All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S13E04.Double.Strands.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité Spéciale pour les Victimes.

Voici leurs histoires.

Salut. Félicitations.

Je sais que tu t'es donnée fond.

Merci. Je vais pouvoir montrer ce que je sais faire.

- Mais je suis nerveuse. - Danser à Broadway, c'est génial.

Tu vas faire un malheur.

Excuse-moi.

La vie n'est pas si triste. Souris.

Tu es plus jolie quand tu souris, Danielle.

Regarde-moi. Regarde mon visage.

Regarde. Regarde-moi bien.

Regarde-moi.

Mes copines voulaient que je prenne un verre,

mais je répète le matin.

J'aurais dû lui sourire.

Vous n'avez rien à vous reprocher.

Vous êtes en vie.

Aviez-vous déjà vu cet homme avant ?

Non.

Mais lui, il me connaissait.

Des traces de vélo ?

Prenez l'empreinte.

Il s'est acharné.

Il avait des gants en latex.

Il avait un signe particulier ? Un tatouage ?

Autre chose ?

Oui, un tatouage dans le cou.

Un symbole de tai chi.

Quel genre de symbole ?

Vous pouvez le décrire ?

Moitié noir, moitié blanc.

- Dans un cercle. - Un Yin-Yang ?

Oui, pardon.

Il a parlé pendant l'agression ?

Il a dit : "Dis-moi que tu m'aimes, maman".

C'étaient ses paroles exactes ?

Vous avez vu comment il est parti ?

À vélo.

Danielle, vous nous excusez une petite seconde ?

Il faut qu'on parle.

Dans le sud, je ne sais pas,

mais à New York, une seule personne mène l'interrogatoire.

- Sinon, on perturbe la victime. - Oui.

Ça va paraître dingue, mais je crois connaître ce type.

- Sa méthode. - Quoi ?

Tu viens d'arriver.

Un violeur en série en Géorgie.

C'était la même signature, Olivia. La même.

- Ses proies, le tatouage... - Sans vouloir te vexer,

à New York, plein de violeurs font ça.

"Dis-moi que tu m'aimes, maman" ?

- Il disait la même chose. - Je comprends.

Mais j'en doute fort.

Possible.

Ou bien c'est lui.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

"Le violeur de la côte Atlantique".

Un homme blanc, la trentaine.

- Un Yin-Yang tatoué dans le cou ? - Oui.

Il a sévi en Géorgie, en Virginie et dans le Maryland.

On l'a appelé comme ça et le surnom est resté.

Ce violeur cherche à se rassurer sur sa puissance.

Il a fait 15 victimes en 9 ans. Aucune depuis 3 ans.

On a cru qu'il était en prison ou mort. Jusqu'à hier soir.

Olivia pense que c'est trop mince. Mais il y a des points communs.

Des victimes jeunes et sportives,

- un vélo planqué dans des fourrés. - On a beaucoup de cyclistes.

Les coursiers...

Il n'a jamais frappé au nord de Baltimore.

Laissez-la au moins finir.

Donc tu crois

que ce violeur t'a suivie à New York ?

- Pour te provoquer ? - Non.

Pas son genre. Il nous a échappé

en restant très discret.

- Des erreurs ? - Oui. Pas de capote

les quatre premières fois. On a son ADN.

Il n'est pas fiché ?

Non, il est discret.

Mais dans le Maryland, deuxième erreur.

Une empreinte partielle sur un tournevis. Le soir d'Halloween en 2003.

- Bon, il aime les blondes. - J'appellerais ça une obsession.

Danielle a eu un bon réflexe.

Elle lui a arraché un cheveu et elle l'a précieusement gardé.

- Un portrait-robot ? - Capitaine, m'en veuillez pas.

- J'ai appelé Fujita. - C'est qui ?

Le meilleur dessinateur de la ville.

Il prend des heures et coûte une fortune.

Avec ça, on coincera personne.

- Inspecteur. - Excellent.

Mais avec ça, si.

Son tatouage.

OK, on diffuse sa photo.

- On a un violeur en série. - Non. Allons-y doucement.

Ne causons pas la panique.

Seulement les infos sûres.

Ne parlez que du viol d'hier soir.

Gardons le reste pour nous.

C'est parti. Le portrait est partout.

Big Brother nous regarde, amigo.

Bientôt, on prélèvera l'ADN à la naissance

pour alimenter nos fichiers.

Y a que les criminels que ça dérangera.

- C'est la fin de la liberté. - Oui, voilà.

Tu oublies un détail.

Qui va répondre aux appels téléphoniques ?

Ne vous inquiétez pas, Mme Reidy.

Non, il suffit de fermer votre porte.

Non, ce n'est pas votre voisin.

Nous, on recherche un homme blanc.

Remplacez-moi. Je vais me jeter par la fenêtre.

Hé, Munch. Regarde.

- C'est toi, le sergent. - Deux impasses et une dingue.

- Benson. - Inspecteurs.

Quand avez-vous été agressée, Lana ?

Il y a deux mois, à Morningside Park.

Je n'ai pas porté plainte.

Tout à l'heure, j'ai vu son visage à la télé, et...

Comment en êtes-vous sûre ?

Son tatouage.

Il vous a parlé ?

Il a dit quelque chose ?

Il a dit : "Regarde-moi.

Regarde mon visage".

Il a dit autre chose ?

"Dis-moi que tu m'aimes, maman. Dis-moi que tu m'aimes".

Il n'arrêtait pas de répéter ça.

On a reçu une photo prise avec un portable.

Vous le reconnaissez ?

- Oui. - Je ne vous ai jamais montré ça.

Que savez-vous de lui ?

Il vient au parc avec son fils.

- Vous lui avez parlé ? - Son fils Luke joue avec ma fille.

- Ils habitent dans le coin ? - Après la 9e Avenue.

DOMICILE DE GABRIEL ET JANEY THOMAS

Ça ne tiendra pas dans une voiture.

Il faudrait un camion, mais...

- Excusez-moi. - Sinon, ça sera... Oui ?

- Police, Monsieur... - Gabriel Thomas.

On peut vous parler en privé ?

Oui, bien sûr. Luke, va chercher maman, d'accord ?

OK.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Vous avez lu le journal ? - Oui.

Le Times ?

Vous devriez lire les tabloïdes.

VIOLEUR

Il doit y avoir une erreur.

Chéri ? Qu'est-ce qu'il y a ?

On demande à votre mari où il était avant-hier soir.

- Ici, en famille. - Toute la nuit ?

J'ai fait une balade à vélo.

Vers 21 h. J'avais couché Luke.

- Des témoins ? - Non, je me balade tout seul.

On ne va pas faire ça ici.

Suivez-nous au poste. On va tirer ça au clair.

- J'appelle mon frère. - Janey.

Pas besoin d'avocat. Je n'ai rien fait.

- Je reviens vite, d'accord ? - OK.

OK.

- Si c'est ton homme... - Oui, c'est bien lui.

Il a du sang-froid. Il ne veut même pas d'avocat.

Bizarre, il en a un qui vient d'arriver.

Sherri West.

Vous savez comment ça marche. Face au miroir.

Maître. Vous avez perdu à la courte paille ?

Contente de vous voir également.

- Alors, où est la victime ? - On en a deux.

Et je ne parle que de New York.

Si vous le libérez, vous méritez vos honoraires.

Numéro 4, avancez.

Reculez.

Numéro 5. Un pas en avant. Numéro 5.

Reculez.

Numéro 6, avancez. Reculez.

OK. Allez récupérer vos 10 dollars au bout du couloir.

Numéro 5, vous restez là.

Je ne comprends pas.

Il fallait rester dans le sud, Gabriel.

Vous n'étiez pas prêt pour New York.

Les filles que vous avez violées.

Elles vous ont reconnu. Toutes les deux.

C'est impossible.

Vous êtes cuit.

Comme on est tous amis, gagnons du temps.

Je suis nouvelle en défense, mais même un étudiant

sait que l'accusé ne doit pas parler.

- Alors que fait-on ici ? - Ce n'est pas lui.

- C'est original, ça. - Mais enfin.

- Vous l'avez vu ? - Oui.

Les victimes n'ont pas hésité.

Les témoins ne sont pas infaillibles.

Gabriel est clean. Il a une famille, un job.

C'est vrai. Écoutons sa version.

J'adorerais écouter ses aveux.

S'il est coupable à vos yeux,

je lui dirai de se taire.

Vous nous laissez une minute ? Merci.

- C'est lui. Il correspond au profil. - Tu t'entends, Rollins ?

On doit trouver des éléments à charge et à décharge.

- On n'est pas le jury. - C'est lui.

- Qu'est-ce qu'on attend ? - L'analyse ADN.

Les empreintes sur le tournevis.

- On n'a aucune preuve. - OK.

En attendant, je peux lui parler ?

Toi, tu restes là. Benson, Amaro. Le suspect est à vous.

Rollins. Nous, on est spectateurs.

À vos ordres.

Écoutez, je vous l'ai déjà dit.

Je suis un bon citoyen.

À part pour un seul excès de vitesse.

Et cette plainte pour violences domestiques

déposée contre vous en 1994 ?

Vous plaisantez ? Je m'étais disputé avec ma petite copine, à la fac.

Sa colocataire a appelé les flics. Ça s'est passé il y a 15 ans.

J'étais un gamin.

- Vous, vous êtes irréprochable ? - Allez, on se calme.

OK ? Que faites-vous comme travail ?

Représentant pharma.

Je bosse pour la même boîte depuis 10 ans.

J'ai été promu. D'où notre venue à New York.

Parlons de mercredi soir.

Vous dites avoir fait une balade à vélo. Tout seul.

- Comme d'hab. - Vous pouvez le prouver ?

Vous êtes passé chez l'épicier ? Ou à la banque ?

Je ne prends que du cash, ma clé et mon sac.

Et le jeudi 21 juillet ? Vous étiez en ville ?

J'étais sûrement devant la télé.

Disons que mon client était à New York ces deux soirs.

- Comme 4 millions d'hommes. - Oui.

Il y a du monde à New York. Alors, remontons un peu plus loin.

Où viviez-vous avant ?

À Genève. Ma boîte est suisse.

Vous avez vécu 10 ans en Suisse ?

Non, ces trois dernières années.

Avant ça, Géorgie, Caroline du Sud et Maryland.

Quel rapport ?

On pourrait voir votre dossier complet ?

- Les villes, les dates. - Ça ne prouverait rien.

Non, laissez-les faire. Tout ce que vous voudrez.

Merci de coopérer.

OK. Je peux rentrer chez moi ?

Ma femme doit être inquiète.

- Seule avec le gamin. - Vous l'appellerez après.

Bien joué.

Il était à tous les bons endroits.

On n'a rien fait. Il a tout dit.

Il aurait pu se disculper.

Mais non.

Il est obsédé par les blondes

- mais il ne t'a pas regardée. - Il aime les filles soumises.

- C'est notre violeur. - Pas trop vite.

Son employeur va nous donner son dossier. Vérifiez-le.

Les points rouges sont les viols.

Les points bleus sont les lieux où Thomas habitait à la même époque.

- Coïncidence ? - Tout colle.

En 2002, il est muté dans le Maryland.

En 2003, il viole trois femmes à Gaithersburg.

Puis Caroline du Sud, Virginie et Géorgie. Ça correspond.

Puis aucun viol pendant 3 ans.

Oui. Ses 3 ans en Suisse.

Il y a beaucoup de blondes en Suisse.

Des crimes similaires là-bas ?

On a contacté Interpol. Ça prendra du temps.

Gabriel revient aux États-Unis le 1er juin. À New York.

- Deux victimes en trois mois. - Et la perquisition ?

La Scientifique a trouvé un tournevis et un couteau dans son sac.

Ça colle au mode opératoire.

Tous les cyclistes ont ça dans leur sac.

OK, ça se tient.

Il a le même parcours que le violeur.

Mais vous ne trouvez pas ça bizarre qu'il ait été si franc ?

- Il est sceptique, le nouveau. - Écoutez ça.

Le labo dit que l'ADN de Gabriel correspond à celui du violeur

pour les quatre premières victimes et Danielle.

Échec et mat. Arrêtez-le.

S'ils étaient tous aussi simples.

J'annonce la bonne nouvelle à mon ex-capitaine à Atlanta.

- Hé, Rollins. - Oui ?

Beau travail.

Le test ADN est erroné. Je bosse dans le domaine pharmaceutique.

- Tous les labos font des erreurs. - L'ADN ne ment pas.

Moi non plus.

Ouvrez.

- C'est pas moi. - Écoutez.

Vous êtes mal barré.

Alors, vous n'avez vraiment rien à me dire ?

Un secret que vous cachez à votre femme ?

Que vous ne vouliez pas dire à votre jolie avocate ?

- Non. Rien. - Parlons de ces filles de New York.

Je les ai vues. Elles sont jolies.

Elles ont été ambiguës ?

Comment je le saurais ?

Je ne les ai jamais vues.

OK.

Vous avez un fils. Il s'appelle Luke, c'est ça ?

- Oui. - Il a 6 ans ? 7 ans ?

Six ans.

J'ai une fille de 4 ans.

Ils grandissent si vite.

Très bientôt, elle ira au lycée.

Puis à l'université.

Vous avez envie de revoir votre fils un jour, Gabriel ?

Si vous avouez tout,

vous purgerez votre peine ici, avec droit de visite.

Vous voulez le serrer dans vos bras ? Le voir grandir ?

Si vous êtes dans un autre état,

le trajet sera long pour votre famille.

Ma femme m'aime.

Elle sait que je suis pas un violeur.

Écoutez, Gabriel.

J'aurai tout fait pour vous aider.

Mais vous ne m'aidez pas. Tournez-vous.

Je n'ai rien fait. Je n'ai rien à avouer.

Vous oubliez un détail.

- Ah oui ? Quoi ? - Votre violeur est toujours en liberté.

Avancez.

PREMIÈRE COMPARUTION JEUDI 22 SEPTEMBRE

- Comment plaide l'accusé ? - Non coupable.

Me West, vous débutez comme avocate,

mais respectez la procédure.

- Non coupable, Votre Honneur. - Une caution ?

La détention préventive. M. Thomas est accusé

de deux viols à New York

et d'autres états se préparent à demander son extradition

pour des viols dans leurs juridictions. Quatre analyses ADN

prouvent qu'il viole des femmes depuis des années en toute impunité.

Il a des raisons et les moyens de fuir.

Mon client est un père de famille

avec un emploi stable et un casier vierge.

L'accusation s'acharne...

Me West, je vous en prie.

Vu la gravité et le nombre de crimes dont il est accusé,

il sera placé en préventive à Rikers.

- Janey. - Huissier.

Tu ne peux pas croire que j'aie fait ça.

- Allez. - Janey !

Très bien. Signez ici.

- Je peux ? - Oui.

On remplit les papiers pour cette ordure, puis on le transportera à Rikers.

- Ah, la grève des joueurs est finie. - Oui, bonne nouvelle.

- Les Giants ont de bons receveurs. - Ils ont une chance de gagner.

Votre prisonnier !

- Il est blessé. - Une ambulance.

Un médecin !

Gabriel. Hé. Vous m'entendez ?

Tenez le coup, ça va aller.

Tout ira bien.

Les secours arrivent.

Vous direz à mon petit garçon que je n'ai jamais violé personne.

Dites-lui. Faites ça pour moi.

Faites venir un médecin ! Vite !

Je n'ai pas fait d'évaluation psy. Il a perdu beaucoup de sang.

Combien de fois on a vu ça ?

Le gars se fait coincer, alors il cherche une porte de sortie.

Qu'as-tu dit à Luke ?

Que tu étais parti en voyage d'affaires.

Pour très longtemps.

Il y aura des rumeurs dans son école.

J'en ai déjà parlé au directeur.

Ils sont au courant de... la situation.

Comment tu peux croire que j'ai fait ça ?

Désolée.

C'est juste...

Docteur, croyez-vous que Gabriel ait pu commettre

ces crimes sans s'en rendre compte ?

Je n'ai jamais vu ça en 20 ans.

Certains psychiatres vous diront que oui.

Ceux que son avocat engagera pour le faire acquitter.

Et quelqu'un qui simule un suicide pour être déclaré irresponsable ?

J'en ai vu un se manger le bras pour se faire passer pour fou.

Ça a marché.

Janey. Janey ?

Le médecin dit qu'il va s'en sortir.

Ne faites pas semblant de vous inquiéter.

D'accord.

J'arrive pas y croire.

J'ai été mariée à cet homme.

Pendant 15 ans. On a eu un enfant.

Je ne me suis jamais doutée de rien.

Comment est-ce possible ?

Les vrais prédateurs

qui nous échappent si longtemps...

- sont des maîtres de la dissimulation. - Pendant 15 ans ?

Ce qu'il a fait à ces femmes...

- Ça me rend malade. - Vous êtes là.

- Malgré tout. - Ma mère veut que je le quitte

mais il n'a personne.

- Il n'a aucune famille ? - Non.

Il était fils unique.

Ses parents sont morts à six mois d'écart quand il était étudiant.

Ça n'a pas dû être facile. Il s'en est remis ?

Oui. Enfin, je croyais.

C'est comme ma fausse couche.

Il a dit que c'était la nature et que ce n'était pas le bon moment.

Il est resté avec moi tout le week-end.

Il n'a même pas enlevé son maquillage.

Maquillage ?

Oui. On était déguisés en pirates.

Pour une fête d'Halloween.

Il était déguisé en Jack Sparrow. Quand il pleurait, son eye-liner coulait.

Halloween ? En quelle année ?

En 2003.

Maître West.

Je viens d'avoir une idée.

Plutôt que de manger dans la rue, il faudrait inventer

un endroit où on mange assis.

- Ce serait intéressant, non ? - Que voulez-vous ?

Une théorie qui innocenterait Gabriel.

- Vous devez bien en avoir une. - Me taquinez pas.

J'aurais pas dû vous laisser lui parler.

Mais vous le croyiez, non ?

- Vous avez fini de jubiler ? - Non. Écoutez.

Moi, j'ai encore des doutes.

Le Capitaine n'en a aucun.

Vérifiez donc quelques dates pour votre client.

- Halloween 2003. - Le quatrième viol à Gaithersburg ?

- Oui. - Son ADN y était.

Je chercherais quoi ?

Un homme à deux endroits en même temps.

Un souci, le bleu ?

Hein ?

Oh, non. C'est rien.

Comme tu voudras.

Non. Quand on a...

trouvé Gabriel dans sa cellule...

avec du sang partout,

il m'a dit :

"Dites à mon fils que je n'ai violé personne".

Les derniers mots d'un mourant.

Non.

Il est coupable. On a plein de preuves.

Mais il m'a presque convaincu.

Ça m'énerve qu'après toutes ces années dans la police,

je sois fichu de me faire avoir.

Tu es sûr que c'est le seul souci ?

Eh bien. On a son ADN.

Quand j'ai reçu ma plaque, on n'avait que le groupe sanguin et les empreintes.

On se fiait à notre instinct.

Et tu sais quoi ?

Je regrette cette époque.

LABO ADN SAMEDI 24 SEPTEMBRE

Cinq scènes de crime. Le même ADN.

Oui. Mais est-il possible que vous ayez fait une erreur ?

On compare 400 nucléotides pris sur 13 points distincts.

Les chances sont infimes

que deux personnes aient 100 % de correspondance.

Ce n'est jamais arrivé.

Il y a eu un scandale dans des labos de Long Island et de Virginie.

Ils trafiquaient les tests pour améliorer leurs chiffres.

Vous dites que quatre labos, en plus du nôtre,

le meilleur du pays, conspirent pour piéger Gabriel ?

Pour quel motif ?

- Olivia dit que tu as une piste, Amaro ? - Peut-être.

La déposition de la victime violée à Halloween en 2003.

Son violeur avait une dent cassée et une longue cicatrice abdominale.

Thomas n'a ni l'une, ni l'autre.

Il avait le même tatouage Yin-Yang

que Gabriel. Une dent cassée et une cicatrice, ça se corrige.

Mais ce soir-là, il était à l'hôpital, à 150 km de là.

Sa femme avait fait une fausse couche. Deux déclarations.

Un médecin et la belle-mère de Gabriel

disent qu'il n'a pas quitté Janey de toute la nuit.

Le médecin n'était pas là 24h sur 24

et les belles-mères mentent parfois.

Elle n'a jamais aimé Gabriel.

Quelqu'un a pu mettre son ADN sur les lieux.

Il se serait arrêté après la quatrième fois ?

On sait quoi sur sa famille ?

Demandons-lui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Benson et Amaro vérifient des détails. Je vais te raconter.

En route.

Je suis fils unique. Enfin, je crois.

- Vous "croyez" ? - J'ai été adopté.

Vous n'avez pas contacté votre mère biologique ?

Pas intéressé.

Pourquoi ces questions ?

Quoi ?

Je n'ai pas le profil d'un violeur,

alors vous fouillez plus loin ?

Vous savez...

Allez vous faire voir.

Mes parents étaient géniaux.

Ils m'ont bien élevé.

FOYER POUR ANCIENS DÉTENUS

C'était en 1975 ou 1976.

Je ne sais plus trop.

J'avais 17 ans.

Je ne prenais pas soin de moi, alors, deux bébés...

- Je les ai abandonnés. - Deux bébés ? Des jumeaux ?

Bravo, Sherlock.

- On ne les a pas placés ensemble ? - Non.

À l'époque, ils séparaient les jumeaux.

Ça devait amuser les psys.

Mais ils m'ont bien payée.

- Vous avez eu des nouvelles d'eux ? - D'un des deux.

Brian.

Un joli garçon. Il est venu me voir...

il y a peut-être 20 ans.

Vous savez où se trouve Brian ?

Ça remonte à loin.

J'ai vu son nom dans le journal.

- Il a pas eu une vie facile. - Pourquoi ?

Ses parents. Enfin, ses parents adoptifs.

La mère a tué le père.

Elle était jalouse.

Elle l'a drogué et elle l'a brûlé vif sous les yeux de Brian.

Le pauvre gosse a dû témoigner.

- Ça s'est passé où ? - À Richmond.

Ou à Norfolk ?

Vous n'avez plus jamais revu Brian ?

Si. Il est repassé me voir deux mois après le procès.

Il voulait que je sois dans sa vie.

Sérieux. Il croyait quoi ? Qu'on irait au MacDo ou au ciné ?

Je l'ai abandonné, ça aurait dû faire tilt.

- On a fini ? - Une chose.

Brian sait qu'il a un jumeau ?

Oui, je lui ai dit.

Il a dit qu'il avait toujours su qu'il manquait une partie de lui.

Quelle comédie !

À Richmond, en 1992.

Catherine Smith est condamnée à mort pour le meurtre de son mari.

"Le jury horrifié a écouté leur fils Brian

raconter ce meurtre effroyable".

- On cherche un Brian Smith. - Je suis dessus.

Bonne chance.

Il doit y avoir au moins 10 000 Brian Smith.

Combien ont suivi leur jumeau à New York ?

Il y a 126 Brian Smith à New York.

Le nôtre a un jumeau. Regardons les dates de naissance.

Bien vu. Le 6 février 1975.

Brian Smith a été engagé en juillet

par le Service des Parcs de la ville.

Merde.

- On l'embarque. - Attends.

D'abord, on raconte tout au substitut.

Faisons ça bien.

Quoi ? Mais c'est une blague ?

Ça ne change rien. C'est le même ADN.

Non, parce qu'on a deux suspects

avec le même ADN.

Le jury aura toujours un doute.

- Pourquoi Gabriel n'a rien dit ? - Il l'ignorait.

Exactement comme Brian l'avait prévu.

Il a suivi Gabriel.

Si on l'arrêtait, il accuserait son jumeau.

C'était une très bonne idée.

Le jury ne pourra pas les différencier.

Mais on pourrait essayer de prendre Brian sur le fait ?

On fait ça comment, Capitaine ?

Il sait se contrôler.

Il ne violera pas tant que son frère est en prison.

Si on annonçait la libération de Gabriel ?

Vous voulez semer la terreur ?

On lui tend un piège.

Il adore les blondes.

Après réflexion, la Cour accepte de relâcher Gabriel Thomas

contre une caution de 250 000 dollars.

Vous ne quitterez pas New York

et vous suivrez un traitement psychiatrique.

Votre prochaine audience est fixée au 6 octobre.

Votre libération a déclenché un vrai tollé.

Vous êtes content d'être libre ?

Si je suis libre, pourquoi je suis en cellule ?

Pourquoi je pose la question ?

Écoutez.

Ça doit vous paraître dingue.

Mais vous saurez tout quand ce sera fini.

À quoi vous jouez ?

Dites-moi ce qui se passe.

Vous voulez un truc à manger ?

Même mon avocate ne me dit rien.

Soyez patient, Gabriel.

J'ai le choix ?

Vous voyez la cible ?

Oui, il balaie toujours.

Il te regarde depuis quatre jours.

Pour l'instant, il n'a pris que des photos.

- Tu es peut-être pas son genre. - Tu rigoles ?

Il me mate depuis que j'ai mis les pieds dans le parc.

Attendez une minute. Il se déplace.

- Vers où ? - Oui, je l'ai repéré.

Il va vers le nord. Près des massifs de fleurs.

J'y suis.

Il a mordu à l'hameçon. Reste en vue.

Va pas trop loin, Rollins.

Rollins, donne-moi ta position.

Rollins !

Tu as du tempérament.

Rollins !

Fais-moi un sourire.

Non.

Doucement. S'il te plaît.

Je te donnerai tout ce que tu veux.

Regarde-moi. Regarde mon visage.

Police ! Posez votre arme ! Maintenant !

Debout.

Arrête, Amaro.

Hé ! Ça suffit. Arrête !

Du calme. C'est bon. On le tient.

- Ça va ? - Oui, très bien.

- On t'avait dit de pas t'éloigner. - J'ai saisi l'occasion.

Qu'est-ce qui t'a pris ?

Tu veux couler l'affaire ?

Je le connais mieux que personne.

- Je peux le faire craquer. - Attends.

Tout ce qu'on a contre lui, c'est ton agression.

Vous êtes un témoin essentiel.

Attendez. C'est son affaire.

Il a agressé Rollins. Si elle obtient des aveux,

son avocat les fera invalider.

À la barre, je saurai me défendre.

Écoute le substitut.

Dans le tunnel, la fille m'a chauffé.

- Pourquoi ce couteau ? - Flagrant délit.

- C'est fini, mon pote. - Vous croyez ça ?

Vous ne savez pas tout.

Allez-y. On vous écoute.

Vous voulez que je parle ? Je parlerai.

Mais à elle.

À la blonde.

Pas question.

Dans ce cas...

Un avocat.

Il a dit le mot magique. On a de quoi l'inculper ?

Le micro de Rollins était mort.

Amaro a brutalisé le suspect et Rollins était hors de vue.

- C'était... - La défense vous présentera

comme deux nouveaux qui veulent se faire un nom.

Et l'ADN est mis en doute à cause de son jumeau.

S'il ne parle pas à la blonde, on doit le relâcher ?

On a besoin d'aveux.

Vous vouliez me voir ?

Vous êtes tellement plus sexy quand vous souriez.

Vous aussi.

J'avoue que je voulais...

vous rencontrer depuis un moment.

- C'est vrai, ça ? - Je suis une fille du sud.

Je bossais au bureau d'Atlanta.

Votre surnom, il est de moi.

Vous m'avez un peu obsédée, toutes ces années.

- Je croyais être votre genre. - Oui.

Vous l'êtes à 100 %.

Quelle aventure.

Vous étiez le meilleur. Je vous l'accorde.

Je suis le meilleur.

Vous et moi dans le parc,

c'était quelque chose. Vous étiez...

toute jolie et montée sur ressorts.

Vous m'avez allumé.

Comme les autres ?

Quelles autres ?

Oh. C'était mon frère.

Oui. On a le même ADN.

Alors c'était ça, votre plan ?

Vous laissiez de l'ADN pour incriminer votre frère.

Et vous avez même reproduit son tatouage dans le cou.

- Quel génie. - C'est vous qui le dites. Pas moi.

- Mais votre alibi a deux faiblesses. - Hein ?

- Soulevez votre T-shirt. - Quoi ?

Soulevez-le, beau gosse. Soyez pas timide.

Si ça vous fait plaisir.

Une belle cicatrice.

Votre jumeau n'a pas de cicatrice ni de dent cassée.

- Des victimes les ont vues. - Vous n'avez que ça ?

Il faisait noir. Les témoins se plantent.

- Vous le savez. - Et le viol d'Halloween ?

En 2003.

- C'était votre frère ? - Oui, c'est possible.

Vous savez que sa femme a fait une fausse couche ?

Les médecins jurent qu'il n'a jamais quitté sa chambre.

Il a dû sortir discrètement.

Il était à 150 km du lieu du viol, Brian.

Assis.

Vous avez commis une autre erreur.

Vous avez perdu votre tournevis ce soir-là.

Avec vos empreintes dessus.

Ça, c'était pas très pro. C'est décevant.

Et ça... ça va vous coûter cher.

Les jumeaux ont le même ADN, pas les mêmes empreintes.

Vous le saviez, non ?

Après ça, vous portiez des gants.

Brian.

Je sais.

Vous avez dû vous débrouiller seul.

Mais pas Gabriel.

Il a eu la chance d'aller à l'école. Il a pu faire des études.

Il a une vie de rêve. Vous avez vu sa femme,

son garçon.

Vous l'avez suivi pendant des années.

Sans jamais dire bonjour.

- Vous ne savez rien. - On a parlé à votre mère.

Votre vraie mère. Dans un foyer pour ex-taulards.

Elle nous a dit que vous l'aviez retrouvée.

Elle a dit...

"Je l'ai abandonné une fois.

Ça aurait dû faire tilt".

- Ça a dû faire mal. - C'est une pute alcoolo.

- Je m'en fous. - Non.

Surtout qu'elle a pris soin de votre jumeau.

Un très grand soin.

Elle lui a trouvé une bonne famille.

- Elle envoyait des cartes d'anniversaire. - J'ai eu des bons parents.

Brian, votre mère adoptive a assassiné votre père sous vos yeux.

C'est horrible.

Personne ne mérite de vivre ça.

- Ça ne m'a pas traumatisé. - Non ?

C'est faux. Votre mère vous a abandonné

et votre deuxième mère était un vrai cauchemar.

Brian, je comprends.

C'est traumatisant.

Il n'y a jamais eu personne pour vous écouter. Hein ?

Je suis là pour vous écouter.

Toute votre histoire. Pas seulement les erreurs.

Tout.

On a toute la nuit.

Je vous abandonnerai pas.

Regardez-moi.

Regardez mon visage.

C'est terminé, Gabriel.

Vous êtes libre.

Je peux sortir ? Pourquoi ?

Qu'est-ce qui se passe ?

- On a le coupable. - C'est qui ?

Qui c'est ?

Votre frère jumeau.

J'ignorais que...

Lui, il savait.

CECI EST UNE FICTION

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