Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
LE TUEUR DE BOSTON
Helen ?
Helen, �a va ?
C'est lui qui nous a pr�venus ?
C'est moi.
C'est vous Rosten, qui avez appel� ?
Oui.
Vous l'avez identifi�e ?
- Helen Lawson. - Comment le savez-vous ?
Nous allions nous marier.
Que faisiez-vous, ici, au milieu de la nuit ?
Elle attendait mon appel.
Elle a pris le combin� et...
Elle a pouss� comme un hurlement. J'�tais pas s�r que...
Pas s�r de quoi ?
On aurait dit que le t�l�phone venait de tomber.
J'ai essay� de rappeler encore. Mais c'�tait occup�.
Alors, vous �tes venu voir ce qui s'�tait pass� ?
Oui.
Faites-lui signer le proc�s-verbal.
Lieutenant.
- Le labo a examin� �a. - Ils ont trouv� quelque chose ?
- Rien. Comme pour les autres. - Alors, on part � �galit� de chances.
Qu'esp�riez-vous ? Des empreintes ?
Non, mais un indice quelconque. N'importe quoi...
Du sang. Un bout d'ongle cass�...
Vous voulez garder �a ?
Non, renvoyez-le au labo.
Voici le premier rapport d'autopsie.
Stanford n'a pas perdu son temps.
�a doit �tre le camion de lait.
Oui, il est � l'heure. Comme d'habitude, Lieutenant ?
Oui, merci.
Frank.
- Vous avez tout not� ? - Toujours la m�me routine.
�a ne m'avance pas. J'aurais pu trouver �a tout seul.
Helen Lawson, 25 ans, infirmi�re.
C'est avec son bas qu'on l'a �trangl�e.
- �a fait 8 victimes de l'�trangleur. - �a doit �tre �a, en effet.
Le m�decin a examin� le corps, voil� ses premi�res conclusions.
Il n'y a pas eu de viol, et le corps n'a subi aucun outrage apr�s le d�c�s.
Que cherche-t-il en tuant ?
Premier service.
Vous aurez vite de l'avancement.
Il n'est pas bon ?
C'est mon estomac qui est d�traqu�.
Tous les rapports des inspecteurs sont l�, j�ai fait �tablir un r�sum�.
Comme d'habitude, le crime a eu lieu dans un appartement.
On n'a vu r�der aucun suspect, ni entendu de bruits de lutte.
Aucune trace d'effraction sur les portes, et rien n'a �t� vol�.
Helen Lawson �tait parfaitement respectable.
O� travaillait-elle ?
A la polyclinique Kramer, et avant, dans d'autres h�pitaux.
Ces pilules doivent maintenir �veill�. Je dormirais bien un peu, pourtant.
Allez.
Helen Lawson a d� �tre aper�ue au moins une fois par l'assassin.
Sans doute l� o� elle travaille.
On a d�j� contr�l� les h�pitaux, cliniques pour les pr�c�dents crimes.
Ce n'est pas une raison, Mack.
On est des millions dans cette ville. On en a contr�l� moins de 4 000.
Vous pensez qu'on aura plus de chance cette fois ?
Je ne le pense pas, je l'esp�re.
Le centre m�dical vient de t�l�phoner.
Ils voulaient savoir si vous aviez �tudi� leurs tests.
- Je n'ai pas eu le temps. - Ils attendent apr�s vous.
- Je vais m'y mettre. - D'accord.
Au fait, on vous attend au bureau de la direction.
- Pourquoi ? - Le Dr Morton l'a ordonn�.
Tous les employ�s masculins sont convoqu�s.
Je crois que la police fait une nouvelle enqu�te.
J'y vais.
Et pendant ce temps-l�, ils disent qu'on ne fait rien.
Ne restez pas trop longtemps. Je ne peux pas finir ces tests moi-m�me.
Envoyez-nous le suivant.
Ces deux inspecteurs veulent vous poser quelques questions, Mr Kroll.
Asseyez-vous.
Je leur ai assur� que tout le personnel de l'h�pital les aiderait de son mieux.
Avez-vous beaucoup de relations avec les autres services de l'h�pital ?
Non, pas vraiment. Mon travail me retient toujours au labo.
O� habitez-vous ?
J'ai un appartement sur la place Arezza.
Vous �tes mari� ?
Non.
Vous vivez seul ?
Mon p�re est d�c�d�. Ma m�re vit encore.
Avez-vous entendu parler de la polyclinique du Dr Kramer ?
- Naturellement, oui, un peu. - Y �tes-vous all� ?
Non.
Connaissez-vous quelqu'un qui y travaille ou qui y a travaill� ?
Non.
Connaissez-vous une d�nomm�e Helen Lawson ?
Non.
Elle �tait infirmi�re, et travaillait � la polyclinique Kramer.
Elle a �t� �trangl�e, la nuit derni�re.
Oui, je sais, je l'ai lu dans le journal, ce matin.
Elle avait travaill� ici, dans cet h�pital, il y a 6 mois environ.
A cette �poque, l'avez-vous connue ?
Je vous ai dit que je ne la connaissais pas.
Il est possible que je l'ai rencontr�e, mais j'ignorais qui elle �tait.
O� �tiez-vous, la nuit derni�re ? En particulier, entre 21h et minuit.
J'�tais chez moi.
Votre m�re �tait � la maison ?
Ma m�re est infirme, elle doit rester au lit.
Des questions, Posner ?
Non.
Alors, ce sera tout.
Merci pour votre coop�ration, Mr Kroll.
Je regrette de n'avoir pas pu vous aider davantage.
Au suivant.
- Mr Kroll, s'il vous pla�t. - C'est moi, L�o Kroll.
Clara Thomas, l'infirmi�re de nuit. Votre m�re veut vous parler.
Viens-tu me voir, ce soir, L�o ?
- �a fait des heures que je t'attends. - Oui, maman, je sais.
Je viens juste de rentrer. J'ai d� travailler tard, ce soir.
�a va, L�o. Viens.
Non, maman, pas ce soir. Je n'en peux plus, je vais me coucher.
L�o, viens ce soir, je te le demande.
Maman, je suis �puis�. Je vais me coucher. A demain.
- L�o ! - Au revoir, maman.
L�o !
Regarde qui est l�.
Notre gros habitu�. �a fait longtemps qu'on ne vous avait vu.
O� �tiez-vous donc pass�, tous ces derniers jours ?
Nulle part. Je voyageais. Et je suis revenu.
Pour une semaine ou deux.
Il va falloir se m�fier. Chaque fois que vous venez ici, vous gagnez une poup�e.
J'ai de la chance.
Je me r�jouis de votre chance. On aime faire plaisir � nos habitu�s.
Pas trop, quand m�me. Sinon, il faudra changer de boulot.
Pourtant, regarde � Las Vegas. �a leur fait de la publicit� si quelqu'un gagne.
Dany a le sourire commercial. Je me contente de l'aider.
Quand un client emporte un lot, je prends �a comme une insulte.
Barbara n'a qu'une id�e en t�te : la recette.
Vous avez fini votre journ�e ?
J'avais l'intention de faire une ou deux parties.
Il va encore tout gagner.
Vous aimeriez que je reste ici pour vous porter chance ?
- D'accord. Parce que c'est vous. - Merci.
Tu as vu ce coup !
Vous �tes dr�lement fort � ce jeu.
Ma parole, vous vous entra�nez chez vous !
Je n'ai pas de chez moi, mademoiselle. Je suis presque toujours en voyage.
Je ne passe par ici qu'une ou deux fois par mois.
Heureusement. On serait ruin�es si vous habitiez ici.
Moi, je trouve �a merveilleux de r�ussir � chaque coup.
�a n'a gu�re d'importance. Ce n'est qu'un jeu.
Jeu ou pas, il y a des tas de gens qui passent leur vie enti�re
sans jamais r�ussir � faire quelque chose de bien.
Quand j'�tais enfant, j'avais un jeu d'adresse.
Un jeu comme celui-ci. J'y jouais tout le temps.
Je suppose que vous �tiez d�j� un champion.
Non.
Pourquoi, vous �tiez battu par votre p�re ?
C'est pas �a. Je ne jouais qu'avec ma m�re.
Avec votre m�re ?
C'�tait tr�s important pour moi d'�tre meilleur qu'elle ne l'�tait.
Que voulez-vous dire ? Pourquoi �tait-ce si important ?
Chaque fois que j'avais quelque chose � faire, elle le faisait pour moi.
Inutile d'essayer d'expliquer.
Elle serait dr�lement fi�re de vous. Vous avez gagn�.
Eh bien, choisissez.
- Je prends une poup�e. - Laquelle ?
Celle-l�.
Vous au moins, vous ne choisissez pas les lots les plus chers.
Toujours la m�me chose. Vous devez avoir une sacr�e collection de poup�es.
Je ne les garde pas. J'ai un tas de ni�ces.
Je dois m'en aller, maintenant.
La prochaine fois que vous passez par ici, venez nous voir.
- Oui, comptez-y. - Au revoir.
Au revoir, Dany.
Etes-vous mari� ?
Il est tard, Mme Kroll. Il va falloir vous pr�parer.
Mettez ceci.
Je ne veux pas mettre �a. On me prendra comme je suis.
Allons, Mme Kroll... Faites-vous belle pour votre fils.
L�o ne s'int�resse ni aux habits que je porte, ni � mon sort.
Mais si, voyons. Vous m'avez dit qu'il venait vous voir tous les soirs.
Il ne vient pas tous les soirs.
Il m'oublie quelquefois trois soirs dans un mois.
Bien des fils ne viennent pas si souvent.
Ils devraient.
Il n'a absolument rien de plus important � faire.
Quelle ingratitude.
Je peux vous dire que j'ai �t� une m�re et un p�re pour ce fils.
Chacun d'entre nous grandit, Mme Kroll.
M�me votre fils.
Ne me parlez pas de grandir, � moi.
Je suis bien vieille.
Vous savez, j�ai �t� jolie.
Quand L�o �tait un petit gar�on, lui aussi me disait que j'�tais belle.
Vous l'�tes encore, Mme Kroll.
Il sait que je m'impatiente, vers 19h. Quelle heure est-il, maintenant ?
Il est presque 20h.
Ne vous mettez pas dans cet �tat, Mme Kroll. Vous allez avoir une crise.
Rappelez-vous ce qui s'est pass� hier.
Je vais lui dire ce que je pense de lui sans m�cher mes mots.
Tu es en retard. O� �tais-tu pass� ?
Je me suis arr�t� pour t�acheter �a.
Tu ne m'as pas embrass�e.
Je sais, maman.
Ce n'est pas une fa�on d'embrasser sa m�re.
- Oui, je sais, mam... - Je t'en prie !
Oui, je sais, maman... On dirait un perroquet.
-Je m'excuse. - Tu es le plus aga�ant des...
...des je ne sais quoi.
Est-ce que tu l'aimes, ta m�re ?
Oui, bien s�r.
Je vais mettre �a dans un vase.
�a, c'est mon fils.
Je t'aime, et tu m'aimes.
Emm�ne-moi dans le couloir, on va parler tous les deux.
D'accord, maman.
On a quelque chose � se dire ?
Tu n'es pas venu me voir, hier soir.
- O� �tais-tu, L�o ? - Je suis rest� � travailler.
Ainsi, tu ne sais rien de ce qui m'est arriv�.
Tu vois qu'il nous faut parler.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Tu ne tiens pas � le savoir.
L�o, tu fumes trop.
Tu te conduis comme ton p�re. Il exag�rait toujours.
D'ailleurs, il est mort alcoolique.
Que voulais-tu me dire ?
Moi ? A quel propos ?
J'en sais rien, tu disais que c'�tait important.
Que s'est-il pass�, hier soir ?
L�o, ta m�re est � l�agonie.
Mon c�ur, L�o... Il a failli flancher.
Tu n'es pas venu.
- Que s'est-il pass� ? - Je ne sais plus.
Ils ne nous disent pas ce qu'on a, r�ellement. Je me suis �vanouie.
Il m'a sembl� qu'un couteau per�ait mon c�ur.
C'est tout ce dont je me rappelle.
Si Clara n'avait pas �t� l� pour me faire une piq�re,
je n'aurais pas surv�cu.
C'est vrai.
Tu as eu beaucoup de chance, maman.
Je m'en suis sortie, mais je n'aurai pas toujours de la chance.
Clara, voici mon fils, L�o.
J'�tais en train de lui parler de vous. L�o, voici Mlle Thomas.
Il veut vous dire toute sa gratitude pour m'avoir sauv� la vie.
Votre m�re m'a beaucoup parl� de vous, Mr Kroll.
Je ne vous avais jamais vue.
J'�tais dans l'�quipe de jour. Je fais maintenant 16h - minuit.
Je pourrai continuer � veiller sur votre m�re.
Sans elle, je serais morte.
Si Clara n'avait pas �t� l�, Dieu seul sait ce que je serais devenue.
Je serais morte.
Elle m'a sauv� la vie, L�o.
Je m'en souviendrai.
Oui ?
Mlle Thomas, puis-je vous voir, je vous prie ?
Qui est l�?
C'est L�o Kroll.
C'est urgent.
Il est arriv� quelque chose � votre m�re ?
J'arrive.
Qu'est-il arriv� ? Votre m�re dormait quand je l'ai quitt�e.
Je voulais avoir l'occasion de vous parler d'elle.
Est-ce vrai que son �tat est tr�s grave ?
Mr Kroll, vous devriez voir son docteur.
Mais vous lui avez sauv� la vie ?
Peut-�tre bien.
Nous devrions parler de �a plus tard.
Mr Kroll, je sais que vous vous inqui�tez pour votre m�re.
Tant que je serai l�, je prendrai bien soin d'elle.
Sans vous, elle serait sans doute morte, aujourd'hui.
On dirait...
que vous souhaitez que votre m�re...
Non.
- Que voulez-vous en faire, Frank ? - Je l'ignore.
C'est peut-�tre important.
La seule chose qui ait �t� cass�e dans cette chambre est cette poup�e.
Elle a �t� d�lib�r�ment jet�e contre le mur, et bris�e.
Qui l'a jet�e ? L'�trangleur, ou Clara Thomas ?
Elle aurait pu la lancer sur l'assassin pour se d�fendre.
Mais la marque est si profonde que j'en doute.
A-t-elle pu �tre jet�e par quelqu'un d'autre ?
Par qui ? Et pourquoi ?
Non, je ne le crois pas.
Les deux derni�res personnes � �tre venues ici sont l'�trangleur, et Clara.
Je vais retourner � la voiture pour t�l�phoner.
D�s qu'ils auront fini de relever les indices,
emmenez la poup�e au labo pour les analyses.
T�chez de d�couvrir o� elle a �t� achet�e.
- Et aussi par qui. - Exactement, par qui.
Inspecteur Posner sur la 61.
Ici Posner.
C'est encore lui.
�a fait 9 crimes au compte de l'�trangleur.
Le pr�c�dent date de moins d'une semaine, Lieutenant.
Vous dites �a � moi ?
La victime est Clara Thomas. Elle travaillait � la clinique du parc.
Allez faire la liste de tous ceux qui y travaillent
ou qui y ont travaill� depuis un an.
- C'est bien entendu ? - Entendu.
V�rifiez aussi la liste des malades, des parents, des visiteurs.
Tous ceux qui ont acc�s � cette polyclinique.
Oui, chef. Qui aurai-je avec moi ?
Tous les hommes disponibles. Ils vous aideront pour les interrogatoires.
Le Sergent Clyde viendra vous relever quand vous aurez fini.
Je veux tous les noms. Une liste compl�te.
Et je la veux en vitesse !
Vous n'avez pas entendu �a � la radio ?
- Tout le monde est au courant. - Je n'�coute jamais la radio.
Apr�s tout, �a ne vous concerne pas. Vous �tes un homme.
Il ne tue jamais d'hommes.
Passez-moi des plaques, s'il vous pla�t.
Je suis une femme, une infirmi�re.
Non, pas une infirmi�re.
Comment saurait-il la diff�rence ? Je travaille dans un h�pital.
Il tue les infirmi�res et j'ai peur.
Savez-vous ce que je ferais ?
- Vous m'�coutez ? Savez-vous ce que je ferais ? - Quoi ?
J'ai une grande �pingle.
Regardez-moi !
Si jamais il essaie de me toucher, je lui enfonce �a droit dans l'�il.
Charmant.
J'ai une copine, Norma...
Elle a toujours des gaz lacrymog�nes sur elle.
Dans une �prouvette. Comme celles du labo.
Vous savez ce qu'on m'a dit, � la pharmacie ?
On dit que beaucoup de femmes, pour se d�fendre,
ont achet� des flacons d'acide, qu'elles gardent dans leur poche.
Tr�s int�ressant.
Dans la maison, il y a une dame qui a fabriqu� un syst�me d'alarme,
avec des bouteilles ficel�es autour des portes et des fen�tres.
S'il essaie d'entrer chez elle, �a fera un dr�le de boucan.
C'est stupide.
En quoi est-ce stupide ?
Vous croyez qu'il essaiera d'entrer sans jeter un coup d'�il ?
Ce n'est pas un chat. Il ne verra rien, dans le noir.
En �tes-vous s�re, Thelma ?
Bon, je vais d�jeuner, j�ai faim.
J'ai minutieusement v�rifi�, Frank.
Le m�decin aboutit aux m�mes conclusions.
Mort par �touffement d� � une strangulation.
Pourtant, il me semble qu'il y a quelques diff�rences.
Quelles diff�rences ?
Regardez bien ceci.
Ce sont des photos de plusieurs victimes.
Celle que vous regardez, c'est la cinqui�me victime.
Les yeux clos, elle semble d�tendue.
Un bas nou� autour de son cou. Ni marques, ni contusions.
Voici la n�3, et c'est pareil.
L�, c'est la victime n�8, Helen Lawson, tu�e il y a une semaine.
Encore un bas, et toujours aucun signe de coups.
Inutile de les regarder, toutes se ressemblent.
Except�e la derni�re.
Clara Thomas.
Pas de bas.
Pourquoi s'est-il servi de ses mains, cette fois ?
Vous avez pos� la bonne question.
Il devait �tre tr�s en col�re contre elle.
Sur les autres victimes, il n'a laiss� aucune marque.
Il a �tendu les corps dans une position normale, avec pr�caution.
Il leur a m�me ferm� les paupi�res.
Qu'est-ce qui l'a fait changer ?
Est-ce que �a veut dire quelque chose ?
Avait-il une raison personnelle d'en vouloir � Clara Thomas ?
Toujours le m�me sch�ma. Elle n'a pas �t� viol�e apr�s le d�c�s.
Elle aurait pu lutter davantage avec l'assassin,
mais �a n'a pas grande signification.
Elle n'�tait pas aussi grande que les autres, et s�rement pas aussi forte.
Apparemment, non.
Je ne crois pas qu'elle �tait en �tat de r�sister � son assassin.
J'ai une th�orie sur le d�roulement de ce meurtre.
- Voulez-vous l'entendre ? - Allez-y.
- Vous voulez du lait ? - Volontiers.
Apr�s l'avoir �trangl�e,
l'assassin aurait d� se sentir pouss�,
�motionnellement, � suivre ses habitudes.
A compl�ter l'horrible rituel qu'il a instaur�.
Mais, au contraire, il n'avait pas le c�ur � l'ouvrage.
Excusez cette image pitoyable que je viens d'utiliser.
Mais elle d�crit bien ce que je veux dire.
Que voulez-vous dire ?
Peut-�tre qu'il n'a pas tu� Clara Thomas pour les m�mes raisons perverses.
Et apr�s qu'il l'a tu�, il s'est pass� une chose impr�vue.
Un �v�nement qui l'a fait changer d'avis.
Il s'est enfui. Probablement tr�s vite.
D'accord, jusqu'ici, �a va.
Mais l�-dedans, que devient la poup�e ?
Cette poup�e est cass�e.
C'est peut-�tre plus qu'un jouet.
- C'est peut-�tre un f�tiche. - Un f�tiche ?
C'est tr�s commun.
C'est un transfert d'�motion d'un objet quelconque � un autre.
Le f�tiche peut �tre n'importe quoi.
N'importe quel objet sans signification sexuelle,
mais qui d�clenche des sentiments �rotiques.
Que ce soient des chaussures, des stylos, ou des morceaux de tissu.
Dans notre cas, une poup�e.
Mais pourquoi une poup�e ?
�a, je l'ignore.
Docteur, vous �tes un psychiatre, vous devriez conna�tre la raison.
C'est juste. H�las, je n'ai pas de boule de cristal.
En avez-vous une ?
Non. Je ferais bien d'en acheter une.
Mr Kroll ? Nous sommes de la police.
Entrez.
- Veuillez nous suivre, s'il vous pla�t. - Je n'ai rien fait.
Nous ne vous accusons de rien. Nous avons juste quelques questions.
Je dois aller travailler. Vous avez un mandat ?
Non, mais cet inspecteur peut rester avec vous jusqu'� ce que j'en ram�ne un.
Alors, je suppose qu'il est inutile d'attendre.
Je vais prendre quelques heures de vacances, pour une fois.
- Je peux prendre ma veste ? - Faites donc.
Excusez-moi.
Ces gants de caoutchouc sont � vous ?
Oui, �videmment. A qui d'autre voulez-vous qu'ils soient ?
Vous les utilisez pour le travail ?
Tout le temps. Avec les acides, les r�actifs...
Parfois, je les range, par erreur, dans ma poche, en allant me laver les mains.
- Puis-je les reprendre ? - Bien s�r.
Leur fourniture est � ma charge.
Vous avez dit avoir vu Clara Thomas combien de fois ?
Rien qu'une fois.
Combien de fois l'avez-vous vue en dehors de l'h�pital ?
Je ne l'ai jamais vue ailleurs.
�a a l'air de tr�s bien se passer pour lui.
�a en a l'air.
Avez-vous eu un entretien avec Clara Thomas la nuit o� elle est morte ?
L'avez-vous vue � l�h�pital, la nuit pr�c�dant son assassinat ?
Non, je ne suis pas all� voir ma m�re ce soir-l�.
Pourquoi ?
J'ai travaill� tard. Je croyais avoir attrap� froid.
Je suis rentr� � la maison, et j'ai dormi.
Vous �tes-vous relev� ? �tes-vous sorti ?
Non.
�a devrait bient�t �tre fini, maintenant.
�a fait plus d'une heure qu'il est l�.
C'est cette nuit-l� que vous avez emport� les gants en caoutchouc ?
Je ne sais pas. J'en ram�ne parfois une paire � la maison.
Vous n'en avez donc pas besoin au laboratoire ?
Si, mais j'ai plusieurs autres paires � l'h�pital.
Etes-vous all� chez Clara Thomas, dans son appartement,
- aux environs de minuit ? - Non.
Je n'ai aucune id�e de l'endroit o� elle habite.
Vous ne croyez pas que vous aviez une bonne raison de la tuer ?
Non.
- L'avez-vous tu�e ? - Non.
Ce sera tout, Mr Kroll.
- Gardez-le ici. - Tr�s bien.
Alors, qu'en pensez-vous ?
Je ne vois rien de suspect dans ses r�actions.
Maintenant, je dois �tudier son graphique.
Quelle est votre opinion ? Il dit la v�rit� ou non ?
Vous pourriez m'accorder quelques minutes de r�flexion.
Excusez-moi.
Je voudrais lui poser quelques questions moi-m�me.
Posner.
Posner, donnez-moi votre carnet de notes.
Mr Kroll, nous savons qu'apr�s la mort d'Helen Lawson,
vous avez �t� interrog� � l'h�pital o� vous travaillez.
Oui, avec tous mes autres coll�gues.
Vous avez �t� interrog� par le Sergent Clyde.
Mon adjoint, l'inspecteur Posner, �tait avec lui, et a pris des notes.
Vous vous souvenez d'eux ?
C'est vague.
Pourtant, ce sont eux qui vous ont amen� ici.
J'ignorais comment ils s'appelaient.
C'est le Sergent Clyde, qui est assis, l�.
Vous vous souvenez de ce que vous leur avez dit la semaine derni�re ?
De quoi devrais-je me souvenir ? J'ai d� dire beaucoup de choses.
Je vais vous lire ce qui a �t� dit au sujet d'Helen Lawson.
"Mr Kroll, o� �tiez-vous la nuit derni�re, entre 21h et minuit ?"
- Vous avez r�pondu "Chez moi". - Oui.
Avant, vous avez dit que votre m�re �tait vivante,
et que votre p�re �tait d�c�d�.
C'est exact.
On vous a demand� si vous viviez seul,
vous avez insinu� que vous viviez avec votre m�re.
Non, je n'ai rien insinu�.
Vous n'avez pas dit que votre m�re vivait depuis 2 ans � la clinique.
Non, sans doute. Mais le Sergent Clyde ne me l'a pas demand�.
Au cours de cet interrogatoire, le Sgt Clyde vous a pos� cette question.
"O� �tiez-vous entre 21h et minuit ?" Vous avez r�pondu "A la maison".
"Et votre m�re �tait l� ?" Vous avez r�pondu...
"Ma m�re est infirme, elle doit garder le lit."
- C'est ce que vous avez dit ? - Puisque vous le dites.
Vouliez-vous qu'il pense que vous �tiez rest� avec votre m�re toute la nuit ?
Non, rien de tout �a.
Je voulais dire que je passais presque toutes mes soir�es avec ma m�re.
Si M. Clyde en a tir� des conclusions erron�es, je n'y peux rien.
Je voulais dire "� l�h�pital, non chez moi".
Ce qui signifie que vous n'avez aucun alibi.
Si j�avais �t� l'assassin, je vous assure que j'en aurais eu un, d'alibi.
D'apr�s votre dossier, vous avez �t� � la facult� pendant 2 ans 1/2.
Ensuite, j�ai d� interrompre ma m�decine, � l'universit�.
Mais, en tout cas, j�ai assez �tudi� pour �tre inspecteur de police.
Lieutenant, je sais que vous vouliez mon rapport tr�s vite.
Je n'ai constat� aucune perturbation importante dans le graphique de Kroll.
Il est �vident qu'il n'a �t� troubl� par aucune des questions.
D�sol�, mais je n'ai rien trouv� qui indique clairement, ni � moi, ni � vous,
ni � personne d'autre, que cet homme ment.
Tr�s bien.
Clyde.
Restez ici avec Mr Kroll, je dois parler au Dr Stanford.
Docteur, vous �tes Clarence Stanford ?
Oui.
J'ai lu beaucoup de vos livres sur les anomalies de la psychologie.
Cela m'aide dans mon travail, vous savez.
Je suis tr�s flatt�, M. Kroll.
Le Dr Morton dit que le test n'est pas concluant.
Je m'y attendais.
Allons le voir.
- Vous �tes s�r de vous ? - Pour moi, l'affaire est class�e.
Peut-�tre que mon confr�re y verra quelque chose.
Je n'ai pas grande confiance dans ce genre de test.
C'est lui qui a demand� � faire ce test.
Quel que soit votre assassin, c'est un personnage
pour qui un d�tecteur de mensonges ne repr�sente pas une difficult�.
Que voulez-vous dire ?
Selon moi, l'assassin est un schizophr�ne.
Avec un d�doublement complet de la personnalit�.
Il est donc capable de mentir � un d�tecteur de mensonges
car il n'a aucun sens de sa faute.
Le probl�me, c'est que nous ignorons de quoi il a l'air.
Tout au moins, de l'ext�rieur.
Peut-�tre pourrez-vous nous dire de quoi il a l'air � l�int�rieur.
Je peux essayer. Mais seulement des g�n�ralit�s.
Quelques faits semblent �tablis.
Comme j'ai dit auparavant, votre �trangleur est un schizophr�ne.
Un parano�aque schizophr�ne.
Il souffre d'un sentiment de haine contre toute forme de f�minit�.
Probablement issu de la haine de sa propre m�re.
Ou d'une autre femme qui lui est proche.
Elle est peut-�tre morte ou encore vivante,
mais il pense qu'elle s'est mal conduite avec lui, ou qu'elle l'a tromp�.
Avez-vous une id�e de son �ge ?
Entre 19 et 25 ans. Ou peut-�tre m�me 30.
C'est � cet �ge-l� que la plupart des schizophr�nes deviennent violents.
- Docteur. - Bonjour.
Pour les poup�es, j�ai v�rifi� tous les fabricants et les grossistes.
Aucun r�sultat.
Alors, v�rifiez chez les d�taillants.
Bien. Kroll est toujours l�. Clyde voudrait savoir ce qu'il doit en faire.
- Qu'il le renvoie chez lui. - Bien, Lieutenant.
Bonne nuit, Mme Kroll.
Votre m�re vous a r�clam� ces deux derni�res nuits.
J'�tais mal fichu � cause de la chaleur.
Vous savez au sujet de Mlle Thomas ?
Oui. C'est terrible.
Votre m�re l'aimait beaucoup. Elle comptait beaucoup sur elle.
J'ai bien senti qu'elle �tait une excellente infirmi�re.
J'esp�re que la police va d�couvrir ce maniaque.
Nous n'aimons pas cacher la v�rit� aux patients.
Mais en de telles circonstances,
nous n'avons pas dit � votre m�re que Mlle Thomas a �t� tu�e.
Que lui avez-vous expliqu� ?
Qu'elle �tait partie en vacances dans sa famille.
Il vaudrait mieux que vous ne disiez rien d'autre.
- Ce serait un choc. - D'accord.
Merci, Docteur, je ferai attention.
O� �tais-tu pass� ?
Tu n'es pas venu me voir depuis 2 soirs.
Je te l'ai dit, l'autre soir j'ai travaill� tard,
et hier, je n'�tais pas bien.
Je ne crois pas que tu aies envie me voir.
Tu cherches des mauvaises excuses.
Je ne crois pas que tu m'aimes.
Alors, tu m'aimes ?
Arr�te !
L�o. Je t'ai donn� tout mon amour.
Je t'ai consacr� ma vie enti�re.
Tu l'as d�j� dit... 20 fois par jour.
Ecoutons un peu de musique.
Laisse �a, le poste est cass�.
Es-tu press�, L�o ?
Non.
Pr�f�rerais-tu �tre ailleurs ? Aimerais-tu vivre chez des amis ?
De qui veux-tu parler ?
Je n'ai aucun ami.
Tu as une petite amie. C'est �a ?
L�o, je t'ai toujours pr�venu � propos des femmes.
Elles te rendront malheureux, et te ruineront la vie.
Toutes les femmes sauf toi, c'est bien ce que tu veux dire.
Regarde-moi en face.
Dis-moi pourquoi une fille voudrait de toi ?
Approche-toi. Viens ici.
Vois les choses en face.
Tu n'as pas belle allure, tu es gras.
Tu le sais tr�s bien toi-m�me, pour plein de gens, tu es ridicule.
Je t'en prie, maman.
D�j�, quand tu �tais petit, personne ne t'aimait.
A part moi, personne ne t'aime.
De plus, tu ne gagnes pas assez.
Les femmes veulent de l'argent, ne l'oublie pas.
Avec ton salaire, tu peux juste offrir parfois des bas
� des garces du quartier.
M�me pas. Une fois que j'ai pay� tous tes frais d'h�pital...
Comment ? Je ne peux plus parler avec toi ?
Pourquoi faut-il que tu me contraries toujours ?
Je voudrais que Clara revienne de vacances. Elle me parle, elle.
Elle me manque.
Elle me manque tellement.
Je pense � elle sans cesse.
Maman, tu ne sais donc pas ?
Clara est morte.
Elle est morte, maman. Assassin�e.
Clara est morte, et tu ne la reverras plus jamais.
M. Kroll, comment va votre m�re ?
�a va, merci.
Bonsoir.
Oui, ici L�o Kroll.
Non...
Ce n'est pas possible.
Maman allait tr�s bien quand je suis parti.
Tr�s bien, faites le n�cessaire.
Non, je n'ai jamais achet� de poup�es qui disent "maman".
Merci.
Celles-l� sont des poup�es de luxe, sophistiqu�es.
On dirait de vraies femmes. Lingerie, sous-v�tements...
Vous ne donnez jamais de poup�es qui disent "maman" ?
Non, pas depuis que je suis l�.
- Qui vous fournit ces poup�es ? - Le g�rant de l'entreprise.
Il vient seulement pour encaisser la recette, vous comprenez.
Oui, c'est toujours comme �a.
Merci.
Mais c'est notre as des as !
M�me qu'il s'est mis sur son 31.
Vous avez un rendez-vous galant ?
- O� est Tally ? - C'est son jour de repos.
On ne pensait pas vous revoir si t�t. Vous avez l�ch� votre travail ?
Je suis juste revenu plus t�t que pr�vu. �a n'a rien d'extraordinaire.
J'ai pas dit �a.
On garde toujours la ligne...
C'est rudement calme, ce soir.
Il y a quelques minutes, vous aviez un client.
Le gars en costume gris ? C'�tait pas un client.
C'�tait un flic.
Donnez-moi quelques anneaux.
Que voulait-il ?
Il se renseigne sur des poup�es.
Vous l'avez manqu�.
Que lui avez-vous dit ?
Encore manqu�.
Que cherche-t-il sur les poup�es ?
Vous avez encore manqu� !
Vous �tes un vrai tocard, ce soir !
Donnez-moi encore des anneaux.
Les flics s'int�ressent aux poup�es, maintenant ?
Oui, on dirait. Vous les avez toutes gagn�es.
Encore rat�. Vos ni�ces vont �tre d��ues.
C'est �a que j'aurais d� lui dire. Lui dire de vous voir.
C'est vous le plus grand expert en poup�es.
Parce que vous, question poup�es, vous �tes vraiment cal�, hein ?
Il ne s'int�resse qu'� celles qui disent "maman".
Maman !
Pourquoi avez-vous dit �a?
C'est si important, les poup�es, apr�s tout ?
Je crois que nous avons assez bavard�, aujourd'hui.
H�, vous �tes f�ch� ? Ne partez pas comme �a.
Revenez.
Vous �tes furieux parce que vous n'avez rien gagn� ?
Non.
Si, vous �tes f�ch�.
Approchez plus pr�s.
C'est pour vous.
Je vous la donne pour vous consoler.
Saluez toutes vos ni�ces.
10 ! La dixi�me !
On surveille les h�pitaux, et ce cingl� s'en va �trangler une employ�e de...
baraque foraine.
Impossible de surveiller toute la ville. Et qui aurait devin� qu'il changerait ?
Il doit avoir une bonne raison, et je voudrais bien la conna�tre.
C'est � ce sujet que je voulais vous voir.
J'ai parl� avec cette fille.
Comment ?
Ne vous f�chez pas, il n'avait aucune raison de le mettre dans son rapport.
Expliquez-lui.
La nuit derni�re, � peu pr�s vers 22h...
C'est �a, Barbara Wells.
Elle travaillait � un stand de jeu d'anneaux depuis un an environ.
J'essayais d'�claircir ces histoires de poup�es qui parlent.
Je suis all� l�-bas parce que j'ai vu qu'elle avait des cadeaux.
Des poup�es.
Des poup�es ? Que vous a-t-elle dit ?
Cette fille Welles a dit qu'elle n'offrait jamais ce genre de poup�e.
Elle avait l'air d'une brave fille.
C'est forc�ment plus qu'une co�ncidence.
Barbara Wells et Clara Thomas. Avec des poup�es toutes les deux.
M�me si elles sont de diff�rentes sortes.
C'est certain.
Il faut �tablir une sourici�re � cet endroit.
- Et � ce jeu d'anneaux en particulier. - Bien, chef.
- Combien d'hommes ? - Autant qu'il vous en faut.
Mel, il va falloir jouer finement.
Cet assassin peut sans doute renifler un pi�ge de loin.
S'il voit trop de policiers, il restera dans son coin.
Laissez-moi m'en occuper tout seul.
C'est un coup � ne pas rater.
D�s que vous l'aurez vu, collez-le comme votre jumeau.
Bonsoir.
Vous n'avez pas l'air tr�s r�jouie, ce soir.
Vous ne savez donc pas ce qui est arriv� � Barbara ?
Je rentre seulement de voyage.
Elle est morte. Un meurtre.
On dit que c'est l'�trangleur.
La police le dit ?
Un policier est rest� ici presque toute la journ�e.
Je crois qu'il vient de s'en aller.
Ont-ils un indice quelconque ?
Seulement Barbara.
Je ne peux pas m'emp�cher de penser � elle sans cesse.
Je ne supporte plus la vue de ce stand.
Je partirai � la fin de la semaine.
Non.
Si vous vous en allez, je ne vous verrai plus.
C'est tr�s gentil � vous de dire �a.
Mais il faut que je m'en aille.
Alors, nous partirons tous les deux.
Je vous ai apport� quelque chose.
Vous voyez ?
C'est tr�s joli.
C'�tait la bague de fian�ailles de ma m�re.
Nous allons nous marier.
Non, je vous prie...
Vous ne comprenez pas ?
Je suis libre maintenant, je peux faire ce que je veux, aller o� je veux.
Nous pouvons nous marier.
Je ne veux plus vous �couter.
Nous vivrons o� vous voudrez.
Je vous g�terai. Je gagne bien ma vie.
Je reprendrai mes �tudes de m�decine.
Arr�tez, je vous en prie.
Mais je vous aime.
Vous pouvez comprendre � quel point je suis boulevers�e.
Je suis d�sol�e, mais je le suis vraiment.
Vous ne comprenez pas, on ne peut pas se marier.
On se marie pas comme �a.
Il faut se conna�tre davantage, et il faut s'aimer.
Je vous observe depuis longtemps.
Sans que vous le sachiez, d'ailleurs.
Je pensais...
que vous aimeriez la bague.
Je l'ai gard�e pour vous, apr�s la mort de ma m�re.
Ne discutons pas de �a plus longtemps.
Je ne sais pas qui vous �tes. Je ne vous aime pas.
Je suis d�sol�e.
Vous avez toujours le sourire.
Je ne pense qu'� vous voir, qu'� vivre avec vous.
Je croyais que vous m'aimiez aussi.
Vous pr�tendiez que vous m'aimiez.
Je n'ai jamais dit �a.
Vous n'�tes qu'un client, c'est tout. Je suis aimable avec tout le monde.
Elle avait raison.
Qui ?
Je suis ridicule. Et je suis... gras.
En plus, je ne gagne pas beaucoup d'argent.
Il y a des tas de gens qui ne rient plus de moi, maintenant.
Ils ne rient plus de personne.
Ma rempla�ante va arriver d'un moment � l'autre.
Vous croyez que je vais me contenter d'un non apr�s tous ces...
Non, je ne m'en contenterai pas. Plus maintenant...
Je vous en prie, allez-vous en !
Je vais partir.
Tally...
je m'en vais.
Mais nous nous reverrons.
Pourquoi une fille voudrait de toi ?
Il vaut mieux se conna�tre davantage, et il faut s'aimer.
A part moi, aucune femme ne t'aime.
Je ne vous aime pas.
Vois les choses en face...
Vous n'�tes qu'un client, c'est tout. Je suis aimable avec tout le monde.
Je ne vous aime pas.
D�j�, quand tu �tais petit, personne ne t'aimait.
Je vous en prie, allez-vous en. Allez-vous en !
Allez-vous en !
- Vous �tes toujours l� ? - Oui, fid�le au poste.
�a vous ennuie que je m'assoie ?
Non.
- Je vous ai vu rentrer chez vous. - Seulement pour d�ner. Un caf�.
Aucun dingue, aucun cingl� dans le coin, depuis tout � l'heure ?
Juste avant qu'arrive ma rempla�ante, un client est venu m'ennuyer.
Tout d'un coup, sans raison, il m'a demand� de l'�pouser.
Il avait d�j� une bague.
L'aviez-vous d�j� vu, avant ?
Oui, il vient ici tr�s souvent. C'est un habitu�.
J'ignore son nom, o� il vit, je ne sais rien de lui.
S'il vous aimait, vous deviez vous en douter.
Non, pas du tout.
Quand je l'ai rembarr�, il est devenu comme fou.
Il m'a fait peur.
Qu'a-t-il fait ?
Il a fil� avec la poup�e qu'il a gagn�e.
Des poup�es, il doit en avoir beaucoup. C'est le seul lot qui l'int�resse.
Vous dites qu'il n'y a que les poup�es qui l'int�ressent ?
Oui.
�a vous ennuie de venir avec moi pour essayer de l'identifier ?
Non.
Ce sont les derni�res, Frank.
Ce n'est pas lui.
J'aurais reconnu sa photo, mais elle n'est pas l�-dedans.
�a prouve une chose... il n'a pas de casier.
Ou s'il en a un, nous ne l'avons pas.
Lieutenant, venez voir.
En effet, �a lui ressemble un peu.
Pas encore assez, hein ?
Allez-y, mademoiselle, indiquez-lui les retouches.
Il est beaucoup plus gros. Son visage est plus arrondi.
C'est beaucoup mieux.
Quel est son �ge, � peu pr�s ?
Dans les 30 ans.
Les yeux...
Dites-lui ce qui ne va pas.
Ils sont tr�s ronds, et il les faudrait plus gros.
Deux yeux bien ronds, et exorbit�s.
- Voil�, c'est mieux ? - Oui, beaucoup mieux.
Quelque chose d'autre ?
J'h�site...
Je pense que c'est le menton qui ne va pas.
Bien, allons-y.
Ce menton, est-il assez grand ?
Je crois qu'il est trop grand.
Regardez, je vais le r�duire peu � peu, et vous me direz d'arr�ter.
L�.
Non, l� il est trop pointu.
Encore une chose, il a comme un double menton.
Il est �norme, il d�passe les 120 kg.
C'est �a. Maintenant, �a lui ressemble vraiment.
Mais c'est ce fichu enquiquineur.
Kroll. L�o Kroll.
Il connaissait Helen Lawson, Clara Thomas, Barbara Wells.
- Avertissez Mack. - Avec plaisir.
Mel.
On dirait que nos ennuis sont termin�s.
Caf� ?
Aimeriez-vous manger quelque chose ? Dites-moi ce que vous voulez.
Je voudrais rentrer chez moi.
D�sol�, mais vous devez encore rester ici.
Pour l'identification.
Regardez l�-dedans.
Mel.
- Vous avez trouv� quelque chose ? - Regardez �a.
Benson. Homicide.
D'accord, Mack.
Faites surveillez son appartement et l'h�pital o� il travaille.
Et revenez ici.
Kroll n'est pas chez lui. Je me demande ce qu'il va faire.
Il y a un risque qu'il revienne � votre stand,
ou peut-�tre � votre appartement.
C'est ce qu'il m'a dit.
Quoi, qu'il vous reverrait ?
Oui.
Il est devenu furieux. Il a dit toutes sortes d'�neries.
Quand �a ?
Apr�s avoir gagn� une autre poup�e, en partant.
Il a gagn� une autre poup�e que vous lui avez donn�e ?
C'est si important ?
�a se pourrait bien.
J'ai l'impression que vous courez un grand danger.
On pourrait diffuser un communiqu�
dans toute la presse, la radio, la t�l�vision.
Mais �a pourrait le pousser � se cacher.
Il pourrait quitter la ville ou passer la fronti�re.
On a une chance de l'arr�ter, avec votre aide.
Non, je n'ai rien � voir l�-dedans.
Mais vous �tes impliqu�e.
Je comprends que vous soyez effray�e, je ne vous en veux pas.
Mais, durant 24 heures, la police vous prot�gera.
Non... je vous en prie.
Je lui ai dit que je quittais la ville � la fin de la semaine.
Mais j'ai chang� d'avis.
Je m'en vais aujourd'hui.
Tout de suite.
D'accord.
Je ne peux pas vous obliger � rester.
J'ai fait tout ce que je pouvais. Je l'ai identifi�.
Je veux rentrer chez moi faire mes valises et quitter la ville.
Vous n'aurez plus � vous inqui�ter pour moi.
Mais si, nous sommes inquiets pour vous.
Vous avez tort.
Je m'excuse.
Je vous en prie,
laissez-moi m'en aller. Tout ira bien, je vous le promets.
Je vais aller vivre en Pennsylvanie d�s aujourd'hui.
A votre aise.
Reconduisez mademoiselle chez elle.
Je sais que je ne suis pas tr�s courageuse.
Vous dites qu'il s'agit de l'�trangleur et qu'il veut aussi me tuer.
J'ai peur.
Vraiment peur.
Quand je songe � Barbara, je suis...
malade.
Bien s�r.
Je n'y peux rien.
Cachez ce micro dans son appartement.
D'accord.
Vous allez la surveiller, qu'elle le veuille ou non.
Oui, mais elle ne doit rien savoir.
Ce n'est pas n�cessaire de m'accompagner, Sergent.
Soyez tranquille, je vous conduis jusqu'� votre porte.
- Pourquoi ? C'est inutile. - Faites-moi plaisir, voulez-vous ?
Vous ne voulez pas que je reste un peu avec vous ?
Non, c'est inutile. Je vais faire mes valises.
Pourrais-je avoir quelque chose � boire ?
- Je n'ai que de l'eau. - �a ira tr�s bien.
Merci. Je vous souhaite un bon voyage.
Merci, Sergent.
Quelque chose ne marche pas. On n'entend plus rien.
- Le micro doit �tre en panne. - Il fonctionnait � l'instant.
Tout fonctionne � la r�ception. C'est donc le micro qui ne va pas.
C'est cet arr�t du son qui me tourmente.
Mademoiselle, ouvrez !
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.