All language subtitles for [S01E03]bajo.sospecha

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Original subtitles

Appelez la police.

C'est bien sa robe.

Vous êtes tous convoqués au poste.

Famille et employés.

Parce qu'ils couchent ensemble, ils sont suspects ?

Pas eux, leur conjoint.

Begoña et Roberto voulaient partir le jour de la Communion.

- Mais ils ont changé d'avis. - C'est son journal intime.

Il était encore dans sa chambre ce jour-là.

Mais on l'a pas trouvé.

Quelqu'un l'a pris.

T'es qu'un crétin...

C'était le seul point d'accord entre ta mère et moi.

- Quelle heure il était ? - 8h30.

Vous êtes sûre ?

Tous les jours, j'y cours à cette heure-ci.

- Que lui ont-ils fait ? - Qui reconnaît cette veste ?

La veste, c'est celle d'Andrès.

Le plus étrange est que...

la petite n'aurait pas pu survivre si longtemps sans cette bande...

sur la plaie à la jambe.

Bosco, t'es là ?

La femme retrouvée dans le lac.

C'est Silvia Lopez, la maîtresse.

- Vous reconnaissez ? - C'est à moi.

Votre nièce la portait.

Bosco ?

Tout désigne Bosco.

Le cordon de la cage était sur le meuble et sur la blessure d'Alicia.

Sans compter cet espèce d'autel.

L'ADN sous les ongles d'Alicia est celui de Bosco.

Il est obsédé par Alicia.

- T'aurais dû voir chez lui ! - J'ai donné l'ordre de perquisitionner.

On relâche Andrés ?

On devrait le faire, même s'il reste suspect.

Je ne crois pas que Bosco puisse planifier ça tout seul.

Dans cette famille...

rien ne semble ce qu'il...

paraît.

- C'est quoi ? - Les analyses ADN.

Vous vous souvenez que Germán Vega ne les voulait pas ?

On sait pourquoi.

Germán n'est pas le père de Roberto...

donc pas le grand-père d'Alicia.

Roberto est mon fils, je l'ai élevé.

Je m'en fous des rapports ADN !

Quand a-t-il appelé ?

Hier.

Pourquoi tu m'as pas dit ?

- Je craignais ta réaction. - Et comment devrais-je réagir, Pilar ?

Comment, quand quelqu'un veut détruire ma famille ?

Il nous a aidés quand on avait besoin.

Il nous a aidé parce que ça lui convenait.

Le commissaire veut nous voir tous, chez moi.

Pourquoi ?

Il m'a pas dit.

Je veux trouver Bosco, avant qu'ils le sachent tous.

Vous devez ratisser les rues, les bois...

je veux toutes les patrouilles dehors.

Qu'est-ce qui se passe ?

Si vous étiez à l'heure, vous sauriez.

- J'avais des problèmes personnels. - Au boulot, tout de suite. Merci.

On a trouvé des preuves contre Bosco, chez lui.

Il semble être le kidnappeur d'Alicia.

- Bosco ? - Mais je ne veux pas que les Vega le sachent.

- Pourquoi ? - Parce que nous le voulons intact,

et nous ne voulons pas que ça dégénère, pas vrai?

Si c'était votre enfant vous ne voudriez pas savoir ?

Vidal, si c'était mon enfant, j'aurais fait quelque chose de stupide,

mais, nous devons réagir avec la raison et non le coeur.

Mr ?

Je pense qu'on l'a.

Je regrette pour votre fille...

Ce doit être terrible sans elle.

Merci.

C'est la mère de Silvia.

Je suis Laura, une de ses collègues.

A demain.

Je suis venue prendre ses affaires.

Elle aimait beaucoup les dessins des enfants.

Regardez.

C'est beau.

J'ai l'autre classe 4.

- celle de la petite disparue ? - oui.

Silvia ne m'en a pas parlé, mais je suis sûre que ça l'a touchée...

elle était sensible.

Elle était très gentille avec les enfants...

toujours enjouée.

Silvia n'était pas comme ça, pas joyeuse.

A moi elle paraissait gaie.

Ma chère...

elle avait déjà essayé de... vous comprenez ?

mais on était arrivé à temps.

Je suis désolée...

sincèrement.

- Les Vega sont arrivés ? - Oui, tout est prêt.

Que veut ce foutu commissaire ?

- Je te l'ai dit, il veut nous parler. - Parler de quoi ?

- Pourquoi ici ? - c'est important.

Il veut pas que les clients du resto sachent.

T'as parlé à Andrés...

que t'a-t-il dit ?

Qu'il est innocent.

Alors pourquoi ton frère a disparu 2 jours ?

Pourquoi ils ont trouvé l'auto dans le lac ?

Comment en est-on arrivé là ?

Quelqu'un peut m'expliquer ?

J'y vais.

Qu'est-ce qu'il fout là, Vidal ?

- Si tu sais quelque chose, dis-le à ton père. - Je n'ai rien à lui dire.

Papa ?

Germán, qu'est-ce qu'il se passe ?

Bosco !

Bosco ?

Comment Bosco ?

Papa, c'est impossible...

le pauvre ne peut pas organiser un truc pareil.

Ils ont des preuves contre lui...

et chez lui, il y a une espèce...

une espèce d'autel...

avec ses affaires.

Mon Dieu...

Avec...

des dessins...

- et des jouets de la petite. - Non papa, c'est impossible...

Il a été arrêté ?

Il s'est échappé.

Vous savez ce qu'ils vont faire quand ils l'auront ?

Rien

Ils diront que c'est un attardé, que le mieux sera de l'enfermer...

dans un centre spécialisé, bien au chaud...

à regarder la télé.

C'est ce que tu veux pour celui qui a pris ta fille ?

Roberto ?

Alors ?

On y va.

- Où allez-vous ? - Non, Germán, non !

Il vaudrait mieux les devancer.

Si Bosco est croyant comme tu dis, je sais où le trouver.

Son chien.

Sois tranquille, Bosco.

Je veux juste te parler.

Je suis là pour t'aider.

Allons-y.

Viens !

Ruso, viens.

Viens, Ruso.

Roberto.

Tu montes en voiture.

Je voulais pas...

Je voulais pas faire du mal.

Je ferais jamais du mal à Alicia, Germán !

- Jamais. - Roule.

- Tu dois me croire... - Va vers le bois.

Germán, tu dois me croire.

Germán, je ne ferais jamais du mal !

Commissaire.

Merci, Laura.

Vidal.

Les Vega l'ont trouvé et amené en voiture.

- Ils vont où ? - Je ne sais pas.

Tous vos hommes doivent chercher cette voiture.

OK.

Vidal, comment ont-ils su qu'on cherchait Bosco ?

- Aucune idée. - Je le découvrirai.

S'il lui arrive quelque chose, je trouverai le responsable...

et il en subira les conséquences.

Descends de la voiture.

- Excusez-moi... - Descends maintenant !

Descends !

- Non, non ! - Viens, l'attardé !

Toi, tu restes ici.

Allez !

Carmen ils ont pris Bosco, ils vont le tuer.

Tu dois appeler ton mari.

Tu n'es pas une mère...

Carmen, s'il te plaît, empêche les de faire quelque chose de grave.

Ta famille sera définitivement détruite.

Elle l'est déjà.

Un medecin !

- un médecin !

- un médecin ! docteur !

Vite.

- s'il vous plaît... - Du calme....

Tiens le coup, mon ange.

Tiens le coup

Allez.

- Dégagez. - Tiens le coup.

Tiens le coup.

Tiens le coup.

Dégagez !

Qu'est-ce qui se passe, Carmen?

C'est Alicia.

Quoi, Carmen?

Elle nous quitte, Roberto.

Elle nous quitte.

Entrez.

Que s'est-il passé ?

J'arrête la mission.

Pourquoi ?

Un verre ?

L'idée de vous infiltrer...

c'était celle du chef, vous le saviez ?

Je l'avais deviné.

Vous ne vouliez pas venir et je vous voulais pas non plus.

Je me trompais.

Grâce à toi et à Victor, on a beaucoup avancé.

La petite est morte.

On fera tout pour obtenir justice.

Victor y arrivera tout seul.

Tiens le coup, on a déjà tant fait.

Il ne faudra plus beaucoup de temps pour résoudre cette affaire.

On n'a pas pu ramener la fille...

- à sa famille. - Non.

Mais on peut éviter...

que le coupable reste en liberté.

ou qu'il recommence.

Notre père qui êtes aux cieux..... que votre nom soit.......

- Et tu étais où déjà ? - Je l'ai déjà dit.

J'étais en train de me promener.

Oui. Pure coïncidence.

Tu te promènes, ensuite...

Oh ! Tu découvres...

un pendu. Tu avances encore un peu...

et tu touvres la cabane où était enfermée Alicia.

C'est ça ?

2 possibilités.

Ou tu ments...

Ou tu ments...

- Je ments pas. - Ah, non ? quoi alors ?

Tu as un sixième sens pour le crime ?

Tu devrais entrer dans la police.

Pourquoi pas, après tout...

N'essaie-pas de me baiser, connard.

Ma femme me dit toujours, "Rafael...

"tu as plein de qualités, mais pas la patience."

Si ta femme le dit, alors...

Qu'est-ce qui s'est passé, connard ?

Toi qui as l'air si sympathique ?

T'as quoi contre moi ?

Rien.

pour l'instant.

- Mais je trouverai. - Vidal.

Commissaire, c'est le mari...

de la maîtresse qui l'a trouvé.

- Ainsi que la cabane de la petite. - Pourquoi n'avoir pas respecté mes ordres ?

Vous n'avez pas...

- été averti ? J'ai envoyé un texto. - A qui ?

Beh, je suis plus trop sûr.

- Tu m'attends dans la cabane. - Tout est resté en place.

J'espère bien !

On a quoi ?

Des hématomes sur tout le corps.

Il a été battu.

Mais ce n'est pas la cause du décès.

Aucun coup n'était mortel.

Tout montre qu'il est mort...

d'asphyxie.

Il s'est pendu ou on l'a aidé ?

Qui sait.

Je pourrai vous dire qu'après l'autopsie.

Mais...

si on l'a aidé...

ce n'était pas une personne seule.

Il fait son poids.

Commissaire.

La famille est là.

Laissez-moi entrer.

C'est pour votre bien.

Pour mon bien ?

C'est ici que ma fille a été retenue.

Nos hommes sont en train de travailler.

Et quand ils finiront, je ne crois pas qu'il faille entrer.

Il vaut mieux nous laisser faire.

On vous laisse faire depuis le début, et ma fille est morte.

Et vous n'imaginez pas comme je regrette.

Je ferais tout pour qu'elle soit vivante.

Alors dites-moi...

vous faites quoi ?

Je dois partir.

Pablo n'a rien mangé. Mais au moins...

il est calme. Il lit un peu.

La police a trouvé le lieu où elle était retenue.

Une cabane de garde chasse dans le bois.

Et ils ont trouvé quoi ?

Des affaires à elle.

Ses chaussures blanches et...

ses céréales préférées. Qu'est-ce que tu fichais là ?

- Je ne vais pas dans les cabanes. - Ne ments pas.

Il y avait un paquet de cigarette découpé comme tu fais toujours.

Cette cabane est abandonnée.

J'ai trouvé les clés et parfois...

- j'y vais avec Leti. - Faire quoi ?

C'est calme, on peut être seul, nous faire un joint...

- Tu disais que tu ne fumais plus. - C'est bon, Carmen...

quand j'y étais il y avait pas la petite.

Tu as ma parole.

Et combien elle vaut, ta parole ?

Sors de chez moi.

Carmen, je lui ai rien fait.

Mais si tu le dis à la police...

ils m'arrêteront.

Germán.

J'arrive, désolé.

Nous n'avons jamais trouvé Bosco.

Nous ne lui avons jamais mis la main dessus

et nous ne l'avons pas battu.

Nous ne l'avons pas fait.

Si l'un d'entre vous a un truc à dire...

c'est maintenant.

Víctor, prépare un café pour tout le monde.

Vidal m'a dit...

que tu as trouvé Bosco.

Il croit pas que c'est une coïncidence.

Et je le crois pas non plus.

- Je lui ai rien fait, Germán. - Non.

Mais si j'avais été à ta place...

je l'aurais peut-être fait.

L'enfant n'avait rien à voir avec toi. Tu es le seul non soupçonné.

Commissaire.

Un cafè ?

Merci. Désolé pour Alicia.

Dieu a décidé...

de la reprendre.

C'est aussi Dieu qui a choisi pour Bosco ?

Ils ne veulent pas l'enterrer au cimetière.

C'est ce qui arrive...

quand on se suicide, commissaire. Vous devriez le savoir, à votre âge.

Je ne suis pas si vieux.

Ce sont les épreuves qui me vieillissent.

De plus, ce qu'on sait ne vaut rien sans preuve.

Je ne comprends pas.

Je sais que...

vous êtes allés lyncher cet homme

vous lui avez donné une sacrée raclée.

Je n'exclus pas que l'un d'entre vous ait voulu finir le travail...

ou l'aider à se pendre.

Mais je ne peux pas le prouver.

On sait que la petite était retenue dans la cabane abandonnée.

Celle du garde chasse.

Qui connaît l'endroit ?

Qui ne le connaît pas ?

Ca fait 50 ans que cette cabane est là.

Mais elle n'est plus utilisée.

Non, plus du tout.

Quelqu'un y est allé dernièrement ?

Pourquoi voulez-vous le savoir ?

Je tâche de clarifier l'enlèvement.

Clarifier ?

Ma fille est morte !

Et Bosco est coupable.

VOus semblez convaincu....

Vous avez plus de preuves que nous !

S'il y a quelque chose de sûr...

c'est que Bosco est incapable d'organiser une telle chose...

de la tenir enfermée si longtemps.

S'il l'a fait, il n'était pas seul.

Il est possible que le vrai kidnappeur soit encore libre et je veux...

faire payer l'autre pour son crime.

On vous a vu donner un sac a Bosco, le soir...

peu de jours avant qu'on la retrouve.

C'est vrai, fils ?

Bosco m'a dit qu'il voulait aider.

Je lui ai donné des vêtements pour que son chien piste la petite.

Il allait dans le bois tous les soirs.

J'espère que c'est pas vous...

que vous ne l'avez pas tué alors qu'il est innocent.

Je ne voudrais pas que vous culpabilisiez pour le reste de vos vies.

Bonne journée.

Qui aurait cru ça de lui papa ?

Si c'est Bosco, il ne l'a pas fait tout seul.

Et si quelqu'un l'a tué...

ce doit être son complice.

Tu crois que ç'est l'un d'eux ?

Non.

Ils n'avaient aucune raison de mentir à Germán.

Et si c'était lui, il n'aurait pas demandé le silence.

- Ils ont dit quelque chose sur la cabane ? - ce que tu as entendu.

Il est clair que le kidnappeur l'a retenue là.

Et l'autopsie dit qu'elle n'était pas ligotée.

C'est tout ce qu'on sait pour l'instant.

Pas d'empreinte ?

Si mais la scientifique est toujours dessus.

Comment on a pu passer à côté, on la voit pas de la route ?

Si, et on l'avait fouillée...

...il y a moins d'une semaine.

Autre chose.

Eduardo, le frère de Carmen, il y est allé.

Pourquoi tu n'entres pas ?

Tu m'inquiétes, qu'est-ce qui se passe ?

Je sais que tu aimes mon frère.

Dis-moi ce qu'il y a.

Ils ont trouvé la cabane où ils tenaient ma fille.

...et la preuve qu'Eduardo était là.

- Que veux-tu dire ? - Qu'au-delà de notre amour pour Eduardo...

ma fille est morte, Leti.

Je lui ai parlé et je sais qu'il m'a menti.

Je ne sais pas quoi faire.

Il adorait Alicia.

Il aurait jamais pu, Carmen.

Je sais pas, je sais plus.

Est-ce que...

As-tu...

entendu... tu as entendu quelque chose ? Tu sais quelque chose ?

Je te jure que non.

- Tout ? - Oui, tout.

Votre soeur a reconnu un paquet comme celui-ci.

Elle dit qu'il peut être qu'à vous.

Vous étiez à la cabane.

Oui, j'y suis passé plus d'une fois.

Pour les recherches.

- Quand ? - Je sais pas avec précision.

Il y a 10 jours environ.

Quelqu'un peut confirmer ?

Oui, tous ceux qui y étaient.

On est passé pas loin de la cabane durant les recherches.

J'ai dû jeter le paquet, je sais plus.

Vous n'y êtes pas retourné depuis ?

Non.

Réfléchissez.

Y'a rien à réfléchir.

Ma vie est toujours la même. Dès 8h20 je suis au kiosque.

A quelle heure vous finissez ?

vers 20 heures...

et je récupère Leti à la superette.

On va chez elle...

et nous ne sortons pas. - Jamais? Même pas le samedi?

Leti est très anxieuse

Et depuis Alicia...

elle aime pas rester seule.

J'ai jamais été froussarde.

Même petite.

Mais maintenant...

Vous confirmez qu'il ne vous a pas quitté de la nuit ?

De la débauche au matin ?

Toute la nuit, sans exception.

Oui, Mr. Toute la nuit

Mle Rodríguez...

Vous savez que mentir est un délit grave ?

Oui.

Pourquoi tu refuses de me voir ?

Maintenant tout est plus simple, Roberto.

Écoute-moi.

Même si Carmen ne me regarde plus jamais,

je n'irai pas avec toi.

Le mieux que tu puisses faire est de partir.

- Aide-moi avec ça. - Oui.

- Tu l'as ? - Oui.

Nuria, où tu vas ?

A la maison.

Mais c'est pas par là.

Où as-tu la tête ? viens.

Viens, monte.

Moi aussi, des fois, ça me plaît pas de rentrer.

Je préférais rester dehors marcher seule, je sais pas pourquoi.

Ta cousine est morte ?

Non.

Et ton père...

il a été arrêté ?

Non.

Alors c'est pas pareil.

Je crois que non...

Je l'ai vue en rentrant.

Viens, Nuria, descends.

Rentre.

Au revoir, Nuria.

Merci.

Nuria, ouvre !

Nuria, où est le journal ?

- Je sais pas. - Ne ments pas !

- Donne-le moi ! - Je sais pas !

Ouvre !

Nuria, ouvre cette porte !

Emi?

Emi, comment il s'allume ?

- Emi! - Quoi, Pablo ?

Donne-moi ça.

Alors...

regarde, c'est ici...

pour changer la fréquence.

Pourquoi oncle Eduardo est arrêté ?

- Je sais pas. - Oncle Eduardo n'a pas fait de mal à Ali.

Il a toujours été gentil.

- Quoi ? - Rien. Je vais aux toilettes.

Pablo, descends pas en courant !

Emi ne va pas bien.

Maman, ne m'engueule pas s'il te plaît.

Je suis pas venue pour ça, trésor.

Voyons un peu...

ça te soulage ?

ça va mieux ?

On pourra parler après...

repose-toi, maintenant.

On a rompu.

Il dit qu'il m'aime et...

que je lui plais...

mais...

que j'ai changé.

Qu'il a assez de problèmes sans les miens.

De quoi tu parles, chérie ?

Tu crois que...

je ressens rien pour Ali ?

Salut.

Eh, fils.

Bienvenue.

- Tu reprends le boulot ? - Si t'es d'accord...

Je pensais être du soir cette semaine.

Oui, pourquoi pas.

En fait peu de monde vient la journée, alors le soir...

Si tu veux que je m'en aille...

Non, non, reste...

On sait jamais.

Non ?

Je suis content que tu restes.

Pourquoi tu me traites ainsi ?

Tu couches avec ma femme...

tu me tournes le dos quand tout m'accuse.

Comment peux-tu croire que j'ai tué ta fille ?

T'as jamais eu les couilles de m'affronter...

mais ma fille t'avait rien fait !

Batard ! Comment tu peux penser ça ?

Je suis ton frère !

Tu étais avec elle quand elle a disparu. Tu la surveillais !

Je regrette !

Qu'est ce qui se passe ?

Rien.

Tu dois parler à ta fille.

- Salut.

Ecoute.

Tu sais qu'un enfant n'a pas de secret pour son papa ?

Oui.

Ta mère m'a dit que tu as trouvé...

le journal de ta cousine.

C'est vrai ?

Ecoute-moi, s'il te plaît.

Maman a raison, tu dois le donner.

C'est important.

25 Mai.

Hier, c'était mon anniversaire, voici la liste des cadeaux....

11 Juin.

Mme Catalina m'a mis Excellent en Éducation civique.

J'attends que Maman découvre que Pablo a pris Insuffisant.

3 juin. Je suis triste.

Papa et maman se sont encore disputés.

- Oui ? - J'ai vu ton appel manqué.

J'ai le journal.

Des choses intéressantes ?

Je te dirai quand tu rentreras.

J'ai entendu maman dire à papa :

"Comment tu peux me faire ça"

Je sais pas ce qu'il a fait...

mais ça doit être très grave.

J'ai entendu maman pleurer.

14 Novembre. Je n'aurais pas dû voir ça.

Je ne sais pas quoi faire.

Maintenant je sais pourquoi maman en veut à papa.

Il était en voiture avec une autre femme.

Près de la "Cheminée haute."

Je les ai vus quand j'allais à la cabane.

Papa l'a embrassée.

J'ai pas vu son visage, juste ses cheveux...

avec des papillons.

8 Mars.

Je sais qui c'est. Je l'empêcherai de prendre mon papa.

10 Mars.

Elle ne le sait pas...

mais bientôt elle ne pourra plus faire de mal à maman.

24 Mars.

Quand je ferai la communion, j'avouerai et Dieu me pardonnera.

Et elle, elle sera morte.

Je peux t'aider ?

Oui, Nuria a oublié un cahier dans ta voiture.

Tu l'as vu ?

On peut voir ?

Oui, je prends les clés.

C'est celui-là.

Tu parlais de celui-là ? Je voulais le donner à la Police.

Tu l'as lu ?

Alicia était mon élève.

Ca te donne aucun droit.

Carmen décidera si elle le donne à la police, pas toi.

J'ai quelque chose pour toi.

Quoi donc ?...

Où tu l'as trouvé ?

Nuria l'avait. Ali lui a donné.

Elle l'a perdu dans la voiture de ta voisine. Je sais pas pourquoi elle te l'a pas apporté.

Je crois qu'elle l'a lu.

Fiston, fais-moi un café.

Penser comme c'était prisé ici...

et comment c'est devenu.

Bientôt il n'y aura plus âme qui vive.

Voilà ton café.

Les gens sont faits ainsi.

Tu as des amis à tes côtés...

tant que tout va bien.

Tu crois pas ?

Ils sont pas tous comme ça selon moi.

Parce que tu te fies trop aux apparences.

Qui pouvait immaginer...

qu'un handicapé...

paix à son âme...

finisse avec du sang sur les mains.

Eh !!

Je suis le seul client, tu devrais me traiter mieux. C'est ton devoir.

Mon devoir est de servir...

pas de supporter un discours barbant sur les apparences.

Barbant, tu crois ?

Je crois qu'une chose devrait te préoccuper...

un peu plus.

Je le dis pour ta femme.

Qu'as-tu à dire sur ma femme ?

Que tu devrais la tenir en laisse.

Ecoute, petit...

tu me plais pas.

Mais ceci n'empêche pas l'autre.

Ta femme et mon chef...

Tu piges ?

Pourquoi t'irais pas te faire enculer...

inspecteur !

Je veux pas t'offenser, petit...

je te le dis pour que tu reprennes les choses en main.

T'as pas compris ?

Comme c'est gentil à toi !

Quand dans un jeune couple...

la femme s'intéresse aux boules d'un vieux

c'est que quelque chose ne marche pas.

Tu crois pas ?

Tiens, le vieux...

et sa paire de couilles.

J'écoute.

On a le rapport de la scientifique...

mais avant de parler avec Eduardo je veux voir sa fiancée

OK.

Nous savons que dans cette cabane...

jusqu'à il y a une semaine il y n'avait rien du tout...

et votre ami et vous avez déclaré avoir été dans la cabane...

avant que la petite y soit enfermée.

Vous me suivez ?

Comment est-il possible...

qu'on y ait trouvé un paquet de céréales...

avec les empreintes d'Alicia ...

et celles d'Eduardo, vous avez une idée ?

- Je sais pas. - Oui, mais ce que vous savez...

vous ne me le dites pas !

Vous voulez le protéger...

mais si vous continuez à mentir je vous accuse d'obstruction.

Vous ne vous êtes jamais séparés ces dernières nuits ?

Je répète...

Dans les 2 dernières semaines, vous étiez avec Eduardo toutes les nuits?

Je veux l'entendre.

Non.

Combien de fois avez vous été séparés ?

Une...

- C'était très tard. - Le matin où...

la petite a été renversée ?

Oui.

Il croyait que je savais pas, mais...

je l'ai entendu sortir.

Quand est-il rentré ?

Je sais pas quelle heure...

mais il faisait jour.

Aucune idée d'où il était ?

Mais...

je lui ai lavé la veste...

et...

elle avait des traces...

de terre et de résine de pin.

J'en savais rien, je le jure...

Nous avons le témoignage de votre soeur...

vos empreintes sur la nourriture d'Alicia...

et la déposition de votre fiancée...

Laeticia Rodríguez.

Vous continuez à nier votre présence à la cabane ?

Non.

- Pourquoi kidnapper Alicia ? - Non, j'ai rien à faire là-dedans.

Alors expliquez-moi ?

Des fois je deale...

de la drogue...

- Je la garde là-bas. - On n'a pas trouvé de drogue.

Parce qu'elle est bien planquée.

Cette nuit-là je suis allé deposé un paquet de coke...

je l'ai caché derrière une planche...

et j'ai dû déplacer les céréales.

Quand on entre, sur le mur devant la porte...

dans l'angle il y a une planche qui bouge.

Elle est derrière.

Il y n'a rien ici.

Quelle journée de merde...

Chaque jour il entre moins de gens

- Tu t'en vas ? - Non...

C'est pour toi.

Ca veut dire quoi ?

Ma fille parle de cette femme.

Elle vous a vus.

Tu l'as revue. Tu m'as dit que c'était fini.

Elle dit qu'elle l'a menacée...

et notre fille est morte.

- Que dis-tu là ? - Elle a enlevé notre fille.

- Non, impossible. - Ta fille l'a écrit.

Sans cette histoire avec cette femme...

Ali serait en vie.

- Je veux savoir qui c'est... - La police l'a interrogée, c'est pas elle.

La police n'a pas lu son journal.

Carmen, laisse-moi partir. C'est ce que tu veux, non ?

Je veux savoir qui c'est.

Dis le moi...

Dis le moi...

Je t'en prie.

Un instant, j'arrive.

Que se passe t-il ?

Ma femme a trouvé le journal d'Alicia.

Elle l'a pas trouvé, je lui ai donné...

mais j'ai arraché les pages qui parlent de nous.

Non, que les pages où il y a ton nom !

Laisse-moi...

tu me fais mal.

Pourquoi tu m'as pas dit qu'Alicia nous avait vus ?

Je ne voulais pas que tu t'inquiètes.

Tu as menacé ma fille...

parce qu'elle savait.

Je lui ai dit de pas le raconter.

Et que si elle parle, elle le regrettera, pas vrai?

Vrai ?

Garçon, une autre tournée.

Qui vous sert ?

Tu vois quelqu'un d'autre ?

- Roberto... - Dis-moi la vérité...

Roberto je te jure que j'ai rien à voir avec ça.

Je te le jure.

Que fais-tu ici ?

Tu viens pas plus tard ?

Mais...

Et merde. Je dois m'acheter une autre montre...

- Il y a des gens à servir là-haut, j'y vais... - Non...

non, j'y vais moi.

Ca me regarde pas mais j'ai vu Roberto partir...

Tu veux en parler ?

Entre.

Je ne veux plus qu'il reste..

pas après ce qu'a écrit ma fille.

Tu l'as lu.

Il avait une liaison...

et j'ai pardonné quand il m'a juré que...

c'était passager. Je l'ai cru...

quand il m'a dit que c'était fini.

J'espère que tu ne vivras jamais ça.

Sentir que...

le centre de ta vie...

ton refuge...

n'est plus.

Je te comprends plus que tu le crois.

Víctor ?

Non, mon ex...

on se connaissait depuis l'école.

C'était mon meilleur ami, celui à qui je me fiais le plus...

Tu as su avec qui il t'a trompé ?

Ca ferait aucune différence.

Cette fois, c'est différent.

Alicia les a vus et cette femme l'a menacée...

elle voulait faire du mal à ma fille et Roberto continue à la protéger...

Begoña m'a dit que tu voulais le porter à la police.

Je pense qu'il peut aider à trouver qui a enlevé ton enfant.

C'était la maîtresse de Roberto.

Si c'est elle, c'est encore plus important.

Dans le journal il y a des indices qui peuvent aider...

à disculper ton frère peut-être.

Ma nièce l'avait, ma fille lui a laissé, Begoña me l'a apporté.

Alicia parle d'une femme...

la maîtresse de mon mari.

Elle ne dit pas qui...

mais elle parle de papillons dans les cheveux.

Vous comprendrez pourquoi je pense que c'est cette femme...

qui a pris ma fille.

Vous savez...

qui c'est n'est-ce pas ?

Même si je savais, je ne peux vous le révéler à ce stade de l'enquête...

et franchement...

je pense pas que vous devriez le savoir.

Pourquoi ?

Je m'assure que vous ne ferez rien de regrettable.

Je vous protège de vous-meme, Mme.

J'espère qu'il vous servira à quelque chose.

Je vous remercie beaucoup.

Est-ce que je peux voir mon frère?

C'est tard, revenez demain matin.

Vous le relachez ?

Ca ne dépend pas que du journal.

- Excuse, maman. - Non c'est rien.

Je le fais.

Vas te laver les dents, c'est tard.

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Alors ?

C'est quoi ?

Begoña...

Ton frère.

Pourquoi ?

Il a lu le journal d'Ali.

C'est écrit que je l'ai menacée.

Andrés, ne fais rien.

- Mme, veuillez nous suivre.

Le commissaire veut vous parler.

Bien sûr.

Je reviens vite.

C'est le mandat de perquisition du juge.

Commencez.

Pour quel motif ?

Dis moi pour quel motif ? ...

Où ils emmènent maman ?

Ne t'inquiète pas. Je t'ammène chez grand-mère, d'accord ?

On y va.

Que fait-elle ici à cette heure ?

Viens...

on va te nettoyer.

Je pensais te connaître mieux que quiconque...

que mon frère était incapable de frapper une femme.

C'est pas ce qui est arrivé.

Begoña m'a parlé du journal.

- Ali avait 9 ans. C'est pas important ce qu'elle écrivait... - Pas important ? Elle est morte !

Tu crois vraiment que ta femme n'y est pour rien?

Tu n'en mettrais pas la main au feu.

- Sois pas tupide. - Tu doutes de ta femme.

Si tu la croyais, tu m'aurais déjà cassé la gueule, au lieu de me parler.

Ne vous disputez pas devant la petite.

Assieds-toi là avec ton oncle

Je te fais un verre de lait.

Elle aime pas le lait blanc.

Quand c'est moi, oui.

C'est vrai ?

La police a pris maman.

Je ne sais pas si vous comprenez la situation.

Tout est contre vous.

Vous êtes la seule à descendre à la cave quand Alicia a disparu.

Et pas qu'une fois, 2.

C'est à la cave qu'on a trouvé la robe de la Communion.

Quand la fillette est réapparue dans le bois...

elle portait la veste de votre mari.

Quiconque peut avoir pris cette veste.

C'est pas un crime de descendre à la cave.

Venez en au fait.

Je suis la première à vouloir justice pour ma nièce.

Mais vos insinuations sont absurdes.

- C'est absurde ?

Votre belle-soeur...

a apporté ça.

Le journal d'Alicia.

Il parle de moi ?

Alicia savait...

que vous couchiez avec son père

La petite a écrit...

que vous l'avez menacée.

Elle me nomme ?

Elle a besoin de le faire ?

Elle parle de sa maîtresse...

et nous savons que c'est vous.

Elle dit autre chose.

Qu'elle va vous faire disparaître...

et après, vous tombez malade.

Elle l'a ecrit le 15 mars.

Au début nous n'avons pas donné poids à ses mots.

Mais on a trouvé ça.

Vous avez été admise à l'hôpital le 15 mars.

Pour intoxication.

Ils m'ont fait un lavage d'estomac, un truc mal digéré.

Des anxiolytiques.

J'en prends 1 quand je peux pas dormir.

Personne ne va à l'hôpital pour 1 cachet. Et les analyses sont là.

J'ai bu quelques verres, j'ai pas fait attention.

- Et les anxiolytiques m'ont fait mal - Faux !

Vous aviez la possibilité de séquestrer Alicia.

Et une très bonne raison pour le faire.

S'il est vrai que le journal vous compromet...

les pages manquantes l'auraient encore plus fait. C'est pourquoi elles sont arrachées.

Mme Valverde, pourquoi pas dire la vérité qu'on en finisse ?

- J'ai arraché quelques pages. - Pourquoi ?

Je ne veux pas que Carmen sache.

Elle a assez souffert, vous croyez pas ?

Vous en avez fait quoi ?

Je les ai brûlées.

Et vous pensez que je vais vous croire...

après ce qu'il y a d'écrit.

Non.

Je les ai brûlées toutes, sauf une.

Ma nièce était gentille...

mais très inventive.

Tante Begoña n'emmènera pas papa.

parce qu'elle sera morte.

Elle sera blanche comme Tante Dolores quand elle est morte.

- Qu'en penses-tu Víctor ? - Absurde.

- Begoña est vivante. - Exact.

Elle a menti.

Sur quoi d'autre a-t-elle menti...

On peut pas savoir.

Aucun juge ne prendra le journal comme preuve.

- Et Begoña... - Nous ne pouvons pas la garder.

On a juste des preuves circonstancielles contre elle.

Et pour le journal ?

Finissez de le lire.

Même s'il a perdu une valeur procédurale

il peut contenir d'autres pistes.

Je vous en laisse une copie.

Et l'interrogatoire d'Eduardo.

Merci

Il ne veut pas aller à l'école, Begoña.

- Je n'ai personne d'autre à qui le laisser. - T'inquiètes pas, avec moi il sera bien.

- Je t'appelle dès que c'est fini. - Ne sois pas pressé.

- Merci - Allons-y, Pablo.

Pablo.

- Je vous laisse. - Non, reste.

Je veux m'excuser.

Pour vous 2.

Je sais que vous n'avez rien fait à Ali.

Tu sais combien je l'aimais.

Et cela aurait dû me suffir.

Pardonne-moi, Eduardo.

J'espère que tu sortiras vite.

Ils ont un autre suspect.

T'en fais pas. Laisse lui du temps

Tu es un sot.

Est-ce que tu as entendu ta soeur ?

Ils ont un autre suspect. Si tu n'avais pas parlé de drogue ils t'auraient relâché.

Oui.

Et si tu n'avais pas fait l'espionne...

Si t'avais pas raconté que je t'ai laissée à la maison...

Sur les affaires de la fillette, il y avait tes empreintes.

Comment savoir que c'était à Alicia?

Tu devais garder le silence.

Tu voulais qu'ils m'accusent ? Non.

C'est mieux que je reste dehors.

Où tu l'as mise ?

C'est pas moi qui l'ai.

Alors qui ?

C'est évident, non ?

Tu as expliqué ta présence dans la cabane.

- Une affaire de drogue. - Je jure que j'ai dit la vérité.

J'ai caché un paquet de cocaïne.

Il n'y a aucune trace.

Je la cachais là

Et qui peut l'avoir prise ?

Aucune idée, non?

Ca n'a pas sens qu'Eduardo invente un trafic de drogue pour expliquer sa présence.

- Pourquoi n'y est elle pas ? - Quelqu'un l'a prise.

Quelqu'un qui connait la cabane.

Qui est peut-être impliqué ou qui a vu quelque chose.

Si quelqu'un l'a prise, qu'est-ce qu'on y gagne ?

Il faudrait que tu appelles Casas....

- Non, celui qui a la drogue sait que la police le cherche.

Àvec moi ce sera plus facile.

c'est pour ça qu'on est infiltré, non ?

D'accord.

D'accord ? Ah bon ?

"et le protocole". "c'est un ordre". "c'est pas légal". Rien de ça ?

Ne me tente pas. Je me fie à toi.

Tu vas faire quoi ?

En acheter.

Où je peux acheter un peu de dope ?

Essaie à l'Araña.

- Où ? - C'est un bar à l'angle.

Continue, la 2eme à droite.

Je demande qui ?

Pas besoin, tu entres et tu verras...

si tu leur plait...

Merci

Oscar.

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