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Musique grave
...
- Bonjour. Excusez-moi. - C'est par là, monsieur.
...
Propos indistincts au loin
... ...
...
- Alors ?
- J'ai parlé avec Obadia,
et j'ai fait passer le message au juge Latard.
L'intervention de Samia a porté ses fruits.
Et là, j'ai une bonne nouvelle pour toi.
Tu peux sortir dans les heures qui viennent.
Tu peux sortir dans les heures qui viennent.
Tu seras assigné à résidence,
avec interdiction de contacter ta famille.
Tout ça est seulement temporaire.
En échange de ta liberté totale,
tu devras céder le terrain des Abris.
Massoud ricane.
...
- J'ai accepté d'être enfermé ici pour construire sur ce terrain-là.
- Je sais, mon frère. - Qu'est-ce que tu sais ?
- C'est ta seule solution pour sortir d'ici tout de suite.
Et une fois ta réputation blanchie,
tu pourras repartir à l'attaque, comme tu l'as toujours fait.
...
- Bonjour, monsieur.
...
- C'est là, ta maison ?
- Oui.
...
Vous avez besoin de quelque chose ?
...
- Ils vont me faire sortir.
- Je suis content pour vous.
- Merci.
Musique grave
- Vous êtes venu me dire au revoir ?
- Quand tu sors, il faudra encore que tu travailles pour moi.
Tu vas donner ce message à mon frère.
Il te dira comment me transmettre sa réponse.
- OK, monsieur.
...
...
- C'est pas toi qui as fait ça ? - Non, madame.
Votre beau-frère a tout apporté. Sa femme a tout préparé.
J'en mets un peu au frigo ?
- Non. Garde-les si tu veux, sinon tu les jettes.
- Bien, madame.
- Attends !
On va les mettre dans les plats en argent.
On déverrouille la serrure de la cellule.
- Alors ça y est, c'est l'heure ?
Et vos affaires ?
- Tu jettes tout.
Je compte sur toi pour veiller sur le petit Djebenna.
- "Veiller" ou "surveiller" ?
- Surveiller, c'est le travail que tu fais pour la pénitentiaire.
Veiller, c'est le job que tu fais pour moi
qui te garantit un logement digne de ce nom pour ta famille.
Musique intrigante
...
...
- Très bien, monsieur Djebbari.
...
- Mon cher frère...
Je suis contraint d'accepter un accord qui tient du paradoxe.
Je suis allé en prison pour construire sur ce terrain,
et maintenant, pour sortir de prison,
ils m'obligent à le vendre.
Cet accord qu'Issam m'a obtenu est la plus grande arnaque de ma vie.
Je me demande s'il n'y gagne pas lui aussi quelque chose.
Toute ma vie, j'ai travaillé
pour cette ville.
J'ai contribué à la rendre moderne, riche, dynamique.
Voilà comment me remercient ceux qui n'ont jamais voulu
me convier à la table des décisions.
me convier à la table des décisions.
Musique intrigante
...
Les apparences, les symboles bourgeois,
les déclarations de principes, tout ça n'a servi à rien.
A leurs yeux, nous resterons toujours des Arabes.
C'est ça qu'ils nous font payer.
Alors nous aussi, on va les faire payer pour ça.
Dehors, j'aurai une plus grande marge de manoeuvre.
Et je suis prêt à réagir
avec toutes les armes à disposition.
Musique grave
...
Ma nouvelle prison ?
Ma nouvelle prison ?
...
On sonne.
...
est encore là.
- C'est bon, laisse-la passer.
- Ca va ? - Ouais.
- Tu veux un café ? - S'il te plaît, je veux bien.
- Tu veux un café ? - S'il te plaît, je veux bien.
- Café ? - Non merci.
- Merci, madame, avec plaisir.
Désormais, il vous est interdit d'entrer en contact
avec qui que ce soit.
Mes collègues seront garés devant chez vous.
- On est parfaitement au courant de tout ça.
Elle crache.
- Merci. - De rien.
Attention, c'est chaud.
- Madame, je dois vous demander de sortir.
- Je t'ai préparé des petits plats dans le frigo.
- Merci. - A bientôt.
- Je vous remercie.
- Au revoir. - Je vous appelle.
Porte refermée
Musique intrigante
...
- Faut trouver un autre système pour faire entrer la drogue.
- Tu manges plus de gâteau avec M. Djebbari ?
- Ca me fait pas rire.
...
On siffle. - Petit !
...
Quelqu'un va t'appeler
pour commander une pizza.
pour commander une pizza.
- Comment ?
- C'est exactement ce que tu répondras pas.
Tu diras tranquillement :
"Bien sûr. A quelle adresse, monsieur ?"
Hm ?
C'est bon ?
Ou je te réexplique ?
Propos indistincts
...
Sonnerie
...
Brouhaha
...
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Je suis pas mon père, tu peux me dire "tu".
- Et qu'est-ce que tu fais ? - J'ai demandé
aux enfants de dessiner ce qu'ils voudraient faire.
On verra ce qu'on pourra réaliser
ou ce qui restera un rêve.
- Tu veux que je t'aide ?
- Euh...
Ouais.
Tu peux mettre ça sur ce tableau-là.
Brouhaha au loin
...
C'est un enfant qui a été abandonné par ses parents.
Il voudrait les retrouver,
mais il sait pas où ils habitent.
- Donc ça restera un rêve.
- Pour l'instant, oui.
Mais demain, qui sait ?
On fait des recherches pour savoir où ils sont.
- C'est une bonne idée pour lui de les retrouver ?
- C'est une bonne idée pour lui de les retrouver ?
- Bah oui !
Pourquoi ?
Tu crois que non ?
Brouhaha au loin
...
- Avant qu'on rentre, faut faire un saut chez Camara.
- C'est qui, ce Camara ?
- C'est le mec qui nous fournit.
- C'est pas Lattrache ?
- Non, Brahim, c'est un grossiste en shit.
Il fournit tout le réseau.
Il vend pas en petites doses.
Il fait pas de business avec la coke ou les amphètes,
mais c'est ça qui marche le mieux en prison.
C'est Médine Camara qui me refile la came depuis toujours.
Il est comorien.
Comme toi.
Là, c'est son quartier.
Là, c'est son quartier.
Musique douce
...
"Ganihulélo" Ahamada Smis
...
Propos en comorien
- C'est lui.
- Je t'ai donné ta chance, et toi t'as foutu le bordel.
Brouhaha au loin
...
- Fatou !
Fais-moi un café, s'il te plaît.
Viens. Les gamins de maintenant, ils pètent les plombs.
Matrixés à fond.
C'est le fils d'un ami à moi. Il est parti
en vrille. Il est toujours défoncé.
C'est qui ton nouvel ami ?
- C'est mon gars aux Baumettes.
- Assieds-toi.
- Tiens, en parlant de fric...
Ca, c'est ma commande.
Tu me diras quand je viens la prendre.
- Où j'ai déjà vu ta tête ?
Propos en comorien
Tu travailles pour Lattrache, maintenant.
Jusqu'à quand tu vas te servir chez moi ?
- Je gêne personne. Je fais mon business.
- Tu gênes personne ?
Ici, les gens tuent sans raison
pour perturber les réseaux ou détruire la concurrence.
Et toi... tu gênes personne ?
Tu crois vraiment qu'ils ont tué ce Magic Majid
pour une histoire d'amour ?
C'est juste un prétexte.
Ce mec-là, ils l'ont tué exprès pour toucher le réseau à Lattrache.
Ca pourrait très bien être Hamimi ou un de ses associés
qui a organisé tout ça. Et Brahim réagit
pour montrer que c'est le patron.
Tu vois ?
Personne ne sait d'où vient toute sa came.
C'est grâce à ça qu'il a pu tenir sa position.
C'est grâce à ça qu'il a pu tenir sa position.
Mais apparemment, avec ses fournisseurs secrets,
il doit avoir des problèmes.
Et s'il ravitaille pas tous ses alliés,
il y aura plus de nervosité.
- Et ça t'inquiète ?
- Merci, Fatou.
- Ou ça t'intrigue ?
- Fais attention, Renzetti.
T'as beau être un Muslim, tu seras jamais l'un d'entre eux.
Et lui, là...
Encore moins.
- Tu connais pas quelqu'un qui a un scooter ?
- Pour quoi faire ?
- Pour livrer une pizza.
- Merci tonton.
Musique grave
Musique grave
...
- Mon frère...
Voilà le prix offert par Obadia, ou plutôt par son beau-frère,
pour acheter le terrain des Abris.
Elle ne voudra probablement pas négocier.
...
C'est une insulte, je m'en rends compte.
J'attends quand même ta réponse.
Le container avec la marchandise vient de quitter Alger.
Maintenant que tu es sorti, tout est plus facile.
- Et voilà !
- Dis-moi si tu veux qu'on trouve un système plus rapide
- Dis-moi si tu veux qu'on trouve un système plus rapide
pour communiquer.
Rires
On n'a plus besoin du petit négro.
...
- Tu te moques de Malik ? C'est Malik, ça ?
- J'ai l'impression qu'il prend un peu trop ses aises.
Souviens-toi qu'il reste un témoin,
le seul qui pourrait toujours te balancer.
Vaut mieux le garder hors de chez nous.
- Bonjour Monsieur.
- C'est pour qui ? - C'est au nom
de monsieur Djebbari.
- Il a commandé une pizza, le monsieur ?
Faites voir.
Musique pesante
...
La sonnette retentit.
M. Djebbari, votre pizza est arrivée.
mon bracelet.
Laissez-lui un pourboire.
Laissez-lui un pourboire.
...
- T'as pas une pièce ?
Tiens. - Merci, monsieur.
- Votre pizza.
- Merci.
Musique intrigante
...
Mon cher frère...
Le prix proposé est vraiment humiliant.
Il faut que je réfléchisse à une autre solution.
Il faut que je réfléchisse à une autre solution.
Préviens notre ami des quartiers nord.
Si le container arrive d'ici quelques jours,
il sera content de pouvoir débloquer la situation.
Musique pesante
...
Tant que je reste enfermé ici,
Malik continuera à te transmettre mes messages, et vice-versa.
Ce garçon me paraît digne de confiance.
Jusqu'à présent, il s'est bien débrouillé.
On va faire ça à l'ancienne, ça me paraît plus sûr,
Musique pesante
Musique pesante
...
- Monsieur Djebbari.
- Ouais ? - Je peux pas
lui apporter la réponse tout de suite.
- Pourquoi tu peux pas ?
- Je dois retourner travailler à la mosquée.
Après, je risque d'arriver en retard à la prison.
Ca va compliquer la prochaine sortie.
Et il va pas manger deux pizzas le même jour.
- Il se passe quoi, entre toi et mon frère ?
Tu l'as sucé ?
T'étais sa femme de ménage, c'est ça ?
Tu le rapporteras quand t'auras le temps.
Et discute pas les ordres.
Tu commences à me casser les couilles.
- Tu nettoies la merde des gens. T'as pas honte ?
- C'est un travail comme un autre.
- Mais ton collègue, il fait pas un travail comme un autre.
Il taffe pour Lattrache, non ?
C'est vrai ou pas ?
Tu devrais l'accompagner. Tu te ferais un peu plus de sous.
Musique pesante
...
- Oh ! Tu fais quoi, là ?
...
Tu cherches quoi, là ? - Lâche-moi !
On va se faire rattraper.
...
La sonnerie retentit.
...
- Laisse la boîte !
Laisse-la !
Y a rien dedans.
Laisse !
- C'est rien, ça ? - Laisse l'argent, je te dis !
Musique haletante
...
- Tu fais quoi, là ?
- Rien.
- Rien ?
Tu le connais, ce garçon ?
Tu fais des affaires avec lui, c'est ça ?
- Non.
- Non ?
Tu l'avais jamais vu ?
- Non.
Enfin, si, mais je fais pas d'affaires avec lui.
Il m'a pris les clés des mains.
- Et t'as rien fait ?
Pourquoi tu l'as pas empêché ?
- J'ai essayé, mais j'ai pas réussi.
- Tu sais ce qu'on devait faire avec cet argent ?
Une sortie à la mer avec les enfants.
On va faire comment, là ?
On va faire comment, là ?
- Je t'aiderai à trouver l'argent qui manque.
- Il faut aller porter plainte.
Je connais Arman depuis toute petite.
Il va recommencer.
- C'est pas la prison qui va l'aider.
- Et si on fait rien, on va l'aider ?
- Dis rien à ton père, s'il te plaît.
- Ca va, monsieur Djebbari ?
- Etienne...
- Il y a un problème ?
- Comment ça se passe avec le petit négro en ce moment ?
- Euh...
Disons que...
Sauf votre respect, monsieur Djebbari...
- Parle-moi franchement.
- Quand c'était la boniche à votre frère,
il tenait sa place, mais là, il se sent plus...
il se sent plus pisser, lui.
Il fait des pointes d'insolence. Vous voyez ?
- Ce que tu veux dire,
c'est qu'il nous fait une petite déprime ?
Il pourrait même se suicider, un jour.
Hm ?
Hm ?
- Ouais. C'est ça, ouais.
- Ouais. C'est ça, ouais.
- On verra.
C'est dur, la prison.
Etienne acquiesce.
Et toi, tu te plais ici avec ta petite famille ?
- Ah ouais, beaucoup.
On a le soleil, c'est grâce à vous. - Non.
C'est grâce à toi.
Tiens, je t'ai fait un double des clés.
Ca peut servir.
- Merci, c'est gentil.
Porte claquée
Musique grave
...
...
Brouhaha
... ...
- Malik !
Viens, Malik !
...
Ca va, ou quoi ?
- Malik, ça va ?
- Ouais. - Bien ?
- Alors, le mec des livres... Ca va ou quoi, Malik ?
- Alors, le mec des livres... Ca va ou quoi, Malik ?
Tranquille ?
- Vous avez eu parloir ? - J'en ai eu deux cette semaine.
- Un gros parloir fantôme, moi. Comme d'hab, personne.
- Personne ? - Personne, frère.
Propos indistincts
... ...
Rires
- Dis wallah, mon frère ! - Elles vont t'enculer en cellule.
- Laisser tomber, frère.
Je m'en bats les couilles.
Propos indistincts
On frappe à la porte.
- Oui ?
- Bonjour, monsieur.
- Oh, El Djebenna !
Qu'est-ce qui t'arrive ? T'as plus de gâteaux à récupérer ?
- Justement, c'est de ça que je suis venu vous parler.
- Hm ?
- Moi, j'adore les gâteaux.
J'en mange beaucoup.
Mais j'ai lu que le sucre, c'était comme la drogue.
Ca crée des dépendances.
Il paraît que les gens, quand ils sont en manque,
ils deviennent très nerveux.
Et vous avez pas envie que les gens d'ici deviennent nerveux.
- T'as raison, El Djebenna.
- Au revoir, Chef.
"Il m'arrive ce qui arrive aux gens qui se sont blessés en rêve.
"Ils regardent et sentent leur blessure,
"et ne se souviennent pas de l'avoir reçue.
"Ce qui manque à mes raisonnements d'aujourd'hui,
"c'est l'appréciation exacte du passé,
"parce que je revois ce passé de l'autre bout de l'horizon.
"Allons donc, homme régénéré.
"Allons, riche extravagant.
"Allons, dormeur éveillé.
"Allons, visionnaire tout-puissant.
"Reprends cette funeste perspective de la vie misérable et affamée."
Musique dramatique
...
"Repasse par les chemins où la fatalité t'a poussé,
"où le malheur t'a conduit,
"où le désespoir t'a reçu."
...
...
"Trop de diamants, d'or et de bonheur rayonnent aujourd'hui
"sur les verres de ce miroir où Monte-Cristo regarde Dantès.
...
Bips
L'alarme se déclenche. Musique dramatique
... ...
"Cache ces diamants, souille cet or,
"efface ces rayons.
"Riche, retrouve le pauvre.
"Libre, retrouve le prisonnier.
"Ressuscité, retrouve le cadavre."
La montre de Malik sonne.
...
Musique grave
...
"Riche, retrouve le pauvre.
"Libre, retrouve le prisonnier.
"Ressuscité, retrouve le cadavre."
- Pourquoi t'as pas tenu ta promesse ?
Pourquoi t'es pas allé voir ma fille ?
- Pourquoi tu m'as pas dit la vérité ?
- La vérité ?
La vérité ? Pourquoi, tu es juge, maintenant ?
Hein, Malik ?
Toi, tu veux me juger ?
Hein ?
Je t'ai donné du travail, de l'espoir.
Je t'ai tout donné.
Je t'ai tout donné !
Tu as oublié ?
Tu as oublié ?
Tu as oublié ?
- Il faut qu'on passe voir Camara.
On va récupérer la came.
- Il faut que j'aille à la mosquée.
- T'inquiète,
on va faire vite.
- Arrête !
- Quoi ? - Arrête-toi, je te dis !
- Tu connaissais quelqu'un ici ?
Le vent souffle.
...
Grondement d'effondrement
Le vent souffle.
...
Chant religieux
...
...
Il toque. - Bonjour, Imam.
- Entre.
Je t'en prie.
Elina m'a raconté ce qui s'est passé.
- Euh...
J'ai essayé de... de faire
comme je pouvais. - Tu n'as rien fait de mal.
Le pardon est...
un don précieux.
Il faut savoir en faire un bon usage.
Mais il ne doit pas être une solution de facilité.
Il y a une ligne assez subtile entre
la bonne foi...
et la mauvaise conscience.
Une ligne qu'il est facile de franchir.
Mais il est difficile ensuite de revenir en arrière.
Tu comprends, Malik ?
- Ouais, je crois.
La sonnette retentit.
- Oui ?
Oui ?
votre pizza est arrivée.
- OK. Donnez-lui un pourboire.
Tu vas lui amener directement.
Tu descends les escaliers, y a une allée.
Tu vas au fond à gauche, y a une porte en fer.
Mais tu traînes pas.
- Oui, monsieur.
Une fois, deux fois, à chaque fois pourboire, c'est bon.
Musique grave
...
- Viens, rentre.
...
Suis-moi. J'en ai pour une seconde.
Musique solennelle
...
...
Voilà.
Musique grave
...
Attends.
Tu vas livrer des fleurs de ma part à cette adresse.
...
...
- C'est pour une fille ?
- C'est pour ma femme.
C'est une longue histoire.
T'aimes les filles, toi ?
- Je crois que oui.
- Y en a pas beaucoup en prison.
- C'est peut-être pour ça
que ça devient compliqué d'y retourner.
- Allez, vas-y.
Musique solennelle
...
La sonnette retentit.
...
- Oui ?
J'ai des fleurs pour vous.
- C'est de la part de qui ?
si je peux vous le dire.
...
...
- Merci.
- Au revoir.
- Attends !
...
Tiens.
- Merci.
Musique solennelle
...
- J'espère que c'est un garçon. Massoud,
ton mari.
Musique grave
...
Musique dramatique
...
- Bonjour.
- Bonjour. Je dois voir M. Djebbari.
- Vous avez rendez-vous ?
- Vous avez rendez-vous ?
- Mathilde ! Tout va bien. C'est pour moi.
Entre, Malik.
Je t'en prie.
Mets-toi à l'aise.
Je pense que tu sais pourquoi je t'ai demandé de venir.
- Non.
- Il paraît que tu fais le facteur pour mon frère.
Tu nies ou tu confirmes ?
- Je confirme.
- C'est bien. Au moins, tu mens pas à ton avocat.
C'est déjà un bon premier point.
- Pourquoi je vous mentirais ?
Tout ce que je vous dis est privé.
- Assieds-toi.
Je me suis impliqué pour te sortir de prison.
- Parce que votre frère vous a dit de le faire.
Je voulais pas sortir de prison. C'est lui qui a insisté.
Maintenant, je suis son facteur.
- Et il y a quoi dans les messages que tu délivres ?
- C'est pas en français.
- Je peux les voir ?
- C'est déjà livré.
- Y en aura d'autres ?
- Ouais, sûrement.
Mais faudra que je réfléchisse avant
pour savoir s'il faut vous les faire lire ou pas.
C'est tout ?
Bonjour, monsieur.
- Il attend pas de message en retour ?
- Il m'a rien dit.
- Alors, casse-toi.
- Au revoir.
Musique grave
...
- Wesh, mon sang, bien ? - Ca va, ou quoi ?
- Vas-y, mon frérot. - A la prochaine.
- Vas-y, on se capte.
- Mon frère. - Vas-y, mon reuf.
- Selim, ça va ? - Ouais.
- Faites attention à vous. A bientôt.
- Merci mon frère. A bientôt, les gars.
Musique pesante
...
...
- Wesh, wesh, wesh, wesh, wesh !
- C'est qui ? - Tu fais quoi, toi ?
Wesh, wesh !
- Bouge pas !
Lâche ça !
- Tranquille ! Tirs
- Lâche ça ! - Tranquille !
- Baisse la vitre, la con de ta mère !
Pose ça !
- Tranquille ! - Pose-le !
Bouge pas ou je t'arrache la tête !
T'as compris ?
Je t'arrache la tête !
- Il ouvre le coffre ?
Crissement de pneus
Aboiements
...
...
Faut qu'on trace !
...
- Ta mère la pute !
Propos indistincts, injures
Nique ta grand-mère la pute !
Musique grave
... ...
- Ote ta cagoule !
... ...
...
...
- Allez, bouge !
Vas-y, bouge !
...
- Il m'a suivi un moment avant de me braquer.
Putain !
J'aurais dû m'en rendre compte.
- Qu'est-ce qu'ils vont faire de lui ?
- Rien d'agréable.
T'es sûr de toi, non ?
C'est pas mieux de les avaler ?
- C'est mort, je fais pas ça.
- Tu sais que
si tu te fais choper, tu prends 10 ans.
- Tu seras là pour moi, dans 10 ans ?
- J'espère.
Musique haletante
...
...
- Attendez, s'il vous plaît.
C'est un cadeau.
...
Pour monsieur Etienne.
- Hm !
Petit macaron ou quoi ?
- Non, ça ira, Chef. - T'es sûr ?
- Je suis au régime. - Ah.
J'en prends un pour l'attention, mais je suis pas très sucré.
- C'est dommage, Chef.
- Hm.
On déverrouille la serrure de la cellule.
Musique haletante
...
...
Respiration suffocante de Malik
... ...
Il tousse.
Râles
... ...
Respiration haletante
La prochaine fois que tu me vois rentrer ici, tu me vois pas sortir.
...
Porte claquée
Le gardien verrouille la serrure de la cellule.
Respiration haletante
...
...
- Viens...
Viens, Malik.
Sanglots légers
...
...
Générique
...
...
...
Sous-titrage TITRAFILM
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