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Original subtitles

Bon écoute, on va faire autrement.

Je t 'explique bien.

Parce que si toi tu tires les verres du nez sans arrêt, moi je craque.

Et quand je craque, je deviens mauvais.

Et je cogne.

J 'aime pas ça.

Tu vois cette arme ? On l 'a trouvée sur toi.

Je ne t 'ai pas encore envoyé à la balistique.

Parce que si jamais elle a fait un braquage ou autre chose, eux, ils le

sûrement.

Et t 'en prends pour cinq en ferme.

Ferme, t 'entends ? Oui.

Le juge, il ne fait pas de cadeaux.

Moi, je préfère comme tu, je ne l 'avais jamais trouvée, cette arme. Ah bon ? Tu

vois ? Oui.

Je la trouve.

Simplement, c 'est donnant -donnant.

Donnant -donnant.

C 'est Donald, tu comprends ? Tu m 'aides un peu.

Il va vraiment me foutre dans la merde.

Protège, c 'est ma parole.

Bon, alors, qu 'est -ce qu 'il t 'a dit, Raoul, quand tu es allé le voir à

Marseille ? Chercher quelqu 'un pour de la

poudre.

Pourquoi aller avec personne ? Non, mais chercher quelqu 'un de confiance,

sérieux, quoi.

C 'est là que tu as proposé tes services ? Je lui ai dit que non.

Je ne propose jamais.

Raoul m 'avait proposé 30 millions pour monter en Allemagne pour chercher un

kilo. Ensuite, on a partagé au moitié routier.

Très risqué.

Un petit commerce, c 'est mieux.

Alors, qu 'est -ce que tu lui as dit, alors ? Je lui ai dit que je connaissais

un mec sérieux.

Ah oui, c 'est quoi le mec sérieux ? C 'est qui ? C 'est Simon.

C 'est qui, Simon ? Simon.

Qui ? Simon qui ? Simon Slimane.

Ah, Slimane. Alors, dis -le ! Oui, Simon Slimane.

Ils sont trois frères. Ils travaillent ensemble.

Simon, Maxime et Jean.

C 'est les grossistes ? C 'est les grossistes de Belleville ? Ils habitent

le quartier de Belleville, ouais.

Ils travaillent pas, ils ont un paquet de rondes.

Et ils vont souvent en Hollande, en plus.

Si ils ramènent un kilo à chaque fois qu 'ils voyagent, ça doit faire un paquet

de pognon, ça.

C 'est des gros. Ils vendent partout, à Paris, Marseille.

Et alors ? Alors, quand je suis revenu à Paris, j 'ai été voir Simon, j 'ai

expliqué la chose.

T 'avais déjà vendu de la poudre pour Simon ? Ah non, non, jamais, jamais.

Quand est -ce qu 'il a fait sa première commande, lui, le Raoul ? Je m 'en

souviens pas de la date.

Le jour où Raoul l 'a appelé, il voulait 50 grammes.

Comme Simon avait 50 grammes, je les ai pris, je suis sorti à Marseille.

Et après ? J 'ai été lui donner.

Tu l 'as vendu combien ? 15 000.

15 000 pour qui ? Pour toi ? Mais non, je les ai pris ensuite, je les ai donnés

à Simon.

Oui, mais combien t 'as pris, toi, pour l 'affaire ?

2 000 seulement.

Alors, 2 000 pour toi, 13 000 pour Simon.

C 'est une affaire qui tourne, ça, c 'est bon.

Et après ? Ensuite, là, Raoul, j 'en voulais plus.

Les 200 grammes.

Alors, ce coup -ci, je suis descendu à Marseille avec Simon. Avec Simon,

pourquoi ? Parce qu 'au -dessus d 'un certain paquet, plus de confiance, il n

'avait pas que je me tire avec, vous comprenez ? Tu te serais tiré, toi ? Je

pense peut -être, je ne sais pas. Et Raoul, il a donné combien pour les 200

grammes ? 60 000.

Et toi ? Moi, je n 'ai rien touché, Raoul, il...

Il était à sec. Ah bon ? Et la livraison suivante ? Ah, là, c 'était un peu

plus.

Combien ? 300 grammes.

Combien ? 300 grammes, je vous dis. Mais combien le prix ? 9 bâtons pour Slimane

et 15 000 pour moi.

Mais je comprends pas, là. Pourquoi t 'es toujours là ? Maintenant, Simon et

Raoul, ils se connaissent bien. Alors pourquoi t 'es encore là, en

? C 'est pas ça, mais c 'est les accords.

En plus, Simon, il touche pas, il est propre.

Pourquoi ? Parce que c 'est toi qui portes la drogue sur toi ? Oui.

Et après ? Ben, ça a craqué.

Ah bon ? Il y avait trop de salades avec Simon.

Pourquoi ? Appareil Julien, trop cher.

Ah oui.

T 'avais plus de boulot ? Je suis au chômage, comme on dit. Ah bon ? Et qu

-ce que t 'as fait, toi ? Ben, rien. J 'ai mis Raoul en contact avec quelqu 'un

d 'autre.

Ah ben, dis -donc, t 'en connais du monde. T 'as des relations. Et c 'était

? Mohamed.

Mohamed qui ? Momo.

Momo ! Momo ! Qui, Momo ? Momo, il est connu.

Je connais pas, moi. Où tu l 'as connu, celui -là ? À Paris.

Où ? Dans un bar. Quel ? J 'en sais rien, moi.

Ah, pas de plus.

Tu le vois toujours, Simon ? De temps en temps.

Quoi, vous êtes fâché, là ? Vous êtes... T 'as peur ? Non, mais j 'essayais d

'éviter, parce qu 'avec ces deux frères, c 'est pas possible.

Ah bon ? C 'est vraiment des fous, ces mecs. Et pourquoi ? Ils sont toujours

armés, et... Alors... Ils ont peur que je fasse mon petit commerce en parallèle

avec eux. Ah bon, ben ils ont raison d 'avoir peur, hein ? Hein ? Et après,

alors ? Un jour, ils m 'ont fait rire à Belleville. Ils m 'ont caressé un peu.

Oui. Tu l 'as, l 'adresse de Timon, là ? Je ne l 'ai pas, l 'adresse de Timon.

Donne -moi l 'adresse de Timon. Je ne l 'ai pas, je vous dis. Je sais qu 'il

habite avec une certaine Noria, une Gauloise.

Mais je ne sais pas exactement où.

Ah bon, qu 'est -ce qu 'elle fait, cette Noria ? Je n 'en sais rien.

Tu n 'en sais rien ? Je peux partir ?

Bon, écoute, on va mettre ça au propre.

Non, et le prénom ? Tarak Ouati.

Et Claude, c 'est qui ? Claude, c 'est moi.

Pas Claude, ça ne serait plus français.

Quatrième étage, porte droite.

Ils ne sont pas là en ce moment ? Je ne les ai pas vus sortir.

Vous pouvez me la décrire ? Plutôt châtain, coiffé comme ça.

Elle est grande ? Plutôt, oui.

Elle est jolie ? Ça va, pas mal.

Tiens, ça doit être elle, là.

Elle doit certainement aller prendre son café au Rade du coin, là.

Je la prends aux bobines, après.

Attention, les Panzers.

Si vous voyez l 'entrée de l 'immeuble, on la prend.

Tiens, là, vas -y, vas -y.

Je n 'ai pas payé mon café.

Ça me tourne.

Elle est bien gentille, tu te crois bien.

Elle est là -haut.

C 'est ça.

C 'est bon, ça va.

Emmenez -la.

Ça te plaît ?

Allez, ne bouge pas ! Viens

prendre.

C 'est le bouton, pas chez moi.

Alors c 'est ce qui ? Qu 'est -ce que tu fous là ? J 'attends des amis.

Mène -toi, vis -toi ! Ce n 'est pour dormir à deux là -dedans. Qu 'est -ce qu

'il y a alors ? Non, tout ça, fais -toi, arrête la pinte.

Pas des tas de coupes, hein ? Y a rien là -dedans.

Demande pas qu 'on cherche.

Je sais pas ce que vous cherchez, moi.

On va trouver, là.

Tirez les prises.

Y en a pour des pognons, là.

Tu vois, t 'es pas prêt de les mettre.

C 'est à qui, toi ? C 'est à moi, c 'est mes économies.

T 'as un compte en banque ? Oui.

Et toi, t 'en as un ? Non, j 'ai pas de compte. J 'ai vu que cet argent est à

toi. T 'as un compte, toi ? Bon, dis -leur, j 'ai l 'impression qu 'ils vont

faire le ménage. En fait, Jean -Louis, tu l 'as eu ? Oui, justement, j 'ai eu

mec tout à fait attentif, tout à fait conscient des problèmes.

Pour nous, ça va changer quelque chose ? Pas tant qu 'il n 'est pas en place. De

toute façon, je te dirai il y a combien. 20 000.

20 000.

Bon, il n 'y a rien à bouffer. T 'as qu 'une économie.

Sous

-titrage

Société Radio -Canada

Laissez -le sortir.

Ah bah tu tombes bien toi.

Encore une fois, tu serviras à quelque chose.

Donne -moi ton blouson.

Laisse -toi, laisse -toi, laisse -toi.

C 'est bon ?

Oui,

oui, complètement.

Bon, ça va, rallie -toi.

Bon, alors, Ousmar.

Tout à l 'heure, tu me dis que c 'est faux, maintenant, tu dis le contraire.

C 'est vrai, ce que je dis maintenant.

Tout à l 'heure, c 'était pas vrai. Je pensais pas que c 'était lui.

Vous comprenez, c 'est un faux.

Il a la carte mûre en sa poche, alors nous, on est venus le dépérer.

Ça rend bête, il est veu. Il a quatre enfants. Le dernier, il est handicapé.

Quand j 'ai porté le coup, je pouvais pas savoir que c 'était lui qui avait la

carte mûre.

Vous le saviez avant de porter plainte, alors maintenant, ce n 'est pas la peine

de pleurer.

Vous reconnaissez ? Oui, je sais.

Allez, toi.

T 'avais qu 'à citer quand t 'étais au numéro 3. Oh, merde.

T 'as pas le droit.

Chut. Oh, là.

Non,

non, non.

Oh, con ! Voilà, t 'as raison. Fous -toi.

Non, regarde.

C 'est comme le portail.

Ouais, t 'aimes pas ? Ça fait combien, ce jeu -là ? Deux heures.

C 'est toi qui es mal barré,

assieds -toi.

Tu t 'appelles comment toi ? Assieds -toi.

On t 'appelle Simon d 'habitude.

Néleux. 16 août 1955.

Ça fait longtemps que tu vis en concubinage avec Lauriat ? Une dizaine

environ. T 'as déjà été condamné ? Jamais.

Quelles sont tes ressources en France ? Je travaille plus depuis deux mois.

Je travaillais il y a encore quelques temps dans une entreprise de fabrique à

Nanterre. Je gagnais 4000 balles, je n 'allais pas y passer ma vie.

T 'as un compte en banque ou un livre ? Non, j 'ai rien de tout ça.

Quand tes papiers ont trouvé une commande pour une 205 GTI, c 'est quoi

'est une bagnole que j 'ai commandée il y a un mois.

Ton loyer, c 'est combien ? C 'est pas chez moi, c 'est chez Noria. Je te

demande combien c 'est.

C 'est rien, 1000 balles, 1500 balles, c 'est tel caractère. T 'as pas de compte

en main que t 'aies des économies ? Non, j 'ai pas d 'économies. J 'ai même pas

d 'argent de côté. Mais alors, comment t 'as fait pour vivre ? J 'ai vécu sur

les économies qui me restaient de mon travail.

Ah bon ? Je croyais que t 'avais pas d 'économies. Mais j 'en ai plus, j 'ai

tout dépensé. Les économies, ça... Les 5000 balles, les 5000 balles... C 'était

aussi mes économies. Donc tu dis qu 'alors, des 21 500 qu 'on a trouvés, y a

rien à toi ? Mais rien n 'est à moi, tout est à Noria. Prouvez -moi le contra

Quand est -ce que t 'es venu en France pour la première fois ? La première fois

il y a trois ans.

Et pourquoi ? Je suis bien entouré.

La première fois parce que j 'avais envie de me fringuer, j 'ai envie d

habillé en coutume, d 'être un peu plus élégant.

T 'as des frères et des sœurs ? Non, j 'ai cinq frères.

Ils viennent souvent en France ? Non, ils sont à Tunis.

Raoul Benzimi, tu connais ? Tarak Laouti, tu connais ? Oui, je les

On habitait le même quartier à Tunis.

Alors, tu les vois souvent en France ? Non. Si je me vois comme ça... Et Raoul,

tu l 'as vu à Marseille ? Non.

Déjà allé à Marseille ? Non, jamais été à Marseille.

Ah, si.

Je lui ai rendu une visite.

Une seule fois.

Alors, pourquoi ce voyage ? T 'avais bien eu une idée derrière la tête, non ?

Mais non, j 'avais pas d 'idée derrière la tête. Je suis descendu comme ça.

Bon, Ben Simi nous a déclaré avoir fait ta connaissance de celle de Luati à

Marseille. Il dit que Luati et toi, vous lui avez proposé de revendre de l

'héroïne.

Ben Simi qui a dit ça, mais Ben Simi... Ben Simon lui a donné deux numéros de

téléphone pour le jour de la Paris.

Le 356 67 22 et le 348 89 96. Qu 'est -ce que tu dis de ça ? Ok, c 'est mon

numéro, je le connais, évidemment.

Bon, ben alors c 'est toi qui livre l 'héroïne à Raoul ! Mais non, c 'est pas

moi. D 'ailleurs, personne ne m 'appelle Simon.

Quant à ce qui concerne le numéro de téléphone, c 'est moi personnellement

'ai donné à Raoul. On a enregistré des conversations téléphoniques sur la ligne

de Raoul Ben Simi.

Ton numéro est composé. Une femme répond à Raoul et lui demande s 'il en veut

beaucoup. C 'est quoi, ça ? Je n 'en sais rien, c 'est quoi. Il faut demander

Noria ce qu 'elle a voulu dire par là.

Quelqu 'un répond pourtant à Raoul que Simon vient de sortir.

Mais personne ne m 'appelle Simon.

Personne ne t 'appelle Simon ? Mais c 'est vague.

Il y en a plein, Simon.

Il y en a partout.

Mais quand tu n 'es pas là, il demande à Maxime, à parler à Maxime.

Or, Maxime, c 'est ton frère. C 'est vague aussi, ça ? Maxime, il y en a des

paquets. Bon, mais tu reconnais que dans ce cas -là, c 'est ton frère qui répond

au téléphone.

Mais c 'est pas possible, il n 'est plus à Paris, il n 'est même pas en France,

il a été expulsé.

Il a été expulsé, mais il est revenu. Comment t 'expliques qu 'il répond au

téléphone ? J 'en sais rien, j 'explique rien du tout.

Et si vous avez des preuves contre moi, vous n 'avez qu 'à m 'inculper. Et je

connais mon droit.

Allô ? Allô ? J 'entends rien, là.

Ah oui.

Comment tu sais déjà ça, toi ? Comment je sais ça ? Le téléphone arabe,

Le téléphone arabe.

Tu en sais rien, c 'est grave ou pas ? Bah écoute, ils ont joué aux cons.

Ils sont tous dans la cave jusqu 'au cou.

D 'accord. Vous ne pouvez absolument rien contre lui. T 'es en train de te

récupérer par les gens de Marseille. Tu sais ça ? Mais bien sûr, ils vont être

très contents. Ils sont très contents, ces frères.

Ouais.

D 'accord.

Non, ça va pas.

Ça va, merci. C 'est ce qu 'on fait en Savoie ou pas ce soir ? Cantat ? Ah non,

écoute, tu m 'appelles avant.

Allez, salut Lambert.

C 'est Kamel, Maître Lambert. Ok, enchanté.

Je le vois tout à l 'heure, pas de problème.

Maître, il faut le calmer.

Mon jeune a convoqué.

Les gens le déchirent, je sais pas, tu me vois, il m 'embrasse.

Quand il me paye, il me donne un bâton, le déchire. Mais oui, votre pays, tu

sais, c 'est pas... En ce moment, il travaille pas.

Il a des clés qui gagnent beaucoup d 'argent. Il paraît que c 'est le

de Paris, il travaille pas, comment ça se fait ? Pour moi, je me repose et...

Les gens, ils laissent pas leur truc, c 'est eux. Je change de... Je te dirais

comment faire un minimum.

Tu te fais prendre, bêcher un côte.

Vraiment, tu es insortable.

Tu dis que des conneries, parce que le jour où je vais te présenter, moi, des

grosses têtes, ils vont me dire qu 'est -ce que c 'est rigolo que tu nous

emmènes. Non, mais je plaisante.

Oui, mais il n 'y a pas de plaisanterie. Un jour, tu vas avoir une batte dans le

cul et ça ne sera plus une rigolade.

Ces gens -là, ils n 'ont pas le sens de l 'humour.

Tu sais, on a ras -le -bol. En ce moment, surtout, on est en train de se

Simon, il est plongé.

Déjà, en Tunisie, pour une augmentation de 10 centimes de pain, 600 morts.

Alors moi, j 'en ai ras -le -bol des Arabes.

Moi, mon fils, il porte le nom de Sébastien et l 'autre, Franck. Ils n

le nom de Mohamed et d 'Ali.

Comment il va vous expliquer l 'affaire du Simon ? Simon, c 'est pas mon frère.

Moi, je l 'ai su par la bande.

Il y avait une CR à Marseille qui venait de Marseille.

Arrêtez -moi le frère, s 'il vous plaît.

Je n 'ai pas compris le mot CR.

CR, ça veut dire sur une commission en regardoire. Les flics de Marseille, ils

ont envoyé une commission en regardoire pour les polis de Paris.

Regarde, regardez, demandez.

Moi, je vais le dossier. De toute façon, ils ne le lâcheront pas.

En ce moment, ce n 'est pas très bon de tomber entre les pattes de Marseille. Je

vous le dis tout de suite, ils sont beaucoup plus durs qu 'à Paris.

Ils ne voudront jamais le lâcher. Je vais essayer de faire quelque chose, de

faire sortir la fille.

Mais de toute façon, c 'est comme ça que tu restes sur le frère.

La fille, elle s 'en fout.

Et pourquoi en Amérique, on paye un quotient, on le sort ? Et qu 'ici, non ?

as vu le travail qu 'ils ont fait à Marseille, quand même.

Vraiment, la France, c 'est une fille pauvre. Parce qu 'il n 'y a pas ni

ni rien du tout.

Parce que si on va en Hollande, en Allemagne, en Espagne, on paye un

on le sort.

Pourquoi vous n 'avez pas prévenu Simon, alors ? Pourtant, vous êtes l 'avocat

de la famille.

Comment je n 'ai pas prévenu Simon ? Il était balancé, je n 'ai rien pu dire, je

viens de l 'apprendre, moi.

Oui, on a des amis qui peuvent tout dire.

Merci beaucoup, c 'était très très bon, mais je ne vous montre pas mon courant.

C 'est quoi ? D 'où ça vient ?

C 'est madame qui vous offre le billet.

Bon, merci beaucoup.

Qui c 'est, celle -là ? C 'est Adrien, la femme à carrette. Celui qui t 'a

une fois.

Ah,

la vôtre.

Moi, j 'y vais pour la gare.

Bon,

allez, tu signes.

Signer quoi ? Je signe rien du tout, moi.

C 'est pour ta soutalie ? Non, j 'ai rien dit du tout. Je refuse de signer.

Que tu signes ou que tu signes pas, de toute façon, c 'est pareil.

Je signerai rien du tout, moi.

On va finir par le prendre et bloquer.

Moi, de toute façon, j 'ai des encrises et j 'ai des centenaires à Marseille.

Attends, on va essayer encore.

C 'est chiant, pas possible.

Écoute, on va bien voir.

Je vais

le voir.

Tu l 'as vu ?

Deux heures de retard, mais qu 'est -ce qu 'il se fait avec une naine

appareille, espèce d 'abruti ? Enfin, t 'as pas vu ? Elle t 'intéresse ? Elle t

'intéresse ? Elle t 'excite ? Mais t 'es leur faute, ça va pas, non ?

De toute façon, elle court un danger, actuellement.

Son mec, il est comme un fou, après elle. Il vaut pas qu 'elle le décroche,

est complètement incaillé. C 'est un coup furieux, c 'est une crapule connue,

le sais très bien.

Arrête, arrête, bordel, arrête. On peut pas parler sérieusement avec toi, t 'es

toujours en train de décoller, merde.

Arrête ! Du coup, c 'est ce qu 'il y a que c 'est belle, ce qu 'il court après.

Je le sais.

T 'as vu le costard que t 'as ? T 'as tout l 'air d 'un proxo.

Voilà, ça y est, toujours.

C 'est ti, mon vieux, c 'est vrai. C 'est vrai, je t 'assure.

T 'es en train de passer de l 'autre côté sans t 'en apercevoir.

D 'accord, tu peux bouffer avec les voyous, tu peux sortir avec eux, mais si

leur donnes ça, ils te prennent ça.

Et puis après, tu pourras plus t 'en sortir.

Tu plaisantes ou quoi ? T 'es en train de me dire que je suis en train de virer

voyous, c 'est ça ? C 'est ça que t 'es en train de me dire ? Oui, c 'est ça.

Tiens, on va voir. Viens, on va y aller quand même.

J 'aime pas quand t 'es comme ça. Ah, bah, viens.

Monsieur, Lydie est en bas ? Non, il n 'y a personne.

Non, je ne peux pas vous laisser rentrer. Je vous dis qu 'elle n 'est pas

ne peux pas vous laisser rentrer. Lydie est là ou pas ? Non, je vous dis que

non. C 'est incroyable.

Je ne me demande pas mes respects à ces gens -là. C 'est aussi que tu arrives ?

Écoute, j 'étais avec mon ami l 'inspecteur, l 'inspecteur Mangin.

Bonjour. Ça.

Tu en connais un, tu les connais tous ? Je n 'arrête pas de me faire ramasser

par les bourgeois.

Qui, moi ? Alors, alors.

Bientôt, il n 'y aura plus le moyen de travailler.

Et Dédé, il est là, maintenant.

J 'en ai marre.

Il me fait une de ses vies.

Tu me dis que c 'est fini. Il faut qu 'il comprenne.

Je lui ai dit. Il ne veut rien entendre.

Balance -le. Arrange -toi pour qu 'on trouve de la double survie.

Moi, je veux bien, mais ton copain le poulet, il est d 'accord ? Qu 'est -ce

tu fous, là ? Discutez avec monsieur l 'inspecteur.

Il va m 'arranger le coup pour les contraintes. Bonjour, inspecteur.

Ça va, ouais.

Faut pas l 'écouter. Elle est complètement bourrée.

Alors, je suis désolé parce qu 'on a un petit anniversaire avec des amis, là. Tu

viens ? Allez, viens.

Bon, je redescends parce que... Il va pas être content. Déjà qu 'il a eu le

temps de se foutre en rogne.

Au revoir. Au revoir. Au revoir, monsieur. Non, mais attends.

Je ne peux pas, excusez -moi.

Non, mais... Non, mais t 'as vu ? Il me narque. Il me narque, Dédé, t 'as

remarqué ?

Tu le fais tomber. Et puis après, c 'est moi qui vais appeler pour le défendre.

Tu fais ça ? Et puis, je peux m 'arranger. Et puis, il ne saura même pas

'est moi qui l 'aurai mis au trou.

Et puis, si je veux, je peux faire bloquer deux ans si j 'ai envie.

Je peux prendre deux ans si j 'ai envie. Et je peux m 'arranger pour le changer

un maximum. On va quand même dire merci.

Donc, c 'est vrai.

D 'autant plus que c 'est le genre de petit plaisir que quand on est pique, on

ne peut pas se refuser.

Ça ne fait de mal à personne.

Et en plus, ça qui s 'appelle humain, c 'est toujours des gens qui le méritent.

Enfin, c 'est toujours des gens qui le méritent un peu. Non, puis moi, j 'en ai

marre de défendre mes clients parce que sur ce, il y a une autre chose

à satin.

Tout ce qui est marqué dans les dossiers, c 'est vrai.

Oui, mais c 'est qu 'on fait bien notre boulot.

Et puis moi, quand je dis au juge, mais non, monsieur le juge, il n 'a rien

fait. Il est très gentil. Je ne suis pas du genre d 'avocat qui dit non, mais

moi, je ne pourrais pas défendre mes clients si je n 'avais pas la conviction

'ils sont tous innocents. Pas du tout. Mes clients, ils sont tous coupables.

Je le sais, j 'en suis sûr.

C 'est pas incroyable.

D 'accord.

M. El Ghassa, vous me suivez, s 'il vous plaît ? Oui, j 'en ai vu. Vous savez,

quand on est végétarien, ça se dérive.

Bon,

vous étiez là.

Tout le monde t 'appelle René.

Oui, c 'est un prénom français que j 'aime bien.

Dis donc, t 'as déjà été condamné, toi, en 80 ? Oui, j 'ai été condamné pour

recel de voile et trafic d 'armes.

Tu peux me dire si, sinon, ça te dit quelque chose ?

Non.

Non, je vois pas.

Non, mais... Raoul Benzimi, ça te dit rien ?

Raoul, ça me dit quelque chose, mais Benzimi, le nom, ça ne me dit rien. Des

Raouls, je connais un ou deux dans mon bar, c 'est des qui n 'ont rien à voir

plus, c 'est tout.

Oui.

Justement, il y a un Raoul Benzimi qui appelle ton café de Marseille.

Je ne peux pas empêcher les clients d 'appeler, je ne peux pas empêcher qu

soient de téléphoner.

Oui, mais qui c 'est qui répond au téléphone chez toi ? C 'est moi.

Alors Raoul, c 'est toi qui l 'appelles ?

Écoutez, monsieur l 'inspecteur, je vous assure, par moments, je suis occupé, je

demande même à quelqu 'un au bar de répondre à ma place.

Oui. Parce que moi, je peux plus me déplacer.

Et là, c 'est couteau, là, c 'est plutôt quelque chose ? Oui, je le

connais, c 'est Simon.

Et la fille, je l 'ai vue une ou deux fois dans mon bar, elle est venue

après quelqu 'un qui...

Si je me souviens bien, je l 'ai eu une ou deux fois au téléphone. Je reconnais

sa voix. Elle a demandé après Simon.

Simon, quand tu le connais ? Simon, je le connais depuis l 'enfance. On est des

voisins.

Je connais toute la famille. Je connais ses frères, Jean et Maxime.

Tu ne sais pas où ils habitent ? Ah non, je ne peux pas vous dire ça. Ce n 'est

pas mon genre de demander aux clients où ils habitent.

Dis donc !

Comment t 'expliques -tu que Ben Simi appelle Simon dans ton café ? Vous

monsieur l 'inspecteur, tout le monde appelle.

J 'ai très souvent des réservations par téléphone pour les clients.

Mais quand même, Ben Simi, il appelle souvent.

C 'est possible, avec les coups d 'appel qu 'on reçoit dans la journée. Je ne

peux pas vous dire si c 'est Ben Simi ou pas.

Le nom, ça me... Qu 'est -ce qu 'il fout dans la ville à tes potes ? Ce

n 'est pas mes potes, mais je sais que Simon travaille à la sauvette.

Et Jean et Massime, je ne peux pas vous dire grand chose dessus parce que je ne

connais pas... C 'est simplement des clients ordinaires, justement.

Bon.

Comment allez -vous ? Je vais mettre tout ça au propre.

Tiens, viens.

C 'est ouvert.

T 'as de l 'argent pour manger ? T 'as de l 'argent dans ta fouille ? Tu sais

manger ? Sandwich, un truc quoi. Un quoi ? Jambon.

Jambon ? Tu veux boire quelque chose ? De l 'eau.

Tiens, tu bois un sandwich de jambon et de l 'eau.

Il n 'y en a pas.

Par là.

Bon, vous donnez vos numéros, là. Ah, bonjour, patron.

Messieurs, je vous présente Marie Védré, commissaire de stagiaire qui va passer

quelques temps parmi nous. Bonjour.

Bonjour.

Bon, si vous avez une affaire, vous m 'intéressez. D 'accord, ok.

Ça commence bien les verres.

Elle a du flair.

Il y en a un.

Attends, attends, j 'en prends un.

J 'en prends un quinquennat, il y a temps que ça monte.

Attention,

le petit peu de la sortie.

Très bien.

Une deuxième.

Si vous en connaissez un, vous le dites, c 'est celui -là.

Non. Si, si, si.

Je vous dis.

Vous y allez. On ne va rien vous faire.

Ah bon, c 'est vous, c 'est ça là, votre doigt ? Alors racontez -moi ce qui s

'est passé là.

Eh bien, j 'étais dans ma boutique.

Quand trois jeunes gens ont fait éruption, trois vieux ont fait éruption.

Et sous la menace d 'un revolver, nous ont demandé la clé du coffre.

Alors j 'ai refusé.

Et à ce moment -là, il y en avait un qui tenait un revolver. Il a reposé le

revolver et il a sorti son couteau. Il a commencé à couper le doigt.

Bon, très bien. Ils étaient masqués ? Ils n 'étaient pas masqués.

Oui, mais attendez, justement, on a pu en attraper un. On va voir si vous allez

le reconnaître, ce salopard.

Et à ce moment -là, la douleur était tellement forte que j 'ai fait un

avec mon coude et j 'ai heurté le signal d 'alarme. Et tout le monde est parti.

Tout le monde est parti.

Vous allez voir. Si vous reconnaissez, ça fait un gueule. Alors regardez bien

dessous. Il y a les verrous.

Mais n 'ayez pas peur. À la couverture, personne ne vous voit. Voilà, regardez.

Vous voyez là ? Oui, je vois.

Alors ? Non.

Alors ? Non.

Je n 'en reconnais aucun.

Alors qui c 'est ? Je ne le vois pas.

Non, ce n 'est pas le 5.

Le 5 ? Non, ce n 'est pas le 5. Le numéro 5, vous dites ? Le numéro 5, non,

'est pas lui.

Non ! Non ! Allez, ça va ? Bonne nuit.

Regarde ton organigramme.

Il dit que tu le connais de nous.

Alors ? Alors que nous portons.

Même pas ta racloatie, dit Claude ? Non.

Et Raoul Bette -Limite, Marseille ? Non plus.

Et Simon, quand il descend, il dit pas qu 'il va voir ? J 'ai déjà dit qu 'il

descendait jamais à Marseille.

Il dit pas où il va, mais toi, tu sais qu 'il va jamais à Marseille.

Exactement. Nous, on sait qu 'il va régulièrement à Marseille.

pour livrer en héroïne le dénommé Raoul Benzimi, lequel vous a formellement mis

en cause, tous les deux. Il ment.

Comment ça, il ment ? Je connais pas, moi, ce mec, alors il ment.

Tu connais pas, sauf quand il téléphone.

C 'est impossible, je suis sur liste rouge.

Ouais.

Il téléphone et tu prends les commandes.

Je suis sur liste rouge, justement, pour pas me faire emmerder par des cons.

Tu reconnais au moins que ton téléphone, c 'est le 3048... 8993.

C 'est ça ? Oui, c 'est ça. Et alors ? Alors ?

Alors on prend ? On prend, on prend.

On prend tout.

Si elle ne connaît pas Raoul Benzimi, il ne peut pas l 'appeler.

On a enregistré une conversation téléphonique à partir de la ligne de

Benzimi.

C 'est ton numéro qui est composé. Tu veux entendre ? Je ne m 'intéresse pas.

Si, si, tu vas voir, c 'est très instructif, écoute bien.

Dis -lui d 'en apporter cette nuit.

Il n 'en a pas.

Il n 'en a pas, je t 'ai dit.

Ce n 'est pas possible de me laisser sans rien. Lui non plus, il n 'a plus

En ce moment, ils n 'ont pas bossé pendant un certain temps. Tu as compris

Pourquoi tu n 'attends plus à en avoir du tout ? Tu ne pouvais pas commander

hier, il en avait.

Hier, j 'ai pas eu le temps.

Tu en as beaucoup ? Il sait combien.

Je ne sais pas quoi te dire. En plus, aujourd 'hui, c 'est samedi. Alors, la

mémoire, tu reviens ? Ce n 'est pas moi, ce n 'est pas ma voix. C 'est la

meilleure, ça.

Pourtant, tu as un numéro qui est composé. C 'est chez toi qu 'il appelle,

pourtant. qui l 'appelle chez moi, mais je le connais pas, ce mec, merde.

Mais alors, il faudrait savoir, d 'abord, pas merde ! Il faudrait savoir,

que t 'es sur la liste rouge, puisque personne ne doit t 'emmerder.

Oui, ben c 'est vrai, mais Simon, il peut donner mon numéro, non ? Mais ça

pas la voix de Simon, alors comment t 'expliques ça ? J 'explique rien du

t 'es pas moi, puis c 'est tout. Alors t 'es qui ? J 'en sais rien, moi ! Je

sais pas.

Y a pas une femme, là, qui répond quand t 'es pas là, chez toi ? Non.

Alors qui c 'est, la femme qui répond, là ?

Je sais rien, il profite peut -être mes samedis après -midi où je travaille pour

amener des maîtresses.

Ah oui, d 'abord mes samedis après -midi où je travaille le samedi, puis les

maîtresses, elles vont pas prendre le combiné pour répondre.

Ils préfèrent peut -être faire autre chose.

Alors, tu travailles le samedi ? Oui, j 'ai du babysitting.

Ah oui ? J 'ai visité vous, là.

C 'est n 'importe qui.

C 'est quand même pas... Tu peux pas me faire avaler ça, non ? Tu crois pas que

je vais dire que c 'est moi pour te faire plaisir ? Tu connais Jean et

les frères de Simon ? J 'en ai entendu parler, mais je les ai jamais vus.

Ils habitent pas en France.

Ils sont jamais venus à Paris ? En vacances, peut -être, mais je pourrais

vous dire quand.

Et leur femme, vous les connaissez ? Mais non, je les connais pas.

C 'est ton agenda, ça ? Tu reconnais que les noms qui sont dedans sont relatifs

à des amis à toi ? Oui.

Qui c 'est, cette Aïcha ? Je t

'arrive. Oui, qui c 'est, cette Aïcha

? Aïcha. Oui, je vois Aïcha, 13 -9 ans.

C 'est... C 'est une bonne femme que j 'ai rencontrée vite à top une fois. Elle

m 'a filé son numéro et j 'aurais envie de l 'avoir.

Vous vous êtes revue ? Une fois, oui, par hasard.

T 'as jamais appelé ? Je n 'ai pas donné mon numéro.

Elle habite où ? Je ne me souviens pas.

Si, elle habite où ? Je crois qu 'elle habite dans le 15ème.

C 'est drôle, ça, parce que justement, on a identifié son numéro de téléphone

il y a effectivement une femme qui s 'appelle Aïcha.

Mais c 'est dans le 20e.

Voilà.

Ça va ? Je comprends pas.

Bon, écoute, tiens, Gauthier, tu la prends, j 'arrive.

Bon.

Hé, tu nous prends pour des caves ou quoi ? T 'arrêtes pas de chiquer avec

personnes qui touchent, là.

Alors tu vas t 'allonger, c 'est compris ? Bon, regarde ça, 26 000, là. Tu

connais 26 000.

Ouais. Ça a été reconnu par ma vieille.

Reconnu de quoi ? Alors je vais t 'expliquer.

Moi, ce que je veux, c 'est vérifier.

Il y a une vieille qui a regardé là et qui t 'a reconnu.

Je sais pas, quelle vieille ? Je te dis qu 'il y a une vieille qui t 'a reconnu

et c 'est la vieille à qui tu as coupé le doigt.

Mais ça va pas, là, ou quoi, là -haut ? Je te répète que t 'as reconnu ce matin.

Mais qui m 'a reconnu ? Pourquoi m 'a reconnu ? J 'ai jamais fait du mal à une

vieille, moi. C 'est la qui t 'a coupé le doigt. J 'ai jamais coupé de vieille,

moi. C 'est pas possible.

La combinaison du corps, elle te l 'a donnée.

Mais qu 'est -ce que c 'est que cette histoire, là ?

Un coffre, un doigt... Qu 'est -ce que c 'est que ce cirque ? C 'est pas un

cirque, pour que tu nous dises la vérité, c 'est tout le cirque. La vérité

quoi ? Le coffre -fort, Alexandre.

Vous parlez d 'un truc chez nous.

Une pente pour ma fille.

Tu y penses, à ta fille, quand tu coupes le doigt les vieilles ? Tu peux être

méchant en faisant un sentiment.

J 'aime pas les salopes.

C 'est rien,

on a toujours une chemise de ressources.

Vous allez, là ? Depuis cinq ans, vous voulez me l 'attirer ?

Vous allez vous en parler autrement. Pourquoi ? Parce que vous êtes

? C 'est pas une question de commissaire, c 'est une question de

Oui, mais je suis énervé.

Allez, va, on s 'en va.

Angin ? Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Rien, c 'est un peu froid de tes

bureaux.

Il ne vaut pas très mon bureau pour éclaircir tout ça.

D 'accord.

Je ne passe pas.

Et ta voix, tu l 'as reconnue, non ? C 'est pas moi ! C 'est pas moi ! C 'est

qui qui répond au téléphone, alors ? C 'est peut -être Aïcha ? Bon, la clé, là.

On a trouvé une clé chez toi.

Ça te dit quelque chose ? Regarde.

La clé, là. Elle est à toi ou à Simon ? C 'est ma vie, ceci. Elle est pas à moi.

C 'est pas à toi.

Tiens, ça, c 'est la déposition de Raoul Betsimi.

Sur la conversation téléphonique. Je connais pas ce mec qui ment. La seule

personne qui me compte chez moi, c 'est moi.

Dis donc !

Ramasse -la ! Ramasse ! Ramasse -la !

Alors, cette conversation n 'a jamais

été enregistrée, c 'est ça ? Bien joué.

Tiens.

Je m 'adresse, c 'est quelqu 'un nous dit, lui.

Je n 'ai pas l 'impression de passer toute la soirée à l 'attendre. Moi, je

sors. Il ne veut pas me livrer ou quoi ? Je ne sais pas, je crois qu 'il ne

voudrait pas que tu livres. On a 50 bâtons. 50 bâtons, alors !

Non, ça n 'a jamais été enregistré, ça. Jamais.

Tu ne me demandes pas ce qui va t 'arriver ?

Le défaire au parquet de Marseille.

C 'est dommage.

Tu me fais la morale en plus.

C 'est la réponse !

Tu t 'es levé.

Elle était bien, là.

Dis -lui, pourquoi t 'as été opéré, toi ? J 'ai été opéré parce qu 'on m 'a tout

enlevé là -dedans.

Pourquoi ? Parce que c 'est l 'alcool.

Arrête de converger.

Mais si ! Il y a un mort vivant.

Je suis pas de plus fait, je suis collé comme avant.

T 'as été en main d 'eau, toi ? T 'as vu la tension un peu, là ?

Sous -titrage ST'

501

Je me souviens, quand j 'étais gamin, on était au bar.

Ça s 'appelait aussi Maurice au bar. Et puis il parlait aux bouteilles, tu vois

le mec, c 'était en fin de parcours.

Il parlait aux bouteilles, puis il faisait... Il voyait les bouteilles, il

disait la grenadine.

La grenade, la menthe, les rizières, les viettes, les choses.

Et ça c 'était... Lui au moins, en plus, il avait vraiment vécu ça.

Moi aussi.

Je le sais pas, moi, si tu l 'as vraiment vécu.

Je donne 3 -2.

Au revoir.

Vous n 'écoutez pas l

'histoire ?

Il est fini de laver à la caoutchouc.

Il est fini.

Ça m

'intéresse,

j 'y vais.

T 'as dit que tu voulais pas les voir.

Je me croyais au bistrot.

Non, parce que justement, il y a un mec qui s 'est fait suriner.

On va y aller.

On a le temps.

De toute façon, c 'est sur le chemin.

Allez, en voiture.

Allez, mène -toi.

On m 'interpréterait ? Oui.

Bon,

dis donc, j 'ai réfléchi. J 'ai un avion ce soir, je rentre à

Marseille. Mais t 'es con, j 'en ai pour une.

Bon, mais il faut que tu m 'appelles. C 'est dommage parce que tu... Après

-demain.

Putain, il y a déjà le famille, là.

Venez de rater un cadavre, Marie Védré.

On va aller interroger les gens ? Oh, certainement pas. Non, jamais.

Jamais devant les autres.

Non, les renseignements, ils viennent tout seuls, tant qu 'on les demande.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Rien, on a reçu un coup de fil comme quand il y

avait une fusillade. Personne n 'a rien vu, rien entendu.

Par contre, on a retrouvé un arabe le corps lardé de coup de couteau. Ah bon ?

Il est mort ? Je sais pas, on l 'emmène aux urgences. S 'il en réchappe, c 'est

un miracle.

Bon, de toute façon, on va pas les empêcher de se flinguer entre eux.

Moi, c 'est amarrant.

Allez, viens, on les suit.

Bonjour. Alors ? Tu t 'es encore fait tabasser par Dédé ? C 'est drôle.

Monsieur n 'avait plus de fric pour jouer à la passe.

Ah bon ? Il y en a qui jouent, puis il y en a d 'autres qui les font.

Et comme vous êtes deux, il y en a toujours un des deux qui est le plus

Tout c 'est bien beau, mais le film à moi, je m 'en commence de faire pour

travailler.

Pour l 'instant, il est comme vous. Il tape là où ça se voit pas.

Moi, j 'ai une clientèle d 'habitués.

Et moi, je fais presque pas le passage.

Eh ben, t 'auras qu 'à t 'y mettre.

Ouais, ben, ça rapporte pas pareil. Dis -donc, il est où, Dédé ? Parce qu 'on va

pas continuer à se les geler, maintenant. Il est là -haut.

Ah bon ? Donne -moi les clés.

C 'est lui qui les a prises.

Il s 'est barricadé chez moi.

Ah bon ? Parce que c 'est chez toi ? Ben ouais.

C 'est moi qui paye. C 'est à mon nom. Bon, ben, allez -y.

Si elle monte, il y a des grabuges.

Mais non, enfin, on va pas faire toute une histoire pour un pastiche, pour une

petite interpellation. Enfin, allez -y. Tu sais que c 'est avec les bruits les

plus minables qu 'on a des emmerdes. Et alors ? Et alors ? Enfin, la mauvaise

foi, toi, tu connais aussi bien que moi, hein ? Le dédé est pleine de trouilles.

Il ne s 'est tapé que sur les femmes.

Vous, vous restez là.

Toi, tu ferais mieux de venir avec moi.

Il se retrouve tout à l 'heure.

Il vaut mieux pas qu 'il le voie.

Vous n 'avez pas mis à remettre ? Je viens à peine d 'en sortir.

Tu n 'avais qu 'à remettre ça, toi.

Je me suis débousillé ce qu 'il a en défonçant la lourde. Ça, on a trouvé 40

grammes. C 'est lui qui l 'a, ce n 'est pas moi.

On ne va pas se faire chier pour 40 grammes. De toute façon, tu es en flaque

tous les jours pour proxénétisme.

Non, ce n 'est pas la même peine.

Comment ? Je m 'en fous des peines, moi j 'embarque.

Allez, file ! Il n 'y a rien.

Là, là.

Vous aimeriez bien avoir un petit comme ça.

Si j 'en avais envie, je ne m 'en priverais pas.

Il n 'y a qu 'à rester là. Allez, emmenez -le.

Il n 'y a qu 'à rester là.

Arrête. Il n 'y a qu 'à rester là.

Arrête. Comme ça.

Arrêtez -là.

Fichez -moi la paix.

Qu 'est -ce que vous faites là ? Salut.

Vous avez les papiers du véhicule, s 'il vous plaît ? Vous avez les papiers du

véhicule ?

Mais dis donc, c 'est pas mal chez toi pour un poulet ? T 'as du fric ? J 'ai

tout fait refaire, ça m 'a coûté une fortune.

Ah oui ? Oui.

Enfin, c 'était au noir tout ça.

Tu tombes bien parce que justement, ça vient d 'être fait.

Ça me plaît bien.

Non, c 'est plutôt timide pour une pute.

Ah ouais ? T 'as pas tout vu ?

T 'as des gamins ? Oui, deux.

Ils ont quel âge ? Il y en a une qui a 15 ans, puis l 'autre, elle a 10 ans.

Tu dormais là avec ta bonne femme ? Oui, mais le lit, il était pas dans ce sens

-là.

C 'est pas là qu 'elle est morte.

Maintenant, c 'est la chambre de la grande.

Elle est en pension.

J 'aime bien la chambre de tes filles.

Ah ben dis -donc, ça m 'a coûté une fortune.

T 'as vu ? Ah bon ? Fortune aussi.

Tu fais d 'où, sous ton air ? Faut se méfier de l 'eau qui dort.

Ah ouais ? C 'est que des fois, le sauvage se réveille.

C 'est comme la timide.

Dis -moi, je peux prendre une douche ? Ah oui, tiens.

Regarde.

Elle est bien, en plus. Regarde.

Ça va coûter une fortune. Tu fais gaffe, l 'eau est très chaude.

D 'accord.

Tu dors où, toi ? Je dors là.

Là ? Ça, c 'est mieux.

T 'en es tout seul.

Ma mère, quand ça la faisait chier, elle disait toujours, si c 'était à refaire,

elle disait, mais ce serait des putains.

Et elle fait belle.

Elle pensait, comme beaucoup de femmes, que les putains, pour être putain, il

fallait être belle.

Qu 'il fallait faire des choses extraordinaires.

T 'as quel âge ? 19.

T 'as 19 ans et tu crois pas à l 'amour ?

Oui, je te reçois plus tard. Ça va ? Ça va Michel ? Ça va René ? Bonjour.

Bonjour. Il dormait par devant. En tout cas, il n 'est pas venu. On travaille à

lui. Il commence à déconner. Je travaille René. Tu sais que je

moi qui ai fait l 'échec. Tu vas voir Jean ? Non, il a besoin de moi. C 'est

qui a besoin de moi. C 'est moi aussi qui a besoin de te voir.

Il m 'a écringué. Il n 'a pas le moral.

Tu l 'as déjà fait tantôt la fille.

Oui, parce que c 'est l 'idée, on peut se demander comment ça se fait qu 'il n

'est pas sorti.

Comment ça, comment ça se fait qu 'il n 'est pas sorti ? Écoutez, c 'est une

émission grossiste, il prend pour un con, quoi.

Il prend pour un naze.

Un coup, il va me parler de Gras -de -Dent, parce qu 'il est dans le linge de

maison. Un coup, il me parle de, je ne sais pas quoi, de tapis, parce que c

la décoration, il fait la décoration.

Après, il va raconter que c 'est Simon, qu 'il a raconté que c 'est Simon qui a

fait le livre.

Mais il est complètement naze, ce mec -là, ou quoi ? Ça va pas ? Le dernier

jour, c 'est que, absolument, il faut que Raoul Benzimi revienne pour sa

déclaration. Et qu 'on prenne un peu de main vers dos, s 'il te plaît.

Raoul, il était simplement impressionné par le juge. Il était simplement

impressionné par le juge. Comment ça, impressionné par le juge ? Mais je te

garantis qu 'il va changer toute sa déposition.

Comment ça ? Il va dire des générations bidons ? Comment on fait, nous ? Je te

garantis qu 'il va changer toute sa déposition.

Maxime, ça va ? Comment ça va, Maxime ? Ça va bien ? Alors, le miraculé ? Ah

bah, tu vois.

Qu 'est -ce que c 'est ? Depuis trois mois, t 'as toujours des pansements ? Ah

bah, c 'est le tendon.

Ah ouais ? Ouais.

Ça, c 'est quoi ? Ça, c 'est l 'infection, je sais.

Quelle infection ? Je me rappelle plus. Comment il m 'a dit le docteur, je me

rappelle plus.

Il m 'a encore repéré, encore.

J 'aurais eu peur.

Moi, ça me fait pas rire. T 'as vu dans quel état ils l 'ont mis ? Puis là, ils

tirent sur un mec à bout. Pourtant, ils le ratent.

C 'est pas ma voix, c 'est le putain de Cali Blanc.

C 'est Henri.

C 'est toi qu 'est Henri. Tu tires sur un type, il y en a quatre à côté.

T 'es fou ? Qu 'on veut que tu sois là, parce qu 'à cette heure -ci... C 'est

vrai qu 'en ce moment, c 'est pas très bon. Vous avez pas intérêt à tirer l

'attention sur vous.

Déjà, avec Simon et Taule, ils comprennent pas qu 'ils sont pas en

force. Vous feriez mieux de rester peinards et d 'attendre qu 'ils sortent.

D 'ailleurs, j 'espère que tu vas te démerder pour le faire sortir en

Il ne pourra pas sortir.

Il ne peut plus sortir avant le jument, maintenant. Il ne sortira pas.

Ceux de Marseille, ils le savent, ils font exprès. Ça peut durer très

Ça peut durer un an, s 'ils le veulent.

Un an ? Oui.

Mademoiselle, il n 'y a pas quelque chose, la pérille ou quelque chose comme

? Pour le moment, je t 'aide.

Je vais vous en donner.

Suivez -moi.

Je suppose que maintenant, c 'est terminé, c 'est foutu.

Parce que toi ici, Simon, on tourne.

Jean, on ne sait pas ce qu 'il fait, il n 'est capable de rien.

Ne te casse pas la tête, il est moins bête que moi, va.

Oui, c 'est ça.

En tout cas, j 'espère que tu ne vas pas t 'y remettre en sortant de l 'hôpital.

Moi, je vais échapper, Ben.

Toi, tu ne penses qu 'à l 'argent, toi, c 'est tout.

Oui, c 'est comme ça.

Bien sûr, tu as raison.

Moi, le problème d 'argent, ça m 'a toujours fait peur. Je n 'aime pas ça.

Écoute -moi bien. Sans ta féroce, tu n 'en sais rien. D 'accord ? Sarah Chouati

et Duclos, tu ne me connais pas, tu n 'as jamais vu.

Je vais essayer de voir ton frère.

Je ne comprends pas pourquoi vous n 'arrivez pas à retenir un carreau. Vous

trop repéré.

Moi, à ta place, je rentrerai en Tunisie.

Je ne rentrerai pas en Tunisie, je prépare aller en prison.

Pourquoi ? Mais pas longtemps. Tu pars un petit peu, le temps glisse, ça s

'oublie, et après tu reviens.

De toute façon, les flics ne vont pas vous lâcher.

Jusqu 'à ce qu 'ils arrivent à vous faire tomber tous.

Tu sais ça ?

On y va ? Oui.

Bon, Maxime, on s 'en va aller.

Merci.

Merci.

Merci pour l 'entrave.

OK, attends.

Ah ! C 'est l 'envers.

Bonjour, ça va ? C 'est gentil de venir plus tôt dans mes clients, ça va ? Non,

non, c 'est pour moi, c 'est Gauthier, il a fait le voyage, rien que pour ça,

tiens. Bonjour, l 'avocat d 'Eslimane.

Tiens, je te présente Marie Velleret, commissaire stagiaire. Enchanté.

Maître l 'envers.

Alors, vous êtes en liberté ? Provisoire, mais enfin, ils m 'ont quand

gardé trois mois. Oh, ben, c 'est rien. Vous serez relaxés. Les juges n 'aiment

pas condamner les femmes.

De toute façon, pour eux, elles sont toutes plus ou moins incapables. Elles

sont pas coupables.

Je ne suis pas coupable. Oui, ben, ça me manque. Moi, j 'ai fait mon boulot.

Je vais quand même passer ma vie à cavaler derrière les gens.

On y va ? Alors, une fois qu 'ils sont sortis, ils sont sortis.

C 'est mieux comme ça, non ? Oui, mais alors, qu 'est -ce que vous faites là ?

Ben, rien, on vient boire.

On fait notre métier, c 'est tout.

Faites le bien.

Ça t 'a toujours pensé de ça ou pas ? Ça devrait.

Ok, écoutez, mesdemoiselles, je vous dis pas au revoir. J 'espère que vous

viendrez dîner avec nous ce soir. En tout cas, moi, si j 'étais voyou, j

'aimerais bien me faire mettre la manette par une belle femme comme vous.

Arrête tes conneries, arrête.

Maxime, tu n 'as pas trop fait d 'alexandre ? Bon, écoute, je ne vais pas

changer les rayures du zèbre, c 'est très bien. Bon, j 'y vais, parce qu

va me faire une scène.

Arrête, bonjour.

Pardon.

Vous venez ou pas, toi ? Non, je rentre à Marseille, moi. En tout cas, bravo

pour le travail que vous avez fait. Je suis obligé de relever le défi.

Au revoir.

au mal qu 'on donne pour faire coffrer les gens et les juges après, les

relâchent comme ça.

Bah, tu te marres, toi. Mais cette fille, elle ne devrait jamais être

Ah, bonjour, docteur.

Gauthier, SRPJ Marseille.

Je viens de pour interroger Freeman, la génération judiciaire. On peut l

'entendre ? Sur le plan médical, il n 'y a pas de problème.

On peut l 'entendre.

Rien à nous dire ? Non.

Alors, ça t 'est arrivé comme ça ? Tu marchais tranquillement et t 'es tombé

un couteau, c 'est ça ? Ça se peut.

Ça se peut. Oui, mais dis -donc, Simon Antole et toi, à l 'hosto, ça va pas

fort, les farslimans, là ? Vous croyez ? Bon, dis -donc, toi, t 'as repris les

affaires en main après l 'arrestation de Simon, et après, t 'as arrangé le

dénommé Louati Claude, c 'est ça ? Non ? Non.

Non, c 'est non. Comment non, c 'est non ? Comment ? Parce que ? Parce que quoi

? Je connais pas. Mais écoute ce qu 'il te dit.

Bon, alors, t 'as reçu... Qu 'est -ce que t 'as eu, là ? C 'est quoi ? C 'est

tendon.

Tendon ? Tendon d 'Achille ? Ça fait mal ? Ça se parle.

Alors, je vais prendre ta disposition, là, après avoir prêté le serment sous

forme de loi.

Bon, t 'es qui ? T 'es Maxime, le frère de Simon, c 'est ça ? Oui, c 'est ça.

Bon, Simon.

Maxime Climane.

Ça t 'est arrivé comment, là, ton truc, là ? Je ne sais pas.

Tu ne sais pas ?

C 'est joli ce doré pour un sac.

Tu vas le trouver où ? Je te présente mon frère, Aïcha.

Bonjour.

Bonjour, maître. Aïcha, ça va ? Ça va ? Mon frère, mon avocat. Ah bon, je ne

sais pas bien qui est mon frère.

Oui, c 'est ça, enchanté.

J 'ai deux frères.

Tu as deux frères ? Je ne sais pas quel est mon frère.

Elle nous présente un mec comme ça.

Elle nous passe les clés de l 'appartement pour qu 'elle ne croit qu

fidèle, mais on ne sait pas ce qu 'elle fait derrière le dos.

Tu veux le papier ? Tu dois te raconter des conneries comme ça, toi.

En attendant, moi je travaille, je rapporte de l 'argent à la maison,

toi, tu sais qu 'il y a un demandé.

Mais moi, Simon ne veut pas que je fasse la pute.

Tu ne pourrais pas faire autre chose, t 'es bonne à rien.

Tu passes tout ton temps à te prélasser, à juger les autres.

C 'est vraiment une calamité que Simon soit tombé sur toi, franchement.

Tu dis à ta mousse -mède de se taire tout de suite, sinon je lui en colle

moi. Bon.

Moi, je me tire. Salut.

Et toi, qu 'est -ce qu 'il y a derrière ? Le juge t 'interroge ? T 'en veux de

la grise et t 'en veux de la rouge et tu lui demandes s 'il s 'agit de maquette

et tu prends les juges pour des bouffons ou quoi ? Qu 'est -ce que tu veux ? Il

m 'interroge. Moi, je dis ce que je peux.

C 'est ça, ouais.

Il est con. Il comprend rien.

Dis donc, vous êtes attendus comme le Messie, vous, ici.

Ce serait bien d 'avoir un peu les pieds sur terre.

Dis donc, est -ce que vraiment tu penses à ton bonhomme qui se trouve derrière

les barreaux, là -bas ? Est -ce que tu sais dans quelle situation il est ?

Et une femme, une brave femme, elle doit assister à son bonhomme jusqu 'au bout.

Ça va, Telson, j 'ai compris.

Seulement, s 'il l 'enferme pour 10 ans, moi, je ne vais pas rester 10 ans à la

terre. Écoute, tant que j 'existe, il ne prendra jamais 10 ans. Et si même il

prend 10 ans, tu dois attendre sa division.

Mais si jamais un jour je te vois sortir avec quelqu 'un, tu sais très bien que

je n 'hésiterai pas à lui mettre une balle dans la tête.

C 'est moi qui te le dis.

Écoute, René, ne t 'énerve pas. Simon, il n 'est pas obligé d 'être au courant,

je te signale.

Dans ce milieu -là, on ne doit pas toucher la femme avant de se renseigner

dessus. Moi, je ne serais pas con parce que je ne le ferais pas ici, je me

tirerais ailleurs.

É

Même si tu vas au bout du monde, le jour où je te trouve, ce sera la fin de ta

vie.

On a l 'honneur de la famille, on a le respect.

Non, mais je plaisante.

On ne plaisante pas avec ces choses -là.

Qu 'est -ce que vous allez faire ? Vous allez descendre à Marseille ? Oui, je

descends à Marseille avec sa mère.

Tu me donnes du fric pour le TGV ? J 'ai plus la ronde.

Tu me donnes du fric ?

Tu peux m 'en donner un autre, moi je voyage en première classe. C 'est pas

! Qu 'est -ce que ça veut dire 500 francs ? Qu 'est -ce que tu veux qu

fasse avec 500 francs ? C 'est gentil.

Tu vas lui donner ou quoi ? Qu 'est -ce que t 'as peu de poutre ?

Ah

c 'est moi. Non, non, laisse, c 'est pour moi. Donne, donne, donne ! Mais

donne, comment ? Mais donne, donne !

Sous -titrage

Société

Radio -Canada

Elle prend tout au tragique.

Elle est terrible.

Merci, madame.

Elle prend tout au tragique.

C 'est pas une nuit où on a... On va se rappeler de tout.

Moi, je m 'en souviens très bien.

T 'as pas changé du tout. T 'as pas charré quand même. Ah si, peut -être.

Le tissu, je ne sais pas.

Ah oui, encore du beau monde là -dessus.

Ça demande qu 'à vivre. Ça ne te coûte rien et ça fait plaisir.

Non, non, mais... J 'en ai marre d 'être derrière mon comptoir. Je vais te dire,

je crois même que je vais vendre.

Tu es très bien.

Vous savez, il y a 4000 cabinets d 'avocats à Paris.

Il y en a environ 20 qui ont vraiment les grosses affaires, qui rapportent

Il y en a 200 qui sont pas mal, qui sont bien, quoi. Le reste... Et vous, vous

êtes dans quelle catégorie ? Aucune.

Aucune. Moi, mon avenir est ailleurs.

Il est où, votre avenir ? Dans la magistrature.

Je pense un jour devenir procureur général.

Si tout se passe bien.

Les procureurs, ils vendent des petits diamants, vous voyez ? Je les relève

quand je peux.

Vous voulez danser ? Oui.

Moi, de toute façon, j 'y vais.

Ah bon ? Elle y va ? On va gâcher un peu.

Très bien.

On va voir.

Toi non plus.

Je pense qu 'elle ne voulait pas me croire que j 'avais rendez -vous avec

J 'avais rendez -vous avec une autre femme.

Vous avez vraiment l 'air... C 'était pour vivre.

Qu 'est -ce que je lui dis ?

Moi aussi, j 'ai connu ça.

Et maintenant, c 'est fini ? Oui, je suis bof.

Alors, Velleray, tu tiens la gueule ? Vous êtes un peu à cran, hein ? Oui, je

suis un peu à cran, oui.

Vous voyez le poisson ? Oui, je sais pas pourquoi, d 'ailleurs.

C 'est vos affaires.

Marie ?

J 'ai envie de vous, on peut s 'arrêter ? Vous voulez que je vous réponde ? Vas

-y, fais -le.

On dirait que ça vous a pas plu, je vous le dis.

Oh, il n 'y a qu 'à sortir.

Vous êtes complètement cinglé, mon chien.

Je préfère supposer que c 'est une plaisanterie de mauvais goût. Ah bon ?

Pourquoi ? Ça ferait bien le couple de petits poulets.

Il y en a d 'autres.

Non, mais franchement, que vous y pensez ? Oui.

Oui, j 'y pense.

Oui. Non, jamais.

Je me mettrai jamais avec un inspecteur. Vas -y pas de se mettre, vas -y de se

faire mettre.

Et puis quand même, hein,

de manière insidieuse, là, vous avez tout fait pour nous provoquer, non

?

Sous -titrage ST' 501

Tu danses pas ? Non, pas moi, je prends la tourlandais.

Allez -y.

Allez -y.

Je voudrais bien vous offrir un verre, mais vous dites que c 'est plutôt les

femmes qui payent. Mais pas un bon.

Oui, ça marche pas. Ça marche pas très fort, les affaires, en ce moment.

C 'est complètement déchaîné, toi.

Qu 'est -ce que tu crois ? C 'est ça ou j 'ai du courage de travailler ? Si c

'est pour qu 'une autre en profite, c 'est pas la peine de faire toutes ces

histoires avec des dés.

Elle est belle, ta chêne.

Tu la donnes ? Et puis quoi encore ? Je te file la mienne.

Tu veux pas la mienne ? Tu parles d 'un échange.

Elle vaut rien, la chêne.

Une énorme valeur sentimentale, ta chêne. Ah ouais ? Tu l 'aimes pas ?

Tu veux pas danser ? Hein ? On dort.

C 'est comme l

'impression qu 'on ne fait plus de nous.

Ça va, Noria ? Vous vous amusez ? Oui,

allez.

Eh oui, il y a des hauts et des

bas.

Des fois, on se retrouve. tout seul.

Il y en a d 'autres, on ne voudrait pas.

Des fois, on se demande ce qu 'on fout avec ces poufiasses.

Vous vous plaignez souvent comme ça ? C 'est -à -dire que ma mère ne m 'aimait

pas, alors je me venge sur toutes les femmes.

Vous êtes content que vous trouviez un prétexte pour être mature ? C 'est -à

-dire que... Tiens, on en fait monter.

Bon, je vais vous déposer votre voiture.

Oui. Pour aller vous voir un petit verre, si vous voulez, non ? D 'accord,

prends ma voiture. Comme ça, vous n 'aurez pas besoin de me raccompagner.

Mais oui, quand même.

Je peux vous poser une question ? Oui.

Je voulais savoir si vous vous seriez conduit comme Lambert, comme tout à l

'heure.

Non, pas avec moi, non.

Pourquoi ? Parce que j 'ai moi.

Peut -être que vous êtes le contraire de ce qu 'on croit.

Vous êtes intimidante. On ne sait pas comment vous prendre.

C 'est simple, je n 'aime pas qu 'on me prenne.

Ce n 'est pas parce qu 'on a un mec en prison qu 'il faut aller avec le premier

venu. Ça saute aux yeux.

Lambert, ce n 'est pas votre genre.

Quand on vous regarde tous les deux, ça donne envie de pleurer.

Est -ce que vous avez fait comme un connerie ?

Il baisse bien, au moins ? Si vous voulez le savoir, il a tout de suite été

amoureux de moi.

Alors, alors ? Bon, moi, je suis sûre qu 'il me défend.

Ah bon ? Parce que quand on est en affaire avec vous, on a des droits sur

c 'est ça ? Hein ? Non, pas du tout.

Ah non, mais laissez -moi.

Vous êtes fou ! Si, allez, embrassez -moi.

Arrêtez ! Non, vous êtes complètement... Embrassez -moi, Lauriane.

Lâchez -moi ! Lâchez -moi, je vous dis ! Arrêtez ! C 'est ridicule, maintenant.

Oui, c 'est ridicule, c 'est vrai. Non, c 'est ridicule. Oui, c 'est... On croit

qu 'on aime une femme... On croit un instant que c 'est possible, et

puis effectivement, c 'est ridicule. Excusez -moi.

Excusez -moi.

Mais j 'y ai cru, un instant, un petit peu sérieusement. J 'y ai cru.

Alors qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? Ben, y 'a qu 'à

rouler.

Hein ? Tiens, ben on va acheter des journaux.

Au champ, d 'accord ? J 'ai envie de journaux.

J 'ai jamais aimé personne.

Même quelqu 'un, je l 'aimais tellement

que

j 'imaginais si on allait vivre longtemps ensemble.

C 'est ridicule.

Et quand on a cru ça avec cette journée, ça donne une amertume.

C 'est qu 'il faudrait mieux jamais croire en rien, c 'est plus intelligent.

Sans moche, j 'ai l 'impression de ne pas avoir de vie devant, j 'ai l

'impression d 'un gâchis.

C 'est bien.

Tout ira bien maintenant.

On a l 'air fins, là.

On est comme deux gamins.

Au contraire, je trouve que c 'est ça qui est bien.

Faut que j 'y aille, hein.

J 'ai même le train dans une heure.

Allô ? Bonjour, je voudrais parler à monsieur Mangin, s 'il vous plaît.

Il y en a, t 'allez -vous ? Non, là, allez.

Ah bon.

Ah bon, ben non, ça fait rien.

Merci.

Je donne le deuxième numéro tout de suite, s 'il vous plaît.

Non, non, ah si, il y a un des farciments qui est venu me déposer une

Le plus jeune.

Oh bah je sais pas.

Bah non, il m 'a dit de pas regarder.

Non mais va voir, je te dis, écoute.

Il y a deux flingues là -dedans. Qu 'est -ce que j 'en fais, moi ? Bon, écoute,

tu ne fais rien, tu ne bouges pas, tu n 'as rien vu. Et si jamais ils te

rappellent pour te donner un rendez -vous pour récupérer la sacoche, tu n 'y

surtout pas, tu as compris ? Oui, mais toi, tu rentres quand ? Demain.

Et puis, tu fermes le nouveau verrou, ils n 'ont pas l 'intérêt de celui -là,

? Allez, salut.

Tu viens de voir moi ?

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien.

J 'arrive plus à y croire.

Écoute, c 'est très important, Noria. Il faut y croire.

Je t 'assure.

Il passe pas à me garder longtemps.

Ouais, j 'essaie, j 'essaie.

Je te jure, je fais tout ce que je peux.

Si on devait se quitter, je crois que je t 'aimerais toujours. Je me

souviendrais toujours de toi, même si je faisais avec un autre homme. Je te

jure, je t 'aime.

Je pourrais jamais aimer personne d 'autre.

Tu sais comment le finit, celle qui fente pas ? Qu 'est -ce que ça veut dire

Tu veux me quitter, c 'est ça ? Non, non.

Non, je te jure, non. Bah si, tu veux me quitter.

Je veux pas te quitter.

Je sais que tu peux faire quelque chose de bien de moi, je sais.

C 'est pas comme tes frères.

Je peux dire du mal de ta famille, mais... C 'est la vérité.

Tu seras jamais heureux avec aucune femme. Ils sont toujours là avec leur

argent. Je pense qu 'à ça, ils sont capables de faire n 'importe quoi.

Je vais finir par devenir pute. Comme ça, ils auront ce qu 'ils ont voulu.

Nouria, écoute -moi.

Je veux pas que tu finisses comme ça.

Je ne veux pas que tu fasses ta pute.

Si c 'est pour que tu finisses comme toutes les autres, ça ne m 'intéresse

Si tu as besoin d 'argent, tu demandes à René.

Tu parles.

Qu 'est -ce que c 'est que cette histoire de cambriolage ? C 'est un

on ne triche pas.

Qu 'est -ce que ça veut dire ? Quel cambriolage ? Le cambriolage.

Ils nous ont pris tout l 'argent.

Ils disent que c 'est toi, Noreen.

Tu vois comment tu es ? Moi, je sais que ce n 'est pas toi.

Je te fais confiance.

Mais moi je t 'aime et si je l 'avais fait ce cambriolage, je serais venue ici

pour me faire pardonner, mais par toi, pas par les autres.

De quoi ils se mêlent ?

Je

veux bien te croire.

Je veux bien te croire.

Mais c 'est important ces choses -là, tu sais bien.

C 'est comme ça dans la famille.

Mais il faut que tu me jures.

Tu me jures que t 'y es pour rien dans cette histoire ? Je te jure. Sur ma vie,

je te jure, je te jure.

Alors, les grosses, ça transpire ? Elle arrive vite.

Bordelais.

C 'est la dernière ligne droite, hein ? Demain, c 'est le grand jour.

Ah oui, c 'est un sirop au Mont -d 'Or.

Oui, puis après, demain, le tonique.

Mademoiselle devient commissaire.

Il y en a qui arrivent tout de suite, puis il y en a d 'autres qui attendent

choix. Quel choix, le choix, le choix ? Je veux pas passer ma vie à faire des

études.

On a eu trois années, trois années de culture générale, non ?

Alors,

1 ,37 ? Ça doit être facile, le concours de commissaire, pour toi, avec ta

licence. Non, ma maîtrise.

C 'est encore mieux.

J 'en avais marre de passer les concours.

Sacrée LSD.

Pourquoi tu m 'appelles LSD ? Elle suce debout.

C 'est malin. C 'est dire que je vais te regretter.

Je vais voir si je le trouve.

C 'est personnel.

Allô ? Où tu es là ? Qui ça ?

Attends, j 'arrive.

Si jamais on me demande, vous leur direz que vous savez pas où je suis.

C 'est ça, bonne soirée.

Ils vont tout faire pour le faire parler, j 'en suis sûre. Il est malade,

connais pas. Tu parles que je les connais pas.

Ils soupçonnent qui, d 'abord ? Et quoi ? Mon frère, et puis moi, ensuite.

Ils sont persuadés que c 'est nous qui avons déroulé le fric.

Quel fric ? Je te l 'ai dit, l 'argent qu 'on leur a volé. C 'est sa mère qui

l 'a dit.

À Marseille.

Il y a combien ?

Je sais pas, on m 'a pas dit. Je crois qu 'il y avait beaucoup, quand même.

Mais c 'est quoi, beaucoup ? Je sais pas ! Mais écoute, écoute, non, vraiment,

si tu veux que je t 'aide, il faut que tu m 'expliques, moi, il faut que tu me

dises tout, tout.

Tu comprends ? C 'est toi qui l 'as pris, ce fric, ou non ? Mais non, c 'est

moi, voyons, c 'est pas moi.

Je te l 'aurais dit.

Moi, je veux que tu m 'aides à retrouver mon frère, c 'est tout.

Il faut que tu m 'aides.

Sinon, ils vont le foutre dans la cave.

Oui, oui, qu 'est -ce que tu veux que je fasse, moi ? Hein, que je cours après

eux ?

Avec mon flingue, comme ça ? Papa ? J 'ai plus que toi.

Tu peux pas me laisser tomber, je crois.

J 'ai peur, moi.

Attends, attends, attends.

C 'est le premier appart.

Dans l 'après -midi, j 'ai eu Maxime au téléphone et nous avons eu une longue

discussion. Maxime m 'a expliqué que la sacoche qu 'il avait remise à mon frère

lundi contenait en fait deux pistolets enfermés dans une pochette.

Il m 'a ensuite expliqué que le mercredi dans l 'après -midi, il avait demandé à

mon frère de descendre le sac contenant les armes devant l 'immeuble afin qu 'il

puisse la récupérer.

De là,

on n 'a plus jamais revu mon frère.

Tiens, parapluie, signe. Je ne veux pas parler du fric. Je l

'ai dit pour regarder.

C 'est pour l 'intimider.

Arrête tes conneries.

Il faut que tu restes.

Bon, salut. A tout à l 'heure.

Ton oeil, ça s 'arrange ? Tu penses ?

Après quatre opérations sur la rétine.

Allô ? Qu 'est -ce que tu fais chez moi, toi ? Je t 'attends.

Parce que les gens, ils te cherchent. Ils veulent causer avec toi.

Mais t 'inquiète pas, c 'est pas méchant.

Allô ? Noria ? C 'est Aïcha.

Non, tout va bien ici.

Il est là, ton frère.

Fallait pas dire ça, connasse ! Mais qu 'est -ce que t 'as ? Il est un peu

énervé, mais ça va.

Il faudrait que tu viennes.

Bon, passe -le -moi, je vais lui parler.

Bon, je veux l 'entendre. Tu sais que je peux faire une connerie, alors passe

-le -moi.

Nouria ? Viens me chercher, s 'il te plaît.

Ils veulent me tuer.

Je t 'en supplie, Nouria.

Viens me chercher, je te dis, ils veulent me tuer.

T 'as bien entendu ? T 'as intérêt à venir toute seule, en plus. C 'est pas

peine d 'embarquer avec qui que ce soit.

J 'arrive dans une heure.

Comment ça se fait qu 'ils te touchent chez toi ? Tu leur as filé la clé ou ils

ont défoncé la porte ? Les deux.

Comment ça, les deux ? Quand je suis sortie tôt, je leur avais donné la clé

leur faire voir que j 'étais fidèle. Et puis, ils m 'ont emmerdée, alors j 'ai

mis un verrou en douce.

Quand je suis rentrée, mon frère avait disparu et le verrou était pété, donc ça

veut dire que c 'est eux.

T 'as baisé avec tous ses frères ? Arrête ça, seul, ça va.

Avec lui, il m 'aimait vraiment.

C 'est un musulman. Oui, et alors ? Un musulman, mais qu 'est -ce que tu

des musulmans, toi ? À part les maltraités.

Je sais comment ils traitent les femmes.

C 'est pire que nous.

Moi,

j 'ai rien à voir dans ce temps -là, enfin. Je vous connais même pas, je

que vous me mettez à blasser comme vous l 'avez fait.

En fait, t 'es son frère, tu dois bien savoir quelque chose. Non, j 'en sais

rien du tout.

Ta gueule, toi, connard ! Et toi, tu arrêtes de lui parler !

D 'accord ? Bon, allez.

Vous n 'aurez pas perdu votre nuit. Venez avec moi. C 'est quelque chose qui

'a empouraillé.

C 'est vrai que t 'appelles par les gens qui m 'entourent ? C 'est pas moi, on

a... Ne bouge pas ! C 'est pas ton frère.

Tiens. Elle, la pince là.

T 'as vu ce qu 'ils m 'ont faite ? Vraiment une belle salope. Tu te casses

me laisses ici ? C 'est à qui le flingue ? C 'est pas moi.

C 'est pas pour une bille ? Non, c 'est pas moi.

Oui,

j 'ai déjà vu chez toi, bonjour.

Je suis venu te demander la sacoche.

Excuse -moi, René, je ne suis pas au courant. Quelle sacoche ? Écoute -moi,

me dis pas que tu n 'es pas au courant.

Tu es l 'avocat de Noria, non ? Tu as sorti Noria ? Tu connais Noria ? Tu

connais Mangin ? Oui, alors, qu 'est -ce qui se passe ? Tu peux venir à 3h du

matin chez moi pour me dire quoi ? Quelle sacoche ? Je ne suis pas au

René. Ça ne veut rien dire, 3h ou 2h ou 10h du matin, ça ne veut rien dire.

On n 'est pas venu pour te menacer.

Qu 'est -ce qui se passe ? Qu 'est -ce qui se passe ? Qu 'est -ce qui se passe

Ou quoi ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Tu sais, maître, que Noria, elle a niqué la

sacoche avec l 'argent et... Non.

Non, non, je ne sais pas. Je ne sais pas où est Noria, je ne sais pas où est la

sacoche. Non, tu le connais. Qu 'est -ce que c 'est que ça ? C 'est un flingue

ou quoi ? C 'est un flingue, oui. René, qu 'est -ce qu 'il se passe ? Je suis

avocat, je ne suis pas un voyou, tu le sais très bien.

J 'ai toujours été honnête avec vous, René. Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Ne

crie pas, on peut te parler plus fort que toi.

Avant, avant, tu es un maître.

Mais maintenant, tu es un dissimètre. Tu marches avec deux visages.

Je ne sais pas de quoi tu parles.

Je ne parle pas. Je ne parle pas alors. Je suis un homme de loi, il ne faut pas

aller très loin ce que vous faites.

Écoute -moi, avec lui, ça ne peut pas y aller trop loin parce qu 'il est malade.

Moi, je suis venu pour arranger les choses. Je ne veux pas qu 'il y aura d

'engrenage, ou avec toi, ou avec mon jeun.

Je suis venu simplement te réclamer ce que je te demandais.

Quoi ? La sacoche avec l 'argent et la crème.

Est -ce qu 'il y a des fois tout seul ? Non, non, non, t 'es venu pour me faire

chier ou t 'es venu pour parler ? Bonjour.

Je suis foutu, bonjour.

Qu 'est -ce qui t 'est arrivé ? Ils sont comme des chiens enragés.

Noria leur a perqué le magot et elle a disparu.

Hein ? Comment tu sais que c 'est Noria ? C 'est eux qui me l 'ont dit.

Ils sont complètement malades. Ils pensent que j 'ai fait le coup avec

C 'est pas possible.

Ils le pensent ou ils le savent ? Ça va, c 'est pas le moment de plaisanter. Il

faut absolument que je la retrouve.

Ça peut être extrêmement dangereux pour elle.

Elle a pris combien ? Ils m 'ont dit qu 'elle a pris 200 bâtons.

Je crois qu 'ils vont l 'allumer à la première occasion. Il faut absolument la

retrouver.

Ils sont repartis avec le fric, ils la retrouveront pas.

Moi, ce qu 'il faudrait, c 'est que je lâche un truc à Dieu, parce que si

il doit m 'arriver quelque chose, si je dois crever, je veux savoir pourquoi.

Non, non, non. Non, mais si. Mais ils feront rien.

Ils feront rien.

Ils feront juste un peu peur, c 'est tout. Non, mais tu plaisantes ou quoi ?

'en ai 50 au cul.

Ça va pour l 'instant, je suis en train de les calmer.

Je leur raconte n 'importe quoi, mais quand ils vont s 'apercevoir que j

à rien, tu crois qu 'ils vont être gentils avec moi, mais tu plaisantes.

Tu plaisantes, j 'espère.

Je te signale une chose, mon chien.

C 'est que qui s 'amène, je me laisse pas faire. Voilà. J 'ai un flingue, je

tiens dans le paquet. Je veux rien savoir.

Je t 'aurais prévenu, t 'es au courant maintenant. Voilà.

Je sais pas tirer de toute façon, alors c 'est parfait comme ça.

C 'est un cadeau. C 'est toi qui m 'as offert ça. C 'est tout.

Complètement con.

Pourquoi t 'as récolté le cadeau ? C 'est un cadeau. T 'es con.

T 'as pas récolté.

Excuse -moi, ils viennent de me choper chez moi et je ne me suis pas changé.

Je suis venu ici parce que je me sens plus en sécurité ici. J 'avais envie de

parler.

Ils ne viendront pas pour faire un carton sur un flic.

Oui, mais tu as appris à tirer, mon chat.

J 'ai tout appris.

Je ne vais jamais tirer sur personne.

Pourquoi tu ne vas pas voir René ? Tu plaisantes ou quoi ? Tu ne veux pas que

'aille me jeter dans la gueule de loup ? Ils se font très

mauvais avec moi.

Ils m 'ont refusé l 'improvisoire.

Rien ne va plus. Je suis baisé.

Ce n 'est pas plus mal.

Écoute -moi bien.

J 'ai fait une connerie avec cette fille. Je n 'aurais jamais dû la baiser.

Elle baise avec n 'importe qui, elle ment comme elle respire, elle...

Qu

'est -ce que tu fais ? Tu deviens fou, mon Jean.

Tu deviens fou.

C 'est dans l 'envers. Laisse -moi t 'expliquer.

Non, non.

Si, enfin, écoute, arrête. T 'es devenu complètement fou.

Non.

Tu fermes ta gueule.

Tu fermes ta gueule.

Tu fermes ta gueule. Tu fermes la porte et tu fermes ta gueule.

Simon, il t 'avait dit où il était, le pognon ? Non.

Personne ne l 'avait.

Ni Aïcha, ni la mère.

La mère.

Il est pas fou, Simon.

Il savait que tu te prendrais le poignon.

Arrête.

Arrête de parler comme un chien, s 'il te plaît, pas avec moi.

Alors, tu l 'as pris ou merde ? Quelle importance, maintenant ? Il faut de

toi ? Non, il faut pas de quoi.

Tu l 'as pris le fric, lui, ou non ? Non.

Tu vas finir par prendre une balle dans la tête.

Ils te lâcheront pas, tu sais. C 'est toi qui ne me lâches pas, tu pires que.

Mais ça n 'a aucun sens, ce que tu dis.

Aucun.

Tout le contraire de moi.

Toi ?

Pourquoi tu mens toujours ? Ça veut dire quoi, ça ? Tu comprends pas ? J 'ai

toujours menti.

Ça vient pas d 'une époque de ma vie où j 'ai pas menti.

Mes profs à l 'école, mes frères, mes parents, tout le monde. J 'ai toujours

menti.

Mais tout le monde a fait ça, Anne. Tout le monde.

C 'est pas grave, ça.

Mes parents croyaient que je crois que je suis à l 'école hôtelière à Paris.

L 'arrière, c 'est même pas mon nom, c 'est Simon qui me l 'a donné.

Lui aussi, j 'ai menti.

J 'ai cru l 'aimer.

Simon, ses frères, René, ils n 'ont rien à foutre de la vérité des gens.

Les Arabes, ils ont leur façon de voir, ils ont leur vérité.

Et on croit toujours qu 'ils mentent.

Moi, j 'aime ça.

Leur vérité, c 'est qu 'ils vont me tuer.

Tu pars pour deux millions.

Ah si, eux aussi.

Eux aussi.

Un jour, elle nous a fait une consigne à la gare de Lyon.

Je savais que j 'avais fait une connerie, mais maintenant, c 'est trop

T 'es amoureuse de Lambert ?

Vous voulez être la femme d 'un flic ? Une brique par mois, c 'est pas plus

Avec tes 200 briques, qu 'est -ce que tu aurais fait ? 200 briques, c 'est rien.

Quoi, c 'est rien ? Toi, tu voudrais toute ta vie des petits flics. Pourquoi

les gagnes ? Et alors ? Et alors ? Alors toi, tu es... A 200 briques,

c 'est ça, tu ne peux rien foutre. Ton rêve, c 'est d 'aller sur une plage, le

cul sur une plage, ouvrir un cocotier avec un con qui va t 'apporter des épons

toute la journée.

C 'est ça, pour toi, c 'est ça, l 'idéal du bonheur.

On se fait chier en plus sur une plage. Il n 'y a rien.

En plus, tu ne peux pas te baigner. Il y a ton corot, il est requin.

Pourquoi tu te passes du club en club ? C 'est mi -stone.

C 'est pas une vie, ça.

C 'est une vie de con.

Tout à fait.

Il faut mieux faire des petites perquises.

Des petites plantes, des petits interrogatoires, ça fait la vie, c 'est

En tout cas, c 'est pour une vie de larves comme toi, comme eux, là.

L 'argent, l 'argent, l 'argent.

C 'est le casse ou le loto.

Le casse ou le loto.

Je m 'en fous, mais cet argent, qu 'est -ce que tu crois ? Que tu m 'auras en le

rendant ? Mais toi, si compte que... Avec leur petit paquet, là, 100, 200,

grammes.

Moi, je les baisse parce que je leur pique leur fric.

Parce qu 'avec toi, on peut même pas faire ça, parce que toi, t 'as rien.

J 'ai rien.

Il s 'en donne.

Le fond du tout est horrible.

Le fond du tout est horrible.

Oui.

Le fond du tout est horrible.

Je t 'amuse.

Je vais venir avec toi.

Si tu m 'y tiens.

C 'est le même sac ? Ouais.

Je sais pas où il est, moi.

Mais c 'est mignon.

Tiens, il est là, à tes pieds.

Tiens.

Bon.

Tu m 'attends ? Ouais.

Eh ben, tu tiens parole, quand même.

Il faut un clic.

Tu vois mon jeune ? C 'est pour que tu ailles à la guerre.

Voilà.

C 'est ça qui est le plus important moi.

C 'est la parole. Tu me suis là mon jeune.

C 'est bon.

Alors là, c 'est le monde d 'un envers.

Si jamais un jour tu as besoin de mon service, ne me dis pas.

Bonsoir, mon jeune.

Ça va ? Ça va, pour l 'argent.

Mais ça va pas.

On sait jamais ce qu 'il nous a caché derrière lui.

Inspecteur ! Viens, viens voir.

Allez, viens.

Elle s 'en recule.

Rappelle -moi de ça.

Viens, viens boire un coup.

Tiens, mets -lui un verre.

Qu 'est -ce que tu bois ? Un whiskey.

Alors, qu 'est -ce que tu fous là, toi, ordu ? T 'as relâché ? J 'ai rien fait,

de toute façon, moi.

Vous m 'avez fait moron, quand même.

De toute façon, on m 'avait pas eu.

Elle a pas accouché, encore, ta femme ? Non, elle lui t 'aide deux jours.

Plus, quoi.

Ah bon, parce que t 'as remis ça ? Alors que tu vas le mettre, l 'autre

tatouage. On a retrouvé de la place, t 'inquiète pas.

On a retrouvé de la place.

Comment tu vas l 'appeler ? Vincent.

Vincent ? Ouais, ouais.

C 'est mon deuxième prénom. Je m 'appelle Louis -Vincent Mangeot.

Au début, je vais l 'appeler Stéphane.

Je trouve ça un peu pédé. Tu trouves pas, non ? Non ? Tu étais une fille,

Ah non, je suis pas une fille.

J 'ai fait la radioscopie. Je sais pas quoi.

C 'est un mal. C 'est un mal.

Ah bah, c 'est un mal.

Ouais, ouais, c 'est un mal.

Comment tu vas faire ce soir ? Tu vas rentrer comme ça, mine de rien, dans le

lit ? Non, mais gros, c 'est que je suis là, moi, en ce moment, alors... T 'as

confiance, maintenant, par contre, dans tes mécaniques, alors ? Parce que je me

sers pas sa vie, en fait.

Je suis calme, là, moi. C 'est fini, hein.

à ce que tu me dises un jour ou l 'autre.

Mais je m 'attendais à ça.

Je m 'attendais à ce que tu le dises quand tu seras en colère.

Je crois que tu ne peux pas comprendre, Damien.

Mais ça ne peut finir que très mal, je crois.

C 'est vrai que je n 'ai pas compris que ça ne l 'allait pas.

Mais je crois qu 'il faut qu 'on dorme.

Moi aussi, j 'ai sommeil.

On verra plus clair après.

Est -ce que tu crois que j 'ai pris ma décision comme ça ? Est -ce que tu es

fatiguée ? Je ne suis pas fatiguée. Mais si, mais si.

Ce n 'est pas la peine de continuer.

Mais non, ce n 'est pas fini.

Mais non.

Si.

Je ne peux pas vivre avec toi, tu seras déçue. Je ne pourrais pas apporter à un

homme ce dont il a besoin.

Et en plus, tu m 'as appris à ne plus mentir.

Mais je veux seulement que tu m 'aimes.

Je veux seulement que tu m 'aimes.

Mais je ne suis peut -être pas capable d 'aimer.

Peut -être que j 'ai trop jeune.

C 'est déjà aussi dur que les gens qui ont vécu.

Tu n 'as pas de cœur.

Tu te fous de tout.

C 'est comme une tour fermée.

Il n 'y a rien qui peut t 'entamer. Rien.

C 'est pour ça que je veux m 'en aller.

Tu crois qu 'ils vont te laisser partir ? Mais ils ont de l 'argent.

Ça leur suffira pas ? C 'est des minables.

Ils ont descendu peut -être deux en dix ans.

Ils viendront pas me chercher où je serai.

Tu sais ce qu 'ils disent ? Ils disent que les montagnes, ils se rencontrent

pas. Ils me toucheront pas.

Dans un mois, dans un an.

C 'est tant fait.

On me dit assez souvent que les flics et les truands, c 'est pareil.

Mais tu ne me fais pas peur.

Je sais mais t 'es bien, je fais ce que je veux.

Moi, c 'est moi.

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