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Sous -titres par
Jérémy
Diaz
Je m 'ennuie, je voudrais faire autre chose de ma vie, de ma
vie. Je m 'ennuie, je voudrais savoir comment sortir d 'ici.
Vivre d 'amour.
Sous -titrage ST'
501
Sous -titrage ST'
501
Sous -titrage ST' 501
Il y a quelqu 'un ?
Salut.
Excusez -moi, je croyais qu 'il n 'y avait personne.
Je voulais de l 'eau pour ma voiture. Je peux ? Oui, oui.
Merci.
Je ne voulais pas... Quel temps superbe.
Je remonte sur Paris, j 'ai pris des petites routes, c 'est quand même plus
agréable. Il y a un de ces montres sur l 'autoroute.
Je ne comprends pas ce qu 'elle a.
C 'est vraiment la première fois qu 'elle me fait ça.
En plus, je l 'ai fait vérifier à Marseille.
C 'est peut -être la pompe.
Une durite, mais en même temps, elle ne fuit pas.
Je ne comprends pas.
Faut que je fasse gaffe, parce que j 'ai pas envie de péter un joint de culasse.
Voilà.
Bon, ben, merci.
Et ça t 'ennuierait pas de me déposer à la rivière, là ? C 'est juste sur ta
route.
Vous êtes en vacances ? Ouais, si tu veux, enfin, je vis ici, quoi.
Toute seule ? Non, on vit en communauté.
Ah bon, en communauté ? Ouais, on vit à plusieurs, quoi.
Ah oui, et ça se passe bien ?
Tu veux dire sur le plan sexuel ? Ah non, non, non, pas particulièrement,
Non, je dis ça parce que les gens nous demandent toujours ça.
On marque sur ce point -là, c 'est assez cool.
Ah bon ? Oui, oui.
Oh tiens, tu m 'arrêtes, c 'est là.
Bon, ben, salut, merci.
Au revoir.
Elle est bonne ? Elle est super.
Mais toi, pourquoi il n 'y a personne ? Non, mais ce n 'est pas le problème.
Aline, tu te baignes ? Non, non, je veux faire des ablutions.
Salut. Salut.
Quelle chaleur, hein ? Ça tape, hein ?
C 'est pas à Goa, 78 ? Où ? À Goa.
Ah non ? C 'est drôle, j 'ai l 'impression de t 'avoir déjà vue quelque
Non, dans une autre vie, peut -être.
Peut -être.
C 'est qui, cette fille ? Alexandra ? Oui.
Ben, elle l 'est depuis deux ans.
Elle doit bientôt partir pour un ashram au Népal. Un quoi ? Un ashram.
Un monastère hindou. Ah ouais, ouais, ouais.
Elle est spéciale, hein ? Oh ! Qu
'est -ce qu 'on est bien ici, les noms ! C
'est con, pas que je m 'en aille.
J 'ai école, moi, lundi.
Qu 'est -ce que tu fais comme boulot ? Je travaille dans une boîte d
'électroménager à la direction commerciale.
Oh, on est que samedi.
Reste avec nous ce soir, et puis tu partiras demain.
Tu sais, les retours le dimanche soir sur Paris, c 'est l 'enfer.
Oh, écoute, les autres sont partis à une manif. Avec c 'est moi, on est toutes
seules.
Tu me tiendras compagnie ? Oui, on marque, c 'est ton
temps.
Allô, Christine ? C 'est Antoine.
Je suis à Lyon.
Ben oui, à Lyon.
Allô ? Allô ? Christine ? Tu m 'entends ? Ou alors je te disais que je t
'appelle de Lyon.
Non, non, mais... Je ne rentrerai pas ce soir. Maintenant, je suis tombé sur mon
copain Cristobal.
T 'entends mieux, là ? Bon, ben, il m 'a proposé de passer la soirée avec eux.
Ben non, je partirai demain matin, de bonne heure. Je serai là en début d
-midi.
Ah non, mais non, tu ne peux pas me joindre.
Mais non, mais leur téléphone est en dérangement.
Là, je suis à la poste.
Oui. Allô ? Ah non, mais j 'entends rien. Je n 'entends rien. Bon, oui, je t
'embrasse. À demain.
Attends, jouez.
Jouez à combien ?
Oui, évidemment, c 'est une jouissance.
Mais c 'est bien plus fort qu 'une jouissance.
C 'est spirituel.
Moi, je crois qu 'elle regarde.
Tu veux être à côté de quelque chose de fantastique, je te plains.
Je t 'embête avec mes histoires. Non, non, pas du tout, c 'est très
De toute façon, c 'est l 'heure.
J 'ai encore une méditation à faire, je dois m 'ouvrir.
Salut.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Attends, je vais t 'aider. Non, non, mais...
Quel calme, hein ? C 'est vraiment la vie rêvée, ici.
On se demande ce qu 'on fout à Paris. On mène vraiment une vie de con.
T 'es pas obligé, hein ? Ouais, non, je sais bien. Faudrait avoir le courage de
tout plaquer, quoi.
T
'es
là depuis longtemps, toi ? Très bien.
T 'es venue comment ? En top.
Je venais de l 'arrière, mec.
J 'ai envie de m 'éclater.
C 'est quoi ? Oh, c 'est de la moine. On a fait pour ses fils.
T 'as pas d 'habitude ?
Ça te fait gaffe sur le plan sexuel ? Pas mal.
Moi, c 'est super.
Eh, cool.
On a un petit matin.
On s 'en va pour ici ? Salut.
Salut.
Eh ben, ton café ? Ah oui, j 'ai un peu de m 'enfer.
Salut. Bonjour.
C 'est Antoine.
Moi, c 'est Gilles.
Où t 'as mis les autres ? Ils t 'ont resté bouger là -bas.
T 'as de nez ?
Ouais, ouais.
Mais je voudrais bien une petite coupette.
On les a bien eus.
Ça m 'étonnerait qu 'ils arrivent à la con sur leur centrale de merde.
Ah bon ? Parce qu 'ils veulent construire une centrale nucléaire dans
? Ah non, ici, c 'est un parc naturel. On est protégés, on ne craint rien.
On était partis aider des amis. T 'as pas trop mal ? Non, il y a une fille qui
'a mis une espèce d 'argile, là. Il paraît que c 'est formidable.
Remarque, dans l 'immédiat, c 'est pas le nucléaire qui me fait plus peur.
Le vrai danger par ici, c 'est les engrais.
On est en train de tout empoisonner avec leur putain de malgré chimique.
Bon, ben moi je suis un peu fatiguée.
Je crois que je vais monter.
Ils sont en train d 'épuiser la terre à force de lui faire cracher le maximum.
Ils s 'en foutent bien de polluer la nappe phréatique.
Moi je le dis toujours, c 'est contre ça qu 'on devrait lutter en priorité.
T 'es pas de mon avis ? Ben tu sais, moi je vis à Paris, alors là -bas le
problème ce serait plutôt les gaz d 'échappement.
Et l 'eau ? T 'as goûté l 'eau de Paris ? Voilà les petites !
Elles sont curieuses comme des chats, il faut qu 'elles viennent voir qui est
là. Oui, oui, c 'est Antoine.
Allez. Non, non, non, non, non, non.
Antoine est fatigué. Antoine a voyagé toute la journée. Il voudrait se
Alors, on va vous demander de sortir, maintenant.
Voilà. Alors, marinez, s 'il te plaît. Et puis non, non, vous sortez. Il n 'y a
plus rien à voir.
Et tu remarqueras qu 'il n 'y a pas d 'impastage. Il n 'y a pas une grotte.
Je me suis bagarré pour y arriver.
Hé, les chèvres, c 'est très enrichissant, mais ce n 'est pas du tout
contact qu 'avec les chevaux, par exemple.
Oui, bien sûr.
Sur 30 chèvres, sans mentir, au bout du compte, j 'en connais réellement que 3.
Et encore.
Je monte.
Tu viens, Antoine ?
Écoute, là, le grand air, ça m 'a claqué. J 'ai un petit coup de pompe.
OK, bonne bourre, vieux.
Salut. Salut.
C 'est marrant, toi.
Quand on te voit comme ça, tu payes pas mine.
Et puis, en fait, t 'es un bon coup.
Ah bon, tu trouves ? T 'es pas le modèle, toi.
Tu te défends pas mal non plus.
Au moins, avec toi, ça traîne pas.
Non, mais ici, sur le plan sexuel, on a dépassé un certain nombre de tabous.
Quand j 'ai envie d 'un mec, je lui dis.
Et c 'est tout.
Moi, je m 'en plains pas.
Faut que j 'éteigne.
Demain, je me lève.
Attends, qu 'est -ce que tu fais ? T 'es divine.
Non, mais arrête, je suis claqué, je te jure.
Non, on l 'irait pas. Non, je me sépare de ton bras, en plus.
Bon, il va falloir que j 'y aille.
Tu reviendras ? J 'aimerais vachement, mais là, ça va être difficile parce que
'est les vacances.
Je vais être un petit peu coincé. Je dois partir avec des amis en Corse.
Ça me ferait plaisir.
Je t 'aime.
Antoine, j 'ai rêvé de toi cette nuit. Tu étais nul sur un âne et tu jouais du
sitar.
Ah oui ? C 'est gentil.
Tu pars ?
Bonne rencontre.
Merci. A bientôt.
Le plein.
Bon, vous faites la pression des pneus aussi, hein. Merci.
Salut.
Salut.
Ça va ? Ça va et toi ? Oh,
je suis content d 'être rentré.
Est -ce que tu vis ? C 'est qui qui t 'arrive ?
Bah devine, ça fait demi -jour qu 'on s 'est pas vus, alors... Ah, alors tu
ferais partie des 22 % des Français qui ont encore envie de l 'enfermer au bout
de 4 ans.
Bah ouais, peut -être.
Tiens, c 'est marrant, je t 'avais coché un cas des 37%. Quel 37 % ? Bah ceux
qui font l 'amour une fois par mois, et encore.
Non, mais de quoi tu parles ? Tu sais bien que ça fait 43 jours qu 'on n 'a
fait. Bah tu tiens une comptabilité ou quoi, là ? Bah depuis un an, oui.
Tu veux les chiffres exacts ? Non, je t 'en prie.
Tu sais très bien que depuis la dépression nerveuse de Durieux, je me
boulot de deux personnes à la boîte.
Effectivement, depuis un an, je suis glaqué. Voilà, c 'est tout.
En plus, j 'ai soif.
Christobal, ça va ? En pleine forme.
Toujours aussi con.
Et c 'est encore des garnis. On a vraiment l 'impression qu 'il se coiffe
une éponge.
Qu 'est -ce qu 'il fout, là, Christobal ?
La mère de Liliane s 'est cassée le col du fémur. On est venus tout de suite.
Ah oui, c 'était pas de chance.
J 'avais oublié de te dire. Ils sont arrivés hier soir juste après ton coup
téléphone. On va vous laisser.
Ah mais pas du tout.
Vous restez donc dîner avec Antoine ? Je m 'en vais, moi.
Où tu vas ? Chez ma sœur.
Elle n 'est pas en vacances ? Si, justement.
Elle m 'a laissé les clés de mon appartement.
Tu n 'as pas fait une histoire pour ça. Quand Cristobal a couché avec Monette,
elle était la première à trouver ça drôle.
Mais pas du tout, j 'ai trouvé ça lamentable.
Qui c 'est, cette monnaie -là ? Rien, c 'est une histoire ancienne.
Enfin, pas si ancienne que ça.
Je vais voir maman. Je peux très bien la soigner toute seule.
Où est -il, Yann ? Restez entre hommes. Comme ça, vous parlerez de vos poules.
Tu veux que je te dépose ? C 'est sur mon chemin.
Allez, salut.
Je te remercie beaucoup, vieux.
Et alors, des vacances encore ? Terminées.
Elle ira toute seule.
Moi, j 'ai aucune raison de supporter ses parents.
Tu sais qu 'il peut venir à Cavalère, c 'est de la place. Ouais, merci, t 'es
gentil, mais là... Griller pour griller, je crois que le faire tourner en
Provence, c 'est plus m 'éclater.
T 'as raison.
Moi, j 'hésiterais pas.
T 'es une affaire, la fille ? Pas mal du tout.
Fais -leur attention, elle est pas seule.
C 'est un vrai nid à gonzesses, cette communauté.
Quel salon.
Tu m 'emmènes ? Ouais, ouais, c 'est ça. Mais il y a pas de mec ? Bah écoute, j
'en ai vu qu 'un et il s 'intéresse qu 'à ses chèvres.
Dis -donc, t 'as une sépo. C 'est pas à moi que ça arriverait des coups pareils.
Je pense que j 'allais faire chier à Cavalère avec Odette et les gosses.
Qu 'est -ce que tu veux, mon pote ? T 'as choisi d 'atteigner.
Moi, maintenant, je m 'éclate. Je vais quand même pas attendre l 'âge de la
frette.
Oui ? Bonsoir.
Ah, t 'es revenue ? Oui, salut. Aline est là ? Mais... Non, écoute, c 'est
Aline est partie en Ardèche voir des potes.
Salut.
Mais elle revient quand ? Je sais pas.
Peut -être qu 'elle revient, Aline.
Dans deux jours, je crois.
T 'as qu 'à l 'attendre.
C 'est Antoine, un ami d 'Aline.
Ben oui, reste.
Tu crois que... Oh, ben oui, viens.
Oh ! Calme -toi, Antoine. T 'en vois là ? Ben oui.
C 'est quoi, l 'île n 'est pas là, elle est partie ? Oui, j 'ai dit.
Je ne voudrais pas vous déranger.
Tu ne me déranges pas, au contraire.
Tu as dit oui ? Non.
Assieds -toi, tu vas manger un morceau avec nous.
Merci.
Antoine Bonpuis.
Moi, s 'il te plaît.
C 'est Tania, ma compagne.
Jean -Pierre.
Salut.
Salut. Marie -Jose, sa femme.
Et Olivier.
Dis bonjour, madame.
Je ne le connais pas, moi, ce mec.
C 'est vrai, écoute, il ne le connaît pas. Il n 'a aucune raison de lui dire
bonjour. D 'habitude bourgeoise, sa réaction très saine. Non, mais tu as
C 'est très difficile de débarrasser des préjugés éducatifs.
J 'ai été assis du cerf, c 'est quelque chose.
Attends, c 'est sérieux.
Il voulait qu 'on élève nous -mêmes, sans hormones.
C 'est qu 'il allait tout faire dans l 'eau de source, avec des herbes
La baleine intestin.
Et les légumes sont vivants.
On vous parle d 'un turbeux ?
T 'as oublié qu 'elle était végétarienne.
Je vais faire une petite marche.
Tu vas le coucher.
Moi, c 'est Véronique.
Ça, c 'est le bébé.
Enchanté.
Allez, viens, madame, viens.
Alors, d 'où tu viens comme ça ? De Paris. Quel temps vous avez là -bas ?
savez, ici, c 'est le grand beau.
Ça, je dois dire.
Jean -Pierre !
Tu cherches à traumatiser cet enfant ? Mais qu 'est -ce qu 'il y a ? Ton pli
-pli.
Viens, je vais te mettre dans la chambre d 'Aline. Ok.
Excusez -moi, je suis un petit peu fatigué. J 'ai fait de la route aujourd
Bonne nuit.
Bonsoir. Je n 'ai plus faim, sinon la taille ne surprendra pas.
Prends -moi, je préfère un bleu profond.
En cette saison, il n 'y a que de la garance.
Le rouge, c 'est dur à porter, surtout pour une aînée.
T 'en irais compte.
Le concert est fini.
Te souviens -tu d 'hier ? Tes mouvements magnétiques dans les volutes bleutées
de sombre narcotique ? Et toi, l 'homme au tambourin, chante -nous ton refrain.
Nos yeux ont soif.
Ensemble, nous boirons aux sources de la vie.
Nous sommes une pierre qui roule.
Comment tu trouves ? Ah, bien, bien, très bien.
Moi, j 'y connais rien, mais je trouve que l 'image de la pierre qui roule, là,
c 'est fin, c 'est très fin.
Je l 'ai intitulé simplement Tania, tu vois.
Ce qui est fantastique, c 'est que depuis cette nuit -là, on ne s 'est pas
quittés. Pas un coup de canif au contrat.
Notre pierre roule toujours.
Estimulant, ici, pour la création.
Moi, j 'écris tout le temps.
Tiens, ça me ferait plaisir d 'avoir ton avis. Oui, merci.
C 'est édité par qui ? Par nous, ici.
Moi, j 'ai eu plusieurs propositions d 'éditeurs parisiens, mais ça ne m
'intéresse pas, je ne veux pas entrer dans leur système.
Si c 'est pour finir par faire le singe chez Pivot, alors je laisse ça au snob.
Oui, non, tu as raison.
Oui ? Il n 'y a pas de l 'eau pour la nuit.
Merci, c 'est gentil.
Bonsoir. Ça va, toi ? Oui, ça s 'est créé, je pars dans 8 jours, elle vient
chercher. Je suis très, très excitée.
Toutes les nuits, je pense que je suis une vache sacrée, c 'est bon signe.
Ah oui, certainement.
Bonsoir. Bonsoir.
Ah dis donc, tu aurais dû prévenir Aline que tu revenais, elle serait pas
partie. Ah tu crois ? Oh ben oui.
Bonjour Antoine.
Salut. Bien dormi ? Oui, merci.
On t 'a pas trop embêté avec nos histoires hier soir ? Non, non, non. C
parce que Marie -Jo avait l 'impression qu 'on t 'avait pas très bien accueilli.
Marie -Jo ? Oui, la belle fille sympathique aux grands yeux clairs.
La maman d 'Olivier.
C 'est ma femme.
Ah, oui, oui.
C 'est quelqu 'un de très sensible aux vibrations.
Oui, mais écoute, non, non, vraiment, vous avez tous été très sympas.
Ça me soulage.
En tout cas, s 'il y a quoi que ce soit, n 'hésite pas tranquille à elle. Elle
est très psychologue.
Je te cherchais à dire. Faut que tu ailles donner un coup de main à Gilles
les teintures.
Alors déjà levé ? Bah oui.
On doit revenir à la campagne. Ah oui.
Tiens, t 'as du feu.
Merci Dieu. Je t 'en prie.
Euh, non, vous pouvez le fermer ?
Bon, c 'est qu 'ils ont foutu la mystère, là.
Oh, dis donc, c 'est pas demandé.
T 'es né en quelle année ? En 50, pourquoi ? Oh, t 'es que pauvre.
Faut que je regarde dans mon horoscope chinois, je te donnerai tous les
Tu veux, je peux te faire ton thème. Tu sais l 'heure exacte de ta naissance ?
Non. Oh, dis donc.
Oh, la java là -dedans.
Tiens, touche.
Ah, ouais, ouais, ouais. C 'est pour quand ? C 'est pour ce mois -ci.
Ça craint une fille à avoir les yeux bleus.
Mais t 'en es sûre ? Tiens, c 'est écrit là.
Là.
Tiens, regarde.
Ça, c 'est le père.
Comment tu le trouves ? Ah oui, il a l 'air sympa. Oui, c 'est un ethnologue
américain. Je l 'ai rencontré au Zimbabwe.
Oui. Oui.
Oh, c 'est le père, celui -là ? Oui.
Oh, c 'est le père.
Salut.
Salut.
Salut. Ça va ? Ça va et toi, qu 'est -ce que tu fous là ? Je suis passé à la
communauté, mon état est arrivé aujourd 'hui.
C 'est super.
Je suis content de te voir.
Vraiment débile ces mecs.
Ils m 'ont demandé mon ticket.
Je te présente Francis, ton copain.
Salut.
Francis, c 'est... J 'ai oublié ton prénom. Antoine. Antoine, Antoine.
On ne va pas rester là ? Non, ma voiture est là. Ah, génial.
Ah, c 'est super.
Tout ça, ça prendra pas trop la dérive.
Dis donc, t 'es gentil, tu roules doucement ? C 'est pour la robe.
Merci.
Le vent rabat la fumée vers la maison. C 'est insupportable. J 'ai failli vomir.
La couleur ne tient pas.
Comment ça se fait ? Regarde.
Ça serait mieux sorti en bleu.
C 'est complètement feutré.
Regarde, c 'est comme brûlé.
Comment t 'expliques ça ? J 'ai suivi les instructions.
On m 'a dit 3 heures à gros bouillon.
Tiens, voilà la feuille.
C 'est lisible.
Olivier, reste pas là ! Toi non plus, c 'est très mauvais pour le bébé, si t 'en
peux. Moi, j 'ai fait que recopier.
C 'est une recette en occitan que Blaise a traduite.
Les enfants, c 'est une catastrophe.
Moi, je pense que la laine n 'est pas encore payée.
C 'était bien des racines de garances.
Oh, je t 'en prie, je connais.
Mais c 'est pas de ta faute, Gilles, tu pouvais pas le prévoir.
Encore même en bleu, ça aurait été plus joli, non ? Écrase avec ton bleu, là, c
'est pas le problème.
De quoi on va vivre, Steve ? Bon, écoutez, on en a vu d 'autres.
Alors, on s 'en sortira.
Parce qu 'on teindre à la pleine lune, c 'est jamais bien, alors.
Cet honneur est épouvantable, c 'est affreux. Mais qu 'est -ce qu 'on va
Si je peux faire quelque chose, si vous voulez que j 'avance de l 'argent,
vraiment, c 'est sans problème.
Merci, t 'es gentil.
Mais ici, on doit s 'en sortir nous -mêmes.
C 'est la règle.
Parisiens, c 'est deux chiens, parisiens... Olivier, arrête ! Mais t
Tu vas pas meuler, celle -là. Maman ! Mais il saigne ! Ah, c 'est pareil.
Tiens. Voilà, voilà.
Oh ! Reste là. Reste là.
J 'ai pas l 'habitude.
Non, comme ça.
Vas -y, mais serre à fond.
J 'ai peur de leur faire mal. Ah non, tu leur feras pas mal.
Ah oui, ça vient.
C 'est marrant.
Et toi, comment t 'as atterri là ? Après 68.
J 'habitais à Paris.
J 'ai été curé par la société de consommation, alors j 'ai décidé de
autrement.
J 'ai commencé par couper le chauffage.
Je prenais des douces le moins souvent possible, ou à l 'eau froide.
Je me suis mis à tricoter moi -même mes pulls avec de la laine que j 'avais par
une filière parallèle.
J 'ai réduit tous mes besoins.
Je marchais pieds nus.
Chaque fois que je voulais acheter un truc, je me disais, est -ce que j 'en ai
vraiment besoin ? Et à chaque fois, je renonçais.
Et tu y es comment ? Comme un clodo.
Je suis tombé malade, j 'ai perdu mon boulot et ils m 'ont viré de ma pièce.
Alors, je suis descendu dans le midi.
J 'ai pensé que la misère me serait moins pénible au soleil.
Alors, le métier, ça rentre ? Très bien.
On est mieux ici qu 'à Paris.
C 'est normal que ça
mousse ? Oui, t 'inquiète pas.
Dis -donc, j 'ai réfléchi à ta proposition.
C 'est vraiment très sympa, parce qu 'on se connaît à peine.
Je crois qu 'on va accepter ton argent.
Ça me fait plaisir de participer.
Au fond, c 'est vrai, c 'est normal.
Ne dis pas ça. J 'en connais plus d 'un qui ne l 'aurait pas fait.
Il vous faudrait combien pour vous dépanner ? 8 000.
Ah, merde.
Je peux vous faire un chèque ? Ah, c 'est là ?
Ah,
ben, vous m 'avez appelé.
T 'as mis mes affaires là.
C 'est sympa comme ambiance.
Oui, c 'est bien.
C 'est quoi comme prix ? Écolo, sexo, mystico ? Quoi ?
On prie ou on baise ? Euh, non, normal.
T 'es les gonzesses ? Bien, bien.
Super.
Antoine ! Excuse -moi.
C 'est ravi.
Tu sais que t 'es adopté ici.
Tout le monde t 'aime beaucoup.
Oui,
c 'est vrai. Antoine s 'est intégré tout de suite.
C 'est formidable.
Et tu sais ce que ça signifie concrètement ? Non.
Dis -lui.
Non, dis -lui toi.
Ça lui fera plus plaisir venant de ta bouche.
Eh bien, ça y est, tu vas avoir ton espace.
Mon espace ? Oui, comme tous les autres.
Tu vas avoir ton lieu à toi.
Tu pourras t 'installer, bricoler comme tu voudras.
Tu sais que je t 'envis.
Ça me ramène quelques années en arrière, quand nous avons bricolé notre espace,
Tania et moi.
Tu veux voir ? Oui.
T 'as vu, on tourne à ton espace. C 'est moi ? Oui.
Attends.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Quoi, ça te plaît pas ? Non, je parle de ce mec.
Au revoir, Francis.
C 'est ton Jules ou quoi ? Non, mais t 'es pas bien, toi. Je t 'ai expliqué, je
suis pas comme ça, moi.
Oui, mais il est installé dans ta chambre, je rêve pas.
Et bien alors ? C 'est pas parce qu 'il couche dans mon lit qu 'il a des droits
sur moi, non ? Ça, c 'est bien, les mecs, ça.
Il va rester longtemps ? Je sais pas, moi, il va, il vient, c 'est un
indépendant.
Parce que moi, là -dedans...
Ça ne nous pèchera pas si à l 'amour, si on en a envie.
Tu pensais que celle -là était vraiment pas cool, hein ? C 'est cool, cool,
mais... Allez, viens.
Quoi ? Là, maintenant ? Je sais pas ce que tu veux.
C 'est vrai, je sais pas ce que tu veux.
J 'étais encore enfant et dans mon premier jean Je me
prenais pour James Dean Oh, James Dean
C 'est bien que tu joues là.
C 'est toi ? Ouais.
J 'ai l 'air de voir un musicien avec nous.
J 'en connais une qui va être ravie.
C 'est Marie -Lo.
C 'est la grande blonde sympathique avec les beaux yeux clairs.
C 'est ma femme.
Elle adore la musique.
Si tu parles de la musique avec elle, t 'hésites pas.
Si tu connais, elle a fait du piano.
Ah ouais ? Je comprends pas.
C 'est la première fois que ça me plaît, ça.
Oh, mais t 'inquiète pas, ça arrive à tout le monde.
Mais c 'est la présence de ce mec qui me gêne.
J 'ai l 'impression qu 'il est là, qu 'il va rentrer, ça me bloque.
Écoute, quand tu seras débloqué, tu me feras signe, hein.
Aline ! Moi, je voulais te demander, comment ça se passe dans une communauté
quand on est plusieurs avec la même fille ? Ça dépend.
Moi, j 'ai connu une commune en Ardèche où il y avait des petites quêtes baises.
La gonzesse en distribue autant à chaque mec.
Tu pouvais tout crotter d 'un coup si tu voulais.
Ah bon ? Il y a aussi la solution de la partouze.
Tiens, regarde, Marie -Jo, elle peut prendre son pic comme ça. Non, mais sans
blague.
Sans dire, Marie -Jo, ils ont longtemps vécu à Troyes avec un arabe, Abdul.
Je comprends que... En marché, c 'est normal, forcément, à Troyes, ça peut
des problèmes.
Ah non, mais là, peut -être pas pour ça, peut -être pour une histoire d
'appareil photo.
Salut, Antoine. Salut.
Je ne te demande pas ce que tu vas faire.
Tu n 'es pas originaire d 'Afrique du Nord, toi ? Moi, non. Pourquoi ? Je ne
sais pas. J 'ai là -bas, comme ça, tu me fais penser à un ami algérien.
Un type qui a vécu ici.
Il s 'appelait Abdul.
Écoute, bonhomme.
Pirouli, pirouli.
Il m 'a loué ses oreilles sur le nid. J 'ai écouté de l 'ange sur la banque.
Allez voir.
C 'est un arabe très sympa. Tu ne vois pas du tout raciste.
En plus, c 'est extrêmement viril.
Tu me fais beaucoup penser à lui.
Ah oui.
Excuse -moi, là, je suis un peu pressé.
Non, mais lâche ça, c 'est personnel.
Mais enfin, Olivier, voyons, arrête.
Et voilà, il est tout froissé.
J 'ai labouré, j 'ai semé, j 'ai coupé le grain, j 'ai pétri le pain.
Et pourtant, nous n 'avons toujours rien à manger.
Du pain, du pain, vous n 'avez que ce mot -là à la bouche.
La terre appartient à celui qui la possède.
Non, non, non.
Que tu sois vigneron, que tu sois l 'amoureur, tu peux te baisser la tête et
sentir vainqueur, le paysan de France n 'aura plus de patron.
Alors, qu 'est -ce que t 'en penses ? Bien. C 'est vraiment bien d 'avoir la
faim.
Fort, quoi.
Non, c 'est à l 'étranger.
Mais tu vas voir l 'impact sur les paysans.
Tu seras étonné toi -même. C 'est la première fois qu 'on leur parle de leurs
vrais problèmes, des choses qui les concernent.
Non, c 'est vrai.
Et dis -moi, la musique, comment tu trouves ? Écoute, là, je suis un peu
partagé.
Ah bon ? Oui.
C 'est vrai, ça aurait été con.
Excuse -moi, j 'étais mouillée.
Non, non, mais c 'est rien.
Mais qu 'est -ce que tu fais là ? Je suis venu dormir là parce que mon espace
'est pas encore aménagé.
T 'as attendu si je bavarde un petit peu avec toi ? Non, non, non.
Si je n 'arrive pas à dormir, je suis un peu tendue. Je crois que c 'est à cause
de mon départ.
Oui, c 'est normal.
Et puis tout à l 'heure, dans le noir, je pensais à un tableau que j 'ai vu au
Musée d 'art moderne de New York.
Tu sais, c 'était un tableau avec deux parties bien distinctes.
D 'un côté, c 'était lacéré, avec des tons froids et cassants.
Et de l 'autre, il y avait des grands aplachons bien précis.
C 'est curieux, ça me fait penser aux deux enseignements de Bouddha.
La souffrance et la délivrance de la souffrance.
Ah, c 'est marrant.
Tu t 'intéresses à l 'arlichon ? Dans les médias, non, mais je ne suis pas
contre.
Tu dois penser que je suis une illuminée ou une fille un peu bizarre.
Ah non, non, non.
C 'est parce que tu me vois souvent méditer, mais tu sais...
La méditation fait une expérience joyeuse et très enrichissante.
Oui.
Tu es venue à ça comment, toi ? Par la musique indienne.
En fait, tu sais, j 'ai toujours été un peu détachée du monde extérieur.
La seule chose qui m 'intéresse vraiment, c 'est de connaître ce qu 'il
'intérieur de moi.
Mais c 'est pas un peu difficile au milieu de gens qui vivent normalement ?
non, pas pour moi.
Je veux dire, je ne méprise pas le monde, mais...
Je m 'en isole très facilement.
Oui, c 'est une question de volonté.
Tu m 'excuses.
Oui, moi aussi, pour que j 'y aille.
Merci de m 'avoir écoutée, Antoine.
Je crois que c 'est très important de savoir écouter les autres.
Oui, bonne nuit.
Elle est enfermée à son âge dans un monastère.
Mais c 'est une fête pour elle. Vous pourriez plus être heureux.
Ciao. Au revoir.
Au revoir, Alex. Il dansait lequel, Alan ? C 'est le barbu en blanc, là.
Il est beau, hein ? Oui.
Bon, au revoir. T 'embrasseras Aline et Francis. Pour moi, j 'ai pas voulu les
réveiller. Ils venaient juste de s 'endormir.
Oui, d 'accord.
Bon voyage.
Au revoir. Salut.
Au revoir.
Bon voyage !
Pour les pubs, je ne sais pas combien Véronique veut qu 'on les vende.
Mais de toute façon, avec la chaleur qui se fait... Qu 'est -ce que je dis pour
les fromages ? Trois font les petits, un font les gros.
Si on me demande comment c 'est fait... C 'est du fromage de chef, c 'est fait
au lait entier.
Tu fais l 'article, tu te démerdes.
Je n 'en ai pas pour l 'encre.
Vous désirez ? Oui, je veux du fromage.
Mais tu dis comme ça.
Ah, fromage.
Oui. Vous voulez du fromage ? Oui.
Non, mais je voudrais savoir si vous faites la caisse vous -même.
Oui, oui, oui. Oui, le petit, le piccolo. Le petit, le petit, le petit,
petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le
petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le petit, le
petit, le
petit,
Qu 'est -ce que tu fais là ? Salut, Walter.
Ça va ? Luigi, un copain photographe. Salut.
Alors, tu es marchand de fromage, maintenant ? Non.
Un minute, vite, je suis occupé.
Price here.
Non, je donne un coup de main à des copains. Ah oui, mais c 'est la
Et les gonzesses, tu tires comme un phoque.
C 'est là partout.
Je me défends.
Chers feuilles, ils n 'ont pas voulu l 'emmener avec eux.
Merde.
T 'as vu les morceaux ? Des mannequins avec qui il fait des photos dans le
Ah bon ? Bon, je te laisse. Tu me raconteras au bureau. Ok. Salut, Walter.
Enfin, il t 'a bien dit quelque chose, ton Alain.
Il m 'a dit que je n 'étais pas prête pour le voyage.
C 'est faux.
Il a préféré la fille à la Jacqueline.
Mais non, mais pas dans le fromage.
Tania, Marijou, enlevez -la.
Je ne sais pas. C 'est fermé.
Terminez le fromage. Nique le fromage.
Il n 'y a qu 'à rentrer.
Tiens, tiens -moi ça.
Mais qu 'est -ce que c 'est que cette saloperie ? C 'est à toi ?
tellement de civiquettes.
Moi, je savais qu 'elle ne partirait pas.
Il y a deux jours, je lui ai tiré les cartes.
Mais je ne lui ai pas dit.
À chaque fois, le traître l 'a refusé.
Ça, c 'est classique.
Moi, je ne crois pas du tout aux cartes. Mais à deux refus, c 'est probable.
C 'est pas tout.
Dans chaque départ, il y a un retour.
Oui.
Tu veux dire par là ?
Alexandra ? Alexandra ?
Parlez normalement.
Mais pour faire quelque chose, au lieu de crier dans le vide, elle a peut -être
fait une bêtise.
Alexandra ! Mais restez pas là ! Mais bouge, toi, bouge ! Alexandra ! Mais je
sais pas, vous montez, enfoncez la porte, c 'est affreux ! Va bouger
c 'est pas ce qu 'on t 'aide pour lui.
Alexandra !
Mais c 'est mon rhum.
Mais c 'est mon rhum. Elle boit mon rhum.
Elle boit mon rhum.
Il fallait que je le lise.
Non, laissez -moi tranquille. Quand j 'ai bu, je ne vais voir personne. J 'ai
honte.
Antoine. Antoine.
Assieds -toi.
Je te déçois.
Mais non, pas du tout. C 'est normal.
T 'as eu un gros choc.
T 'as un peu bu et puis ça arrive à tout le monde.
Non, t 'es gentil, mais je sais que je te déçois.
Je vais te décevoir encore plus.
Pourquoi ? Après tout ce que je t 'ai dit hier.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Tu te prends pas mal.
Non, mais quoi ?
J 'ai envie de faire l 'amour avec toi.
Ah bon ? T 'as pas envie ? Non, non, j 'ai pas dit ça, non.
Ça m 'aiderait tellement ? Ah bah oui, bah vraiment, si ça peut t 'aider, hein.
Bah où tu vas ? Non, je vais mettre un truc là, c 'est pour boucher, à cause
courbets.
N 'approche pas trop parce que je ne sais pas ce qu 'elles ont, mais elles
très énervées ce matin.
Ça va ? Ça va et toi ? Très, très bien.
Tu sais, je suis complètement débloqué.
Oui, tout le monde est au courant.
Vous avez fait assez beau cette nuit.
Dis -donc, quand on aura fini avec ça, on pourrait peut -être aller faire un
petit tour dans mon espace, non ? Ça, c 'est bien les mecs, ça. Mais je n 'ai
pas envie à la demande, moi. Je ne suis pas une mécanique.
Fais gaffe quand même, parce que ta copine, c 'est une très bonne affaire,
J 'ai peur de ne plus pouvoir m 'en passer.
Eh bien, ça tombe bien, là, plus de gourou.
Je te vois très bien avec le crâne rasé et une crotte de pigeon sur le nez.
C 'est malin, ça.
Attends, je fais une abeille.
Arrête, ne me touche pas.
Qu 'est -ce que t 'as ? Hier soir, je n 'étais pas dans mon état normal. Je
regrette beaucoup ce qui s 'est passé.
De toute façon, elle avait raison de ne pas vouloir m 'emmener parce que c 'est
vrai, je ne suis pas prête.
Tu ne vas pas recommencer avec ces escrocs ?
On voit bien que tu ne le connais pas.
Tu es d 'une naïveté.
Il a préféré emmener une fille bourrée de pognon. Oui, si elle en a beaucoup d
'argent, d 'accord. Et alors ? Elle en a fait d 'en à l 'ashram. C 'est beau,
non ? Elle, elle était digne de partir.
Qu 'est -ce que j 'ai eu de ce qui est arrivé hier ? Il faut que je me
Il faudrait que j 'arrive à réprimer définitivement tout désir.
Tu disais pas ça hier soir. Non, mais ça, ça me déguipe.
Qui ça ? Qui ça, c 'est pas un mot ? Mais si, c 'est de l 'arabe. On joue pas
arabe. On joue,
voyons.
Un,
deux, trois,
quatre...
Détends -toi.
Tu ne pourras jamais.
Il connaît la légende du cire de Fuchs.
C 'était un grand seigneur de la région et un grand chasseur.
Un jour, il avait forcé un cerf jusque dans une église. Il l 'avait attaqué par
derrière, près du métro.
On raconte que Dieu, pour le punir, l 'a condamné à errer éternellement les sors
d 'orage.
Mais qu 'est -ce que tu te fais là ?
Je
m 'excuse, c 'était fermé en bas.
Je l 'ai appelé, mais personne répondait.
Heureusement que j 'ai trouvé une échelle.
Hé, il y a une fessière qui a été emportée, ça pissait là -haut. Merci.
Tiens. Salut Fred, mais qu 'est -ce que tu fous là ? Je reviens de Zagreb.
Je pouvais plus supporter ce pays de flipper.
Je suis rentré en stop, mais j 'ai chopé la grippe en passant les Alpes.
Ah ben oui, t 'as eu froid.
Je vais m 'héberger pendant deux jours.
Je m 'en vais au Maroc.
Bien sûr, oui.
Oh là là, je crois que j 'ai des contractions. Ah oui,
c 'est tout, ça y est.
C 'est le travail qui commence.
Bon, je vais chercher la voiture pour l 'emmener à l 'hôpital. C 'est ça, pour
qu 'on nous la tue.
Vous voulez pas qu 'elle accouche ici ? Comment oser dans le temps ? C 'est de
la folie.
T 'en fais pas.
Je vais m 'en occuper.
Aline, vous avez des médecins ? Non, mais j 'ai une sœur qui est à chemin.
Aline, va faire chauffer de l 'eau.
Gilles, tu m 'en es à la portée ? Ce sera la première naissance à la
Vous faites l 'ail criminel et illégal.
Moi, personnellement, je m 'en lave les mains.
Attends, Aline, je vais venir t 'aider.
Quand on était nés, je tenais la même ariseau.
Elle était jusqu 'au sang.
C 'est très, très dur.
J 'ai envie de la réveiller, Olivier, pour que tu vois ça.
Ah non, non, surtout pas ça.
Dis donc, vieux, tu sais pas où je pourrais trouver des suppos pour ma
Très bien que c 'est pas le moment, là.
Vite, un citron et des ciseaux.
Mais pour quoi faire ? Le citron pour les yeux du niaire et les ciseaux pour
cordon. Mais t 'es nul.
Un citron.
Il aurait, je te crois, des citrons.
Parce que j 'aimerais bien en prendre un chaud pour ma gorge.
Véronique, je te rencontre.
La chance inouïe que tu as eue de pouvoir donner naissance à un petit
Ici, dans ta maison.
Entouré des tiens.
Comme autrefois.
Comme au temps de nos grands -parents.
Quand la civilisation industrielle n 'avait pas encore bouleversé nos
de vie. Quand la médecine officielle n 'avait pas encore exercé ses ravages.
Merde, c 'est un black house.
C 'est fou ce que ça bouffe comme caillou, ces saloperies.
Pourquoi vous voulez absolument remonter ces murettes ? Ça sert à quoi ? Si les
anciens avaient pris la peine de les monter, c 'est qu 'il y avait une
Et crois -moi, on va la retrouver.
Et avoue quand même que le grand con pourrait nous donner un coup de main.
Il y a des problèmes.
Oui, ça m 'étonnerait.
Je les ai entendus ce matin.
Depuis que Véronique est accouchée, Aline s 'est mise dans la tête de se
faire un enfant.
En blague.
Et Pépère s 'approite tellement l 'air de le brancher.
Bon,
les enfants, Bol qui est avec nous aujourd 'hui a un problème qui a l 'air
sérieux.
Mais il vous en parlera mieux que moi.
Les gars, je vous cache pas que c 'est très grave.
Notre communauté de la Ragne est sous la menace d 'une expulsion.
La vieille qui nous louait la baraque a coincé et son fils veut tout vendre et
nous foutre d 'or.
Vous avez vu un bail ? Non, c 'était verbal.
Non, non, c 'est pas le problème.
C 'est un prétexte.
Depuis quelques mois, ils veulent virer toutes les communautés de la région.
Enfin, tout de même, on nous aurait prévenu.
Croyez -moi ça.
En 1934, c 'est des incrédules qui ont laissé passer le nazisme.
Et je peux vous le dire, croyez -moi, parce que je connais bien le problème.
Il existe une flagrante analogie avec ce qui s 'est passé au Pérou au moment du
partage des terres.
Faites gaffe ! C 'est toujours le même processus.
Au début, on n 'y croit pas.
Il y en a même que ça fait rire.
Puis un beau jour, on se retrouve dans un stade avec un matricule.
Alors concrètement, on s 'est dit, avec plusieurs communautés de la région, qu
'on allait organiser une manif.
Alors on voudrait savoir si on peut compter sur vous.
Ouais, ouais, faut y aller.
Arrête ta guitare, on va furieusement.
Vous ne servirez à rien, votre truc.
De toute façon, j 'ai refusé de faire l 'armée, c 'est pas pour aller défiler
avec des banderoles. Oui, ça ne m 'étonne pas de toi.
Bon, moi, je ne veux influencer personne.
Chacun est libre de sa décision.
Moi, j 'y vais.
Mais moi, j 'estime que c 'est mon devoir.
Écoutez, moi, je ne fais pas vraiment partie de la communauté, mais si je peux
me joindre à vous... Tu es très chouette de ta part, Antoine.
Non, mais je s 'emballe pas. Ça me fait vachement plaisir qu 'on se parle.
Merci, camarade.
Merci.
On est tombés un peu.
Dis -moi, on s 'habille comment pour ce truc -là ? Normal.
Si on faisait un petit week -end sur la côte, j 'ai des amis qui ont une maison
à Cavalais.
Oui, je connais pas ce qu 'elle a. C 'est quoi, calme -nager un peu ?
Comment il s 'appelle ton gars ? Un connard.
Oh, contrôle -toi, mec. Pas de casseur ici. Si tu veux faire le charlot, faudra
le faire ailleurs.
J
'ai
reçu des propositions d 'un promoteur de Marseille.
Il est même venu sur place voir la propriété.
Mais il n 'est pas question que je vende.
Et en ce qui vous concerne, me maintenez à ce que rien ne soit changé.
Elle me l 'a encore dit, la veille de...
On est désolés.
Je crois qu 'il y a eu un malentendu, vous savez.
On s 'en peut y aller.
Bon, on va le laisser.
Je vous en prie, ne vous dérangez pas. Je vous accompagne.
Merci de votre visite.
On a gagné ! On a
gagné
!
Il est passé dans une manif.
Entrez -le vite, Jésus va s 'en occuper.
Et moi, alors ? Je sais bien, mais ça, c 'est une urgence.
Allez,
Blaise, un petit blanc ?
Je marche très fort en ce moment, alors on va finir par se le savoir.
Est -ce que je risque pas de perdre ma pension ? Tu sais, en ces cas -là, il
faudrait essayer d 'agir en premier.
C 'est le cas de mieux.
Il n 'y a pas de chèque ? Non.
Alors ça roule.
D 'ici quelques temps, tu devrais quand même essayer de fonder une toute
société.
Ah non, Jésus, c 'est ton cinquième coquin ! Jésus ! C 'est pas quoi, Claude
Il sait y faire, hein, le gamin.
Eh oui, il a la main.
Pas pour rien qu 'on vient le voir de partout.
Allez, Jésus, prends ton ballon et va jouer cinq minutes dans la cour.
Et n 'embête pas les poules.
Comment je vous dois ? Tu fais le prix d 'ami, hein.
C 'est gentil.
Tu vois, c 'est seulement 300 francs.
Jésus ! J 'ai dit...
Mais il faut que la pommade fasse son effet. Oui, mais ça pue, ce truc. Eh, c
'est un brin de bouse.
Ça y est, tu te sens mieux, c 'est réparé ? Oui, mais il faut qu 'il aille
'allonger. Ah bon ? Ok.
Dis -donc, je voulais te demander... J 'ai peur que notre week -end soit fichu.
Oh, mais tant pis, on mettra ça.
Tu crois ? Oui.
Alors ? Le héros ? Oui, ça va, il crase.
Dis -donc, tu peux nous prêter la bagnole ? Aline, elle voudrait aller au
Avignon. Là, maintenant ? Ça te dérange vraiment pas ? Non.
Oh, c 'est chic !
Fais gaffe avec la première, elle a du mal à passer.
Merci beaucoup
d 'être venu.
Ça m 'a fait plaisir. Ça faisait longtemps que je n 'avais pas eu l
palper liberté.
La prochaine fois, venez voir directement.
Ça vous fera gagner du temps.
Quand je pense, je me suis tapé 7 ans d 'études de médecine à Marseille, et
quand il y a un malade, chez qui ils vont ? Chez le rebouteux.
Alors on m 'appelle pour les maladies vénériennes ou les piqûres de serpents.
Toujours trop tard, évidemment.
Ah ! Comme l 'herbe est rage en cette nuitée !
Sec ! Tout est sec ! Et ton cul
?
Il n 'a qu 'à voir le pinard.
Continuez.
Réagissez. C 'est bon aussi.
Regardez.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Elle est très chouette, cette belle église.
Vraiment.
Et ton dos, tu le sens plus ? Impeccable.
Je te l 'avais dit, il a l 'air taré comme ça, mais il fait des miracles, ce
gros Jésus.
Oui.
Tu prends un pâté ? Oui.
Deux autres.
Il est pas là, le gros Badour, là ? Il fait chier.
Mais t 'inquiète pas, il va bientôt te barrer. Il y a de l 'eau dans le gaz.
Il a encore engueulé ce matin.
La ligne s 'est tirée en pleurant.
C 'est pour ça qu 'il est venu avec nous.
Tiens, leve -la.
Ça va ? Comment, monsieur ? Un pastis. Un pastis. Non, non, il faut qu 'on y
aille, là.
Attends, je vais arriver.
Un pastis.
Pour une fois qu 'on est peinard, c 'est pas pour dire, mais c 'est un peu dur,
là -haut.
Non ? Oui, enfin, il y a un peu les uns sur les autres, quoi.
Oui, mais encore toi.
T 'as une piole, toi.
Vous avez vu la petite, là ?
Ouais, ouais, mignonne.
Elle sera bien glissée, moi.
Quel âge ça peut avoir, ça ? Quinze, seize ans.
Premièrement, tranquille.
Attends, bouge pas, j 'y vais.
Attends, t 'es quoi, ce Parisien ?
Francis, Gilles.
Charlotte, salut.
Véronique ! Vous vous faites pas trop chier ici ? On
a beaucoup d 'activités.
Le tussage, les fromages, le miel, la culture biologique.
Vous êtes des colos, quoi.
Ouais, je te dis, on essaie de vivre en accord avec la nature.
Et avec nous -mêmes. Tu vois, par exemple, j 'écris.
T 'écris quoi ? J 'écris.
Si ça t 'intéresse, je peux te montrer mes textes ? C 'est à moi la lecture.
Tu fais quoi dans le coin ? T 'es en vacances ? Oui, chez une tante.
Mais je crois pas que je vais m 'en dire ici. C 'est un peu craignos, tu vois.
Je peux vous prendre l 'eau ? Oui, vas -y.
Maintenant, j 'en prends un peu de riz. Non, non, je continue mon jeûne.
Tu sais, j 'aime pas beaucoup ça.
Elle a l 'air complètement frappée, votre copine.
Elle vit à fond sa religion, c 'est tout.
Remarque, pour le riz, elle ne perd rien, parce qu 'elle dit donc.
Quoi, le riz ? C 'est vrai, il est dégueulasse, ce riz. Il est trop cuit.
Le riz complet, c 'est toujours comme ça.
Est -ce qu 'il fait ses qualités diététiques ? Moi, j 'ai l 'impression d
une éponge dans l 'estomac.
Vous mangez ça souvent ? Tous les jours. Je ne t 'en parle pas, c 'est l 'enfer.
Si tu n 'es pas content, tu fais ta cuisine toi -même. Ça te changera.
Je dois dire, Francis, tu es un peu gonflé.
C 'est ce que j 'en dis.
Si tu n 'en veux pas, tu ne manges pas.
En plus, je n 'ai pas envie de grottir.
Qu 'est -ce qu 'il a aujourd 'hui, Francis ? Il est bien agressif.
Je suis très déçu de ce qu 'il se passe. Je suis très peiné. Je croyais qu 'on
avait dépassé le stade de ces petites mesquineries.
Et bien, je vois qu 'il n 'en est rien.
Et Jean -Pierre, ne dis pas non, s 'il te plaît.
En plus, Laurent, c 'est des choses qui me donnent envie d 'écrire, ça.
Merci. Je vous remercie beaucoup.
Voyons.
Ma vie, non ? Ma vie.
Les jeunes sont cons, elle est pas mal votre pierre.
Merci beaucoup.
Pas mal du tout, je m 'y connais, je suis de la partie.
Ah bon ? Ouais, je suis machiniste à la télé.
Vous pensez que j 'en vois ? Tu me fais danser ?
Ouais, bien sûr.
Et ça me fait rire de la villa alors, elle prenait pas son pied peut -être ?
peut rien affirmer, il y a très peu de faits.
Oui, pourquoi ? Je ne sais pas, j 'avais l 'impression que tu faisais un peu la
tête.
C 'est pourquoi je fais la tête ? À cause du français ? Mon pauvre Antoine n
encore rien compris.
On n 'a pas des rapports comme ça.
Vous n 'avez jamais vu de lait de chèvre tout chaud comme ça qui sort du pin ?
Tu sais, à Paris.
Vous êtes en vacances dans le coin ? Oui, on est en camping, là.
Eh bien, il faudra passer la communauté.
D 'abord, il n 'a pas couché avec cette fille.
Et même si il avait couché avec elle, il est libre.
C 'est vraiment bourgeois, ça ne t 'arrange pas.
remercier à l 'Orchestre.
Et maintenant, comme chaque année, voici le moment tant attendu, après le
bonheur des oreilles, le bonheur des yeux.
Alors, tu rentres tout seul, mon pauvrier ? Ouais. Hé, si tu veux, je te
croquer, là.
J 'ai vu que tu peux. Tu viens ? Oh, non, merci, ça va.
T 'es con, c 'est un coup super.
Oh...
Ça va, toi ? Bien dormi ?
Qu 'est -ce que tu fais ? Tu nous kisses
? Oui.
Allez.
Reveille -toi.
Je crois que tu t 'en vas.
Quoi ? Je crois que tu t 'en vas.
Parfois, évidemment.
Mère, je t 'aurais laissé un mot.
C 'est super, l 'enfant.
Toi, qu 'est -ce que tu dis ? J 'ai un plan pour défendre Atos. Alors, j 'y
vais.
Pour moi.
Salut. Salut, bon plaisir.
Tu peux pas partir comme ça, là.
On t 'embrasse, alors.
Salut, vous.
Allez, vous, je viens.
Salut.
C 'est marrant, c 'est pas forcément les mecs les plus cools qui sont les plus
honnêtes. Oh, ta gueule.
Salut,
bon voyage.
Alors, t 'es content ? Non, pourquoi ? Je comprends, je comprends. C
'est moche, c 'est moche.
Tu dis que t 'es pas un salaud, il peut très bien revenir.
Mais si, si, si, il était très accroché à toi, il me l 'a dit.
Mais je suis là, moi.
Allez, souris.
Arrête de pleurer.
Il a secoué le salaud.
Bon, ben, laisse -toi seule avec elle, je vais lui parler.
C 'est pas à toi de dire. Si, si, si, il va faire un tour.
Je suis
très
emmerdé avec Aline. J 'ai peur qu 'elle fasse une dépression.
Je me demande si je devrais partir un peu avec elle.
Alors, tu viens ?
Une seconde, j 'explique quelque chose à Olivier.
Non, parce que j 'ai des amis qui ont une maison sur la côte à Cavalais. Je
pourrais peut -être l 'emmener là -bas.
Fais chier, là, un petit.
Une fosse se compose de trois parties.
Tu as le manche, la poignée et la lame.
Alors, tu viens.
Tu prends ton manche comme ça, la poignée comme ça, et d 'un grand
ample et circulaire... Attention, pousse -toi, ça peut être dangereux.
Attention, regarde.
Eh oh, mais c 'est Aline ! Ah ben oui, on dirait.
Aline ! Aline !
Elle
n 'a même pas dit où elle allait.
C 'est son mari, sans doute.
Elle est mariée.
Tu n 'avais pas ?
Avec un gendarme d 'Aubagne.
Avec un gendarme, elle va être là de mieux en mieux.
C 'est des histoires classiques.
Elle s 'est mariée trop jeune pour échapper à sa famille, avec un type un
simple, qui l 'a jamais révélée sexuellement.
Alors elle rêve d 'une autre vie.
C 'est pour ça qu 'elle est ici.
Je crois qu 'en fait, l 'exemple de notre couple, Blaise et moi, lui donne
courage, de l 'espoir.
Elle était bien foutue de moi, quoi.
Non, t 'as tort de dire ça.
En fait, c 'est une fille très vulnérable.
Elle a été trois ans en analyse.
Non, je crois que tu prouvais beaucoup pour elle.
C 'est dommage que t 'aies pas essayé de la comprendre.
Donc, tu rigoles ou quoi ? Non, mais Antoine, je dis pas que c 'est ta faute.
Mais enfin, moralement, t 'es quand même impliquée dans cette affaire. Non, ça,
c 'est la meilleure, ça.
Non, mais quand je dis moralement, Antoine... Non, mais ça, j 'ai bien
je suis responsable de tout, quoi.
Non, mais écoutez, comme je veux pas vous traumatiser par ma présence, je me
tire. Non, mais Antoine... Non, Antoine ! Ah oui, naturellement, les rats
écoutent aux portes.
Je pense que j 'ai marché dans ton code.
Tout le monde est gentil, tout le monde s 'aime. On est heureux, on est mieux
que les autres.
On est libérés, tu pars. C 'est pire qu 'ailleurs ici.
J 'ai perdu un mois avec une bande de faux -culs dans la gare Miteux. Non, la
photo d 'un pédé.
Oui, on t 'a quand même hébergé bien gentiment. Oui, c 'est un séjour qui m
coûté 8 000 balles, alors merci.
Qu 'est -ce que tu dis, 8 000 balles ? Ça ne fait rien, c 'est une affaire
Blaise et Antoine. Ah, mais moi je ne suis pas au courant.
Vite, toi, tu n 'es jamais au courant de rien.
C 'est facile d 'être au courant quand on fout rien. Je fous rien, moi ? À part
nous faire chier pas grand -chose.
Réponds pas à cet imbécile. Il me dit que je fous rien.
Mais fais marcher. Non, écoutez, c 'est trop bête. Essayons plutôt de retenir
Antoine.
Non, mais réfléchis. Il part pas sur un coup de tête.
Ah, ça, c 'est le bouquet.
Eh, venez voir, ça vaut le coup.
Excusez -moi.
Merci.
C 'est lui qui a poussé cette pauvre fille dans le lit de Blaise. J 'en suis
sûre que c 'est lui.
Salaud ! Ferme ta gueule, toi.
Tout le monde sait très bien que Blaise se tape toutes les filles qui passent
par ici.
C 'est ce que tu penses ? Je te remercie, vieux. Tu me déçois beaucoup.
Et pourquoi il a été viré de la maison des jeunes d 'Angers ? Pour des raisons
politiques. Oh, et pas à moi.
Mais le numéro du couple idéal, déjà, c 'est énorme, il ne baisse même plus.
Si tu n 'avais pas hérité de ton nom, il serait déjà tiré. Il reste avec toi que
pour ton fric. Mon fric, mon fric, vous en profitez tous, mon fric.
Mamie, nous.
Arrêtez, arrêtez, je m 'en vais.
Mais casse -toi une bonne fois, au lieu de faire semblant de partir chez les
zoulous. Et de revenir nous faire chier, à pleurnicher.
Qu 'est -ce qu 'il dit ? Faites, mais moi, je n 'ai pas besoin de deux mecs
mon lit pour prendre mon pied. Ah non, passe pas.
Mais Raimondo, qu 'est -ce qu 'il est venu faire, Raimondo ? Il gueule les
fraises ? Laissez Raimondo en dehors de ça, il n 'est pas français.
Et toi, tu simules l 'orgasme.
Oui, tu simules l 'orgasme. Vous êtes folle, vous êtes folle.
Je ne vous dis pas, mon fils.
Il a frappé Olivier.
Le sale, le lâche. Ça fait trop longtemps qu 'il nous fait chier, ce
Retirez ça immédiatement. Qu 'est -ce que t 'as, t 'es pas content, peine à
jouir ? Ne me touche pas, ordure. Va baiser tes chèvres.
Si vous voulez, là -bas, c 'est tout à fait une autre façon de vivre.
On retrouve les vrais rythmes, la vraie valeur des choses simples.
Il n 'y a plus d 'agressivité.
Ce qu 'on flippe, c 'est que tout est facile, tout est cool.
C 'est assez exceptionnel comme tri.
Très enrichissant.
Moi je sais que si on a des enfants, Christine et moi, je leur conseillerais
cette période.
Moi j 'aurais peur de la drogue.
Cet été à Cavalère, on a vu des jeunes dans un état, c 'était affreux. Mais la
drogue, c 'est le grand air, c 'est l 'eau de source.
Tout est une question de bouffe finalement.
Quand tu cultives ta carotte toi -même, tu la manges pas pareil.
Ça va mieux entre vous ? Cette préparation vous a fait un bien fou.
D 'ailleurs, elle s 'est lancée à fond dans la cuisine bio.
Vous allez goûter ? C 'est pour toi.
Ah bon ?
Salut
Antoine.
Salut. T 'as entendu parler de cette grande marche contre la vivisection ? Ça
'est pas obligé. On s 'est dit, puisqu 'on est un pote... Juste pour deux ou
trois jours, pas plus.
Oui, vous avez bien fait.
Je voudrais savoir comment sortir d 'ici.
Car il n 'y a pas d 'échappatoire du mauvais côté de la barrière. Depuis l
'école jusqu 'au cimetière, je pisse comme Guy.
Lâcher l 'air en club de vacances, sans but, sans orgueil, sans voyance. Je ne
peux que suivre la danse et faire comme lui.
Je m 'ennuie.
Je voudrais faire autre chose de ma vie.
De ma vie. Je m 'ennuie.
Je voudrais savoir comment sortir d 'ici Vivre d 'amour, de
musique et de rire complet Quelque part
où ce serait bien vert Avec des chiens,
des vaches, des poules
Sous -titrage Société Radio -Canada
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