passe ? Tu fais un AVC ? Non.
Oui, Elise, c 'est moi.
Vous avez les résultats d 'analyse ? Vous me retrouvez au bureau dans 30
minutes. En attendant, je vais vérifier quelque chose.
Bonjour.
Et ça qui a servi à tuer Sarah Bloom ? Oui, non, comme celle -ci en tout cas.
C 'est bien, mais ça ne me suffit pas.
Et cette histoire de grossesse, vous avez confirmation ? Je confirme qu 'elle
'était pas enceinte au moment de sa mort.
Les analyses de sang ont montré un fort taux de prolactine.
Ce qui veut dire qu 'elle a accouché et qu 'elle a laité son bébé.
Donc c 'était récent, pendant sa longue absence.
Et où est ce bébé ?
Bonjour madame, nous avons une commission rogatoire pour effectuer une
perquisition dans votre appartement.
Et on va vous demander de nous suivre, votre mari et vous, pour un
interrogatoire.
Évitez les faux mal -aides comme la dernière fois, ça marchera pas. Allez,
là.
Vous deux par ici, ouvert le salon avec moi.
Vous faites la salle de bain ? Mon mari n 'est pas là.
Vous pouvez l 'appeler s 'il vous plaît ?
S 'il vous plaît. S 'il vous plaît, pas les livres.
Monsieur, s 'il vous plaît, les livres, ils sont sacrés.
Et elle ? Elle n 'écoute pas.
Sors. Sors.
Sors de là.
Sors ! Ça va ?
Oui, connaisseur, c 'est moi.
S 'il vous plaît, j 'ai mon bébé pied -de -borde.
Vous avez des nouvelles de l 'IGPN ?
Comment ça ils ont perdu Reven ? D 'accord, merci.
Joubert.
Vous gérez la perquise. Greg, Samia, vous venez avec moi. Il faut retrouver
Rosen.
Harry, Rosen aurait pu se disculper dès le début, mais il nous lâchait des infos
par kibou.
Et à chaque fois qu 'on le convoquait, il nous soutirait des renseignements sur
l 'enquête.
Bon, alors il faut se décider. Coupable ou pas coupable ? Pas de la mort de
Sarah, justement. Il menait sa propre enquête.
Patron, vous avez raison.
Rosen a fait intervenir une collègue pour accéder à deux choses.
Un... La liste des appels passés par le téléphone de Sarah et de son propre
rapport de mission sur le consistoire. J 'ai mis la main dessus.
Regardez.
Il dit que David Mosbacher a un deuxième téléphone portable.
Et c 'est le téléphone qu 'appelait Sarah.
Le prépayé qui a borné près de l 'endroit où on a déposé le corps.
C 'est lui.
L 'assassin, c 'est David.
Bravo, Greg. On a retrouvé sa voiture abandonnée sur un parking.
D 'après le gardien, un homme l 'a emmenée sous la menace d 'une arme.
C 'est Rosen.
Bon, contactez l 'IGPN et aussi la DCRI pour qu 'ils nous aident à le localiser.
Moi, je retourne chez David et Tel. Si vous avez quelque chose, vous m
'enjoignez. OK, chef.
Martial !
Je ne te reconnais pas. Abba ! Abba ! C
'est
de l 'endure.
Relâche -toi ! Arrête ta
gueule ! C 'est de l 'endure.
Tais -toi.
Ferme ta gueule ! Ça va, il n 'a plus de problèmes de digestion.
Je vous ai entendu en parler au parc.
Maman, il va mieux.
C 'est le passage du lait maternel au lait en poudre. C 'est compliqué.
Comme Sarah est morte, il n 'y a plus d 'allaitement.
Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.
Je vais vous raconter une histoire, Attala.
L 'histoire d 'une femme qui découvre qu 'elle est stérile au moment où son mari
a besoin qu 'elle ait des enfants.
Une sombre histoire d 'héritage.
A tel point qu 'il envisage même d 'annuler le mariage.
Et comme par miracle, sa meilleure amie tombe enceinte.
Mais il n 'y a pas de père. Il est parti.
Cette amie est très très religieuse. Elle risque le déshonneur, la honte,
toute sa communauté.
Alors elle trouve une solution.
T 'as couché en secret.
Sarah n 'est jamais allée en Israël.
Elle était à Mulhouse.
C 'est là qu 'est née Ilan ? Non.
Ilan n 'est mon fils.
C 'est mon fils.
Officiellement, vous avez raison. J 'imagine que Sarah a couché avec vos
papiers, mais... Il suffira d 'un test ADN pour prouver que c 'est l 'enfant de
Sarah.
Elle a voulu récupérer son fils.
C 'est pour ça qu 'elle est morte.
Tu es par son propre frère.
Vous récupérez tout à l 'arrêtage.
Patron, je peux vous parler une minute, s 'il vous plaît ? Quoi ? Qu 'est -ce
qui se passe ? Le téléphone de Rosen émet depuis l 'ancienne zone
Là, on a trouvé Sarbon.
Etel, venez avec nous, s 'il vous plaît.
Reculez ! Baissez vos armes, baissez vos armes.
Reculez ou je tire ! Calmez -vous, calmez -vous, Harry.
Reculez ! Reculez.
Baissez vos armes.
Baissez vos armes. Il a tué Sarah pour de l 'argent. Vous pensez qu 'il mérite
de vivre ? J 'ai plus rien à perdre. Baissez vos armes.
Vous avez qu 'elle. Non, non.
C 'est vous, Harry. Vous avez qu 'elle, moi ! Non, non.
Harry.
Il n 'y a pas que ça.
Il n 'a rien fait.
C 'est moi qui l 'ai tué.
Harry, c 'est votre fils.
C 'est votre fils.
À quel moment Sarah a changé d 'avis ? C 'était il y a quelques jours.
Hélène avait terminé de téter.
Elle a gardé dans ses bras longtemps.
Très longtemps.
Elle avait l 'air... différente.
Tout ça, c 'est la faute de Strozen.
S 'il lui avait pas mis ses idées dans la tête.
Qu 'est -ce qui s 'est passé le soir de sa mort à la boutique ? Elle est arrivée
sans prévenir.
J 'étais toute seule dans l 'atelier avec Ilan dans son cosy.
Là, elle a dit qu 'Ilan était son fils.
Et qu 'elle voulait l 'élever.
On avait tellement attendu Ilan.
Mais Sarah... Elle a voulu tout ruiner.
Elle a essayé de prendre Ilan.
J 'ai essayé de l 'en empêcher.
Et puis il y avait ce marteau.
Quand je suis arrivé, il y avait un tas de chiffons, tout rouge.
Et elle était en train de nettoyer le sang de Sarah.
Moi j 'étais pétrifié.
J 'arrêtais pas de me dire qu 'elle était pas morte.
Qu 'elle dormait.
Alors on a enveloppé son corps dans des tissus.
Et je l 'ai emmené.
Pour qu 'elle disparaisse.
Pour la paix de tout le monde.
Et on était tellement heureux.
On était tellement heureux.
J 'ai commis un énorme péché.
Et il m 'a tout repris.
Ma vie.
fils de Sarah et d 'Harry Rosen.
Ça va ? Ouais, et toi ? Tiens.
Ah, c 'est le rapport de stage ? Ouais, c 'est son rapport.
Je te laisse lire.
Cher Capitaine Wagner, merci de m 'avoir accepté dans votre équipe.
C 'est un peu le bazar, mais ça a l 'air de marcher quand même.
Merci de m 'avoir répondu, même quand ce n 'était pas le moment pour vous.
Et surtout, merci de ce que vous êtes.
Vous arrivez à faire respecter l 'ordre sans flingue. Et ça, c 'est fort.
Juste en écoutant les gens.
Même si on les aime pas trop.
C 'est ça ce que je retiens de mon stage avec vous.
Écoutez les gens.
Mais s 'il vous plaît, ne le répétez pas à mes mères.
Elles disent que j 'écoute rien.
PS, plus tard, moi aussi je vais découper des morts.
Est -ce que vous pouvez demander à votre copine de me rendre stage ? Elle est
extraordinaire. Comme moi, quoi.
C 'est génétique, tu penses ? C 'est pas comme si t 'étais son père.
Père, non.
Il a deux mères.
Mais techniquement, il faut bien un donneur.
Non.
Papa,
vice.
Ça fait quoi d 'être papa ? Ouh là ! La route est encore longue, je crois.
Je parle même pas de la paperasse.
Si vous avez besoin d 'un coup de main, je suis là.
Ouais, vous voulez faire des babysitting ? Je crois que c 'est pas pour moi, ça.
Et vous allez faire comment ? Je
sais pas, je vais me mettre en dispo.
Mon congé paternité à moi, le temps de régler la situation.
Et puis après, on verra.
Hein ?
Merci infiniment.
Courage.
Non, Biel, non.
Qu 'est -ce que j 'ai fait ? Tu ne réponds plus à mes appels.
Il ne faut plus qu 'on se voit.
Elle est magnifique, ta femme.
Surtout enceinte.
C 'est une très belle femme enceinte. Il y a des femmes à qui ça va mieux que d
'autres. Ta femme enceinte, elle est magnifique.
Allez, sois heureux. D 'accord ?
Bonsoir mademoiselle.
Vous êtes charmante.
Vous voulez qu 'on vous offre un verre, non ? Avec plaisir. Merci, messieurs.
Ah, d 'accord. C 'est facile comme ça, quoi.
Oh oui, c 'est très facile. D 'ailleurs, si l 'un de vous deux, ou les deux,
veulent me faire un petit bisou, je serais ravie.
J 'aimerais bien un petit bisou.
Moi, j 'ai pas... Non, mais comme j 'ai encore un petit... Moi, je trouve ça
marrant.
Qu 'est -ce que... Non, non, arrêtez, parce que c 'est long, là.
C 'est tout doux. Ça, c 'est la première fois que tu embrasses une femme ? Ben
oui, je suis gay, je te rappelle.
Non, mais d 'accord, mais je sais pas, même pas par curiosité.
Par curiosité ? Non, enfin, je sais pas, est -ce que... Est -ce qu 'un vegan,
par exemple, il s 'est appris une côte de bœuf par curiosité ? Est -ce que t
'essayerais une maladie par curiosité, toi ? Mais pourquoi cet exemple ? Mais
pourquoi cet exemple ? Arthur, t 'es fou, pourquoi tu lui parles de maladie ?
'est fou ! Et vous, vous voulez pas que... Voilà, vivre avec vous.
Le premier baiser.
Vous savez, je l 'envoie à cette femme.
Regardez cette lumière, elle est magnifique. Le premier baiser.
Pourquoi vous courez ? Non, non, non, attendez, j 'ai des problèmes
je ne peux pas courir.
C 'est pas possible.
Non, non, on va revenir.
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