All language subtitles for Law & Order S07E04 Survivor 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

CETTE HISTOIRE EST INSPIRÉE DE FAITS RÉELS,

MAIS SES ÉLÉMENTS SONT PUREMENT FICTIFS.

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Le décolleté de Missy Lempkin plongeait pratiquement

jusqu'à Philadelphie.

Je n'ai pas remarqué.

Elle t'a presque agressé.

On doit faire ça chaque fois ?

Ils ne sont même pas vrais, tu sais.

Pourquoi a-t-elle passé le printemps à Genève d'après toi ?

Pour le ski ?

C'est plat, Genève.

Qu'est-ce que c'est ?

Oh, mon Dieu.

Thomas ! Appelez les secours.

Oh mon Dieu !

Pas d'effraction. La porte a un buzzer.

Ils vendent des pièces anciennes, des antiquités, des statues.

Une de Willie Mays en 1956 ?

Rien d'aussi extra.

Stephen Campbell, 50 ans, le propriétaire.

Violemment frappé à la tête aux alentours de 22 h

d'après la température du corps.

Avec ceci ? Une jolie lampe Tiffany verte ?

Plutôt ça. Il y a du sang et des tissus.

À moins que mes yeux fatigués ne me trompent.

Elle fait partie d'un lot.

Il l'a prise en arrivant ici.

Une impulsion ?

Il n'a pas oublié d'emporter des souvenirs de sa visite.

Mais regardez ce qu'il a laissé.

Pourquoi ne pas prendre ça ? De l'or massif.

Anno Domini 1742.

Ce n'était pas un voleur professionnel. Plutôt un junkie.

Campbell aurait fait entrer un junkie ?

Ça aurait pu être un ami proche.

On demande à sa femme ?

"À mon mari. Dix merveilleuses années."

Quatre heures du matin ? Elle va être ravie.

Je me faisais toujours du souci pour la galerie.

Il avait tant de choses de valeur.

Il m'avait promis de ne pas y travailler seul.

Vous allez m'emmener le voir ?

Quand vous voulez.

Madame Campbell, on doit demander.

Quelqu'un aurait-il pu vouloir du mal à votre mari ?

Non.

Stephen était un homme d'affaires. Il adorait les vieilles pièces.

Il traitait avec des collectionneurs, pas des assassins.

Vous lui avez parlé hier soir ?

Oui.

Il m'a appelée chez sa mère.

On avait prévu une fête surprise pour son anniversaire.

Il avait rendez-vous avec un client.

Il a dit un nom ?

Son assistante doit savoir. Nancy Farber.

Il ne m'a parlé d'aucun rendez-vous.

En général, il vous en parlait ?

Après la fermeture ? Pas forcément.

Je n'en reviens pas.

Vous sauriez nous dire ce qui manque ?

M. Campbell avait un inventaire.

Voilà ce qui a le plus de valeur ici.

Des ducats hollandais très rares.

Même pas fermé.

Et là...

Ce n'est vraiment pas logique.

Il manque des pièces commémoratives de Weimar, 2 000 dollars environ,

mais regardez, les trois Maximilien.

- Chers ? - Dix mille chacun.

T'as pas un Maximilien, frère ?

- Oh non. - Quoi ?

Il devrait y avoir 40 pièces de Richard Petersen en consignation.

Le Richard Petersen qui a loué le stade des Giants ?

M. Campbell et lui faisaient beaucoup d'affaires ensemble.

Tous les jours.

Où allait-il ?

- Chercher à manger. - Et après ?

Je ne sais pas trop.

Savez-vous un peu ?

Était-ce un de ces rendez-vous après la fermeture

dont il ne vous parlait pas forcément ?

Il y avait une femme.

Du genre aristocrate.

Vous êtes la contessa d'Alto-Perugia ?

Exact. Alto, c'est le nord.

Vous venez de la partie sud du nord ?

De Caroline du Sud, en fait.

Feu mon mari, le comte, était italien.

Je l'ai rencontré à un tournoi de golf en Floride.

Il était golfeur ?

Il vendait des ustensiles de cuisine.

L'Italie a saisi sa propriété familiale il y a des années.

Je négocie encore avec le consulat pour récupérer sa juste part.

Et vous êtes devenue amie avec M. Campbell ?

Oui.

J'ai toujours aimé qu'on me fasse rire.

J'y suis allée pour vendre de l'or, et on connaît la suite.

Y a-t-il eu une suite hier soir ?

C'était prévu, mais il a annulé.

Un imprévu à la galerie.

Comment ça se passait entre vous ?

Très bien.

- Où étiez-vous hier soir ? - Ici.

Seule ?

Seigneur, j'ai besoin d'un alibi ?

Richard Petersen a appelé vers 21h30. Il cherchait Stephen.

Richard Petersen, l'homme d'affaires ?

Oui. On a parlé un moment.

C'est aussi un ami.

Il vous fait rire ?

Inspecteur.

J'ai l'impression que vous essayez de me faire rire.

ENTREPRISE PETERSEN MERCREDI 26 JUILLET

J'ai parlé à la contessa . Elle était chez elle.

Vous avez reconnu sa voix ?

Je reconnaîtrais bien plus que ça.

Campbell et vous partagiez ?

Elle a beaucoup d'amis. Elle est marrante.

Oui, et je suis sûr qu'elle vous aime tous pour ce que vous êtes.

Et un manteau de fourrure de temps en temps.

Je suis plus populaire depuis que je suis riche.

À propos, je veux offrir une récompense.

Je connais le commissaire.

Pour récupérer vos pièces ?

Non, pour trouver le meurtrier de Stephen. C'était un ami.

On s'amusait bien ensemble.

Vous, lui et la contessa ?

Dieu du ciel, non. Je collectionne les pièces.

Tenez, touchez ça.

Peut-être que Platon a acheté une salade avec cette pièce.

Périclès aurait fait réparer ses sandales, pris une prostituée et acheté un esclave.

Soudoyé un flic.

Tout a commencé avec des pièces.

Des pièces de Lincoln en CE2.

Au lycée, j'étais le petit gros au salon numismatique du Hilton.

Ma garantie pour mon premier immeuble, c'étaient des tétradrachmes d'Alexandrie.

Comme ceux chez Campbell ?

Non, il avait mes Grecs et mes Romains.

Constantin, Cléopâtre, Alexandre le Grand.

En parfait état.

Audrey, apportez-leur la liste donnée aux assureurs.

Bien, vous êtes assuré.

Oui, pour l'argent.

Ces pièces sont comme mes enfants.

Combien de gens savaient que vous les aviez adoptées ?

Pour ça, il faut regarder

le dernier numéro du magazine Hommage .

Oui, ils ont fait mon portrait.

"Avec un appétit insatiable, Petersen parcourt le monde

à la recherche de joyaux à ajouter à sa couronne déjà estimable."

Tourne la page, il porte un costume de Superman.

"Quand il a lancé New Jersey Air,

les banques de quatre États se sont battues pour le financer."

Pourquoi les riches doivent toujours un milliard ?

La haute finance, Lennie.

Rien sur l'arme du crime. La surface était bosselée.

Distribuons des tuyaux de plomb lisses à tous les meurtriers.

Campbell a laissé entrer un fou qui lui a éclaté le crâne.

Ou quelqu'un qui lit.

Les pièces sont décrites dans cet article.

Campbell y est mentionné plusieurs fois.

Il vend des pièces.

Il ouvre la porte à un client potentiel.

Après la fermeture ? Il le connaissait.

Depuis peu, peut-être.

Un voleur bien habillé, bien renseigné sur les pièces,

qui s'est déjà rendu à la galerie.

On peut demander une liste à l'assistante de Campbell.

CHEZ CHAD MARKHAM MERCREDI 26 JUILLET

Mon père est en Chine depuis un mois.

Il revient la semaine prochaine, mais je peux lui envoyer un e-mail.

Non, c'est bon.

On cherche un autre Chad Markham.

Je suis Chad Markham, 3e du nom.

Tu es allé à la galerie Campbell ?

Oui.

C'est au sujet du meurtre ? Savez-vous qui l'a tué ?

On y travaille.

Pour venir me voir, vous en êtes nulle part.

Bref, que faisais-tu là-bas ?

Je suis collectionneur.

Des athéniens en argent, et quelques souverains corinthiens.

La collection Petersen est censée

rassembler les meilleures pièces athéniennes.

J'espère qu'elles étaient à la hauteur de tes attentes.

Je ne les ai jamais vues.

Elles étaient en cours d'estimation.

Vous me cachez la lumière.

Oh, excusez-moi.

Ce ne sera pas long, madame Sandler.

Tant mieux.

Si j'arrête, ce chérubin aura trois ailes.

J'ai presque plus de pigment d'origine.

Vous n'avez pas peint ça ?

Non.

Je ne m'appelle pas Corregio et je ne suis pas morte en 1534.

D'autres questions ?

Oui. À propos de la galerie Campbell.

Épouvantable.

J'en ai entendu parler.

Vous lui avez rendu visite récemment.

Campbell avait annoncé des Ferdinand et des Isabella du 17e siècle.

- Vous les avez achetées ? - Non.

Il en demandait trop. J'attendrai une vente aux enchères.

Vous n'avez pas vu des pièces grecques et romaines rares ?

La collection Petersen ?

J'ai demandé.

Elles étaient chez un acheteur potentiel.

Mark Lehmann.

Première nouvelle.

Vous ne les aviez pas ?

J'aurais bien voulu.

Ça m'excite rien que d'y penser.

Les bouts de métal froids m'excitent aussi.

C'est de l'argent, un peu différent. J'aime l'argent.

C'est un bureau flottant que vous avez là.

On ne navigue pas pour se détendre ?

Si je savais ce qui se passe, je pourrais me détendre.

Vous faites donc de l'argent dans le détroit de Long Island

pour acheter de l'argent ?

Et le droit de frimer.

Il y a dix ans, c'était les impressionnistes.

Puis il y a eu les péquenauds à Soho.

Oui.

L'an prochain, vous dépenserez un million pour des cerceaux anciens ?

Ces pièces sont des classiques.

Ce sont des œuvres d'art rares et inestimables.

Je lui ai dit de fixer son prix.

Vous ne les avez pas eues ?

Mauvais timing.

Petersen les a vendues

à un Coréen qui voulait frimer devant les Japonais.

Les pièces étaient à Séoul. Excusez-moi.

Explique-moi, Rey.

Petersen cherche des pièces qui lui ont été volées il y a deux jours

alors qu'il les a vendues à un Coréen il y a deux semaines.

Quoi ? Il a oublié ?

Ou Campbell les a vendues sans le dire au propriétaire.

Stephen a dit que mes pièces étaient où ?

Il a dit à Lehmann qu'elles étaient à Séoul.

C'est impossible. Je ne connais personne à Séoul.

Mais elles étaient aussi en cours d'estimation.

Il a pu dire ça.

On parle de millions, là.

Il ne va pas les sortir pour n'importe quel touriste.

Lehmann n'en est pas un. Il proposait du liquide.

Vous avez vérifié son bilan ? Moi, non.

Il n'était peut-être pas assez sérieux.

Ou Stephen n'avait plus les pièces.

Aurait-il pu les vendre

sans vous le dire pour vous faire la surprise ?

Il doit me le dire et le dire à la banque.

Ces pièces sont une garantie à mon prêt pour Jersey Air.

Votre nouvelle compagnie ?

Oui.

Je vais apprendre à voler dans mon 747.

Ça n'aurait aucun sens.

Sauf si Campbell avait des problèmes financiers.

Et il aurait volé mes pièces ?

C'était un de mes meilleurs amis et tout allait bien.

Les pièces étaient censées être dans le coffre.

Aucune trace de vente.

Des documents d'expédition ?

Campbell a envoyé plein de trucs en Europe, rien en Asie.

Mais il a sorti trois excuses

pour éviter de montrer ces pièces à des clients intéressés.

Il ne les avait pas.

Mais c'était l'ami de Petersen.

Il avait sans doute plus besoin d'argent que d'un ami.

C'est pas le genre de trucs qu'on vend à Vinnie la Fourgue.

Je vais envoyer tout ça à Interpol.

Quand j'étais à l'OCLCO, la mafia

a volé un camion, croyant qu'elle était pleine de magnétoscopes,

mais c'était des Picasso, qu'ils ont apportés à un spécialiste.

COMMISSAIRES PRISEURS ACM JEUDI 27 JUILLET

Je dirai tout ce que je sais sur les pièces Petersen.

Quoi, vous ne savez rien ?

Je suis expert, pas omniscient.

Je n'ai entendu parler de rien depuis le braquage.

Et avant le braquage ?

Campbell se tapait le gros ?

Qu'en pensez-vous ?

Rien.

Si Campbell a vendu les pièces, c'est à un ermite

qui a un coffre très privé.

Où est le plaisir ? Pas le droit de frimer.

Certains aiment juste les toucher.

Et se dire que Socrate s'en est servi pour acheter des saucisses.

Ce n'est pas un collectionneur.

La réputation de Campbell ?

Respectable.

Mais à mon avis, il était un peu à sec.

Il a vendu des Napoléon d'or aux enchères.

Ils n'ont même pas atteint

le prix de réserve.

Il a dû repartir avec.

Stephen avait trouvé ces pièces à Bruxelles.

On n'en avait pas vu de pareilles depuis des années.

Il était sûr qu'elles s'arracheraient.

Et il s'est trompé ?

Un mois avant la vente,

on a retrouvé une frégate française en Martinique,

remplie de Napoléon d'or.

Comment anticiper ça ?

Ça a dû lui faire mal, financièrement.

Quel rapport avec le meurtre de Stephen ?

Parfois, les circonstances financières jouent un rôle.

Tout allait bien.

Selon votre mari ?

Demandez à notre comptable. Il vous le dira.

Campbell a dû vouloir la protéger de la mauvaise nouvelle.

Oui, c'était un vrai gentleman.

Il n'avait cependant jamais pris un tel risque.

En utilisant deux millions de dollars appartenant à d'autres.

À qui ?

Il a monté un groupement de médecins et dentistes

et leur a promis un rendement de 50 %.

Un des médecins avait déjà engagé un avocat.

Richard Petersen était au courant ?

Il faisait partie du groupe.

L'avocat a contacté tous les investisseurs.

Comment a réagi Petersen en apprenant

que celui qui avait ses pièces allait se faire saisir ?

Sa première réaction a dû être de perdre la mémoire.

Il nous a dit que Campbell était bien, financièrement.

Moi, j'irais récupérer mes précieuses pièces

et si mon pote ne les avait plus...

Ouais, et si je devais renoncer à mon 747,

je serais un peu contrarié.

Petersen a mangé où le soir du meurtre, déjà ?

Excusez-moi !

Il était assis à la table sept, près de la porte. Voir et être vu.

Quelle était son humeur ?

Bonne. Il adore nos raviolis au homard.

Il était avec la journaliste ?

Il était surtout avec son portable.

Les journalistes...

Vous auriez dû la voir, celle-là !

Vous n'avez pas entendu

ce qu'il disait au téléphone ?

Mais si. Mon restaurant est devenu le plus couru de Soho

car je répète à la police ce que disent

mes clients.

C'est oui ou non ?

Non.

Il est parti à quelle heure ?

Je ne me souviens pas, mais c'était avant le dessert.

Et c'était un soufflé au chocolat.

Il est parti avec la journaliste ?

Non, chacun son taxi.

Qu'est-ce que j'y gagne ?

La satisfaction d'avoir accompli votre devoir de citoyenne ?

Petersen est soupçonné de meurtre ?

Ça pimenterait mon histoire.

Pourquoi ? Vous ne l'avez pas trouvé affriolant ?

Des pièces. Je n'écris pas pour Insomniaques Magazine .

C'est vous qui l'avez endormi, Sally.

Il s'est mis à téléphoner en plein dîner.

Les riches ont beaucoup d'affaires urgentes.

Il a vérifié ses messages et répondu à un appel.

Qu'a-t-il dit ?

Je l'ignore, mais il a dit qu'il devait partir.

À quelle heure ?

Qu'avez-vous dit que j'y gagnerais ?

Que diriez-vous d'un rapport quotidien sur l'enquête criminelle en cours ?

Je vais vous donner mon numéro de portable.

Il était tôt, il n'était même pas 22 h.

Je l'ai invité à boire un café chez moi.

Vous les invitez tous chez vous

ou que les riches ?

À votre avis ? En tout cas, il est venu.

Incroyable.

Je vous jure.

Je fais du bon café.

À 19 h, Campbell appelle Petersen.

À 21h45, Petersen appelle la contessa ,

puis la galerie, depuis le restaurant.

Dix minutes plus tard, il s'en va.

Laissant la charmante journaliste rentrer seule.

Savez-vous où il est allé ?

Le portier a dit qu'il n'était pas rentré chez lui avant minuit.

Il va voir Campbell pour parler de ses pièces, qui ne sont pas là.

Il perd son sang-froid. Ça marche.

Il y a eu cambriolage. Des pièces ont été volées.

Oui, des Weimar pas chères.

Petersen a dû les prendre en partant.

Demandez un mandat de perquisition. Voyez comment vivent les riches.

CHEZ RICHARD PETERSEN MERCREDI 2 AOÛT

Beaux costumes, belle moquette.

On pourrait mettre une piscine dans ce placard.

Mais est-il heureux ?

Je serais aux anges.

Vous pouvez partir.

Vous pouvez partir aussi.

Monsieur Petersen, même si vous payez des impôts,

techniquement, on ne travaille pas pour vous.

On a un mandat.

Que cherchez-vous ? C'est moi, la victime.

Mes pièces ont été volées. Mon ami a été tué.

En parlant de pièces...

Allemagne, 1928.

C'est vous l'expert.

C'est les pièces de Weimar ?

Dieu du ciel, tout ceci est absurde.

Après le restaurant, je suis retourné au bureau.

Personne ne vous a parlé ni vu ?

Si j'avais su que je serais accusé de meurtre,

j'aurais entamé une conversation.

Qu'avez-vous dit à Campbell quand vous l'avez appelé du restaurant ?

On devait aller en Italie

le mois prochain pour voir des pièces.

Vous avez quitté le restaurant pour foncer faire vos valises ?

Non, vous m'avez démasqué. Je suis allé tuer mon ami Stephen.

- Pourquoi ? - Pourquoi les volerait-il ?

S'il n'avait pas de problèmes financiers.

Il n'en avait pas.

Et si c'était le cas ?

Pourquoi tuerais-je un ami pour 3 % de mes biens ?

Un moyen de pression, Petersen.

C'était une garantie pour la compagnie aérienne

qui faisait partie de votre société de transport

que vous financez.

Retirez une brique de ce mur, il s'écroule,

et vous repartez à zéro.

Rey, s'il vous plaît.

Allez faire une école de commerce

avant de m'expliquer comment fonctionne mon financement.

D'accord ?

Excusez-moi, je vais à l'école de commerce.

Plus tard.

L'assistante de Campbell a confirmé que les pièces

sont bien celles qu'on a volées à la galerie.

Les empreintes de Petersen trouvées sur une licence de négociant

correspondent aux empreintes dans et sur le coffre.

Madame Ross, pile au bon moment.

Richard Petersen ?

- Vous le connaissez ? - Je l'ai rencontré. Il est riche.

Avec les preuves qu'on a,

si c'était Ricky Petersen de la 111e rue, on l'arrêterait.

Alors, faites-le.

Rey, savais-tu que dans la Grèce antique,

on faisait parfois des pièces en or et en argent mélangés ?

Dieu du ciel, Richard, je vous arrête pour le meurtre de Stephen Campbell.

Vous pouvez garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Vous avez droit à un avocat.

Bravo à votre associée, Jack.

Deux millions de dollars de caution. C'est un record.

Il a les moyens.

N'a-t-il pas affrété le Concorde

et invité ses 100 meilleurs amis à un anniversaire ?

Cent dix, avec le maire et trois députés.

Vous n'en étiez pas ?

Vous cherchez à les impressionner avec cette accusation absurde ?

Je ne fais que mon travail. Poursuivre un meurtrier.

Je n'ai pas tué Stephen.

Vous avez laissé vos empreintes sur le coffre.

Vous ne m'écoutez donc pas ?

On faisait des affaires ensemble.

J'étais souvent à la galerie.

Et les pièces allemandes trouvées chez vous ?

On avait parié.

Pour Stephen, Claudius a envahi l'Angleterre en 46 après J.-C.

J'ai gagné les pièces.

Que vous avez cachées dans votre commode ?

Il plaidera le stockage inhabituel volontaire.

Pour l'accusation de meurtre, non coupable.

Il a réponse à tout et c'est un personnage populaire.

Vous n'étiez pas à son anniversaire ?

Non. J'ai le mal de l'air.

Le fait de fréquenter des députés

ne va pas lui acheter le jury.

Les jurés aiment les accusés riches.

Ils font une grande fête de victoire.

Les jurés aiment les accusés sympathiques.

Pas les cupides qui tuent pour un lot de vieilles pièces.

Pouvez-vous prouver que Campbell a volé les pièces ?

La banqueroute le guettait.

D'un seul coup, il a arrêté de montrer ces pièces aux clients.

La seule explication, c'est qu'il les avait vendues.

J'en suis convaincu. Petersen le savait-il ?

C'est votre mobile, non ?

Le relevé des appels.

L'avocat de M. Petersen a déjà fait une copie.

Un mois avant le meurtre ?

Oui. Il n'y a aucun appel d'un avocat concernant un problème avec M. Campbell.

M. Petersen l'a eu directement ?

Tous ses appels passent par moi.

Sinon, il écrit des messages au dos des enveloppes et les perd.

L'appel n'a pas été relevé.

Tous ses appels le sont. Je suis prête à en témoigner.

C'est quoi ? "Appel pour pièces Hommage ?"

Quelqu'un qui a lu l'article.

Quelqu'un qui a appelé trois fois en un jour.

Elle n'a pas laissé son nom.

Elle a dit que des pièces appartenaient à sa famille.

Six Cléopâtre romaines. Elle voulait les voir.

Et ensuite ?

On a toutes sortes de plaisantins. Je lui ai dit que M. Campbell les avait.

Elle a rappelé le jour du meurtre. Qu'a-t-elle dit ?

Je ne sais pas.

Pourquoi ?

C'est quoi, cette marque à côté ?

M. Petersen a pris l'appel.

Elle tenait à voir les pièces.

Elle a eu Campbell.

Qui jusque-là ne les montrait à personne.

Son assistante se souvient d'elle ?

Non, mais elle n'a pas lâché.

N'ayant rien obtenu de Campbell, elle a rappelé Petersen.

Si elle lui a dit que Campbell n'avait pas ses pièces...

Elle est notre nouvelle témoin vedette.

On n'a qu'à passer une annonce dans le Times .

Femme inconnue cherchant désespérément Cléopâtre romaines,

contactez le procureur de Manhattan.

Elle a dit que c'était à sa famille. Il y a peut-être une trace.

SOCIÉTÉ NUMISMATIQUE LUNDI 7 AOÛT

C'est la pièce ?

Cléopâtre.

Charmant physique, n'est-ce pas ?

Charmant.

Savez-vous qui possédait les Cléopâtre de Petersen avant lui ?

Il n'y a que trois séries de cette qualité dans la littérature.

L'une se trouve au Landesmuseum néerlandais.

Une autre était la propriété des Rothschild.

Et la troisième dans la collection privée d'Isidor Schoenberg de Munich.

- Depuis quand ? - Depuis 1935.

Le Landesmuseum a toujours ses Cléopâtre,

et un neveu Rothschild a exposé les siennes à Lille.

Ce qui nous laisse Isidor Schoenberg.

Un juif en Allemagne en 1935 ?

Quelles sont les chances qu'il ait survécu aux nazis ?

Élevées. J'ai appelé l'Immigration.

Isidor Schoenberg, personne déplacée, a atterri à Ellis Island en 1948.

Avant d'adhérer au club numismatique de New York.

- Il est là ? - Il l'était. Il est mort.

D'après les pages blanches,

Mme Isidor Schoenberg vit toujours à Washington Heights.

Après toutes ces années, quelqu'un s'intéresse enfin aux pièces d'Isidor.

Il aurait peut-être dû appeler le procureur.

Il a frappé à toutes les portes.

Le Conseil des réparations de guerre, l'ONU, Truman,

les présidents Eisenhower et Kennedy.

Il a perdu les pièces ?

Perdu.

Avant les nazis, la famille d'Isidor était riche.

Ils possédaient des usines de tricot.

Isidor a acheté les Cléopâtre aux enchères à Londres en 1931.

Voici le catalogue. Gardez-le.

Pour le père d'Isidor, Hitler était un bouffon

qui n'allait pas durer, mais Isidor n'en était pas si sûr.

Il a emporté les pièces en Suisse et les a mises dans un coffre-fort.

Il voulait y retourner,

mais son père, sa mère et ses sœurs étaient tous à Munich.

Les nazis les ont tous tués.

Isidor a survécu à Auschwitz.

Qu'est-il arrivé à ses pièces ?

Il est allé à la banque,

mais il n'avait pas de papiers, donc il a été refoulé.

Et il a commencé à écrire ses lettres ?

Pendant 40 ans. C'était une obsession.

Ces pièces ont été volées au cours d'un meurtre ?

Oui.

Je lui ai dit : "Isidor, arrête.

Ils ont essayé de nous vaincre, mais c'est nous qui les avons vaincus."

On a survécu. On a eu un enfant.

Madame Schoenberg, avez-vous appelé Richard Petersen pour les pièces ?

Non.

Si elles étaient à mes pieds, je ne me baisserais pas pour les ramasser.

Vous avez eu un enfant ?

Judith. Une artiste très talentueuse.

Judith Schoenberg ?

Elle a le nom de son ex-mari. Sandler.

Elle est restauratrice d'art.

Je n'ai pas le temps d'écouter n'importe quelle cinglée

qui n'a rien de mieux à faire.

- Vous avez pris son appel. - Aucun souvenir.

De quoi s'agit-il, Jack ?

Une femme qui pense qu'une partie des pièces lui appartient.

Vraiment ?

- Elle est allée chez Campbell ? - Oui.

Elle a appelé M. Petersen ?

Oui.

Réfléchissez, Richard.

Oui.

Je m'en souviens. Audrey me l'a passée.

Elle était nerveuse. Obsédée par les Cléopâtre.

Je comprends pourquoi il lui a pas montré mes pièces.

Elle vous a dit n'avoir rien vu ?

Oui, et elle a insisté.

Elle était amère, comme si elle avait des droits...

Dieu du ciel, c'est elle ?

On n'a aucune preuve.

Maintenant, si.

C'est ce que vous avez quitté pour devenir procureure ?

Le cuir était plus beau.

Mandat de perquisition pour Judith Sandler ?

Sur la foi du tueur présumé ?

Si vous faites boire le juge.

Je vais lui demander où elle était ce soir-là.

Allons-y ensemble.

Vous pensez que j'ai besoin d'aide ?

C'est un entretien crucial.

Je prendrai des notes.

Judith n'est pas venue. Elle était contrariée.

Elle a dit que quelqu'un du bureau du procureur

harcelait sa mère.

Je ne l'ai pas harcelée. Elle m'a servi du thé.

Judith exagère parfois.

- Vous connaissez sa famille ? - Oui.

Vous pouvez comprendre.

Une fois, elle est arrivée en larmes

après avoir lu un article sur le Rwanda dans le bus.

- C'est tout ce qui la fait surréagir ? - Non.

Le mauvais temps et les espaces exigus aussi.

À notre fête de Noël, elle a fait une crise,

car elle était coincée entre le mur et trois conservateurs maigrichons.

On dirait que c'est une employée difficile.

Et ma meilleure restauratrice

qui reste tard le soir.

Je l'ai installée au rez-de-chaussée pour lui éviter l'ascenseur.

Elle a travaillé tard lundi il y a deux semaines ?

- Pourquoi ? - Un homme a été tué.

Par Judith ?

Je ne crois pas.

Elle aurait dû, mais elle n'est pas revenue après le dîner.

La pluie, sans doute.

CHEZ JUDITH SANDLER MARDI 8 AOÛT

Je ne veux pas vous parler.

Pas de problème.

On veut juste jeter un œil.

Vous avez un mandat ?

On préfère votre consentement.

Bien sûr.

Et pendant que vous y êtes, essayez une de mes robes.

J'ai des bijoux, aussi.

On essaie d'être conciliants.

Vous me harcelez. Vous avez harcelé ma mère.

Je vais porter plainte.

Je peux demander un mandat au juge.

Ces officiers resteront ici jusqu'à mon retour

pour que vous n'enleviez rien.

Pourquoi vous me faites ça ?

On sait pourquoi vous êtes allée à la galerie.

Vous avez menti à la police.

Reculez un peu. Je ne me sens pas bien.

- On n'a qu'à tous rentrer. - Non.

Les menteurs éveillent les soupçons, vous savez.

Je ne veux pas en parler.

Mais vous disiez avoir de la peine pour ce pauvre M. Campbell.

Allez-vous-en.

Juste un coup d'œil.

Vous ne trouverez rien.

Écoutez... Je dois y aller.

Quelques minutes.

D'accord.

Vous avez des pièces, ici ?

Non.

Que des magazines ?

Oui.

C'est bientôt fini ?

L'article sur Petersen.

- Vous êtes une de ses fans ? - Je veux que vous partiez.

Regardez ça. Du verre vert en miettes.

Comme la lampe cassée de la scène de crime.

C'est de là que ça vient ?

Plus de questions.

Tournez-vous.

Judith Sandler, je vous arrête pour le meurtre de Stephen Campbell.

Vous pouvez garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Vous avez droit à...

À chaque jour son nouvel accusé.

Le verre de sa chaussure vient de la lampe cassée de la galerie.

Elle y était ce soir-là.

Oui, elle y était. Petersen aussi.

Et les acteurs du Fantôme de l'Opéra ?

Ils sont passés ?

On va là où les preuves nous mènent.

Ça va vous conduire à un acquittement.

Vous avez deux suspects mutuellement incompatibles

avec deux théories mutuellement incompatibles.

On ne les poursuivra pas tous les deux.

On a le temps de débrouiller cette histoire.

Voilà qui va vous aider.

L'avocat des Sandler a demandé le rejet des preuves trouvées chez elle.

Le 4e amendement requiert un consentement volontaire et spécifique.

Qu'elle nous a donné.

Je ne voulais pas qu'ils entrent.

C'est ce qu'elle dit

depuis qu'on a trouvé des preuves incriminantes.

Je l'avais déjà dit.

Ce n'est pas le moment.

Elle m'a entendu.

Elle a changé d'avis volontairement. C'est dans le procès-verbal.

Ils vont tous mentir.

Ça suffit, mademoiselle Sandler.

Elle a dit oui sous la contrainte.

Face à Mme Ross et deux policiers armés.

Avec qui aurait-elle dû venir ? Des scouts ?

Mme Ross a exploité la vulnérabilité de Mme Sandler,

dont elle était tout à fait consciente.

Quelle vulnérabilité ?

Judith Sandler est la fille de rescapés de la Shoah.

Sauf votre respect,

quel rapport entre ce qui s'est produit il y a 50 ans et cette affaire ?

Les enfants des rescapés présentent un éventail bien défini

de symptômes psychiatriques.

Dont la claustrophobie.

C'est comme si Mme Ross et les deux policiers marchaient

sur la jambe cassée de Mme Sandler pour la faire parler.

- On a juste demandé. Elle a dit : "Oui." - Mais oui.

Si c'était encore le cas, madame Ross.

Les témoignages détermineront la validité du consentement de Mme Sandler.

Je veux un examen psychologique de notre expert.

Accordé.

BUREAU DU DR ELIZABETH OLIVET MARDI 5 SEPTEMBRE

Avez-vous déjà vu un psychiatre ?

Pourquoi ? Me remonter le moral ?

Vous en avez besoin ?

Avez-vous remarqué ce qui se passe dans le monde ?

En Bosnie, au Burundi, en Tchétchénie.

J'ai une idée. Je pourrais faire semblant d'être heureuse ?

Vous vous êtes toujours fait du souci pour les autres ?

Toujours.

Même si ce qui se passe est très loin ?

La télévision est à quelle distance ?

Les familles des victimes d'un accident d'avion.

Les gens devant des caravanes détruites après un ouragan.

Une chaussure flottant dans une flaque de boue.

Je regarde.

Je pleure.

Vos parents réagissaient comme ça ?

Je ne sais pas.

Vous connaissiez leur histoire en Allemagne.

Ils n'en parlaient pas.

Ils voulaient que je sois Américaine.

Les histoires de Nancy Drew, le Radio City Music Hall.

Votre père a dû parler de ses pièces.

Des morceaux de métal.

Elles comptaient pour lui.

Pourquoi, à votre avis ?

Après tout ce qu'il avait vécu, pourquoi étaient-elles si importantes ?

Elles ne l'étaient pas.

Quelques morceaux de métal.

Sa famille, son entreprise,

sa maison natale, ses chiens...

Il voulait récupérer une seule chose.

Sa colère pour ce qu'ont vécu ses parents

s'est transformée en empathie.

Intérieurement, en dépression.

Pas en violence ?

Si ça peut venger ce que les nazis ont fait à ses parents.

Campbell n'était pas nazi. Il vendait des pièces.

Des pièces volées à son père par les nazis, d'après elle.

Et la fouille ?

Elle est capable de consentir délibérément.

Aucun signe de rupture avec la réalité.

Sa prétendue claustrophobie ?

Je ne l'ai pas acculée,

mais ça correspondrait à son autre problème.

Merci, Elizabeth.

Je connais les règles, Jack.

Je sais.

COUR SUPRÊME, EXAMEN DES REQUÊTES, 18 SEPTEMBRE

Je l'ai répété plusieurs fois. Je ne voulais pas d'eux chez moi.

Mais ils ont insisté ?

Ils m'ont ignorée.

Ils se rapprochaient.

Et qu'avez-vous ressenti ?

Comme si je perdais le contrôle.

J'avais du mal à respirer. Je leur ai demandé de reculer.

Ils l'ont fait ?

Non.

Elle répétait qu'ils voulaient entrer.

Je vois. Pensiez-vous avoir le choix ?

J'ai paniqué.

Je pensais à la police venue chercher mes parents.

Donc, quand vous avez dit : "D'accord",

vous acceptiez la fouille ?

Non, je voulais qu'ils me laissent tranquille.

Je vois. Merci.

Pensiez-vous que les inspecteurs Briscoe et Curtis

étaient des membres de la Gestapo ?

Non.

Mme Ross vous a-t-elle dit qu'ils avaient besoin de votre accord ?

Elle l'a dit. Je ne savais pas ce qu'ils feraient.

Nous avons des lois, madame Sandler. Nous avons des règles.

Il y avait des lois dans l'Allemagne nazie.

Quelqu'un peut-il m'expliquer cette décision ?

Sandler a raconté l'Holocauste et versé quelques larmes de crocodile.

Oui. Super.

La conduite de Mme Ross n'y est pour rien ?

Je pensais avoir bien joué.

J'aurais fait la même chose, Adam.

Monsieur Schiff, c'est le hall.

Merci.

Oui ?

Petersen et son avocat.

- Pour me voir ? - Moi.

Vous vous connaissez tous ?

En fait, on attendait que M. McCoy nous dise

que l'accusation de meurtre était abandonnée.

L'affaire est à l'étude.

Allez, Jack.

Vous avez perdu vos preuves contre Judith Sandler,

mais on sait que c'est elle.

Oui, qu'une criminelle soit libérée à cause d'un détail technique...

C'est sa faute, hein ?

Je réclame la justice pour Stephen. Je veux une nouvelle enquête.

Merci, monsieur Petersen.

Pourquoi pas un procureur spécial ? Il faut un procureur spécial.

Frank.

On abandonne les charges. Bonne journée.

Vous auriez pu m'en parler.

Vous poursuivez quelqu'un d'autre pour ce meurtre.

On ne laisse pas mijoter un type comme ça.

Parce qu'il est fortuné ?

Parce qu'il n'est pas le meurtrier. Vous pensez que si ?

Il est louche.

Il n'a jamais été honnête avec nous.

Il n'a même pas parlé de ses pièces.

Il pourrait nous demander si on les a retrouvées.

Vous les avez ?

Que leur est-il arrivé ?

On a fouillé chez Judith Sandler, chez sa mère, son atelier...

La chasse au trésor.

Quelqu'un a-t-il déjà vu ces fameuses pièces ?

BANQUE NATIONALE FÉDÉRÉE JEUDI 21 SEPTEMBRE

C'est l'emprunt pour Jersey Air.

Les pièces...

On devait les voir, mais elles étaient en cours d'estimation.

Vous l'avez eue ?

Elle n'est pas dans le dossier.

Et ensuite ?

M. Petersen les a apportées en Europe, pour voir un acheteur.

Et la fois d'après ?

M. Petersen est un client important.

Si on avait refusé le prêt, d'autres banques le lui auraient accordé.

Vous me dites que personne n'a vu la garantie

pour un prêt de 20 millions ?

Il n'a jamais raté une mensualité.

J'ai un compte épargne dans cette banque. Je l'annule demain matin.

Petersen a imaginé toutes ces pièces ?

Ou il s'est servi d'un modèle.

C'est le catalogue des enchères de 1931

où M. Schoenberg a acheté ses Cléopâtre en or.

Page trois.

Voici la liste des pièces de Petersen censées être dans le coffre de Campbell.

Je croyais qu'on en avait fini, Jack. L'accusation est tombée.

- De notre fait. - Oui.

On peut la reprendre.

Pourquoi ?

J'ai toujours des preuves de la présence de M. Petersen sur les lieux.

Mme Sandler et lui ont pu commettre le meurtre ensemble.

C'est ridicule. Je ne l'avais jamais vue avant aujourd'hui.

Mais vous l'avez couverte ?

Quoi ?

Le jour où Campbell a été tué, elle vous a appelé pour se plaindre.

Vous n'en avez jamais parlé à la police.

Je la croyais folle.

Pourquoi n'a-t-il rien dit à la police ?

Quelle importance ? Elle a tué Stephen et pris mes pièces.

Et pourquoi ne les a-t-elle pas ?

Ce n'est pas parce que vous ne les avez pas trouvées qu'elle ne les a pas.

C'est vrai, madame Sandler ?

- Vous avez les pièces de votre père ? - Non.

Où avez-vous acheté ces pièces ?

À un collectionneur. En Autriche.

Elles venaient de cette banque suisse.

Et le reste de votre collection spéciale ?

Différentes ventes.

Jack, de quoi parle-t-on ?

D'un miracle, Danielle.

Vous avez vu ce catalogue ?

Non.

Où avez-vous eu ça ?

Votre mère.

En 1931, 20 lots ont été vendus à 20 acheteurs différents

éparpillés en Europe.

Quelles sont les chances

de les rassembler 65 ans plus tard en une seule collection ?

- Je peux voir ? - Oui, bien sûr.

Une sur un million, M. Petersen ?

Sur un milliard ?

Il a dit qu'il avait...

toutes ces pièces ?

C'est l'inventaire de ses garanties.

Merci.

C'était un mensonge.

Vous n'avez jamais eu les pièces de mon père.

Cela vous rend coupable de fraude, n'est-ce pas, monsieur Petersen ?

Voilà pourquoi Campbell ne me les a pas montrées.

Il mentait pour vous. Mon Dieu !

C'est un vieux catalogue d'enchères, trouvé à la bibliothèque.

Je ne voulais de mal à personne.

Salaud.

Délit de fraude, Jack ?

S'il dit la vérité, je parlerai au procureur fédéral.

Elle m'appelait.

Elle appelait Stephen.

On avait peur qu'elle fasse un scandale et que j'en pâtisse.

On devait la voir ce soir-là pour essayer de l'acheter.

Quand je suis arrivé, Stephen était mort.

Je ne voulais pas que vous la trouviez.

Je ne voulais pas tout perdre.

Pour rien.

- Pour rien. - Judith !

Quelle importance ?

J'ai tué un homme

pour rien.

Le procureur fédéral a conclu un accord avec Petersen.

Cinq ans au Club Fed.

Tranquille.

Sandler va prendre entre huit et 25 ans.

Le tarif en vigueur pour meurtre.

Les temps sont durs.

Et nos amis banquiers suisses...

Qui ont volé les pièces pour commencer.

Oui.

De quels réfugiés prennent-ils les dépôts aujourd'hui

en chantant sur le chemin de la banque ?

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Catherine Biros

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