All language subtitles for Les Nouveaux Monstres (I Nuovi Mostri)1977.DVD5rip.fr

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Original subtitles

La nostalgie est dans mon cƓur

Quand la nuit tombe, mon sourire meurt

J'ai donné mes souvenirs et mes songes

En échange je n'ai eu que des mensonges

La lumiĂšre baisse dans ma chambrette

Les pensĂ©es fusent, l‘espoir guette

Mon bien-aimé qui m'a quittée

En me faisant de tristes adieux

Fiorella, t'es géniale !

Fiorella !

Mazette !

T'es la meilleure !

Vas-y, mets le paquet ! Quelle voix ! Quelle sonorité !

Fiorella, t'es la plus grande ! T'es unique !

Tu casses la baraque !

Tu entends ça ?

Mina, Milva, lva, Ă la casse !

Y a pas photo !

Et tu as vu ce corps ? Les lĂšvres, par exemple,

ses pectoraux...

Et son cul ?

LĂ , on le voit pas, mais elle a un de ces culs !

Que de promesses emportées parle vent...

Elle est canon, les gars ! C'est fou.

Je me la ferais bien, debout, contre un mur.

- Vous vous la feriez ? - Pourquoi pas ?

Ça ne m'Ă©tonne pas.

Il ne bande plus, mais il se la ferait bien.

Je lui filerai un coup de main.

Fiorella,

t'es une force de la nature !

Mon café au lait !

C'est qui ?

Le mari de la chanteuse.

Fiorella, t'es canon !

C'est un triomphe, M. le directeur.

Trois rappels.

Un mec voulait la tringler.

Pardon, madame.

L'enthousiasme, c'est bien, mais faut pas pousser.

On fait quoi pour le contrat ?

On a un tas d'engagements.

On sera sur les rotules.

Vous n'ĂȘtes pas les seuls.

On débute à Rome,

on fait une télé, une émission spéciale,

on part en tournée en Vénétie, puis en Argentine.

Mais je trouverai bien un créneau pour refaire une soirée ici.

Vous verrez, on reviendra, on affichera complet comme ce soir.

- On en reparlera. - D‘accord, ça roule.

Il suffit de m’appeler et c'est bon.

Vous ne l‘avez pas accrochĂ©e ?

Cette photo vaut une fortune et vous ne l‘accrochez pas ?

Elle est mĂȘme signĂ©e.

Elle est trÚs réussie, cette photo.

Vous ĂȘtes rĂ©ussis, tous les deux.

Merci. J’apporte le cafĂ© au lait Ă  Fiorella.

Chaud devant, le café au lait pour Mme Fiorella !

Un triomphe.

Pas tellement.

Tu aurais vu le public.

Les mecs disaient des trucs osés.

Comment va ta gorge ?

J'ai du mal Ă  avaler.

Tant mieux, ça te fera maigrir.

L’important, c'est la voix.

C'est la deuxiùme fois que ça t‘arrive. Pourquoi ?

C'est la deuxiĂšme fois. Pourquoi ?

J'en sais rien.

Pourquoi cette extinction de voix ?

J'en sais rien.

Mets une écharpe pour protéger ta gorge.

Ma voix a besoin de repos.

T'es folle ? On doit travailler.

Moins ça va, plus il faut bosser. L’activitĂ© dĂ©veloppe l’organe.

Afin dâ€˜Ă©viter une atrophie.

"Citoyens, demain soir au Trocadéro de Cafragna,

"Fiorella chantera son répertoire

“de chansons italiennes et internationales,

"variété et rock !

"Tous avec Fiorella au Trocadéro de Cafragna !"

Sacrées poupées !

- Viens. - Non...

C'est bon pour la gorge.

Tu n’as plus de voix ?

Plus de voix ?

Ne dis pas ça. Je t'en prie, ne plaisante pas avec ça.

Ouvre la bouche.

Elle est rouge. Dieu, ce qu'elle est rouge !

Fais-moi un do.

Un mi bémol.

Putain ! Avec toutes les parties du corps que tu as,

fallait que ça tombe sur la gorge ?

Refais-moi un do.

Papa, fais quelque chose !

Je fais la poussiÚre des poupées.

Comment s'est passĂ©e l’opĂ©ration ?

On l'a pas encore opérée.

C'est rien, un polype sur les cordes vocales.

Merci, professeur.

Je déconseille d'opérer.

Il faut con-seiller.

DĂ©-conseiller. Le cƓur est fatiguĂ©, Ă  cause d’une insuffisance rĂ©nale.

Plusieurs dysfonctionnements Ă  surveiller...

Il faut attendre.

Attendre, mon cul. Vous plaisantez ?

C'est vous qui allez chanter Ă  Brisighella ?

Et votre assistant ira au Pivert Vert ?

ArrĂȘtez votre cirque. Regardez—moi ça.

Vous connaissez Fiorella ? Le pinson du val Padouan !

Certes.

Mais il faut également veiller

Ă  ce que le pinson ne perde pas ses plumes.

Il faut opérer dans deux mois.

Non, dans deux minutes. Vite fait, bien fait.

Je suis le mari. J‘assume l'entiĂšre responsabilitĂ©.

Discutez pas, opérez !

Saint Blaise, veille sur les mains du chirurgien,

originaire de cette région,

veille sur elle et sauve—la.

La voix, au moins.

Photo dédicacée. Cadeau.

Tant que la galĂšre vogue, laisse-[a voguer...

Tant que la galĂšre vogue, arrĂȘte de ramer...

Mais non, arrĂȘte


Ta voix est voilée !

Elle est cassĂ©e. Ce n'est plus la voix d‘avant.

C'est pas possible.

J‘avais dit Ă  ce boucher de ne pas opĂ©rer.

Pourquoi il a voulu opérer ?

On va se faire lyncher Ă  Brisighella.

On dit quoi Ă  Lungo ?

De Dieu, de Dieu, de Dieu, de Dieu !

Pas de pitié pour notre métier.

Si un joueur de foot se blesse,

il joue mal, mais le public compatit et l’applaudit quand mĂȘme.

Si un chanteur n‘a pas de voix,

c'est la merde assurée.

Merci.

Je m'excuse auprĂšs du public,

mais je ne me suis pas encore remise de mon accident.

Donc, ma voix sera un peu faible.

Regardez—moi ça.

"Fiorella se brise les jambes pour sauver un enfant."

Sous-titre : "La chanteuse implore : Pas de publicité."

Elle a risqué sa vie pour le sauver.

Allez, Fiorella ! Tu as sauvé un enfant !

Comme Garibaldi !

Tu es l'Héroïque de Beethoven !

Tu es canon !

Bien que vicié par les effluves de la ville,

ici, l'air est pur, il sent l’herbe.

C'est la bougie d’allumage.

De la lavande sauvage !

Un bouquet dans le linge...

ça me rappelle ma mÚre préparant les armoires en novembre.

Pendant que moi et mes frĂšres,

perchés sur le figuier du jardin,

on mangeait les derniĂšres figues.

On dirait le figuier maudit par Jésus.

AprĂšs tout, les effluves de la Ville

sont un peu trop proches.

Gaetano, c'est grave ?

Je crains que oui.

On est dimanche. Les garages sont fermés.

Je peux appeler une dépanneuse.

Une inauguration en dépanneuse ne me semble pas trÚs convenable.

- Que fait-on ? - Je nettoie la bougie.

TrĂšs bien. Vas-y.

A quelque chose malheur est bon.

Ici, il y a une paroisse.

Ils seront ravis de saluer Votre Eminence.

C'est fermé. Faisons le tour.

À MORT LES CURÉS

PLUS DE LOGEMENTS MOINS D'EGLISES

Silence ! Je peux en placer une ?

On ferait bien de...

On nous prend pour des cons !

Du calme ! Calmez-vous !

On se calme !

A chacun son tour de façon démocratique.

Qui a demandé la parole ?

On va Ă  la Mairie et on squatte la statue de Marc-AurĂšle !

Ce n'est plus du ressort de la Mairie.

C'est du ressort de qui ?

- La Mairie a délibéré. - Délibéré, mon cul !

Je propose plutĂŽt de nommer...

Ferme-Ia un peu. Laisse-moi parier.

Je propose de nommer une commission qui rencontrera les Partis...

Au Parlement ?

Non, au cirque !

- Elle est bonne ! - Je demande la parole !

Je demande la parole !

- Il y a un mec habillé en rouge ! - Un mec en rouge !

enfin... Monseigneur...

Je ne sais pas comment vous appeler.

Excellence... Eminence...

Je ne sais vraiment pas.

Voici le collectif de la paroisse Saint-Mathieu.

Qu'est-ce qui nous vaut l'honneur de votre visite ?

Comment tu t‘appelles ?

Je suis l’abbĂ© Paolo Arnoldi.

C'est donc toi.

J’ai dĂ©jĂ  entendu parler de toi,

camarade Paolo.

Puis-je m‘asseoir parmi vous ?

Franco, apporte une chaise !

Asseyez-vous.

Je vous en prie.

Qui voulait parler ?

Je vous écoute. Qui avait demandé la parole ?

T’as peur de parler en prĂ©sence de ce mec ?

Peur, moi ? Les locaux sont vétustes, donc inhabitables.

Vétustes, mon cul ! C'est du béton armé !

Ils veulent faire un hypermarché !

Occupons les locaux !

La police nous délogera vite fait.

On cassera tout !

On tapera plus fort que les flics.

Toi, l’invalide ?

Ta gueule, fasciste de merde ! AmĂšne-toi !

Répéte, gros con !

C'est lui, le con !

Taisez-vous !

J’essaie de vous raisonner depuis un an !

Mais puisqu'on est pas d‘accord, comme d’habitude, votons !

Il a la manie du vote.

Voter quoi ? Cassons tout !

Vous votez, Eminence ?

Ce n'est pas vraiment mon rĂŽle.

Son Eminence s'en lave les mains.

Vous avez vu, Eminence ?

Ces malheureux ont été abandonnés.

C'est un no man’s land, ici. Et ils ne sont pas les seuls.

Vous ne voulez pas nous donner votre avis ?

Si, au contraire...

Profondément mortifié et affligé,

je prends la parole pour m‘adresser à vous.

ModifiĂ©, car j‘arrive dans votre communautĂ©

à cause d’une banale panne de voiture

et non guidé, comme il se doit, par ma mission pastorale.

Affligé, n'est-ce pas, de constater

dans quel profond dénuement se déroule votre vie quotidienne.

DĂ©nuement, admettons—le, qui peut dĂ©boucher sur la Violence.

La violence aveugle, inutile et stupide.

Tout à l‘heure, j’ai entendu quelqu’un...

toi, dire...

"Aliens—y...

"Occupons...

"Cassons..."

Putain de taloche !

Oui, je t’ai... Non, attendez...

Je t‘ai brutalisĂ©.

Mais ai-je changĂ© ton Ă©tat d'esprit ? T‘ai-je convaincu ?

Non. Je n’ai fait qu‘augmenter ta rancƓur.

N'est-ce pas ? Ta colĂšre.

Tu vois... Retourne Ă  ta place.

Revenons à nos moutons, à votre communauté.

- On l‘accuse souvent... - Va mourir.

de négliger les valeurs de l'esprit

et de préférer outre mesure

les organismes sociaux,

l’amĂ©lioration des conditions matĂ©rielles...

Je ne vous accuse pas. Je ne vous accuse de rien.

Les saints ont su se transcender

dans la misĂšre.

Je pense à saint François, le mendiant d‘Assise,

Ă  saint BenoĂźt de Norcia,

aux innombrables héros de la foi, qui ont su tout abandonner

pour ĂȘtre heureux dans la pauvretĂ©.

Câ€˜Ă©taient des saints.

Nous, hélas, n'en sommes guÚre.

Nous sommes imparfaits.

Mais comment ne seriez-vous pas imparfaits,

vous qui courez aprĂšs

un tout autre genre de bonheur,

le bonheur sur terre.

Pas le bonheur, la justice !

C'est ça, la justice !

Qu'est-ce qui se passe ?

Allez-vous-en !

Dehors !

Lajustice ! Oui, mes frĂšres.

Mais laquelle ? Quel genre de justice ?

La justice d'un curé qui n'estime pas nécessaire

de porter avec dignité le froc ? Non.

La justice divine.

L‘habit ne fait pas le moine !

Ferme—Ia, laisse-le causer.

Bravo. Jésus a dit :

"Bienheureux les affamés de justice,

"car ils seront rassasiés."

Il a dit aussi : "Bienheureux les dociles,

"car la mansuétude se transformera en richesse."

Il l'a dit quand ?

T'occupe, il l'a dit. T’as pas vu le film de Zeffirelli ?

Lisons l’Evangile,

mes fils bien-aimés, et écoutons la parole du Christ.

"N'accumulez pas un trésor sur la terre,

"oĂč les voleurs saccagent et pillent,

“mais amassez un trĂ©sor dans le royaume des cieux."

La vache, ce qu’il cause bien !

- Il ferait un bon pape. - C'est ça.

Aujourd’hui est un jour de joie,

pas pour vous, peut-ĂȘtre, mais pour moi.

Car je suis parmi vous, mes brebis bien-aimées.

Je souhaite que cette maison de Dieu,

qui n'est pas une tribune politique,

soit éclairée comme un palais

par un jour de fĂȘte.

Allumez tous vos lustres,

illuminez vos Ăąmes

de lumiùre


C'est beau !

On se croirait à Noël.

Ecoutons ensemble,

mes enfants, le son doux et séculaire des cloches,

Ă la gloire du Seigneur...

Vas-y, petit !

Rajoutons le son du Vieil orgue,

sa voix qui chante la foi, la charité, l'espoir,

Ia mansuétude... Oui, oui...

l'obéissance...

Et chantons ensemble, mes brebis, Ă la gloire du Seigneur...

Vous les avez encore possédés !

Gaetano est prĂȘt,

on peut repartir.

Chantez plus fort !

Faites entendre vos voix jusqu'au Vatican !

ROULE DOUCEMENT ET PENSE A NOUS

Non, pas lui...

Mon cul, oui...

Elle est canon.

Attends...

Bonjour, c'est gentil...

Vous allez oĂč ?

Bondano.

Dommage, je sors Ă  l'embranchement de Ponzella.

Ça fait une trotte.

- Vous ne pourriez pas... - Bondano ?

Je suis attendu, ce soir.

Montez, ça vous fera un peu de route de gagnée.

Ensuite, on verra.

Installez—vous.

J’aime prendre les auto-stoppeurs.

Je veux dire, les auto-stoppeuses.

Voyez-vous, la présence féminine dans une voiture,

apporte toujours une note de gaieté.

Et rend la route plus agréable.

Comment font les filles

pour monter avec le premier venu ?

Vous ne lisez pas les journaux ?

Agressions, viols...

Vous m‘inspirez confiance.

Je vous remercie pour la confiance,

mais je n'en suis pas moins homme.

MĂȘme si je pourrais ĂȘtre votre pĂšre.

Vous avez quel Ăąge, si ce n'est pas trop indiscret ?

J’ai oubliĂ© votre nom.

Je ne vous l’ai pas dit.

Piera.

Piera ?

Ca alors ! Comme ma voiture.

Regardez.

C'est le nom de la voiture ?

- Vous lui avez donné un nom ? - Je vous explique.

Pendant 12 ans, j’ai eu une secrĂ©taire


Enfin,

c'Ă©tait un peu plus qu’une secrĂ©taire.

Quel homme attentionné !

Romantique ?

Je suis plutĂŽt un sentimental, si on veut.

Joli collier.

Vraiment trÚs joli. Et ça, c'est quoi ?

C'est quoi, ça ?

Un bijou ethnique ?

Regardez, mademoiselle.

99 979 kilomĂštres !

Dans 21 kilomĂštres,

on fĂȘtera 100 000 km tout ronds.

Quelle voiture !

Vous les fĂȘterez seul.

L'embranchement pour Ponzella est dans 10 km.

Pourquoi vous faites du stop, alors ?

Une fille qui se fait prendre en stop

doit ĂȘtre prĂȘte Ă  en payer le prix.

Vous comprenez ? Je serais prĂȘt Ă  vous accompagner,

si j‘avais une bonne raison de le faire.

Vous comprenez ?

Vous ĂȘtes reprĂ©sentant ?

Non, je suis dans le textile.

Je travaille Ă  domicile,

avec un soin particulier pour les femmes.

Je suis un féministe convaincu.

C'est du travail au noir ?

Tout de suite les grands mots !

Vous pensez que j'exploite les gens ?

Sans moi, les gens que j'emploie seraient Ă  la rue.

Personne n‘a envie de travailler !

Voilà le problùme. Les jeunes n‘assurent pas la relùve.

Vous ne savez que jouer de la guitare et vous shooter.

Moi, je travaille. Beaucoup de mes amis travaillent.

C'est bien. Les jeunes doivent travailler.

Au lieu d’aller poser des bombes.

Ils font ça, à votre avis ?

Ma pauvre petite,

ça t‘arrive de lire les journaux ?

Tu n’as pas entendu parler des braquages, des enlùvements,

des bandes armées : NAP,

Brigades Rouges ?

Il suffit d'ouvrir une page de journal...

Regarde, qu'est-ce qu’il y a d'Ă©crit ?

"Evasion de la prison..." Je ne vois pas d’ici.

Qu'est-ce qu’il y a d‘autre ?

EVASION RATÉE DE TROIS DETENUES

Les 3 femmes sont sous les verrous

"Trois détenues s'évadent de la prison de femmes de Bovone."

Si les femmes s'évadent aussi, on est mal barré.

Plus moyen d'ĂȘtre tranquille...

Bovone.

C'est dans le coin, non ?

"Les trois détenues avaient un revolver,

“avec lequel la plus jeune a blessĂ© un gardien de prison."

C'est du joli.

“Il s'agit de Marika Biataber, 39 ans,

"Assunta Scannapico, 36 ans,

"Piera Pozzillo, 20 ans..."

Vingt ans ! C’est...

Vous avez dit ?

Piera ?

ArrĂȘte-toi la.

- Regarde. - Quoi ?

100 000 tout ronds.

Moment fatidique.

Oui, vraiment fatidique.

On va fĂȘter ça.

Il ne manquait plus que le verre du condamné.

Je ne bois pas.

- Bois. - Je ne peux pas.

- Bois. - Dieu du ciel !

Tu ne pouvais pas t'évader un autre jour ?

Demande—moi pourquoi j'Ă©tais au trou.

Bon, pourquoi t'étais au trou ?

C'est marqué.

J’ai tuĂ© le directeur d’une banque.

"Bouge pas ! C'est un braquage !" Sept coups de feu.

On retourne sur la route. Démarre.

Elle ne démarre plus.

Alors ?

Avec les chocs qu'elle a pris, elle ne veut plus démarrer.

Ouvre le capot.

C'est pas de ma faute.

Ouvre le capot.

Tirez le levier, s'il vous plaĂźt.

OĂč est le trou dans ce truc ?

Alors ?

Je ne sais pas quoi faire.

Idiot...

Idiot !

Allez, féministe de merde, exploiteur de femmes,

va chercher un chiffon, magne-toi !

Je ne pouvais pas deviner que c'était une blague.

Je suis un honnĂȘte citoyen.

Je l’ai prise en stop pour lui rendre service.

Elle voulait peut-ĂȘtre m’intimider et voler ma marchandise.

C'est pas des blagues Ă  faire, tout de mĂȘme !

- Vous avez le port d‘armes ? - Mais oui.

Alors, tout va bien.

Je travaille, j’ai une famille.

Je paie mĂȘme mes impĂŽts.

Allez, montez.

Poussez pas, je monte.

Si j‘avais su que cette conne allait me foutre dans la merde !

Le pÚre au téléphone.

Appel aux ravisseurs, 1/1Ăšre !

Je suis assis

devant le téléphone

depuis deux jours interminables

et deux nuits interminables,

pour adresser un appel implorant, une supplique,

aux ravisseurs

afin qu'ils me communiquent leurs revendications,

qu'ils me disent tout ce que je dois faire.

Je vous en prie, appelez-moi.

Ma femme n'est pas en bonne santé,

elle a besoin de soins quotidiens.

Appelez—moi à n‘importe quelle heure.

J’ai priĂ© les amis, la famille, l'entourage,

de ne pas m’appeler pour que la ligne reste libre.

Appelez-moi, qui que vous soyez.

Ecoutez...

la priÚre d'un mari désespéré.

Rendez—moi ma femme.

Au revoir.

Au revoir.

Salut, Jade. Excuse—moi auprùs de tes amis,

mais ce soir, j’ai promis à maman d’aller chez la princesse Altoplati.

Il y a une réunion sur le schisme de Lefebvre.

Je ne sais pas oĂč c'est, de toute façon, ça ne baise pas.

Dans le quartier de l’EUR, prùs du monument.

Tu en as pour longtemps ?

Je l‘ignore, chĂ©rie.

Si on me vire, je te rejoins au Graticola, sinon au Jaekie.

- Je t‘attends. - Salut, Jade.

Rue de la ThaĂŻlande.

Rue de l'Indonésie.

Rue de la Birmanie.

A l'angle de la rue de la Nouvelle-Zélande.

Rue de l’OcĂ©anie.

Je fais le tour du monde et je reviens toujours à l’EUR.

Le point de ralliement.

Tout va bien.

Un homme. Je vais me renseigner.

Bonsoir, mon brave. Pourriez-vous me rendre service ?

Vous connaissez la rue du Cambodge ?

Je vais chez la princesse Altoplati.

Elle habite dos au monument de machin... Mussolini.

Dixit maman.

Vous ĂȘtes mal en point, mon brave.

Que s'est-il passé ? Une bombe ?

J’ai Ă©tĂ© renversĂ© par une voiture. Au secours.

Vous appelez au secours ?

Que puis-je pour vous ? Je n’ai pas ma trousse First Aid.

La trousse de premiers soins. Je l’ai dans la Land Rover.

Je l'emmĂšne avec moi en Afrique, lors de mes safaris.

On se prend de ces enculades avec les bĂȘtes Ă  cornes !

Les buffles, on s'en sort.

Les rhinocéros, on y reste.

EmmĂšne-moi.

OĂč ça, mon brave ?

J’ai une rĂ©union de famille. On parlera de papes.

HĂŽpital...

Vous avez dit hĂŽpital ?

Volontiers, mais je ne les fréquente guÚre.

Je ne connais qu’une clinique privĂ©e Ă  GenĂšve.

J‘y vais de temps en temps pour me faire dĂ©gonf|er.

Vous voulez ĂȘtre autotransportĂ© ?

Je vois, vous ĂȘtes dĂ©jĂ  montĂ©.

C'est fĂącheux, mais je ne peux pas lui refuser la course.

Dites—moi oĂč vous voulez aller,

dans ce quartier, je me sens un peu perdu.

- Votre chaussure. - HĂŽpital Saint Alphonse.

J’ai compris.

Sur cet ßlot qui émerge de notre Tibre blond et crasseux.

Activons un peu.

Je dois retourner dans le quartier de la princesse Altoplati.

La vieille doit dĂ©jĂ  ĂȘtre en train de brailler.

L‘hîpital


Oui, mon cher. Vous ĂȘtes content ? Moi aussi.

Nous y sommes.

Bonsoir, chers amis.

J’ai vĂ©hiculĂ© un blessĂ© qui a besoin de vos soins.

Vous vous en occupez ?

On est complet, cher monsieur.

Un car de Hollandais a fini dans le fossé.

Dans le fossé ?

Mettez-Ie avec les touristes.

Il ne parle pas.

On le prendra pour un étranger.

La question n'est pas la.

On est bondĂ©. Il n‘y a plus de place.

Certes, mais moi je l’ai trouvĂ© sous le monument de Mussolini.

Il a voulu que je l‘emmĂšne ici. A prĂ©sent, je fais quoi ?

Emmenez-Ie dans un autre hĂŽpital.

Il y a un service des urgences de l‘autre cĂŽtĂ© du pont.

Et c'est Ă  moi de le faire ?

Vous avez un Véhicule.

Moi, j’ai un VĂ©hicule.

Pardon, vous prenez ma Rolls blanche pour une ambulance ?

Je suis Giovanmaria Catalan Belmonte.

Ce monsieur perd beaucoup de sang,

il a sali le salon de ma Rolls.

Qu'en dites-vous ?

Emmenez-Ie à l'hÎpital La Miséricorde,

de l‘autre cĂŽtĂ© du pont.

TrĂšs bien, si vous le dites.

Il a dit Miséricorde.

Chers amis, merci du renseignement.

J'espÚre trouver rapidement l'hÎpital La Miséricorde.

Celui-ci est plein de touristes.

Ils prennent toujours les meilleures places.

De nos jours, c'est le bordel partout.

Quand on baise chez soi, on évite le marasme.

Dùs qu’on sort, on fait de mauvaises rencontres.

Prenez un globe-trotter, il fait du stop,

tu l'emmÚnes, et il t'encule, ça c'est grave.

Moi, je sniffe.

J’ai toujours sniffĂ©. Je ne me shoote pas.

"Tu ne te shootes pas ? Alors, tu n'es pas branché."

Je suis comme je suis.

Je bois. Je sniffe et je bois. Un cocktail en appelle un autre.

A propos, buvons un coup. VoilĂ , tenez.

Bien glacé dans la fiasque. Tenez.

Vous ne buvez pas ?

C'est pas les cocktails de Valerie,

ce cher Valerie, le barman du Jaekie.

De vraies bombes.

J‘utilise cette vieille Rolls

pour draguer.

Maman et mes amis disent : "C'est une chignole."

C'est pas une chignole, c'est un salon roulant.

J‘attrape ma proie, je la charge, je l'emmĂšne dans un coin isolĂ©,

et au contact de la nature,

je l'allonge sur ces fauteuils moelleux...

et je la saute ! Suivante !

Si vous n'étiez pas dans cet état et si vous étiez une femme,

je vous aurais déjà sauté dessus.

Quand je parle de ça, je ressens une forte excitation.

Touchez, par curiosité.

Allez-y, touchez.

Bof...

Voilà l'hÎpital La Miséricorde.

Oui, La Miséricorde.

On est arrivé.

Attendez, ne bougez pas.

Qu'y a-t-il ?

JĂ©sus et Marie soient louĂ©s, ma sƓur.

J’ai secouru un blessĂ© grave.

J'entre avec la Rolls ou je le laisse à l'extérieur ?

Il n‘y a pas de service des urgences.

Il n‘y en a pas ?

Je vois marqué "Urgences".

Jusqu’à 23 h.

Jusqu’à 23 h ?

AprĂšs 23 h, vous ne secourez plus ?

Vous avez entendu, mon cher ?

Une autre fois, faites-vous renverser Ă  22 h au plus tard.

A 23 h, ils ne secourent plus.

De grñce, ma sƓur, je suis Giovanmaria Catalan Belmonte,

préposé au service du Saint-SiÚge.

Je dois dĂ©poser le blessĂ©, car j’ai un R.-V. avec les miens

pour discuter du schisme de Lefebvre.

Je ne sais rien.

Je m‘occupe de tout. Je le prends, je le dĂ©pose dans le tour,

et demain, vous le trouverez.

Il n‘y a pas de tour, ici.

Emmenez-Ie Ă  l'hĂŽpital militaire.

C'est moi qui dois l'y emmener ?

Jésus et Marie soient toujours loués.

Vous avez vu ?

La petite nonne nous a expédiés vite fait.

Elle avait hĂąte de retrouver sa partouze

entre bonnes sƓurs et infirmiers.

J‘y participerais volontiers.

J‘adore ce genre de partouzes.

Je ne sens plus mon bras.

Je ne sens plus ma jambe.

C'est le manque de mouvement.

Et l‘humiditĂ©.

J’ai connu ça lors du tour du monde en solitaire.

Maman disait : "Ne me casse pas les burnes.

"T'es qu’une lavette, t'es pas un homme, t'es un ivrogne."

Ça m'a mis en rogne, et un jour,

j’ai dit : "J'achùte un bateau et je fais le tour du monde

"en solitaire."

J’ai rĂ©alisĂ© cet exploit.

Je suis devenu navigateur solitaire.

Jour et nuit, entre ciel et mer, mer et ciel.

Au cƓur de la nature, maütre du monde.

Vous ne pouvez pas comprendre.

Seul, dans l’immensitĂ© de la mer,

en méditation profonde, au contact de la nature à l'état pur,

c'est la que tu comprends

que t'es un vrai con

de réaliser ces exploits qui ne servent à rien.

Je vous raconte ma vie,

mais j’ignore si cela vous intĂ©resse.

Nous y sommes, mon cher.

Monsieur !

Vous allez oĂč ?

On oscille entre deux extrĂȘmes, HĂ©rode et Ponce Pilate.

On fait tous les hĂŽpitaux

avec un malheureux massacré par un chauffard.

Il a besoin de premiers soins.

Le blessĂ© est dans l‘armĂ©e ?

Dans l‘armĂ©e ?

On va le lui demander.

Pardon, ĂȘtes-vous dans l‘armĂ©e ?

Il ne répond pas, il est tombé dans les pommes.

On parlait de la pluie et du beau temps.

Pourquoi doit-il ĂȘtre militaire ?

C'est un hÎpital militaire. Réservé aux militaires.

Si j'en juge par son Ăąge,

je pense qu’il a fait son service militaire.

Qui ne l'a pas fait ? On l'a tous fait.

Giovanmaria Catalan Belmonte,

sous—lieutenant de cavalerie Pinerolo.

Calzanighe.

J’ai laissĂ© mon alezan Ă  l'Ă©curie.

A quoi bon faire du cheval ?

J‘a Ă©tĂ© mutĂ© aux services secrets de l’armĂ©e,

pour mes connaissances linguistiques.

Vous comprenez ?

J’ai eu cinq nurses de cinq langues diffĂ©rentes.

Cinq putes déchaßnées,

qui m’ont initiĂ© Ă  l'Ă©rotisme satanique.

Le 8 septembre, j’ai quittĂ© l‘uniforme

pour franchir les lignes et rejoindre maman,

qui Ă©tait la dame de compagnie de la reine d‘Italie

réfugiée à Bari, évidemment.

Quand je me suis présenté aux Anglais,

disons à l’ennemi, n'est-ce pas,

j’ai dit à l'officier : "Je vais voir maman."

LĂ -dessus, j’ai pris une de ces raclĂ©es !

La raclée de ma vie.

Ils disaient : "Pourquoi veux-tu franchir les lignes ?"

Et moi : "Je vais voir maman." Et une autre raclée !

J'étais devenu un bibendum.

Les Anglais ne conçoivent pas qu’un adulte

aille voir sa maman.

Leurs "mamas" les abandonnent comme des chiens et se défilent.

D'oĂč l'expression "filer Ă  l'anglaise".

Que fait-on avec le blessĂ© ? On le porte Ă  l’intĂ©rieur...

On n‘accueille que des militaires avec sauf—conduit.

Il a un sauf—conduit, puisque je l’ai conduit.

Je suis mĂȘme en retard Ă  ma rĂ©union sur le schisme de Lefebvre.

Si je tarde, il va m'en cuire.

On n‘accepte pas les civils.

N'insistez pas, ce sont les ordres.

Hélas, mon cher, le moment est venu de se séparer.

Vous comprendrez

l’importance incontournable de mon rendez—vous.

Vous savez quoi ?

Je vous dĂ©pose la oĂč je vous ai trouvĂ©,

sous le monument de Mussolini.

AprĂšs tout, c'est peut-ĂȘtre mieux ainsi.

Vous auriez pu tomber sur un chirurgien en pétard,

dérangé en pleine partouze nocturne.

Il vous aurait ouvert, puis recousu

en oubliant le marteau Ă  l’intĂ©rieur.

Venez, mon cher.

Vous savez quoi ? Vous allez beaucoup mieux.

Vous avez bonne mine.

Je vous salue et je vous remercie.

GrĂące Ă  vous, j’ai dĂ©couvert un milieu qui m’était inconnu.

Les hĂŽpitaux.

On rira comme des fous

quand je le raconterai dans les cercles.

Je te jure...

un hĂŽpital oĂč une nonne te refoule Ă  23 h,

car elle doit aller se défouler.

Un autre oĂč deux videurs en blanc

t‘informent que l'hîpital regorge de paysans hollandais.

Un troisiùme qui n‘accepte que les anciens combattants.

Heureusement que j’ai retrouvĂ© le monument de Mussolini !

Viens.

Attention !

On est sauvé.

Qu'est-ce que vous faites ? Traversez.

Filez.

Giovannino, remercie M. l’agent. Il a Ă©tĂ© gentil.

M. l'agent !

Je vous remercie.

Encore vous ? Je vous ai fait traverser. Circulez !

Merci d’avoir freinĂ©.

Donne—moi la main, maman.

Tu as vu, maman ?

C'est Vilain.

Et leur accoutrement !

Super ! Prends-le. Vite.

C'est une piĂšce rare.

C'est beau !

Ce papier vaut peut-ĂȘtre une fortune.

Je vais le plier et le ranger.

Allons-y, on a beaucoup de choses Ă  faire.

Quel bel escalier !

A Paris, il y en a aussi. Je t'y emmĂšnerai.

J’ai des amis sculpteurs, musiciens, chauffeurs, serveurs...

Un beau collier t’irait trùs bien.

Avec une boucle d’oreille.

Ça ne coĂ»te rien de se renseigner.

Monsieur !

Bonjour.

Ma mùre aimerait avoir un collier et une boucle d’oreille.

Désolé, le magasin va fermer.

On repassera demain.

Viens, Giovannino.

Donne—moi la main.

Tu veux du vin ?

Une goutte, sinon j’ai la tĂȘte qui tourne.

Trinquons.

C'est bon.

L’addition, s'il vous plaüt.

450 lires, madame.

C'est des tickets de bus !

On ne les accepte pas !

Ah bon ?

C'est la maison qui offre !

Il est trĂšs gentil.

Merci beaucoup. C’était trĂšs bon.

A bientĂŽt.

J'espĂšre que non !

A votre bon cƓur ! Merci, vous ĂȘtes trop bon... Radin.

Donne—lui quelque chose.

Aide-moi, mon frĂšre.

Merci, mon frĂšre.

- C'est quoi, ça ? - Des capsules.

Tu te les carres dans le cul !

La vache, quelle raclée !

C'est pas pour de vrai.

Oui, mais quelle raclée !

Tu ne ris pas ?

Maman !

OĂč est ma maman ?

OĂč est-elle ? Maman !

Maman ! OĂč es-tu ?

Je suis la.

J’ai eu peur.

Pourquoi tu te caches ?

J’ai failli faire pipi dans ma culotte.

Je ne te quitte plus.

Tu entends le chant des oiseaux ?

C'est l'oiseau de la radio.

ou est-il ?

Il est la.

Giovannino, ne reste pas la.

Donne—moi la main.

Regarde la belle capsule de biĂšre. Ramasse-Ia !

Elle est belle !

Je la prends.

Je la lave.

Attention !

Aliens—y.

Tu sais qui c'est?

Un baron hongrois, que j’ai connu à Paris sous le pont de Notre-Dame.

Salue-le.

Pourquoi le poing fermé ?

Je suis de gauche, tu le sais.

Quel beau caca !

Ramasse-le.

Tu fais quoi ?

T'es dégoûtant !

C'est interdit ?

Mais non, vas-y. Monsieur n'est pas méchant.

Quelle belle croquette !

Elle est fantastique !

J'en prends une autre.

Allons-nous-en.

C'est Byzance. On en a deux !

Faisons une chose drĂŽle.

Cache—toi derriùre le mur.

J’ai oubliĂ© ma petite maman.

Viens, maman.

Fais comme moi. Salue Ia sentinelle.

Tu as vu ? On a fait rire le petit soldat de plomb.

ArrĂȘte de mater ces demoiselles.

Aliens—y.

Elles sont belles.

Regarde, ils ont peint toutes les voitures en jaune.

Ne te laisse pas distraire. Fais attention.

Encore vous ! Vous ne voyez pas que le feu est rouge ?

Maman aussi voulait vous remercier pour ce matin.

Enfin chez nous !

Attention !

Tu vas tomber !

C'est sale par ici !

La Mairie ne nettoie jamais. ou est l'hygiĂšne ?

- Le maire est un cocu ! - N'exagĂšre pas.

- Il ne faut pas insulter la Mairie. - Pardon, la Mairie !

STATIONNEMENT INTERDIT

Pourvu que je n‘aie pas perdu la clĂ© !

On changera la serrure.

- Allons dans le laboratoire. - Oui, maman.

Un peu de délicatesse. Ne mets pas de désordre.

Le caca.

Il est beau.

Ne lui donne pas tout le caca, c'est pas bon.

Les pauvres !

Il vaut mieux que je ferme.

Ils sont jaloux de notre géranium.

Bonsoir, mon amour.

C'est prĂȘt ?

VoilĂ .

Rajoute de la sauce. Des pñtes à l’amatriciana !

J’ai fait des crĂȘpes fourrĂ©es.

Je meurs de faim.

Salut, chéri.

Fais la bise Ă  ton papa.

Mais c'est Pippo Franco !

Super

Il est trop fort.

Génial.

Je me trompe


ou tu as mis

du parmesan au lieu du fromage de brebis ?

J‘avais pas de fromage de brebis.

Oui, mais l’amatriciana...

sans le fromage de brebis, c'est plus une amatriciana.

La prochaine fois, mets du fromage de brebis.

Ça te plaüt ?

Tu aimes ton papa ?

Super

C'est pas mauvais,

mais c'est pas une amatriciana.

Vous cherchez des bossus ?

Plateau 3.

C'est un petit rÎle, mais trÚs intéressant.

Un de ces rĂŽles qui marquent.

Je vous ouvre une porte,

mais si vous n'entrez pas, tant pis pour vous.

C'est pas ça.

C'est que le rĂŽle...

Il nous semble scabreux.

Scabreux ?

Le nu est la chose la plus propre au monde.

Le nu, dénué de toute vulgarité,

est synonyme d'art, d’harmonie, de libertĂ©.

Et pourquoi pas, disons-le, d’argent !

Mais... c'est du nu intégral?

Madame, il n‘y a pas de nu intĂ©gral ou de nu habillĂ©.

On est soit nu, soit habillé.

Si j‘avais besoin d’une comĂ©dienne habillĂ©e,

je ne paierais pas 3 millions

pour 5 jours de tournage.

On avait dit 4.

D‘accord, 4 jours.

Non... 4 millions.

Si je ne m‘abuse.

3 ou 4, quelle importance ? C'est un détail.

Bon, si c'est 4 millions de lires...

La scĂšne se passe sur la plage.

La mer rend tout

plus propre, plus harmonieux.

Elle se déshabille pour se baigner nue,

et voit au loin un homme qui Vient vers elle

avec un singe.

Un homme avec un singe ?

Justement, cet homme...

comment est-il ?

Il est nu.

- Et le singe aussi. - Voyez—vous...

c'est pas le nu en soi...

c'est la copulation.

Moi, personnellement,

ça me gĂȘne, vous comprenez ?

Je suis un homme moderne, sans aucune inhibition,

mais...

- On s'est pas compris. - Probablement.

Il n‘y aura pas de copulation avec l’homme, mais avec le singe.

Avec le singe ?

Oui, mais entendons-nous bien, c'est pas King Kong,

mais un tout petit singe.

Alors ?

Si c'est un tout petit singe...

On a vu des coi‘ts

avec des chiens, des chevaux,

mais on est les premiers Ă  le montrer avec un singe.

Bravo.

Qu'en penses—tu, Oriana ?

- Et toi ? - Non, toi d'abord.

Au fond, il n‘y a que 5 jours de tournage

et avec un tout petit singe...

C'est vrai.

Alors, on le signe, ce contrat ?

Ecoutez, je signe uniquement

pour faire plaisir Ă  ma femme.

Elle y tient.

Si tu le fais pour moi, laissons tomber.

- Je signe oĂč ? - Ici, Ă  cĂŽtĂ© de votre mari.

Il y a toujours moyen de s'entendre, entre gens intelligents.

Tu vois, Rosalba,

ce monsieur fera de toi une vedette de cinéma.

Bonjour, chérie.

Je vous prĂ©viens, M. le producteur, j‘assisterai aux prises de vues.

Pas question de lùcher ma fille seule dans le milieu du cinéma !

Viens, mon ange...

On n’était pas sorti ensemble depuis longtemps, Franchino.

C'est chose faite. Tu es contente ?

Tu as acheté une nouvelle voiture ?

Je l’ai depuis 2 ans, maman.

Alors, on n’était pas sorti ensemble depuis 2 ans.

Une glace au café avec de Ia chantilly ?

J‘aimerais bien, mais aprùs, je ne dormirai plus.

Tu te souviens quand je t'emmenais au square ?

Bien sûr que je me souviens.

Une fois, tu as disparu. J’ai pleurĂ© Ă  chaudes larmes.

Tu m‘as perdu de vue

parce que tu papotais avec tes copines.

Tu ne t'occupais pas de moi,

il y en avait que pour Sandro, le chouchou Ă  sa maman.

Pour moi, vous Ă©tiez pareils, il n‘y avait pas de chouchou.

Pareils ? Tu parles...

Pourquoi tu regardes ta montre, tu as un rendez-vous ?

Je te consacre ma journée.

Mange ta glace.

Que d‘arbres !

Il y en a plein.

Normal, c'est un vrai paradis.

L‘air est pur.

C'est mieux que chez nous.

On est oĂč ?

Tu m'emmĂšnes oĂč ?

Je t'emmĂšne...

voir un bel endroit. On passait devant...

autant jeter un coup d'Ɠil.

Ça ne coĂ»te rien.

C'est quoi, ce coup d’Ɠil ?

Regarde, tu verras.

On sait jamais, si un jour tu en as marre

de rester chez toi, tu pourras venir dans cet hĂŽtel,

libre, tranquille, indépendante.

Descendons.

Coucou, je suis la.

Viens, maman.

Viens dans mes bras.

On vole, on voie
 et on se pose.

Tu es contente ?

Et voilĂ  !

Regarde, maman.

Tu as vu, ce parc ? Il est immense.

A perte de vue ! En ville, tu n’as pas cet horizon !

Ecoute...

Je suis bien avec toi.

- Et avec Patrizia. - Nous aussi.

Viens, maman, regarde ce palais.

Il y a des chambres magnifiques, avec des meubles d’époque.

Allons faire un tour.

Ici, c'est la chapelle.

Chapelle privée, comme dans les palais des nobles.

Maman, tu ne te signes pas devant la Madone ?

Ange et démon.

Ici, c'est l’infirmerie. Il y a 4 mĂ©decins

qui se relaient 24 h sur 24.

Quel service médical !

Je vais bien.

Je sais que tu vas bien.

Mais tu connais l’adage : Un mĂ©decin Ă  domicile...

Bref, j’ai oubliĂ©.

Les chambres seules sont toutes prises.

On est mieux en compagnie.

Bonjour, madame.

Elle est muette. Une maladie nerveuse.

C'est vrai ?

La pauvre.

Peu importe, maman est sourde.

C'est ça. ..

Tu pouvais tomber sur une pipelette.

LĂ , tu peux parler.

Toute seule ?

Comme chez toi. Ça ne change pas.

C'est les W.-C. ?

Les W.-C. sont dans le couloir.

En commun.

C'est parfait.

Ça te fera bouger.

Tu ne bouges pas assez.

C'est bon pour la santé. A 50 ans, on est déjà rouillé.

Pas vrai, ma sƓur ?

Viens, maman.

Tu aimes ? Tu veux chanter ?

Maman la connaĂźt aussi.

C'est bien.

Elle a une belle voix.

La salle des loisirs, la salle Ă  manger...

et la télévison.

- En couleur ? - Non.

On s’abüme moins la vue.

La 2e chaĂźne est en panne.

DĂ©jĂ  qu’on s’endort en regardant la premiĂšre


LĂ -bas, il y a la cuisine.

Ça sent bon. On mange bien, ici. Qu’y a-t-il au menu ?

Bouillon et fromage.

Elle a de Ia repartie.

MĂȘme trop.

Pardon, ma sƓur, je ne crois pas aux rumeurs,

mais vous les battez ?

Quoi ? Vous plaisantez ?

Jamais de la vie !

Seulement s‘ils font des caprices.

Une claque, comme ça.

Doucement, avec vos paluches !

Elle se sent déjà chez elle.

Qu'est-ce que vous racontez de beau ?

Elle m'a demandé un jeton,

parce que sƓur Liberata l'empĂȘche de tĂ©lĂ©phoner.

Et toi, tu la crois ? Elle te fait marcher.

Demandons à sƓur Liberata.

SƓur Liberata, je peux tĂ©lĂ©phoner ?

Bien sûr.

Tu vois. Il suffit de demander.

Attends-moi ici. Je reviens tout de suite.

- Je vous en prie. - Merci.

AllĂŽ, Patrizia ?

Vous voulez du café ?

Non, merci, ma sƓur.

C'est la religieuse.

Oui, on est arrivé.

Comment c'est ?

C’est...

Comment c'est ?

Patrizia...

On les bat.

Ecoute, Patrizia...

J’ai envie de la ramener.

Monsieur...

Pardon, ma sƓur.

Maman !

- Et maman ? - Ma maman est morte.

La voilĂ .

Maman, qu'est-ce que tu fais la ? Je t‘avais dit de ne pas bouger !

Pourquoi tu m‘as emmenĂ©e ici ?

OĂč ça?

- A l’hospice. - L‘hospice ?

Maman, tu as le chic pour me mettre en rogne !

Tu appelles ça un hospice ?

Ne te mets pas en colĂšre.

C'est vite dit.

On le fait pour toi, pour ton bien, pour ton avenir.

Ici, tu seras choyée,

peu importe les frais ! Tu crois que c'est gratuit ?

Ne t'énerve pas, c'est pas bon pour ta santé.

Pourquoi tu t'énerves ?

Je ne suis pas énervé, je ris.

Ris aussi.

"On est trois porcelets, trois petits frĂšres de lait,

”et personne ne nous sĂ©parera..."

Tu te souviens ?

Je me souviens.

Quand m'emmĂšnerez-vous ici ?

Quand ?

Hélas, jeudi...

Patrizia et moi, on doit aller Ă  Cetona.

Les Crocitti ont construit une maison de campagne et...

Ils sont sympathiques.

Pas du tout. Je ne sais mĂȘme pas pourquoi on les frĂ©quente.

Patrizia a pris un mois de vacances,

la bonne est allée se faire avorter en Abyssinie,

tu seras seule Ă  la maison.

Comme d’habitude. C'est pas la premiùre fois.

A chaque fois, on se fait du souci. Tu n'es plus une gamine.

Moi, je me sens responsable.

Le chouchou, lui, s'en fout !

Pour moi, vous étiez pareils.

Tu dis ça, mais c'est pas vrai.

Vous m‘y emmenez jeudi ?

Jeudi ? Comment veux—tu ?

On va pas faire des allers-retours pour rien.

On yest...

Mais je n’ai pas emmenĂ© mes affaires.

Tout est la, maman.

Regarde... Patrizia a tout prévu.

La grosse valise. Elle a dit : ”Au cas oĂč maman voudrait rester."

Tout y est.

Tu l’as toujours sous-estimĂ©e. TraitĂ©e comme une Ă©trangĂšre.

J’aime bien Patrizia.

Elle t‘aime plus que sa propre mùre.

Plus que sa "Mutti", sa mĂšre allemande.

On est la, ma sƓur, maman veut rester !

- Quand viendrez-vous me voir ? - Toujours.

Tous les jours ?

Sainte Vierge !

- Quels sont les jours de visite ? - Le dimanche.

- Le dimanche. - Demain, on est dimanche.

Demain ou aujourd‘hui, c'est pareil. Tu me diras quoi?

Tu ne te seras pas encore acclimatée. Dimanche prochain,

tu auras un tas de choses Ă  raconter.

Ma sƓur, voici la valise de maman.

Et voici le chĂšque. Une avance de 3 mois, comme convenu.

Avec votre cadeau.

- Au revoir, maman. - Au revoir, Franchino.

Au revoir, ma petite maman. Je resterais bien avec toi,

mais je dois rentrer Ă  Rome.

Au revoir, ma belle.

- Passe le bonjour Ă  Patrizia. - Ce sera fait.

Et aux enfants.

Aux enfants aussi. Ils t'embrassent, maman.

Je vous appellerai.

Quand tu veux. Demande à sƓur Liberata.

- Pas vrai, ma sƓur ? - Oui.

Adieu, Franchino.

Pourquoi adieu ? Maman !

Pourquoi adieu ?

Traitez-Ia comme une reine !

L’addition, s'il vous plaüt !

Nous avons deux maccaroni, un potage,

deux agneaux au basilic,

une quenelle et une demie de vin.

- Bonsoir. - Monsieur l‘architecte.

- Il y a dela place pour 8 ? - Pour vous, toujours.

Rapprochons ces deux tables.

Je Viens souvent ici.

Rustique, mais authentique. On y mange divinement bien.

On retrouve les saveurs d‘autrefois.

La campagne en ville.

C'est magnifique, j’adore.

Je suis venu ici avec mon ami Indre Montanelli.

Avec Indre ?

Il écrira un article gastronomique.

Avec sa plume, il peut tout écrire.

Je n’ai rien lu.

J’irai deux jours à New York.

Vous aimez mon petit chien, MaĂźtre ?

Je vous Ă©coute. Que dĂ©sirez—vous, ce soir ?

En entrée, soupe de porc pour tout le monde.

- Spéciale soupe de porc ! - Et du vin maison.

C'est quoi, la soupe de porc ?

Un minestrone oĂč il y a de tout, mais trĂšs raffinĂ©.

Va te faire mettre.

Va te faire mettre !

Va mourir. Enfoiré de ta race !

Va te faire mettre.

Putain de poulpe.

Epargnez la marchandise.

- Tiens, prends ça. - T‘insistes, en plus.

Tu l'auras voulu.

Tu vas voir.

Enfoiré !

Va te faire mettre.

Je vais te réduire en bouillie.

Sale con !

Saloperies d'Ɠufs !

Il remet ça.

Je vais l'embrocher...

La sauce est prĂȘte...

Prends ça !

Je te transformerai en bossu de Notre-Dame.

Je te pisse Ă  la gueule.

Au secours !

- Que se passe-t-il ? - Je l‘ignore.

- Qu'y a-t-il ? - Le hachis.

Ils préparent le hachis et le font rissoler comme ma mÚre.

- Je vais t'étrangler. - Pas avec les saucisses !

Tu vas cracher tes amygdales.

EspÚce d'enfoiré !

Je vais t'étriper.

Va te faire mettre.

Je t'encule et je te tourne comme un poulet sur la broche.

Tu sais ce que j'en fais de ta broche...

Va te faire mettre.

On arrĂȘte ?

On arrĂȘte.

Ils tuent un dindon fermier.

Tout Ă  la commande, ici.

Je t‘arrache les testicules.

Tu te rends ? Tu te rends ?

Putain...

Viens...

Mets—toi sous le robinet.

Allez !

Ça brĂ»le Ă  mort !

ArrĂȘte ton cirque. Ça t‘apprendra

Ă  te frotter Ă  un mec comme moi.

Si on me casse les bonbons, je nique dix mecs comme toi !

Je ne vois plus rien.

Je ne vois plus rien.

Essuie-toi avec ce chiffon.

C'est quoi, ça ?

Va te faire mettre !

Tu remets ça ?

Allez vous faire foutre !

Connard !

C'est du joli.

Remets au moins ta perruque.

Mon Dieu, ma perruque !

- OĂč est ma perruque ? - Elle Ă©tait dans le poulpe.

Putain de bordel...

OĂč est le poulpe ?

C’était quoi, la commande ?

Huit soupes de porc.

C'est crade.

Et hop !

C'est quoi, ça ?

T'es un affreux...

sale...

et méchant...

C'est moi, le méchant ?

Toi, tu es méchant.

Tu ne m’aimes pas.

Mais si, je t’aime.

Si tu m‘aimais autant que je t‘aime !

Va te faire mettre.

Moi, je ne t‘aime pas ?

Qui de nous deux aime le plus l‘autre ?

- Allez vous faire foutre ! - Les clients attendent.

Je dois rajouter la sauce.

Tu me mets ça n‘importe comment.

-HĂ©! -Quoi?

Tu pars comme ça ?

Et voilĂ  !

Enfin ! J’ai une faim de loup.

La mienne, sans fromage.

Sans fromage.

Excellent. Je reviendrai.

C'est cher, mais ça le vaut.

C'est quoi ?

Le secret du chef.

Un vrai délice.

Succulent.

Il y a mĂȘme du raisin.

Et le plat principal ?

Sole au jus maison,

poulpe Ă  la bave du chef,

tripes lavasses,

cervelle à la sauce godasse, andouillette à l'étranglée...

D'oĂč elle vient, cette mouche ?

Epinards à la perruque, croquettes à la sauce dégueu,

haricots rouges enfarinés, brandade de gùchis de morue.

On a tout, je vous fais un mélange ?

Je m'en charge, faites—moi confiance.

Vous parlez italien ?

Français ?

Anglais ?

D'oĂč est-ce que tu Viens ?

Attends.

Attention ! Les passagers du vol

TWA 840 pour Athùnes et Tel—A viv

sont priés de se rendre

porte 13 pour...

Rome. Un avion dela compagnie KEZ

a explosĂ© aprĂšs le dĂ©collage de l‘aĂ©roport de Fiumicino,

en causant la mort des 86 passagers et de tout l’équipage.

On privilĂ©gie la piste de l‘attentat politique.

Dans l’avion se trouvait

le Premier ministre Yasser Kaskanian,

qui se rendait à GenÚve pour participer a la conférence

des chefs d'Etat du tiers-monde.

La bombe Ă©tait cachĂ©e dans un tourne—disque. ..

Son chapeau melon.

Le petit chapeau melon

d'un grand comique.

Son compagnon de route inséparable.

Son étendard de mille batailles gagnées

sur les planches de la scĂšne.

Nous tous, et avec nous, symboliquement, le grand public,

nous sommes réunis ici

pour pleurer le départ

d'un collĂšgue et maĂźtre.

De celui qui a su, si généreusement, faire rire

une génération toute entiÚre.

Formichella !

Adieu, Formichella !

Pendant 30 ans, j’ai Ă©tĂ© ton faire—valoir

dans des farces sublimes.

Moi, je proposais

et toi, tu réalisais.

Je te posais mille questions,

et toi, d’une seule rĂ©plique, que dis—je,

d'un seul battement de cils,

tu déchaßnais des tornades de rire.

Des tornades de rire.

C'est pas vrai ?

A présent, c'est terminé.

Tu n'es plus.

Mais ton répertoire, qui reflÚte l'ùme de Rome,

restera dans l‘histoire du théùtre.

Je me souviendrai toujours, Formichella,

du sketch du restaurant,

dans lequel je te demandais comme un idiot :

"Serveur ! Vous avez des poires au sucre ?"

Et toi, tu me répondais :

"J'en sais rien, je vais voir en cuisine."

Je m'en souviendrai toujours,

je t‘accompagnais à la guitare et tu chantais :

Je rĂȘve de tes baisers ardents,

tes baiser mordants,

tes baisers emmerdants,

je t‘emmerde !

Je me souviens aussi du sketch

du coup de fil de l’amoureux,

quand je disais :

"Allî, qui est à l’appareil ?

”Allî ? C'est qui ?"

Et toi, tu répondais : "Mon cul !"

Les trois tics.

Fais les trois tics.

J'ai trois tics, je suis nerveux, je bégaie pour mon malheur.

Quand je chante, ça ne se sent pas, quand je parle, on n'entend que ça.

Le premier tic est un raclement, le second, un sifflement,

le troisiĂšme, un pet sonore.

Les trois me tourmentent autant.

C‘est ma trùs chùre amie, Cu...

Cunigonde...

...qui m‘a recommandĂ©

au directeur de la télé, pour faire le spi...

Ie speaker.

Je me suis mis dans la ïŹ...

ïŹle d’attente.

Le moment venu, j'ai dit : "Directeur, c‘est Cu. ..

"Cunigonde qui m‘envoie. "

On m‘a virĂ©.

Traduction : Giacinto Pizzuti

Soustitrage : Vdm

Une sélection René Chateau

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