All language subtitles for Héros malgré lui_vf_

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Original subtitles

...

M. Foreman, le jury a -t -il rendu son verdict ? Oui, M. le juge. Nous

l 'accusé coupable de tous les chefs d 'accusation.

Maître, M. le procureur, veuillez approcher, je vous prie.

Il n 'a pas d 'antécédent, M. le juge, mais... Objection, M. le juge, il n 'a

pas encore été condamné, mais... Vous voulez dire qu 'il est dangereux ? Non,

mais c 'est un bâton merdeux. Je pense qu 'il serait opportun de proroger sa

liberté de cocotion. Je ne vois pas ce que ça...

Je vais prendre Roger la caution.

Merci.

Une prorogation. Une prorogation ? Mais je veux pas de prorogation. Qu 'est -ce

que vous voulez dire par prorogation ? Vous avez raison, monsieur Laplante. Le

jury vous a reconnu coupable. Coupable ? Qu 'est -ce que ça veut dire ? Le jury

vous a reconnu coupable.

Mais je suis innocent, bordel de Dieu.

Monsieur Laplante, on vient de me convaincre, au vu de votre situation

professionnelle, et compte tenu du fait que vous n 'avez été jusqu 'à présent l

'objet d 'aucune condamnation, de proroger votre mise en liberté sous

dans les mêmes conditions et pour une durée de six jours.

durant laquelle vous devrez rencontrer l 'agent de probation qui me fera ses

recommandations en ce qui concerne la peine qu 'il convient de vous impliger.

Je ne saurais trop vous encourager à utiliser ces six jours de sursis pour

régler vos affaires courantes, et ce, en prévision de votre incarcération.

J 'ai dit en prévision de votre incarcération.

On prévisionne votre incarcération.

Il a voulu dire la prison, monsieur Laplante. J 'avais compris, mais ce n

pas mon genre d 'atoll, mademoiselle.

Vous savez, vous faites très mal votre boulot, permettez -moi de vous le dire.

Votre prédécesseur m 'avait eu un non -lieu. Je sais, c 'est pour ça que le

procureur a eu tellement à cœur de vous taquer cette fois. Bon, alors on fait

appel. Il n 'y a pas moyen de faire appel.

Maintenant, il faut tout miser sur le rapport de l 'agent de probation.

Si le rapport est bon, je serai libéré.

À vrai dire, j 'ai peur qu 'un sursis soit hors de question.

Vous êtes toujours employé ? Oui.

Je leur ai dit que j 'étais malade. Ils croient que j 'ai la grippe.

Et puis, il y a votre fils, Joseph.

Oui, pourquoi ? Joey.

Vous contribuez à son éducation ? Je contribue ? Sa mère a fait bloquer mon

compte pour sa pension.

Vous croyez que j 'aurais pris un avocat commis d 'office si j 'avais pu m 'en

payer avec l 'expérience ? Oui, je sais.

Et vous voyez souvent votre fils ? Joey, je l 'ai vu à son anniversaire. C 'est

quand déjà ? En mai, je crois. Sa mère ne veut pas que je le voie. Elle dit que

j 'ai une mauvaise influence.

Eh bien, insistez. Je suis sûre que ça comptera. Et il faudrait une lettre dans

laquelle votre patron vendrait vos qualités professionnelles. Avec l 'agent

probation, il faut que vous passiez pour un honnête citoyen et un père de

famille responsable qui, exceptionnellement, a fait un faux pas.

Je sais que vous avez des difficultés financières, monsieur Laplante, mais si

vous pouviez me rendre ce que je vous ai prêté il y a huit jours...

C 'est... Il y a un petit cacotte.

Je vous rendrai le... le reste.

Si vous êtes gêné, je... C 'est que je pourrais.

Enfin, c 'est pas grave.

Merci, je voudrais surtout pas vous délire. Oui, oui, il m 'en faut un peu

sortir du riz.

L 'essence et tout ça.

Comment il nous regarde ? Si t 'aidais l 'ensacage, il te boufferait tout cru.

Hein, papa ?

Je sais le type là, celui que ta mère voit de temps en temps. Il fait quoi,

pompier ? C 'est arrivé déjà qu 'il reste dormir une nuit. C 'est quoi son

Ouais, quelquefois. Il s 'appelle Elliot.

Il a sauvé quelqu 'un dans un incendie une fois.

Oh, un héros.

On peut savoir s 'il a fait le Vietnam, Elliot.

Le Vietnam ? C 'est quoi ça ? Rien, une petite guerre. Le Vietnam.

Ça ne fait rien.

Tu l 'as fait toi, cette guerre ?

Tu n 'as pas vu la photo ? Quelle photo ? De moi en uniforme.

Avant, elle était sur la cheminée.

Ce que je déteste dans les toilettes publiques, c 'est que pratiquement à

les coups, tu marches dans la piste. Toi, tu n 'es pas concerné, tu es

en basket.

Et moi, je marche dans la piste avec une paire de chaussures à 100 dollars.

Autant que possible, je ne voudrais pas qu 'il y ait de piste dessus.

Moi, ce que je peux dire, c 'est que l 'entretien est très désiré.

Il y en a un qui a perdu son portefeuille. Quoi ?

Tu vas comme ça. On ne rapporte pas au patron ? Tu leur files au patron, il

empoche le pognon et il balance le portefeuille. On va sortir par derrière.

La plupart des gens qui occupent des postes à responsabilité, je ne dis pas

tous, sont des voleurs. Oui, mais l 'addition, tu l 'as payée ? Ils me

connaissent bien. J 'ai un compte ici.

Ce que je vais faire pour le portefeuille, c 'est que demain au

demanderai à ma secrétaire d 'appeler son propriétaire. On trouvera bien son

numéro de téléphone.

Elle lui dira de passer le récupérer et je ferai en sorte que tu touches une

récompense. Tu mérites une récompense.

Vous n 'auriez pas un petit peu de... Non, non, non, pas question.

Il faut savoir résister à l 'envie qu 'on a de les dépanner.

C 'est des arnaqueurs. Ils abusent de notre bon cœur.

Financièrement parlant, il y en a plein qui s 'en sortent mieux que toi et moi.

Quand il arrive, il faut d 'abord que tu penses à ta pomme. Je sais que c 'est

dur à entendre, mais la vie, c 'est une putain de jungle. Et pardon si je suis

vulgaire. Il faut garder un profil bas, d 'accord ? Garder un profil bas.

Tiens, Bernie, mais où t 'étais passé ? Y a pas des types qui m 'ont demandé ?

Du genre latinos.

Des types du genre latinos ? Ouais, pour affaire.

Serre -moi un whisky.

Ça fait au moins cinq jours que je t 'avais pas vu.

Je suis venu dans la merde jusqu 'au cou, c 'est pour ça.

J 'ai des problèmes juridiques.

Personne n 'a demandé après moi.

Non.

C 'est sérieux, tes problèmes ?

T 'as un avocat qui assure ? Mon avocate, elle vient de finir ses études.

est à peine plus vieille que mon fils, nom de Dieu.

Toi, t 'as un fils ? Quel âge il a ? Neuf ans, je crois.

Dix, peut -être.

Oui, dix.

Très chouette.

Et elle a que dix ans, ton avocate ? C 'est -à -dire que j 'ai pas les moyens.

Mon ex -femme a été jusqu 'à faire bloquer mon salaire pour sa putain de

pension.

Vous cherchez pas Bernie Laplante par hasard.

Je savais pas que t 'avais un gosse. C 'est l 'emmerdant avec les gosses, c

qu 'ils sont jeunes et ils connaissent rien à rien. Moi, dans les gosses, on

croit tous qu 'on va devenir un type épatant et on devient un con standard

les autres.

On est tous des cons, Bernie.

Moi, quand j 'étais petit, j 'étais sûr que j 'allais devenir un mec

fantastique, tout à la fois héroïque, humain.

Bernie Laplante.

Laplante.

Bernie Laplante.

C 'est Pony qui vous a prévenu.

Oui, oui.

Pour être tout à fait honnête, je vous dirais que pour moi non plus, ça n 'est

pas très clair.

Je crois que la reprise est amorcée. Quant à nous ennuyer avec le trésor, il

semble qu 'on approche d 'une solution.

Financièrement parlant, je peux dire que le cap est passé.

Votre femme et vos enfants seront là dans cinq minutes.

Est -ce que dans ces conditions... Je vous remercie d 'être venu et de m

donné la parole.

Oh, merde, ça tisse, tu le...

C 'est moi qui ai dit ça.

Ouais, je l 'ai vu.

C 'est les sports, ça. On apprend à suivre la balle.

Eh, dis donc, tu pourrais faire ta conclue. Je prends un zoom arrière du

-ciel en face, jusque sur toi, et on plonge derrière le type.

Notre ville enregistre là son 137e suicide de l 'année. Le malheureux qui a

conduit à ce geste désespéré n 'était pas un indigent abandonné de tous, mais

PDG prospère ayant une famille et 40 millions de dollars en banque. S 'il

ce désespoir dans les bureaux directoriaux de la ville, on imagine

qu 'il en est 60 étages plus bas, où la cohorte des sans -abri, des miséreux et

des drogués livre chaque jour bataille pour survivre.

En direct d 'une terrasse au 60e étage, c 'était Guelguelet pour Channel 4.

Vous avez vu le plan de la chute libre ? Le gars est net pendant 20 étages. Je l

'ai parfaitement cadré dès le départ. Et puis en douceur, j 'ai ouvert de 16 à 5

suites. Bravo, Chuck, c 'est magnifique. Parker ? Détendez ça à Frazier, dis

-lui d 'ouvrir les trois éditions de la journée là -dessus. Ça m 'étonnerait pas

qu 'elle l 'ait poussé pour avoir un scoop.

Ah, l 'ambition ! Vous le savez ? Oh, mon Dieu !

C 'est sérieux ? Non, conclue une plaisante, monsieur Wallace. Il est

parce qu 'il a raté ce coup -là. En réalité, elle était bouleversée qu 'on n

'ait pas pu sauver le type. Elle aurait voulu intervenir. Quoi, l 'intervenir ?

Alors, ça vous a plu ce suicide ? Vous n 'intervenez jamais.

Non, monsieur Wallace. Il a raison, ce n 'est pas professionnel. Non, si vous

intervenez, vous risquez d 'être entraîné. Mais de quoi on parle ? Je

disais que tu culpabilisais de ne pas avoir sauvé ce type.

Chacun son boulot, non ? On n 'est pas là pour sauver les gens qui veulent

mourir, pas plus que pour les pousser. Vous ne l 'auriez pas poussé, j 'espère.

Je ne regrette pas de ne pas avoir sauvé cet homme. Ah non ? Non, j 'ai

seulement dit que je

Pourquoi ? Pour me sentir plus humaine.

Et puis quel beau titre, non ? La journaliste sauve un désespéré. Pas

professionnel. Toi, les bonnes nouvelles te donnent la nausée. Tu les as -tu sur

ton billet ? Son billet ? Je ne suis pas au courant. Elle va à New York. Elle

est nominée pour le micro d 'argent.

Sans blague. Vous allez couvrir notre chaîne de laurier.

C 'est pas encore gagné.

Tu me rapatries d 'ardard à ce que je vois. Une heure après la cérémonie ? Une

heure ? Dick.

Pour l 'amour du ciel, laissez -lui au moins une nuit à New York. Oh, j 'ai une

idée, on va lui offrir ainsi qu 'à son ami une chambre... Elle vient de rompre

avec son ami.

J 'ai besoin de toi pour couvrir ce plongeon. Je veux que tu me dégages tout

pathétique de l 'impitoyable métropole et de tous les torrents de larmes qu

'elle produit.

Et les torrents de boue.

Bien sûr.

Vous seriez disposé à me payer un cinq étoiles ? Absolument, c 'est ce que j

dit. Bye bye, chérie.

Oh, et puis après tout, éclate -toi, Gail.

Comment on dit aujourd 'hui ?

On fera avec.

C 'est pas un être humain, elle est journaliste avant tout.

Je vous parie 50 dollars qu 'elle reprend le premier avion.

Non, je dois dire que je ne sais pas ce que vous entendez par détails

techniques, monsieur Laplante.

Vous avez été déclaré coupable par un jury à l 'issue d 'un procès. Oui, mais

que je veux vous dire, c 'est qu 'un police n 'a pas suivi la procédure

Vous connaissez les faits. Ça, c 'était pendant le procès que votre avocate

aurait dû dire ce genre de choses.

Justement, il n 'est pas un homme, alors il doit accepter cette nana. Mais c

'est une gosse, elle n 'y connaît rien du tout. Monsieur Laplante, ma tâche

aujourd 'hui, ce borne a recommandé une peine.

En fonction de cet entrevue, ce que j 'essaie de vous dire, c 'est que je ne

suis pas un criminel. Mon cas relève d 'un détail technique ridicule.

Est -ce que j 'ai commis moins de revolts ? Est -ce que j 'ai attaqué

? Vous n 'allez pas encombrer les prisons de gens comme moi.

La prison, c 'est fait pour les durs.

Pour les inconditionnels de la bagarre, du bodybuilding et d 'enfiler sous les

douches.

Franchement, je trouve ça détestable. Quelqu 'un comme moi se serait perdu

un tel environnement.

Alors, s 'il vous plaît.

Et puis, j 'ai...

J 'ai un gosse qui a 9 -10 ans.

Justement, j 'ai promis de l 'emmener au cinéma ce soir après le boulot. Il a de

la vénération pour moi.

Si je lui entoule dans une semaine, comment est -ce qu 'il va encaisser ça ?

suis sa putain d 'image paternelle, bordel de Dieu.

Je voudrais surtout associer mon caméraman, mon rédacteur en chef, notre

directeur de l 'information et toute notre équipe, sans qui je ne serais pas

aujourd 'hui.

Ceci est un oignon.

et la métaphore du sujet journalistique.

Il y a à peine quelques heures, je me trouvais sur une terrasse au 60e étage d

'un building.

J 'interviewais un monsieur qui, subitement, s 'est précipité dans le

40 millions de dollars en banque, heureux emménage, une santé de fer.

Quel sujet ! Mais il y a sûrement plus à exploiter. On est des pros, non

? Peut -être un croustillant adultère, un chantage à la pluie et encore un

sujet.

Ce monsieur était peut -être accusé de détournement de mineur. Oh, quelle

merveille.

Quoi ? Toutes ces accusations se sont révélées fausses ? Bien, très beau

Peut -être la soi -disant maîtresse mentait -elle dans l 'intention de le

perdre.

Encore des sensationnels.

On peut continuer.

Oh, excusez -moi. On épluche, on creuse, on déballe tout sur sa vie privée, sa

famille. Pourquoi ? Parce qu 'on est pro. Parce qu 'on traque la vérité.

Mais si bientôt il s 'avère, à force de creuser, à force d 'éplucher sans

vergogne, qu 'il n 'y avait aucune vérité à découvrir, que des sujets, des

histoires emboîtées les unes dans les autres dont il ne reste rien à la fin.

S 'il en est ainsi, n 'y a -t -il pas une limite à ne pas dépasser ? Peut -on

continuer à creuser, gratter, fouiller, éplucher, dépiauter jusqu 'à ce qu 'il

ne reste plus rien ? Jusqu 'à ce qu 'on ait réduit notre sujet de départ à néant

?

Je suis persuadée que vous tous, comme moi, vous rêvez de couvrir un sujet où

s 'agirait pour une fois d 'autre chose que de nos faiblesses.

Un sujet qui révélerait, par sa seule évocation, une humanité, belle et noble,

et pourquoi pas, exemplaire.

Non, il est très joli, au contraire.

Pour sa lutte au service de la vérité.

Oui, en fin de compte, j 'ai décidé de reprendre le premier avion, alors.

Quoi ? Comment ça, tu l 'as confié à Conklin ? Il était même pas sur la

terrasse. C 'est pas à lui que le type voulait parler. Tu as dit que tu voulais

rester à New York, tu te rappelles pas ?

Pas là sous frais de la chaîne, te balader, sortir ou même t 'envoyer en l

Je faisais quoi, moi, jusqu 'à ton retour ? Arrête de dire des conneries !

'imagines que j 'allais rester à New York et m 'envoyer en l 'air, comme tu

pendant que tu refiles mes sujets ? D 'accord, d 'accord, si tu débarques ce

soir, c 'est d 'accord, je retire ton suicide à Conklin.

Encore bravo. Et fais attention en avion.

Comme je vous le disais, c 'est à ça qu 'on reconnaît les bons.

Quand ils tiennent une histoire, ils sont accros.

Le plus important quand on est dans la rue, c 'est de faire d 'abord gaffe à sa

pomme. Si tu te casses la gueule d 'une fracture ou n 'importe, tu claques, il n

'y a personne qui viendra te ramasser.

La couleur est merdique.

Regarde le teint qu 'elle a.

Mais non de juicing, Clodo. C 'est normal qu 'elle ait des mauvaises mines.

voudrais qu 'elle ait un teint rose ? Vous êtes un client et le client est

roi. Redonne à votre épiderme sa douceur. Tiens, tiens, elle a pas bonne

celle -là.

Bon, tu décides où tu laisses tomber. C 'est bien parce que j 'ai des problèmes

juridiques. 95 dollars ou rien.

Faut que je me casse.

Tu promets à mon fils de l 'emmener au cinéma ce soir.

Je suis en retard, il attend.

50. Tu veux pas une montre ? Superbe montre.

Même que la mienne.

Tiens, parce que c 'est toi, tu me donnes 80 dollars pour la machine, la

et... Je te rajoute une paire de jantes en alu, une caisse d 'insecticide. Eh, t

'as pas besoin d 'aller te draire.

Je sais pourquoi il pleut.

Il pleut parce que mes putains des ciblades de merde sont morts. Et que si

m 'étais fait chier à les changer, tu peux être sûr que le soleil brillerait

pleine nuit.

Oui, mais...

A l 'invitation du commandant, vous croiserez vos bras contre le dossier du

siège qui se trouve devant le vôtre en restant ainsi.

Vous pouvez utiliser les oreillers et les couvertures pour vous protéger le

visage des éventuels éclats de faim.

Assurez -vous au prix à l 'âge que vous avez retiré vos lunettes ainsi que vos

chaussures que vous planez.

Sous -titrage ST'

501

Bah merde alors !

mon pote.

Je fais quoi, d 'après toi ? Poussez ! Encore ! Allez -y ! Poussez ! Je

pousse. Poussez ! Je pousse, tu con !

Mon genou est colpé.

Je ne peux pas. Mon genou est colpé.

Vous pouvez m 'aider ? Oui, bien sûr.

Je crois.

Je vais vous donner un petit coup de main.

Allez. Bon, mais t 'es un peu du vôtre. Je ne suis pas Monsieur Musc.

Adieu, sonne.

Attaque -le à la base ! Ça ne prend pas de monde ! Je l 'ai, je l 'ai ! Ne

restez pas là ! Vous non plus, mademoiselle ! J 'ai perdu le compte !

-vous ! Je crois que tout le monde est sorti !

Vous êtes où, là ? Aidez -moi ! Non, ici, ma jambe ! Je crois qu 'elle est

cassée, aidez -moi.

Fletcher, c 'est ça ? Non, Smith.

Vous n 'avez pas Fletcher ? Je m 'appelle Smith, s 'il vous plaît. Non,

cherche Fletcher.

Non ! Fletcher ! Non, ne me laissez pas ! Fletcher ! Monsieur, s 'il vous plaît

! Bon, d 'accord.

Venez.

Allez -y, accrochez -vous.

Oh, Dieu soit loué ! Vous n 'avez pas gagné, j 'ai votre dame.

Il faut sortir immédiatement !

Pas moi ! Ça va exploser, je vous dis ! Dépêchez -vous ! Dépêchez -vous !

Reculez ! Ne restez pas là, ça va péter ! Je ne suis pas assez loin de partir !

Mais restez pas là, on vous dit ! Non, j 'ai perdu une chaussure ! Ça va

exploser ! À terre ! Tout le monde à terre !

Vite un médecin ! Ouais, ouais, gros plan sur le conflit ! Johnson ! Héroïque

Plan cadré ! C 'est carrément lent !

C 'est grandiose, c 'est la caméra d 'or assurée.

Sans jamais reculer, notre caméraman a pris ces images hallucinantes de l

quelques instants après la catastrophe au péril de sa vie.

Vas -y, Chucky.

Vas -y, mon gars.

Désolé, Fletcher.

C 'est moi, je te partiens comme ça.

Qu 'est -ce que je vous dis que ça va ? Mais non, madame, ça va pas. Je suis

journaliste. Vous n 'avez pas regardé.

C 'est ma jambe ! J 'ai mal à la jambe ! C 'est qui ? C 'est qui ? Merde alors !

C 'est quelle ? Vous étiez dans l 'avion ? C 'est mon portage, Coqueline. J 'ai

fait l 'erreur.

Retrouve -moi le joueur qui a ouvert la porte. Et aussi le passager qui m 'a

aidé à me relever et à sortir de l 'avion.

Oh, j 'en crois pas mes oreilles. C 'est moi qui ai fait les repérages. C 'est

mon reportage. Tu as entendu ça ? T 'imagines pas le plan que j 'ai tourné

ça. Caméra de rassuré. J 'ai démarré plein cadre sur le visage du pompier.

Fantastique. Genre accablé, mais excité.

Branchez la porte.

Mon Dieu, on manque de câbles.

Ben oui, passez ma voiture.

Ma voiture, elle était là, mais où est -ce qu 'elle est ? Où est -ce que vous

êtes blessé, monsieur ? Vous êtes sous le choc. Venez avec moi jusqu 'à l

'ambulance. Un infirmier ou un médecin vous examinera.

Si je n 'ai pas besoin d 'une ambulance, c 'est ma voiture que je cherche.

Monsieur, ce n 'est pas un accident de la route, monsieur, c 'est une

catastrophe.

Il t 'a attendu pendant trois heures.

Je t 'en prie, arrête. J 'en ai marre de tes histoires, Bernice. Mais ce n 'est

pas ma faute. Ce n 'est jamais de ta faute. C 'est un mystère incroyable.

Tu as gâché ma vie et maintenant tu es en train de gâcher celle de ton fils. Et

tu ne reconnaîtras jamais tes responsabilités. Tu n 'as jamais tort,

Qui ? Ton ami le pompier. Il a été appelé pour une urgence. Une vraie

Si tu vois ce que je veux dire. Si tu me laissais entrer plutôt que de vociférer

comme ça et d 'ameuter tout le monde.

Si tu veux bien me laisser en place, c 'est une vie d 'expliquer... Il s 'est

passé exactement ce qui se passe à chaque fois. Tu as posé un lapin.

Sauf que cette fois, c 'est à ton fils que tu as brisé le cœur, pas à moi.

Il était tout fier.

Il se faisait une fête d 'aller au cinéma avec son père. Et tu lui as fait

bon comme tu fais avec tout le monde, tout le temps.

D 'où tu sors, d 'un main de boue ? C 'est ce que j 'essaie de te dire. Ta

gueule ! Tais -toi, Bernie ! Bon,

ça va, laisse tomber.

Je vais parler à Joey. Je vais m 'excuser. Il est couché.

Tu ne vas pas aller le réveiller maintenant.

Tu crois qu 'il n 'est pas assez perturbé ? L 'autre fois, quand tu l 'as

du zoo, il a demandé si Elliot avait été un héros lui aussi à la guerre. Comme

toi. Et il voulait que je lui dise combien d 'ennemis tu avais tués. Elliot

Elliot le pompier. Alors j 'ai dû lui expliquer ta tendance à l 'exagération.

lui dire que tu avais tué à peu près autant d 'ennemis que tes collègues de l

'intendance. Ni plus, ni moins.

Jamais je lui ai dit que j 'avais tué des gens. Et peu importe. Tu lui as

croire.

Et puis j 'ai dû aussi lui parler des sans -abri.

Des sans -abris ? Les clochards, oui. J 'ai dû lui expliquer qu 'ils n 'étaient

pas tous propriétaires d 'immeubles, qu 'ils ne jouaient pas tous des fortunes à

la bourse, qu 'ils ne louaient pas tous des bébés pour aller mendier dans les

rues. C 'est un petit garçon, Bernie.

Il est affluençable.

Écoute, Evelyne, c 'est important.

Il faut que je lui parle. Tu n 'as qu 'à lui téléphoner.

Il sera ravi de t 'entendre.

Tu n 'as qu 'une chaussure ? Non et non, je ne veux pas le savoir.

Encore une de tes histoires à dormir debout. J 'en ai assez.

Tout ce que j 'ai fait, c 'est donner des conseils à mon fils.

Le préparer à affronter la vie.

Tu ne veux tout de même pas en faire un faible. C 'est dur dehors, Evelyne.

Je te jure que c 'est une putain de jungle.

Eh bien, repars -y dans ta jungle, Bernie.

Excuse -moi de te redéranger.

C 'est pour Joey.

Une récompense pour le portefeuille qu 'il a trouvé.

J 'ai demandé au gars à qui je l 'ai restitué qu 'il donne un petit quelque

chose à mon fils pour l 'avoir rendu.

Rapport à l 'honnêteté, je tenais à ce que le petit sache que l 'honnêteté, ça

paye.

Tu veux bien lui donner, Lino ? Tu veux que je le fasse ?

Vous êtes vraiment entré dedans ? Vous êtes entré dans un avion en flamme ? Si

je suis entré dedans, si je suis entré dedans, mais putain, je me suis

pratiquement installé, vous voulez dire, dans cette saloperie. J 'avais pas le

temps de me retourner. Tout le monde me demandait de lui sauver la vie, et puis

tout ça dans le noir complet, un fumet, et tout le bataclan. Et tout à coup,

boum, ça a pété. J 'aurais pu crever.

Et vous avez sauvé plein de gens.

Vous êtes un héros.

Tu parles, j 'ai fait que dalle. Mais il y avait ce gamin, je voulais sauver son

vieux, mais je l 'ai pas trouvé. Le pauvre diable, il est sûrement en mille

morceaux.

Je me suis tiré tout de suite après pour pas revoir le gosse.

Ça y est, la plupart des gens n 'auraient rien fait. C 'est vachement

d 'avoir essayé. C 'est vachement con, oui.

Et qu 'elle est revalentée.

Qu 'est -ce qu 'ils disent les gens ? Méroïdes, c 'est de la bêtise.

Faire un truc qu 'on ne ferait jamais, avoir un petit effet.

Au contraire de ses intérêts.

Encore une.

Voilà, ça.

On dirait que c 'est de l 'alcool, votre problème.

Je la récupère, je les vends à l 'usine de recyclage. Ça me paye l 'essence et

la bouffe.

Putain, on dirait que vous vivez là -dedans.

Ouais, quand il fait moche, la plupart du temps, je dors dans les bois.

Quand je vous ai vus au bord de la route, j 'ai cru que vous aussi, vous

dans la panade.

Dans la panade ?

Vous êtes sûrs ou quoi ? J 'ai carrément pris un avion en pleine gueule, tombé

du ciel, en Amérique.

Bordel de Dieu ! Regardez ces chaussures. 100 dollars la paire de

Une chaussure.

Donnez -la à un mec qui a qu 'une jambe. Une jambe ? Oui, bon, arrêtez -moi la

prochaine sortie. Je t 'envoie bien un bus.

Je connais un monsieur très gentil qui vient au centre de recyclage.

Il est unijambiste.

Et je crois que c 'est le pied.

Droit. Eh bien, vous avez qu 'à lui vendre. Il n 'y a pas de petit profit.

'appuiera à l 'essence.

Ouais, mais il n 'a pas une thune.

Vous êtes généreux.

Dans la panade.

Alors là, je suis un peu boueux, c 'est tout. Sinon, j 'ai un appartement et une

chaîne stéréo. Si j 'avais une stéréo, on pourrait vous écouter aux infos. Les

infos ? Pourquoi vous suivez les cours de la bourse ? Non, à propos du crash.

Ils ont dû vous interviewer, non ? Non, je donne jamais l 'interview. C 'est

trop chiant.

Il faut garder un profil bas.

C 'est ma devise.

Au plus de sens, au moment où j 'ai quelques petits problèmes juridiques et

avocats m 'ont interdit les médias. Dites, vous accélérez un peu, oui, parce

ça fait plus de dix minutes que je devrais être à mon bureau.

Ma secrétaire a accepté beaucoup de rendez -vous pour moi, toute la journée.

Je ne suis pas en avance. Un mot, un seul mot l 'a planté, vous le direz, d

'accord ? Un mot !

Bill ? Même pas Bill, Bernie. J 'ai dit un mot, vous comprenez ? Un seul mot et

vous êtes viré. D 'accord. Vous savez pourquoi ? Parce que ce sera un mot d

'excuse. Le mot d 'excuse numéro 4106 de Bernie Laplante. Non, non, pardon,

4112. C 'est le nombre exact d 'excuses que vous m 'avez servi. Je les ai en

mémoire dans l 'ordinateur. Je les connais par cœur. J 'ai des problèmes

juridiques. Ça y est, vous avez parlé. Vous êtes viré.

Dégagez. Tout de suite.

Nom de Dieu, de nom de Dieu. J 'ai toute une tripotée de clients qui attendent

toujours leur commande.

Vous, vous allez sortir comme ça.

Vous allez vous montrer au public avec ces chaussettes de merde ? Oui, j 'ai

aussi des problèmes financiers.

Il y a la faute de vos problèmes. J 'ai les miens de problèmes. Non, mais vous n

'êtes pas le moindre de mes problèmes.

Je conduisais.

Je ne peux plus jamais vous entendre, d 'accord ? Un avion m 'est tombé dessus.

C 'est moi qui vais vous tomber dessus ! Qu 'est -ce que c 'est que cette

histoire ? On ne retrouve pas ce type ? On ne sait pas très bien comment ça s

'est passé hier soir. Ça reste à élucider.

Mais tu disais que tous les passagers répondaient à l 'appel.

Apparemment, le type en question n 'était pas un des passagers.

Un infirmier ou un pompier. Il n 'était pas en uniforme. D 'après notre enquête,

il y aurait une espèce de... une sorte de mystère autour de ce personnage.

On précède par recoupement.

Personnage mystérieux ? Pas un passager ? Alors qui ? On n 'en a encore aucune

idée. Il a disparu.

Un homme inconnu, qui n 'est pas un sauveteur, a pénétré dans l 'avion qui

brûlait. Il m 'a sauvé la vie.

Et il a disparu. Une chose, en tout cas, semble confirmée. C 'est lui qui a

ouvert la porte de secours de l 'extérieur.

Il n 'a pas sauvé que toi. Il a sauvé tout le monde dans l 'avion. Grâce à

il n 'y a pas eu de mort à déplorer.

Quelle ? Tu es tenté de ne pas bouger. Je te signale que tu es attaché à...

Chucky, ta caméra.

Viens, attrape ça.

Venez.

Et puis, tout d 'un coup, ce civil s 'est rué dans l 'appareil.

Vous pourriez le décrire ?

Oh, il avait le visage assez sale et je ne l 'ai qu 'entreperçu. On nous a dit

qu 'il cherchait M. Fletcher.

Mon fils et moi, nous avons été séparés dans la panique. Notre courageuse

hôtesse m 'a rassuré. Elle m 'a affirmé qu 'il était dehors.

Alors je suis sorti, mais mon fils croyait que j 'étais encore dans la

Et il a alerté cet homme.

Je croyais que mon père était toujours dedans.

Alors, j 'ai demandé à ce monsieur d 'aller le chercher.

Et que t 'as répondu cet homme, Richie?

Il a dit... Il a dit... Il a dit, t 'inquiète pas, reste là,

je vais sauver ton père.

Merci.

Arrête.

Reviens en arrière.

Continue.

Par là.

Là. Non, ça doit être plus loin.

Avance encore.

Là.

Le voilà.

C 'est ça ton type ? Tout le monde a été identifié à part lui.

C 'est notre héros.

J 'avais pas remarqué qu 'il était là.

J 'ai focalisé sur le pompier héroïque en gros plan sur fond de flamme.

Est -ce qu 'il y a un moyen d 'améliorer la définition de l 'arrière -plan ? Qu

'on ait une chance de l 'identifier ? Ah,

c 'est génial.

Moi, je l 'ai pas vu.

C 'est la caméra.

Elle a une vie autonome.

Et en même temps, parfois, on ne fait qu 'un quand on capture tous ces petits

moments historiques dans un kaléidoscope coloré et dramatique.

Pas de visage.

Rien sur quoi on peut travailler.

Des points de couleur, c 'est tout ce qu 'on aura.

Regardez -le.

Il sauve 54 personnes.

Et ensuite, il disparaît.

Mais qui est -ce ?

Il

a dit, t 'inquiète pas, reste là, je vais sauver ton père.

Et puis, tout d 'un coup, ce civil s 'est rué dans l 'appareil.

Leslie, notre hôtesse a dit que...

Cet homme m 'a traîné jusqu 'à la porte.

Tenez, occupez -vous de celui -là. C 'est tout ce qu 'il a dit.

Et avant d 'avoir eu le temps de réaliser, je l 'ai vu qui repartait à l

'intérieur.

Dans le noir et la fumée.

Il a survi de la nuit, de la fumée, de la peur.

Un homme que personne ne connaît.

Sans uniforme, mais armé d 'un grand courage.

Et prêt à mettre en danger sa propre vie pour sauver les nôtres.

sans attendre aucune reconnaissance.

Il est là, quelque part.

Peut -être qu 'il nous regarde.

Aussi, au nom de tous les rescapés du vol 104, je le dis simplement.

Merci.

Dieu qui nous...

C 'est pas mal, mais tant qu 'à porter un plâtre, autant le mettre en valeur. C

'est pas hors sujet.

Les chaînes en demandent.

On veut que nous fassions une édition spéciale, qu 'on ait ou non retrouvé le

type. On fait de l 'audience.

C 'est à la fois très percutant et très émouvant. J 'adore, Kay.

On va mettre son plâtre en valeur.

Oui, enfin, mon plâtre n 'aura d 'intérêt que tant qu 'on ne l 'aura pas

retrouvé. Ensuite, on risque de se faire piquer le sujet. Ah, si c 'est toi qui

le trouves, ma belle.

Tu devrais être sur le sentier de la guerre.

Mais dites donc, on pourrait peut -être l 'aider en lui offrant une grosse

récompense. En échange d 'une exclusivité, bien sûr.

Un mélange d 'étonnant, on vous dit, l 'argent et l 'info, oui.

Il a raison, monsieur. C 'est moi, oui. Et en plus, on ne sait pas du tout de

quoi il a l 'air. Enfin, vous l 'avez vu, non ? Il vous a quand même sauvé.

Quoi ? Enfin ? On a retrouvé quoi ? Une rapide enquête téléphonique l 'a

confirmé. Cette chaussure n 'appartient ni à un des passagers, ni à un des

sauveteurs qui se trouvaient sur les lieux.

D 'autre part, on sait que plusieurs témoins ont mentionné le fait que l

'inconnu qui est venu les secourir n 'avait qu 'une chaussure.

Nous sommes donc à même d 'affirmer ce soir que notre mystérieux héros, que

beaucoup d 'entre nous appellent déjà l 'ange du vol 104, chose du 42 et demi.

Joey, à table ! Ce mince indice va peut -être enfin nous permettre... Maman ! Ma

maman ! Il a perdu une chaussure ! Il a perdu une chaussure ! Il a perdu une

chaussure ! Qui a perdu une chaussure ? Ben, le héros.

Va te laver les mains.

On a trouvé sa chaussure droite à l 'endroit de l 'accident.

Superman, tu veux dire ? T 'as qu 'une chaussure ?

Bonjour le héros. Elliot, n 'empêche qu 'il a sauvé des centaines de personnes.

54, j 'y étais, tu te rappelles pas ? Et tu sais pourquoi on s 'est pas rué dans

l 'appareil, nous ? Parce qu 'on est des vrais soldats du feu, voilà pourquoi.

Des professionnels avec une discipline terrible.

On prend des risques tout le temps, on sauve des vies humaines. Mais les

conneries, on les laisse à d 'autres.

En ce cas -là, il a fait un truc débile et il a eu de la chance.

Et maintenant les médias font tout un cirque autour de sa godasse. Non mais, c

'est quoi leur message là pour les jeunes, hein ?

Et toi, ton message pour les jeunes, c 'est quoi, si t 'en as un ? Je le

uniquement parce qu 'il a eu un certain courage.

On croirait vraiment entendre mon ex, je te jure. Monsieur cynisme.

Qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Je sais pas, moi, que ton ex, pour une

fois, a raison de ne pas tomber dans leur panneau.

Il est peut -être pas si nul, après tout.

Je vais manger devant la télé en espérant qu 'ils parleront d 'autre

de Superman.

Bon.

Papa, il n 'avait qu 'une chaussure l 'autre nuit, quand il est passé.

Tu ne dormais pas ? Tu étais couché ? Je l 'ai vu par la fenêtre.

Et tu crois que ton père est un homme à ça, à jouer les sauveteurs ?

Ton père s 'est berni la plante, et sa religion lui interdit

de s 'engager dans quoi que ce soit.

Le directeur d 'un pénitencier du Montana a déclaré que le mystérieux

serait un dangereux obsédé sexuel qui s 'est évadé de l 'institution en avril.

Au même moment, en Écosse, le chef spirituel d 'une secte religieuse

que le mystérieux inconnu serait en réalité un ange annoncé par les

Salut, Bernie.

Alors, comment ça va ? M 'en parle pas, Jake.

M 'en parle pas.

Ils sont passés ?

T 'as rien à faire avec ce type ou quoi ? Ben, faudrait pas que ça cause des

problèmes pour l 'établissement, tu sais. Oh non, toi t 'as aucun problème,

Chick. C 'est moi qui ai tous les problèmes. J 'ai monopolisé le marché.

Tu t 'imagines pas ce qui m 'est arrivé.

J 'étais au revoir de ta voiture, j 'allais chercher mon... Non.

Non. J 'ai amené des amis, ça ira ? Non, pas de problème.

Excuse -moi.

Pour terminer, une déclaration du directeur de notre station, James Walla.

Bonsoir.

Nous aussi, comme vous tous, nous avons été bouleversés par le courage et le

désintéressement de cet homme. Alors, amigo, tu nous as amené d 'autres petits

bouts de plastique ? Oui, du plastique.

Du premier choix, crédit limité, et pas l 'opposition.

Comment tu sais qu 'on n 'a pas fait opposition ? Parce que je sais, faites

confiance.

Il ne fait pas confiance à sa propre mère. Pourquoi il te ferait confiance à

? Parce que je ne suis pas sa mère.

Encore une fois, comme vous tous, nous recherchons ce qu 'il peut y avoir de

meilleur chez nous pour l 'approfondir.

Et c 'est la raison pour laquelle nous, à Channel 4, nous avons décidé d 'offrir

à ce héros inconnu une récompense de 1 million de dollars.

Combien il y en a ? 8 ? 10 ? Ils vont lui donner 1 million de dollars de

récompense. A qui ? Au mec de l 'avion. 1 million de dollars ? Tu te rends

compte ? Quoi ? Quel mec de l 'avion ? L 'homme à la chaussure, celui qui a

sauvé tout le monde.

La chaîne va lui refiler 1 million de dollars pour une interview.

Ouais, 1 million de dollars.

Hé, hé, hombre, on essaie de travailler.

Il y en a que huit. T 'as pas d 'autres ? Un million de dollars.

Hé ! Eh ben, c 'est moi.

Il faut que je m 'en aille. Je reviens. Tu restes là ! Non ! Tu es dans l 'état

d 'arrestation !

Un million de dollars de récompense pour le héros ! Un million pour l 'ange du

raccord !

C 'est du 42 et demi. S 'il vous plaît, si vous ne chaussez pas du 42 et demi,

ne restez pas dans la queue.

Seuls les héros chaussant du 42 et demi nous intéressent. Si tu me traites de

menteur, je te mets un coup de boule. Tout le monde me sait que t 'es pas un

héros. Y 'a pas de moi qui le dit.

T 'es un tocard.

C 'est un point de vue raciste de sous -entendre qu 'un acte héroïque ne peut

être que le fait d 'un blanc.

Un homme couvert de boue peut parfaitement être un homme de couleur.

En l 'occurrence, c 'est plus qu 'une probabilité, c 'est une certitude. Car

s 'agit de moi.

J 'avais le visage couvert de goût. C 'est quand même incroyable.

Un million d 'imposteurs éclament ma récompense.

Mademoiselle, regardez, mademoiselle, c 'est moi qui vous ai sauvé la vie. C

'est moi. Vous me remettez. Je ne pense que de 39, mais je porte du 42 ,5 pour

le confort.

C 'est moi qui vous ai sauvé la vie. Mademoiselle, un policier vous a demandé

pour une histoire de vol. L 'inspecteur détonne. Il faut que vous le rappeliez.

C 'est important.

Il avait l 'air d 'y tirer. Vous le rappelez. Vous essayez de savoir ce qu

veut. Je n 'ai pas le temps.

Je vous jure que c 'est moi.

Il faut rien exagérer.

Le mot est un peu fort. Toujours est -il que je dois aller à la télévision. Tout

de suite, ma récompense. Monsieur Laplante, je ne demande qu 'à vous

franchement... C 'est moi, c 'est moi, Laplante, voilà ! Le ministère public a

'intention de demander au juge d 'augmenter votre caution de 20 000

fera 25 000 dollars. Parce que vous avez flippé pendant la semaine.

25 000 dollars, c 'est des clopinettes. Tout ce que je vous demande, c 'est de

me faire sortir pour que je puisse... Monsieur le juge, mon avocate vient de

dire que le ministère demande 25 000 dollars de caution. Monsieur Laplante,

veuillez vous taire sans que je ne vous aurais pas donné la parole.

Effectivement, c 'est sans problème. Je suis d 'accord. En fait, M. le juge

serait même fier de doubler la mise.

50 000 dollars.

Pour le peuple, si pour boire.

M.

Laplante, si vous ne vous taisez pas immédiatement, je serai contraint de

demander à mes huissiers de vous...

Pardon, monsieur le juge. C 'est un peu oublié.

On vient de le retrouver.

De qui parlez -vous ? De l 'ange du vol 104, monsieur le juge.

Ils l 'ont dit à la télévision, à l 'instant, sur Chanel 4.

Il doit passer aux infos à une heure.

Notre caution est portée à 25 000 dollars, ce qui nous débarrassera de

pendant une minute ou deux. Monsieur le juge, mon client est victime d 'une

regrettabilité. Maître, votre client est un emmerdeur.

Vous avez dit à une heure et sur Chanel 4.

J 'ai entendu un énorme bruit.

J 'ai vu des flammes, alors j 'ai voulu aller jeter un coup d 'œil.

En fait, tout était dans le brouillard.

Il y avait beaucoup de fumée.

J 'entendais des hurlements.

J 'ai été soulagé quand j 'ai vu que c 'était qu 'une catastrophe aérienne et

que j 'allais pouvoir donner un coup de main.

Mais je ne me souviens pas très bien des détails, juste que c 'était l 'enfer.

Et pourquoi avoir disparu, John ? Eh bien, à vrai dire,

j 'ai pas saisi tout de suite que j 'étais un héros. Je croyais que...

Le père du petit garçon y était resté et que j 'avais manqué à ma parole, alors

j 'ai eu peur d 'affronter son regard.

Et puis, par la suite, j 'ai pas mal galéré.

Il y a des périodes comme ça où la roue tourne et j 'étais pas très

présentable. Mais vous êtes là finalement.

Pourquoi ?

Je ne serais jamais venu s 'il n 'y avait pas eu... S 'il n 'y avait pas eu

rencontre. Arrête.

Reviens derrière.

Là.

Juste là.

Sur ce regard.

Tu ne m 'avais pas dit qu 'il était si mignon.

C 'est lui qui m 'a sauvé la vie.

C 'est avec émotion que les 54 rescapés ont appris la nouvelle. Le mystérieux

héros à qui ils doivent leur salut est un déshérité qui n 'a pas dormi dans un

lit depuis plus de 3 ans.

John Bubber vivait dans sa voiture au moment du drame, assurant sa subsistance

en récupérant des emballages de bière dans les bois... Oh, l 'imposteur ! Tu

connais ? Oh, l 'imposteur ! Mais c 'est un clodo, ça ! C 'est un sonneur, il

fait rien ! C 'est sûrement pas un héros ! Vous pouvez me faire confiance, parce

que moi...

Ta gueule ! Quoi, quoi ? Répète ce que t 'as dit ! Répète ce que t 'as dit sur

les clodos ! T 'as quelque chose contre les clodos, trou -duc ?

C 'est trop... Ah, j 'ai cru qu 'ils allaient hurler chez

lui et puis lui faire une haie d 'honneur, je sais pas... Et calme,

avait une chaussure et c 'était la bonne.

Alors j 'arrête de me faire du souci ? Et où est -ce qu 'on va pouvoir le

? Au dreck dans la plus grande suite, si vous allongez la monnaie.

On fera une chronique sur le thème du pauvre clochard qui, après avoir dormi

trois ans à la belle étoile, se retrouve dans un palace à cinq étoiles.

Et notre gueule est aussi sur la brèche. Elle doit nous fouiller son passé, j

'imagine. Qu 'est -ce que ça donne, ma grande ? De la boue ou encore de la

poésie ? Nous savons tous ce que tu préfères. Excusez -moi, mademoiselle, c

l 'inspecteur Dayton.

Il a retrouvé vos cartes de crédit et il voudrait... L 'inspecteur Dayton ? Le

policier qui nous a demandé hier.

Ils ont arrêté le type qui vous a volé vos cartes de crédit. Personne n 'a volé

mes cartes de crédit. Elles ont brûlé pendant le crash. Au fait, mon argent,

vous y avez pensé ? Oui. La table est réservée ? Oui, deux. Deux personnes à 8

heures au Barcelona.

400 dollars pour un dîner ? C 'est jeune Bubber qui l 'invite à dîner au

Barcelona.

Bubber ? Ce soir ? Mais c 'est une idée géniale.

Chucky ! Viens, Chucky ! Pas question, c 'est un dîner privé, patron.

Ce garçon est un sujet de reportage, Gail.

Il m 'a sauvé l 'oeil.

Merci. On nous regarde ? On vous regarde, John.

Je vous jure qu 'ils sont blasés, ici. Écoutez, mademoiselle Gaëlle, je

voudrais... Gaëlle.

Gaëlle.

Je ne voulais pas tout ce... C 'est pas ce que je voulais.

Je pensais que... Merci.

Tout ce que je voulais, moi, c 'était faire un vrai repas, prendre un bain et

passer une nuit au chaud. Je voulais pas un million de dollars.

Cinquante dollars me suffiraient, même vingt refait mon bonheur.

Qu 'est -ce qu 'un gars comme moi va faire d 'un million ? Regardez leur prix

redites ça.

Tu commences à me les briser, toi. Je vais te bouffer la rade si tu continues.

Assieds -toi. J 'ai rien fait, moi. C 'est moi, quoi.

Si t 'as quelque chose à dire, tu le dis. Vas -y, vas -y.

Pas de perniquet ! Bien, monsieur.

Je tiens à dire à monsieur que c 'est pour nous un honneur de le servir.

Merci. Et vous ? Vous refuseriez un million de dollars ? Je ne mérite pas un

million de dollars, Gail.

Et je ne m 'attendais pas à un tel... À une telle adulation ? Oui. Vous la

trouvez udurpée, c 'est ça ? Et ça, oui. Je dois dire que je ne me serais pas

présenté pour réclamer cette récompense. Faites honneur à l 'espèce humaine, mon

cher. Il ne faut pas exagérer.

Très bien vu y être, dans cet appareil.

Moi ou ma famille.

Vous êtes une célébrité, John.

Plein de gens vont vous courtiser.

Ou vous utiliser.

Les deux.

Que je te signe, ça ? Oui.

Comment tu t 'appelles ? Sylvia.

Sylvia ? Sylvia, en échange, tu voudrais bien me rendre un service ?

Voilà, je voudrais que, et peut -être, certains d 'entre vous pourraient -ils l

'aider.

Je voudrais que vous trouviez des couvertures.

Une cinquantaine, même usagées.

Rassemblez -les à l 'angle de la cinquième et de grande.

Et distribuez -les.

À l 'angle de la cinquième et de grande ? Oui.

C 'est là qu 'est tous les clochards ? Les pauvres ? Ils gèlent dans la rue.

Ce sera un peu de chaleur que vous partagerez avec ces malheureux.

Ils vont tous y aller.

Ils vont leur donner des couvertures.

Quel soutien pour les pauvres. Je dirais que ça, c 'est un peu beaucoup.

Vous pourriez soutenir la campagne au plus défavorisé. Venez, c 'est elle qui

cherche un soutien.

Bonsoir.

Je vous raccompagne jusqu 'à votre chambre.

Vous avez besoin d 'un garde du corps.

Monsieur Bob, pourriez -vous soutenir une pauvre jeune fille rescapée ?

Gail, il y a bien longtemps que je n 'avais pas été

l 'objet de tant d 'attention.

Ça fait des années.

Des années ? Oui.

Dites -vous que ça ne fait que commencer.

Gail, vous êtes quelqu 'un de bien.

Sous -titrage

Société Radio -Canada

Moi non plus.

Vous êtes un sujet.

Un sujet de reportage.

Bonne nuit.

Je sais la vérité sur vous, John. Je vais interviewer vos camarades du

demain. Du Vietnam ? Bonne nuit.

La fumée, les tirs de mortier, les gens qui criaient.

On était tous restés au cœur du Vietnam.

Dans cette jungle perdue, s 'il n 'y avait pas eu Johnny Popper.

Pourquoi ? Dites -nous ce qu 'il a fait. Eh bien, il nous en a sortis. Un par

un, il nous en a tous sortis.

Je ne serai pas en train de vous parler, je serai dans ma tombe.

Un nom de plus gravé dans la pierre, à Washington, s 'il n 'y avait pas eu

Johnny. Pourquoi il n 'a pas eu de médaille ?

Parce qu 'il n 'y avait aucun officier pour témoigner et écrire le rapport.

Ça ne m 'a pas du tout surpris que ce soit lui qui ait accompli une prouesse

pareille. Il pensait d 'abord aux copains, toujours.

Après d 'émouvantes retrouvailles, la plupart de ses anciens camarades étaient

présents lorsque James Wallace a remis à John Bobber un chèque de 1 million de

dollars.

L 'ange du vol 104 était encore sous le coup.

Lorsqu 'on apprenait que les autorités de la Navy, pour répondre à une

résolution votée hier au Sénat, allaient décerner dès demain à John Bober la

médaille d 'honneur. Vous savez, quand on dort sous les ponts ou dans sa

voiture, enfin, quand on est de la rue, comme c 'était mon cas, le froid et les

privations, ce n 'est rien à côté du sentiment qu 'on est complètement

que personne ne compte sur vous nulle part, que personne n 'a besoin de votre

aide, que vous ne servez à rien.

Alors, je crois que...

Si j 'ai fait ce que j 'ai fait, c 'est plus pour mon propre salut qu 'autre

chose. Je voulais... En réalité, je crois que j 'ai fait ça pour me

renouer avec les autres.

Et on y arrive seulement en se rendant utile.

Jouer un rôle, même modèle, ça valorise.

Attention, je ne dis pas que l 'argent ne compte pas. Pas du tout, c 'est très

important. Surtout quand on galère dans la rue.

Comme c 'était mon cas et que le moindre dollar peut vous sauver la vie.

Mais il ne suffit pas d 'avoir de l 'argent. Il y a beaucoup de

qui se suicident.

Il est comme ça dans la vie ? Aussi craquant ? Il est assez remarquable.

Tu n 'as pas craqué, c 'est impossible.

C 'est ce que je te le dis.

Tu es journaliste ? Ça n 'empêche pas les journalistes, ils ont des hormones

aussi. Faut savoir sublimer dans notre métier.

Ce gars est d 'un naturel. Il faut se sentir intégré à la société.

Et la meilleure façon d 'y parvenir, à mon avis, c 'est de se rendre utile.

Il faut aider ceux qui en ont besoin. C 'est ça l 'héroïsme.

Vous m 'avez aidé en faisant de moi un héros.

Donc vous êtes un héros.

En cédant les uns les autres, on deviendra tous des héros.

Tous des héros, hein ? Sale con.

La Blanc, Bernard !

La plante ! Moi.

On a payé ta caution.

Il a du pot. La plante ? Moi. Allez, amène -toi. Tu te bordais de nous, il t

'allait pas faire la 4e, le coco.

Et s 'ils ont pas baissé ma caution, comment vous avez fait ? J 'ai emprunté

ma voiture.

Vous avez emprunté ? Et mon ordinateur. En termes de 10 % ? J 'ai été inspirée

par le héros, dans la façon dont il s 'est mouillé pour les autres, dont il a

pris des risques et...

C 'est un poster, vous inspirez à Fred, 25 000 dollars pour un chômeur de mon

espèce, un chômeur qui va aller en taule en plus, et vous voulez être

invoquette. Non, je sais pas, un peu de jugeote.

Effectivement, comme vous aimiez le répéter, je manque un peu d 'expérience.

Mais là, je crois que vous en profitez, non, en l 'occurrence ? Oui, c 'est

vrai. Bon, je suis content que vous m 'ayez sorti.

Merci.

Mademoiselle, mademoiselle, dites -moi, puisque je vous dois 25 000 dollars de

plus, est -ce que je pourrais avoir 20 dollars pour le taxi, s 'il vous plaît ?

Hein ? Qu 'est -ce que vous en dites ? J 'ai lu le rapport de l 'agent de

probation. Je dois dire qu 'il est assez désastreux, monsieur Burney.

Cette fois, vous irez en prison. Je vais au moins récupérer mon million.

J 'ai vu à la télé que ce bienfaiteur de l 'humanité doit aller dans un hôpital

rendre visite à des enfants malades à trois heures. C 'est une aventure

publique. Il faut l 'arrêter. Il rend tout le monde barjot.

Qui, John Bubber ? Il n 'y a qu 'à vous écouter. Vous avez pété les plombs. Tout

le monde est devenu barjot.

Barjot ! Barjot !

Lui ! Lui ! Lui ! Arrière ! Arrière !

Lui ? Il est déjà là ? Non, c 'est pas lui.

Excusez -moi, je peux vous renseigner ? Vous n 'avez rien à faire à ce service,

monsieur. Si vous souhaitez rendre visite à quelqu 'un, adressez -vous à

laquelle ? C 'est toi ? Bonjour.

Comment tu t 'appelles ? José.

Et toi, comment tu t 'appelles ? Mandy.

Bonjour, Mandy.

Et toi, c 'est quoi ton nom ? Cody. Cody ? Je reviens tout de suite.

Bonjour, Monsieur Baba.

Bonjour.

Bonjour. C 'est vrai que t 'as sauvé tous les gens dans la rue ? Oui, c 'est

vrai. Tu t 'en rends compte ? Tu veux danser avec moi ? Bonjour, tout le

Je peux pas courir.

Moi, je peux pas courir.

Je peux juste marcher quand on est là -bas.

Excusez -moi, pardon, mais je dois dire un mot.

Vous avez une carte de presse ? Non, non, je l 'ai laissée. Alors vous ne

pas rester. Non, arrêtez. Allez, allez, allez.

Vous voulez que je vous raccompagne ? Bonjour, papa.

Non, c 'est moi qui lui parle d 'abord.

Salut, toi.

Il faut tenir le coup. Je sais que c 'est dur, mais... C 'est pour ça qu 'il

faut te battre.

Alain est dans le coma. Il n 'entend rien.

Si, si, il m 'entend.

Écoute, Alain.

Chucky, Chucky, ça va.

Écoute, Alain.

Je sais que t 'es seul dans le noir.

Je sais que c 'est terrible.

Les médecins font tout leur possible, mais ça dépend pas de... Ça dépend que

toi.

Tu dois à tout prix sortir de la nuit.

Je veux que tu te battes pour moi, Alain.

T 'es un héros.

Abandonne pas.

Les héros baissent jamais les bras.

Eh, eh, tout le monde, on va vous faire la temporeille. Je suis amoureuse de

vous, John Barber. C 'est du bidon ! C 'est l 'imposteur, Barber ! Barber !

Barber ! Imposteur ! Merci, tout le monde. C 'est mon argent ! C 'est ma

! C 'est mon argent !

C 'est mon billon ! Ma beurre ! Ma beurre !

Putain

! Allez, réveille -toi. Allez,

réveille -toi.

Merde, c 'est déjà pas toi, du tout !

Je ne peux pas me dire ce que je dois dire ou ce que je ne dois pas dire. On

en Amérique et on a le droit de s 'exprimer.

Vraiment, ça te fait plaisir d 'insulter l 'homme le plus courageux du pays qui

en vaut au moins mille comme toi.

Continue. Il a dit qu 'on était tous des héros, n 'est -ce pas ? Même toi.

Connerie.

Il dit que t 'es connerie.

T 'as raison. Il dit que t 'es connerie.

T 'es pas un héros.

John Bubber en personne et 20 des rescapés du vol 104 vous feront revivre

direct la tragédie à l 'intérieur de l 'avion en flamme.

Surgissant de la nuit, du feu, du cauchemar, l 'ange du vol 104, John

Bubber a sauvé 54 personnes.

Voici son histoire, leur histoire, avec les véritables acteurs du drame ayant

réellement vécu ces moments de terreur.

Sans maquillage, sans musique, sans comédien.

La réalité.

Jeu d 'histoire sur Channel 4.

Ne le manquez pas.

Il est contrarié.

Contrarié ? Mais contrarié par quoi ? Oh, il dit qu 'il n 'est pas comédien.

Mais on ne lui demande pas d 'être comédien, dit qu 'il ne surtout pas. C

un véritable héros. Justement, il n 'a qu 'à rejouer ça comme un héros. C 'est

toute la beauté de votre concept. C 'est ce qui en fait la nouveauté. Et elle a

insisté ou pas ?

Elle est en train de lui parler, Wally. Bonjour.

Mais quand même, on l 'a payé un million de dollars.

Je crois qu 'il pourrait coopérer un temps soit peu et penser à l 'audimat.

Tout à l 'heure.

Alors ? Voilà, il est d 'accord.

Quand même, vous auriez dû le prévenir.

De nouveau à la une de l 'actualité, John Bubber.

L 'homme qui a sauvé 54 personnes prisonnières d 'un avion en feu aurait

réveillé un jeune garçon... Je t 'en voudrais pas si t 'es fâché.

Je sais que j 'ai déconné à me faire serrer ici. T 'as le droit de me foutre

dehors.

Je vais

pas te

foutre dehors, Bernie.

du coma à la surprise générale.

Les médecins, dont le pronostic était jusqu 'alors très pessimiste, envisagent

maintenant le complet rétablissement de leur jeune patient.

John Bubber, ayant refusé la présence des micros et des caméras... Merci, tu

un sacré bonhomme.

Le Vietnam, le crash et un miracle.

Reste à savoir ce qu 'en dira le jeune miraculé.

Une infirmière a confié à notre reporter que ses premiers mots furent « Est -ce

que maman peut me faire des beignets ? » Allez, on se fait une répète ? Action.

John ? Quoi ? Approchez.

Approchez. Vous vous penchez et vous m 'aidez à me dégager.

Rappelez -vous, j 'étais coincée et vous... C 'est ça, oui. Voilà.

Et ensuite, vous m 'avez relevé.

C 'est comme si vous me souteniez.

Contre votre épaule.

Oui, comme ça.

Ça.

Oui. C 'est presque excitant.

C 'est tellement bien comme ça. Oh, Gayle.

C 'est pas bizarre.

Ah, c 'est drôle, ça vient juste de me revenir. Vous avez juré et parlé de M.

Musk. De M. Musk ? Non, les enfants, s 'il vous plaît, soyez sérieux. C 'est

extrêmement sérieux, tout ça.

John, vous pourriez la soulever un peu plus du sol.

Oui, voilà, après ça, je crois que c 'est beaucoup mieux. Je crois que les

meilleurs, Gail, je t 'assure que si ça contrarie pas ton sens de la

déontologie, ce sera très télégénique.

Bon, on continue jusqu 'à la fin, s 'il vous plaît.

Ensuite, John ira en maquillage se faire mettre de la boue et on tournera le

tout depuis le début. Allez, on se magne ! C 'est pas bien.

Oh si, il a raison, c 'est plus spectaculaire.

Je n 'avais plus mon sac, je l 'ai dit.

Vous nous inspirez, John.

Vous nous rendez meilleurs, plus humains.

Moins cyniques.

Plus ouvert, plus généreux.

Vous en êtes conscient ? Oui.

Oh, mon Dieu.

Ensuite, vous la laissez, vous repartez à l 'intérieur chercher M. Smith.

M. Smith ? Ah, bien.

M. Smith ?

Qu 'est -ce que tu dirais si je te racontais que je suis entré dans un

cramait et que j 'ai sauvé tout le monde à bord et que j 'ai failli risquer ma

vie ? Comme... Bubber ? Le héros ?

Oui.

Oui, même tout pot.

Ah bon ? Mais... Qu 'est -ce que tu veux que je te dise, Bernie ? C 'est une

devinette ou tu veux en venir ? Je veux dire... Si je te racontais ça...

Non.

Non, mais je pense que c 'est une question de personnalité. C 'est pas ton

Moi non plus, d 'ailleurs.

Weber, lui, c 'est autre chose. Il est héroïque.

Toi et moi, on n 'est pas héroïques.

C 'est pas dans notre tempérament, c 'est tout. Ça veut pas dire qu 'on est

mauvais pour autant.

Et pourquoi ? Non, rien.

Je te mine pas comme ça. C 'est pas la peine d 'être un héros pour être un type

bien. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ce qu 'il y a, c 'est que je vais tomber.

Tomber ?

En préventif pour cette histoire de cartes volées ? Bon sang, Bernie.

Non, Chick, en prison.

Ça n 'a rien à voir avec ces saloperies de cartes de crédit. C 'est une autre

condamnation qui tombe demain.

Pour des caisses de peau de peinture, une connerie.

La laque.

J 'ai été voir l 'agent de probation, mais le lendemain, il a écrit au juge

les gens comme moi étaient... des antisociaux.

Antisociaux ? Oh, merde !

Il y en avait tant que ça, de la peinture ? Encore assez, oui.

Je crois que c 'est très important, ce que nous avons fait là.

Bravo à tous.

Merci. C 'est du très beau boulot. Bravo, non ? Sincèrement, vous avez été

parfaits. Salut, Gail. Ça va être d 'accord ? Merci à toi. Merci.

Continue comme ça. Bravo, John. Je voulais vous dire merci encore une fois.

John.

John, c 'est puissance que vous venez de faire.

Magnifique prestation. Je vous remercie.

On s 'appelle et on se fait une bouffe, d 'accord ? C 'est promis, hein ? Ah

oui, on m 'a dit que vous alliez demander à me voir.

Oui, je voudrais vous parler.

Oh, mon Dieu.

Attendez, laissez -moi vous enlever cette saleté, M. Bubber.

M. Bubber ? John, pourriez -vous lui dédicacer sa poupée Bubber ? Sa poupée

Bubber ? Oui.

Rassurez -vous, je ne vous retiendrai pas trop longtemps. Un petit quart d

'heure tout au plus.

Allons boire un café s 'il vous plaît.

Gail ! Gail ! Mais comment est -ce que cet

individu se serait procuré toutes mes cartes ? Bernard Laplante.

Il possède tout un répertoire d 'histoires. Il est inépuisable. Entre

prétend être l 'ange du vol 104, figurez -vous. Après vous avoir sauvé, il

aurait complètement oublié de vous rendre votre sac. Et ça, c 'est la 63e

version. Dans la 64e, il dit l 'avoir gardé pour se rembourser une paire de

chaussures à 100 dollars.

C 'est un virtuose du pipeau. Il a déjà été condamné il y a huit jours pour une

histoire de recel.

Dites,

l 'autre là, le héros, Pepper, c 'était un sans -abri, lui, hein ?

Je veux dire, il était plutôt dans le besoin.

Il aurait pu vous piquer votre sac dans le zinc au moment où il vous tirait de

là et ensuite aller le fourriller à la plante.

John Bubber, il aurait risqué sa vie pour sauver 54 personnes et me piquer

sac.

Je pousse un peu, là. Je crois, oui.

Non, mais je ne cherche pas à créer des problèmes à John Bubber. La seule chose

que je veux, c 'est que la plante, lui, se prenne le maximum.

Parlez -moi de lui.

Tes devoirs.

Tu finis tes devoirs, s 'il te plaît.

C 'est boulot, boulot, boulot.

Pas de devoir, pas de zoo, pas de cinéma.

Allô ? Il fait ses devoirs.

C 'est ton père. Si tu ne le prends pas, il appellera toute la nuit.

Salut Joey, ça va ? C 'est moi, ton vieux.

T 'as eu tes 20 dollars ? Quoi ?

Oui, elle a raison. C 'est ce qu 'il y avait de mieux à faire.

Pour financer tes études, j 'allais te le dire. Dis -moi, tu sais, il ne faut

pas croire que je t 'ai posé un lapin l 'autre soir.

Quoi ? Tu as regardé par la fenêtre ? Oui, avec une chaussure et puis tabou.

Ah oui, tu t 'es dit que c 'était peut -être moi le fameux héros.

Ah oui ? Qu 'est -ce qu 'elle a répondu ? Que ma religion me l 'interdit.

Bon, écoute, ce genre de choses, il faudra qu 'on en parle sérieusement

ou un jour, mais je voulais te dire que je dois m 'absenter quelque temps pour

un voyage d 'affaires et je pourrais pas venir te voir.

Alors je voulais juste te dire que tu dois écouter ta mère parce que c 'est

quelqu 'un de très intelligent. Elle est très intelligente et c 'est ce qui est

bien pour toi.

Non.

Non.

Non.

Non, Joey.

Non, c 'est pas parce que je t 'aime pas.

Bordel de... Non, pas bordel.

Écoute, j 'ai aucune envie de partir.

C 'est un voyage d 'affaires.

Dieu t 'aime, Joey.

Mais il le faut.

C 'est comme ça quand on est adulte. Qu 'est -ce que tu veux ? On a tout un tas

de... Passe -moi l 'expression. On a tout un tas de contraintes à la con.

Et justement, en parlant de cette histoire incroyable de héros, une des

qu 'on découvre...

La langue, c 'est qu 'avec les années, la vie a tendance à se compliquer. C

bizarre, je dirais.

Je ne sais pas.

La plupart des gens ne sont pas du tout ce qu 'ils paraissent.

Ce n 'est pas évident.

La vie devient invraisemblable.

Et c 'est normal que quand on vieillit, je serai resté l 'autre soir aussi.

Et je parlerai à durer.

C 'est curieux que cela paraisse. Il a envie d 'être un peu avec toi. Et si tu

'abandonnes encore une fois après avoir débarqué dans sa vie ? J 'étais en train

de lui dire que c 'était à cause de ce putain de voyage d 'affaires.

je t 'en prie, raccroche pas, Evelyne. Écoute -moi une seconde, je t 'en prie.

Laisse -moi parler, je voudrais juste que tu m 'écoutes.

Écoute, je sais que je suis très con quelquefois, j 'en suis conscient.

Je sais que tu étais une épouse.

Parfaite.

Et je sais que j 'ai tout foutu en l 'air.

Je sais ce que j 'ai bousillé.

Je voulais... Je voulais...

Je voulais...

Tu saches que j 'en suis conscient.

C 'est tout.

Allez, allez, on y va.

Bon,

je dois te laisser là.

Bon, tu voyages ta ferme.

Quelques temps.

D 'accord.

Bien.

C 'est pour une interview, là -haut de la fortune.

J 'espère qu 'il sait pas tuer ce con, là.

Depuis quelques jours, il est très perturbé à cause... d 'une condamnation,

'en viens connaître.

Il doit faire de la taule.

Hé, c 'est une caméra, cet engin, là ? Si c 'est flingué, vous pourriez filmer.

Pas de cadavre, dommage.

Je vois pas de souvent que vous arrivez à prendre des images du corps avant que

les flics arrivent sur les lieux.

En exclusivité.

Monsieur Winston, ça ne vous dérange pas si nous l 'attendons ici ? Il ne vous

traînera pas en justice.

C 'est vrai, après tout, il a bien de la chance qu 'une personnalité comme vous,

une célébrité aussi connue que vous, puisse s 'intéresser à quelqu 'un comme

lui. C 'est pour une histoire de drogue ou quoi ? Je ne peux rien dire.

Bien sûr, je comprends. C 'est confidentiel.

Bon.

C 'est personnel.

Bon. Ben, je suivrai ça à la télévision.

Voilà.

Bon.

Alors, j 'espère que t 'as pas l 'intention d 'attendre ce type toute la

Peut -être. J 'ai le sentiment que t 'es important, je sais pas.

Écoute, je sais que pour toi, y a que le boulot qui compte, mais moi, j 'ai une

femme et des enfants.

T 'as bien de la chance.

Aïe ! Qu 'est -ce qui t 'arrive ? C 'est divan.

Quoi ?

Tu ne reconnais pas ce micro ? Si, je le reconnais. C 'est le micro d 'argent.

Mais comment il l 'aurait gagné ? Pour sa lutte au service de la vérité.

La plante ? Ta caméra.

C 'est vous, Bernard Laplante ? Mais qu 'est -ce que c 'est que ça ? Quelles

sont vos relations avec John Bobber ? Éteignez ça.

Comment avez -vous eu ça, monsieur Laplante ? Et comment vous croyez que je

'ai eu ? Dites -moi tout, monsieur Laplante. Qu 'est -ce que vous comptez

obtenir de Baber ? Baber va sauter de l 'immeuble ! C 'est sur Channel 13 ! Quoi

? C 'est sur Channel 13 ? Les pompiers nous ont confié qu 'ils hésitaient à

tendre un filet au pied de l 'immeuble, par crainte que cela ne l 'incite à

sauter.

Oh, mon Dieu ! John Baber a, paraît -il, répété qu 'il ne parlerait qu 'à Gail

Galley. Le téléphone, vite ! Il est ouvert,

le représentateur.

Tu m 'étonnes ! Pourquoi as -tu encore foutu de moi, la plante ? Le mystère, tu

l 'as réglé aussi, pour con.

C 'est une question de règle. Attention,

tu me l 'as réglé.

Et surtout, dites -lui bien que je vais venir.

Allons -y, vite. Des motards attendent pour nous ouvrir la route.

Vous aussi, Laplante. Vous venez avec moi.

Si vous ne me suivez pas tout de suite, je vais vous faire embarquer par les

flics. Les flics ? Non, mais qu 'est -ce que c 'est que ces conneries ? On est

en Amérique.

Tenez.

20, 30, 40.

Chuck, donne tout ce que tu as à M. Laplante. Vite.

Venez. Allez.

Allez. Tout ce qu 'il y a, tout ce qu 'il y a. Vous croyez pouvoir acheter

le monde ? Pourquoi je j 'ai ? C 'est tout ce que j 'ai. C 'est tout ce que t

'as ? Un grand caméraman comme toi, c 'est tout ce que t 'as ?

C 'est pas

vrai, tout le monde est amoureux de ce clown. Oui, oui,

tout le monde est amoureux, tout le pays. Et les gens ne seront pas contents

'ils apprennent qu 'il s 'est tué parce qu 'un minable de votre espèce a été

chanté.

Oui, parfaitement. Vous croyez que je n 'ai pas conclu votre petit jeu ? Ce n

'est pas parce que la police n 'est pas encore au courant que vous êtes tiré d

'affaire. Je ne suis pas née de la dernière nuit. Je vous connais, vous et

semblables bavons de la pègre.

Dans cet avion en flammes, John a eu un moment de faiblesse. Il était totalement

sans ressources. Il n 'a pas pu résister à la tentation de voler mon sac.

Quoi ? Il t 'aurait piqué pendant qu 'il vous sauvait tous ? Tu rigoles ? Et il

l 'a vendu à M.

Laplante, ici présent, qui essaie aujourd 'hui de le faire chanter.

Il faut être complètement tard et aller sauver 54 personnes et voler un sac à

main. Mais c 'est qu 'il est vraiment héroïque, Chuck.

Ne comptez pas sur le million de dollars de récompense. Il ne se doutait pas qu

'il serait porté au nu par les médias.

Il nous a sauvé la vie. C 'est uniquement parce qu 'un profond

poussé à entrer dans l 'avion.

Pensez au danger qu 'il courait. Et puis, il a volé quelques malheureuses

de crédit qu 'il a revendées à la plante. Combien ? Quelques dollars, c

? À peine de quoi, ça prit un repas.

Bien sûr, tout ça doit rester entre nous, Chuck.

Si John Bubber s 'en sort, monsieur la plante devra l 'assurer qu 'il n 'y aura

plus aucune manœuvre malveillante de sa part.

Et même mieux encore, il lui présentera des excuses.

Quoi ? Moi, moi, je lui présenterai des excuses à Bobber ? Et si je disais que

je n 'avais pas ces cartes sur moi dans l 'appareil ? Vous pourriez mentir, vous

voulez dire. Oui, mais ce ne sera pas nécessaire.

Je peux très bien raconter ce qui s 'est passé tel que, et tout le monde saura

ainsi que John Bobber est encore plus héroïque qu 'on ne l 'imaginait. Et que

vous, vous êtes l 'individu le plus ignoble qui ait jamais existé.

La plante deviendra synonyme de cynique, opportuniste et maître chanteur. Vous n

'aurez rien.

J 'ai un fils, je suis un être humain, bordel de Dieu.

Eh bien, prouvez -le !

Prenez vos responsabilités, essayez de faire quelque chose. Bonsoir, vous l

'avez peut -être déjà sué.

Vite ! Venez, venez.

Non, on ne passe pas.

Si, si, laissez -le. Laissez -le, il est avec moi.

Venez.

Laissez -moi passer, poussez -vous.

Expliquez -moi ce qui se passe. Il n 'est pas moi, il est à moi.

Vous venez de voir quel...

...

Il a demandé à vous parler, mademoiselle. Il ne veut pas bouger de

Il faudra vous pencher.

On va vous assurer. S 'il vous plaît, laissez -nous passer.

John, c

'est

moi.

Ne faites pas de bêtises, tout est arrangé.

Je ne voulais pas vous faire de peine.

C 'est pour vous.

Je vous explique tout.

John, je connais toute l 'histoire.

Ah oui ? Non ! Non ! Oh non ! John ! John ! John ! Je n 'ai

rien. On a tous des petits moments de faiblesse. C 'est une petite erreur. Le

public comprendra.

Une petite erreur ? Vous êtes trop exigeant avec vous -même.

Je l 'ai amené jusqu 'ici, ce sale type qui a essayé de vous faire chanter. Il

est là.

Arrêtez de dire des conneries.

Arrêtez, rentrez, rentrez. Ça suffit.

Et vous là, rentrez immédiatement. Non, mais je veux juste lui parler, bordel de

Dieu. Hé, Robert, approche. Faut que je te parle, mon pote.

Ah, la plante.

Allez, John, arrête de faire le con. J 'ai le vertige.

Excuse -moi, j 'explique tout dans ma lettre à Mademoiselle Gallet. J 'ai eu

tort. Éteignez ce nom de Dieu, vous voulez qu 'il sorte ? Tirez -vous.

Tous les deux.

John. Je veux juste qu 'on discute cinq minutes, d 'accord ? Tu sauteras après,

tu sauteras même deux fois si tu as de chance. Reste tout est.

Dis ce que tu as à me dire. Oui, mais en privé, il y a des micros et puis des

camérages. Personne ne doit entendre. Il me semble que quelqu 'un tente de

rejoindre Bobber. Je présume qu 'il s 'agit d 'un spécialiste de la police ou

corps des sapeurs -pompiers.

Il se dirige à quatre pattes vers Bobber sur la corniche.

Il ne semble pas être équipé d 'un baudrier comme ses collègues.

Il n 'est même pas encordé.

Je suis désolé, j 'avais la chaussure et tu m 'avais dit que tu craignais la

publicité parce que t 'avais des problèmes.

Je me rappelle pas t 'avoir dit que je crachais sur un million de dollars. J 'y

croyais pas, moi, au début. Et puis j 'attendais que tu te manifestes, ensuite

ils ont ressorti mon dossier militaire, puis tout le topo, puis moi j 'attendais

que tu te pointes et que tu me démasques. Où t 'étais ? J 'étais au

bordel de Dieu ! Attention ! C 'est de la folie, on pourrait

tomber. T 'aurais intérêt à rentrer, tu risques encore ta vie, là.

Je commence seulement à m 'en rendre compte.

Tu sais, j 'ai pas du tout l 'intention de rejouer les héros.

Surtout que t 'es pas le moindre souci pour ça, mon pote. Alors, si on s

'asseyait tous les deux pendant un instant, tu sais, juste histoire de

avant de sauter le pas.

Hein ?

Pourquoi

j 'ai fait ça ?

J 'étais sale, pauvre, inutile, mais au moins j 'étais honnête. Oh, arrête s 'il

te plaît. Tu crois que t 'as des problèmes et tu me fais rigoler.

C 'est moi qui ai les problèmes.

On ignore toujours pourquoi John Dober,

le héros national, est sorti sur cette corniche.

Au 15ème étage, il y a près d 'une heure et demie.

Mais on sait maintenant qui est l 'homme à qui il parle et qui est sorti pour le

rejoindre il y a une vingtaine de minutes. Et cela en prenant de très gros

risques. Il a pu être identifié. Il s 'agit de Bernard Laplante.

Anciennement employé par les établissements... Mort ! Mort ! Mais mon

Bernie ? C 'est vraiment un déclinant.

Laplante ?

Salaud.

Je vais les filmer en plongée de la corniche du dessus.

Victor, c 'est ton père.

Mais qu 'est -ce qu 'il fait là, papa ? Où as -tu mis ton anorak ? Habille -toi.

Pour la police et les services ministres, tout ce que c 'est, c 'est un

excellent signe qu 'il ne saute pas.

En effet, l 'expérience a prouvé que si un désespéré ne saute pas tout de suite,

il y a de grandes chances qu 'il ne passe pas. On me signale qu 'un

téléspectateur sournué qui lit donc parfaitement sur les lèvres aurait

que John Bubber et Bernard Laplante discuteraient religion sur cette

15e étage.

Tu lui as volé son sac.

Dans la panique.

Pendant que tu l 'as tortée de là. Et alors ? Toi, t 'as bien décidé de te

passer pour moi. Un petit moment de faiblesse, et puis voilà. Je vais voler

sac, je vais pas le nier. Qu 'est -ce que tu veux ? On n 'est pas des saints.

Et maintenant, elle croit... Elle croit que tu me fais chanter. Elle m 'aime

pas.

Elle est pas la seule.

Elle doit être ma personnalité.

Regarde -moi tous ces allumés.

Ils t 'aiment vraiment.

Je pourrais plus les regarder en face.

quand je pense à toute la confiance qu 'ils avaient en moi. C 'est ça.

Maintenant que t 'as bien foutu la merde, tu sautes. Bravo.

Écoute, John, j 'étais à l 'hôpital tout à l 'heure. Je t 'ai vu avec tous ces

petits merdeux, là, parce que mon expression... C 'est bien toi, alors. J

rien contre les malades, personnellement. Rien du tout.

Mais j 'aime pas les fréquenter.

C 'est un truc qui me mange pas.

Alors que toi, t 'as ramené ce garçon à la vie.

À ta place, moi, j 'aurais vomi dessus.

Alain ? Alain est guéri ?

Tiens, tu vois ? Tu te rappelles même son prénom, ce gars ? Oui, mais c 'est

qui a sauvé 54 personnes de la mort, la plante, pas moi. Tu serais allé. Je suis

sûr que t 'aurais pas hésité.

C 'est tout à fait ton genre, ça. Tu peux me croire.

Alors, on fait quoi, maintenant ? Finalement, je crois que le chantage, c

pas idiot.

Qu 'est -ce que tu veux dire ? Il doit te rester pas mal d 'argent. J 'imagine

que t 'as pas déjà tout donné à leur bonne oeuvre à la con. Il en reste

beaucoup, mais où tu veux en venir ? Écoute, la fille de la télé croit dur

fer que je te fais chanter parce que t 'as barboté son sac pendant que tu

à son secours. Et elle croit que je sais que tu lui as piqué parce que ce sac,

tu me l 'aurais vendu avant d 'avoir entendu parler du million. Mais la chose

'elle ignore, c 'est que maintenant, j 'ai vraiment de faire chanter.

Puisque c 'est moi qui lui ai piqué le sac.

Puisque c 'est moi qui étais dans l 'appareil. Tu vois ce que je veux dire ?

Tu veux que je saute pas ? Que je continue de mentir ? Et que je te paie

garder le silence ? La plante, t 'es cinglé.

Pourquoi ? Parce que je te laisse les problèmes, John. La télé et tout le

bordel. Tous les admirateurs. Je veux juste mon pognon et même pas encore

Laisse -moi t 'expliquer.

Comment ça, ce que je veux savoir ? Tout, je veux tout savoir ! Qu 'est -ce

c 'est que cela plante, nom de Dieu ? Qu 'est -ce que ces deux guignols se

racontent ? De quoi elles parlent ? Quoi ? Tu ne les entends pas ? Lis sur leurs

lèvres ! Tu es journaliste ? Alors improvise !

Qu 'est -ce que tu crois ? Que c 'est encore une histoire ? C 'est la réalité,

cette fois ? La réalité ? Mais qu 'est -ce qui te prend, Gayle ? Pourquoi tu...

Non, surtout ne craque pas maintenant ! Pourquoi je craquerais ? Pourquoi j 'ai

une professionnelle, non ? Je suis cynique, ambitieuse. Une vraie

professionnelle. Une garce, c 'est ça.

Une salope ambitieuse.

Une salope, quoi.

C 'est ça que tout le monde dit.

Non, Gayle, tu n 'es rien de tout ça. Tu es considérée, au contraire, comme la

crème des filles. Tu fais un marshmallow.

Et c 'est pour ça que tout le monde t 'aime tant.

Alors tâche d 'être un marshmallow professionnel. Arrête de te lamenter et

couvre -moi ce putain de drame humain.

Tu

n

'as pas le droit, ce n 'est pas professionnel.

Je ne sais pas, moi, ce qu 'il fait là -haut. Tu lui manques, peut -être. Il

voulait te voir l 'autre soir et moi, je n 'ai pas accepté.

Non, je me dis que c 'est de ma faute. Il est plutôt jeune, il vit tout seul.

crois que tu le détestes. Non, je ne le déteste pas. Il m 'énerve, c 'est tout.

Il est tellement égoïste, égocentrique et cynique.

C 'est quoi, cynique ? C 'est quand on dit, les autres magouillent, pourquoi je

me gênerais ? Mais il a aussi de bons côtés, c 'est sûr. Ils sont cachés, c

tout.

Quand tu étais à l 'hôpital pour ton appendicite, il est resté avec toi à

de ton lit toute la nuit, alors qu 'il déteste les hôpitaux. Je crois que c

dans les moments de crise que ton père assure le mieux. Quand il y a vraiment

quelque chose qui cloche, quand il y a vraiment une situation d 'urgence, on a

'impression qu 'il... J 'ai l 'impression qu 'il oublie Bernie la

d 'un coup il réagit comme un être humain.

Regarde ! Qu 'est -ce qui se passe ? Il y a du nouveau là -haut. La plante

semble dire quelque chose au sauveteur. Il leur parle.

Et il lève deux doigts de la main gauche.

Un signal, sans doute. Je dis bien deux doigts de la main gauche.

Les secteurs se penchent à la fenêtre. Ils sont munis de longs perches. Mais qu

'est -ce qui se passe ? Ils les tendent aux deux hommes sur la corniche.

Il me semble qu 'il y a quelque chose au bout des perches. On dirait... C 'est

très difficile à dire.

Je crois que... Attendez, on m 'apporte une dépêche.

Du café, c 'est du café. On me dit que John Robert et Bernard Laplante viennent

de commander... Du café ? Il n 'y a que tout verre pour formuler une demande ou

bien qu 'on grue dans un moment pareil. Tout le monde retient son souffle et

lui, il commande un café.

Nous apprenons à l 'instant que la plante a eu des démêlés avec la justice

que le tribunal le condamne demain pour un trafic dont on ignore encore l

'objet.

Gail aurait dû être informé avant eux. C 'est elle qui est allée chercher une

guignole.

Daniel Lewis nous a battus.

Dick, et si Bubber avait quelque chose à cacher ? Si on s 'était trompé, si ça n

'était pas lui le héros, ce serait un sujet renard.

Non, Dick.

Ce ne serait pas un sujet en or.

On a parié sur celui -là. C 'est notre poulain. Nous lui avons donné un vote de

confiance.

Nous lui avons donné un million de dollars.

On est d 'accord.

Quatre ans dans la meilleure pension, et puis médecine ou des études de droit,

tout ce que Joey voudra, et puis tu rembourseras ma caution à mon avocate,

puis tu lui paieras ce qu 'elle m 'a avancé en plus, et mes honneurs verts de

plus le temps. Oui, j 'irai témoigner en ta faveur au tribunal, Bernie.

Ça ne marchera jamais. Tu rigoles.

Si le juge a un témoignage de moralité signé John Bobber, tu crois qu 'il

hésitera une seconde à commettre ma condamnation ? Pour l 'ange du vol sans

cadre... Non, Bernie, c 'est pas ça. J 'aime pas mentir. Ça met mal à l 'aise,

tu vois. C 'est plus fort que moi. Ça te met mal à l 'aise ? Et bien, j 'en suis

sûr, ça t 'a pas mis trop mal à l 'aise, il me semble.

Bon, j 'ai dit de pas péter.

Je te cacherai à ta place.

Parce que tu crois que tu te sentiras plus à l 'aise quand t 'auras sauté de

cette putain de corniche brisant les cœurs de millions de gens en laissant

Bernie la plante vomir sur les gosses au lieu de faire des miracles ? Tu crois

que je filerai un saut au bonhomme ?

Tu m 'imagines moi donnant de l 'argent sans abri. John, je ne suis pas quelqu

'un de généreux. C 'est toi qui es généreux.

Alors fais ton boulot. D 'accord.

Sois héros. C 'est d 'accord.

Tiens, tu feras disparaître tes aveux.

Ça ne te gêne pas que ce soit moi qui tire les bénéfices de ton geste ? Du

moment que tu me verses des intérêts.

Alors, qu 'est -ce que tu en dis ? Marché conclu ? Tu es sûr qu 'on pourra

arriver ? John, tu es assis sur une corniche, l 'après a sauté dans la

moi, dommage, je dois aller en prison.

Alors franchement, qu 'est -ce qu 'on a à perdre ?

Et malgré le coup de la chaussure, tu as encore confiance en moi ? Je suis comme

tout le monde, John.

Il n 'y a rien qui me différencie de tous ces cons qui nous regardent.

On a tous confiance en toi. Tous.

Bordel de Dieu.

Oui.

C 'était vraiment con d 'être venu sur cette corniche.

Oh, mon Dieu.

Oh, mon Dieu ! Rattrapez -le, John ! Non, ne rattrapez pas, non ! Non,

-le ! Rattrapez -le ! Oui, rattrapez -le ! Tenez, attrapez cette corde et vous

serez sauvés. Il n 'y a rien à faire pour lui, vous entraînerez.

Je ne peux pas faire ça !

C 'est l 'assaut autour du corps.

Passez -le lui. Vous ne pouvez pas le retirer, il va vous entraîner.

S 'il doit s 'en aller, on s 'en ira tous les deux. C 'est de la folie.

Passez -lui la corde.

Oui, monsieur.

Entendu.

Allez, en plongée, zoom avant.

Il a pu saisir toute l 'intensité du drame au mépris du danger.

Est -ce que j 'ai eu peur ?

Dans des moments tels que celui -là, on oublie. On pense profondeur de champ, on

pense mise au point, on pense à l 'édition du journal de Hondeur. C 'est

pays qui compte sur vous.

Tiens bon, vieux, ça y est.

T 'es un saint, bordel de Dieu.

Pardonne -moi de me guériter.

Oui, c 'est vrai, j 'ai sauvé Bertrand.

Je me suis senti

complètement submergé par la pression des

médias et la célébrité.

J 'avais le sentiment de ne pas le mériter.

Je ne me sentais pas à la hauteur de l 'espoir que l 'on plaçait en moi.

C 'est un peu tout ça que j 'ai voulu essayer de dire.

Sur cette corniche, j 'avais vraiment l 'intention... Comment vous êtes entre

elles ? En douce. C 'est privé ici.

Pas de médias.

C 'est vous.

C 'est vous qui m 'avez sauvé la vie dans l 'avion.

Avez -vous averti quelqu 'un ? Non, j 'ai pris la décision. Ecoutez, madame,

ne donne jamais d 'interview.

J 'ai une avocate. Si vous avez des questions, adressez -vous à elle.

Monsieur Laplante. De quoi avez -vous parlé ? Bernie. C 'est confidentiel.

J 'aimerais que vous me considériez un instant comme une femme et non comme une

journaliste.

Je me suis vu mourir dans cet avion en flammes.

Et soudain, en levant les yeux, j 'ai aperçu un homme dans la fumée.

Le visage couvert de boue et de cambouis, qui m 'a sauvé la vie.

Hors antenne, dites -moi si c 'était vous. Hors antenne, hors antenne, ça

dire quoi ? J 'ai comme la mi -temps.

De vous à moi, entre nous.

Ça ne sortira pas de cette chambre.

Est -ce que j 'ai l 'air assez con pour me ruer dans un avion qui brûle et

sauver une bande d 'inconnus ? C 'est pas mon genre.

D 'accord.

Je me trouve dans le hall de l 'hôtel avec Evelyne Laplante.

qui serait l 'épouse du mystérieux Bernard Laplante, qui, je vous le

failli tomber de la corniche, mais a été rattrapé in extremis par John Bubber.

Madame Laplante nous a confié que Bernard Laplante l 'a appelé chez elle

quelques heures et lui a parlé d 'un long voyage qu 'il comptait

Il aurait surtout émis le souhait de dire au revoir à Joey, leur jeune fils

dix ans. Joey.

Je ne savais pas qu 'il voulait se jeter d 'un immeuble. Vous pensez ? Je ne

comprends pas pourquoi il a fait ça. J 'ai cru que c 'était encore une

Et voilà.

La télé, c 'est un exemple. On ne peut pas croire un mot à ce qu 'il raconte.

Parlez -nous de lui, Madame Laplante.

Bernard Laplante est quelqu 'un de profondément humain, malgré les

'est des conneries, je vous jure, c 'est n 'importe quoi. Il faut le connaître,

c 'est tout.

Et toi, mon petit Joey, tu l 'aimes aussi, ton papa ? Toi, je vous l

mon fils. Oui, il est super.

Il m 'emmenait au dos.

Dis -nous ce que tu as ressenti quand tu l 'as vu là -haut, sur cette façade.

Au début, j 'ai eu peur, mais... mais...

Mais quoi, petit ? Mais j 'étais sûre que Baber le sauverait.

Oui, c 'est vrai, j 'ai sauvé Bernard Laplante. Il y a quelques instants, mais

je n 'aurais pas pu le faire s 'il ne m 'avait pas lui -même sauvé. Je crois qu

'il serait intéressant que vous lui parliez de son père.

J 'ai eu un terrible moment de faiblesse.

Je me suis senti, comment dire, complètement submergé par la pression

médias et la célébrité.

Hors antenne.

Merci de m 'avoir sauvé la vie.

Y 'a pas de quoi.

On s 'envie de ceux qui en ont vraiment envie.

Les sans -abri, les anciens combattants, les vieux.

Nous créerons aussi une association pour la protection des petits animaux.

Monsieur Bobber.

Monsieur Bobber.

Oui, mademoiselle Gavet.

Vous avez une question à me poser ? Tout le monde considère que vous êtes un

héros, monsieur Bobber.

Comment vous considérez -vous ? Je crois que nous sommes tous des héros.

En tout cas, à certains moments.

Nous avons tous un potentiel d 'abnégation et de courage dans certains

puis, il y a des jours où on l 'a moins.

Ce sont les médias...

qui distingue une personne à un moment plutôt qu 'à un autre.

Et moi, je suis comme n 'importe qui, plein de fragilité, avec un peu de

et un peu de sens moral.

Vous dites que je suis un héros.

Pour moi, un héros n 'est que le symbole de ce qu 'il y a de bon en chacun de

nous.

Les gens me regardent et peut -être que ce qu 'ils découvrent, c 'est...

Le meilleur qu 'il y a en eux. Ou il va chercher toutes les conneries.

Vous avez déjà entendu un baratin aussi nul dans la bouche d 'un type qui n 'est

même pas président ? Je ne sais pas.

Ce n 'est pas invraisemblable.

Quoi ? La présidence.

Tout le monde est fou de lui.

Je t 'avais dit que je t 'expliquerais certaines choses sur la vie.

Le truc, si tu veux, c 'est que la vie, c 'est très bizarre.

Tout le monde veut donner son interprétation de la vérité.

Ils en passent une longueur de temps avec leur vérité, comme si c 'était du

et qu 'ils en avaient un plein stock. Mais en grandissant, tu sauras qu 'il n

a aucune vérité.

Tout ça, c 'est de la connerie.

Excuse ma vulgarité.

Des couches de conneries accumulées, empilées les unes sur les autres. Mais

avançant dans la vie, avec les années, tu finis un jour par choisir ta couche

préférée. Et ça devient ta connerie, pour ainsi dire.

Tu comprends ? Non. Oui, mais c 'est compliqué.

Peut -être que quand tu seras à la fac, parce que tu vas aller à la fac.

Non, il faut que tu ailles à la fin, que j 'ai tout prévu.

Ta mère et moi, on veut que tu ailles.

Écoute, Joey, maintenant je vais te dire un truc hors antenne, d 'accord ? Tu

comprends, tu sais ce que ça veut dire, ça doit pas sortir de cette chambre.

Enfin, de ce son.

C 'est strictement confidentiel, d 'accord ? Tu te rappelles, ce soir, où

pleuvait comme vache qui pisse, et où j 'étais à la bourre pour t 'emmener au

cinéma ? Le soir où l 'avion s 'est cassé la gueule, où la télé racontait

John Bobber avait sauvé tout le monde ? Eh ben, le truc avec la télévision, c

'est qu 'il faut pas gober tout ce qu 'ils essaient de nous fourguer.

Il faut être plus malin.

Alors ?

Voilà comment ça s 'est passé.

Mais tu dis qu 'il faut garder un profil bas ? Ouais.

Et qu 'on doit jamais jouer les héros ? Ouais.

Alors, qu 'est -ce que t 'es allé faire dans cet avion ? T 'aurais jamais dû

sauver tout ce monde.

Je sais pas, j 'ai déconné.

Il n 'y a qu 'à appeler le gardien, madame. Il n 'y a qu 'à appeler le

Il n 'y a personne qui peut appeler le gardien. Ce n 'est pas vrai, nom de

Au secours, au secours.

Ma petite fille nous a supplié. Faites quelque chose, faites quelque chose.

Mon nom de Dieu.

Tiens.

Surveille mes chaussures.

Merci à tous.

7h93

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