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Original subtitles

"La graisse, ce n'est ni de l'âme,

"ni du corps, ni de la chair, ni de l'esprit."

"C'est ce que fabrique le corps fatigué."

Lichtenberg

Ernest Hemingway a dit :

"Brûlons la graisse qui entoure nos âmes !"

Quelqu'un a essayé d'appliquer cette maxime.

Il a cramé toute la graisse,

mais n'a pas trouvé d'âme.

Dignité humaine !

En avant, en avant !

Les rues baignent dans le sang !

En avant, en avant !

Les rues baignent dans le sang !

En avant, en avant !

Les rues baignent dans le sang !

Pain et liberté !

Dignité humaine !

Pain et liberté !

Tu ne connais pas un fleuriste ?

Un bon fleuriste !

Ils vont partir quand, ces ploucs ?

RÉVOLTE DU PAIN, CASABLANCA, 1981

Écoute, chef. Tu n'entends rien ?

Remets ton casque !

Il y a un truc. J'entends une bombe !

Il y a une bombe !

Je m'adresse aux enfants manipulés par les adultes :

fini la rigolade.

J'ai ordonné qu'ils soient sanctionnés comme des adultes.

Je sais que les enseignants

provoquent les émeutes et occupent la rue.

CINQ ANS PLUS TARD

Viens t'asseoir, tu brouilles le signal !

Depuis quand tu aimes le foot ?

Non, c'est pas mon truc.

Et le dîner ?

La balle est trop basse.

Hadaoui s'en empare.

Il la passe à Khairi.

Khairi frappe avec la droite et...

But !

Attends, il répond.

Il faut que tu ailles sur un pont.

Oui, mon commissaire.

Personne ne doit savoir que le Roi va passer.

Et pourquoi moi ?

- "C'est ton travail."

Ça va être la galère pour nous tous demain.

- Comment je vais trouver ce pont ? - Tu le trouveras.

Salut.

Vive le Maroc !

C'est quoi cette moto de merde ?

Stop !

- Tu me cherches ? - Lâche ça !

Pardon Monsieur l'agent, je ne savais pas !

Chef, pardon !

Un peu d'indulgence...

Je suis juste content que notre équipe ait gagné.

Bonjour.

Je suis le Moqadem du village Coca.

On m'a informé.

Quelqu'un du Makhzen sera sur le pont.

J'ai tout laissé en plan...

pour venir aider.

Rien ne se cache dans ce pays.

Il suffit d'un œil pour surveiller tout le pays !

Qu'est-ce qui se passe ?

OK...

En quoi puis-je être utile pour le Makhzen ?

- Dégage. Personne sur le pont. - Non !

Pas de ce côté.

De ce côté.

- C'est kif-kif bourricot ! - Non.

Nous, le Makhzen, on ne doit pas parler comme ça !

Si tu veux Coca Cola,

passe par là.

Si tu veux Bibsi Cola,

va voir les ploucs, les crèves la dalle...

De ce côté !

Je ne bois pas ces merdes !

Dégage du pont.

Attends !

Moi aussi, je suis du Makhzen.

Je peux t'aider.

C'est une nouvelle enquête ?

On va encore rafler quelqu'un ?

Ou faire disparaître quelqu'un ?

Regarde !

Personne ne fait de grève dans mon village !

Aucun de mes citoyens n'est contre notre Roi adoré !

Et aucun de mes ouailles n'est communiste.

J'emmerde les communistes, où qu'ils soient.

Pourquoi tu gueules ?

Je ne peux pas dépasser cette ligne.

C'est en dehors de ma juridiction.

À ce point ?

Bien sûr.

Par ici, c'est Coca Cola.

Et par là, c'est Bibsi Cola.

Quelle galère pour trouver ce pont !

Je vais te raconter.

Sans le flic édenté, je n'aurais jamais trouvé.

C'est quoi ce trou perdu ?

Les mendiants nous devancent maintenant ?

C'est un officiel du village Coca.

- Qui ? - Le Moqadem.

Ils ont un village qui s'appelle Coca et un autre...

Laisse-moi deviner : Pepsi ?

Non, Bibsi.

Oui, Pepsi !

Non, ça se prononce Bibsi !

Dites-moi ce qui se passe, pourquoi vous êtes ici ?

Dégage, je ne veux personne sur le pont.

Laisse-moi faire, Daoud.

Je sais y faire.

Viens ici.

Ramène-nous un bon petit-déjeuner

et on te mettra dans la confidence.

Tu es du Makhzen, comme nous !

Voilà la justice !

Admire les justes !

Je l'ai dit à ton collègue.

Je te jure.

Je lui ai dit que...

Je suis comme vous. Un agent du pouvoir.

On est pareil.

Ramène-nous à manger.

À ton retour, je te dis ce qui se passe.

Chef Abdelkhalek est un fils de pute.

Il ne t'aime pas.

S'il ne t'aime pas toi,

pourquoi il me pénalise en m'envoyant ici ?

Attention à l'avion.

Quel avion ?

Quel avion ?

- Tu as vu le match ? - Quel match ?

Le match, on a gagné.

On fait quoi si on perd une balle ?

Tu as tiré sur quelqu'un ?

Quelqu'un que je connais ?

Un accident ?

Tu n'as pas tiré sur ta femme ?

Les femmes, c'est les emmerdes.

Quoi que tu fasses, tu es dans la merde.

À la fin, tu voudras ou la fuir, ou la tuer.

Regarde-moi, je suis célibataire et tout va bien.

Aucune ne m'a envoûté.

Je me porte comme un charme.

Fais comme moi.

Sois insaisissable !

L'idée, c'est quoi ?

C'est d'être toujours sur le départ.

Même quand tu arrives.

Personne ne te colle quand tu pars.

Personne ne t'attend quand tu arrives.

C'est ça, le concept !

Arrête ton char.

Tu vis encore entre ta mère et ta grand-mère.

Quelle place pour une autre femme ?

Et tu oses me donner des leçons ?

Tu as raison.

C'est vrai.

Je n'ai jamais vu ça sous cet angle.

Et pourtant, aucune femme n'a réussi à me piéger.

Je suis comme un requin.

S'il ne bouge pas, il se noie.

C'est un poisson, mais il peut se noyer.

S'il ne s'agite pas, il coule.

Toujours en mouvement, insaisissable.

Aucune femme n'a réussi à me couler.

Toi qui vis comme ça...

ça te fait quoi ?

J'ai faim !

Pourquoi tu klaxonnes comme ça ?

Connard.

Je ne pige pas.

On est un pays musulman, le porc est interdit.

Mais on est entourés de gros porcs !

Il est où, ce con de Moqadem ?

Et ce petit-déj, j'ai faim !

Quelle merde !

Tu as un truc coincé entre les fesses.

Dolmy passe le ballon à Timoumi,

à Khalifa, à Bouyahyaoui, à Krimou,

à Zaki, à Khairi.

Puis à l'entraîneur José Faria !

"Gloire à Dieu et à Son Prophète..."

"Gloire à Dieu et à Son Prophète..."

Et pourquoi tous ces meubles ?

Le petit-déjeuner est là !

Mettez-moi dans la confidence.

Tu ne devines pas qui va passer ?

Non, qui ça ?

À ton avis ?

Le Caïd ?

Le Pacha ?

Le Maire ?

Mon Dieu, le Ministre ?

Mon Dieu, ce n'est pas...

Fais attention.

Vive le Roi !

Allah est grand !

Au djihad !

Allah est grand !

Le Roi va passer nous voir !

Notre vie sera plus belle.

On va gagner la Coupe du monde !

Et notre vie sera meilleure !

Vive le Roi !

Vive le Roi !

Allah est grand !

Notre tendre Roi passe nous voir !

Notre beau Roi vient nous voir !

Notre gentil Roi vient nous voir !

Il a dit : "Les Marocains ne sont pas très nets."

Et Chef Abdelkhalek a répondu :

"S'ils avaient quelque chose dans le ventre,

"ils n'auraient pas fait les Émeutes du Pain

"et fracassé ta tête avec une bouteille."

Notre Seigneur va venir.

Notre beau Roi nous rend visite.

Je fais quoi, maintenant ?

Va prendre une douche !

OK, tout de suite.

Dis-leur de dégager d'ici.

Débarrassez-moi tout ça !

Vive le Roi !

Dégage d'ici ! Que se passe-t-il ?

Ma jambe, Daoud !

Appelez une ambulance.

Mais les ambulances ne viennent jamais ici.

Il faut l'allonger pour le soulager.

On le met dans l'une de nos baraques.

Ne t'inquiète pas !

Ali, ta fille soigne les vaches ?

Non.

Ne mens pas.

Elle soigne les vaches !

Ne mens pas ! Ta fille soigne les vaches.

Oui, c'est vrai.

On le porte jusqu'à chez Ali.

Doucement !

Le sang du Makhzen ne doit pas toucher notre sol.

Doucement ou je te fous en taule !

Doucement.

Vas-y.

Le Makhzen, mon Dieu...

Le Makhzen est tombé dans mon village...

Qu'est-ce que tu veux ?

Ma fille soigne les vaches, pas les gens !

C'est pareil !

Pourquoi ne soignerait-elle pas le Makhzen ?

Le Makhzen ne le mérite pas ?

Le Makhzen ne se fait pas soigner !

Qu'on le laisse crever !

Je ne veux pas le faire entrer chez moi.

Tu as dit quoi, là ?

- Répète ! - Je n'ai rien dit !

Répète !

- Il a quoi, le Makhzen ? - Rien !

Tu veux faire face au Makhzen ?

Tu veux l'affronter ?

Avance !

Doucement. Doucement.

On ne rigole pas avec le Makhzen !

Cassez-vous !

Un peu de patience.

On va arranger ça.

Un peu de calme !

Appelle une ambulance.

Comment ?

Appelle une ambulance !

Du calme, laissez-moi entendre ce que le chef me dit.

Vous disiez quoi ?

Regarde ce que tu peux faire !

Ça va s'arranger.

Tu ne vas rien sentir.

Qui sait faire un plâtre ?

Qui s'y connaît en plâtre ?

Qui a déjà eu une fracture et pourrait nous aider ?

Laissez-moi passer !

J'ai eu une fracture !

Laissez passer !

Moi !

Le pauvre a dit au Chef Abdelkhalek :

"Nous, les Marocains, on n'est pas tendre entre nous !"

Abdelkhalek l'a tabassé et a répondu :

"Qui t'a autorisé à faire partie de ce peuple ?"

Ceci est mon arme.

Il y en a beaucoup.

Mais celle-ci est mon arme.

Sans elle, je ne vaux rien.

Et sans moi, elle ne vaut rien.

Le pauvre a dit :

"Nous les Marocains, on n'est pas tendre entre nous !"

Chef Abdelkhalek lui a répondu :

"Qui t'a autorisé à faire partie de ce peuple ?"

"Qui t'a autorisé à faire partie de ce peuple ?"

Attention, les flics !

Que fais-tu ici ?

Tu habites où ?

C'est à cause d'eux que la vie est plus chère.

Je m'adresse aux enfants manipulés par les adultes :

fini la rigolade.

J'ai ordonné qu'ils soient sanctionnés comme des adultes.

Je sais que les enseignants

provoquent les émeutes

et occupent la rue.

J'ai fait écarter beaucoup d'entre eux.

Il faut que les instituteurs comprennent

qu'à l'avenir, ils ne seront pas épargnés.

Et cette justice instaurée...

Ceci est mon arme.

Il y en a beaucoup. Mais celle-ci est mon arme.

Sans elle, je ne vaux rien.

Et sans moi, elle ne vaut rien.

Ceci est mon arme.

Il y en a beaucoup. Mais celle-ci est mon arme.

Sans moi, elle ne vaut rien.

Et sans elle, je ne vaux rien.

Ceci est mon arme.

Il y en a beaucoup. Mais celle-ci est mon arme.

Tu es nul.

Tu l'as raté ! Pose ta sandale !

Toi aussi, tu es nul.

Je l'ai pas raté.

T'es qu'un crétin.

Le fils de Tarass Boulba !

Attrape-le !

Ne le lâche pas.

Dors petit bébé

Le temps que le dîner soit prêt

Si le dîner n'est pas prêt

Celui des voisins le sera

Dors petit bébé

Courage, Reddad, mon fils.

Courage.

Ça va passer !

Vous avez des analgésiques ?

J'en veux un.

Calme-toi, ma fille.

Tu fais quoi, là ? Tu veux m'envoyer en taule ?

On ne donne pas d'alcool au Makhzen !

Comment ça ?

Donne la bouteille, il souffre.

C'est quoi, ce poison ?

Il y a des vaches dans ce village.

Donnez-moi ce que vous utilisez pour les calmer.

L'anesthésiant pour ânes ou chevaux. Peu importe !

- Vas-y. - Où ça ?

Ramène ce qu'il a demandé !

Vous savez ce qu'il y a à faire.

J'y vais, Reddad, mon fils.

C'est qui, celle-là ?

Qui a ce type de médicament ?

C'est quoi, ton petit nom ?

Dors petit bébé

Le temps que le dîner soit prêt

Si le dîner n'est pas prêt

Celui des voisins le sera

Vous savez quoi ?

Assommez-moi !

Frappez-moi pour que je perde connaissance.

Assommez-moi !

Jamais.

Tu es fou ? Je ne veux pas finir en prison.

C'est le Makhzen qui t'ordonne de l'assommer !

S'il vous plaît, que quelqu'un m'assomme.

Je n'oublierai pas cette faveur. Assomme-moi.

D'accord, Monsieur le Makhzen.

Tu veux qu'on t'assomme ?

Si tu veux qu'on t'assomme,

signe cette décharge.

Je signe.

Voilà.

En cas de problème, je ne suis pas responsable.

Voilà la preuve.

Assomme-moi, alors.

Je ne t'en voudrai pas !

Soyez témoins !

Avec ça ?

Une bouteille fera l'affaire.

Il reste de la limonade.

Gaspiller, c'est péché !

On ne gaspille pas !

C'est quoi, ce père ?

Dépêchez-vous.

Prends la bouteille.

Lâche la bouteille.

Maintenant, tu peux le frapper.

Pas le front.

Vise bien. La tête, pas le front.

Compte jusqu'à trois et frappe.

À trois.

Un.

Ma jambe !

Mon Dieu, trouvez un truc pour m'assommer,

ma tête est dure !

Ma tête est dure.

Assommez-moi !

Sinon vous aurez des ennuis avec le Makhzen.

Avec quoi ?

Prends ça !

Elle sert à ça.

Assomme-moi.

Arrête.

Tu veux assommer un flic avec sa matraque ?

- Arrête. - À son réveil, on ira en taule !

Lâche, Papa, sinon je te frappe !

Soyez témoins.

Laisse-la faire.

- Elle va nous causer des problèmes ! - Un, deux...

Elle fait quoi, cette conne ?

Elle l'a tué !

Elle va nous envoyer en taule !

Cassons-nous !

Restez avec moi.

Restez avec moi.

Pour être témoin.

On va finir en taule !

Ta fille va nous mettre dans la merde.

Laisse-moi partir.

Sidi Hamid t'a pris pour un mendiant !

Tu n'as ni école, ni ami avec qui jouer.

Tu vas me coller toute la journée ?

Personne ne joue avec moi.

Mon père est en voyage.

J'attends le début des émissions pour rentrer.

La télé ne commence qu'à 18h.

Tu vas me coller toute la journée ?

J'attends que le Roi passe pour lui donner quelque chose.

Quoi ?

Zaki passe à Timoumi. Biaz à Lemriss, Bouderbala,

Khalifa à Bouyahyaoui, Krimou à Khairi,

Zaki...

Dolmy, Timoumi, Bouderbala,

Khalifa, Bouyahyaoui, Krimou,

Zaki, Khairi, puis à l'entraîneur José Faria !

Il passe quand, le Roi ?

Il ne faut pas ramasser ce qui tombe par terre.

Pourquoi ?

Le Diable l'avale.

Lui aussi aime le chewing-gum ?

Non, quand on fait tomber des trucs par terre,

le Diable le prend.

Ta mère ne te dit rien pour ton visage ?

Elle aussi a un dessin sur le visage !

Dolmy, Timoumi...

Laisse-moi te montrer un truc que fait Timoumi.

Donne-moi de l'argent.

Je veux acheter un autre ballon !

Donne-moi de l'argent !

Allez !

- De l'argent ? - Oui.

D'accord.

Ramène-moi un café.

Ils n'ont que du thé.

Tu te moques de moi ?

Je te parle ! Tu te moques de moi ?

Tu vas me montrer ta maison !

Où habites-tu ?

Je dirai à ton chef que tu as déserté le pont !

- C'est ta maison ? - Non.

Elle est où ?

Là ! C'est ta maison ?

Non, je n'habite pas dans ce village.

(En langue amazigh)

Ce n'est pas un étranger, c'est un flic !

Un flic ?

- Donne-moi mon jouet. - Rends-le lui !

Il l'a jeté où ?

Je comprends l'amazigh !

Je veux un café.

J'ai donné de l'argent à l'enfant pour un café.

Je veux un café.

Je lui ai donné de l'argent pour un café !

D'accord.

Le Makhzen aussi se fait avoir par la porte !

J'ai mal à la tête.

- Tu fais quoi ? - Donne.

Tu fais quoi ?

Réponds-moi !

Tu donnes du cannabis au Makhzen !

Je ne suis pas responsable !

Le cannabis n'est pas à moi.

Je n'étais pas là. Regardez ce qu'elle fait !

Elle veut me faire rafler !

Je ne te le pardonnerai jamais !

Reddad, mon fils. Ça va mieux ?

Dis à ta mère de ne plus m'embrasser, ni m'appeler Reddad.

J'en peux plus !

Maman, ce n'est pas Reddad.

Reddad est toujours raflé.

Préviens-moi quand il revient.

Ça marche.

N'oublie pas !

Tu seras la première au courant.

Va te reposer.

C'est qui, ce Reddad ?

C'est mon frère raflé.

Dis à ta mère de me lâcher avec son Reddad !

Dors petit bébé

Le temps que le dîner soit prêt

Si le dîner n'est pas prêt

Celui des voisins le sera

Dors petit bébé

Dors petit bébé

Si on n'avait pas la télé, je quitterais ce trou !

Laisse-moi sortir.

Lâche-moi !

Tu ne comprends pas l'amazigh ?

Je suis comme le Capitaine Crochet.

Chaque fois que j'entends un tic-tac, je panique.

Chef Abdelkhalek m'a engueulé et m'a dit :

"J'espère que cette bombe va exploser !

"Ou tu t'en débarrasses ou tu nous fous la paix !"

Vous avez combien d'horloges ?

Huit.

Mais une seule donne l'heure exacte.

Tu n'as rien mangé.

Lâche-moi !

Je veux regarder la télé, pas manger !

Elle ne commence qu'à 18h.

Tu as dit 18h ?

Tu es témoin, elle a dit 18h.

Voilà, il est 18h !

Tu es une menteuse !

Tu as dit 18h.

Regarde, il est 18h15 et rien ne se passe.

Quelle vie de merde !

Vie de merde !

Arrête de me fixer comme ça.

C'est un bon fils.

Et malin.

Il est fâché contre moi.

Parce que son père est absent.

Je lui ai dit qu'il était en voyage.

Il ne comprend pas pourquoi il ne revient pas.

C'est vous qui avez raflé son père.

Durant les Émeutes du Pain.

J'ignore s'il est encore vivant.

Je dis quoi au gosse ?

Je dis quoi ?

Tu as des enfants ?

On a essayé avec ma femme, mais...

Elle veut pas ou elle peut pas ?

Il est où mon T-shirt avec des jauges ?

Va voir dans le placard et couvre-toi !

Vouloir ou pouvoir, c'est pareil, non ?

Comment as-tu rencontré ta femme ?

Lotfi m'a dit que tu l'avais tuée.

C'est qui, cette pouffiasse ?

Bouge de là, pour une fois qu'on gagne !

C'est qui encore, cette traînée ?

S'il te plaît, ce n'est pas le moment.

Où est le dîner ?

Second but de l'équipe nationale marocaine.

Khairi marque un but.

Magnifique but de Khairi...

L'un des plus beaux de ce mondial !

Un très beau but !

Observez la technique magistrale.

- C'est quoi ça ? - Le dîner.

Spaghetti à la mort-aux-rats.

Tu veux me tuer ?

C'est ce qu'on donne à la vermine.

Tu veux me tuer !

Tu veux me tuer !

Tu vas où comme ça ?

Tu veux quoi ?

Tu devrais avoir honte !

- Tu veux pas me lâcher ? - Sale connard !

- Tu veux quoi ? - C'est qui cette pouffiasse ?

Fous-moi la paix. Tu es folle !

Tu devrais avoir honte !

Connard !

- Tu veux m'empoisonner ? - Oui !

- Vermine ! - Moi, de la vermine ?

Oui !

Non.

Je ne l'ai pas tuée.

Chaque fois que je dis "repentance"

Le destin me jette aux orties

Ses yeux noirs me manquent

Et la nostalgie me mine

- Bonjour ! - Bonjour !

Je cherche la maison de...

Je cherche...

Je cherche la maison de...

C'est l'un des meilleurs joueurs portugais.

Il n'arrête pas de contre-attaquer...

Je cherche...

Arrête ce truc !

Je cherche le policier blessé.

Dans quelle maison est-il ?

- Chez Habiba, non ? - Elle n'a pas où poser son cul !

Il doit être chez Milouda !

Quelle Milouda ?

Moi, je sais.

Tu cherches la maison d'Ali le Nègre !

Je cherche l'agent à la jambe cassée.

Il est chez Ali le Nègre.

Sa fille s'appelle Laila !

C'est de ce côté !

Non, de ce côté !

C'est par là, non ?

- Suis-le. - Il connaît la route.

Il est au courant de tout.

On est là si le Makhzen a besoin de quelque chose.

Une sucrerie.

Un petit quelque chose.

C'est une honte. Un homme d'État.

Ils vivent de contrebande.

Ils trafiquent.

Oui, les cigarettes et l'alcool de contrebande.

Un homme d'État dans leur bicoque miteuse !

C'est un scandale.

C'est une aberration.

- Où est le respect ? - Comment osent-ils ?

- C'est le chaos. - Un homme d'État.

Un homme d'État.

Ton pire ennemi ne mérite pas de loger chez eux.

Tu vas voir.

C'est une baraque miteuse.

- C'est une honte. - C'est vrai.

C'est honteux.

- Un scandale ! - C'est vrai.

C'est scandaleux.

Indigne.

Voilà la baraque.

Les flics !

Regarde par toi-même.

Ces gens vivent de contrebande.

Comment un flic peut tomber si bas ?

C'est une honte !

Comment ose-t-on loger un flic ici ?

- Quelle honte ! - Ouvrez !

Donnez-nous le Makhzen, on s'en occupe.

- On est là pour ça ! - On s'en charge.

- On va l'accueillir ! - On a de la place.

Rendez-nous le flic !

Ouvrez...

C'est quoi ce vacarme ?

On veut voir notre homme.

Laisse-nous voir ce qui se passe ici.

Nous sommes toujours un pays de droit.

Tu étais où, ma chérie ?

Tu étais où ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Mais on vient de se voir !

Il se passe quoi ici ?

Arrêtez de vous embrasser !

- Quelle honte. - Il a la jambe cassée.

Il n'avait qu'une jambe fracturée.

Qu'est-il arrivé à sa tête ?

Et à ses habits ?

Chef, on voulait rien faire.

Il voulait qu'on l'assomme !

Je n'oserais jamais frapper le Makhzen !

Qui a frappé un agent de l'État ?

Il souffrait beaucoup.

Et on n'a rien pour le soulager.

C'est lui qui nous l'a demandé !

De l'eau de vie ?

Vous lui avez donné de l'alcool ?

C'est tout ce qu'on a.

Chef !

Chef, attendez.

Il a signé une décharge pour qu'on puisse l'assommer

sans qu'il nous poursuive en justice.

Regardez !

Vous l'avez assommé avec quoi ?

Tu as assommé le flic avec sa matraque ?

Expliquez-moi ce qui se passe !

Je le savais...

Dolmy passe à Timoumi.

Timoumi passe à Lemriss.

Lemriss à Bouderbala.

Et il marque un but.

BONHEUR - PISSE

TV - FAIM

C'est quoi, ton petit nom ?

Tu es marié ?

Ma moto !

Vive le Roi !

Vive le Roi !

Un peu de nerf, les gars !

Posez ma moto !

Reposez la moto !

Vous faites quoi, là ?

Dis-leur de reposer la moto !

Remettez-la à sa place !

La moto !

Stop !

Il faut exorciser cet endroit.

- Il est hanté par les esprits ? - Non, par vous.

Les Arabes, les Bicots, les Bougnoules...

Demande aux ploucs de remettre le lieu comme il était.

Mais si le Roi arrive et que ça pue la pisse,

je réponds quoi, moi ?

Le Roi ne va pas s'arrêter.

Comment ça ?

Il va juste passer !

Bien sûr qu'il va s'arrêter.

Notre Roi vient pour nous voir, pour me voir.

On ne va pas gagner la Coupe du monde pour rien !

Dis à tes ploucs de remettre le lieu comme c'était avant.

D'accord.

Hé, les ploucs, les Bougnoules...

- Plus fort ! - Hé, les ploucs, les Bougnoules...

Virez les arbres et remettez tout comme avant.

C'est fini.

Plus vite !

La moto.

Et la moto à sa place !

C'est fini. On n'attend personne.

Ni le Roi, ni personne.

Ça suffit.

Et cette peinture, on la gratte ?

Comment ça, le Roi ne passe pas ?

Bien sûr qu'il va venir.

Pourquoi ne viendrait-il pas ?

Le Roi arrive !

Il vient nous voir !

Remettez tout en place.

On répète pour la révérence.

Fanfare, musique ! Notre Roi arrive.

Vive le Roi !

- Laisse-moi passer ! - Jamais de la vie !

J'ai un truc urgent à faire.

- Espèce d'alcoolique ! - Moi, alcoolique ?

- Je suis Moqadem. - C'est qui, l'alcoolique ?

- Je suis un Moqadem ! - Je m'en fous !

Tu veux faire quoi ? Tu cherches quoi ?

- Montre-moi. - Comme ça !

- Tu ne passeras pas. - Je jure de passer.

- Casse-toi ! - C'est une affaire d'État !

- Tu veux faire quoi ? - Passer.

Espèce de connard, ne me...

Je vais t'envoyer en taule.

Je vais te casser la gueule.

T'en as pas les moyens.

- Je vais te fracasser. - Mon œil !

Police !

Regarde, Monsieur...

Il m'empêche de passer.

- Qu'y a t-il ? - Je t'explique.

Je suis le Moqadem du Village Bibsi.

Notre Roi va s'arrêter ici et nous saluer en toute simplicité.

Alors j'ai ramené les tapis pour l'accueillir

car on va gagner la Coupe du monde.

C'est une blague ?

Un peu de dignité.

Un peu de dignité.

Un, on ne gagnera pas la Coupe.

Deux, le Roi ne s'arrêtera pas ici.

Il ne veut pas voir vos gueules.

Dégagez.

Pourquoi il n'a pas pris l'avion ?

- Viens. - Il a raison.

- Tu vois quoi, là ? - Je dois pisser.

- Vas-y ! - L'aiguille est sur le rouge.

Toi, un pied sur le frein, l'autre sur l'accélérateur,

sans t'arrêter.

Qu'ils ramassent les tapis.

Un moment, je t'explique.

S'il te plaît.

Tu connais l'importance du Roi ? Je veux juste le voir.

- Je ne l'ai jamais vu en vrai. - Tu veux le voir ?

- Je veux le voir. - Aboule.

- Comment ? - Aboule !

Pas de souci.

Tiens, je ne l'ai jamais vu.

Tu l'as vu ?

Oui.

J'ai vu le Roi, notre Seigneur.

Et la nuit...

Surveille la lune, tu pourras l'y voir.

Il va passer.

Je jure que notre Roi va passer.

Préparez-vous.

Vire ta poubelle d'ici.

Dégage.

Pourquoi Reddad ne vient pas déjeuner ?

Je ne sais pas, Maman.

On l'attend au dîner, alors ?

Comme tu veux.

Pourquoi il n'aime plus venir nous voir ?

Ce n'est pas ça.

Reddad a été raflé il y a 5 ans.

Alors demain, on lui prépare un bon déjeuner.

D'accord.

Je vais rendre l'argent au vieux.

Monsieur ?

Un problème ?

Monsieur ?

Debout.

"Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons."

Hé, vous !

Au secours !

Il est mort !

Au secours !

Vous n'entendez pas !

L'homme au cheval est mort.

L'homme au cheval !

Qui ça ?

Celui qui a une charrette.

Non, Sidi Hamid ?

Sidi Hamid est mort.

"Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons."

Pourquoi es-tu parti ?

À qui as-tu laissé ton cheval et ta charrette ?

Qui va nous conduire en ville ?

"Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons."

"Il n'y a de dieu qu'Allah."

"Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

"Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

"Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

"Maître du Jour de la rétribution.

"C'est Toi, Seul, que nous adorons,

"et c'est Toi, Seul, dont nous implorons secours.

"Guide-nous dans le droit chemin,

"le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,

"non pas de ceux qui ont encouru Ta colère,

"ni des égarés.

"Amen."

Aide-la.

Ça va mieux ?

Bonjour, mademoiselle !

Bonjour.

On dirait un ange.

Je peux te dire quelque chose ?

Dis-moi tout.

Je veux t'épouser.

M'épouser ?

Je t'aime depuis tellement de temps.

Depuis tout à l'heure.

Demande à mon père.

Aucun problème.

Il est où, son père ?

Ramenez-moi son père l'alcoolo, le drogué !

Lâchez-moi !

Beau-père...

Si tu acceptes, je veux épouser ta fille.

Demande ce que tu veux.

Je ne veux rien du Makhzen.

Je te donne sa dote.

Dix moutons pour l'épouser.

Quinze.

Je n'en ai que onze.

Treize.

Douze ?

"Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

"Louange à Allah, Seigneur de l'univers.

"Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux,

"Maître du Jour de la rétribution.

"C'est Toi, Seul, que nous adorons,

"et c'est Toi, Seul, dont nous implorons secours.

"Guide-nous dans le droit chemin,

"le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs,

"non pas de ceux qui ont encouru Ta colère,

"ni des égarés."

"Amen."

Félicitations.

Le Makhzen est mon gendre !

Félicitations !

Mon fils, Reddad ?

Mon fils, Reddad.

Mon fils, Reddad !

Tu m'as manqué, mon fils.

Je pensais qu'ils t'avaient tués.

Tu m'as manqué, Reddad, mon fils.

Tu m'as manqué, mon fils.

Dors mon bébé

Le temps que le dîner soit prêt

Si le dîner n'est pas prêt...

Je n'aime pas cette musique.

Pourquoi ?

Ils la mettent quand la télé tombe malade.

J'ai écrit une lettre pour le Roi. Je te la lis ?

Tu veux une Donation Royale, toi aussi ?

Le Roi a interdit ces histoires de lettres !

Un mec voulait jeter une lettre au Roi.

Il a mis une pièce dans la lettre pour l'alourdir

qui a frappé le Roi au visage.

Il voulait quoi, le mec ?

Une Donation ou un truc comme ça.

On adore la mendicité ici.

Comment ça va, beauté ?

Et moi ?

Je suis presque célibataire.

Tu fais toujours la gueule ?

Je suis flic.

Change de regard.

Quand on me regarde comme ça,

j'ai envie de me laver à la Javel et au savon.

Ne me regarde pas comme ça !

Tu veux quoi ?

Attends, je veux te dire...

L'appel à la prière.

Et alors ?

Je connais un coin, là...

Quelle connasse !

Ici vous êtes des...

Pourquoi tu veux épouser Aïcha si tu as une femme ?

Je sais pas, je ne vais pas bien.

Je convoite toutes les femmes.

Je dois être malade.

Ma mère a de l'aspirine.

Je n'ai pas la migraine.

J'ai laissé tomber ma femme.

Le Diable l'a avalée aussi ?

Ma mère a glissé au Hammam, je l'ai aidée.

Je n'ai pas laissé le diable l'avaler.

J'aimerais un téléphone pour appeler ma femme.

Le tailleur a un téléphone.

Je ne sais pas s'il marche, il y a un cadenas.

Lis-moi ta lettre.

"Majesté. Je vous envoie cette lettre...

"pour vous raconter, Majesté,

"l'histoire de mon père et ma mère..."

"Veuillez agréer les signes de mon respect le plus sincère.

"Monsieur le Roi : Dieu, la Patrie, le Roi.

"Signé : Lotfi Manira."

"Seigneur, on quémande Ta miséricorde et devant Ta porte, on attend.

"Personne n'aura pitié de nous à part Toi.

"Seigneur, on quémande Ta miséricorde et devant Ta porte, on attend.

"Personne n'aura pitié de nous à part Toi.

La voiture est tombée en panne.

Mais il faut enterrer Sidi Hamid !

J'y gagne quoi, moi ? Bande de crevards.

C'est un décès, un peu de respect !

La voiture est en panne.

Il faut respecter la dépouille.

Le corbillard aussi est mort.

On en fait quoi, de la dépouille ?

On la laisse pourrir au village ?

"Signé : Lotfi Manira."

Elle a quoi, celle-là ?

Tu veux encore du café ?

Non, je voulais te parler.

Lotfi est un cadeau du ciel !

Il sait que son père est en prison.

Et pas en voyage.

Il a écrit au Roi pour demander sa grâce.

Dis-lui la vérité.

Pourquoi lui cacher ?

C'est bien qu'il sache.

Le pauvre petit...

Il veut connaître le sort de son père.

Il faut lui dire.

Dis-lui la vérité.

Il doit l'entendre de ta bouche.

Pleure.

Ça va te soulager.

Pleure.

Je suis désolé.

Désolé.

Je suis confus.

Désolé.

Je suis malade.

Je suis navré.

Il y a 6 ans, les flics ont raflé mon mari.

Il a résisté.

Il s'est débattu.

Ils ont cherché de quoi le ligoter.

Pour le punir.

Ils ont coupé mes cheveux.

J'avais une longue natte.

Ils l'ont utilisée comme corde.

Ils l'ont fouetté avec.

Ça les amusait.

Et depuis...

Tu culpabilises.

Et depuis...

Je déteste mes cheveux.

Je me les arrache.

Chaque matin.

Pour que mon fils ne subisse pas le même sort.

Je suis une femme seule.

Mon mari est absent.

Je ne sais pas s'il va revenir.

Et les gens ici sont féroces.

Tu sais pourquoi je crée des interférences

quand j'approche une radio ou une TV ?

Écoute ça !

Quand j'ai reçu un coup sur la tête,

ça m'a paralysé le visage.

Et depuis je n'exprime rien. Voilà.

Regarde ça.

Là, je suis content.

Et là, en colère.

Si Lotfi apprend que j'ai du métal dans la tête comme un robot,

je deviendrai son héros.

Tu es déjà son héros.

Petit, mon fils.

Que dieu te bénisse.

Si mon fils Reddad appelle, préviens-moi.

Ça marche.

Voyons. Ils ont relâché Reddad.

Je lui prépare un déjeuner, alors ?

Bonne idée.

On a tous faim !

- Tu fais quoi, là ? - Rien.

- Ton nom ! - Je n'ai rien fait.

Ne bouge pas !

Je te sortirai du ventre de ta mère si tu t'y caches.

Ta carte nationale !

Je ne l'ai pas.

Tu n'as pas ta carte sur toi ?

- Viens avec moi. - Pitié.

- Donne ta carte. - La voilà.

Pardon. C'est la dernière fois.

Quand tu voudras ta carte, passe au commissariat central.

Pitié.

Je vais t'apprendre !

Pitié.

Pitié, chef.

J'ai des enfants en bas âge !

Bienvenue sur les ondes

de la chaîne marocaine.

Nous sommes le mercredi 11 juin 1986,

4 Chaoual 1406.

On entame les programmes avec l'hymne national.

Et ensuite, ce sera la lecture du Coran.

Et pour les enfants

rendez-vous avec les dessins-animés.

RÉVOLUTION

Berceau des hommes libres

Levant des lumières

Terre de souveraineté et terre de paix

Puissent souveraineté et paix y être à jamais réunis

Tu as vécu parmi des nations

Tel un titre sublime

Emplissant chaque cœur

Déclamé par chaque langue

Par l'âme

Par le corps

Ton champion s'est levé

Et a répondu à ton appel

Et dans ma bouche, et dans mon sang,

Ton amour a secoué lumière et braises

Mes frères, allons

Vers ce qu'il y a de plus haut

Nous proclamerons au monde :

Ici nous vivons

Dieu, la Patrie et le Roi."

Daoud, viens voir !

J'ai une suprise pour toi !

Viens voir !

Vite, viens voir.

Monte, mon pote !

Alors, je suis à la hauteur ou pas ?

Tu peux appeler ta femme.

Tu entends ça ?

Quoi ?

Tu n'entends pas le tic-tac d'une montre ?

Ouvre tes oreilles.

Ce n'est pas une montre.

C'est quoi, alors ?

C'est juste ton cœur qui fait du bruit.

Tu as encore peur de t'engueuler avec ta femme ?

Compris ?

C'est clair.

- Tambours. - Nous voilà !

Commencez !

Poussez !

Viens, Lotfi !

Pousse !

Démarre !

Mais démarre !

Pousse.

Démarre !

Ne t'arrête pas !

Pousse, Lotfi.

N'abandonne pas.

"Changez d'âme !

"Celle que vous avez n'est pas digne d'un chien.

"Changez d'âme !"

G.K. Chesterton

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