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Original subtitles

Pourquoi avez-vous fait cela ?

Parce que je suis une femme.

Je ne comprends pas.

Vous comprenez très bien.

Pourquoi vous êtes redescendu dans les toilettes ?

Vous êtes du genre qui ne regarde pas les femmes.

C'est quand vous m'avez touché... dans l'escalier... vous m'avez touché non ?

Et alors ?

Ça m'a touché.

Sur le moment je n'ai pas fait attention... c'est après j'ai pris peur... j'étais sûr

de ce que vous veniez de faire.

Moi aussi j'étais sûre de ce que vous veniez de faire.

Je sais ce que vous étiez allé faire dans les chiottes.

Faire pisser, comme tous les hommes.

Connasse !

Tous, pas un qui y échappe.

Qu'est-ce que vous voulez faire maintenant ?

Je vous paierai.

Qu'espérez-vous ?

Savoir, parce que vous qui n'aimez pas les femmes, vous pouvez justement

me regarder. Je veux dire avec impartialité.

De quoi s'agit-il ?

De cela.

Me regarder par là où je ne suis pas regardable.

Vous n'aurez pas besoin de me toucher, votre témoignage suffira.

Ce sera cher.

Je vous paierai.

Voici comment le marché s'est conclu. Ainsi est-il venu à ce rendez-vous frauduleusement

donné...

... Il en est malade d'être là...

... comme si c'était la chose toujours nouvelle...

... et qu'il ne sache pas à quoi s'attendre...

... alors qu'il le sait très bien.

Qu'est-ce qu'il y a pour moi ?

Vous êtes venu en avance, par conséquent je n'ai pas eu le temps de me déshabiller.

Je suis payé pour observer. Vous ne pouvez exiger rien d'autre.

Vous avez raison.

On ne peut s'empêcher d'espérer autre chose.

Vous ne m'aviez pas dit que la maison était si loin de tout, donc j'ai dû

prendre le train puis un taxi. Il faudra ajouter cela à l'addition.

Je paierai tout.

Ainsi est-il venu à ce rendez-vous frauduleusement donné. Il en est malade

d'être là...

... comme si c'était la chose toujours nouvelle, et qu'il ne sache pas

à quoi s'attendre... ... alors qu'il le sait très bien.

Enfin, il est temps.

Pourquoi vous exhibez-vous ainsi ?

La fragilité des chairs féminines impose le dégoût ou la brutalité.

Vous êtes donc dépendante de l'une ou de l'autre.

Que devons-nous redouter le plus ?

Le néant ?

Ou la brutalité ?

Il y a une éternité entre l'offre et la demande.

Il y a une éternité entre l'offre et le mouvement de prendre.

C'est ce que nous appelons la déception première.

Ensuite, rien ne s'enchaîne, tout est faux.

Il n'y a que le rattrapage artificiel, et la maladresse d'une brutalité hâtive.

Vous parlez trop.

Vos paroles sont des rapprochements malhabiles.

J'aurais peut-être dû me raser sous les bras.

Ça se verra toujours.

Rasez tant que vous voulez.

Vous pouvez aussi vous épiler la fente, ça n'effacera jamais le pouvoir

d'obscénité qui est le vôtre.

Au contraire, car la peau reste grumeleuse, comme le cou d'un poulet plumé

de chaque pore sexuel,

avec un gonflement irrité des poils arrachés, comme autant

de microscopiques tumescences sexuelles.

Et donc nous n'y pouvons rien.

Non, vous n'y pouvez rien.

C'est la profondeur de cette obscénité, la profondeur féminine...

... qui vous envie les garçons qui ne vous aiment pas, et qui haïssent ceux

qui vous aiment.

Ce n'est pas ce qu'on voit.

Encore que l'écartement de vos jambes me répugne.

Par la couleur trop vive et le côté informe et indolent de vos lèvres cachées,

et la finesse de cette peau...

... Quoique ici et là, grumeleuse, une peau qui sue, qui sue pur,

une peau infecte, comme celle des grenouilles...

... qui au moins ont la décence d'être vertes.

Et dont les cuisses symboliquement ont le même écartelé des vôtres.

Ce n'est pas ce qu'on voit, c'est ce qui se dérobe dans l'obscénité, c'est la

plus effrayante à nos yeux.

Mais encore ?

Pour la première fois, ce qui m'a détourné des femmes ce n'est pas cette violence

profonde qu'elles appellent...

... dans leur profondeur immobile ni cette horreur de ce magma qui semblait-il le

narguait...

Vous comprenez ?

Je crois que je découvre en moi ce que je savais et que je me refusais à entendre...

... que le corps des femmes appelle la mutilation.

Et pourtant, il n'y a rien, rien de trop.

Est-ce que l'air des hommes est contre l'invisible ?

Jusque-là, j'étais honnête, mais vous vous doutez bien maintenant de ce que je me

remémore immanquablement, car les pensées sont vagabondes...

... et on ne peut les tenir longtemps attachées dans un cours qui n'est pas le

leur.

Et vous ne pouvez nier ce à quoi vous font penser ces duvets noirs, brillants

de leur touffeur putride...

... à loisir... encore mouillés de l'œuf...

... qui est si attendrissant dans sa native faiblesse.

Et jusque maintenant, l'enfant, qui est en devenir tous les hommes, conservait l'aura

protectrice de son corps en formation...

... il restait dans l'ignorance pure, sans être attiré par les sorcelleries des

signes, des bruits obscènes de la nature...

... environné de partout de ce qu'on appelle des faiblesses, et lui qui était fort et

démuni contre le monde entier.

(Il crie)

Je ne vous avais pas cru, une fois de plus ce sentiment de dégoût...

... qui monte à ma gorge, à ma bouche de par votre présence animale.

J'en ai marre de vous à terre, Maman !

Oui, mais la reine des putes.

J'avais tellement défoncé sa chatte que maintenant plus personne ne voudrait d'elle.

T'as raison, ce qu'il faut c'est les tirer comme des chèvres.

Comme des chèvres ! Le plus possible... le plus possible !

C'est pour t'inoculer le vaccin d'une ombre !

Parce que si t'en prends une dans la peau... puis dans le cul, t'es foutu !

Mais elle m'a tout pris, tu comprends, elle m'a tout pris...

Hé oui, mais ton ivresse ne pourra pas te la prendre, ça elles peuvent pas !

Elles peuvent pas ! Tu comprends ?

Je le fais chier sa merde, je soude sa pisse, la salope, c'est une porcherie que

j'ai laissé derrière moi.

Pas un être humain n'aurait accepté qu'on ose se comporter comme je n'ai osé

avec elle.

Mais elle, elle en redemandait, elle en redemandait... ouais... elle en voulait

encore plus !

J'aurais mérité que je lui sorte toutes ses tripes du ventre pour les lui faire bouffer !

Taille ! Taille !

Je ne suis même pas fichu de savoir son nom.

Je l'ai connu, je l'ai connue dans sa plus totale intimité, et je ne suis

même pas fichu de savoir son nom.

Je n'ai pas besoin, et non plus, de savoir son nom.

C'est une odeur forte, âcre, qui s'immisce dans votre corps.

Une odeur forte qui provoque un mal de crâne tenace en quelques secondes.

C'est ce qui m'obsède quand je sens les effluves du sperme sur ma peau.

Une relente pestilentielle dont le parfum n'est sans doute agréable pour personne.

C'est rien.

C'est rien sur la première nuit.

C'est la première nuit.

Je suis désolée que vous ayez vu cela.

L'horreur qu'inspire le sang dans la mort... et d'une toute autre nature que

celle que l'on ressent devant celui qui s'écoule...

... de ces organes féminins pour qui c'est tout simplement...

... d'une affreuse normalité. Si intolérable.

Je l'ai lavé de mon sang.

Tu ne m'as pas fait ce que j'appelle regarder. Il faut me regarder quand je ne

me vois pas.

Tu ne m'as pas fait ce que j'appelle regarder, il faut me regarder quand je ne

me vois pas.

Où vas-tu t'asseoir si nous faisons quelque chose, quelque chose pour quoi ?

Je ne sais pas. Tu vois bien mon petit chéri.

J'espère que tu dis vrai.

Je ne sais jamais si je mens, tu le sais.

Oui, je le sais.

Dis-moi si tu as peur.

Oui j'ai peur.

De quoi as-tu peur ?

J'ai peur que tu m'aimes un jour.

Dis-moi.

Quoi ?

Sais-tu le faire ?

Je peux essayer.

Cette nuit vous avez voulu me tuer.

Vous avez longtemps lutté contre ce désir, comment le savez-vous ?

C'est le désir des hommes, c'est ainsi que ça se passe.

C'est pour ça qu'ils nous rejoignent sur nos couches.

Et ces voiles dont ils veulent rituellement nous parer préfigurent notre linceul.

Mais vous, vous n'y pouvez rien.

Vous êtes ignorante de tout ça.

Tu vois, l'espace qui peut prendre dans le corps sans qu'on sente rien...

... c'est l'espace de la plupart des verges humaines.

La preuve que le coït, c'est pas la matérialité de l'acte...

... mais son sens.

Moi, je peux me l'enfoncer comme ça, jusqu'au bout, sans rien sentir.

En n'ayant pas la moindre, la plus infime sensation de plaisir, comme un geste

ordinaire.

Mais regarde, j'ai saigné.

Toute la douceur du monde réside là, là où le monde est le plus impitoyable et

abject.

La fente est au plus près des déjections, d'où la confusion et la malédiction.

C'est ça que les hommes supportent mal, c'est pour cela qu'ils ont toujours voulu...

... enfermer les femmes de tout temps, en tout lieu, sous toute latitude.

Pour les protéger d'elles-mêmes, disent-ils...

... pour conjurer le sort de la femme.

En réalité, ce qu'ils ont peur c'est qu'elle leur appartienne pas.

Ils ne croient pas à la liberté essentielle.

Ils brandissent leurs ceintures, leurs cadenas, leurs serrures, leurs préceptes de

chasteté, leur morale.

Tout ce qui fait qu'un homme a besoin de la possession pour calmer son angoisse face

à un corps sans âme...

... et d'une âme obtuse, parce qu'ils ont toujours besoin de se rassurer...

... pourtant, ils savent bien qu'il faut pas demander de preuves...

... parce qu'alors il n'y a pas de validité dans l'amour.

Je l'ai mis pour pas salir les draps de mon sang, en ton absence.

Mais maintenant que tu es là, tire.

Tire.

Tire ça vient tout seul.

Tu vois, tout est là.

A cause de ce sang, on nous dit impures.

Parfois il ne sert plus à la mère, il ne veut plus de relation avec nous pendant cette

période qui est le comble de l'impureté.

Il nous appelle nos périodes. En réalité, ils ont peur de se sentir couler, sans

qu'aucune blessure ne soit faite.

Ce qu'ils appellent impuretés, c'est ce sang qui prouve que...

... nous ne sommes pas finies, pas couturées...

... que nous sommes par un côté ouvertes aux entrailles de notre ventre, alors

que vous...

... vous les portez cousues, fermées.

Tu vois, je le dépose dans le verre d'eau, comme la vieille dépose son dentier.

Et je regarde les efflorescences de sang rouge qui se libèrent dans l'eau.

Ne doit-on pas boire le sang de ses ennemis ? N'est-ce pas ça que sont les femmes

aux hommes ?

Tiens, bois.

Ils ont pris tout un dispositif pour nous faire croire que c'est compliqué.

Ainsi on peut se le mettre en place sans se toucher en restant intacte de toute sa

virginité...

... en n'ayant aucune exploration sur son sexe.

Tu vois ? Tu tapotes le petit carton, non tu pousses comme avec une seringue...

... pour t'injecter comme une sorte de, un shoot dans les veines... sans rien

sentir...

... que le glissement du coton hydrophile, comme pour suppurer une plaie douloureuse

et terriblement sensible.

Mais je ne sens rien. Je ne sens rien.

Tu ne trouves pas ça risible ?

J'en rirais tellement de bon cœur si ça n'augurait pas quelque chose de terrible...

... car il faut bien que quelque chose de terrible rampe dans le cerveau de

celui qui a calligraphié de son écriture servile et appliquée...

... cette chose infâme.

Un homme qui peut-être en être sûr. Un homme qui se croit supérieur et protecteur,

et qui ne nous aime pas.

En fait ils n'ont jamais rien compris à ce qu'on était.

Ils ont peur de nous comme les enfants ont peur dans le noir. Elle a terminé le cycle de la vie.

Elle est conforme à la nature de l'homme.

L'homme ne peut pas donner la vie.

Il la prend.

Il donne la mort.

Et donc la vie éternelle.

Dis-moi...

Est-ce que je n'ai pas perdu toute ma dignité en agissant ainsi devant toi ?

Tu ne dis rien ?

Et ton sang ?

Est-ce qu'il n'est pas devenu de l'eau ?

Tu vois rien.

Tu vois rien, n'est-ce pas ?

Tu vois, je peux le resceller en moi aussi longtemps que je le désire.

Et je peux le faire émerger...

... quand je le veux.

Ce qui te déconfit, c'est que la femme supplée au désir de l'homme.

Non. Non.

Si.

Si.

Mais de tout ce que tu vois là, rien. Rien n'existe.

À part peut-être que ce qui me donne du plaisir, c'est le mouvement de ta main.

Et que ce soit toi qui uses du bout de mes chairs pour le remettre à la terre...

... et fermer le cycle de la vie.

Car tu vois...

Tu vois...

En réalité...

Ce qu'ils ont peur, c'est qu'elles ne leur appartiennent pas.

Ils ne croient pas à la liberté essentielle.

Ils brandissent leurs ceintures, leurs cadenas, leurs serrures...

... leurs préceptes de chasteté...

... leur morale.

De l'organe...

qui est l'intestin intérieur.

Ce mensonge de la douceur des femmes qui est haïssable.

Cette pernicieuse insignifiance.

Qui en fait un piège.

L'air de rien.

Qui la rend prescriptible à tout.

J'en ai marre de vous entendre, maman. Oui, mais la reine des putes.

Je lui ai tellement défoncé sa chatte que maintenant plus personne ne voudra d'elle.

T'as raison, ce qu'il faut c'est les tirer comme des chèvres.

Comme des chèvres ! Le plus possible...

C'est pour t'inoculer le vaccin de leur ombre.

Parce que si t'en prends une dans la peau, et puis dans le cul, t'es foutu !

Mais elle m'a tout pris, tu comprends ? Elle m'a tout pris...

Eh oui, mais ton ivresse elle pourra pas te la prendre.

Ça, elles peuvent pas ! Tu comprends ?

Je lui fais chier sa merde, je sue de sa pisse...

la salope.

C'est une porcherie que j'ai laissée derrière moi.

Pas un être humain n'aurait accepté qu'on ose se comporter comme j'ai osé avec elle.

Mais elle, elle en redemandait, elle en redemandait, ouais !

Elle en voulait encore plus.

J'aurais mérité que je lui sorte toutes ses tripes du ventre pour les lui faire bouffer !

Taille ! Taille !

Je ne suis même pas fichu de savoir son nom.

Je l'ai connue, je l'ai connue dans sa plus totale intimité...

et je ne suis même pas fichu de savoir son nom.

Tu n'en as pas besoin.

Et moi non plus.

De savoir son nom.

En partant, il me glissa l'argent que j'avais gagné.

En gardant l'argent, je perdis le sens du mythe.

Je le perdis.

Je le sus immédiatement.

Mais à vrai dire, j'avais soudain été intimidée...

et j'avais pris cet argent alors que je voulais le refuser.

Holà ! Un autre s'il te plaît !

Un autre aussi pour lui.

N'y pense plus.

N'y pense plus, c'était une salope.

Une pute.

Une pute comme les autres.

Parce que si t'en prends une dans la peau, puis dans le cul, t'es foutu.

Mais elle m'a tout pris, tu comprends ? Elle m'a tout pris.

Et oui, mais ton ivresse, elle pourra pas te la prendre.

Ça, elles peuvent pas ! Tu comprends ?

Je lui fais chier sa merde, je sue de sa pisse...

la salope.

C'est une porcherie que j'ai laissée derrière moi.

Pas un être humain n'aurait accepté qu'on ose se comporter comme j'ai osé avec elle.

Ouais, mais elle, elle en redemandait !

Elle en redemandait, ouais ! Elle en voulait encore plus !

J'aurais mérité que je lui sorte toutes ses tripes du ventre pour les lui faire bouffer.

Taille ! Taille !

Je ne suis même pas fichu de savoir son nom.

Je l'ai connue... je l'ai connue dans sa plus totale intimité...

et je ne suis même pas fichu de savoir son nom.

Tu n'en as pas besoin.

Et moi non plus.

De savoir son nom.

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