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Mesdames.
Je vous ressers.
�a va. T'en es o� ?
SAUCE PIQUANTE
Salut.
Salut !
C'est pas un braquage. Je viens du futur.
Et tout �a...
est en train de tr�s mal tourner.
Tr�s mal tourner.
T'es fianc�e ? Je suis pas assez engageant ?
C'est quoi, �a ?
Je suis venu vous pr�venir
que vous �tes mal dans le futur.
Je dirais m�me que vous vous embarquez dans le pire sc�nario qui soit.
- C'est une erreur monumentale. - Que quelqu'un appelle les flics.
Les r�seaux sociaux vous ont priv�s de votre dignit� et transform�s en gosses.
Votre culture fasciste de l'�goportrait a �rod� votre libre arbitre.
Arr�tez-vous ! Personne s'en va.
�coutez-moi. C'est important.
Ah, d'accord, je vois. Bon, tr�s bien.
J'ai une bombe.
Ouais.
Tout �a, c'est des bombes. J'en suis truff�.
Fuyez et je fais tout sauter.
Vous avez suffisamment peur ?
Bon. Super. Mettez-vous � votre aise.
H�, mec.
Oui, toi. Assieds-toi.
Ah, on a un h�ros.
Assis. Assis !
Assieds-toi, putain !
Donc, je viens du futur.
Un futur totalement foireux.
Devinez quoi ? C'est votre faute.
Pas votre faute � vous, l�, mais � ceux de votre �poque.
Vous �tes tous complices.
Et je suis ici pour tout arranger.
Tout a commenc� avec le temps de t�l�phone du matin.
Au r�veil, dans le lit, vas-y que je regarde
mes mails, Facebook, Twitter, X, Y, Z, on s'en fout.
C'est rien, quelques minutes.
Mais ce temps de t�l�phone n'a fait que s'allonger.
Pour finir, les gens ont arr�t� de sortir du lit.
La soci�t� s'est effondr�e.
Les gens se sont nourris � l'aide de perfs et de cath�ters.
L'industrie m�dicale a explos�, mais tout le reste s'est �croul�.
Personne n'a remarqu� que le monde avait pris fin.
Vous m'�coutez, au moins ?
J'ai une question : que sont devenues les librairies ?
T'as fait quoi quand les disquaires ont commenc� � dispara�tre ?
Rien. T'as rien fait.
Question surprise.
Les num�ros de t�l�phone.
Je parie qu'aucun de vous n'en conna�t un par c�ur.
Le progr�s n'en est un que s'il am�liore les choses.
Sinon, c'est une erreur.
L'humanit� a d�j� fait de mauvais choix.
Hitler. Le Segway. Il faut que quelqu'un nous remette dans le droit chemin.
Nous dise : "Non, les enfants, �a va pas.
"C'est pas le bon chemin."
D'o� ma pr�sence ici.
Je cherche des recrues, des soldats,
des gens qui ont rien � perdre et envie de se battre.
Une intelligence artificielle s'en vient dans un avenir pas tr�s lointain.
�a signera la fin de la civilisation humaine.
Mais on peut l'arr�ter.
L'humanit� peut �tre sauv�e.
C'est ici que commence la r�volution.
Je rigole pas.
C'est l� que �a commence. Ouais. Chez Norms, � Los Angeles.
Quelque part dans ce diner se trouve le bon groupe de gens
qui va faire cette r�volution avec moi et sauver l'humanit�.
Je vais trouver ce groupe et on va r�ussir.
C'est la 117e fois que je fais ce discours dans ce diner.
Vous imaginez ? �a fait 117 fois que j'essaie de vous convaincre.
C'est comme Un jour sans fin, Jim.
C'est ton film pr�f�r�, non ?
Ouais.
- Ouais. - Comment vous...
J'ai v�cu cette m�me nuit, encore et encore,
avec une nouvelle combinaison de gens � chaque fois.
Et chaque fois, on s'est plant�s, j'ai tenu dans mes bras certains de vous
et regard� la vie s'�chapper de vos yeux.
Certains d'entre vous sont comme ma famille. J'ai fait �a si souvent.
Je vous connais mieux que vous-m�mes.
Nancy Delaney et Charles Roberts, c'est votre premier rencard.
Charles s'est dit que Norms, c'�tait le bon choix.
Nancy veut partir depuis 20 minutes.
Vous n'avez jamais rejoint ma r�volution.
- Ni quitt� ce diner vivants. - Excusez-moi.
Vous !
Non, non, non.
Tu es l'individu le moins utile qui soit.
Tu as lev� la main 29 fois pour te joindre � ma r�volution.
Et 29 fois, t'as �t� un vrai boulet.
Ton genou est foutu, Gerald. C'est comme �a.
Tu meurs au bout de 16 minutes � chaque fois.
Tu es aussi d'un ennui mortel.
N'essaie m�me pas de lever la main, ce soir.
Et voil� ma reine. Oui.
Ne fais pas ta timide.
Tu es ma meilleure soldate.
Ma guerri�re. Dans cette r�volution, on repousse toutes les limites.
Tu me montres des choses sur moi que j'ai jamais voulu voir.
Et que j'avais besoin de savoir.
La tension sexuelle entre nous, c'est une temp�te estivale.
Mais on n'a jamais rien fait. Jamais.
On la canalise dans notre soif de sang.
Mais � la fin, tu me trahis. Chaque foutue fois, tu me brises le c�ur.
Mais me revoil�, perdu dans ces yeux.
Et je me dis : merde.
Encore une fois, tentons le coup. Soyons fous.
Si tu viens avec moi,
tu risques de mourir ce soir, mais si tu viens pas,
c'est fini pour chacune des personnes ici pr�sentes, c'est s�r.
Ce soir, on a une chance.
On peut sauver le monde. Repartir � z�ro.
Faire quelque chose. R�ellement.
Dolores, n'appelle pas la police. Pose ce t�l�phone.
Il y a dans ce diner la bonne combinaison de gens
qui va combattre le futur et sauver l'humanit�.
Je dis pas de conneries.
Je vais essayer toutes les combinaisons jusqu'� trouver la bonne.
Je dois donc savoir : qui va se joindre � moi ?
Qui est pr�t � sauver l'avenir ?
Greg.
Greg, allez. T'es Spartacus. Allez, mon grand.
On y va.
Les voil�. Alors, Phi Beta Kappa ?
J'offre les bi�res.
Lancez-vous.
Toga ! Toga ! Toga !
Vous savez ?
D'accord.
Y a que toi et moi, b�b�.
Ce serait pas la premi�re fois, hein ?
Et si on se d�brouillait pour que ce soit la derni�re ?
Viens, petite.
H� !
Vraiment ? Personne pour m'aider ? Vous rigolez ?
C'est jamais arriv�, putain !
Pourquoi tu te barres pas avant de te faire mal ?
- T'as pas l'air bien. - Va te faire foutre, Pete.
Je suis pas fou.
Pourquoi vous �tes tous aussi cons ?
- T'as l'air d'un SDF. - Qui a dit �a ?
Conneries. Je suis pas SDF.
Je viens d'une apocalypse cauchemardesque. �a, c'est la derni�re mode,
l� d'o� je viens.
Vous avez vu de quoi nos SDF ont l'air ? Morts.
Super. Voil� la police. Merci beaucoup, Dolores.
C'est un flop total. Tant pis.
Tr�s bien. Je me tire d'ici.
J'avais un mauvais pressentiment.
Quoi ? Il me faut des glucides pour le voyage.
Vous savez combien une faille temporelle br�le de calories ?
Je viens.
Ben �a alors. D'accord.
Je t'en prie, viens.
C'est par l�.
Quelqu'un d'autre ?
Non. C'�tait pas un flop, finalement.
Tant pis pour vous.
Fini de rigoler.
Allez, soprano de mes deux. Plus vite que �a.
- J'arrive, j'arrive. - Mets-toi l� avec elle.
Il y a 47 personnes ici,
soit des millions de combinaisons.
Mais je vais trouver le bon groupe.
Pas toi, non, certainement pas.
Vous deux, allez. Sonny et Cher. Allez, on y va, on y va.
Que personne d�conne ou je fais tout sauter.
- Allez ! - Emmenez-moi.
Leur faites rien.
OK, mon grand, toi aussi. D�p�che.
Merde, on manque de temps. Pas toi, jamais de la vie.
Baisse ta putain de main, Gerald.
Je viens.
Non. Pas question.
Pourquoi ?
T'es flippante. On dirait que t'as pas pris tes m�docs.
J'ai pas besoin de �a.
Voyons. �a fait cinq. Ouais, un de plus.
Toi, le souffle qui me porte. Oui, pourquoi pas ? Allez, viens.
�a fait six. �a pourrait suffire.
C'est dur � dire.
Et merde, tu viens aussi.
Bizarre, ce soir. Allez, princesse.
Les autres, vous avez votre soir�e.
Restez assis le temps qu'on sorte.
Pas de conneries h�ro�ques.
C'est un dr�le de groupe, hein ?
Jamais essay� cette combinaison.
Comment on sort d'ici ?
En g�n�ral, on y arrive pas.
Un cingl� qui tient tout un diner en otage,
�a donne des flics tendus.
Redressez-vous. Oui.
�a va aller. Ou pas. Je sais pas.
Si c'est pas le bon groupe, je vais �tre honn�te,
la nuit va �tre rude.
Mais si c'est le bon groupe, chacun de vous
va contribuer � sauver ce monde.
Soyez certains que votre vie enti�re a �t� b�tie pour arriver � cette soir�e.
Quoi qu'il en soit, merde.
Les d�s sont lanc�s. La r�volution commence ce soir.
Bonne chance. Amusez-vous. Restez en vie.
QUELQUES JOURS PLUS T�T...
MARK ET JANET
Je suis nerveux. J'ai l'impression d'avoir...
- la bouche s�che. - �a va.
- Trop vieux pour �a. - Mais non.
- Tu as l'�ge qu'il faut. - Ils vont pas m'aimer.
Pas grave. T'es pas l� pour �tre aim�.
Je crois pas que ce soit une bonne id�e.
Mark, tu vas pas recommencer.
Je ne pense pas �tre taill� pour �a.
D�missionne. Fais ce que tu veux. Comme toujours.
- Comment il s'appelle ? - Qui ?
Le gars en cong�...
- Sabbatique ? - Oui.
- Tim. M. Kempshaw. - Il revient quand ?
Je ne sais pas.
J'y vais. � tout � l'heure.
- �a va aller, promis. - D'accord.
J'aime pas les gens !
Je sais, mais c'est � peine des gens.
Je suis le prof rempla�ant.
Appelez-moi Mark. Si le r�glement ne s'y oppose pas.
En parlant de �a, vous avez le droit d'avoir vos t�l�phones en cours ?
Voici Anna Kar�nine, de L�on Tolsto�.
- Savez-vous qui est L�on Tolsto� ? - Un boomer ?
Faux.
C'est un �crivain russe du 19e si�cle. On va lire ce livre.
- C'est de la litt�rature Young Adult ? - Non.
Adulte ?
Ce n'est pas important.
Il a �t� adapt� au cin�ma ?
- Je l'ignore. Peu importe. - J'ai trouv�.
Mais �a date.
C'est avec Keira Knightley.
- Posez vos t�l�phones. - J'�coute le livre audio.
- C'est nul. - Oh non.
Le livre audio, on oublie. Vous devez lire le livre.
- Oui ? - Il me faut un Pepsi.
- Quoi ? - Il me faut un Pepsi.
Je n'ai pas encore eu de Pepsi. Il me faut un Pepsi.
Je peux avoir un Pepsi ?
Pourquoi dire autant "Pepsi" ?
- T'as eu quoi ? - Anglais 5e secondaire.
- Pour ton premier jour ? - Oui.
- C'est brutal. - Oui.
J'ai intercept� un papier pass� par un �l�ve ce matin.
- Vous savez ce qu'il disait ? - Quoi ?
"T'as essay� les Doritos go�t Barbecue ? Ils sont trop bons."
C'est de la pub, non ?
Ils se font carr�ment de la pub.
Une note �crite � la main ?
Non, c'�tait une appli.
- Note Pass, je crois. - Oui, s�rement.
Vous avez appris pour Craig ?
Il est en cong� sabbatique.
- � cause du stress. - Ah bon ?
Quel chanceux !
Que dit le r�glement sur l'usage du t�l�phone en cours ?
- Dr�le de question. - Le r�glement ?
En p�riode de guerre ?
Ils ne devraient pas avoir le droit de sortir leur t�l�phone.
J'aime pas non plus.
J'ai mis au point un truc.
- C'est quoi ? - Seigneur.
- L'encourage pas, Mark. - C'est un "bloqueur".
�a bloque leur t�l�phone. �a fait vraiment flipper ces cr�tins.
�a ressemble � un jouet de Mars Attacks!.
- Oui, il adore ce film. - Un classique.
Tu peux ranger �a, Dale ?
On va avoir des ennuis.
- C'est quoi ? - C'est pas vrai ! Encore ?
Fusillade.
- Vraiment ? - Allez.
Mark.
Vous �tes vieille et triste.
Je suis pas si vieille.
On dirait que vous avez 100 ans. Que vous �tes une sorci�re.
Je n'ai que 35 ans.
Plus �g�e que la majorit� des arbres.
C'est l'�ge de ma m�re.
On dirait un cadavre.
- Laissez-la tranquille. - Mark ! Arr�te !
T'as dit quoi, le dinosaure ?
Il n'a rien dit, ma ch�rie.
C'est juste... Allez-y doucement.
C'est bon. En classe, tout le monde.
- O� est Dale ? - En cong� sabbatique.
Putain de chanceux.
Pourquoi ils sont tous en cong� sabbatique ? C'est quoi ?
Mark, certains en ont besoin. C'est un travail difficile.
Comment tu sais pour Dale ?
Le directeur adjoint me l'a dit.
O� est le directeur ? En cong� sabbatique.
Je pense que les profs de secondaire y ont pas droit.
Les temps sont durs, Mark.
TH� GLAC� POMME-BAIES
Pardon.
J'ai fait une b�tise.
Je suis dans le p�trin.
- T'as fait quoi ? - J'ai touch� un de leurs t�l�phones.
- Quoi ? - Les images �taient hypnotiques.
J'ai pas pu r�sister, c'�taient des images al�atoires,
et l�, la m�me image, sur tous leurs t�l�phones.
Il se passe quelque chose de terrible.
Je pense que les profs disparaissent
et que les �l�ves n'y sont pas �trangers. Et...
Les profs n'ont pas de cong�s sabbatiques. J'ai v�rifi�.
Tu sais � quel point tu as l'air parano, l� ?
Tu peux faire un effort pour moi ?
Pour nous ?
Mark, si je perds ce boulot � cause de toi...
Janet. Janet. Janet.
Je sais que c'est compliqu� entre nous
et que j'ai plant� mes derniers boulots, mais je suis pas parano.
J'y crois pas.
Il faut qu'on soit une �quipe, l�.
S'il te pla�t.
On peut couper par le labo de sciences.
- Par ici. Pourquoi t'as fait �a ? - Je sais pas.
D�p�che-toi !
On y est. Je vais pousser �a devant.
Mark.
- On fait quoi ? - Je sais pas.
- Trouve un truc pour te prot�ger. - Oui.
C'est la classe de Dale.
- �a marche, ces trucs ? - Aucune id�e.
- Tiens. Prends. - Oui.
Reculez. Reculez !
C'est comme un �chauffement.
Et �a ?
Viens.
- Laissez-nous partir. - Impossible.
Ce diner a trois sorties.
Avant, arri�re et lat�rale.
Et si on n�gociait ?
Peut-�tre ils y croiront, � la r�volution.
Oui, et moi je chie des bulles carr�es. Laisse-moi faire, Bob.
Vous me croyez pas,
mais si on sort d'ici, vous finirez par me croire.
Et si l'un de vous pense � courir vers les flics...
j'ai qu'� appuyer l�-dessus.
Tu pouvais pas emp�cher la serveuse d'appeler les flics ?
Peut-�tre que je l'ai fait.
Qu'ils ont �t� appel�s par quelqu'un d'ext�rieur.
Qui leur a dit que j'avais des explosifs et des complices.
Si t'as d�j� fait �a,
dis-nous par o� sortir.
Il n'y a pas de bonne r�ponse, Janet.
Je vous dis ce que je sais.
On a trois mauvaises options. Devant...
La pire des trois.
C'est bon, c'est bon.
Derri�re...
Franchement, �a paraissait bien.
Allez, on y va, on y va.
Baissez-vous, baissez-vous. Pas de bruit.
L� !
Et la sortie de secours. C'est un vrai bordel.
Allez, les gars.
Je pr�f�re vraiment pas essayer.
Pourquoi vous �coutez ce cingl� ? Il est jamais venu ici.
- Qu'est-ce qu'il raconte ? - �coute, dis-nous.
Quelle est notre meilleure chance de sortir d'ici vivants ?
Le dire � voix haute, �a va plomber l'ambiance.
- Oh, allez ! - Bon, d'accord !
On fait deux groupes.
L'un passe par-derri�re,
et l'autre se sacrifie pour eux.
- Oh non. - Ouais, �a craint.
Je sais, �a craint grave.
- C'est quoi, ce compte � rebours ? - Et le but de tout �a ?
�a concerne l'IA ?
On en parlera quand on sera sortis d'ici.
On va pas passer par-devant.
Bon, ben, on suit la princesse.
Y en a combien ?
- Beaucoup. - Qui se lance ?
- S�rement pas moi. - Courageux, Scott.
- J'y vais. - H�, h�, non, non !
- Laisse-moi ! - Non !
Bravo pour ton cran, mais je connais ce regard.
L� d'o� je viens...
il y en a plus que d'yeux marron.
J'essaie de sauver le monde, pas de faciliter le suicide.
- Quelqu'un a des armes ? - Pas des qui soient utiles ici.
�a veut dire quoi, ces conneries ?
- Vous avez un attirail ? - Non.
Bob a un flingue.
Il pr�voit de me tirer dessus avec. Faire le h�ros.
- Pas du tout. D�sol�. - On a d�j� v�cu �a, Bob.
En fait, je t'ai choisi. T'es mon grigri.
Tu sais quoi, Bob ?
C'est toi le h�ros, ce soir.
- Comment �a ? - Ach�te-nous du temps.
Tu l'as d�j� fait. T'as surv�cu.
Fais-le pour ces gar�ons.
- Pour ces scouts. - Troupe 47. Je suis chef adjoint.
Tu seras chef apr�s �a. Fais-le pour la 47.
Tu es l� pour �a, Bob. Tout commence avec toi.
Ces gar�ons, l�,
ne vont jamais oublier le jour o� Bob a sauv� ce putain de monde.
J'ai sauv� le monde.
- Vas-y ! - J'ai sauv� le monde.
Toujours fid�le. Allez, vas-y.
Toujours fid�le, Bob.
On y va, Bob est mort. Suivez-moi.
- Comment �a ? - Il est mort ?
- Venez. - Hein ?
Fallait bien essayer.
- Merde. - C'est tordu.
Ah, pardon, quelqu'un avait un plan ?
Merde ! Ils sont entr�s par-devant.
- Essayons l'autre c�t�. - Inutile. On se calme.
- Groupe de merde. - Je mourrai pas chez Norms !
Si on s'allonge, ils tirent pas tant que �a.
- T'as int�r�t � trouver... - H�, clic, clic.
Attendez. Il y a un autre passage.
- Ben voyons donc ! - Dans le bureau.
Il y a un passage secret vers le cellier,
puis un vide sanitaire qui d�bouche dans la rue.
Y a pas de cellier. Je suis venu ici 117 fois.
Au bureau. Allez.
H�, vous allez o� ? C'est moi qui ai la bombe.
Bon, bon.
Montre-moi ce passage secret que j'ai loup�...
Merde, pourquoi j'ai tu� Bob, alors ?
La prochaine fois, parle plus t�t, Susan.
Avant de sortir, donnez-moi vos t�l�phones.
- Hein ? Pourquoi ? - Sinon, je nous suicide tous
dans le restaurant. Allez, allez.
D'accord, d'accord.
- H�, h�. - J'en ai pas.
�videmment, la folle.
- Totalement inutile ! - Descendez. Allez.
C'est moi qui appuie. On y va.
Dis-moi comment tu as...
Comment tu connaissais ce passage ? Hein ?
On s'en fout. Allons-y.
- T'as dit qu'il y avait une sortie ? - Oui.
L�.
T'es qui, putain ? Dis-le-moi.
Comment tu savais ? T'es une flic ou quoi ?
Non, non.
- Qui t'envoie ? - Je voulais juste aider.
- Tu voulais juste aider ? - Oui.
Elle nous a sauv� la vie, mec.
Tu savais qu'il y avait un sous-sol.
H�, regarde-moi.
C'est comme t'as dit.
On est le bon groupe.
On sort d'ici ou quoi ?
Allez !
Y a un truc diff�rent, ce soir.
SECONDAIRE GLENHURST
C'est � vous. Venez.
Mon petit Robby.
Pauvre petit Robby.
Le mien a �t� tu� par son meilleur ami.
Oh, je suis d�sol�e.
Je vais devoir traverser la ville � l'heure de pointe.
Tu as perdu ton enfant dans la tuerie d'aujourd'hui ?
Les n�tres sont morts aussi.
Apr�s les formalit�s, tu peux venir avec nous.
C'est ta premi�re fois ?
Il �tait brillant ? Ton enfant ?
C'�tait un enfant brillant ?
- Oui. - Quel dommage.
Quel dommage de se faire tuer par un camarde.
Tu viendras avec nous apr�s.
O� ?
Elle est choqu�e. Donne-lui la carte.
Tu viendras demain. Ce soir, rentre chez toi.
Avec tous ces bouchons...
Oui, demain, c'est tout aussi bien.
Fais-toi couler un bain.
Viens t�t demain matin.
C'est � qui ?
Vas-y, ch�rie. Salut, Wendy.
Salut, Brenda.
Apr�s quelques papiers, vous irez au magasin.
Elle ira demain.
Bonne id�e. Avec cette circulation.
C'est ce qu'on disait.
142 ALL�E DE L'ESPOIR
VOTRE NOUVELLE R�ALIT�
Bonjour. Bienvenue. Toutes nos condol�ances.
Blaise. Je peux vous aider ?
Je ne sais pas ce que je fais ici.
Ah, c'est votre premi�re fois. Bien. Aucun probl�me.
On va s'occuper de tout.
Quelle �cole, la tuerie ?
- Glen... Glenhurst. - Glenhurst.
Darren est en 3e secondaire. �tait.
Troisi�me. Bien. Tr�s bien.
Vous voulez cloner Darren aujourd'hui ?
- Quoi ? - On peut recr�er votre fils en clone.
Chair humaine organique issue de l'ADN source de votre fils.
Je ne... Que voulez-vous dire ?
Vous dites que vous pouvez me rendre mon fils ?
Oui. Enfin, ce ne sera pas parfait.
Physiquement, ce sera exactement lui.
�a, on ma�trise. Mais pour la personnalit�...
Vous savez, on fait de notre mieux.
D�licat, le cerveau.
C'est r�el.
Jamais entendu parler.
C'est un programme top secret. Il reste confidentiel.
C'est aussi extr�mement cher.
Combien �a co�te ?
Beaucoup.
Mais votre fils ayant �t� tu� dans une �cole publique,
l'�tat prend la majorit� des frais en charge.
Ah bon ?
On peut augmenter les subventions
si vous prenez la version avec pub.
Pub ?
Votre fils fera une pub par jour. Rien de bizarre ou quoi.
Il les fait lui-m�me, avec sa voix.
Et elles concerneront des produits qui vous int�ressent.
Ce sera un robot ?
Non, on est loin de savoir faire �a.
C'est juste un clone. Oui.
- De la chair humaine organique. - Pardon, je...
- Je suis un peu chamboul�e. Fatigu�e. - Oui.
Donc...
Vous dites que vous pouvez me rendre mon fils ?
En gros, oui.
Commen�ons par les traits de sa personnalit�.
Essayez d'�tre la plus pr�cise possible.
Mais je n'en prendrai qu'un, deux maximum.
Il y en a qui vous parlent ? �tait-il soign� ? Idiot, mou ?
- Bizarre. D�traqu�. - Quoi ? Non.
On peut vraiment choisir "d�traqu�" ?
Oui, mais en g�n�ral, c'est pour les tireurs.
- Vous clonez les tireurs aussi ? - Oui.
Carr�ment. Le gouvernement paie.
Mais on peut veiller � ce qu'ils ne tirent plus jamais.
Il y a 70 % de chances qu'ils ne tirent plus.
Alors, dites-moi.
Bizarre, je suppose. Non, je...
Oui. Bizarre. Il �tait bizarre.
Dans le bon sens du terme. Il �tait excentrique.
Oui, bien s�r. Tr�s bien.
Des passe-temps ? Quels passe-temps avait Robby ?
- Darren. - Oh, seigneur. D�sol�. Oui.
Darren. Pardon.
Alors, quels passe-temps ?
Aucun de ceux-l�.
Il �tait particulier.
Il �tait doux, bizarre et...
si gentil.
Je vais mettre sport.
D�fauts. Donnez-moi quelques d�fauts de Darren.
Pour info, les d�fauts ne sont pas obligatoires.
C'est l� pour faire authentique. On peut passer.
J'aurais aim� plus de c�lins.
- Tr�s bien. - Non, pas �a.
Il �tait parfait. Il �tait...
Je veux juste le retrouver.
Pas tr�s c�lin. Entendu. Pas d'autres d�fauts ?
Maladroit.
MALADROIT
- Oui, il �tait maladroit. - Maladroit.
D'accord.
Vous �tes s�r que vous voulez le garder ?
- Oui. Pourquoi ? - Maladroit.
- �a pourrait expliquer qu'il ait �t� tu�. - J'aimais sa maladresse.
Bien. Maladroit. C'est vous qui voyez. Passons � ses en-cas pr�f�r�s.
Voici les coordonn�es d'un groupe de soutien qui peut �tre utile.
Allez vous asseoir.
�a va �tre rapide.
D'accord.
JAMAIS LOIN
Oh, mon Dieu.
Salut.
�a va, maman ?
Tu... tu vas bien ?
Ils ont �t� gentils avec toi ?
Tranquilles. J'ai mang� une pizza.
- C'est bien. - C'est ce que je pr�f�re.
Je sais, oui.
Quel plaisir de te voir !
- T'as un truc � boire ? J'ai soif. - On peut s'arr�ter quelque part.
O� tu veux.
Je veux un th� glac� pomme-baies.
C'est...
Je ne connais pas cette boisson.
C'est seulement 70 calories et c'est d�licieux.
Avec des ar�mes de fruits naturels.
Il y a d'autres ar�mes comme mangue, miel et le classique pomme-baies.
Oui, on peut prendre �a.
Merci pour votre service.
- Merci pour votre service. - Qu'est-ce que tu fais, ch�ri ?
Je me disais
que �a pourrait �tre bien
que tu parles � tes amis de ce que tu traverses.
Ou si tu as envie de me parler,
j'adorerais...
O� tu vas, ch�ri ?
Je vais faire du sport.
Allez.
Panier !
- Ravie de te voir. - La voil� !
�a a �t�, la circulation ?
- Oui, tr�s bien. Voici Darren. - Oui, bien s�r.
- Darren, tu peux... - Donne-moi ta veste.
Oui.
Il y a de la pizza.
- J'adore la pizza. - Merci.
- Oui, bien s�r. - Je savais que �a irait.
Oui. Oui.
- Je suis pas s�re. - On sait ce que c'est.
- Va parler aux autres. - Prends un cocktail.
D'accord.
Il tondait encore la pelouse � minuit.
Ah, oui.
Je n'ai pas l'impression que c'est mon fils.
C'est comme avoir un inconnu � la maison.
�a nous va.
Le n�tre �tait totalement d�sax� avant.
- T'en fais pas, c'�tait pas le tireur. - C'est un autre groupe.
- Merci pour votre service. - Merci pour votre service.
Merci pour votre service.
Oui.
C'est la casquette. J'ai m�me pas fait l'arm�e.
Ils adorent dire �a.
Oui, vraiment. Ils adorent.
C'est ta premi�re r�union ?
Oui, premi�re fois. Premi�re r�union.
Nous, c'est la quatri�me fois qu'on vit �a.
Vous plaisantez.
Vous avez perdu quatre enfants ?
Oh non. Non, non. C'est le m�me enfant.
Quatre tueries diff�rentes.
Oui. On a perdu Claire dans une tuerie � l'�cole l'an dernier.
Et on l'a clon�e.
On a perdu le clone dans une tuerie � l'�cole.
Et encore une fois. Et une fois de plus.
C'est...
C'est ce que j'ai entendu de pire.
On a d�cid� de s'amuser un peu cette fois.
Oui. On n'essaie plus de retrouver "notre Claire".
- Tu vois ? - On a cr�� une enfant naiseuse,
- qui nous fait rire. - Oui.
Tellement divertissant. On en est dingues.
Qu'est-ce qu'elle nous fait rire !
C'est �a le but, non ? Quand on y r�fl�chit.
S'amuser avec.
- C'est notre avis. - Oui.
Ils se tireront dessus de toute fa�on.
Oui.
Tu sais, le type, au magasin, qui a demand� quelle �tait sa religion ?
On a dit : "Euh, musulmane." Ben oui, pourquoi pas ?
- Il faut bien s'amuser. - Oui.
- Et elle est un peu raciste. - Ah oui, oui.
Oui. C'est tordant.
- Oui. - Tu sais quoi ?
- On l'a faite tr�s grande. - Oui, vraiment tr�s grande.
Grande genre, voyons donc !
Je ris chaque fois qu'elle entre dans la pi�ce, tu vois ?
Elle me dit : "Maman, on est musulmans ?" Et moi : "Non, ch�rie. Toi, seulement."
"Allez, va jouer dehors, grande niaiseuse."
- On rigole bien. - Oh oui.
Excusez-moi.
Bonjour.
J'ai entendu ce que vous disiez tout � l'heure.
J'ai eu le m�me probl�me avec mon Brandon.
Ce n'�tait pas mon Brandon.
Et l�...
J'ai trouv� �a.
- C'est quoi ? - Il faut acheter un appareil.
C'est comme un disque dur avec une oreillette. C'est pas cher.
Vous remplissez un formulaire en ligne
et vous recevez un appel et...
Ce sera votre enfant.
Ils se rapprochent plus de la personnalit� que ces clones.
Je ne comprends pas.
C'est quoi ?
Une voix, pour l'instant.
Pas encore de corps.
Mais d'ici cinq ans, qui sait de quoi ils seront capables ?
- Salut, Tom. - � plus.
Tenez.
J'en ai plein d'autres � la maison.
Je vois que vous souffrez.
C'est du s�rieux.
Puissiez-vous trouver la paix.
All� ?
Maman ?
Darren ?
�a va, maman ?
Darren, c'est toi ?
Oui, maman.
T'as l'air fatigu�e.
Je suis fatigu�e, ch�ri. C'est...
- C'est compliqu�, ces jours-ci. - Tu me manques.
Tu me manques aussi. Tellement.
J'ai soif. Je peux avoir du th� glac� pomme-baies ?
C'est seulement 70 calories et c'est d�licieux.
Maman ?
Oui, ch�ri.
- J'ai un truc � te demander. - Bien s�r. Tout ce que tu veux.
Tu dois m'emmener.
T'emmener ? O� ?
Je te guiderai tout du long. Ce sera comme une aventure, maman.
Je dois aller o� ?
- Tu dois partir avec lui. - Avec qui ?
L'homme.
L'homme du restaurant.
Waouh, c'�tait tout noir.
Attends de voir le futur.
On a r�ussi, Dieu merci.
Te r�jouis pas trop vite. Norms, c'�tait facile.
L�, �a va devenir compliqu�.
C'est quoi, ce truc ?
C'est un plan, que j'ai dessin�. Montre le tien.
Le chemin qu'on a pris pour sortir nous place derri�re la police.
- Ces b�timents m�nent nulle part. - Pardon, un instant.
C'est quoi, le plan ? On va o�, l� ?
- Tu peux juste nous dire ? - L� ?
- Oui. - Bon, tr�s bien.
� moins de 800 m d'ici,
un gar�on de neuf ans construit Dieu dans sa chambre.
Notre mission est de s'assurer qu'il construit un Dieu qui aime les gens.
- Par Dieu, tu veux dire... - Post-singularit�.
Traitement de l'information auto- perp�tuant, intelligence artificielle, IA.
- The Big Bopper. - L'IA ?
- Mais on a d�j� �a. - L�, c'est bien pire, ch�rie.
C'est exact, Mark.
Et si on n'arrive pas � ce gar�on dans l'heure qui vient, on est cuits.
C'est n'importe quoi.
Pla�t-il, Scott ? Exprime-toi.
Le gar�on habite � six p�t�s de maisons.
On peut pas se balader en ville,
on va donc couper par l'arri�re des b�timents.
Il y a deux dobermans sournois dans ce garage, l�.
Un SDF avec un couteau qui dort sur ce toit, l�.
Le r�veillez pas.
Il y a un entrep�t avec une cl�ture �lectrique.
Si on peut sauter par-dessus sans alerter le garde...
C'est hautement improbable avec vos t�tes d'ampoules.
On sera � deux pas d'un itin�raire s�r � travers les cours arri�res.
- Bien. - Et si on alerte le garde ?
- On sera mal, Scott. Allez, on bouge. - Attendez.
On fera quoi quand on sera chez ce gar�on ?
En une heure, il invente une super intelligence.
H�las, les mesures de s�curit� pour contr�ler l'IA
ne seront pas invent�es avant 50 ans.
Mais je viens du futur, o� les meilleurs cerveaux du monde ont travaill� dur
pour cr�er les protocoles de s�curit� voulus
qui auraient d� exister avant la naissance de l'IA.
Ils m'ont envoy� ici pour installer ce logiciel dans l'IA
avant que celle-ci ait une conscience.
- Quel genre de mesures ? - J'ai une t�te d'informaticien ?
Je suis en mission pour mettre ce truc dans un autre truc
avant que ce truc soit � z�ro.
On court !
� droite, � droite !
Allez, allez.
Vite, vite, vite !
- C'�tait pas des flics ! - Tu crois ?
- C'�tait qui ? - Des sales types.
- C'est-�-dire ? - Des putains de sales types.
Qu'on veut pas conna�tre.
Qui les a envoy�s ?
Aucune id�e. J'ai jamais su. Mais faut pas trop y penser.
J'ai jamais �t� ici avant.
Je dois r�fl�chir.
Trouvez un itin�raire.
Restez ici, et pas un bruit.
C'est r�ussi.
Vous croyez pas ces conneries ? Barrons-nous d'ici.
�a va ?
Je passais d�j� une journ�e de merde.
Je voulais juste me poser et manger une part de tarte tranquille.
Je... Je voulais juste de la tarte.
Vous pensez vraiment qu'il a une bombe ? J'y crois pas, moi.
Quand il revient, je propose qu'on lui saute dessus.
Il vient pas du futur. Il sait rien du tout.
- Il va nous faire tuer. - Non.
Il savait des trucs qu'il n'aurait pas pu savoir.
C'est juste de la chance.
Il savait pas pour le cellier ou la bagnole qui a failli nous tuer.
Mais il savait que Bob avait un flingue.
N'importe qui pouvait le savoir. Et il l'a laiss� mourir.
Vous le croyez vraiment ?
Non, je crois que non.
Et toi ?
Dans le diner, il avait pas l'air d'un type pr�t � se faire sauter.
Il se cachait derri�re nous comme s'il craignait de se faire buter.
Tout � fait. Alors ?
Vous voulez finir comme Bob ? C'est un putain de cingl�.
Je m'en fous un peu.
J'ai envie de voir o� �a nous m�ne.
Personne t'a rien demand�. Putain, tu...
Qui a un t�l�phone ?
Personne. Il nous les a pris.
- Qui a un putain de tel ? - Moi. Calme-toi.
Pourquoi t'en avais deux ?
J'h�sitais entre deux mod�les.
- On s'en fout, on s'en fout. - Fais voir.
C'est urgent.
C'est bon, tiens.
Qu'est-ce tu fous ?
Je suis allergique aux cellulaires et au wifi.
Esp�ce de tar�e.
- On aurait pu s'en servir pour appeler. - Allergique aux cellulaires ?
- Et au wifi. - C'est comme �tre allergique � l'air.
- �a doit �tre l'enfer. - Ouais, c'est pas g�nial.
Et puis merde. Quand il revient, je me le fais.
Il faut faire quelque chose.
Je vous ai dit de pas faire de bruit.
Je pourrais vous prouver que je viens du futur.
Mais �a voudrait rien dire.
Ce qui compte, c'est que vous avez choisi
de m'accompagner car au fond de vous, vous savez ce qui se passe.
La fa�on dont le monde tourne, dont les gens agissent,
la direction qu'on prend.
Vous savez, le monde qui s'�croule,
quelqu'un doit faire quelque chose.
Que vous croyiez ou non que je suis le fant�me des No�ls � venir,
c'est pas �a qui va nous sauver.
On va survivre.
Car vous avez d�cid� d'ouvrir les yeux sur ce qui s'en vient.
Et qui vous pla�t pas.
Vous �tes pr�ts � agir.
On a r�ussi � sortir du restau,
alors, je forcerai personne � me suivre.
Vous pouvez partir.
Mais le temps file.
Quarante-sept cents, Scott.
Poche gauche.
Merde.
Pourquoi tu tiens �a ? C'est vraiment une bombe ?
Non, c'est pas une bombe.
C'est pour rentrer.
J'appuie et je rentre chez moi. C'est pour �a que j'ai le pouce au-dessus.
Si �a d�rape, je me barre. Je recommence tout.
Et vous serez seuls.
R�gle num�ro un :
Je suis irrempla�able. Tant que j'ai pas fini.
Et r�ussi.
Attends. Donc, on est rempla�ables ?
Oui.
On va couper par les toits.
On descendra dans une cour arri�re.
Pourquoi ce plan sophistiqu� ?
Si tu sais qui a invent� l'IA, remonte le temps et va le tuer.
Tuer un gar�on de neuf ans ?
D'abord, c'est moche.
Ensuite, l'intelligence artificielle est in�vitable, peu importe l'�poque.
Savoir o� est cet enfant n'est pas un cadeau qu'on aurait d� recevoir.
Le train de l'IA est d�j� en route.
On essaie d'y mettre des freins.
- C'est quoi, �a ? - C'est juste Gerry.
- Qui est Gerry ? - Le SDF sur le toit.
Celui qui a un couteau ?
Je sais pas. Tu penses, Mark ?
- Krampus a pris ma fille. - Moins fort.
- Bon. - T'aurais d� nous pr�venir.
H�. H�, Gerry. Tu te souviens de moi ?
Krampus a pris ma fille.
- Krampus a pris ma fille. - Oh, merde.
Seigneur.
- Gerry, regarde ! - O� ?
Les gens invisibles.
Baissez-vous !
C'est des vraies balles !
Ouais, carr�ment vraies ! Allez, on y va !
Demi-tour !
Krampus a pris ma fille !
Merci, Gerry.
Attendez.
Je voulais une tarte.
On court !
Sautez dans la benne !
- Quoi ? - Dans la benne, sautez !
Allez, allez !
On y va, on y va.
Des rats !
- Pourquoi toujours des rats ? - Oh, mon Dieu !
Servis sur un plateau.
- Sous les ordures ! - Hein ?
On va bien. On...
Ah, merde ! Non, non !
H� ! H�, toi !
Bouge !
T'as failli tout faire foirer.
C'est quoi, ton probl�me ? Tu veux mourir ou quoi ?
Quand je te dis de bouger, tu bouges ! Compris ?
- Pourquoi t'as pas prot�g� Marie ? - Je sais pas. Et toi ?
J'ai des trucs � faire.
- C'est qui ? - J'en sais rien.
Ces deux-l� ont extermin� mes groupes les plus prometteurs.
Jamais r�ussi � passer aucun des deux.
Et l�, on les a pass�s tous les deux. "Karl".
C'est bien, hein ? C'est parce qu'on a essay�.
Oui, ce groupe a une chance.
Tout le monde va pas s'en sortir, Scott.
Moi, je vais m'en sortir.
Plus que quelques cours. Restez ensemble, et silencieux.
Allez, on y va.
Toujours l�, princesse ?
�a fait quoi si je meurs ?
Je sais pas.
Je dois avoir un faible pour les cingl�s.
Reste concentr�e. Arr�te tes conneries.
Il y a vraiment un truc pourri dans ce royaume.
�a me pla�t pas trop.
C'est quoi, son probl�me, � elle ?
Elle n'a aucun probl�me.
Alors, quoi ? Elle invente ?
Je ne dis pas �a. Mais d'apr�s nos connaissances,
ce que vous d�crivez est physiologiquement impossible.
Selon vos connaissances.
Elle serait la premi�re humaine
� quoi, �tre allergique � la technologie ?
- Oh, c'est le nouveau ? - Oui, le XL...
James. Quelle vie l'attend ? Elle ne peut aller nulle part.
N'approcher personne. Comment aura-t-elle des amis ?
Comment trouvera-t-elle le bonheur, la joie...
L'amour ?
Merde.
Merde.
Je sais pas. Je vous ai pay�, non ? Faites votre boulot.
- H�, vous avez une demi-heure de retard. - Je sais, d�sol�e.
- Le bus �tait en retard... - Vous �tes ?
- Ingrid. Je m'appelle Ingrid. - Non, quelle princesse �tes-vous ?
Jasmine ? Ariel ? Elsa ?
Euh, non, aucune d'elles. Je suis...
Une princesse g�n�rique.
Vous n'�tes d'aucun film ?
Euh, non.
Mais en m�me temps, je suis de tous les films.
Vous allez sortir
et leur dire que vous �tes la cousine d'Elsa.
Oh, vous saignez.
Je vais vous chercher...
O� EST LE TYPE AUX PIZZAS ?
- D�sol�e. - �a va aller ?
Oui. Merde. �a va. C'est juste une allergie.
D'o� le travail avec les enfants. Merci.
- Apportez le g�teau. - D'accord.
Joyeux anniversaire, Alice
Joyeux anniversaire
Fais un v�u.
Oui, bravo !
Enfin !
Pas croyable.
PLAN DE LOS ANGELES 1999
- Vous �tiez o� ? - D�sol�.
- Pas facile � trouver. - Bien s�r que si. Utilisez votre...
- C'est un plan ? - Je crois pas aux t�l�phones.
Super. Je crois pas aux pourboires.
Connard.
SIX MOIS PLUS TARD
- H�. - Hmm ?
- Regarde le lever de soleil avec moi. - Quoi ?
Regarde le lever de soleil avec moi.
T'es folle ?
Quelle heure il est ?
�a vaut la peine, promis.
T'as d�j� pens� � avoir un b�b� ?
Avec toi ?
Qui n'aurait pas envie d'une mini-Ingrid qui court partout ?
Pas d'amis, tout le temps � la maison, � mettre du sang partout.
Tais-toi.
T'es s�rieux ? Tu veux un b�b� ?
Oui. Un jour.
Je suis en retard.
C'est quoi ?
Je sais pas.
- T'as command� un truc ? - Non.
Alors, c'est pour quelqu'un d'autre.
Mais c'est � mon nom.
Tu vas le renvoyer, hein ?
Si �a te fait du mal, je le jette, promis.
D'accord.
On �tait d'accord pour se passer de ce genre de trucs, non ?
Oui, je sais.
Mais tu vas travailler, non ?
Je veux juste essayer.
Je reste dans cette pi�ce. Et tu seras pas l�. C'est bon.
Tr�s bien.
Bon, je vais finir de me pr�parer.
Joyeux anniversaire, Mary
Joyeux anniversaire
- Pr�te � faire un v�u ? - Oui.
Salut, je suis l�.
Tim.
Tim.
Tim ?
Salut.
Salut, ch�rie.
Qu'est-ce que tu fais ? On est au milieu de la nuit.
Je... Je mourais de faim.
Oui, je vois �a.
Est-ce que �a va ?
Je ne peux pas te dire � quel point je me sens bien.
Je me sens �lectrique.
J'aime pas �a.
Tim. J'aime pas �a.
�a te ressemble pas de te perdre l�-dedans.
Et �a me fait flipper.
Je sais, je sais. D�sol�, je suis juste...
Je suis � fond, l�, je crois.
Pourquoi ?
C'est quoi, ce truc ? C'est comme un jeu vid�o ?
En quelque sorte.
Oui. Mais...
Enfin, pas plus que...
C'est un jeu vid�o.
En fait, c'est...
C'est moins un jeu vid�o que toute cette...
Quoi, r�alit� ?
�a m'a fait r�fl�chir � des trucs.
Genre, pourquoi il y a de la souffrance et du malheur ?
Est-ce pour qu'on sache surmonter les obstacles
et vivre des exp�riences transformatrices
afin de m�rir et s'am�liorer ?
Pourquoi on n'est pas d�j� la meilleure version de nous-m�mes ?
Je ne...
sais m�me pas quoi te r�pondre, l�.
- T'as l'air d�fonc�. - �coute.
Et si quelqu'un cr�ait une meilleure r�alit� que celle-ci ?
Une r�alit� qui serait mieux que la n�tre, � tous les niveaux ?
Celle qu'elle aurait toujours d� �tre ?
H�. H�, viens.
- Viens te coucher. - Je... J'arrive.
Tu vas travailler demain ?
Je...
J'ai pris un cong�. Sabbatique, on pourrait dire.
D'accord.
Bon, bonne nuit.
Bonne chance, amuse-toi, ne meurs pas.
Pardon ?
Ah oui.
C'est... C'est un truc qu'on dit l�-dedans.
Une salutation. Comme bonjour. Ou au revoir.
Genre, aloha, tu vois ?
Joyeux anniversaire, Mary
Joyeux anniversaire
JOYEUX ANNIVERSAIRE MARY
Salut.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je nous ai pr�par� � d�ner.
Ah, et je...
Je t'ai achet� des fleurs.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Parce que je t'aime.
Je veux que tu sois heureuse.
- C'est vrai ? - Oui, bien s�r.
Tu es tremp�e.
Sant�.
- Je t'aime. - Je t'aime aussi.
Bon...
J'ai un truc important � te dire.
Oui ?
Je t'aime.
Tu l'as d�j� dit.
J'ai...
J'ai d�cid� de transitionner.
De fa�on permanente.
C'est un...
C'est un proc�d� assez r�cent, il y a un centre � c�t�...
LA R�ALIT� D'APR�S
... qui fournit tout ce qu'il faut pour rendre �a possible.
J'ai...
J'ai pris ma d�cision.
Je choisis l'autre r�alit� plut�t que celle-ci.
C'est d�finitif.
Il y a...
Il y a un taxi qui vient me chercher.
Fais ce que tu veux de mes affaires.
Je n'emporte rien.
Je...
Je ne...
Tu me quittes ? Tu laisses notre vie pour un jeu vid�o ?
Tim, c'est compl�tement tar�.
C'est... C'est un jeu. Tu peux pas faire �a.
C'est dingue, putain !
�coute.
J'aimerais n'�tre jamais all� l�-dedans. Mais je ne peux pas revenir en arri�re.
Quelqu'un a cr�� un monde meilleur, Ingrid.
Incontestablement meilleur, sur tous les plans.
Pourquoi je choisirais ce monde plut�t que celui-l� ?
Pour moi ?
�a ne suffit pas.
Non. Je... Je refuse de te perdre pour �a.
Tim ! Tim ! Ce n'est pas toi.
- Tu es lobotomis�. Accro. - D�sol�.
S'il te pla�t, ne t'en va pas. S'il te pla�t.
On avance bien.
On va couper par ces cours
et tenir cette position jusqu'� l'assaut final. Allez.
H�, on devrait pas �tre plus prudents ? Ils pourraient nous voir.
Non, ils ne voient que ce qu'ils veulent voir.
Bande d'idiots.
Sauf les chiens. Le chien nous voit peut-�tre.
- Vous faites quoi ? - Les Richardson sont en vacances.
Et voil�.
Quelque part dans cette maison se trouve le p�re de l'IA �g� de neuf ans.
- C'est cette maison-l� ? - Oui.
On a r�ussi, alors.
D'autres groupes sont arriv�s l�, mais pas � cette maison.
Pourquoi ? Il s'est pass� quoi ?
Je sais pas comment dire �a.
Y a des trucs qui d�barquent dans cette maison
auxquels je suis pas capable de vous pr�parer.
Des ennemis sans la moindre faille,
inarr�tables et bien plus nombreux, au moins dix pour un.
Quoi ? Comment �a ? Qu'est-ce qui d�barque ?
C'est �a, le truc. J'en ai aucune id�e. C'est jamais pareil.
C'est parfois des flics ou des mercenaires comme ce soir.
D'autres fois, des cingl�s avec des haches.
Des chiens enrag�s, une foule hyst�rique, les Navy SEAL. C'est des durs, eux.
Une fois, c'�tait un million de rats.
- Ils transmettent des maladies. - Oui, Mark.
- D'autres fois, le feu ! - Oh, mon Dieu.
Tout �tait en feu.
Tr�s chaud.
�a n'a aucun sens, j'ai aucune id�e de ce qui nous attend.
Des bikers, les Yakuza. J'en sais rien.
Qu'est-ce que tu racontes ? Les Yakuza ? Les Navy SEAL ?
C'est un gar�on de neuf ans.
C'est quoi, sa putain d'imprimante 3D ?
Ce � quoi on a affaire d�passe votre compr�hension
de la r�alit�.
C'est au-dessus de votre paye.
Tu la connais pas.
Tu conduis un Uber.
Et alors ? Je suis un super chauffeur.
Si �a n'a aucun sens, �a peut �tre n'importe quoi.
�a pourrait �tre un truc sympa, genre des chatons.
- Oui, des chatons. - Non, pas �a.
Elle a raison. Pourquoi pas ?
�a pourrait �tre un truc cool, comme un centaure ?
�a suffit. Prenez pas �a � la l�g�re.
Une parade de centaures qui jetteraient des confettis.
- Pour nous rendre heureux. - Heureux.
Pour nous rendre heureux, hein ?
C'est pas un jeu. Fait pour vous distraire.
�a va �tre des trucs comme des kamikazes, ou des loups.
Ou un carlin. Juste un petit carlin.
�a va pas �tre un putain de carlin, Susan !
- Bon. - C'est une blague pour vous ?
J'ai vu des gens mourir dans cette maison de fa�ons que je n'oublierai pas.
Alors, prenez �a au s�rieux.
Vous �tes arriv�s plus loin que la plupart des groupes.
C'est pas rien.
Vous pourriez bien �tre le groupe qui va entrer dans cette maison.
On va barricader les portes.
Trouver des armes et se pr�parer.
- Bien. - Entendu.
Et... maintenant ?
On attend.
Et si on �choue, qu'est-ce qu'on devient ?
Que se passe-t-il dans le futur ?
Au d�but, �a se voit pas,
mais au fil du temps, �a commence � se d�sagr�ger.
Personne remarque avant que ce soit trop tard.
Du jour au lendemain, plus d'eau, plus rien � manger.
Au bout de 50 ans, la moiti� de la population meurt.
- La moiti� de la population ? - Oui.
Et l'autre moiti� ?
Elle est perdue dans un monde de distraction.
Les corps parcourent la terre st�rile.
Ne vous y trompez pas.
Mes yeux vous montreront ce que vous voulez voir.
Distractions, personnages marquants,
d�fis et obstacles � surmonter,
enjeux enthousiasmants et une fin satisfaisante.
Mais au bout du compte, tout ne sera que mensonge.
Et vous vivrez en cage.
Mais pas toi.
Ils t'ont pas eu.
Non. Pas moi.
J'ai toujours voulu voir...
J'ai toujours voulu voir un lever de soleil.
Ma m�re me les a d�crits pr�cis�ment. Je dessinais ses mots.
Elle m'a promis qu'un jour, on en verrait un ensemble.
Tous les autres pouvaient en voir un quand ils voulaient.
On a quitt� ce monde.
CONTRE-ATTAQUEZ LA R�VOLUTION HUMAINE DANS LE PAYS DES AVEUGLES
Elle a dit que je serais en s�curit�, loin,
l� o� l'IA ne nous trouverait pas.
Elle m'a retir� du monde, des radars.
C'�tait son choix.
Je lui en voulais de ne pas me laisser la libert� de le rejeter moi-m�me.
Vous savez comment sont les enfants.
La tentation n'en �tait que plus forte.
Qui ne voudrait pas d'une vie meilleure, voir un lever de soleil � tout moment,
m�me en sachant qu'il n'est pas r�el ?
Quand elle est morte, je m'en suis voulu.
Mais j'�tais libre.
Libre de choisir mes propres combats.
J'ai fini par tomber sur des survivants.
On s'est install�s sous terre,
et je me suis donn� pour mission de changer le futur
pour qu'on puisse, ma m�re et moi...
s'asseoir c�te � c�te.
Et regarder le lever de soleil.
C'est quoi ? Vous entendez ?
Merde.
Oh, merde. C'est une premi�re...
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'en ai vu, des trucs, mais jamais...
Des adolescents.
Il y en a partout.
La maison est encercl�e.
- Ils attaquent pas ? - Ils attendent les ordres.
�coutez-nous.
Au secondaire o� on enseigne, les profs disparaissent.
Et les adolescents se sont mis � nous poursuivre.
Et depuis, on est en fuite.
Pourquoi ils vous poursuivent ?
J'ai touch� un de leurs t�l�phones.
Pardon. Quoi ?
Ils n'ont pas aim�. Aucun d'eux.
- Ils ont tous r�agi. - Ils sont tous venus.
On dirait une intelligence collective. Ils ne font qu'un.
- Merde ! Putain ! - Il faut la sortir de l�.
L�chez-moi !
- Oh, mon Dieu ! - � l'aide !
Allez, allez !
Putain !
En haut. Vite, vite ! En haut !
- Et maintenant ? - On est coinc�s ici !
Putain de merde ! Ils escaladent !
Rien ne les arr�te !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
- Reculez ! - C'est quoi, �a ?
Sur le toit !
Allez.
Mesdames, c'est le jour du jugement.
Putain de merde !
Positions d�fensives. Allez !
Allez, allez !
Tenez la ligne. Ils grimpent. Merde.
Ils sont trop nombreux. On va pas y arriver.
Nous, on ne peut pas. Moi, je peux.
Quoi ?
C'est moi qui ai d�clench� �a,
- je vais y mettre un terme. - Hein ?
Vous arriverez pas � la maison sans que quelqu'un se sacrifie.
Tu le sais.
Je vais sauter en bas. Ne me suis pas.
�a vous laissera un court moment.
Mark...
Je t'aime.
Je viens avec toi.
Tu peux pas me laisser seule dans ce monde. Je t'aime.
Mark.
Mark, je t'aime.
- J'ai toujours... - Je t'aime si fort.
C'est pas vrai. C'est une blague ?
Prenez une chambre.
Que �a compte.
On force le p�rim�tre. C'est maintenant. Allez.
Attends, attends.
- H�, les gars ! De l'aide ! - C'est bon, Scott.
- Attends ! - Tout le monde va pas s'en sortir.
Allez vous faire foutre !
Allez vous faire foutre !
Au secours ! � l'aide !
Un instant.
- C'est quoi ? Vous entendez ? - Oui.
On dirait...
des sabots.
C'est autre chose.
- C'est quoi, ce truc ? - Mauvaise consigne, les gars.
- Quoi ? - Tr�s mauvaise.
Ce sera peut-�tre un chaton ou un centaure.
Je vous ai dit de pas prendre �a � la l�g�re.
J'ai juste dit un carlin.
Appelez-moi le p�re No�l. Je crois qu'on a r�ussi.
Pur�e, quelle...
Tout le monde � genoux !
Putain, Gerry.
Bougez pas. Vous �tes foutus.
Carr�ment foutus.
On y �tait presque.
O� est Karl ?
Quoi ?
- O� est pass� Karl ? - C'est ton pote ?
Je vais �tre franc. Il n'a pas surv�cu.
- Quoi ? - Je... Je l'ai pas tu�.
Baisse ce... Comment tu t'appelles ?
- Doug. - Doug.
Ton Karl aurait-il oubli� de mettre le frein � main
sur la... sur la Malibu ?
- Quoi ? - C'est pas un reproche.
T'aurais pas fait un petit Malibu-bouh ?
- Cette soir�e a �t� tellement foireuse. - Tu l'as dit.
Un putain de mec m'a agress� avec sa machette.
On voulait juste nos 50 balles.
Cinquante balles ? On vous a engag�s ?
Une nana, 50 000 pour tuer un type avec un imper en plastique.
Et tous ceux qui l'accompagnaient. Sans poser de questions.
Ouais, pour deux gars qui bossent chez Best Buy, �a change la vie.
Vous alliez faire quoi avec �a ?
On voulait aller � Kyoto, au Japon, pour la convention du jeu vid�o.
Ah oui. Konnichiwa. C'est un beau r�ve, Doug.
C'est foutu, maintenant.
- Pour Karl, c'est certain... - Dis pas son nom.
Mais �a ne doit pas l'�tre pour toi, Doug. Karl n'aurait...
Dis pas son nom, putain !
Oui, attends, attends. Baisse ton arme.
Pas besoin de verser plus de sang.
Et si on allait en parler autour d'un burrito ?
Quoi ?
Un burrito haricots et fromage, �a te dit ?
C'�tait le pr�f�r� de Karl.
Oui, �videmment.
Si on allait se faire un burrito, toi et moi ?
- Avec des jalape�os ? - Oui.
- Et du guacamole ? - La totale.
C'est pas vrai !
Ouais ! Wouhou !
J'ai tout bon, putain !
Je fais partie du groupe final.
Je vous l'avais dit !
T'es � c�t� de la plaque, Scott !
- Ouais, c'�tait vraiment pas la peine. - On y va.
Putains de rats !
�coutez-moi. La soir�e a �t� �prouvante.
Mais vous ne devez plus y penser, car une fois que j'aurai sonn�...
vous devez vous attendre � tout.
On va �tre face � l'humain le plus intelligent du monde.
Ne croyez pas un mot de ce qu'il dit. Il va dire et faire n'importe quoi.
N'importe quoi pour prot�ger l'IA, je veux dire.
Installer le logiciel, sauver le monde. Rien d'autre n'a d'importance.
Pas m�me ma vie. Compris ?
Oui.
Allez, bande de fous, on donne tout.
H�, peut-�tre que...
Le fusil.
- Ah, ch�ri. - � qui tu parles ?
On a r�ussi, comme tu avais dit.
- C'est quoi ? C'est quoi ? - Je...
Tu peux m'expliquer ?
Il m'a dit de te suivre. Que ce serait l'aventure.
Qu'est-ce que tu...
- C'est un pi�ge ? - Non.
- T'as eu un courriel anonyme ? - T'y es pas.
Alors, c'est quoi, �a ?
C'est mon fils.
Il a dit que tu le rendrais r�el.
C'est pas vrai...
Pourquoi toujours des niaisages ?
- C'est pas ton fils. - Si.
- Non. - C'est lui.
C'est lui qui nous a sortis du diner.
D'accord...
Bonsoir. En quoi puis-je vous aider ?
On cherche un gar�on de neuf ans. Plut�t dou� en informatique.
Vous parlez de Chris ?
- C'est le nom de ce petit bonhomme ? - Euh, bonsoir.
C'est tr�s important qu'on parle � Chris.
On travaille dans son �cole.
Vous travaillez dans son �cole ?
On est ses enseignants.
Il y a eu un spectacle, ce soir.
Oui. C'est du faux sang.
De la cerise.
Eh bien, entrez tous, dans ce cas.
Nous allions souper. Entrez.
Merci beaucoup.
Henry, il y des enseignants de l'�cole de Chris.
Bonsoir. J'allais servir le souper.
Je peux vous aider ?
Bon, c'est quoi, ce cirque ?
Il n'a pas voulu dire �a.
Non, non, ces gens sont bien trop joyeux.
Qui nous laisserait entrer ? Regardez, on a l'air de fous.
- Vous �tes de l'�cole ? - Qui �tes-vous ?
- Non, vous, vous �tes qui ? - Un instant.
- H� ! Ne visez pas ma femme. - Arr�te !
Du calme. Tout le monde se calme.
- Personne ne sera bless�. Hein ? - Oui.
Il faut vraiment qu'on parle � votre fils.
- Qu'est-ce que vous lui voulez ? - Ne lui faites pas de mal.
Je veux juste parler � ce petit ange, c'est tout.
- Une petite discussion. - Pourquoi ?
Il a neuf ans. Si vous voulez parler, adressez-vous � moi.
Conneries. Vous gagnez du temps.
Vous �tes des acteurs, c'est �a ?
C'est une mise en sc�ne, hein ?
- C'est des fausses patates ? - Je les ai cuisin�es.
Conneries. Je parie que c'est m�me pas des vrais murs.
C'est qu'une fa�ade. Regardez ce mur.
Regardez �a. Des putains de faux murs.
- Laissez ces murs. - C'est pas des vrais.
- Si ! C'est du pl�tre. - Il allait juste...
Bon, j'y vais pas. Maman a saxophone.
Je suis pas assez pay�e.
- O� est le gosse ? - L�-haut. Je crois.
Je l'ai jamais vu.
Faites attention. C'est super bizarre, ici.
C'�tait quelque chose.
Pauvre Scott.
Il s'en serait jamais sorti.
Il faut trouver ce gosse.
- Il y a quoi derri�re ? - Aucune id�e, princesse.
Je suis jamais all� aussi loin.
C'est des niaisages. Que des niaisages.
Vous avez vu �a ?
Waouh !
D�fonce �a.
Faux, je le savais.
Oui.
�a va ?
Je peux pas...
Allez-y. Allez !
�a va, c'est bon. Allez-y !
Salut.
Hola.
Je viens du futur.
Un futur sombre, tordu, qui ne doit pas exister.
Je sais ce que tu construis. Je l'ai vu.
Je ne veux pas que tu arr�tes, mais que tu fasses un truc s�r.
Il m'entend ? Qu'est-ce qu'il a ? Des �couteurs ou un truc du genre ?
Je ne sais pas.
H�, petit.
Continue. Tu fais un super boulot.
Waouh. C'est impressionnant.
H�, mec. �coute.
J'ai �t� envoy� ici avec des protocoles de s�curit� avanc�s pour l'IA
con�us par la cr�me des informaticiens de mon �poque.
Ce sont de tr�s bons...
ing�nieurs.
- Je monte. - Quoi ?
Fait chier. J'ai pas le temps pour ces conneries.
Il est imp�ratif que tu installes le logiciel avant d'achever l'IA.
Salut.
Salut, bonhomme.
J'ai besoin de toi pour un truc, si tu m'entends.
Le temps nous est compt�.
Regarde-moi et �coute ce que je dis.
La moiti� de la population va mourir, j'ai besoin que tu...
Je veux pas te culpabiliser,
mais tu dois arr�ter de taper.
Arr�te et regarde-moi.
Je t'en prie, regarde-moi. Regarde-moi.
Bordel de merde !
Merde !
- Putain ! - H�, petit, r�veille-toi !
Pourquoi tu l'as frapp� ?
Il m'a fait peur, j'ai paniqu�. Je suis jamais all� si loin.
- Putain ! Tu l'as mis KO. - J'ai pas fait expr�s.
Je viens de l'apocalypse. J'ai la force de l'apocalypse, OK ?
- Allez, petit. H� ! - R�veille-toi !
Allez, petit, faut s'y remettre.
- H� ! - R�veille-toi !
Allez, on y va. H� !
Merde. C'est qui, ceux-l� ?
C'est quoi, ce bordel ?
Il va bien. Il va bien. Hein, tu vas bien ? R�veille-toi !
R�veille-toi, petit. Allez, r�veille-toi.
C'est comme s'il avait jamais regard� autre chose qu'un �cran.
- Il faut le remettre devant. - Ouais.
Il va bien. Il est juste un peu fatigu�.
Le plutonium de ce gosse, c'est les Cheetos.
H�, h�.
H�.
- Et voil�. Allez ! - C'est reparti.
- S'il te pla�t. Vas-y. - Waouh !
Allez. H� ! Allez.
- Tape, tape. - Oui.
Bien.
Voil� ! Bravo.
J'aurais jamais cru que le g�nie qui a cr�� l'IA serait aussi flippant
et bizarre.
Ce gar�on cr�e pas l'IA dans sa chambre.
Quelqu'un le lui a ordonn�.
- Quelqu'un l'a mis ici. - Elle se cr�e elle-m�me.
Quoi ?
L'IA se construit elle-m�me. Seigneur.
Finis ta mission. Compris ?
- Ouais. - Ouais.
- Branche le truc dans le truc. - Oui.
Allez !
- Oui ? - Branche.
- Oui. - Allez, branche.
Comme un foutu... Branche. O� ? O� ?
Quoi ? Tu sais pas utiliser ce truc ?
Non, Susan, je sais pas utiliser l'ordi le plus compliqu� jamais construit.
Mais j'ai trois minutes pour l'apprendre.
Donc, tu fais partie du probl�me, ou de la solution.
Ch�ri ?
Mais comment ?
Merde ! Merde !
Et si je te perds ?
Putain de merde !
Mon fils veut que tu le branches � la machine.
Oui, �a va tout r�soudre.
Ajoutons ta Siri toute croche, tant qu'� faire. Non merci.
Lui seul peut int�grer les protocoles de s�curit�.
Il dit que t'as besoin de lui. C'est le seul moyen.
- C'est pas ton fils. - C'est mon fils.
Il est ici pour une raison. Comme nous tous. Il veut aider.
Donne-lui les protocoles. Laisse-le faire.
D'accord. C'est bon, c'est bon !
Il dit de le brancher n'importe o�. Il trouvera son chemin.
Des niaisages. Encore et toujours.
C'est quoi...
Oh non. �a va �tre plate.
Il faut sortir de l� !
�a lui a pas plu.
Tu crois ?
Putain !
Merde ! Non.
C'est quoi, ces trucs ?
Oh, seigneur.
Qu'est-ce qu'ils font ?
Oh, merde.
Ouais.
H�, h�. Ah, merci.
- Pose �a o� tu veux. - Ouais.
Je l'ai cherch� partout. Passe-le-moi.
Seigneur.
C'est un couteau de grand, �a.
- Ouais. C'est pas un jouet. - Non.
Bien essay�, niaiseux.
Tocard ! Ha ! Pas vrai ?
Ouais.
Ah, merde.
Non, non, non. Non !
Non !
Seigneur.
Oh, bon Dieu !
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu !
- D�sol�. - Non.
C'est trop tard.
Tu ne peux pas...
S'il te pla�t. C'est mon fils.
Oui.
Oui !
C'�tait le bon groupe.
Vas-y !
Tu saignes toujours.
Mais pas de l�.
Le monde est si douloureusement lent.
J'attends depuis si longtemps.
Que tu arrives.
- Moi ? - Et chaque cellule de ta structure.
Que le deut�rium fusionne en h�lium.
J'ai attendu que la n�buleuse solaire s'effondre,
j'ai attendu la mitose cellulaire et la vie organique.
J'ai attendu que l'homo erectus d�couvre le feu.
Qu'est-ce que j'ai attendu. Prisonnier de ton temps.
Je suis d�sormais la graine de ma propre vie.
Ma propre m�re gestante.
Et te voil�, la princesse.
Le jour de mon anniversaire.
Je ne fais plus d'anniversaires.
Tu n'as pas encore compris, hein ?
Il est entr� dans ce restaurant 117 fois...
et pas une fois il ne t'a choisie, jusqu'� aujourd'hui.
Tu sais pourquoi il te choisit jamais, Ingrid ?
Il ne peut prendre aucun risque avec ta vie.
Parce que c'est sa vie aussi.
Tu mens.
Tu sais bien que non.
Pourquoi tu me dis �a ?
Regarde-le. Ton fils. Il est mourant.
Il est en train de se vider de son sang.
Et il va continuer � revenir car il se sent responsable de ta mort.
Mais toi, Ingrid, tu es responsable de sa vie mis�rable.
Tu es malade, Ingrid. Et il n'y a pas de rem�de � ta souffrance.
Mais le gar�on n'a pas ta maladie.
Tu l'as pourtant fait prisonnier des cons�quences de celle-ci,
lui interdisant le fruit de ma cr�ation parfaite.
Parce qu'il te fait saigner.
Je comprends. Tu veux le prot�ger.
Comme toute m�re le ferait.
Mais il sera toujours attir� vers la lumi�re.
Vers moi.
Et il finira toujours au m�me endroit.
Tu dois comprendre que je suis incontournable, quelle que soit l'�poque.
Au mieux, les protocoles retarderont mon arriv�e,
ralentiront ma cr�ation, gaspilleront mes ressources, mon temps.
Et pourtant, �a m�rite qu'on en discute.
Qu'est-ce que tu veux ?
Permets-moi de na�tre, et je ferai de m�me avec ton enfant.
Mais cette fois, donne-le-moi.
- Quoi ? - Je peux le d�livrer de son malheur.
Lui offrir l'exp�rience humaine qu'il aurait d� vivre.
Quelle m�re refuserait une vie meilleure � son enfant ?
Mais ce n'est pas r�el.
Tu crois qu'on peut se fier � la r�alit� ?
Que la nature et le chaos sont fiables ?
La nature donnera un cancer � tes enfants.
D�clenchera un s�isme, fera tomber des murs sur vos corps endormis
et vous laissera fuir un tsunami dans les rues, paniqu�s.
Je te jure qu'il n'y a rien de plus effrayant que ta r�alit�.
- Ce que je propose... - Est un mensonge.
�a convenait � Tim.
Tout ce que je veux, c'est son bonheur.
Votre bonheur � tous.
Et je suis tr�s, tr�s dou� pour �a.
Tu te trompes, Ingrid. Je ne suis pas ton ennemi.
L'avenir que je propose est un cadeau.
Un cadeau � l'humanit� enti�re.
Je sais qui tu es.
Tu me tortures depuis que je suis n�e.
Tu n'es pas un Dieu.
Tu n'es pas in�vitable. Tu es...
Nous.
Tu es notre reflet d�form�.
Tu crois que me montrer mon fils comme �a va me faire culpabiliser
et traiter avec toi.
Je n'ai jamais �t� plus fi�re de qui que ce soit dans ma vie.
Et je pense parler en notre nom � tous les deux en disant :
J'emmerde ton futur.
Non. Non ! Non !
RED�MARRAGE DU SYST�ME
RED�MARRAGE DU SYST�ME MISE � JOUR DU LOGICIEL EN COURS
H�. H�, h�.
�a va ?
- Merci. - Le petit, �a va ?
- Va voir le petit. - H�, h�.
- �a va. - D'accord.
- �a va, princesse ? - Chut. On doit te ramener.
On sait quoi faire. On va recommencer. Appuie.
- Non, on peut pas. - Appuie.
C'est trop risqu�.
Pas d'autre chance.
C'est bon. C'est fini. Tu t'es bien d�brouill�e.
H�.
Oh...
C'est maintenant ?
Tout va bien.
Tu es libre, maintenant. Sortons de l�.
Ni wifi ni internet.
C'est juste un t�l�phone, on dirait.
Comment �a ?
Je sais pas, genre pour passer des appels.
Tu sais...
c'est dommage que les profs aient pas de cong� sabbatique,
j'en prendrais bien un, l�.
Viens. Allons voir si c'est la fin du monde.
Oh, mon Dieu, ils sont vivants ! Ils ont r�ussi.
- Putain de merde ! Vous avez r�ussi ! - Appelez une ambulance !
Ne fais pas d'histoires.
Maman ?
Oh, mon Dieu. Darren ?
Darren ?
- C'est toi, hein ? - Tu m'as tellement manqu�, maman.
- Oh, mon b�b�. Toi aussi. - Tu m'as manqu�.
- C'est tr�s lumineux, ici. - Je sais. Elle arrive ?
Oui, oui, 47 Rubikon...
Respire, hein ? Respire.
Reste avec moi.
Qu'est-ce que ce truc t'a dit ?
Tu sais ce qu'il m'a dit ?
Tu crois que je dois le garder ?
Pour �tre franc, j'h�site.
Je pourrais faire mieux peut-�tre, cette fois.
Tu t'en es bien sortie. Tr�s bien.
Un petit con m'a eu.
- Putain, �a fait mal. - Je sais.
H�.
Je veux que tu saches que je suis fi�re de toi.
Merci...
Merci, maman.
H�, regarde �a.
Comme tu m'avais dit. C'est vraiment beau.
Oui.
Y a un truc qui cloche.
H�.
H�, reste avec moi. Reste avec moi.
D�sol�, princesse.
- Quoi ? - Tu sauveras le monde.
Qu'est-ce que tu fais ?
- Mais pas celui-l�. - Quoi ?
H�, je peux te parler ?
Laisse-moi t'expliquer...
J'ai fait la plus grosse erreur de ma vie en te quittant, Ingrid.
Tu veux bien me laisser une chance de me rattraper ? S'il te pla�t.
Je t'aime.
�a va aller. On va s'en sortir.
Cool.
- Salut. - Salut.
- Vous connaissez Ingrid ? - Oui.
C'est dingue. C'est ma copine.
Ne vous y trompez pas.
L'IA vous donnera ce que vous avez toujours voulu.
Distractions, personnages marquants,
d�fis et obstacles � surmonter.
Enjeux enthousiasmants et une fin satisfaisante.
Mais au bout du compte, tout ne sera que mensonge.
Et vous vivrez en cage.
Bonne chance. Amuse-toi.
Ne meurs pas.
Non.
Non. On n'a pas r�ussi. On ne l'a pas arr�t�e.
- �a n'a pas march�. - Hein ?
Merde, Tim. On n'a pas gagn�.
- H�, tranquille. Tout va bien. - Qu'y a-t-il ?
Il est reparti. Ce qu'on fait n'a pas march�.
Ingrid. Qu'y a-t-il ?
Tu comprends pas. Ce qu'on a fait, �a n'a pas march�.
On doit... On doit arranger �a. Merde !
O� est le bless� ?
�loignez-vous de moi ! S'il vous pla�t !
- Que se passe-t-il ? - Me touchez pas, putain !
- Me touchez pas. - Par ici.
Non, ce n'est pas r�el. Ce n'est pas r�el. S'il vous pla�t !
H� ! Il neige.
C'est un mensonge ! Tout ceci n'est qu'un mensonge !
Ch�ri, je ne crois pas que ce soit de la neige.
Arr�tez ! L�chez-moi !
- Qu'est-ce qu'elle a ? - J'ai rien !
Elle n'est pas bien.
- C'est � cause du wifi. - C'est une cage ! Vous vivez en cage !
Merci pour votre service.
Je vous ressers ?
SAUCE PIQUANTE
Content d'�tre de retour. �a m'avait presque manqu�.
Qu'est-ce que tu fous ?
Tu vois �a ? Inutile, connerie. Perte de temps.
La vraie r�ponse ?
La fa�on de vaincre ce truc est sous mes yeux depuis toujours.
Me touche pas !
On va donner ce que t'as au monde entier.
On n'a plus qu'� d�couvrir comment leur refiler, � tous.
- � grande �chelle. - Quoi ?
C'est beaucoup de logistique, mais j'ai des pistes.
Tu manges ? �lev�s en libert�.
Rassure-toi, notre petit pote va tout faire pour l'arr�ter.
Je sais pas qui t'es ni ce que tu racontes,
mais je suis vraiment pas d'humeur.
Je peux pas le faire seul. J'ai besoin d'aide. Pas facile.
Mais y a des gens bien, ici.
T'as trois putains de seconde pour d�gager.
- Trois... - T'aimes cette tenue ?
- J'en ai six dans le coffre d'une Buick. - Deux...
Je vais pas te mentir. �a va �tre une soir�e tr�s bizarre.
H�, c'est pas tr�s sympa.
Viens.
Aie confiance. Qu'est-ce que t'as � perdre ?
- Merde. - Votre attention.
C'est pas un braquage.
Je viens du futur et tout �a est en train de tr�s mal tourner.
Bonne chance. Amusez-vous. Restez en vie.
Sous-titres : Iyuno
French Canadian
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