All language subtitles for Law & Order S07E03 Good Girl 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

On a refait le toit en 1980 et la chaudière en 1985.

Quand avez-vous repeint ?

Vernon ?

On a refait les couloirs il y a deux mois.

Tout ça en deux mois ?

Qui vit ici, Jackson Pollock ?

Ils ne poseront pas de problème.

On a des sociétés de gestion.

Je ne compte pas devenir marchand de sommeil.

Qui dit que vous l'êtes ?

Vernon, la musique.

Monsieur McCurdy, vous êtes à trois rues de Times Square.

Disney rachète tout ce qui n'est pas cloué.

Vous croyez que Mickey vivrait dans un bidonville ?

Je vous préviendrai.

Mon avion pour Richmond part dans une heure.

- Monsieur Coyle. - Une minute.

Venez voir tout de suite.

Charley Monroe. Je crois qu'il est mort.

Je file à l'aéroport.

Il a fallu que mon acheteur potentiel voie ça.

Et que faisait "ça" dans la vie ?

Il était en première année à l'université de Manhattan.

Il était là depuis six semaines.

Il a dû oublier de payer sa caution.

Il était irréprochable.

Il a bien aménagé l'endroit.

Pour quelqu'un ?

Oui, une vraie bombe.

Je l'ai vue l'engueuler devant l'immeuble mardi dernier.

Une description ?

Jeune, Noire, coiffure à la Whoopi Goldberg.

Je n'ai pas bien vu.

Si quelque chose vous revient, appelez-moi.

D'accord ?

Le type au bout du couloir a entendu une dispute

de chez Monroe vers 17 h.

Monroe et une femme.

Ça se répète, non ?

Alors ?

Pas d'effraction.

Il a toujours sa chaîne en or au cou, 23 dollars sur le bureau.

J'ai trouvé une piqûre sous sa cage thoracique

et une coupure à l'avant-bras gauche.

Il a bloqué un coup. Quel genre d'arme ?

Une lame unique dentelée.

Il manque un couteau à steak dans la cuisine.

C'est ce que je crois ?

Des fluides. À lui, ou elle.

Il y a deux verres vides dans l'évier.

Il y a deux emballages de préservatifs vides.

Le dimanche après-midi presque parfait.

J'échangerais presque ma place avec lui.

Vin à la piña colada.

Plus personne ne boit de bières fraîches ?

Autre chose dans son système ?

On aura le rapport toxicologique dans deux heures.

Et sa petite camarade ?

Empreintes sur un verre de vin. L'ordinateur n'a rien trouvé.

Personne ne l'a vue entrer ou sortir ?

Aucun témoin.

Le voisin travaille de nuit. Le voisin d'en face n'était pas là.

Ce n'est pas une coïncidence. Il trempait dans quelque chose ?

Ni drogue, ni arme. Pas beaucoup d'argent.

Casier juvénile scellé il y a six ans, mais c'est tout.

Van Buren.

Installez-les en salle d'interrogatoire.

Les parents de la victime.

Rey, retrouvez les voisins disparus.

Lennie.

Youpi...

On a enterré son cousin l'automne dernier.

Il a été abattu dans la rue.

On pensait qu'en quittant le Bronx, Charley serait en sécurité.

Il avait deux jobs d'été pour payer son loyer et ses études.

Il ne méritait pas ça.

Quand lui avez-vous parlé pour la dernière fois ?

Hier matin, avant l'église.

Il m'a appelée.

A-t-il parlé d'un rendez-vous ?

Une petite amie ?

Non.

Il devait étudier.

Comment ça, une petite amie ?

On a la preuve qu'il y avait une jeune femme chez lui.

Il a été aperçu en train de se disputer avec une femme plus tôt dans la semaine.

Avec des dreadlocks.

Vous la connaissez ?

Peut-être Arlene Williams.

Mais il a arrêté de la voir il y a deux mois.

Où peut-on la trouver ?

Elle travaille dans un club sur Fordham Road.

Lennie ?

D'après nos fichiers, Charley a eu des ennuis il y a six ans.

Le juge avait dit que c'était scellé.

Les ordinateurs n'en font qu'à leur tête.

Que s'est-il passé ?

Il avait 12 ans.

Il traînait avec des garçons plus âgés

qui ont encerclé une fille au YMCA et tiré sur son maillot de bain.

Charley était au mauvais endroit.

L'avocat avait conseillé de plaider coupable et prendre du sursis.

Je ne vois pas le rapport.

Sans doute rien.

Il s'est repris en main.

Il avait de bonnes notes.

Il a évité les ennuis.

Il avait des objectifs. Il...

CHEZ BOOTZIE LUNDI 10 JUILLET

Quoi ? Charley est mort ?

Pas moyen. Je l'ai vu la semaine dernière.

On est au courant, comme tout le quartier.

Tu nous expliques ?

Il m'a énervée, je lui ai fait savoir. C'est tout.

Puis dimanche, réconciliation sur l'oreiller ?

J'ignore de quoi vous parlez.

Allez, Arlene.

Il a profité de ta générosité, alors tu t'en es pris à lui.

Je n'étais pas près de chez lui dimanche.

Je réparais des câbles pour une fête à Claremont Park.

- Allez voir. - Compte sur nous.

J'aimais Charley. Je ne lui aurais jamais fait de mal.

Bien sûr.

Tu peux tirer ça au clair tout de suite.

Suis-nous au commissariat,

on prendra tes empreintes.

Non. Vous n'allez pas fabriquer des preuves contre moi, comme Fuhrman.

Comme Fuhrman ?

D'accord, comme tu veux. On te rappellera.

La fête a commencé vers 14 h. On avait fini à 19 h.

Arlene était là tout le temps ?

C'était une fête.

Elle a déroulé le câble et l'a remis en place.

Ce qu'elle a fait entre-temps, ça la regarde.

Elle aurait pu s'éclipser un moment ?

Elle était là quand j'avais besoin d'elle.

En d'autres termes, monsieur Bell, tu confirmeras tous ses alibis foireux ?

Vous voulez quoi ?

Les noms des 200 personnes qui l'ont vue ?

Ça me va, commence par les A.

C'est bon.

Elle avait rompu avec Charley.

Elle savait qu'il ne fréquentait plus les meufs du quartier.

Il kiffait les étudiantes.

Pourquoi Arlene t'a dit tout ça ?

Parce que tu es Jerry Springer ?

Non, elle est avec moi maintenant.

Excusez-moi.

Des messages de sa mère et sa grand-mère.

Dernier message dimanche soir, de ses parents.

Qui d'autre l'aurait bipé ? Le tueur sait qu'il est mort.

Pas de carnet noir.

Bingo.

Anna, avec un numéro de téléphone.

Charley faisait fureur à la fac ?

En tout cas, dimanche, il est arrivé à ses fins.

Pardon ?

Désolé, Ma Sœur, c'est un faux numéro.

Le couvent Sainte-Anna. Une fille lui a filé un faux numéro.

Ça arrive aux meilleurs.

Pas à moi.

Lennie, regarde.

"Amphores mycéniennes, 1400-1375 av. J.-C."

Oui. J'attends mon exemplaire du Club du livre du mois.

Bibliothèque universitaire de Manhattan.

Il l'a emprunté dimanche.

Il était peut-être avec une femme.

J'ai travaillé trois heures dimanche matin.

Quelqu'un l'a peut-être vu.

Comment savoir l'heure d'emprunt du livre ?

On scanne la fiche du livre et la carte d'étudiant.

Avec la liste des emprunts, on a une idée générale.

Vous pouvez regarder ?

Ma femme a étudié ici

quand elle vivait chez ses parents.

Tu vois cette statue ?

C'est là qu'on se retrouvait à nos débuts.

La salle informatique était prise ?

Non. On s'embrassait dans les archives.

Voilà. Il a été emprunté dimanche après-midi par Gina Tucci.

Elle étudie au Saint Mary's College dans le Queens.

On a un accord avec Saint Mary.

C'est le bon livre ?

Amphores mycéniennes ?

On n'a qu'un exemplaire.

Il n'a pas été emprunté par Charley Monroe ?

Non, sauf s'il ressemble à ça.

J'arrive même pas à prononcer le titre. Ce n'est pas à moi.

C'est ta carte d'étudiante ?

Vous êtes là pour un livre ?

On enquête sur un homicide.

Tu étais à la bibliothèque dimanche ?

Oui. Avec mon amie Danielle.

Son nom de famille ?

Danielle Mason. Elle étudie aussi à Saint Mary.

On a passé la journée à la bibliothèque.

Tu connais un Charley Monroe ?

Je devrais ?

Ton livre était chez lui.

Ce n'est pas mon livre.

Vous savez ce que je crois ?

Non, dis-nous tout.

La bibliothèque s'est plantée.

À 18 h, c'est un zoo là-bas.

Tout le monde prend des livres en même temps.

Ma carte a été utilisée pour le livre d'un autre.

- Tu es partie à 18 h ? - Oui.

Avec quel livre ?

Un livre de psycho.

J'ai oublié le nom. Je l'ai laissé à la fac.

Regarde bien, Gina. Tu ne l'as jamais vu ?

Non. Jamais.

Mais je comprends votre peine à croire

de voir ce type à la bibliothèque.

MAISON DE RETRAITE SUNCREST

QUEENS JEUDI 13 JUILLET

Tu es bénévole ?

Trois fois par semaine.

Et dimanche dernier ?

J'étais à la bibliothèque de l'université de Manhattan.

Toute seule ?

Non. J'y suis allée avec Gina.

On a bossé aux archives jusqu'à la fermeture et on est parties.

Elle était avec toi toute la journée ?

Oui. Elle a des ennuis ?

C'est sûrement une erreur.

Tu l'as déjà vue avec ce type ?

Non.

Je suis vraiment désolée. Je n'ai pas le temps.

Je dois préparer ces gens pour le déjeuner.

Les meilleurs calzones du Queens depuis 20 ans.

Tu te souviens de ce que j'ai dit sur ma femme

dans les archives ?

Tu veux me dégoûter ?

D'après Gina, elles étaient à la bibliothèque jusqu'à 18 h.

Et selon son amie, elles y étaient jusqu'à la fermeture.

Jusqu'ici, je te suis.

Oui, j'attends.

D'accord. Merci.

Je me disais bien.

Le dimanche, les archives ferment à 17 h.

Oups.

Je le jure, elle était avec moi tout le temps.

Donc, vous avez travaillé aux archives ?

- Oui. - Jusqu'à 17 h, à l'heure de fermeture?

Je n'ai pas vu l'heure.

Mais Gina, si. Elle dit que vous êtes parties à 18 h.

Tu vois le problème ?

Après la fermeture des archives,

on est allées dans la salle de lecture pour lire des magazines et on est parties.

C'est ta version de l'histoire ?

C'est la vérité.

C'est t'accuser d'un truc qu'a fait ton amie.

Si tu veux mettre les choses au clair,

tu as notre numéro.

Avec des amies comme elle pour me couvrir,

je tromperais encore ma première femme.

Gina avait un bon alibi. Tu crois qu'elle est aussi maline ?

CHEZ M. ET MME MASON

QUEENS, NY VENDREDI 14 JUILLET

Nous essayons d'éviter des ennuis à votre fille, madame Mason.

Vous lui avez parlé à la maison de retraite.

Elle vous a dit qu'elle ne savait rien sur ce mort.

C'est vrai. La même histoire que Gina.

Enfin, presque.

- Vous pensez qu'elle ment ? - Oui.

Si c'est le cas, Gina l'y a poussée.

Elles sont amies depuis l'école primaire.

Savez-vous où elle était dimanche ?

Oui, à la bibliothèque universitaire de Manhattan.

Je lui ai donné de l'argent.

Gina est venue la chercher ?

Non. J'ignorais qu'elles étaient ensemble

jusqu'à ce que Danielle me le dise.

Pourquoi Manhattan ? Pas de bibliothèque dans le Queens ?

Elle faisait des recherches pour un devoir sur l'art grec.

Selon son prof,

l'université de Manhattan a la meilleure collection sur le sujet.

Les poteries mycéniennes ?

Mycénienne. Oui. C'est ce qu'elle étudiait.

Le livre de Gina trouvé chez Charley

traite d'un sujet que Danielle étudiait.

J'ai vu ce problème dans un test d'aptitude.

Alors, qui protège qui ?

L'une de ces filles, ou les deux, étaient chez Charley.

Sortons les photos de permis de conduire

et montrons-les dans le quartier.

Je ne les ai pas vues, mais si elles veulent se faire du blé,

dites-leur que Fast Eddie est intéressé.

Non. Pas ces filles, Eddie.

Dieu n'a pas créé la femme que je ne peux pas me faire.

Je m'en souviendrai. Merci.

Dimanche après-midi. Elles étaient peut-être avec un jeune Noir.

La blonde ne me dit rien.

Mais celle-ci, je l'ai vue juste avant 18 h.

- Vous êtes sûr ? - Oui.

Elle était dans un drôle d'état.

Bouleversée.

Elle cherchait un taxi.

D'habitude, un jour comme ça,

les chauffeurs prennent un café.

Mais dimanche, ils ont tous dû aller à Jones Beach.

Elle a dit quoi d'autre ?

Rien. Elle a pleuré et est partie en courant.

Un témoin l'a vue près de Charley Monroe dimanche.

Ça réfute ton histoire.

Votre témoin a fait une erreur.

Laisse tomber, Rey. Arrêtons-la pour conspiration.

Le procureur réglera ça.

Pas question.

Tu vois ces badges ?

Un problème, Gina ?

Non, c'est bon, oncle Joey.

Danielle m'a appelée dimanche soir.

Elle m'a dit de dire qu'on était à la bibliothèque.

Tu sais pourquoi ?

Non.

Je pensais à une dispute avec ses parents,

elle a fait pareil pour moi.

Que faisait ta carte d'étudiante là-bas ?

On a échangé nos cartes. Elle a 18 ans, moi 17.

J'avais besoin de sa carte pour entrer dans le stade samedi soir.

Elle voulait ma carte pour la bibliothèque.

Pour fricoter avec Charley dans les archives ?

Elle ne le connaît pas.

Ce n'est pas son genre.

C'est-à-dire ? Un grand ?

Vous savez bien. Un type qui n'est pas du quartier.

Elle était dans la rue de Charley Monroe.

Son livre était chez lui.

Pourquoi vous ne l'avez pas arrêtée ?

Elle n'était pas chez lui.

Et les empreintes sur les verres ?

On n'a pas les empreintes de Danielle.

Il y a toujours une première fois.

J'appelle le juge Boehm.

Faites-la venir.

Peu importe qui a signé l'ordre.

Mon avocat lira ça avant de faire quoi que ce soit.

Vous pouvez le plastifier, on s'en fiche. On prend ses empreintes.

Pas question.

Si vous interférez, ce sera votre tour.

Maintenant, détends-toi.

Dix points de correspondance pour l'empreinte du pouce sur le verre,

six points sur l'index.

On la place sur le bureau et sur la poignée intérieure.

C'est assez ?

- On a fini ? - Non.

Danielle, je dois vous lire vos droits.

Écoutez-moi bien.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

- Vous comprenez ? - Oui.

Vous avez droit à un avocat.

Si vous n'avez pas les moyens, un avocat vous sera commis d'office.

Vous comprenez ?

- Oui. - Allez-vous répondre à nos questions ?

Oui.

J'ai parlé à notre avocat. Il est au tribunal.

Il a dit d'attendre qu'il arrive.

- Ils l'arrêtent. - Quoi ?

Ses empreintes étaient chez la victime.

C'est impossible.

Avez-vous quelque chose à dire ?

- Oui. - Attends, chérie.

Ne dis rien.

Son avocat est en route.

Ne lui parlez pas.

Elle vient de renoncer à son droit de garder le silence.

Peu importe ce qu'elle a dit,

elle doit d'abord en parler à son avocat.

Elle a 18 ans.

Si elle veut témoigner, c'est son droit.

Je veux en finir.

Signez cette renonciation et nous pourrons parler.

Chérie, s'il te plaît, attends que l'avocat arrive.

Non. Je veux expliquer ce qui s'est passé.

J'étais à la bibliothèque.

Ce mec est venu s'asseoir à côté de moi.

Il a vu ce que je lisais.

Il a dit s'appeler Charley,

qu'il étudiait l'histoire de l'art à l'université de Manhattan.

Il avait l'air sympa et drôle.

On est sortis acheter à manger.

Il disait qu'il avait de bons livres d'art chez lui.

- À quelques rues d'ici. - Mon Dieu !

Je comptais rester quelques minutes.

Il m'a offert un verre de vin.

Juste après, je me suis sentie...

fatiguée et étourdie.

À cause de l'alcool ?

Non. C'était différent.

J'ai...

essayé de me lever,

mais je suis tombée sur le lit.

Je ne pouvais pas bouger.

Il a commencé à... enlever mes vêtements.

Vous vous êtes défendue ?

Je ne pouvais même pas lever les bras.

J'étais allongée là et...

Il m'a violée et je me suis évanouie.

Combien de temps ?

Il faisait nuit à mon réveil.

J'ai...

enfilé ma robe.

Puis il est sorti de la salle de bain

et il a voulu recommencer.

J'ai essayé de courir, mais il m'a attrapée.

J'ai pris le couteau sur la table et...

J'ignorais que je l'avais blessé.

Qu'avez-vous fait du couteau ?

Je ne sais pas.

J'étais terrifiée, je suis sortie en courant, je...

Je ne savais même pas où j'étais.

Vous êtes allée voir un médecin ou un hôpital ?

Pourquoi as-tu...

Danielle.

Vous avez vu un médecin ?

Non.

Vous en avez parlé à quelqu'un ?

Non.

Je n'ai pas pu.

Je me sentais conne. Je pensais que c'était ma faute.

Maman.

Viens là.

Elle était étourdie, désorientée, paralysée.

Charley a dû glisser du Rohypnol dans son verre.

Pas de couleur, pas de goût.

Oui. Ça fait un carton sur les campus.

Les roofies, c'est violent.

La plupart du temps, les filles oublient même le viol.

C'est ça, elles oublient.

Vous ne la croyez pas ?

Pas avant d'avoir vu une preuve à l'appui.

C'est une gamine naïve qui a été abusée par un pervers.

Elle s'est débarrassée de l'arme, a menti à la police, fabriqué un alibi.

Elle n'est pas tombée de la dernière pluie.

Moi si, parce que je la crois.

Elle aurait pu se taire et laisser parler l'avocat,

mais elle a parlé.

Je doute qu'il pleure comme elle.

Lieutenant, regardez.

A-t-elle l'air d'une tueuse sanguinaire ?

Que suis-je censée regarder, Rey ?

Bon.

Que fait-on d'elle ?

Ce qu'on fait avec ceux qui tuent des gens.

Danielle, vous pouvez vous lever ?

Pourquoi ?

- Danielle Mason. - Quoi ?

Je vous arrête pour le meurtre de Charles Monroe.

"Affaire 072196.

Ministère public contre Danielle Mason", accusée de meurtre.

JUGE ALAN BERMAN

Que plaidez-vous, madame Mason ?

Non coupable.

L'accusation demande une caution de 500 000 dollars.

Elle s'est défendue contre un violeur,

elle a 18 ans et vit chez ses parents.

On demande la libération sous caution.

Elle a couché avec la victime, sans preuve de viol.

Elle a fait une déclaration à la police de son plein gré.

Après une semaine de mensonges.

Laissez le juge décider.

Caution fixée à 250 000 dollars, en liquide ou en titres.

Danielle ?

Il est honteux qu'une jeune femme décente

ne puisse passer se promener en ville

sans devenir la proie d'un voyou.

Danielle Mason s'est défendue.

- Dieu merci. - Monsieur Archer...

Vous espérez que le procureur

abandonne les charges ?

À eux de prendre la bonne décision.

- Interrogez Mme Ross. - Madame Ross.

Madame Ross !

Si Danielle Mason a été violée, abandonnerez-vous les charges ?

Voyons déjà s'il s'agit d'un viol.

Vous avez la preuve qu'elle ment ?

Regardez son passé.

Vous passerez devant un grand jury pour l'inculpation ?

Les faits, et non les préjugés, dicteront notre conduite.

- Danielle. - Danielle.

"Les faits, et non les préjugés." A-t-on des faits ?

Pas de résidu de Rohypnol dans les verres à vin.

Aucune autre pilule dans l'appartement

ou dans leur emballage.

Les verres ont été rincés.

Charley a utilisé sa dernière pilule et a jeté l'emballage.

Affaire classée.

On la croit sur parole, elle a été droguée et violée ?

Un jury la croira sans preuve du contraire.

Et son histoire touche tous les points sensibles.

Crime racial, viol, drogue.

- J'ai oublié quelque chose ? - Oui.

Le bon sens.

Elle a couché avec lui de son plein gré.

Pourquoi le tuer ?

Le remords de l'acheteur ?

Tant que vous n'avez pas mieux que la légitime défense comme mobile,

évitez le grand jury.

Adam a raison.

Qui sait ? Elle dit peut-être la vérité.

Regardez ça.

Elle a déclaré être sortie de chez Charley.

- Sans savoir où elle était. - Oui.

La première fois dans ce quartier.

Ce témoin dit qu'elle est venue chercher un taxi.

L'endroit est connu pour être fréquenté par les taxis.

Elle y était déjà allée.

Elle m'a demandé de dire ça,

elle n'a pas à se justifier.

C'est mon amie, c'est tout.

Elle te l'aurait dit si elle avait été violée ?

- Elle avait honte. - Allez, Gina.

Elle connaissait son quartier. Tu es sa meilleure amie.

Elle a dû te parler de lui.

Pourquoi avez-vous tant de mal à la croire ?

Je connais plein de mecs qui ne sortent pas le samedi soir

sans capotes ni roofies.

Ça t'est déjà arrivé ?

Danielle tient ça de toi ?

Allez vous faire foutre. Demandez à nos amis.

Ces Noirs essaient toujours d'abuser des Blanches.

Ils veulent tous nous baiser.

Et s'ils doivent violer pour ça, ils le font.

Aucun appel de Charley chez Danielle ou à la maison de retraite.

Idem pour les appels de Danielle à Charley.

Mais elle a appelé un service de bipeur.

Il y a eu 50 appels ces deux derniers mois.

- Un service ? - Moins cher.

Tu fais le numéro, tu entres un code et l'appel est redirigé vers le bipeur.

Elle l'appelait lui, ou l'un des 100 000 abonnés.

Ses appels ont cessé le jour de sa mort.

Elle était trop bouleversée après son viol pour appeler.

Sept acquittements ?

Huit, si c'était ma cliente.

On a parlé aux amis de Charley.

Il ne leur a même pas dit qu'il voyait cette fille.

Et pourquoi tous ces appels de Charley à ASM Incorporated ?

ASM.

Charley avait une pile de chèques émis par eux.

ASM. C'est un de ses boulots d'été.

L'ASM est dans le Queens.

Danielle aussi.

Charley était drôle, un de mes meilleurs éléments.

C'est-à-dire ?

Ce n'est pas son genre.

Et la fille ? Elle passait le voir ?

Non. Charley travaillait à l'extérieur, à sonner aux portes.

Il vendait des magazines.

Harper Street était sur sa route ?

Oui.

Des ventes pour la famille Mason au 325 Harper ?

Non, une vente à McDermott au 306, Bergin au 343.

Rien au 325.

Mais il aurait sonné ?

C'est l'idée.

Il vendait des magazines à ses voisins.

Mais rien ne prouve qu'elle était chez elle quand il a sonné.

Tu as 18 ans, tu sors avec quelqu'un depuis deux mois,

et tu ne le dis à personne ?

Tous les hommes ne se vantent pas.

Et aucune femme ne sait garder un secret.

Les amies de Danielle brûlent pas des croix,

mais je comprends sa volonté de leur cacher Charley.

Elle ne parle à personne ?

Pas de psy ? Pas de conseiller d'orientation ?

Rien dans son dossier.

Les journaux vantent son bénévolat dans une maison de retraite.

Danielle est adorable.

On s'est tout de suite plu.

Elle n'a pas de grand-mère.

J'ai dit à ma grand-mère ce que je ne dirais pas à mes parents.

Vous êtes avocate ?

Oui. Substitut du procureur.

Danielle a des ennuis ?

On essaie de savoir ce qui s'est passé.

Vous a-t-elle parlé d'un petit ami ?

Elle avait rencontré quelqu'un.

Qu'a-t-elle dit sur lui ?

Ça reste entre nous, madame Rainey.

Elle m'a dit l'avoir embrassé.

Elle vous a dit son nom ?

Je ne sais pas trop.

Elle a dit s'il était Noir ?

Elle ne l'a pas dit.

- Elle garderait ça secret ? - Non.

Elle sortait avec un gars de l'équipe de foot au lycée.

Elle était pom-pom girl. Il est Noir.

Elle ne s'en cachait pas.

Elle l'a même invité à dîner.

Les jeunes ne tiennent pas en place.

Que s'est-il passé ?

Danielle s'est cassé le bras en tombant de vélo.

Elle a arrêté d'être pom-pom girl et son copain aurait rencontré une autre.

Danielle n'a plus jamais parlé de lui.

Un baiser d'un amant mystère. Quelle révélation !

J'y retourne avec un tuyau ?

Je n'oserais pas le suggérer.

En attendant, on n'a que des hypothèses et des coïncidences.

Ça ne donne ni relation ni mobile.

Oui ?

Les parents de Charley Monroe sont en bas. Avec leur avocat.

Ça fait plus d'un mois, monsieur McCoy.

Vous n'avez présenté aucun témoin au grand jury ni délivré d'assignation.

Vous avez expliqué à vos clients, maître Baylor,

qu'il n'y a pas d'urgence à inculper.

Vous avez des aveux signés.

On a une déclaration,

avec une défense qu'on ne peut pas réfuter pour l'instant.

Vous ne pouvez pas ou ne voulez pas ?

Ne soyez pas timide. Jouez cartes sur table.

Les avocats de cette Blanche sont sans cesse aux infos.

Ils se moquent de nous.

- Ils traitent leur fils de voyou. - Je ne plaide pas dans les médias.

Vous ne plaidez cette affaire nulle part.

Vous faites passer le message que les tueurs de jeunes Noirs

n'ont rien à craindre du procureur.

Je comprends votre frustration.

Mais si on va au procès, on perdra.

Aussi simple que ça.

Ça n'a aucun sens.

Elle ne peut prouver que Charley l'a violée.

C'est déjà beaucoup de le dire.

On doit prouver le contraire au-delà du doute raisonnable.

C'est comme la dernière fois. Je ne veux pas revivre ça.

La dernière fois ?

Une fille a accusé Charley de l'avoir touchée.

Il a un casier judiciaire ?

C'était un gamin.

On a prévenu Van Buren.

Peu importe, il avait 12 ans.

Jane, Ed.

Je vous préviens, monsieur McCoy.

Soit vous avancez soit on vous pousse.

Dossier scellé. Ça aurait dû être effacé.

Ce n'était pas censé être dans le système.

Ce n'est pas la question.

Vous le saviez et auriez dû nous le dire.

Une infraction qui remonte à six ans.

C'est une agression sexuelle.

C'était un participant mineur.

Pas de drogue, pas d'arme, pas de viol.

J'ai pris une décision.

C'est mon affaire. Je décide de ce qui est pertinent.

C'est un désastre.

Non seulement Charley Monroe en pâtit,

mais cacher des preuves entache notre image.

Si quelqu'un cherchait une excuse pour abandonner l'affaire,

maintenant, il y en a une.

Ce n'est pas une preuve disculpatoire.

Selon la loi Brady, rien ne nous oblige à la remettre à la défense.

C'est la preuve qu'il était réputé pour sa violence sexuelle.

Ce serait pertinent si elle connaissait sa réputation

avant de le tuer.

Elle ne peut pas prétendre ne pas le connaître.

Le jury n'en aura rien à faire.

Je ne veux pas

que ça se retourne contre nous en plein procès.

Prévenez la défense.

Monsieur McCoy ?

C'est pour vous.

Ça vient de l'avocat des Monroe.

Une ordonnance de mandamus pour nous forcer à inculper.

J'appelle ça pousser.

COUR SUPRÊME MISE EN ACCUSATION

MERCREDI 2 AOÛT

Sous la section 7803 du CPLR,

ce tribunal peut obliger M. McCoy à accomplir son devoir.

La décision de poursuivre ou de mettre en examen

est uniquement de mon ressort.

Son refus d'inculper Danielle Mason est un abus de pouvoir.

Le choix de l'accusation est absolu.

Par définition, on ne peut en abuser.

Il n'y a pas d'absolu dans la loi, monsieur McCoy.

Vous avez des aveux, où est le problème ?

L'accusée plaide la légitime défense.

Laissons un jury décider si elle est crédible.

M. McCoy peut établir une présomption sérieuse de meurtre.

Je ne vois qu'une raison pour laquelle il n'y a pas de procès.

Je veux une condamnation pour meurtre autant que vous.

Me traiter de raciste...

Adressez-vous à moi, monsieur McCoy.

Votre honneur, c'est à vous de donner à la famille de la victime

une chance d'obtenir justice.

Sauf votre respect,

vous n'avez pas l'autorité pour forcer un grand jury.

Hammond contre Leonard, Murphy contre Kelley...

Je me fiche de la préséance, monsieur McCoy.

J'accepte la demande du requérant,

et je vous ordonne de lancer les poursuites.

- Votre honneur. - J'ai tout dit.

Soit vous obtempérez,

soit je vous retire l'affaire pour outrage à magistrat.

Elle a outrepassé son autorité

et se moque de 100 ans de préséance.

La Cour d'appel annulera l'ordonnance.

Vous ne ferez pas appel.

Les Monroe n'avaient aucune base pour demander un procès.

C'est discutable.

Je ne veux pas qu'on croie

qu'on se fiche de la famille de la victime.

La juge était harcelée par les caméras.

C'est une décision politique.

C'est une affaire politique.

Si ça vous choque d'être traité de raciste par une tête brûlée,

faites appel et regardez ce qui se passe.

On ne reste pas à ne rien faire, on rassemble des preuves.

Il ne suffit pas d'être occupé, il faut le montrer.

Inculpez-la, allez au procès. Donnez-leur ce qu'ils veulent.

Je dois convaincre un jury

que Charley Monroe n'a pas violé Danielle Mason.

On est à 20 minutes de Howard Beach.

Un jeune Noir ne peut pas parler à une Blanche

sans se faire tabasser par des voyous.

Les moyens, le mobile, l'occasion. Deux sur trois, c'est pas mal.

Elle connaissait bien son quartier.

Ses appels à son bipeur ont cessé le jour de sa mort.

Quelles conclusions avez-vous tirées de ces preuves ?

Qu'elle connaissait la victime

et qu'elle était allée chez lui avant ce dimanche.

Vous n'avez aucune preuve directe

pour appuyer votre conclusion.

Aucun témoin ne les a vus ensemble.

Pas de photo, pas de lettres ?

Non, rien de tout ça.

Qui a donné l'ordre de prendre les empreintes de mon client ?

Le lieutenant Van Buren.

C'est votre supérieure afro-américaine ?

Oui, c'est ma patronne.

Elle a aussi mené l'interrogatoire ?

Oui.

Elle s'implique toujours autant

ou juste pour les cas de crimes racistes envers les Noirs ?

- Objection. - Je retire.

Votre partenaire a témoigné

que M. Monroe avait un casier sous scellés.

Savez-vous de quoi il s'agit ?

Un délit d'agression sexuelle.

Le saviez-vous avant d'arrêter ma cliente ?

Non.

Quelqu'un de votre bureau le savait ?

Le lieutenant Van Buren.

Encore elle.

Maintenant que vous le savez, en tant qu'enquêteur professionnel,

est-il plus probable ou moins probable que M. Monroe a violé ma cliente ?

Je dirais que c'est plus probable.

Pour moi, ce n'était pas pertinent.

Pas plus que le passé sexuel d'une victime de viol.

- Puis-je la considérer comme hostile ? - Allez-y.

Vous avez suivi cette affaire de près.

Je suis payée pour m'intéresser à chaque affaire.

Vous obtenez toujours des ordonnances du tribunal ?

Non. Pas systématiquement.

Vous menez souvent des interrogatoires ?

- Non. - Alors, pourquoi cette fois ?

Selon mon expérience, une suspecte

est plus à l'aise avec une femme lors d'un interrogatoire.

Vous vous inquiétiez du confort de ma cliente.

Lieutenant, vous avez volé cette affaire

- à vos inspecteurs. - Non.

Qui, laissés à eux-mêmes, ignorant vos dossiers secrets,

n'auraient jamais arrêté ma cliente.

- Non. - Nous sommes ici

car vous et toute la communauté noire

avez harcelé le procureur

- pour l'inculper. - Objection.

- Le procureur croit pas en ce procès. - Vous allez trop loin.

Le jury ne tiendra pas compte de cet emportement.

Je suis désolé.

Plus de questions.

Van Buren n'était pas intimidée.

Elle a tenu bon.

Une forte femme noire.

C'est ce que le jury veut voir.

Archer marque l'histoire.

C'est le premier avocat à avoir déclaré

qu'une accusée blanche est persécutée par la structure du pouvoir noir.

Allô ?

On arrive.

BUREAU DU JUGE REBECCA STEIN MARDI 12 SEPTEMBRE

J'ai reçu cette lettre en fin d'après-midi.

Pas de signature.

L'auteur prétend être un collègue du juré numéro six,

qu'il traite de raciste.

Numéro six. Le fabricant d'outils.

Le fabricant d'outils blanc.

La lettre dit en partie :

"Je l'ai entendu dire plusieurs fois

qu'il ne supporte plus le métro

à cause de la présence des Noirs.

Il aimerait les mettre dans un wagon spécial au bout du train."

- Avez-vous parlé au juré ? - Oui.

Bien sûr, il nie les allégations, mais je suis encline à le congédier.

Quelle coïncidence !

Le premier juré suppléant est une jeune femme noire.

Cette lettre cherche à biaiser le jury en modifiant sa composition raciale.

- C'est de la fraude. - Sauf si c'est vrai.

Mon mari m'attend dans les Hamptons.

J'écouterai les arguments lundi.

C'est peut-être le jour de jouer au loto.

Je ne sais pas.

Appelez Briscoe et Curtis. Qu'ils enquêtent.

C'est une accusation grave. J'espère que la juge prendra la bonne décision.

Tellement grave que j'ai demandé à la police d'enquêter.

Des ouvriers de l'usine d'outillage du juré

ont dit qu'un costaud blanc au volant d'une Ford rouge

a voulu les interroger sur le juré.

Votre enquêteur conduit-il une Ford rouge ?

Qu'insinuez-vous ?

Vous m'accusez de subornation de jury ? Retirez ça tout de suite.

Ce n'est pas le moyen d'obtenir justice pour votre fils.

On ne sait rien de cette lettre.

Mais de notre point de vue, votre méthode ne marche pas.

Avec notre méthode, on vérifie tout avant de passer devant le grand jury.

Oui, c'est notre faute.

Charley a été stupide de traîner avec une Blanche,

et naïvement, nous espérons un procès équitable.

Des manigances comme cette lettre n'aident pas.

Ils traînent le nom de mon fils dans la boue.

Que faites-vous pour empêcher ça ?

Dites à Adam Schiff que si ce raciste n'est pas exclu du jury,

je remets la lettre aux médias.

Merci de nous recevoir.

Vous conviendrez que la proposition est juste.

C'est à la juge Stein de décider si elle renvoie un juré.

Elle n'arrive même pas à choisir son café.

Installons le second remplaçant à la place du premier.

Un homme blanc au lieu d'une femme noire.

La composition raciale du jury est respectée.

Je vous tiens au courant.

Stein veut nous voir dans une heure.

Vous le saurez dans une heure.

D'accord. Venez.

Vous ne voyez pas ce qui se passe ?

Cette lettre est bidon.

Ces gens essaient de manipuler le jury.

Ils sont incapables de respecter les règles.

Papa.

C'est juste un jeu pour eux.

Ils n'ont aucun respect pour notre système.

Un des leurs a violé ma fille et ils profitent de vous pour recommencer.

Henry, ça suffit. Allez.

Dans une heure.

Composition raciale, mon cul.

Archer a peur qu'une femme noire la condamne.

Pourquoi le ferait-elle ?

J'ai dit au juge qu'on acceptait la proposition d'Archer.

Je n'aime pas être manipulé par de fausses lettres.

Vous préférez perdre ?

On ne sait pas si la lettre est bidon.

Une femme noire nous rapprocherait d'un jury indécis.

Et d'un vice de procédure. Je ne veux pas le faire.

Vous avez entendu le père de Danielle. Voilà les gagnants.

Des fanatiques. Pour ne pas ébranler votre éthique.

Nous avons prêté le même serment. C'est votre éthique.

L'éthique ne servira à rien quand Danielle témoignera à la barre.

Ça va être un sacré spectacle.

Une gentille fille racontant un mensonge bien répété.

Ravie de ne pas avoir à l'interroger.

Merci.

Je suis ouvert aux suggestions.

Pour la secouer, posez-lui des questions sur son père.

Vous avez vu sa réaction quand il s'est énervé ?

Quand Danielle sortait avec ce joueur de foot noir au lycée,

elle a eu un accident ?

Oui. On m'a dit qu'elle s'était cassé le bras.

Et ils se sont séparés.

J'aimerais voir ce rapport médical.

Ce n'est pas très éthique, mais...

J'ai encore des sources dans les compagnies d'assurance médicale.

À votre éthique d'être ébranlée.

Je veux ce rapport.

Qu'est-ce qui ne peut pas attendre ?

Mademoiselle Mason.

Vous sortiez avec un joueur de foot noir dans ton lycée ?

Ne répondez pas.

Posez-lui toutes vos questions

à la barre, ce matin.

Elle peut s'asseoir et écouter.

Vous avez rompu après sa rencontre avec vos parents.

Après votre fracture du bras.

N'écoutez pas.

Voici une copie du rapport médical de son accident.

Une fracture en spirale de l'avant-bras.

Où avez-vous trouvé ça ?

Ce n'est pas important.

J'ai lu assez de rapports de maltraitance pour savoir que les fractures en spirale

sont provoquées par quelqu'un qui vous tord le bras.

Comme votre père.

C'est pour ça que vous avez arrêté de le voir.

Attendez un peu...

C'est pour ça que vous n'avez rien dit sur Charley Monroe,

- car vous craignez votre père. - Arrêtez-vous.

Ce rapport ne passera jamais devant un jury.

Je n'en ai pas besoin.

J'ai de bonnes raisons de l'interroger sur sa blessure.

Pas de rapport, pas de question.

Dites ça à la Cour d'appel.

Je vais vous interroger là-dessus.

Vous pouvez mentir ou refuser de répondre, mais ce sera exposé...

devant tout le monde.

Il ne peut pas faire ça.

Je ne vais pas me gêner.

C'est tout.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 50 JEUDI 14 SEPTEMBRE

Monsieur Archer, êtes-vous prêt à appeler votre témoin ?

La défense a terminé, votre honneur.

Le jury a commandé le dîner.

- Et le petit-déjeuner demain. - Madame Ross ?

Quatre jours de délibérations.

Ils élisent un pape ou quoi ?

Ils se demandent pourquoi elle n'a pas témoigné.

Au fait, superbe bluff.

Il y avait une chance sur deux que la juge refuse les questions.

- Oui. - C'était le greffier de Stein.

Le jury veut réécouter une partie du témoignage de Van Buren.

Question.

"Lieutenant, vous avez enquêté combien de cas de viols dans votre carrière ?"

Réponse. "Entre 45 et 50."

Question. "À votre avis,

le comportement de l'accusée correspond à celui des autres victimes de viol ?"

Réponse. "Non. Elles ne mentaient pas sur le viol.

Elles en parlent à une amie, à la famille. Elles n'inventent pas d'alibi."

Fin de la lecture.

Le jury a une question.

"Si nous considérons que le témoin n'est pas sincère

sur un aspect de son témoignage,

peut-on encore croire aux autres aspects de son témoignage ?"

Vous pouvez croire ce témoignage dans son ensemble ou en partie.

Ça dépend de votre bon sens en tant que jury.

Vous pouvez reprendre vos délibérations.

JUGE REBECCA STEIN.

Ça va dans notre sens.

Ils donnent à Van Buren le bénéfice du doute.

McCoy, votre bureau dans dix minutes.

J'ai conseillé à Danielle de plaider coupable.

Homicide involontaire avec recommandation de peine.

Je me dis que...

Le jury vote pour la condamnation pour meurtre simple en ce moment même.

Homicide volontaire. Elle fait 15 ans.

Dites-nous ce qui s'est passé.

On a fait l'amour tout l'après-midi.

Je devais rentrer chez moi.

Il voulait que je passe la nuit.

Il savait que c'était impossible. Mon père serait devenu fou.

Qu'a fait Charley ?

Il a pris des photos de moi sur son bureau.

Il a dit que si je n'en voulais pas...

il allait les jeter.

Il a dit qu'il ne voulait plus me voir.

Il vous a dit pourquoi ?

Il a dit que j'agissais comme si être avec lui était sale.

Qu'il en avait marre d'être mon...

étalon noir qui se cache dans la cave.

Il ne comprenait pas.

Si on nous avait vus ensemble,

ils nous auraient tués.

Que s'est-il passé ?

Il m'a dit de partir.

Je n'ai pas voulu.

Il a commencé à me traîner vers la porte.

Mais je n'arrivais pas à croire qu'il me fasse ça.

Je l'ai supplié d'arrêter.

Je l'ai frappé.

Il disait qu'il ne m'aimait pas.

Alors...

Je l'ai encore frappé, mais il n'a pas lâché.

- Vous l'avez tué, car il vous a rejetée ? - Non.

J'avais besoin de lui.

Il était la chose la plus importante dans ma vie.

Je comprends ce qu'elle a ressenti.

Elle a tout risqué pour être avec lui.

Vous parlez d'obsession.

Non.

Je me rappelle ce que c'était d'être amoureuse à son âge.

J'ai dit quelque chose de drôle ?

J'ai failli oublier d'où venait ce cirque.

Deux jeunes amoureux.

Quoi de plus simple ?

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

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