All language subtitles for Coeurs.Noirs.S01E01.1080p.AMZN.WEB-DL.DD+5.1.H.264-playWEB_track5_[fre]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese Download
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

[musique de suspense]

[musique inquiétante]

PARAMÉDICAL

UNITÉ DE FORCES SPÉCIALES MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR

[on claque les portières]

[la musique s'arrête]

[aboiements au loin]

Comme on a dit, je passe en premier avec Rimbaud.

Paco, Olivier et Spit, vous checkez le bâtiment.

[en arabe] Hamdani, c'est bon.

[en anglais] On y va, les gars !

[on toque]

[en arabe] Ouvre, police fédérale !

[on toque]

[soldat 1, en arabe] Ouvre, police fédérale !

Lève-toi !

Debout !

Debout.

Debout.

C'est toi, Saleh ?

Enlève ton niqab.

Enlève-le !

Sinon, tu passes pas.

Je l'enlèverai pas !

- Dégage. - Je l'enlèverai pas.

Mohamed, barre la route.

Dégage.

Avance !

Je vous en prie.

[soldat 1] Emmène tes enfants dans l'autre pièce.

[dispute en arabe]

[musique de suspense]

[en français] Clair.

[la musique s'arrête]

[en anglais] Ça va ?

[soldat 2] Tiens.

J'ai quelques questions.

[il traduit en arabe]

[en anglais] Des combattants de Daech se cachent ici.

[il traduit en arabe]

[en arabe] Je vois des hommes dans le quartier, mais je les connais pas.

[il traduit en anglais]

[en anglais] T'as vu des Français ?

- [il traduit en arabe] - [en arabe] Je sais pas.

[il traduit en anglais]

[en anglais] T'as entendu parler français ?

[il traduit en arabe]

[en arabe] Je sais pas, je peux pas dire.

[en anglais] Il sait pas.

- [en anglais] Regarde ces photos. - [il traduit en arabe]

[en anglais] Regarde ces hommes.

- Tu les as déjà vus ? - [il traduit en arabe]

- [en anglais] Regarde. - [il traduit en arabe]

[homme, en arabe] Désolé.

[soldat 1, en arabe] Regarde bien.

- [en anglais] Non ? - Il sait pas.

- T'es sûr ? - [il traduit en arabe]

- [en anglais] Ils ont été vus ici. - [il traduit en arabe]

[en arabe] Je sais pas. Ils parlent plusieurs langues.

Comment savoir ?

- [en anglais] Il sait pas. - OK.

[en arabe] Ton voisin a vu des gens entrer chez toi.

Quel voisin ? Y a personne ici. Je vous le dis.

Il a aussi dit

que tu voulais rejoindre Daech.

[homme, en arabe] Je jure, je suis pas Daech.

[musique de suspense]

[en arabe] Sors.

Allez, sors.

N'aie pas peur, je vais leur parler.

- Comment tu t'appelles ? - Bilal.

[soldat 3] T'es un bon garçon, Bilal.

Dis-moi qui se cache chez vous.

Personne.

[soldat 3] T'es sûr ?

Oui.

Regarde-moi, dis-moi la vérité.

C'est la vérité.

[soldat 3] Si tu mens, je vais me fâcher.

Je peux te faire très mal.

Alors dis-moi,

qui se cache chez vous ?

Daech ?

[soldat 3] Il y a des Daech ici ?

Parle, n'aie pas peur.

Je vais me fâcher.

Il n'y a personne.

[musique de suspense]

[musique inquiétante]

[en français] Bouge pas !

[Paco] Bouge pas ! Bouge pas !

Je bouge pas. Je suis français.

Paco, serflex.

- [homme] Je suis français. - [Olivier] Le scan !

[Spit] On le ramène.

[musique de suspense]

[Olivier] Spit !

Français ?

[soldat 2] Ouais ? Tiens, ouvre ton œil.

- Plus grand. Ouvre ton œil ! - [bip]

Bouge pas.

[soldat 2] Voilà, bouge pas.

[bip]

Voilà. Allez, on l'embarque.

- [soldat 1, en arabe] Chien ! - Il m'a forcé.

Choisis. Ta femme ou tes enfants ?

Pitié.

Pas ma famille.

Qui je tue en premier ?

[en français] Martin !

[en arabe] Ta femme ou tes enfants ?

[en anglais] Arrêtez, on se calme.

Du calme.

Du calme.

OK ?

[en arabe] Ouvre la voiture ! Allez, vite.

[en anglais] OK. Je le prends.

[en arabe] Avance, sale chien.

[cri en arabe]

[musique inquiétante]

Baisse la tête !

[propos en arabe]

[en français] Onze, de 45.

[homme] Quarante-cinq, ici, 11.

Ici 45, prenez message.

[homme] Ici 11. Envoyez.

Ici 45.

Francophone capturé en 36.34.08,

43.15.84.

- [homme] Quarante-cinq, bien pris. - [une femme crie]

Ici 45, on rentre sur BOA. Terminé.

Hamdani !

[propos en arabe]

[en anglais] Hamdani ! Attendez !

Hamdani !

- [la femme crie] - Hamdani !

[en anglais] Lâchez-le, Hamdani. Laissez-le partir.

[en anglais] Retournez à vos voitures. On s'en occupe.

Je ne peux pas vous laisser faire. Pas sous ma garde.

Garde ? Quelle garde ?

Vous m'avez compris. On s'était mis d'accord.

D'accord sur quoi ?

Vous savez pas ce qu'il a fait. Il a caché un homme,

mais peut-être contre sa volonté. Il a pu être menacé.

Vous inquiétez pas, on va juste lui poser quelques questions.

Hamdani, il y a des procédures, des juges, des faits.

Vous avez promis de les respecter. Pas vrai ?

Écoutez-moi bien. C'est pas votre putain de guerre.

Retournez dans vos voitures.

Hamdani, s'il vous plaît.

[en français] Rimbaud, stop.

Lâche-moi !

- [un homme crie] - [coups de feu]

[des femmes crient et pleurent]

[en arabe] Vous êtes que des chiens ! Vous nous traitez comme des chiens !

[en sanglots] Vous humiliez nos familles, les femmes !

Vous faites comme Daech ! Vous êtes pas mieux qu'eux !

Sortez d'ici, on veut pas de vous !

[cri en arabe]

[pleurs]

[musique pesante]

[musique rock]

Zaïd. De son vrai nom Saïd Osman.

Franco-tunisien âgé de 55 ans, vétéran du djihad,

engagé dès 89 en Afghanistan.

On l'a vu en Bosnie, en Tchétchénie, en Libye,

mais il n'a été arrêté qu'une fois par la garde républicaine de Saddam Hussein

en février 2003.

Deux mois après, Bush envahit l'Irak et là, Zaïd disparaît.

Et il ne réapparaît qu'en 2014 à Kobané.

On pense qu'il est devenu chef du renseignement régional du nord Irak.

À ce stade, on sait pas ce qu'il vaut,

on sait pas ce qu'il sait, mais en tant que membre de l'Amniyat,

il connaît sans doute Leterrier, Shérif Ohmayoun, Kévin Troadec,

Abou El Françaoui, Mohamed Amsaleh et Farid Bedioune.

Sans faire partie du bureau des opérations extérieures de l'Amniyat,

on suppose qu'il connaît ceux qui ont organisé́ les attentats de 2015.

Il pourrait connaître leur localisation ?

Oui, c'est possible.

Si ça se trouve, Zaïd connaît des plans d'attentats à venir.

[femme] Tout le monde saisit l'enjeu.

Zaïd Osman est français,

les Irakiens nous laissent l'interroger.

On a identifié des leviers de pression ?

On travaille dessus, mais il faut faire vite.

Le créneau accordé par la Fedpol est pas extensible.

Il faut que Zaïd nous parle.

Si on est sans résultat, les Irakiens reprennent la main.

- À leur manière. - Ils vont le massacrer.

Ça en fera toujours un de moins.

Pas avant qu'on ait exploité son potentiel.

Et côté DGSE, ça raconte quoi ?

[soldat] On a le feu vert pour l'interrogatoire.

On a une liste de questions,

mais je vois pas comment faire pour qu'il collabore.

Moi, je comprends pas ce qu'il foutait là.

Un cadre régional du renseignement de Daesh à Mossoul,

seul, sans escorte,

à quelques jours du bombardement des Américains, ça colle pas.

Tous les autres ont déjà fui à Raqqa, Dubaï,

et lui, il viendrait se planquer dans cette cachette foireuse ?

Eux deux, c'est qui ?

Des membres de sa famille en France ou ailleurs.

Nos renseignements indiquent rien là-dessus.

Dès qu'on en sait plus, on vous briefe.

Bon, c'est OK pour tout le monde ?

[soldats] Oui, colonel.

Fin de brief.

Ils le tirent par les jambes jusqu'à la taille,

puis ils lui sortent une épaule,

ils mettent un doigt dans la bouche pour lui tenir la tête,

qu'elle parte pas en arrière, pour pas casser sa nuque.

[femme] Martin ?

Ouais.

- [femme] Ça va ? - Ouais.

Ils sont sûrs qu'il va pas se retourner ?

À sept mois et demi, y a peu de chance, chéri.

Ils peuvent pas te faire une césarienne ?

Pour que je sois seule en salle d'opération ?

Bah, je serai là.

T'es où, là ?

On a fait une intervention un peu compliquée ce matin.

C'est perdu d'avance ici.

[Olivier toque] Martin ?

- C'est bon, j'ai tapé mon rapport. - OK.

Hé, Nina !

Ça va ?

Tout va bien tant que mon mari rentre avant que son fils sache lire.

Bah oui, j'espère oui, quand même.

Normalement... Normalement, c'est bon.

Normalement, ça devrait être à peu près ça, ouais.

Tu nous le détends quand tu le récupères, hein ?

Ah, bah avec plaisir.

Bon, je t'embrasse.

- Je vous laisse, ciao. - [Nina] Salut.

[musique légère]

Désolé, mais tu sais ce que c'est la fin d'un mandat,

c'est une page qui se tourne, c'est pas facile.

Et puis tu me manques aussi.

Moi aussi tu me manques.

Je t'appelle demain.

- OK ? - [Nina] Ciao.

- Ça va ? - Ça va et toi ?

- Ça va depuis le Mali ? - Ouais, carrément !

- T'as fait bon vol ? - Très bon.

Ah, cool.

- Je suis vraiment content que tu sois là. - Ouais, moi aussi, mec.

T'as déjà pris ton commandement ?

- Après-demain. - OK.

Demain soir, déjà, on fête le départ de Martin.

L'équipe est assez haute en couleur, mais on bosse bien, ça va.

En tout cas, merci, c'est grâce à toi si je suis là.

Non. Si t'es là, c'est grâce à toi-même, Sab.

Moi, je deviens chef d'équipe,

c'est pour m'entourer des meilleurs, c'est tout.

Bon, je t'explique.

Là, t'as l'infirmerie.

Derrière, c'est les gars du génie militaire.

Là, c'est notre bureau des opérations.

Là, c'est le QHS.

Derrière le QHS, c'est les Irakiens.

Là, c'est... les Américains.

Et là, c'est la maison. C'est le 45.

Bon, les opés sont denses, hein.

Mais je suis pas très inquiet pour toi.

T'as des questions ?

- Non, non, c'est limpide. - OK.

Bon, je te présente l'équipe.

Les gars ! Bougez-vous !

Ça va, les gars ?

Notre ange gardien, lui. Rimbaud.

Je te présente Sab, notre nouvelle sniper.

- Salut, Rimbaud, médic. Bienvenue. - Enchantée.

[Olivier] Tiens, Paco, viens voir. Voilà Sab.

Elle choppe une mouche sur ton cul à 1,8 kilomètre.

- Paco, droniste. Bienvenue. - [Olivier] Je te montre le foyer.

- Salut, les gars. - [soldat] Salut

- Yann, Valentin, Édouard... Édou, quoi. - Salut.

Tu vois, on fait la popote, on fait des briefings.

[Olivier] Spit ?

[Olivier] Spit ?

[Olivier toque]

Mon coloc.

Je te présente Sab, notre nouvelle TLD.

- Salut. Enchantée. - Salut. Spit.

- Je suis le dépiégeur. - OK.

Bon, ben voilà. 45, version mise à jour.

Ah, ben Martin, je te présente Sab. Vous allez pas vous voir longtemps.

Ben salut.

- Ça va ? Prêt pour le départ ? - Hm. Tu es ?

- Sab, TLD. - OK.

- Bienvenue en Irak. - Merci.

- Je peux te parler ? - Oui, bien sûr.

Spit, tu mets un tee-shirt, s'il te plaît ?

[Olivier] Paco, tu lui montres sa piaule ?

Tu m'expliques, c'est quoi, le bordel ? Une meuf ?

Bah quoi, il est où le problème ?

Tu ramènes une meuf au combat, toi ? C'est nouveau, ça ?

Bah... et alors ?

C'est une histoire de quotas ? Je comprends pas.

Je l'ai pas recrutée parce que c'est une femme,

mais parce que c'est la meilleure.

C'est une connerie d'emmener une femme en Irak.

Martin, tu t'en vas dans trois jours.

On se détend. Ça va bien se passer, je prends le relais. Tout va bien.

Ça, c'est ta piaule.

Tu seras avec Adèle, notre officier renseignement.

Je pense que tu seras pas dérangée.

Elle est comment ?

Si t'aimes les premières de la classe qui donne pas leurs réponses,

tu vas la trouver très sympa. Tu vois ?

Non, son père était dans les Forces Spéciales.

Commando Hubert, ça te parle ?

Les mecs qui ont sorti Krechlin de Serbie pour l'emmener au tribunal ?

Exactement. C'était leur chef d'équipe.

Décoré plusieurs fois... Ça a mis la barre très haut pour Adèle.

Ben ouais.

- Je te laisse t'installer. - Ouais.

- Si t'as besoin d'un truc, on est à côté. - Merci.

À toute.

[musique légère]

[musique de suspense]

- Ben entrez. - Je crois que j'ai compris.

Oui ?

La DRM a confirmé qu'il s'agit bien de la fille et du petit-fils de Zaïd.

- OK. - J'ai trouvé ça dans son sac.

On les a traduits, c'est des sauf-conduits,

des laissez-passer de Daesh.

Donc sa famille est à Mossoul.

C'est pour eux qu'il est là.

D'accord...

Bravo, mon commandant.

Très bien.

Votre adjudant-chef est très fier de vous.

[une voiture démarre]

Attends, je crois qu'il y a...

- Quoi ? - Non, arrête.

- Arrête quoi ? - [Adèle] À tout à l'heure.

À tout à l'heure, quand ?

Salwa Osman, 29 ans.

Née à Nanterre le 12 février 1987. Fichée S.

- À cause de son père ? - Non, à cause de ses posts.

- Niveau de sûreté ? - Onze.

Elle est gratinée, mais c'est pas un danger public.

Elle a deux ans quand Zaïd part faire le djihad en Afghanistan.

Il quitte le foyer. Elle est élevée seule par sa mère.

À 16 ans, elle décroche du lycée avant d'enchaîner les petits boulots :

hôtesse, serveuse, etc.

Elle reste en contact avec Zaïd.

Elle grandit dans l'admiration d'un père héros qui lui écrit

plusieurs fois par an.

[femme] En 2005, elle est convoquée par la SDAT

qui recherche Zaïd pour une série d'actions menées en Tchétchénie.

En 2006, elle donne naissance à un petit garçon, prénommé Yanis.

Le père l'abandonne. Elle l'élève seule, jusqu'en 2010

où là, elle rejoint Daesh en Irak.

[femme] Elle retrouve un homme. Farès Al Krim.

Elle l'épouse.

- Il est né à Garches le 4 mars 1983. - [Martin] Il est français ?

Ouais. Une petite racaille sans doute. Enfin, a priori, rien de plus.

J'attends un retour de la DGSE là-dessus.

- On les a localisés ? - [femme] Non, pas encore.

On sait s'ils sont bien à Mossoul ?

[femme] Rien n'indique qu'ils soient ici.

Moi, je crois vraiment que Zaïd est là pour eux.

Faudrait combien de temps pour confirmer leur présence ?

Bah difficile à dire. Des jours, voire des semaines.

Mais la Fedpol va pas attendre jusque-là donc pour l'interroger, c'est maintenant.

C'est parti ?

Merci.

[brouhaha]

[rires]

Quatre trois !

- Qu'est ce qui t'arrive, mon Paco ? - Bah alors ?

Bah alors ?

- [Paco] Je suis là pour le spectacle. - [Olivier] C'est pas du pilotage.

[brouhaha]

- Tu avais des uns, là ? - Ouais, j'avais des uns.

- Gardien bien. - Pour faire le total des uns ?

Oh là là ! C'est... C'est sérieux.

Allez, petit moment de sérieux, là.

[silence]

Le départ d'un chef de groupe, c'est un moment difficile.

C'est un moment qui fait peur.

Et là, y en a qu'a peur, il a très peur, hein ?

[rires]

Je le connais très bien et il sait que j'ai une très bonne mémoire.

[soldat] Je me souviens du caporal pour sa première mission.

- [Martin] Oh, oh... - Non, mais je vais pas en parler.

[soldat] Y a un devoir de réserve.

Mais bon,

après les tâtonnements, on va dire, d'un caporal,

y a eu les exploits d'un lieutenant,

ça, faut le dire aussi.

Mais... les grades, après tout...

Mais surtout, ce que je retiens, c'est que j'ai eu...

en face de moi, un homme, un vrai,

avec le sens du devoir et du sacrifice,

en même temps que le plus grand casse-couilles que je connaisse.

[rires]

- Sympa. - [soldat] Faut le dire.

Ce que je voulais te dire surtout...

j'ai été très fier de travailler avec toi,

et pour tes hommes, c'est la même chose. Tu vas nous manquer.

Olivier, tu vas remplacer un mec formidable, c'est con.

J'ai la pression, mon colonel.

- Ça va aller. - [colonel] Je te connais bien.

Je me fais aucun souci, tu vas être formidable.

- Merci, mon colonel. - [Martin] Vive le 45.

[cris de joie, sifflements]

Merci.

[soldats] Au 45 !

- [en anglais] Comment il va ? - Bien.

Pas d'eau, pas de sommeil, ça n'a jamais fait de mal à personne.

C'est ça...

[en arabe] Ouvre.

- [la porte claque] - [Adèle, en français] Bonjour, Zaïd.

Je suis officier renseignement au sein des Forces Spéciales.

Je m'appelle Adèle.

Toi et moi, on n'a pas beaucoup de temps.

Moi, parce que j'ai beaucoup de travail

et toi, parce que du temps, t'en as presque plus.

J'ai convaincu nos amis irakiens

que tu serais peut-être plus intéressant vivant que mort.

À toi de me le prouver.

Je sais pas si on t'a dit, mais le mec qui te cachait a été exécuté.

Je voudrais comprendre une chose.

Qu'est-ce qu'un responsable renseignement de l'organisation

faisait là, en pleine zone libérée, seul,

dans une planque pourrie ?

Parce que la tendance chez vous, en haut,

c'est d'aller à l'étranger se planquer chez des barbus

pendant que les combattants de base

se font massacrer à Mossoul, non ?

Oui, c'est pas simple pour toi, de parler.

Je vais t'aider.

[musique pesante]

Tu sais ce que c'est, la bonne nouvelle, Zaïd ?

La bonne nouvelle, c'est que dans toute cette merde, cette boucherie,

même un mec comme toi a gardé encore un peu d'humanité́.

Alors, le strict minimum, bien sûr, mais enfin, quand même.

Le sens de la famille.

Parce que c'est pas pour le business que t'es là. C'est pour eux.

Ton petit-fils, Yanis, et Salwa, ta fille.

Tu t'en veux quand même un peu de les avoir embarqués dans cette merde.

Parce que pour eux, l'avenir, c'est pas la fête.

Au mieux, dans deux jours, ils meurent sous les bombes.

Au pire,

comme les Kurdes et les Irakiens savent qui ils sont,

ils vont survivre pour crever à petit feu au fond d'une cellule.

Alors, t'es venu les chercher.

Seul, en personne.

Et là, pas de bol,

tu te fais choper par les Français.

Même si c'est la merde pour vous, y a peut-être une dernière bonne nouvelle.

La France.

Si tu travailles avec nous, on peut finir ce pour quoi tu es venu.

Sauver Salwa et Yanis de Mossoul.

C'est ça, le deal.

Je vais sortir trois minutes.

Et je refranchirai la porte qu'une fois pour entendre ta réponse.

[musique pesante]

[on toque]

[Hamdani, en arabe] Ouvre.

[la porte claque]

[en anglais] On y va.

- Qui me dit que tu vas les ramener ? - [Adèle] Rien.

Si tu réussis, je veux qu'ils soient rapatriés en France.

Je peux seulement te proposer la vie et pour eux une autre vie.

D'accord.

- Il va me falloir beaucoup plus. - C'est-à-dire ?

C'est-à-dire plus que la parole d'un enfoiré de terroriste

pour que mes patrons montent l'opération et que les Irakiens nous lâchent.

- Comme quoi ? - [Adèle] Je sais pas, Zaïd.

À toi de te vendre.

[Adèle] Prouve que t'es crédible, que tu vaux le coup.

- Il me faut du temps. - T'en as pas. Salwa et Yanis non plus.

Les Américains et les Irakiens vont bombarder Mossoul.

[Adèle] Prie qu'on les retrouve vivants sous les décombres.

[musique pensante]

[elle toque]

Le garage Sherif El Alaoui !

[musique de suspense]

[Zaïd] C'est dans le quartier d'Aden.

Ce qu'ils préparent devrait vous intéresser.

Je t'écoute.

[musique douce]

[musique inquiétante]

Onze, ici 45.

Quarante-cinq, ici, 11. On vous reçoit.

[Rimbaud] 45, on vient d'arriver sur position.

[soldat] Ici 11, bien pris.

[musique de suspense]

On vous envoie les images.

[soldat] Signal reçu.

[Rimbaud] Quarante-cinq, terminé. Paco, go.

[musique de suspense]

Elle est où cette putain d'entrée ?

Vas-y, trouve-nous un truc, là.

Vous êtes sur quoi, là ?

Zaïd nous a filé les coordonnées d'un atelier de fabrication de car bombs.

Il dit que Daesh en a foutu partout pour contrer l'offensive irakienne.

[musique de suspense]

Véhicule en approche, sud-sud ouest.

[Rimbaud] Un pick-up.

- Suis-le. - [Paco] OK, je prends de la hauteur.

[musique inquiétante]

[Rimbaud] Go, go, vas-y, Paco !

[la musique s'intensifie]

Yes.

[musique de suspense]

OK. Première pièce claire.

Vas-y, fais la suite.

Je crois que j'ai un truc.

- Yes. - Yes, putain, elle est belle.

- Je me pose. - Vas-y.

[en anglais] Dans ce garage du district d'Aden,

ils fabriquent des voitures piégées.

[en anglais] Merci pour l'information.

Je voulais faire le point avec vous sur une de mes missions.

Mon équipe va exfiltrer un civil dans la banlieue de Mossoul.

- Quand ? - Demain matin, au moment de l'assaut.

Je ne veux personne dans mes pattes.

- Ce sera pas long. - Combien de temps ?

Quinze ou 20 minutes, maximum.

Je vous informerai de notre position.

C'est une Française, on en a besoin maintenant.

C'est la fille de Zaïd Osman, l'informateur des car bombs.

Il nous donnera plus d'informations si on la ramène.

J'ai largué de tracts sur Mossoul pour avertir les civils de notre arrivée.

- Je comprends. - Toutes mes forces sont mobilisées.

On frappera à l'aube, et fort. Vous devez annuler ou reporter.

Quinze minutes. On entre et on ressort.

Si vous êtes coincés, je ne reculerai pas.

C'est noté.

[musique pesante]

[soupir]

[Olivier] Bon, écoute-moi.

On va aller récupérer ta famille ici.

Éloignés des checkpoints qui sont là et là.

Nous, on se met là, on couvre la zone. Le danger est minime.

T'appelles ta fille et tu lui communiques ce point de récupération.

- Al-Intissar ? - Hm.

C'est de la merde. J'envoie pas Salwa là-bas.

Tu fais ce qu'on dit.

On a un assaut qui se prépare, d'accord ?

Là, c'est le meilleur endroit pour être éloigné des combats.

Cette ville, je la connais, cet endroit, c'est de la merde.

[Adèle] Pourquoi ?

Les checkpoints, c'est une chose.

Ce qu'il faut éviter, c'est les patrouilles.

[Zaïd] Et c'est trop loin de chez elle.

Ma fille et mon petit-fils, je les laisse pas traverser la ville.

[Adèle] Qu'est-ce que tu suggères ?

Je peux te le dire, mais faut me détacher.

[musique de suspense]

Ça, c'est le pont Al-Huriya.

Y a un tunnel avec des égouts qui partent d'ici jusqu'au bout.

On pourrait faire traverser Salwa et Yanis

en partant d'ici

et on les attendra à la sortie ici.

Donne-moi ta main.

[tonalité]

Papa, mais qu'est ce qui se passe ?

[en arabe] Pourquoi tu m'as pas appelée hier ?

- [en français] T'es où ? - Je suis caché.

J'ai eu du retard à cause des contrôles

dans la zone, mais tout va bien. Et toi, t'es où ?

- [Salwa, en arabe] On loge chez des gens. - Chez qui ?

[Salwa, en arabe] Je les ai jamais vus.

Papa... Il est devenu fou.

Il veut pas partir malgré les bombes.

Il veut que Yanis combatte avec eux.

T'inquiète pas, ça va aller. Ça va aller.

[en arabe] S'il sait qu'on se parle, il me tuera.

[en français] S'il te plaît, papa. S'il te plaît, viens vite.

Tu peux sortir de chez toi aujourd'hui ?

Non, je peux pas.

Peut-être demain.

Il va combattre.

Je partirai à ce moment.

D'accord.

- Écoute-moi bien... - [Farès] Je te parle !

Elle appelle depuis le quartier Al Korneesh, quartier ouest.

À qui appartient cette maison ?

Aucune idée.

[vibreur]

[soupir]

C'est Yanis.

Yanis, mon petit-fils. Habibi.

Bonjour, grand-père.

Hey, t'as grandi !

Ça fait longtemps qu'on s'est pas vus.

- [Yanis] Tu es où, grand-père ? - On va se voir bientôt, je te promets.

Tu restes bien avec ta mère, hein ?

Et tu lui obéis bien.

- [Zaïd] Elle est où maman ? - [Yanis] Elle est avec papa.

[Zaïd] Et tu dis pas à papa que j'ai appelé, d'accord ?

Promis.

- [Farès] Yanis, tu fais quoi ? - Rien, papa.

[Farès] Yanis, viens ici. Dépêche-toi.

[musique pesante]

C'est bon, il est parti.

Salwa, écoute-moi. Écoute-moi bien.

Au carrefour El Basha-Al Jamhuriya, près du pont Al-Huryia,

il y a une cour, un terrain vague, et plus loin, une petite cabane.

Derrière, il y a une échelle qui descend dans les égouts.

Les égouts ?

Tu suis le tunnel sur 100 mètres, tu vas jusqu'au bout,

ça t'emmènera à la sortie de la ville. Quelqu'un vous y attend toi et Yanis.

- [en arabe] Tu y seras ? - [en français] Non.

- Ce sera quelqu'un de confiance. - [en arabe] Pourquoi pas toi ?

[en français] Je peux pas.

[en arabe] Je veux que ce soit toi.

[en français] C'est dangereux.

On peut me reconnaître.

[en arabe] C'est qui ?

[Zaïd, en français] Elle s'appelle Adèle.

Demain matin à 6 h,

elle sera à l'entrée des égouts devant la porte.

Les bombardements commenceront à ce moment.

Farès sera au front.

Tu prends Yanis et tu viens.

[en arabe] OK, papa. On se voit quand ?

[en français] Juste après. C'est promis.

Salwa,

tu y seras, hein ?

[musique pesante]

[en arabe] Ma fille.

[en français] OK, papa.

[elle coupe]

Le pont Al-Huriya. Salwa et Yanis vont l'emprunter

et traverser les égouts jusqu'à ce point, en dehors de Mossoul.

Zaïd dit qu'il y a une porte sous ce pont, mais j'ai aucune vision là-dessus.

On sait si elle est déverrouillée ?

Il prétend qu'elle l'est, mais il faudra peut-être la forcer.

Et moi, je serai là

pour les récupérer.

Comment on assure votre sécurité ? Il y aura un assaut en cours.

Je propose qu'on y aille à deux véhicules.

Sab en couverture sniper ici,

avec Paco et moi,

vous les gars, ici.

L'assaut va être lancé à 6 h, donc si on va vite, on est bon.

En plus, c'est pas une zone de combat prioritaire.

Ou alors Sab va avec Adèle en protection rapprochée ?

Heu, non.

Pourquoi non ?

C'est pas le plan donné par Zaïd.

- Moi, ça me va. - Non, mais Martin a raison.

Salwa avait un plan avec son père, elle devait le retrouver lui.

Il lui annonce que ce sera pas lui, mais une femme,

et là, elle voit deux femmes débarquer.

Elle peut flipper, hein.

[Adèle] On connaît pas sa réaction, je préfère y aller seule.

Très bien.

Faites-moi des compte-rendus dès le lancement de l'opération.

Bien, mon général.

[général] Martin, tu décales ton départ de 24 h.

[colonel] Fin de brief.

- [Olivier] Paco, tu nous prépares Brutus. - [Paco] Ouais.

Quelque chose à revoir, mon commandant ?

Non, non, rien, c'est bon.

Merci, mon commandant.

[musique pesante]

[on toque et ouvre la portière]

Pourquoi on va pas dans le humvee ? C'est plus grand et c'est blindé.

Non, sérieux, ça va être ça, notre nouvelle cachette ?

Ben j'ai une nouvelle coloc'.

Merci, d'ailleurs.

Oui, c'est vrai.

Justement, je me demandais...

Est-ce que ça te dirait

qu'à notre prochaine perm', on parte tous les deux quelque part ?

Je sais pas où, mais loin.

Ben...

On n'est pas assez loin ici ?

Bah...

[musique douce]

[la musique s'arrête]

[bips]

[musique de suspense]

Son téléphone borne depuis dix minutes à Al Korneesh. Pas de mouvement.

Ici non plus, toujours rien.

[vrombissement d'hélices]

Ça commence à envoyer la soudure. Bientôt, ça va être sons et lumières.

[Adèle] On attend encore un peu.

On bouge pas.

[musique de suspense]

[bips]

[Adèle] Ça y est, elle bouge.

Onze, ici 45. On a un suivi.

Quarante-cinq, ici, 11. On vous reçoit.

Nous la suivons aussi.

[Adèle] Elle approche de l'entrée.

[soupir]

Putain, pourquoi ça a disparu ?

[Adèle] Elle a dû perdre le signal dans le tunnel.

Mais elle sait où aller. Elle va arriver.

On se rejoint tous.

[détonations]

[vrombissement d'hélices]

Là, c'est la route Al Jamhuriya.

Il y a 800 mètres.

Elle a pris ici, rue Stiklal. Elle a tourné.

D'ici à là, quoi, y a 45 mètres,

et là, elle est descendue. Techniquement, elle est de l'autre côté du pont.

Attends, c'est quoi, ce truc-là ?

Ça doit être une partie condamnée du tunnel, mais on n'a pas les plans.

Tu veux que j'envoie Brutus pour checker ce qu'il y a ?

Il passe là-dedans ?

- Bien sûr qu'il passe. - Allez.

[sifflement des bombardiers]

[musique pesante]

Vas-y, grimpe, bordel.

Putain, merde. Putain.

- Tu veux nous envoyer là-dedans ? - On plie l'affaire en cinq minutes.

- Moi, j'en suis. - [Rimbaud] Attendez, les gars.

Il y a rien qui nous dit qu'elle est rentrée à l'intérieur.

Et toi, tu veux qu'on rentre sans savoir ce qu'il y a dedans ?

Les gars, il y a 50 mètres à faire, on est sept.

Il y aura pas une autre occas'.

Moi, je dis, ça se tente.

- [Olivier] Onze, ici 45. Parlez. - [bip]

Onze.

Ici 45. Salwa n'est pas au rendez-vous. Autorisation de pénétrer dans les égouts.

[soldat] Ici 11. Bien pris.

Attendez. Terminé.

[bip]

[musique pesante]

Oui.

- [bip] - 45, ici 11. Autorisation accordée.

[détonation]

Quarante-cinq.

Les gars, on se prépare à y aller. Spit en tête,

Rimbaud tu fermes la marche. Allez.

Sab, reste à la voiture, sur fréquence une.

[musique de suspense]

[Spit] Deuxième tunnel à cinq mètres.

OK. À tous, colonne double.

[la musique devient grave]

[détonation]

[soldat] Ici 11. Dépêchez-vous, les bombardements se rapprochent.

Quarante-cinq. Bien pris.

- [soldat] Onze. Terminé. - Sans blagues.

[détonation]

[musique de suspense]

[vrombissement d'hélices]

[Olivier] Clair.

[Spit] Clair.

Putain, elle est où cette conne ?

[forte respiration]

- [Martin] Putain, grenade ! - [Olivier] Grenade !

[détonations]

Martin.

Contact ! Contact !

[musique inquiétante]

[Martin] Repli ! Repli !

[Martin] Homme à terre !

[Martin] Rimbaud !

Passe !

[fusillade]

Ça va ?

[soupir d'effort] Regarde-moi. Regarde-moi.

- [détonation] - Hein ?

- Attends. - [fracas]

Retourne-toi.

C'est bon ?

Ouvre les yeux, ouvre les yeux.

T'as mal quelque part ? Regarde-moi, ça va ? Ça va ?

OK. Tu peux te relever ?

Oui ?

- [musique inquiétante] - [fusillade]

Paco, repli !

Replie-toi, bordel !

[Martin] Spit ! Flash bang !

[fusillade]

[Olivier crie]

Putain...

- [musique de suspense] - [bombardements]

- Accroche-toi. - [Olivier] Rimbaud ! Rimbaud !

- Martin ! - [Martin] Rimbaud !

Rimbaud !

[Olivier gémit]

- [Olivier] Ma jam... - [Spit] Ça va, ça va.

[la musique s'intensifie]

Ça va, ça va. Regarde-moi. Ça va aller, d'accord ?

Allez, on l'extracte, on se dépêche !

- [Martin] Rimbaud ! - Parle-lui. T'inquiète pas.

- [Martin] 45, contact ! Contact ! - [Rimbaud] Je te fais un garrot.

Reste avec moi, reste avec moi, regarde-moi, regarde-moi.

Un Charlie-Alpha, je répète, Un Charlie-Alpha !

- [Olivier hurle de douleur] - [fusillade]

[Spit] Reste avec moi, mon pote.

- Allez ! - [Martin] Go, go, go !

- [Rimbaud] Go, go, go ! - Paco, repli ! Repli !

[Martin] Paco, repli ! Repli !

[musique grave]

[détonations]

[sifflement des bombardiers]

[Rimbaud] Vas-y, doucement.

Allez, encore.

[Martin] Contact !

[Rimbaud] Les portes ! Les portes !

[Martin] Putain !

Ici 45. On rentre sur BOA avec un commando grièvement blessé.

Quarante-cinq. Terminé.

- [Olivier crie] - [Rimbaud] Ça va aller.

- [Martin] Allez, tiens bon ! - [Rimbaud] On est en chemin.

- [Olivier hurle] - Vas-y, Martin, bombarde !

[musique d'action]

[Rimbaud] On s'en va.

Tenez bon, tous !

[Sab] Passe !

Repli ! Repli ! Repli !

Regarde-moi. Voilà. C'est ça.

Putain de merde de gants de merde ! OK...

Olivier, regarde-moi ! Voilà.

[Adèle] Voilà.

Je vais te poser une perf. Tiens, prends ça. Toujours en l'air.

Toujours en l'air. OK ? Écoute-moi.

Je vais te faire un garrot, OK ? Je vais te faire un garrot tout doucement.

[Rimbaud] Je cherche une veine, ça va t'aider.

Bouge pas, bouge pas, bouge pas ! Bouge pas, mon pote.

- [musique triste] - [Rimbaud] Super !

Mets ta jambe, ton genou.

Tu appuies là. Je vais le clamper. D'accord ? Ça va un peu piquer.

Je vais tourner encore un peu. Allez !

- [il gémit] - [Adèle crie]

- C'est rien. - [Olivier crie]

Ça va aller, ça y est, ça y est.

Tiens bon. Tiens bon !

[il halète]

Je cherche ton artère. D'accord ?

[elle gémit]

C'est bon ?

Attends deux secondes. Attends, attends... Allez.

[il gémit de douleur]

[Martin] Ici 45.

- Délais d'arrivée, quinze minutes. - [Rimbaud] Appuie fort.

- [Martin] On est au niveau de Charlie Un. - [Olivier crie]

On te ramène à la maison. On te ramène !

[soupir] C'est bon !

[Rimbaud] C'est bon, j'ai eu ta veine. C'est très, très bien.

[Adèle] Ça va aller. Ça va aller, c'est bon.

C'est clampé, OK ?

[musique rock]

[vrombissement d'hélices]

[musique grave]

[Martin] Donc on sort du bordel des tuyaux à la deuxième minute.

Nous, on progresse avec...

Spit devant.

Je suis derrière et Adèle qui ferme la marche.

On continue la progression.

Adèle checke ici, il se passe rien, on continue.

[Martin] On checke l'ouverture de là où Salwa devait venir.

Spit va vérifier au bout.

Là, une frag nous descend sur la gueule. On se replie avec Spit ici.

[Martin] Le commandant est touché. À ce moment-là, je la tire vers l'arrière.

Spit reste en couverture ici, Rimbaud arrive assez vite,

prend Adèle et la ramène derrière. Nous, on reste ici, en soutien.

On prend le couloir de gauche en tête avec...

Olivier derrière, Rimbaud qui ferme.

- T'es ici, toi ? - Ouais.

Rimbaud se met devant le tas de pierre sur la gauche.

[Paco] Olivier part en reco devant.

[Martin] OK.

[Spit] Moi, je recule et...

j'envoie une assourdissante pour couvrir notre repli.

Quand je reviens après,

Olivier, il est... à terre.

[musique grave]

[Rimbaud] Là...

je t'entends dire...

[Martin] Je t'appelle quand Olivier est au sol.

Ouais.

[Martin] Olivier est...

par terre avec Spit qui était déjà là et...

- Donc j'ai appelé Rimbaud... - [fracas]

On n'aurait jamais dû y aller !

C'est tout, on n'aurait jamais dû y aller !

[musique grave]

[Paco] J'ai fini. Je t'attends ou pas ?

Allô ?

Je t'attends ?

Non, vas-y, je te rejoins.

[la musique s'intensifie]

[musique grave au piano]

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.