All language subtitles for La Città Proibita (2025) iTALiAN.BDRiP.x264-Dr4gon

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Original subtitles

De 1979 à 2015, le gouvernement chinois appliqua une stricte politique

de contrôle des naissances : la "politique de l'enfant unique".

Il était strictement interdit d'avoir plus d'un enfant.

Mais l'amour est souvent plus fort que la loi.

Un.

Deux.

Trois.

Quatre.

Cinq.

Six.

Sept.

Huit. Neuf.

Un.

Plus vite, ces poings.

Trois.

Quatre.

Cinq.

Six. Sept.

Contrôlez votre respiration.

PROVINCE DE FUJIAN CHINE, 1995

Six.

Deux.

Un, deux, trois !

Très bien, Mei.

Yun, concentre-toi !

Respire !

Regarde droit devant.

Épaules bien droites.

Bras tendus.

Très bien, Mei.

Yun, fais comme moi.

Un.

Deux.

Bras, poing. Tendus.

Dos droit, regard au loin.

Jambe.

Reprenez. Concentrez-vous.

Prêtes ?

Tous ensemble.

Yuxin ! Il y a quelqu'un !

Mei !

Viens avec maman ! - Non !

Viens avec maman.

Lâche-moi !

PLUS D'UN ENFANT ? DÉNONCEZ. RÉCOMPENSE : 500 YENS

Vite, entre.

Vite.

Regarde pas, Yun. On continue.

On va essayer le mouvement suivant. Allez.

Un.

Deux.

Trois. Main tendue.

Non, je veux être avec ma sœur !

Oui, on retourne la voir dans un instant.

Je veux être avec ma sœur.

Je sais. Dans une minute.

Maman t'a préparé un petit cadeau.

Ça te plaît ? Viens.

Deux ! - Bonjour.

Bonjour.

C'est vous, M. Xiao ? - Oui.

Vous faites du kung-fu ?

Oui, je donne des leçons à ma fille.

Elle est douée ! - Oui, merci.

♪ Il y a un petit bateau blanc ♪

♪ Sur lequel se dresse un arbre ♪

♪ Un petit lapin blanc et folâtre joue ♪

♪ Aucune rame en vue ♪

♪ Ni de voile sur le bateau ♪

♪ Il flotte à la dérive ♪

♪ Il flotte vers le ciel de l'ouest ♪

Alors ?

C'est bon.

Vous pouvez y aller !

Qui d'entre vous a des enfants ?

Répondez !

Moi.

Vous savez,

les clients aiment pas les chattes serrées.

Déshabille-toi.

Déshabillez-vous toutes !

Allez, vite !

On se dépêche !

Allez, plus vite !

Que vous êtes lentes.

Enlève tes mains.

Les bras le long du corps !

Ton nom ? - Xiang Shin.

Maison de passe.

Enlève tes mains.

Je t'ai dit de les enlever !

Ton nom ?

Je t'ai demandé ton nom !

On a une muette.

Massages.

Les bras le long du corps !

Tu es sale et tu pues !

Je t'ai pas dit d'ôter tes vêtements, toi ?

Où est Yun ?

Déshabille-toi ! - Où est Yun ?

Jamais entendu parler d'elle.

Ôte tes vêtements !

Où est-elle ?

Ôte-lui ses vêtements !

Ôte tes vêtements.

Allez ! Déshabille-toi !

Où est Yun ?

Où est Yun ?!

Non, non, non...

Dis-moi où se trouve Yun !

Dis-moi ! - Je sais pas.

Et toi, tu vas me le dire ou pas ? Parle !

Elle est en haut. On peut y aller tout de suite.

Il y a quelqu'un en bas !

Tous en bas !

Vite, on descend tous !

T'es qui, toi ? Dégage !

Yun !

Yun ?

Où est Yun ?!

Elle est pas ici.

Si tu cherches ta sœur...

Allez.

Vite.

Attrapez-la, la laissez pas s'enfuir !

Elle est où ? - Juste là !

Viens là !

Tuez-la !

Derrière toi !

RESTAURANT CHINOIS LA CITÉ INTERDITE

Estie de câlisse ! Tu fais quoi, coudonc ?

On traverse pas...

Toi aussi, va chier !

Mais t'as vu où tu t'arrêtes, toi ?

J'étais supposé la tuer ? - Tasse ton tricycle.

T'es au milieu de la rue, estie !

ROME, QUARTIER ESQUILINO AUJOURD'HUI

La meilleure des cartes !

JIAN

Vingt-cinq !

CHEZ ALFREDO

Une seule personne ? Venez.

Installez-vous ici.

Asseyez-vous.

Asseyez-vous !

Je reviens.

Va chier !

Le tout dans une grosse caisse de quatre mètres par deux et demi.

De l'eau ? Avec ou sans bulles ?

Bon, je m'en occupe.

Je leur ai dit. - Enfin...

Quelle table ? - Regardez.

Où est le problème ? - C'est une honte ! Regardez.

Je me suis peut-être trompée.

Pour la table sept. - Comment ça ?

Calmez-vous. J'ai dû me tromper !

Incroyable. Incroyable !

Une cacio e pepe, une carbonara, une amatriciana et une arrabbiata.

Quatre plats différents ! Ils me niaisent-tu ?

Facile : d'abord le cacio e pepe, puis l'amatriciana, la carbonara,

et en dernier, l'arrabbiata.

Santi, je suis pas d'humeur.

Lino, tu fais ça depuis 50 ans, et tu acceptes une commande comme ça ?

Écoute, Ti-chef... - M'appelle pas comme ça.

Deux chicorées. - Ça marche.

On a besoin de toi. Deux Anglais...

Non, pas de photos. - C'est pas ce qu'ils veulent.

Problème de facture. - Parle à maman.

C'est ça, le problème.

Ils parlent anglais.

Santi, viens avec moi. - J'arrive.

C'était pas du Dom Pérignon ! - 1 000 euros ?!

Qu'est-ce qui se passe ? - Il y a une erreur.

J'ai fait une erreur. - C'est trop.

Une honte. - 1 400 euros, maman ?

Je me suis trompée !

C'est une erreur. Pardon. - Oui, explique-leur.

Une erreur ? Ça ressemble à du vol, oui ! - C'est une arnaque. Appelons la police.

Non, attendez. C'est pas nécessaire. - Erreur !

Qu'est-ce qu'ils disent ?

Ils veulent nous dénoncer. - Quoi ?!

Bon, calmez-vous. Regardez.

Erreur. Résolue. - Nous dénoncer ?!

Vous êtes nos invités, on s'excuse.

Elle pleure ? Tu l'as fait pleurer.

Madame... - S'il vous plaît, ne pleurez pas.

C'est pas si grave.

Qu'est-ce qu'ils disent ? - De pas pleurer.

Mais je pleure pas !

T'es où papa, criss ? Oh non !

Estie de marde !

Estie... Non, pas de clients ici.

Pas de photos.

Je cherche Alfredo.

Il est pas là.

Je vois bien. Dis-moi où il est. - Es-tu sourde ? Il est pas là !

Dis-moi où il est, ou je te casse la gueule.

Comment tu te permets ?

Va chier, tu entends ! Traduis ça.

Es-tu folle ?

Où est Alfredo ? - Je sais pas où est mon père.

Ah ! Je sais pas où il est !

Je sais pas où il est !

Parti avec une pute chinoise.

C'est vrai ! Il est parti avec une pute chinoise.

Je sais pas où il est ! Je le jure.

Je le jure.

Je suis plus capable.

Marcello ! Ça va ? - Non.

Ça va pas.

LA CITÉ INTERDITE

JE FAIS DE MON MIEUX, AVEC TOUTE MON ÂME

Quoi ? C'est tout ?

Tu nous niaises, là ?

Tu ramasses le gros lot et tu nous laisses les miettes ?

Le gros lot ?

Les billets de deux, de cinq et de dix qu'ils te laissent par pitié.

Personne a pitié.

Malik ?

Comment penses-tu me rembourser ?

Je fais de mon mieux.

"Je fais de mon mieux..."

Oui... "Avec toute mon âme."

Qui a écrit ça ? - Un ami.

Il est poche, ton ami. Ça pogne pas, ça.

Compris ?

Rends-moi mon argent.

Donne-moi une job. - Tu veux une job, aussi ?

Je t'ai donné un toit, du cash, maintenant une job ?

Pour qui me prends-tu, Malik ?

Trouve cet argent,

ou je te transforme en deux petits pygmées.

Je me répéterai pas.

Enfin chez moi.

RÉSERVÉ

Voyons donc quels autres caves on peut pogner, aujourd'hui.

Faites venir les Pakistanais.

Dites-leur d'apporter leur parapluie : il va pleuvoir.

Annibale ? - Allô, mon gars.

Ramène pas Tic et Tac ici.

Qu'est-ce qu'elle a, ta face ? - Rien.

Une Chinoise m'a passé à tabac.

Allez, je suis sérieux. - J'en suis pas fier, mais c'est vrai.

Une Chinoise est venue ici

pour savoir où était papa. Comme je savais pas...

C'est vrai ?

Pourquoi elle le cherchait ? - Je sais pas.

Une fille t'a passé à tabac ? - Oui.

N'importe qui en serait capable, mais elle, elle te battrait.

Entends-tu ça ? Toi aussi, elle te battrait.

Annibale, je te l'ai dit cent fois : ramène pas Tic et Tac ici.

Quelle bande de caves.

Oser venir ici, jusque chez moi.

Annibale.

Quoi ? - Les dettes de papa...

Je les ai payées.

Je les ai toutes payées.

Maintenant, je vais m'occuper de ces sales Chinetoques.

Tic et Tac, on ressort.

Bye, Marcello.

Hé, boss. Il mange ici, Bruce Lee ?

Qu'est-ce que tu racontes, toi ?

Il est mort il y a 50 ans ! Tu crois qu'il peut manger ici ?

T'as quoi dans la tête ? Tu vois pas que c'est retouché ?

C'est tout du faux, ici. Tout.

Même à l'intérieur, ils sont faux.

L'édifice... faux aussi.

Comment ça pourrait être legit, ça ?

Tout du faux, même la veste en cuir de ce niaiseux.

Du faux cuir de faux chien mort.

Et ils vendent ça comme si c'était italien, ces crosseurs !

Bon, ça va-tu être long ?

CONSTRUCTIONS YECHANG

Hanni-balé !

Annibale, oui. Vous voyez ce sourire ?

Dès qu'on tourne le dos...

Êtes-vous venu pour un bon repas ?

Jolie, ta tresse. Mais arrête tes niaiseries.

Oublie ta comédie : je sais que tu me comprends.

Que lui veux-tu, à Marcello ?

Une fille... Une fille à vous

est venue chercher Alfredo au restaurant

et a passé Marcello à tabac.

Alors ?

Il a envoyé personne. - Ben voyons !

Une Chinoise passe au restaurant

et demande Alfredo... C'est ta signature, ça, Wang !

On a déjà tout payé. Que veux-tu de plus ?

Dernière fois qu'il le dit : il a envoyé personne.

Dernière fois qu'il le dit ?

Voilà ce qu'on va faire.

On va trouver la fille,

et si c'est toi qui l'as envoyée...

je te tuerai personnellement.

J'ai un cadeau pour toi.

Apporte-moi le CD.

MAGGIO S'EN CRISSE

C'est qui, ce trou de cul ?

Son fils, Maggio. Un grand artiste.

J'imagine ! - Il chante en italien.

Tant mieux.

On est en Italie, ici.

On parle italien.

C'était pas mieux de lui dire qu'elle est venue ici aussi ?

♪ Un tas de promesses mises en œuvre ♪

♪ Je remercie celui qui m'a obligé À rien gâcher de ses tripes ♪

♪ Yeux grands ouverts, jamais fermés ♪

♪ Allô, mes chums Que la vie m'inspire, sinon je suis down ♪

Je suis down !

♪ Je vise mes limites Pour rester transparent ♪

♪ La lueur de verdicts inutiles ♪

♪ Je suis le père, le fils Et l'écran de mes luttes ♪

Va chier.

♪ Une fille comme moi ♪

♪ Ne plaisante pas en amour ♪

♪ Je l'ai jamais fait ♪

♪ Et au mieux ♪

♪ Tu me blesseras ♪

♪ Tu me jetteras dehors ♪

♪ En me disant que là, non ♪

♪ Je ne t'intéresse plus ♪

♪ Moi, une fille ♪

♪ Qui ne t'a servi ♪

♪ Qu'à t'amuser un peu ♪

♪ Alors je m'en irai ♪

♪ Et tu me courras après ♪

♪ En me suppliant de te pardonner ♪

♪ Et tu me prendras dans tes bras ♪

♪ Tu te souviendras de mon nom ♪

♪ Et de notre histoire ♪

Maman.

Cette musique ferait même pleurer un homme heureux.

Qu'est-ce qu'elle a, ta face ? - Rien, je me suis cogné.

Tu fais quoi, maman ? - Du ménage.

Papa va revenir dans pas long.

Au bout de 30 ans, ça peut arriver... - 34 ans !

Pis ce niaiseux-là, il retombe en amour à 65 ans !

Comme si moi, j'avais jamais perdu la tête.

Toi ? - Oui, moi !

Crois-tu que ça arrive pas aux femmes ? - Non.

Alors ? - Avec qui ?

Ce bel Américain, grand, blond,

avec la mâchoire de Robert Redford.

T'en souviens-tu ? Un tombeur.

Il était venu au restaurant, pis il avait laissé 100 dollars de tip.

Il voulait m'emmener au Texas, pour m'épouser.

À cette heure-ci, j'aurais des puits de pétrole

au lieu de chialer après ton niaiseux de père.

Et le Russe ? - Quel Russe ?

T'en souviens-tu ? Et le réalisateur ? Non, tu le replaces pas non plus.

Le réalisateur aussi ? - Il voulait m'emmener à Hollywood,

faire de moi une star internationale ! Tu sais pourquoi ?

Il disait qu'un visage comme le mien devrait pas tenir la caisse.

Il avait raison, mais j'ai été ferme

et je suis restée ici à cause de ton père !

Cinq cents cravates.

Qui a besoin de 500 cravates ?

Tu dis rien ?

Non, je réfléchis.

À quoi ?

Pourquoi je me suis rendu compte de rien ?

Tu étais en cuisine.

30 ans, c'est long pour tout le monde. - Allô, Marcello !

Mais quand t'as fait des choix, que t'as une famille, tu fermes certaines portes.

Au lieu de ça, ton père lui, il a laissé la porte ouverte.

Et quand c'est ouvert, quelqu'un finit par entrer.

Allô, Marcello. - Allô, Mohamed.

Tu peux pas rester de même.

Allô, Marcello. Lorena. - Allô, Saïd.

Sors, invite quelqu'un... une amie.

Depuis quand t'as pas vu Marzia ?

Elle est décédée il y a deux ans !

Pour vrai ? - Tu perds la mémoire ?

Prends des vacances, pars en croisière.

Avec quoi ? Il nous a laissés dans la misère.

Me fais pas crier, je suis déjà ben gênée comme ça.

Mustafa !

Un cadeau pour toi.

Pourquoi ? - Parce que tu es tellement fin.

Merci !

Quand ton père reviendra, il sera bien achalé.

Allô, Marcello.

Allô.

Pour la table 12. - Laisse faire, aide-moi à débarrasser.

Lorena ?

Je te regardais...

pis je te trouvais ben belle.

Oui, magnifique !

Sais-tu à quoi je pensais ?

Au Prophète. T'en souviens-tu ?

Oui... Ça fait 500 ans.

Te souviens-tu qu'on se sauvait là-bas ?

Rien que toi pis moi, tout seuls.

Pis je te chantais des chansons. - Je me souviens.

On était beaux, comme seuls le sont les jeunes en amour. Pas vrai ?

Le menu était pas mangeable, par exemple !

Tu flirtes, là ?

Si je flirte ? Mais non !

Pas pantoute, non ! - Dommage.

Ah oui ?

Peut-être qu'un de ces jours...

Tais-toi : mon cœur va s'emballer, pis je vais gâcher les factures.

C'est bon, Santi : une autre journée de marde terminée.

Parle pour toi.

Mais je veux que tu saches une chose.

Si tu as besoin de quoi que ce soit,

absolument quoi que ce soit,

je suis là, tu peux compter sur moi.

Je sais.

Merci.

Maman ?

Tout va bien ? - Super ! Regarde.

380 euros.

Tu vois ? Aucune erreur !

Marcello, viens avec moi une minute.

Quoi ?

Il faut en savoir plus sur la Chinoise qui t'a passé à tabac.

Comme si c'était mon problème...

Écoute, j'ai fait quelques calculs.

Je peux mettre de côté 500 euros par mois.

Dans six ou sept ans, je t'aurai tout remboursé.

Ah ouais ? Pis l'inflation ?

Mais non, je te niaise.

Voilà ce qu'on va faire : quand tu seras un peu plus tranquille,

si tu peux, tu me rendras ce dont tu es capable.

Tu es de la famille, je t'ai dit.

Arrête d'abord, tu m'achales !

Le seul problème, ici, c'est la Chinoise.

Si tu laisses faire ça aujourd'hui,

demain, c'est les Chinois, les Africains, pis les Mongols

qui viendront jusque dans ta chambre.

Tu comprends ce qui se passe, là ?

Que veux-tu que je te dise ?

C'est la guerre, Marcello !

Il faut défendre chaque centimètre.

Comme dans ce dessin animé... Comment ça s'appelle, déjà ?

Celui des Gaulois, du village qui résiste

à l'envahisseur avec une potion magique.

Astérix et Obélix. - C'est en plein ça !

Ce village, c'est nous.

Qui ça, "nous"? - Nous les Italiens, les Romains !

Elle t'a scrapé le cerveau, la Chinoise ?

Cette place, ici,

c'est comme ce village, là.

Et chez nous, y a personne qui entre.

Les Romains, c'était pas les méchants ? - Ah oui ?

Fais pas attention aux détails.

Bon, décris la Chinoise à Tic et Tac. Allez, vas-y.

Elle avait les yeux en amande. - Ah oui ?

Tu joues au cave, là ?

Je suis sérieux ! - Comment on décrit ça, une Chinoise ?

À ton avis ? Grande, petite, mince, grosse ?

Cheveux courts ? Signes distinctifs ? Qu'est-ce qu'elle portait ?

C'était une garce, forte en estie, pis sans pitié.

À part ça, elle avait l'air Chinoise... Comme toutes les autres.

Elle ressemblait à... celle-là.

Qui ça ? - Hé !

C'est elle ! - Es-tu sûr ?

Oui. - Allez, dépêchez-vous !

Tu vas faire quoi ?

Je veux juste savoir si le gars à la tresse nous niaisait.

Hé, viens !

Je veux juste parler, je mords pas.

Attends-moi !

Je veux juste te dire quelque chose, je te ferai pas de mal.

Quelle garce.

Elle nous fait faire des heures sup.

Prends par là.

T'es où, salope ?

On joue-tu à la cachette ?

Mauvaise idée !

Ce soir, je tague ta base.

Sale garce.

T'es plate, toi.

Tabarnak !

Quelle salope !

Regarde ce qu'elle m'a fait !

Tabarnak !

Vous êtes où, estie ?

Ici. - Où donc ?

Ici !

Câlisse...

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Répondez, câlisse ! - C'est le diable.

Cette fille-là, c'est le diable ! - Regarde-moi donc ça...

Malik ?

Quelle vie...

Bon début... Malik !

Estie de marde ! - C'est qui, lui ?

Allez, viens !

Tu fais quoi, là ?

De quoi vous vous plaignez ?

Allez Malik, lève-toi.

Arrête de chialer, tu me dois de l'argent.

Vous me devez tous de l'argent.

C'est-tu clair ?

Allez, descends de ce lit : tu viens avec moi.

Pourquoi ça ?

Tu voulais une job ? Tu l'as.

Tu vas m'accompagner partout.

Je te connais, toi.

Toi, lui et lui.

Tu me dois 400 euros.

Tu avais dit 350. - Tu t'en souviens.

Bien. Avant, c'était 350. Maintenant, c'est 400.

Ça s'appelle des intérêts.

Ça te plaît pas ? Je te renvoie dans ton pays.

Tu comprends comment ça marche ?

Allez Lothar, tu es en retard pour ton premier jour.

Tassez-vous.

Retournez vous coucher !

C'est fermé.

Avez-vous une voiture ? - Décrisse, soûlon !

Avez-vous une voiture ? - Pour quoi faire ?

Dépêche-toi !

Tout de suite.

Tu me dis où on va ?

Conduis. - Dis-moi !

Tais-toi et conduis !

Elle dit quoi ? - Conduis.

Je conduis, je conduis.

Ici. Arrête-toi ici.

Plus vite !

Où ça ? - Là.

Ici.

Creusez.

Ici, quoi ?

Allez, creusez !

Câlisse...

Plus vite.

Plus vite, vous entendez ?!

Tu m'avais promis...

d'être toujours à mes côtés !

Et de m'emmener à la mer.

Comment ça se fait que je te retrouve ici ?

Pourquoi ils t'ont fait ça ?

Comment est-ce que tu as atterri ici ?

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Qui t'a fait ça ?

Tout ça à cause de ton père !

Debout !

Ton père a tué ma sœur !

C'est la faute à ton père, tout ça !

Rends-moi ma sœur !

T'enfuis pas, aide-moi !

Pourquoi tu coures ? Qu'est-ce qu'elle dit ?

Qu'est-ce qu'elle dit, câlisse ?

Elle dit que ton père a fait tuer sa sœur.

Comment ça ?

Sa sœur ?

C'est ta sœur ?

Qu'est-ce qui s'est passé, tabarnak ? - Je sais pas.

Qu'est-ce qui s'est passé ? - J'en sais rien.

Réponds, fils de pute !

Réponds-moi !

Je sais pas, je savais juste qu'elle était ici.

Demande à M. Wang.

Wang ? - Oui !

Ton père a tué ma sœur ! C'est tout de sa faute !

Pourquoi a-t-il bouleversé sa vie ?! Comment a-t-il osé ?!

C'est quoi, cette marde ?

Ton père est un assassin ! Il croyait à cette relation stupide !

Qu'est-ce qu'elle dit, tabarnak ?

Que ton père a enlevé sa sœur, et que c'est de sa faute

si elle est morte.

C'est ta sœur qui a enlevé mon père !

C'est sa faute à elle ! Traduis !

Répète ça, pour voir !

Papa ?

Papa ?

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Hé, tu vas où ?

Tu vas où ?

Tu peux pas me laisser ici !

♪ Les violettes fleurissaient ♪

♪ À côté de nos mots ♪

♪ Non, jamais on ne se séparera ♪

♪ Jamais, jamais ♪

♪ L'amour qui nous rend fou ♪

♪ Est maintenant perdu ♪

♪ Il n'a laissé qu'une étreinte distraite ♪

♪ Et un peu de tendresse ♪

Merci ! Merci à tous !

Bravo à vous !

Je t'écoute, Marcello.

Mon Dieu...

Alfredo !

Ils l'ont tué.

Maman...

Comment je vais lui dire ?

♪ Dans le ciel bleu et la Voie lactée ♪

♪ Il y a un petit bateau blanc ♪

♪ Sur lequel se dresse un arbre ♪

♪ Un petit lapin blanc et folâtre joue ♪

♪ Aucune rame en vue ♪

♪ Ni de voile sur le bateau ♪

♪ Il flotte à la dérive ♪

♪ Il flotte vers le ciel de l'ouest ♪

Il est peut-être mieux ici...

que dans un trou au cimetière.

Faut que tu trouves la paix.

Trouve-la.

Pour lui. Pour ta mère.

Si l'homme que tu aimes part avec un autre, tu fais avec.

La vie reprend son cours.

Mais s'ils le tuent de même, tu t'en remets jamais.

Si tu as payé toutes ses dettes,

pourquoi les Chinetoques l'ont tué ?

J'ai payé ses dettes passées, mais celles à venir...

Cette fille était une esclave. Il voulait peut-être l'enlever.

Mourir à son âge...

Pourquoi il pouvait pas garder sa queue dans son pantalon ?

Quelle fin de gros épais ! - Dis pas ça de ton père.

Je devrais dire quoi ?

Il est mort pour avoir couru après une petite jeune,

en nous laissant dans la marde, avec notre douleur, ses dettes à lui,

pis ben de la honte.

Tout ça parce qu'il supportait pas de vieillir.

Il se crissait de tout, pis de tout le monde.

C'est un maudit trou de cul.

Marcello ?

Viens, j'ai quelque chose à te montrer.

Le voilà.

On fait quoi, là ?

Je peux vous aider ?

Incroyable !

Ils croient que c'est nous, les voleurs.

Maudits sauvages.

Il l'a acheté pour elle. Pour elle, pis pour lui.

Tu comprends, maintenant, où sont passés les 40 000?

Le loyer...

L'argent pour la fille, pour qu'elle reste ici.

Il payait une pute pour qu'elle joue à pas l'être.

C'était pas une histoire de contrôler sa queue.

Il était en amour.

Ce niaiseux-là était en amour.

J'essaie pas de le justifier.

Non... S'enfuir avec une Chinoise, briser sa propre famille...

Je le comprends pas.

Mais dis pas qu'il se crissait de tout le monde.

Compris ?

Comment ça, "il est introuvable"?

Personne l'a vu depuis hier.

Son téléphone est éteint

et ce matin, on a trouvé ça dehors, devant la porte.

C'est la sienne.

Encore elle...

On est plus ce qu'on était.

On est venus ici pour dominer,

mais c'est nous qu'ils ont dominés.

Cette ville...

nous tape sur les nerfs.

Elle envahit nos sens, nos cerveaux,

elle affaiblit nos esprits et nos corps.

Tous nos efforts...

semblent vains.

Trouvez-la.

Sinon...

je mets vos enfants sur le menu.

Wang !

Où est Wang ?

Wang, t'es un criss d'assassin !

Assassin !

Dégage !

Vous savez juste intimider les plus faibles.

Va-t'en !

Vous êtes des brutes, bande d'assassins !

Vous tous ! Vous et votre boss !

Tu es qu'un assassin, Wang !

Un assassin !

Tout le monde ici sait que ce sont des assassins !

Ah, c'est moi qui gagne !

Mah-jong !

Pas de chance ! - On lui doit encore de l'argent.

C'est tout pour moi.

Donne-lui : on a encore perdu.

Votre attention !

Accordez-moi un petit instant.

Vous vous souvenez de mon fils ?

Maggio.

Il est né pendant le mois le plus beau.

Depuis, il a grandi.

Il a mûri.

C'est devenu un grand chanteur. Il chante vraiment bien !

Il donne un concert.

Alors vous oublierez pas d'aller l'applaudir, vous tous.

Oui, bien sûr !

Mais pas toi : il te supporte pas.

Il a honte de lui, il le méprise.

Au lieu de l'appeler "papa", il l'appelle "criminel de marde".

Tu en sais des choses, toi.

Quoi d'autre ? Continue.

Tu crois que personne est au courant ?

Comme tu as un peu d'argent, tu crois que tu peux faire ce que tu veux ?

Désolé de vous avoir interrompus !

M. Zhang adore plaisanter.

Reprenez vos jeux !

Va en imprimer 2 000.

Que tout le monde voie mon fils.

Arrêtez-la !

Ça suffit !

Pas ici, pas devant tout le monde.

Descendez-la. - Oui, M. Wang.

Relevez-la !

Je vais te tuer, salope !

Elle est où ? - Là-bas.

Par là ! Retrouvez-la !

Occupe-toi de lui.

Elle était juste là. - Regarde là-dedans ! Toi, par là !

Pas là. - Regardez aussi sous le camion.

Alors, elle est où ?!

Elle a disparu !

Retrouvez-la !

Viens, suis-moi.

Attrape-moi !

Te bats pas avec ton frère, sinon je te punis.

Je me bats pas.

Marcello ?

C'est bon, j'ai fini.

Marcello, il faut que tu la prennes avec toi.

Pourquoi moi ?

Elle peut pas rester ici.

Pourquoi tu l'as ramenée, d'abord ?

Parce que j'ai un cœur, moi.

Moi aussi. - Pas si gros. Elle aurait pu mourir.

Prends-la chez vous, d'abord.

Ma maison est petite. - La mienne aussi.

Qu'est-ce que tu racontes ? Tu me niaises ?

Tu vis seul, nous on est sept !

Je peux pas mettre ma famille en danger.

Checke ça.

Regarde.

DISPARUE

Ils ont collé ça dans tout le quartier.

J'ai cinq enfants, moi !

S'il leur arrive quelque chose, je me tue, je te jure.

Et s'il m'arrive quelque chose à moi, ils vont mourir.

Tu pouvais pas juste t'occuper de tes affaires ?

Ils étaient en amour.

Annibale ?

J'ai quelque chose à te dire. Je peux ?

Oui, quoi ?

Annibale. - Pas trop tôt.

Désolé.

Tu as quoi sur la tête ?

On dirait ma grand-mère.

Bon, qu'est-ce que tu pouvais pas dire au téléphone ?

Il y a des choses comme ça. - Qu'est-ce qui se passe ?

C'est mon char, ça. Qu'est-ce que vous faites ?

Hé, c'est mon char ! - Hé. Reste calme !

Il y a peut-être des traces de sang, à l'intérieur.

Du Chinois, de la fille, ou des deux.

Fais ce que je te dis : demain ou après-demain,

va me faire une belle plainte pour vol de char.

Mais qu'est-ce que tu racontes ? On nettoie bien, pis c'est tout !

Comment ça, "on nettoie bien"?

La police, eux autres, ils ont des gadgets !

Ils nous retrouveraient en deux secondes.

Je suis dans la marde à cause de toi, alors je veux pas prendre de risques.

Cette Chinoise est un danger public.

Si les Chinetoques la trouvent, pas de souci :

ils la tueront, c'est sûr.

Mais si c'est la police qui la trouve...

elle va nous vendre, pis ils vont nous pogner.

C'est pour ça qu'on la cherche aussi. - Quoi ?!

Toi, reste tranquille. Fais rien pantoute.

Si elle réapparaît, tu m'appelles.

D'accord ?

J'ai fait quoi pour mériter ça ? - Au fait, j'ai une question.

Quoi encore ?

Si j'invitais ta mère à souper un soir, ça te dérangerait ?

Non.

Tu m'enlèves un poids de dessus les épaules !

On est comme une famille.

Il faut qu'on reste ensemble, soudés, collés serrés.

Quand cette chanson pis cette danse-là vont être finies,

on va tout laisser derrière nous autres,

pis on gardera que nos souvenirs.

Les beaux.

Allez, bye.

On y va, les blondes !

Allez, dépêchez-vous, ciboire !

Ça va ben aller, Marcello.

Allô.

Je t'ai apporté ça.

Pour tes blessures.

Je vais laver ça.

Moi, c'est Marcello.

Xiao Mei.

Xiao Mei. - Ciao Mei ?

Mei. - Mei.

J'aimerais bien manger.

Tu as faim ?

Je m'en occupe.

Ciao Mei...

C'est prêt !

Le Chinois...

C'est tout ce qu'il y avait. C'est pas ma spécialité.

Ça goûte le poulet dans de la soupe à l'arbre à thé.

Ah oui ?

J'ai joué avec ce qu'il y avait.

Je peux ?

C'est bon !

Pourquoi tu m'as enfermée ?

Criss, Mei !

Lâche-moi !

Pourquoi tu m'as enfermée ? - Pour pas que tu te fasses tuer !

Pour pas qu'ils te tuent.

Je peux pas rester enfermée.

Je veux sortir. - Tu peux pas, ils te cherchent.

Laisse-moi sortir.

Non.

S'il te plaît.

DISPARUE

Tu comprends, là ?

C'est qui, lui ? - Maggio, le fils de Wang.

Mais il vient jamais par ici.

Allons-y.

C'est tellement beau !

Aimes-tu Rome ? - Magnifique !

Beau ? - Magnifique !

Je comprends rien de ce que tu dis !

C'est une église, ça.

Rome est pleine d'églises.

Lâche ton klaxon !

C'est haut ! - C'est un bâtiment historique.

Toutes ces lumières ! - Une autre église.

Marcello, regarde !

C'est poche, ton habitude de frapper les têtes.

Immense, cette maison ! - C'est le temple de Jupiter.

Magnifique !

Ça, c'est des temples. Et ça, la Bouche de la Vérité.

Oui, là !

Regarde ! - Le monument à Victor-Emmanuel II.

Un obélisque, une église...

Et ces pavés, regarde comme ils sont beaux.

Je suis tellement heureuse.

Regarde, le beau théâtre de Marcellus ! Il s'appelle presque comme moi !

Marcello ! Marcello !

C'est la ville des églises, des fontaines, des nids-de-poule,

des pavés, des ponts... des trous de cul.

Allô !

Allô ! - Bien dit.

Bravo. Allô, Rome !

Allô, Rome ! - Allô, Rome !

Allô, Rome ! - Allô, Rome !

Alors ?

Aimes-tu ça ?

C'est beau.

Le meilleur guide, c'est moi !

Enfin... À Rome, c'est pas dur.

Alors ?

Contente ?

Merci, Marcello.

De rien.

J'étais pas venu depuis longtemps.

Bon, on y va.

Pour te dire la vérité...

je sors plus depuis des lustres.

Toujours enfermé dans cette maudite cuisine.

Hé, t'es où ? Mei ?

Hé, non !

C'est interdit ! Où c'est que tu vas ?

La police va t'arrêter ! Estie de câlisse !

Ça a pas d'allure, agir de même !

Je risque ma vie pour t'aider, moi.

Le comprends-tu, ça ? Pis tu t'en crisses ?

S'ils te trouvent, ils vont te tuer. Veux-tu te faire tuer ?

Fais-toi tuer !

Depuis que tu es entrée dans ma vie, c'est la marde !

J'avais un père, que j'imaginais heureux quelque part.

Pis une voiture, aussi.

Allez, bye.

Tu sais pourquoi ma sœur est venue en Italie ?

TU SAIS POURQUOI MA SŒUR EST VENUE EN ITALIE ?

À cause de moi.

Quand je suis née,

dans mon pays, on avait le droit d'avoir qu'un seul enfant.

Ma sœur était déjà née.

Mes parents auraient pas dû m'avoir.

Alors, dès ma naissance,

ils m'ont enfermée à la maison.

Ça a duré 20 ans.

Pendant 20 ans, je l'ai haïe.

Elle allait à l'école, pas moi. Je comprenais pas.

Elle sortait avec ses amis, aussi.

Elle prenait le train, elle allait voir des spectacles.

Chaque fois qu'elle revenait...

elle s'allongeait à côté de moi...

me faisait fermer les yeux...

et me disait où elle était allée...

et ce qui s'était passé.

C'était la seule

qui se souciait de ce que je ressentais.

Maintenant, les gens ont le droit d'avoir plus d'enfants.

Mais là où je suis née, il faut encore payer une amende

pour se faire reconnaître.

Ma sœur est venue à Rome pour amasser assez d'argent...

et me libérer.

Maintenant, je suis en vie.

Et elle, elle est morte.

Je lui ai jamais dit...

qu'elle est la personne...

que j'aime le plus au monde.

J'ai besoin de me venger.

Comment ça, te venger ?

C'est-tu pas assez,

mon père, pis ta sœur Yun ?

Qu'est-ce que tu ferais, toi ?

Dis-moi ce que je peux faire.

Finir comme toi ?

Coincée dans une cuisine toute ma vie ?

Cuisiner des pâtes tous les jours ?

Je peux pas faire ça, moi !

C'était ton père.

Et l'autre, c'était ma sœur.

Je peux pas faire comme si c'était rien !

Alors je fais quoi, hein ?

Et toi, tu veux faire quoi ?

Qu'est-ce qu'on peut faire, hein ?!

Désolé...

Désolé !

Désolé.

J'ai mal fait.

Bon, ben...

Bonne nuit.

Merci.

Bye, Mei. - Bye.

Bye.

Quoi ? - Maman !

Marcello ! - Estie !

Tu peux pas sonner ? - J'ai pas arrêté. Pis hier soir, aussi.

Maintenant, j'ai compris. - Quoi ?

J'ai étendu ton linge.

Il faut pas le laisser dans la machine.

Elle est mignonne, ta blonde ?

Un peu potelée, non ?

C'est sérieux ?

Comment ça, sérieux ?

Tu es pas capable de me mentir.

Je comprends rien à la vie, mais à l'amour, oui.

Quand vas-tu me la présenter ? - Quand ce sera sérieux.

Elle est de Rome ? Ou... - De Rome Est.

Rome Est... - Je vais faire du café.

Marcello ?

Annibale m'a invitée à souper.

Je sais : il m'a demandé la permission.

Le problème, c'est que ça me gêne.

Je me sens coupable. - Maman !

Écoute. Papa aimerait ça, te voir heureuse. J'en suis sûr.

Maman.

La vie est belle, quand même.

Et elle nous surprend toujours.

Allô.

Je suis de retour.

Allô !

Mei ?

SOUS-SOL 1

Bye tout le monde, merci !

Merci quand même.

Maggio ! Maggio ! Maggio !

♪ Je sens la douleur sur ma peau ♪

♪ À l'intérieur, un froid mordant ♪

♪ Je garde ça en-dedans Mais si je laisse pas faire ♪

♪ Ça va fouetter le passé ♪

♪ Comme celui qui porte Le temps sur sa peau ♪

♪ Il comprend pas, entend rien Et lance ses questions au vent ♪

♪ Depuis toujours, je crée des rimes Je fais des choix ♪

♪ Un tas de promesses mises en oeuvre ♪

♪ Je remercie celui qui m'a obligé À rien gâcher de ses tripes ♪

♪ Yeux grands ouverts, jamais fermés ♪

♪ Allô, mes chums Que la vie m'inspire, sinon je suis down ♪

♪ En attendant, je tire pas en l'air ♪

♪ Je vise mes limites Pour rester transparent ♪

♪ La lueur de verdicts inutiles ♪

♪ Je suis le père, le fils Et l'écran de mes luttes ♪

♪ Toute une vie pour pas exister, Je pourrais pas ♪

♪ Je fais ce que je peux Face aux murs, à la tristesse ♪

♪ Fait que je laisse passer la foule ♪

♪ Et je garde l'essentiel avec moi ♪

♪ Je m'allonge sur un ciel noir Collé au ciment ♪

♪ Observer les étoiles, ne pas perdre, Allumer, éteindre, allumer, je me dis... ♪

♪ On s'en câlisse, à quoi ça sert ? ♪

♪ Laisse faire, s'il te plaît ♪

♪ Si c'est pas flexible Ou que ça se brise... ♪

Tabarnak !

Sors !

Sors, si tu as du cran !

Tu es un lâche.

Un trou de cul méprisé par son propre fils !

Allez, sors !

Montre-toi !

Je suis là.

Tu m'as fait rater le concert de mon fils.

Que m'aurais-tu fait si je l'avais tué ?

Si j'avais tué la prunelle de tes yeux ?

Penses-y.

Parce que...

c'est ce que je vais te faire à toi.

Essaie voir.

Dis-moi.

Qu'est-ce que tu lui as fait ?

Dis-le-moi !

Parle !

Dis-moi ce qui s'est passé.

Qu'est-ce que tu lui as fait ?

♪ Si tout à coup ♪

♪ Je te perdais ♪

♪ Je perdrais ♪

♪ Le monde entier ♪

♪ Pas seulement toi ♪

Soupçonnes-tu quelqu'un de vouloir du mal à ton père ?

Non. - Où étais-tu hier soir ?

Je donnais un concert pas loin.

CLAUSES DE VENTE

Es-tu sûr de toi ?

Qu'est-ce que tu fais, criss ?

Si tu es ici, c'est que tu le sais.

Pose le stylo, on s'en va. - Non.

Non ? Oui. Allez !

T'énerve pas, c'est tout réfléchi.

Tout réfléchi, pantoute ! M'entends-tu ?

Lâche ce maudit stylo.

Attention, avec le stylo ! C'est une antiquité.

Toi, ferme ta gueule. Compris ?

Traduis.

Il dit de pas parler de même chez lui.

Chez lui ? C'est à 50 000 millions de kilomètres, chez lui.

Ici, c'est chez nous, pis toi, tu joues sale.

Laisse faire Annibale, on a un accord.

Je vais te payer, moi. - Il s'agit pas d'argent.

Non. - Ta gueule, toi !

Tu la connais, la différence entre ma maison

à 50 000 millions de kilomètres d'ici, et ici ?

C'est quoi ?

Ici, tout est permis et rien est important.

Chez nous, rien n'est permis et tout est important.

Ça veut dire quoi, ça ?

Chez nous, pour obtenir quelque chose d'important,

il faut donner quelque chose d'important en échange.

Quelque chose d'important ? C'est une garce, elle !

Essaie-moi pas, sacrament !

Xiao Yun, retourne travailler.

Non ! Pis toi, décâlisse !

Tu me crisses dehors ? J'essaie de te sortir de la marde.

Je pars avec elle !

Je veux partir avec elle, compris ?

Sans le restaurant, ils la laisseront pas partir.

Non !

Comprends-tu ?

Hein ? - Alfredo...

Arrête de capoter, c'est moi !

Pense à ton fils, à ta femme, à ta famille !

Tu sais quoi ?

Je me souvenais pas comment c'était, être en amour. Pis toi non plus.

Comprends-tu ?

À notre âge, ça a rien à voir avec ça.

Hé. Ce restaurant était à ton grand-père,

pis à ton père, pis à nous. Pis il sera à Marcello et à ses enfants.

S'il y reste, il aura jamais d'enfants.

Toute cette marde juste pour une chatte chinoise cheap ?

Parle pas d'elle de même, d'accord ?

Elle m'a fait renaître.

Ressusciter, même.

Tu peux pas comprendre, toi tu es mort.

Tu me trahis, d'abord ?

Tu me trahirais de même, Alfredo ?

On a grandi ensemble, on est comme des frères.

On peut pas céder à ce chantage,

tout donner à ces trous de cul,

pis laisser le monde aller au diable.

Qu'est-ce que tu racontes, estie ?

C'est de chez nous qu'on parle. De ma maison !

Vous voulez tout piquer, bande de caves.

J'ai juste trouvé une solution

au problème de Don Alfredo.

Arrête tes niaiseries, range ça et va-t'en.

Non. - Qu'est-ce que tu fais ?

Pars, laisse faire.

T'en fais pas.

Veux-tu nous tuer ?

Non, Alfredo. S'il te plaît.

Alfredo !

Mes initiales à chaque page, pis je signe à la fin, ça va ?

Lâche le stylo.

Ne signe pas ça, s'il te plaît !

Alfredo.

Alfre...

Sors, Annibale.

Range ça et sors.

Tu as jamais fait peur à personne.

Qu'est-ce que tu as fait ?

Alfredo, me laisse pas !

Fils de pute !

Va chier, sale Italien de marde !

Je voulais pas te le dire.

Pour te protéger.

C'est pour ça que je voulais partir.

Tu vas où ? Marcello !

Ouvre !

Ouvre la porte !

Annibale.

Pourquoi es-tu vêtu de même ?

Tu te maries ?

Tu es renversante.

Tu sais quoi ?

Si on soupait ici ?

Ici ? - Il y a personne.

C'est chez nous, ici.

Ce soir, je me fais servir.

Écoute, est-ce que tu as...

pensé...

que peut-être, toi pis moi...

Si les choses s'étaient passées différemment ?

Mieux vaut pas poser ces questions.

Tu as raison.

Mais tout vaut mieux que des regrets.

Il faut aller de l'avant. - Oui.

C'est pour ça que je t'invite.

Pour aller de l'avant. - Où je travaille depuis 30 ans ?

Qu'est-ce que c'est ?

C'est quoi, cette bouillie-là ?

Des bucatinis dans de la soupe d'arbre à thé.

En l'honneur de papa.

Mais j'avais commandé une amatriciana. - C'est ce qu'il voulait toujours aussi.

Au dîner, et au souper, si possible.

Je peux ?

Sauf qu'il digérait pas ça.

Ça lui pesait sur l'estomac.

La nuit, c'était l'agonie.

Tu te souviens ?

Il nous forçait à l'emmener aux urgences.

Je croyais qu'il en mourrait.

Oui, je me souviens.

Il aimait ça, aller aux urgences.

Mal de tête, direction les urgences.

Douleur au bras : crise cardiaque.

Direction les urgences.

Petite coupure : tétanos.

Direction les urgences.

Il voulait toujours se faire faire des criss de radios.

"Mieux vaut prévenir que guérir !"

Pis il râlait quand ils disaient que c'était rien.

Il disait : "Qu'est-ce que vous racontez ?"

"C'est pas des médecins, ça !

"C'est des bras pour les champs !" - "Des bras pour les champs !"

Il aimait dire ça : "Des bras pour les champs."

Et aussi : "Ces crottés de pèlerins." - Oui.

"Ces pèlerins, tous incapables !" Il le disait tout le temps.

Pourquoi des pèlerins ? Tu sais ?

Non. - Moi non plus.

Il y a qu'Alfredo qui sait.

Marcello, pourquoi as-tu apporté cette marde ?

C'est pas le plat qui compte.

C'est l'appétit.

Pis toi, t'en as jamais manqué.

Pas vrai ?

Mange. - Hé, parle pas de même.

Mange. - Qu'est-ce qui se passe ?

Mange, Annibale. Je veux te voir manger !

Qu'est-ce qui te prend, Marcello ? Pourquoi fais-tu ça ?

Lorena...

J'ai un rendez-vous, j'avais oublié. - Et notre souper ?

Une autre fois.

Tu pars de même, pour vrai ?

Tu as vécu l'enfer pour avoir cette place, pis là, tu t'en vas ?

Annibale ! - Hé, mais dis-moi ce qui se passe !

Pourquoi es-tu de même ?

Ça va pas ? - Maman...

Tu es tellement belle.

Je suis un peu stressé.

Je vais aller m'excuser, d'accord ?

Je reviens.

Annibale ?

Rentre, ça vaut mieux pour tout le monde.

Débarrasse.

Annibale !

Va-t'en, Marcello. - Tu y échapperas pas.

Va-t'en ! - Comment as-tu pu ?

Rien que pour cette maudite place !

Tu m'as raconté des menteries sur la tombe de mon père !

Dis-le ! Que tu as tué ton meilleur ami.

Mon meilleur ami ? - Dis-le !

Il voulait t'abandonner.

Il crissait son camp,

en vendant ce que tu avais de plus précieux : notre restaurant.

"Notre"?

À ces trous de cul ! - Je préférerais un père en vie. En vie !

Parce que t'es qu'un estie de cave.

Oui, un estie de cave.

Comme lui.

Voilà pourquoi. - C'est toi, le gros cave.

Regarde-toi : tu fais pitié.

Attention à ta langue. - Ah oui ?

Attention à ta criss de langue. - T'es un crève-faim.

Pire que ceux que tu exploites. Tu es un dinosaure.

Le dernier dinosaure sur la Terre.

Et un estie d'assassin, aussi.

Un assassin ?

Je l'ai fait pour toi. - Pour moi ?

Je l'ai fait pour nous. - Non.

Tu l'as fait parce que tu n'as personne.

C'était ton seul refuge.

Les seuls qui s'occupaient de toi, qui t'accueillaient, c'était nous autres.

Et tu as tué ton meilleur ami.

Il t'aimait.

Malgré toute ta marde.

Moi aussi, je t'aimais, malgré toute ta marde.

Pis elle...

elle t'aimait, malgré toute ta marde.

On t'aimait comme on aime un pauvre malheureux.

Tu es mort en-dedans, et tu le sais même pas.

Tu fais pitié, pis tu me lèves le cœur. - Va chier !

Ça suffit.

Ça suffit.

Moi aussi, tu veux me tuer ?

Allez, vas-y. Parce que je te laisserai pas en paix.

Vas-y. Vise bien.

Enterre-moi près de mon père.

Prêts ? Un.

Deux. Trois.

Un, deux, trois, quatre, cinq,

six, sept, huit,

neuf, dix,

onze, douze,

treize, quatorze, quinze,

seize, dix-sept,

dix-huit, dix-neuf, et attention !

On salue !

La leçon est terminée. - Au revoir !

Merci. - Merci.

Au revoir.

À demain !

Sois pas en retard !

Bye, là !

Allô, Lorena. - Allô.

CHEZ LORENA

C'est bon, frère !

Une autre journée de merde terminée.

Parle pour toi.

Bye.

Va chier.

Je suis épuisée, pas vous ?

Allons manger.

Marcello !

On a faim ! Allez, à table !

Merci, papa. - De rien, ma chérie.

Merci, papa. - De rien.

Bon appétit.

Demain, il faut que tu les prennes toi. Sinon, j'y arriverai pas.

Pas de souci.

LA CITÉ INTERDITE

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