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NIKKATSU DEPUIS 1912
Cette œuvre cinématographique est interdite aux moins de 18 ans.
Malgré des passages dérangeants, et à la demande du réalisateur,
ce programme n'a pas été modifié.
NIKKATSU 70e Anniversaire
Madame ?
- L'eau a gelé. - Je suis désolée.
J'ai oublié de vider la cruche.
Ce n'est pas votre faute.
Les hivers sont rudes à Karuizawa.
Mais…
L'été revient toujours !
LADY KARUIZAWA
Production : Yutaka Okuda, Akihiko Yamaki
Œuvre originale : Akira Sagashima
Scénario : Akio Ido
Chef-opérateur : Yonezô Maeda
Avec :
Miwa Takada, Takayuki Godai
Yumi Yoshikawa, Yoshio Tsuchiya, Toshiyuki Kitami,
Karuizawa, Karuizawa…
Karuizawa, Karuizawa…
Réalisateur : Masaru Konuma
Allez !
Jolie volée !
Allez, encore une fois !
Ça te va très bien.
Divinement bien. Les femmes vont te sauter dessus.
Patronne, je vous présente le nouveau serveur.
On s'est connus à l'université.
Il a l'air sympathique.
Tu as baisé avec combien de personnes depuis ton arrivée ?
Ici, on travaille et on baise.
Je travaille dans une boutique de bijoux.
Elle est réputée. Tu la connais ?
Oui.
Tu veux ?
J'ai pas envie.
C'est nul ! Pourquoi t'es là, alors ?!
Écoute bien. N'oublie pas
de servir le canard en même temps que le foie gras.
Le foie gras est toujours servi avec le vin sec.
L'entrée est une salade de poisson.
En plat principal, du cochon de lait et du rôti de bœuf.
Il ne faut pas enlever la ficelle.
- Dis, tu m'écoutes ? - Oui.
Genichirô Nakagawa.
Le président de Nakagawa Entreprises.
L'organisateur de la fête de ce soir.
Nakagawa Entreprises. 8 milliards de capital,
28 filiales…
Eh bé…
La société a grandi en travaillant avec des politiciens après la guerre.
Zennosuke Okazaki, président d'Okazaki Industries, est de la famille.
Regardez ! C'est la villa d'Okazaki !
Ça alors ! Tu connais tout.
Avant de venir ici, j'ai lu Le Guide des Villas de Karuizawa.
Arrêtez ! Ne salissez pas la cuisine.
Comment serez-vous habillés pour le service ?
Nous avons des smokings.
C'est vous qui êtes envoyé par la patronne du Césare ?
Oui.
Je compte alors sur vous.
Oui.
Merci beaucoup.
Oh, Mme Nakagawa. Je vous présente des amies.
Votre fête est très réussie.
Elle doit aussi partir à l'étranger.
Les médias n'arrêtent pas d'en parler.
Le gouvernement doit rapidement trouver une solution contre la crise.
On gagne d'un côté ce qu'on perd de l'autre.
On ne peut pas gagner sur tous les tableaux.
Ah, bonsoir, Monsieur Nakagawa. Merci de nous avoir invités.
Bonsoir, Messieurs. Veuillez excuser mon retard.
Dépêchez-vous. Servez les invités.
Pardon.
Mademoiselle Aya !
Bonsoir. Quand êtes-vous rentrée des États-Unis ?
Je viens de rentrer.
Madame est toujours aussi belle, mais elle conserve cet air triste.
Elle est toujours séparée de Monsieur Nakagawa ?
Elle vit toute seule à Karuizawa.
Nakagawa la voit juste quelques fois l'an.
Il a une maîtresse à Tokyo.
C'est pour ça qu'il enferme sa femme dans la villa de Karuizawa.
Pour une maîtresse à Tokyo… Quelle vie de riche !
- Jetez tout. C'est périmé. - Oui.
- Garçon ! - Oui ?
Va me chercher l'invitée qui s'appelle Aya Takakura.
Mme Nakagawa t'indiquera la personne.
Passe-moi la clé de la maison.
Tu ne veux pas voir ma tante ?
Dis-lui que je suis encore aux États-Unis.
Le cochon est prêt !
Vous n'avez pas honte ?
Arrêtez d'observer ma tante.
Tu es jalouse ?
Moi ? Jalouse ?
- Il y a la beuh ? - Sur le téléphone.
Ne rentre pas tard.
N'amène pas de fille à la maison.
Non. Tu me connais.
Je connais tes goûts. Évite les mauvaises filles.
Peace.
Santé !
Santé !
Comment as-tu pu faire ça ?! C'est le plat pour les invités !
Idiot ! Range ça vite !
Je suis désolé.
- Vite ! Nettoyez. - Permettez, M. le président.
Monsieur le président, veuillez accepter mes excuses.
Beau travail !
Arrêtez !
Il faut soigner votre main.
Ne l'accusez pas, s'il vous plaît ! C'est moi qui vous le demande.
Dépêchez-vous ! Servez le plat suivant !
Yoshiko ! Que fais-tu ?! Ne reste pas avec lui.
Mais…
C'est quoi, cette tête ?!
Tu veux défendre cet homme ?
Chéri…
Pourquoi a-t-il fallu
que la patronne du Césare nous envoie cet imbécile ?
Je voulais… le protéger.
Idiote !
Ce n'était pas une simple fête, mais une soirée d'affaires
pour la société Nakagawa !
Avec des invités importants !
Quoi ? Est-ce que tu aurais honte
de la façon dont j'ai réagi à la fête ?
- Il faut que je me change ! - Pas besoin.
Je te déshabille.
On ne s'est pas vus depuis 5 mois.
Je n'ai pas vu Yûichi depuis un an.
Tu n'as pas envie de le voir ?
Yûichi ?
Il va bien ?
Tu n'es pas inquiet pour lui ?
Je l'ai mis dans un pensionnat catholique.
Je n'ai pas à m'inquiéter pour lui.
Arrête… s'il te plaît.
Qu'est-ce qui t'arrive ce soir ?
Tu peux me détester autant que tu veux.
Tu veux savoir qui possède la société de ta famille ?
C'est moi !
Allez, laisse-toi faire…
Tu sais pourquoi je fais ça ?
Oui.
Tu as commis une grosse faute.
Il est donc normal que tu quittes le travail.
Je ne sais pas quoi dire à Monsieur Nakagawa.
En cheminant dans les rues animées
Parées de néons scintillants
La tristesse m'inonde
de ressacs lancinants
La gare vide m'attend…
Mon cœur empli d'amour
bat encore pour celle que j'ai perdue
Je dois partir, quitter cette ville
Et me défaire des doux souvenirs
Cette nuit,
le sommeil va me fuir…
Tout seul dans la cabine
de mon wagon-lit…
Je sais bien qu'il faudra
relever la tête…
Et sécher mes larmes
avant de repartir…
Good bye…
Oh, good bye…
La pluie accompagne mes pas…
Je me sens comme un animal.
Ne dis pas ça.
Je suis venu…
à Karuizawa pour changer de vie.
Et je me retrouve clochard.
Moi aussi.
Je viens ici chaque année
en espérant rencontrer un beau garçon.
Mais…
En attendant, j'ai juste pris de l'âge.
… La pluie froide
tombe sur mes épaules
Sans me retourner, je retrouverai le bonheur…
Un aller pour Tokyo.
… Seul sur le quai vide,
j'avance sans un adieu
Le cœur empli
d'une douce amertume
Good bye
Oh, good bye…
Alors, quel endroit tu veux visiter demain ?
Je réfléchis…
Excusez-moi…
Vous êtes…
Je suis désolé pour la fête.
La patronne du Césare m'a dit
que vous aviez quitté le travail.
- Était-ce nécessaire ? - Oui, je l'ai mérité.
Par notre faute,
vous vous êtes blessé.
Je vous présente toutes nos excuses.
Ne vous excusez pas.
Je vous remercie d'avoir pris ma défense.
Je remercie aussi votre mari
de m'avoir donné l'occasion de vous rencontrer.
Bonjour. Que désirez-vous ?
- Un café. - Oui.
- Une glace. - Entendu.
Voulez-vous vous joindre à nous ?
Merci.
Que comptez-vous faire, à présent ?
Je ne sais pas.
Je sais que je dois rentrer à Tokyo et trouver du travail.
Il faut bien que je gagne ma vie.
- Vous êtes étudiant ? - Oui.
Vous ne voulez pas donner des cours particuliers à Karuizawa ?
Mais personne ne me connaît.
Ce serait pour lui.
Je cherche quelqu'un pour s'occuper de Yûichi.
Il n'a aucun ami, ici.
Bien sûr, je vous verserai un salaire.
Je veux que mon fils passe de bonnes vacances.
Je ne peux être avec lui
que pendant les vacances de printemps et d'été.
Réfléchissez à ma proposition, s'il vous plaît.
J'accepte avec plaisir.
Tu es content ?
Oui.
Maman !
C'est un bon cheval. Allez hue !
Hue !
Viens vite !
Sale carne !
Est-ce que ça va ?
Quand j'étais petite,
je venais souvent ici avec ma sœur.
Depuis son décès,
je viens très rarement.
N'hésitez pas si vous avez besoin de quelque chose.
- Maki s'occupe de tout. - Merci beaucoup.
Maman, regarde !
Oh, comme c'est joli !
- Ne t'éloigne pas trop ! - Oui, maman !
Je ne réalise pas encore…
C'est une grande chance pour moi.
Grâce à vous, Yûichi s'amuse bien.
- Demain, mon bus part à 9 h. - Entendu.
Bye bye.
Regarde ! Il est là !
Maman, on l'a trouvé !
Le Pic kisuki est de la famille des Picidés.
Explique-moi où il dort.
Il construit sa maison dans les arbres.
Ça y est !
- Merci ! - De rien.
Surveillez bien votre professeur.
- Tu parles de qui ? - De lui.
- Et de son doux poison. - Son poison ?
Oui.
Vous êtes une cible pour lui.
Comment ça ?
Il veut vous posséder.
Vous êtes belle et riche.
Vous connaissez des gens importants.
Il cherche à profiter de vous.
Je suis sa cible… ?
Je ne le pense pas.
- J'espère qu'il fera beau demain. - Oui.
On doit partir très tôt.
Il faut arriver avant l'aube pour entendre les oiseaux.
Madame aime ce morceau.
C'est de Mozart.
Elle aime surtout le second mouvement.
Je l'ai aussi entendu au moment de la fête.
- C'est prêt. - Merci.
M. Shitô, vous avez une petite amie ?
Non.
Ah… Bonne nuit.
Bonne nuit.
C'est le Pic kisuki !
- C'est un peu effrayant. - C'est la Bécassine de Swinhoe.
Ça, c'est la Bécassine du Japon.
Vous vous y connaissez bien.
J'ai lu un guide d'oiseaux.
Ah, un hibou !
Vous n'avez pas froid ?
Ne vous inquiétez pas.
Vous auriez dû prendre un manteau.
Vous n'avez vraiment pas froid ?
Non.
Pourtant, vos mains sont froides.
- Monsieur Shitô ! - Madame…
Un Pic épeiche !
Madame.
- Arrêtez. - Madame.
Monsieur Shitô…
Arrêtez.
Ne m'obligez pas à vous renvoyer.
Professeur, on doit vraiment partir ?
Ah, un hibou !
Un Pic épeiche !
- Madame. - Arrêtez.
Madame.
Vous aimez ce morceau.
Maki me l'a dit.
C'est à peine croyable…
Pour moi aussi.
Vous regrettez ?
Je…
Je ne sais pas pourquoi je l'ai fait.
Je ne sais plus qui je suis.
Madame, je veux rester avec vous.
Mais…
L'été va se terminer…
Oui.
Et je suis mariée.
Madame.
Madame !
Non…
Non… Arrête !
Aïe !
Tiens.
À quoi tu penses ?
À rien.
C'est chez toi, maintenant…
Madame est à l'étage.
Avec mon oncle ?
Oui.
Ils sont dans leur chambre.
Tu as l'air inquiet.
De quoi ?
Pour eux.
Ma tante et toi, vous vous entendez bien.
Karuizawa est une petite ville.
Les gens te regardent.
Tu penses…
que la haute société de Karuizawa t'appartient déjà ?
- Bonjour ! - Oh ! Tu as l'air en forme.
Oui.
Comment va Masakazu ?
Je sais qu'il est rentré des États-Unis.
Il n'a pas changé.
Oncle, je vous présente le professeur que Madame a engagé pour Yûichi.
Qu'en dites-vous ?
Il doit rembourser les dégâts de la fête.
Vous n'êtes pas inquiet pour votre femme ?
L'occasion fait le larron.
Mais qui est le larron ?
Qui profite de qui ?
Arrête !
Veuillez m'excuser.
Il se passe des choses intéressantes.
Tu n'es pas d'accord, Yoshiko ?
Réponds !
Je veux le tuer…
Je veux tuer votre mari.
C'est ici que vous avez couché avec lui…
Non !
Yûichi !
Yûichi !
Madame ! Venez vite !
Madame !
Yûichi ! Yûichi !
Tiens bon !
- Madame ! - Yûichi !
Yûichi !
Yûichi !
Que s'est-il passé ?
Je ne savais pas qu'il était parti tout seul…
- Vite, appelez le docteur ! - Oui.
Les dieux m'ont puni.
C'est mon châtiment.
Pardonne-moi.
- Je vais le porter. - Non ! C'est à moi de le faire !
Pardon.
Rentrez, s'il vous plaît.
Tu ne travailles pas aujourd'hui ?
Tu as été renvoyé ?
Ne t'inquiète pas.
Si tu veux, je peux m'occuper de toi.
Je me demande si mon père sera là.
Ton père ?
Mais alors, tu es…
… l'héritier d'Okazaki Industries ?
Ouais, je suis le fils gâté de Zennosuke Okazaki.
Bois avec moi.
Je t'autorise à faire partie de notre grande famille.
Le costume te va bien.
Nous allons passer une excellente soirée.
Tu ne veux pas boire ?
Assieds-toi.
Pas ici.
Par terre.
Bois.
Bois.
Lèche ma jambe !
Tiens.
Vas-y.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu peux rentrer chez toi si tu veux.
- J'ai des nouvelles pour vous. - Je vous écoute.
Nous avons la confirmation que Masakazu Okazaki, 26 ans,
est impliqué dans la fête de la drogue organisée à Los Angeles.
Cependant, les preuves ne sont pas encore déterminantes.
D'accord.
Interpol est une organisation internationale.
- Ils font un sacré travail ! - Oui.
Le mien se limite à un département de la police criminelle.
- Tenez. - Merci.
C'est une affaire choquante.
C'est vrai.
Mais si l'on arrête Masakazu Okazaki,
les médias pourraient bien déterrer un scandale encore plus grand.
J'espère que tu n'es pas déjà fatigué de la vie de riche.
Te voilà des nôtres.
Tu as passé l'examen.
- L'examen ? - Oui.
Et comme tu l'as réussi…
Tu vas m'aider à tuer une personne.
Tu es d'accord ? C'est rien de terrible.
On est une équipe.
Je dois tuer cette personne.
Je t'avoue que ma situation est compliquée.
Mais si j'élimine cette personne, je n'aurai plus de soucis.
En plus, si on croit que je suis mort par sa faute,
je ferai d'une pierre deux coups.
On enterrera son cadavre le plus profondément possible.
Le jour où on le découvrira, il n'y aura plus que les os.
La police ne pourra plus faire la différence entre lui et moi.
Et si tout le monde pense que je suis mort,
je serai tiré d'affaire.
Après le meurtre, je partirai loin.
Tout le monde voudra ma peau.
Alors, tu es avec moi ?
Je te parle en camarade.
Tu es déjà impliqué.
Mais notre relation doit aller encore plus loin.
Je plaisante, collègue !
J'étais plutôt convaincant, non ?
Tu es décidé ?
Tu es prêt à nous suivre ?
De quoi as-tu peur ?
Peur ?
Pour moi, c'est une seconde chance.
Madame…
Je vous dis adieu, peut-être…
Maman !
Masakazu ?
Masakazu ?
Pourquoi il n'est pas là ?
Qu'est-ce qui se passe ?!
Masakazu ?
Il est mort.
Qui a fait ça ?!
Qui l'a tué ?!
Si jamais on découvre le cadavre…
Ce sera un énorme scandale !
Et on pensera que c'est nous qui l'avons tué !
Aide-moi.
Vite !
J'ai décidé de t'épouser.
Nous sommes déjà complices.
Si je vais raconter la vérité à la police,
c'en sera fini pour nous deux.
Est-ce que c'est une menace ?
Si je tombe, tu tombes aussi.
J'ai gardé la bague de fiançailles de Masakazu.
Je l'ai prise sur son cadavre.
Lorsque je serai ton mari,
ta famille m'offrira un poste important.
C'est toi qui devais mourir !
C'était ça, le plan !
Je le savais.
Vous pensiez…
que je serais une proie facile ?
Masakazu !
Sers-moi.
Bienvenue, madame.
Tante !
Bonjour.
Nous venons de nous fiancer.
- Et Masakazu ? - J'ai choisi l'homme de mon cœur.
Jun'ichi m'aime tout autant.
N'est-ce pas ?
Réponds.
Oui, je t'aime.
Je vous félicite.
Merci, ma tante.
Yûichi rentre à Tokyo demain.
Ses vacances d'été se terminent.
Ah bon.
Je prendrai le velouté de cresson à la crème d'écrevisses.
Puis le lapin braisé aux herbes.
Qu'est-ce que tu as ?
Un Pic épeiche !
Madame…
Madame !
Monsieur Shitô désire vous voir.
Dites-lui de repartir.
D'accord.
Madame !
Madame.
Rentrez chez vous, s'il vous plaît.
Je sais très bien que j'étais votre cible.
Madame…
Ce que vous dites était vrai hier.
- Mais ça ne l'est plus aujourd'hui. - Vous êtes fiancé à Aya.
Je vous félicite à nouveau.
Je ne me suis pas fiancé par amour.
C'est un aveu bien cruel.
Aya ne vous le pardonnera pas.
Aya croit en votre amour.
Je vous prie de la rendre heureuse.
Madame !
Je vous aime toujours.
Vous venez de vous fiancer.
Comment osez-vous ?
Madame !
Madame !
Je me suis fiancé avec Aya à cause d'un crime.
Un crime ?
Un cadavre est enterré dans la forêt de Kashima.
Derrière le jardin de la résidence secondaire de Zennosuke Okazaki.
Vous ne me croyez pas ?
Ce que vous avez fait…
M. Shitô, pourquoi ?
Allô ?
Je souhaiterais faire vérifier une information.
Le cadavre ?
Oui. Tout le monde en parle.
Le cadavre… ?
Le cadavre !
Madame, est-ce que ça va ?
Merci pour tout.
Je quitte la maison aujourd'hui.
Ce matin,
un cadavre a été découvert dans la forêt de Kashima.
Ah bon…
- J'ai seulement voulu vérifier ! - Et maintenant ?
Vous me croyez ?
Oui.
Mais…
Vous allez être arrêté !
Ce n'est pas grave.
Je…
Je viens de détruire votre vie !
N'y pensez pas.
Je suis heureux d'avoir votre confiance.
Ce matin, le mont Asama m'a semblé effrayant,
malgré son habituelle beauté.
Madame !
Je veux mourir dans vos bras.
Moi aussi.
Je veux mourir.
L'homme qui a assassiné Masakazu Okazaki
faisait partie d'un gang.
Okazaki a été la victime d'une vengeance.
Shitô n'a fait qu'enterrer son cadavre.
Le tueur l'a vu de loin.
Ah bon…
Vous êtes "Madame" ?
Pardon ?
C'est vous…
qui avez appelé la police, n'est-ce pas ?
Oui.
Vous vivez à Karuizawa depuis longtemps ?
L'hiver devrait encore être rude cette année.
"L'hiver" ?
L'hiver de Karuizawa
me va très bien.
Je vois.
Votre mari vous attend.
J'ai appris la mort du garçon.
Oui.
Avec la tête coupée, sa beauté est moins séduisante.
Tu es triste pour lui ?
Non.
Apportez-nous des boissons fraîches.
À partir de ce soir, je dors dans ma chambre.
Préparez le lit.
Oui, madame.
Pourquoi tu fais ça ?
Yoshiko !
Yoshiko !
FIN
Sous-titres français : Robin Gatto & Masaya Yamashita
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