Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Cette histoire s'inspire d'événements réels qui ont eu lieu
à Guajira, au nord de la Colombie, entre 1960 et 1980.
la famille, la grand-mère, la mère...
l'oncle, le neveu, le petit fils...
sont représentés par les doigts de la main,
pour que le Wayuu n'oublie pas ses origines.
s'il y a une famille,
il y a du respect.
Avec le respect,
vient l'honneur.
s'il y a de l'honneur,
il y a la parole.
Avec la parole,
vient la paix.
Regarde moi, Zaida.
Tu as passé ton année de réclusion avec dignité et grâce.
En sortant, tu seras une femme. Tu devras faire attention aux signes.
Utilise-les pour protéger ta famille.
Viens la, Zaida.
le noyau de la famille...
la grand mère...
la mère...
le neveu...
l'oncle...
je suis le pasteur, le pasteur qui chante jayeechis.
J'ai chanté pour oublier la mort et me souvenir des guerres passées.
pour amener le vent et raconter des histoires d'amour.
Mes souvenirs s'effacent et avec eux,
tous les contes et les histoires que j'ai chanté.
Avant que mes pas ne s'effacent, avec mon chant je me souviens
de l'histoire d'amour, de désolation, de fortune et de douleur
de cette grande famille qui s'est détruite elle même.
C'est l'histoire de Rapayet, issu d'une lignage de guerriers.
Il a perdu les siens enfant et a grandi parmi des étrangers
dans cet endroit où la famille est tout.
Ne pleure pas. N'aie pas peur.
Je suis à tes côtés.
Allons y.
Je ne pensais pas te voir, oncle.
Qu'as tu apporté ?
Un collier tuma.
Sors, ma fille.
Voici mon travail.
Faisons une grande fête, ma nièce Zaida est devenue une femme !
je veux danser avec toi aussi.
Qui est ce ?
Rapayet, le neveu de Peregrino.
Uliana ?
Abuchaibe Uliana.
Tu es ma femme.
Rapayet, tu aurais du amener une chèvre.
Les colliers ne sont pas suffisants.
S'ils t'acceptent, tu devras travailler dur.
J'ai de nouveaux clients pour toi.
La dot va être conséquente.
Je l'ai, mon oncle.
Sois honnête avec sa mère.
Ne cache pas ta situation.
Tu dois la persuader.
La convaincre que ta famille passe avant tout.
Même avant tes affaires avec les alijunas, neveu.
Tes actes devront suivre tes mots.
Elle était pieds nus, avec une couverture.
Elle t'a vu ? Tu as vu sa figure ?
je me souviens pas, mais elle m'a parlé en Espagnol.
Ta grand mère nous montre le chemin.
C'est un cul de sac, vers la mer.
C'est calme, mais ça peut être violent.
Quelqu'un demande notre aide, mais apportera la souffrance.
Je ne veux plus rêver.
Les rêves montrent l'existence de l'âme.
N'aie pas peur.
La mort va et vient. Nous devons rester éveillés.
Tu as toujours su parler aux rêves.
Tu as bien fait d'arrêter la réclusion.
Tu dois écouter ce que nous dit ta grand mère.
Espérons que la mort ne revienne pas.
Si tu veux avoir une famille, tu dois suivre nos traditions.
Je sais.
Les colliers sont très personnels, ce sont des protections,
données en différentes occasions.
Tu aurais du amener une chèvre.
mes amis.
Avez-vous bien mangé, bien dormi ?
Comme toujours. C'est une célébration digne de la famille Pushaina.
A ma dernière visite, vous aviez moitié moins d'animaux.
On a eu beaucoup de pluies.
Mon ranch a été béni par Juyá.
Vous savez aussi comment faire des affaires avec les alijunas.
Úrsula est connue pour ses talents de commerçante.
Aujourdhui, je viens en messager de mon neveu, Rapayet Abuchaibe Uliana.
C'est le fils de mon cousin décédé, Chay Uliana.
Rapayet veut épouser Zaida.
c'est un parti que vous devriez considérer.
Peregrino, vous êtes très respecté.
Nous allons vous écouter, mais ma soeur Úrsula
est une des plus prestigieuse Wayuus dans le Wajira.
Sa fille mérite une meilleure famille que celle de Rapayet.
Sa famille avait un grand prestige.
La plupart sont morts dans une dispute, mais ce conflit a été résolu avec honneur.
Rapayet n'a pas seulement tracé sa voie sans aide,
mais il a établi des relations avec les alijunas,
qui lui ont ouvert le monde.
C'est un grand homme d'affaire,
et son respect des traditions est un exemple à suivre.
Il agrandira votre prestige.
Tu parles Espagnol, Rapayet ?
Oui, mais je préfère le wayuunaiki.
Pour la dot, nous demandons 30 chèvres, 20 vaches, 5 colliers,
deux d'entre eux en pierre de tuma,
et 2 mules décoratives.
C'est la dot si tu veux épouser Zaida.
Vous savez pourquoi on me respecte ?
Car tu sais comment traiter les alijunas. Et tu peux parler aux rêves.
Non.
Car je suis capable de tout pour ma famille et mon clan.
C'est le talisman de notre famille.
Je le garde.
Des maladies et des gens essayent de nous tromper.
Même si tu as la dot, les esprits me mettront en garde.
Oiseaux de passage.
Chant I Herbes Sauvages
- As-tu attendu longtemps ? - Un peu.
Es-tu le neveu de Peregrino ?
Oui.
As-tu amené toute la marchandise ?
Un, deux, trois...
tu vas quelque part ?
Mon chemin est par là.
Salue ton oncle.
Avec plaisir.
Compte, Moncho.
On va perdre tous nos costumiers.
Aux femmes, mon ami.
La plus belle des choses.
On a commencé tôt, Moncho.
On ira chercher le café, demain.
Salut, César.
Comment va, Rafa ?
Bien.
Ces Américains sont d'un truc appellé Mouvement pour la Paix.
Ils disent embaucher contre le Communisme,
mais ce qu'ils cherchent surtout, c'est de la marijuana.
Tu en as ?
Non.
Moncho, j'ai plus d'argent.
Du calme.
C'est pour moi. On a bien gagné aujourdhui.
Salut, César.
2 cartouches.
- 20 pesos. - C'est bon ?
Vous avez ce que je cherche ?
Non.
César.
Quand partent les gringos ?
Je sais pas.
On peut trouver la marijuana qu'ils veulent, Moncho.
Ah oui ?
Où la caches tu ?
Sous cette petite jupe ?
Présente moi, César.
Salut, Peter. Je pense avoir ce que vous cherchez.
Bill va être content.
merci.
- A bientôt. - Ok, Peter.
Souvenez vous, dites non au Communisme.
Pas de Communisme, Peter.
Vive le Capitalisme !
T'es fou ?
Où on va trouver 50 kilos ?
200 pesos la livre.
On aurait pas pu faire moins.
Comment on va payer ?
On va réinvestir l'argent du café.
Vive le Capitalisme, mon ami.
- Tout droit ? - Oui.
C'est tout ce que j'ai.
Il veux être payé plus.
Dis lui qu'on paiera en revenant.
On paiera quand on reviendra.
Dans son language.
Tu penses qu'on parle le même language ?
ça coute plus que ton âne.
Calme toi !
Qui va lè ?
Gabriel.
Du calme, cousin.
Rapayet.
Rapayet ?
Cousin Rapayet.
ça fait une paye !
Bienvenue.
Je pensais que la Sierra n'était pas un endroit digne d'un Wayuu.
C'est mon ami Moisés.
Nous t'avons amené une chèvre.
Pourquoi tu parles encore indien ? On n'est pas dans le désert.
Mérida.
Offre leur à boire.
Combien la livre de café ?
12 ?
Je te donne 50 pour l'herbe.
C'est une affaire, cousin.
ça sera bon pour nos familles.
Donne moi 60.
Je fais pas d'affaires avec les alijunas.
Tu négocies avec moi, cousin.
Aide moi à rassembler la dot.
Mais Aníbal, combien de pommade vas tu faire ?
Tes cousins sont nombreux.
Victoria.
Rapayet.
Ma contribution, pour la dot.
merci, cousin.
A bientôt, partenaire.
Je pensais pas qu'ils l'auraient.
Oui, monsieur.
Et voilà.
Nous apportons la joie.
Avez vous l'argent ?
Bien sûr.
Vous voulez jeter un coup d'oeil ?
Je vais chercher l'argent.
Regarde-les, Rafa.
C'est une super affaire.
L'herbe est le bonheur du monde.
Leur bonheur.
ça va ?
Je m'appelle Bill.
Nous travaillons dans l'export.
Je suis très intéressé par votre produit.
On peut parler ? Je peux m'asseoir ?
Bien sûr.
Que fais tu, Rapayet ?
J'apporte la dot.
Tu as les colliers ?
Où as tu eu tout ça ?
Je suis en affaire avec les gringos.
Vivre avec les alijunas t'a fait oublier nos traditions.
Tu dois envoyer un message avant d'amener la dot.
Va chercher Peregrino.
Ou tu vas libérer la fureur des esprits.
Wayúu, tu partages un hamac. Ton chemin est joyeux et simple.
Úrsula t'a prise dans sa famille, tu es avec les Pushainas désormais.
Tu dois faire tes preuves.
Tu apprendras que ce n'est pas dur d'avoir une famille ou de la faire grandir.
Tu apprendras que ce qui est difficile, c'est de les garder ensemble.
Que se passe-t-il ?
La femme de mon frère aime la musique vallenato ?
Comment s'appelle mon beau-fils ?
Miguel Dionisio Pushaina Abuchaibe.
Pour qu'on ne dise pas que ne respecte pas vos traditions,
J'ai apporté un cadeau.
Qu'est ce que c'est ?
On est trop vieux pour les chèvres, Rafa.
C'est pour toi, mon ami !
Cette voiture coute plus cher qu'un chargement !
C'est pour ça qu'on doit en faire plus désormais.
C'est à ça que sert l'argent,
à le dépenser !
Chant II Les Tombes.
Leonidas.
Tu ne peut pas boire d'alcool. Tu dois te tenir prêt.
Maitenant que ton oncle Ministro est mort, c'est toi le chef de famille.
Tiens toi bien.
Si c'est un garçon, on l'appellera Peregrino, comme toi.
Nous les Peregrinos, nous sommes énervés.
Cette famille a besoin d'un nom fort, digne d'un héritier.
Peregrino est un beau nom.
Mais ce sera une fille, et elle aura un nom prospère et lumineux.
Un malheur va arriver.
Tu es devenue trop superstitieuse, mère.
Ces alijunas ne respectent rien.
Je t'ai cherché partout. Où étais tu ?
Baisse la musique, Moncho.
Ce n'est pas une fête.
Vraiment ?
Si c'est pas une fête, je voudrais pas manquer la vraie.
Eteins.
Relax, mon ami.
J'ai parlé à Bill.
- Il m'a dit qu'on devait avoir 2200 livres... - Pourquoi tu lui as parlé ?
On doit avoir 2200 livres la semaine prochaine.
Avec ce qu'ils ont semé,
on peut récolter 1300 livres.
Il en faut plus.
Aníbal vient ici, Moncho.
Achetons en à quelqu'un d'autre.
Aníbal est de la famille. on a toujours été en affaire avec lui.
On donnera 1300 livres. C'est tout.
Et je suis l'intermédiaire, c'est clair ?
Bonjour, cousin.
Pure Santa Marta Gold.
Des graines des Américains ?
Qu'en dis tu, Moncho ?
De quoi, Ramírez ?
Tu grossis.
Et toi, plus môche.
Et Rafa,
charmant comme d'habitude.
Soyons sérieux, Moncho.
Qu'est ce qui ne va pas ?
2 avions peuvent emmener 1300 livres.
50 livres dans 5.
Pourquoi il y a il 3 avions ?
Bill a dit qu'il n'y a pas de problème.
Tu fais des affaires avec d'autres gens ?
C'est plein d'herbe !
Dis à Bill que les affaires ne se font qu'avec nous.
Je prendrais les avions jusqu'à ce qu'il répare ça.
Bon sang non !
Qu'as tu fait ?
Ils nous avaient trahis !
C'est pour ça qu'on a des messagers.
Alors envoie un messager aux Etats Unis.
Si tu le tues, je te tuerai.
Tu ne veux pas garder l'argent et l'herbe ?
Tu ne respectes rien.
Dis à Bill que les affaires sont terminées avec nous.
Nous les Wayúu ne touchons pas les hommes assassinés.
Vous devrez les enterrer.
On fait quoi des avions ?
Vous ne pouvez pas faire des affaires avec les alijunas.
Et les gringos ? Ils sont quoi ?
Ou connais tu des Wayúu qui acheteraient de l'herbe pour nous ?
Moisés est incontrôlable.
Il a fait une erreur.
Il salit notre nom.
Il t'a désobéit devant tes hommes.
ça n'arrivera plus.
Demande toi, où es ta loyauté ?
Avec les alijunas ou avec ta famille ?
Mes paroles et mon honneur sont avec mon peuple.
Il a raison. Qui choisis tu ?
Je l'ai déjà dit.
Redis le.
Ma famille.
Alors débarrasse toi de Moisés.
Comment vas tu continuer à faire des affaires après ça ?
Comment vas tu faire avec les gringos ?
Tu dois les indemniser.
Ne mets pas ta famille en danger.
Tu as été trop longtemps avec les alijunas.
Un vrai Wayúu n'hésiterait pas, Rapayet.
L'alijuna a répandu le sang, Rapayet.
Il doit payer avec du sang.
Rafa !
Viens, écoute la chanson qu'ils nous ont écrit, mon ami.
Rafa !
Je suis content que tu sois venu, mon ami.
C'est ainsi que tu dépenses l'argent ?
Qu'y a t'il de mal ?
Nous avons l'argent, l'herbe...
C'est pour le mieux, Rafa.
Viens.
Faisons la fête.
Debout !
Qu'est ce qu'il y a ?
Vous n'allez pas faire la fête ?
C'est fini.
Quoi ?
Tu as répandu du sang sur le territoire Wayúu.
Le sang des étrangers doit être dédommagé.
La ferme !
La famille Pushaina
a demandé à Rapayet
de te tuer.
Mais cela n'arrivera pas,
car Rapayet t'aime bien.
Mais tu dois quitter les affaires.
Tout le monde s'en va !
Sortez !
ce merdier est terminé !
Tu ne peux pas faire ça, Rafa.
Pour chaque livraison, tu as une commission pour la police.
Mais si tu fais des affaires dans le dos de Rapayet,
il va devoir suivre les conseils de son clan.
Tu ne peux pas me faire ça, Rafa.
Sans moi tu ne serais rien.
Ne sommes nous pas amis ?
ne sommes nous pas frères, Rafa ?
Rafa !
Baisse toi, Leonidas.
Tu conduits trop vite.
On s'en va.
Où vas tu ?
faire une livraison.
Je peux y aller ?
fais attention, Rapayet.
Regarde.
L'oiseau iishcoo vient depuis des jours.
Il demande vengeance.
Rien.
ça fait trop longtemps. Quelque chose ne va pas.
Leonidas.
Leonidas!
Nous partons ?
Non, rentre.
Tu ne me laisses jamais rien faire !
Tu es ici car on m'a forcé à te prendre. Fais ce que je dis !
ne sors pas !
Va parler à Aníbal.
Dis lui d'amener les femmes. Je vais rester ici.
j'y vais seul.
Habille toi.
Tu n'as pas à me laisser tomber, Rafa.
J'ai ta part. je te la garde.
On pourrait continuer, toi et moi.
Comme avant.
Alors, que vas tu faire ?
Tu vas me tuer ?
Tu ne peux pas me tuer, mon ami.
Je vais te tuer coome les Wayúu font,
face à face.
On a toujours été ensemble, Rafa.
Tu es mon frère.
Je sais que tu n'as pas ça en toi.
Ne rentre pas !
Son sang est sur toi.
Le yoluja est avec toi !
C'est de ta faute, Maman.
Ta fille vient de naître ! Reste à l'écart !
Tu apportes le fantôme d'un homme mort.
Tu ne peux pas la toucher.
Indira.
Comment va Zaida ?
Elle va bien.
Je veux entrer.
Tu l'as touché.
Si tu ne te purifies pas, cela va se mettre sur elle.
Je vais prendre un bain.
Non.
Aníbal doit voir le sang.
Aníbal.
Je suis venu te parler.
Je ne veux rien avoir à voir avec Rapayet.
Il ne s'agit pas de Rapayet.
Je viens de la part d'Úrsula Pushaina. Vas tu recevoir son message ?
Pendant les 2 dernières années,
la richesse de nos familles a augmenté comme jamais.
La prospérité ne peut s'établir que s'il y a la paix.
Moisés a tué mon frère. Rapayet ne l'a pâs arrêté.
Tu as raison, Aníbal.
Mais il l'a fait maintenant. La paix est garantie.
Je ne veux plus faire d'affaires avec Rapayet.
Quand tu parles à Rapayet, tu parles au clan Pushaina.
Quelle est ta réponse ?
Je veux 100 pesos par livre.
Très bien, Aníbal.
Chant III Prospérité.
Fils !
Tu as bien fait.
Tu chevauches comme un vrai Wayúu.
J'ai presque fini dernier.
ça ne fait rien.
Aucun d'eux n'a ton âge.
Je veux apprendre à piloter un avion, pas à faire du cheval.
Leonidas, donne moi le pistolet.
Ne m'embête pas.
Donne moi le pistolet, fils.
Donne le moi.
Le sacrifice a été fait, mais la tristesse est là.
Gabriel annonce son second enterrement.
Les morts arrivent. Miguel est en danger.
Rapayet et Leonidas étaient ici.
Tu les as vus ?
Non.
Demande la protection du talisman.
Tu n'es pas seul, Rapayet.
Tu as vu un yoluja ?
Salut, neveu.
Salut, oncle.
Aníbal nous a invité au second enterrement de son frère.
Zaida a vu Gabriel en rêve.
Peut être il s'annoncait aussi, comme il l'a fait pour sa famille.
On doit y aller, Rapayet.
Aníbal n'est pas juste de la famille, c'est notre associé.
Nous ne devrions pas y aller.
Sinon, il prendra ça comme une offense à sa famille.
C'est ça que tu veux ?
Zaida a aussi vu Miguel. Il était couvert.
Il y a trop de morts par ici.
Merci de nous avoir invité, cousin.
qu'est ce que tu as là ?
La famille Pushaina veux célébrer son amitié avec votre famille.
C'est un cadeau pour la fête. 10 vaches et 30 chèvres.
Merci.
Chaque fusil a sa license.
Un peu trop, non ?
Merci d'être venue, Úrsula.
Venez.
Partons d'ici, Rapayet.
C'est le moment où les morts reviennent.
Le moment de comprendre ce qui s'est passé.
Pourquoi ils sont partis et le message qu'ils nous apportent.
Le temps pour nous d'écouter
ce qu'ils nous apprennent
à travers leurs morts absurdes,
causées par des ambitions aveugles.
Nous vous exhumons maintenant
et vous emmenons à votre repos final,
restons tranquilles. Ecoutons et comprenons
pourquoi vous avez du nous quitter.
Ne soyons pas aveugles.
ne soyons pas sourds.
Que l'or ne brille pas plus que nos esprits.
Qu'aucune voix ou coup de feu ne soit plus fort que vos voix.
Que fais tu ? Viens avec moi !
Les enterrements sont si ennuyeux.
Pourquoi t'es venu alors ?
On m'a forcé.
Regarde ce que je peux faire.
Pour toi,
je mangerai un citron avec sa peau.
Viens avec moi à Aruba. Tu auras tout ce que tu veux.
Sigifredo, éloigne cet ivrogne.
Dansons.
Viens danser avec moi.
- Arrête ! - Ne la touche pas !
Personne ne peux la toucher.
Monsieur Leonidas.
Partons monsieur. Vous êtes ivre.
Amène l'argent du camion.
- Non, Leonidas. - Amène l'argent du foutu camion !
Cet homme veux devenir une sorte d'avocat.
Regardez comme je suis génereux.
Je vais payer pour ses études et son voyage,
mais seulement s'il bouffe cette merde de chien.
Non, monsieur.
Non, monsieur.
Trop fier pour une merde de garde du corps.
Mets ça là.
C'est pour vous.
Vous pouver vous payer des putes et tout ce que vous voulez.
Vous êtes un mec, patron.
Bonjour.
Je viens de la part de monsieur Aníbal.
Les mots doivent être apportés par un messager.
C'est moi le messager désormais.
Je ne recevrais pas de message d'un alijuna.
Que veut Aníbal ?
Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
Monsieur Aníbal veut être indemnisé.
Avec 2 camions,
10 mules,
et 2 fusils.
Nous ne l'indemniserons pas sauf s'il envoie un messager !
Quoi d'autre ?
Et 2 semaines pour monsieur Leonidas,
à travailler comme paysant avec ces gens.
Redis ça et je te tue !
Baisse les armes !
Laissons Leonidas le tuer !
- Aníbal sait qu'aucun Wayúu n'acceptera ça. - La ferme !
La ferme !
Leonidas, vas y.
En envoyant l'alijuna, Aníbal nous humilie.
Tu ne peux rien accepter.
Nous avons offensé sa famille bien des fois.
Si tu n'acceptes pas, il y aura la guerre, Rapayet.
Tu ne peux pas laisser ça arriver.
Tu as besoin d'une minute ?
Un peu de travail ne lui fera pas de mal.
Leonidas remplira sa part de l'indemnisation.
Qu'est ce qui ne va pas ?
Tu l'as vu à nouveau ?
Il va s'en aller.
Ferme les yeux.
Bienvenue, monsieur Leonidas.
Qu'avons nous là ?
C'est votre indemnisation.
Tu as offensé ma fille.
Excuse toi et tu pourras rentrer chez toi.
Excuse toi !
Va travailler.
Le cartable est comme le Wayúu.
Rond comme le ventre de la mère. Cette corde, c'est le cordon ombilical.
Indira.
Il est tard.
Nous n'avons pas fini.
Tu peux finir demain.
C'est important.
Tu peux finir demain.
Je vais rester là jusquà ce que tu dormes.
De quoi rêvais tu ?
A rien. Je tombais.
Quoi d'autre ?
Rien.
Tu ne parles plus aux rêves.
Je t'ai tué car tu ne respectais pas ta parole.
Et maintenant, plus personne ne respecte plus rien, mon ami.
Je ne peux pas reperdre ma famille.
Je ne peux pas les perdre dans une autre guerre.
Que te dis le yoluja ?
Rien.
Il est juste là.
Ramène Leonidas.
ça ne finira pas ici.
Le rêve t'a dit ça ?
Non.
Les esprits sont fâchés.
Le rêve ne m'a plus rien dit depuis qu'on est allé chez Aníbal.
Nous avons perdu notre âme.
Rien ne nous protège plus.
Rapayet.
Ramène moi mon fils.
Tu n'aurais jamais du le renvoyer.
Chant IV La Guerre.
Maintenant celui là.
Je suis en sécurité entouré d'hommes.
Ces foutus colliers ne servent à rien !
Ne le laissez pas sortir.
Si on vient, dis leur que ta fille est en réclusion.
Aníbal.
dans une dispute, il est d'usage que les offensés envoient un messager.
Mais nous sommes venus vous apporter le message.
Rapayet veut à tout prix éviter la guerre. Il veut vous indemniser.
ce que Leonidas a fait est impardonable.
C'est une mauvaise graine qui ne représente pas sa famille.
Il n'y a rien à discuter.
Il a déshonoré ma fille.
C'est un Pushaina.
Il y a plus en jeu.
Tes relations avec Rapayet et sa famille allaient bien avant cette dispute.
Tu n'aurais pas du venir, Peregrino.
Nous vivons des temps violents et incertains, Aníbal.
Tu ne peux pas ignorer l'offre de Rapayet sans même l'écouter.
Qu'est ce qu'il offre ?
Tout.
Ses camions, ses avions, les pistes d'atterissage, tout.
Même ses contacts Américains.
Non.
Aníbal.
Tu ne peux pas tuer un messager.
Si tu le tues, tu transgresses la loi la plus sacrée du Wayúu.
Tu ne seras pas seulement en guerre avec le clan Pushaina,
mais aussi avec le clan Uliana, ton propre clan.
Veux tu toujours la paix ?
Allons y, Rapayet.
Tu sais ce qui arrive à une famille en guerre.
Partons.
Où ?
Où ils ne nous trouverons pas. Peu importe.
Moisés me suivra où j'irai.
ça ne fait rien, Rapayet.
Miguel est en danger. Je l'ai vu.
Retrouve-les.
Ce sont des gens d'Aníbal ?
Non.
Ce sont les messagers et les anciens des clans.
Aníbal Abuchaibe, du clan Uliana, a commis l'irréparable
et a assassiné un messager.
Il est devenu une menace pour nos clans et pour la paix de la région.
C'est notre devoir de l'empêcher de répandre le chaos.
Depuis qu'il avait commencé à vendre de l'herbe,
Peregrino était comme l'oiseau Utta,
dont les colliers étaient lourds de trop de richesses.
Il a arrêté d'être un messager et est mort comme un alijuna.
Il était un Wayúu remarquable et nous devons dire son nom.
N'oublions pas que personne n'avait jamais tué un messager.
Peregrino a permis à la famille d'Úrsula de désacraliser nos traditions.
Notre messager est mort en essayant d'empêcher cette guerre.
Nous devons arrêter Aníbal avant que cette guerre se répande dans le Wajira.
Nous pouvons le faire si nous sommes unis.
Où est Rapayet ?
Il s'est enfuit.
Úrsula et Rapayet ont utilisé leur cimetierre sacré
pour cacher de l'argent et des armes.
Aníbal, Úrsula et Rapayet ont sali le nom de notre clan.
Il n'agissent plus comme des Wayúus.
Ils sont commes des alijunas.
Nous les Wayúus ne sommes pas ce qu'ils sont devenus.
je ne dirais pas à ma famille de perdre la vie pour une dispute d'alijunas.
Ma famille ne prendra pas part non plus à cette vengeance.
Ceci a toujours été notre territoire.
Nous l'avons toujours protégé avec honneur et bravoure
quand c'était nécessaire.
Nos ancêtres l'ont défendu contre les pirates,
contre les Anglais, les Espagnols.
Et contre les gouvernements qui ont essayé de le prendre et de nous dire comment vivre.
Ce n'est pas un territoire alijunas, c'est celui de nos ancêtres.
On ne laissera pas ces vendeurs d'herbe y répandre la violence.
Punition pour Aníbal et sa famille !
ceci doit cesser.
La violence contre la parole est sans précedent.
Cela doit être puni.
Mais avant de punir Aníbal, La famille d'Úrsula doit nous indemniser.
Ils doivent abandonner ce cimetierre et exhumer leurs morts.
Úrsula doit rendre le talisman qui protège sa famille, et ses colliers.
Rends les.
La famille Arpushana est d'accord avec la punition,
si Úrsula rend le talisman et les colliers.
La famille Juusayú va envoyer des hommes pour la punition d'Aníbal.
La famille Epieyúu rejoint la punition pour les familles Pushaina et Abuchaibe.
Goyo, Goyo, Goyo.
Terminé.
Nettoyez tout. Nous partons.
Ramassez, Ramassez. Terminé.
Ramassez, Goyo. On arrive.
Terminé.
Rentrez !
Je suis venu pour toi et ma petite fille.
Non.
Tu m'appartiens, fille.
Tu ne peux pas vivre en Wayúu loin de ta famille.
A quoi ça sert d'être un Wayúu si nous mourrons.
Viens avec moi et il n'arrivera rien à Rapayet.
Ne les emmène pas. Pitié. Ne fais pas ça.
Si tu viens les chercher, je te tue.
Combien ils en ont tué ?
Tu ne veux pas savoir.
Et les champs semés ?
Monsieur Aníbal,
C'est un miracle que ces indiens ne nous aient pas tués.
J'en ai marre. Je rentre à Medellín.
Il n'y a plus rien à faire ici.
Amenez moi des hommes de Medellín.
Vous pouvez avoir ce qui reste des récoltes.
Ils ont tout brûlé.
Il ne reste plus rien.
Il me reste 2800 livres. Moi seul sait où elles sont.
Vous pouvez avoir la maison, les voitures, l'argent planqué, tout.
Tu veux tout bazarder juste pour te venger ?
Dans combien de temps ils peuvent être là ?
Il y a de l'argent dans la sacoche.
Va trouver Leonidas.
Va.
Va et ne reviens jamais !
Va !
Va !
Chant V Les Limbes.
Oncle !
Oncle Leonidas !
Et alors ?
Nous n'avons plus rien dans ce monde, Aníbal.
Mais montre du respect pour les morts.
Ramène moi mon petit fils.
je vais le ramener à 2 conditions.
Laisse tomber tes affaires,
l'herbe que tu as encore, tes avions,
- tes pistes d'atterissage... - Je suis venu te parler, pas à lui.
C'est à lui que tu dois parler.
Arrange encore une livraison avec notre réseau.
Quelle est l'autre chose ?
Apporte moi Rapayet.
Et Leonidas.
Leonidas est mort.
- Alors dis moi où est Rapayet. - Je veux aussi Leonidas.
Fermez la bordel !
Tu feras ce que j'ai dit.
Cherche Rapayet.
Je vous donnerai Rapayet.
Tu peux me tuer.
Laisse vivre Indira.
Vous ne valez même pas la balle, m'dame.
Où est Leonidas ?
Je ne m'arrêterai que quand je l'aurais tué.
Nous sommes tous déjà morts.
Emmene les.
Cette Wayúu ne savait plus comment rassembler son peuple,
avait oublié le savoir de ses ancêtres, elle errait seule
dans le désert et l'obscurité, j'ai retenu cette histoire.
Celle d'une herbe promettant de sauver, mais qui détruit.
Dans son ombre la cupidité domine toujours.
une grande bête wanulü a été réveillée,
et son emprise s'est étendue sur le monde entier.
Nous n'avons pas écouté nos rêves, ni entendu la voix des morts.
Un vent fort se lève. Il effacera nos pas sur le sable,
c'est pour cela que je chante.
Pour que Wayúus et alijunas n'oublient pas ce qu'efface le vent d'été.
Pour que l'oiseau chante, que cette histoire reste toujours,
dans les rêves et la mémoire.
Sous titres par Picard 60 corrections par bf15.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.