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Original subtitles

...

- Il a kidnappé

mon neveu.

- On a trois jours

pour le retrouver.

- Police !

- Tes mains !

- On fait la perquise. - Patrick le sait ?

- Putain.

Vide ta baraque.

- Vide le coffre !

- Otmane est comme mon fils. - Il refait des conneries ?

- Le mec, en bas,

je te confie sa vie.

Si des gars approchent,

tu allumes direct.

- Je sais que c'est toi qui as eu l'idée de merde d'enlever ce gamin.

...

- Au secours !

*Jingle radio

*- Fusillade ce matin, à Paris, dans un café du 16e.

*Eric Perez, figure du grand banditisme, a été abattu.

*Il était avec un membre de sa famille

*quand un individu masqué est entré dans l'établissement

*et a ouvert le feu.

Thème angoissant

...

- Vous vouliez me voir ? - Je suis emmerdée.

J'ai Nina en audition, elle était là quand son père s'est fait buter.

- Et ? - Elle désigne Hamza El-Hassani.

- Comment ça ?

Que disent les autres témoins ?

- Qu'il portait une combinaison,

gants, casque. - Et elle reconnaît Hamza ?

Non, pourquoi les El-Hassani iraient se salir les mains ?

- Elle est sûre qu'ils sont derrière depuis le début, elle essaie.

- Qu'allez-vous faire ?

- Je dois envoyer votre groupe le chercher.

Le procureur va délivrer un mandat dans l'heure.

Thème du générique

...

Le portable vibre.

...

- Ca va ?

Tu m'appelles pour Eric ? *- Tu as le numéro de Jean ?

- Khodja ?

Oui, pourquoi ? *- Envoie-le-moi.

- Pourquoi ? *- Je t'expliquerai.

- OK.

- Allô ? *- Ouais ?

- Bon, je vais être cash, tu me réponds "oui" ou "non".

Eric, c'est vous qui l'avez fait ? *- Tu crois que je vais répondre ?

- Non-Me parle pas chinois, j'ai l'air de rigoler, là ?

*- Non, c'est pas nous. On n'a rien fait.

- Et je dois te croire ? *- C'est toi qui appelles.

*C'est toi qui demandes. C'est toi qui sais.

- Putain, qu'est-ce qu'il fout là ?

Fait chier.

Qu'est-ce tu fous là ? - Je dois te parler.

- Suis-moi.

C'est ici que je ramenais mes premières meufs.

Qu'est-ce qu'il y a, tu pouvais pas m'appeler ?

- Ils ont tué Eric ce matin. - Perez ?

Ils l'ont fait où ?

- Dans un café, près des Champs.

- Putain.

Comme quoi, personne n'est intouchable.

Je suis même étonné qu'il soit pas mort plus tôt.

- C'est les El-Hassani

qui ont fait le coup. - Sûrement.

T'es venu pour me dire ça ?

- J'ai bossé pendant plus de 20 piges avec Eric.

- Putain, je savais pas.

- On peut penser ce qu'on veut, il avait une vision d'ensemble.

Il m'a aidé à maintenir le calme à Paris.

Tout ça est fini.

Je voulais te voir car je sais que je peux te faire confiance.

Je sais que tu comprends.

Il faut qu'on se fasse les El-Hassani.

Sinon, il y aura encore plus de morts.

Je veux pas voir d'autres mômes

se prendre une balle perdue ou qu'ils voient leur père

se faire flinguer. - Tu veux faire quoi exactement ?

- Je veux qu'on les fasse à l'ancienne.

Saïd et les autres comprennent pas.

En Hollande, on tue des juges, des journalistes.

Si on ne fait rien, ça se passera comme ça ici aussi.

- Attends.

C'est compliqué pour toi parce que tu connaissais Eric,

mais c'est peut-être juste un règlement de comptes.

Tant que la crim' nous a pas appelés, faut pas qu'on s'en mêle.

Tu veux qu'on fasse quoi ?

Qu'on enlève les El-Hassani et qu'on les torture

comme à Abou Ghraïb ? SMS

Ah...

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- La crim' veut qu'on aille chercher Hamza.

Un témoin dit que c'est le tireur.

Musique à suspense

...

Une voiture approche.

...

...

- Bouge pas.

Viens avec moi.

J'ai rien contre toi.

Je veux juste parler à Hamza.

Dis-lui d'ouvrir. - Va te faire enculer !

- Les condés arrivent, ton patron va sauter pour rien.

Si tu me crois pas, appelle Jean. Mais vite.

...

Quelqu'un sonne.

Rentre.

Je veux juste te parler.

- T'es Saïd ? - Ton frère répond pas.

- Un témoin dit que t'as fumé Eric Perez.

- N'importe quoi.

- Je peux pas tout t'expliquer, mais mes collègues arrivent.

Faut que tu partes. - Mais j'ai rien à voir.

- Des gens ont la haine.

Au mieux, tu prendras 2 ans avant le jugement.

- Et au pire, quoi ? Vous allez me fumer

pendant l'interpellation ?

...

- Et Saïd ?

- Il répond pas, là.

- Bon, allez, on y va.

...

- Porte ouverte.

- Police ! - Police !

- Police !

- La chambre, clair. - En haut, y a rien.

Quelqu'un arrive.

- Désolé.

Il y avait un accident.

Y a personne ?

Ah, putain.

Fait chier.

- T'as une place dans ta voiture ? - Ouais.

- Alors, il y a eu un accident ? - Ben ouais.

- Donc, t'es venu prévenir Hamza qu'on allait le péter.

Le témoignage de Nina est bidon, mais tu peux pas faire ça.

- Peut-être.

- Tu veux finir comme Patrick ?

- Bon, j'ai fait ce que j'ai fait et j'en suis pas fier.

Mais il truque les règles.

Depuis le début, il sert ses connexions.

Je fais en sorte qu'on soit pas au service de ça.

Et me compare plus jamais à lui.

Il démarre.

Donc, on se met

sur Nina et Kylian Perez.

Ils savent qu'on est sur eux, on fait attention.

On va pouvoir placer une caméra, il me faut deux volontaires.

Socrate : - Avec Julien, on s'en occupe.

- Parfait.

- Allez-y, continuez.

Je vous écoute.

- On va mettre en place une surveillance

sur les enfants d'Eric.

Hamza est parti.

Tu sais bien qu'il n'a pas débarqué sur les Champs pour fumer Eric.

Pas possible.

Rien que d'y penser, c'est ridicule.

Alors, sa fille l'accuse, ça se comprend.

Mais qu'est-ce qu'on en sait ?

C'est peut-être un ancien associé qui lui a fait une poussette.

On n'en sait rien. - Vous êtes tous en plein délire.

- Peut-être qu'on se trompe tous, mais qu'est-ce que ça te coûte ?

Si on les surveille, il arrivera rien à ses enfants.

Hamza est en cavale, son frère est au placard.

Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Quelqu'un vient.

- Vous l'avez loupé ?

Oui ? Non ?

- Il était déjà parti.

- Bon, je pense que cette affaire

va se boucler rapidement. La BNRF va s'occuper de ce Hamza.

Si elle nous le demande, on ira le chercher.

En attendant, on fait pas de zèle.

Perez est mort comme il a vécu. En voyou, point.

OK, la suite.

J'ai eu un appel de la BRB.

Lors de la perquisition à la ferme,

ils ont trouvé un cadre explosif en construction, pour un coup à venir.

Vous auriez des infos là-dessus ?

Est-ce que vous avez identifié

d'autres membres du commando qui seraient dans la nature ?

- On va s'en occuper.

- Parfait, génial.

On a fait le tour, je pense.

Ramenez-moi des affaires. Elle tape.

Et gardez la bonne distance.

Ce genre de problème, terminé.

Je veux l'union sacrée.

Si vous la retrouvez pas, si c'est encore le bordel,

je dissous le groupe !

- Super, l'ambiance.

- On fait quoi ?

Le portable vibre.

Je reviens.

Quitte pas.

- Tout le monde est relou, aujourd'hui.

- Bon, je me remets sur Rayan.

- On s'occupe de la cam', ce soir. - OK.

- Oui, Rachid ?

*- Tu t'es foutu dans la merde pour nous.

*Merci. - Tu sais que je suis carré.

Je me suis occupé de ton neveu, de ton frère, à toi de m'aider.

Ton fournisseur, là, faut que tu me le donnes.

*- Tu me demandes beaucoup, mon ami.

- Tu m'as dit que tu étais commerçant et pragmatique.

Là, sois pragmatique.

Ton gars, il est carbo. Tu sais pourquoi ?

Parce qu'on est dessus.

Donc, il va bientôt sauter et toi, tu vas finir dedans.

Est-ce que tu as compris ?

Musique à suspense

...

Tiens. Ca te dit quelque chose ?

- Non, c'est qui ? - Le mec que tu cherches.

...

Quelqu'un frappe. - Entrez.

- Je l'ai.

- Alors ?

- Dirk Seedorf.

Né au Surinam, une ancienne colonie néerlandaise.

Il est fiché à la DEA, a tourné en prison à Rotterdam.

Cartels de Cali,

Jalisco, d'un côté l'ERPAC, de l'autre la 'Ndrangheta

et la Moccro.

A part ça, on n'a rien sur lui. Les polices européennes n'ont rien.

La DEA a quelques dossiers qui datent de 2018.

Il a été vu à Malaga,

et régulièrement spotté à Ciudad del Este, en Amérique du Sud.

Il sortirait avec la fille d'un cadre du Hezbollah.

- Eh ben, et c'est avec ça que les Stups ont fait alliance.

Ca prendra du temps,

mais quand on va les monter, ça sera le bordel.

- J'attends que ça.

- Tiens. - Non, merci.

- Allez.

T'inquiète, quand on l'aura arrêté, je t'inviterai dans un vrai resto.

Un portable vibre.

Oui ? *- C'est validé, ils vont au Maroc.

- Je vois qui est dispo, je vous rappelle.

- Désolé, monsieur,

il est tard, mais c'est une question de sécurité nationale.

*- C'est si urgent ?

- Lui et sa bande vont passer à l'acte.

*- Il me faut l'accord du juge. - Non, ça va prendre des plombes.

Il me faudrait juste le nom de sa dernière famille d'accueil.

Après, je ne vous embête plus.

*- Bon, c'est quoi son nom ?

- Rayan, avec un "y". *- Je regarde.

- Je reste en ligne.

*- Je l'ai trouvé. Vous êtes là ?

- Oui.

*- Je ne vous entends plus. - Je suis là.

*- Alors, M. et Mme Boccara. - OK, oui.

*- Vous notez ? - Boccara.

*- A Villeneuve-Saint-Georges.

- Oui.

Villeneuve-Saint-Georges.

*- C'est 99, rue Printanière. Vous l'avez ?

- Ca me fait chier ce qui arrive à Patrick, il a créé le groupe.

Tout le monde lui pisse dessus,

aujourd'hui.

- Il a abusé, aussi.

- Non, c'est resté le même.

- Tout le monde a changé ou presque. Pourquoi tu forces avec lui ?

- C'est comme mon papa, ici.

Il a vu en moi autre chose qu'un mec de "tess", tu comprends ?

- Non, il t'a pris parce que t'es un mec de "tess"

et il veut que t'en restes un, et moi, parce que je suis une meuf.

Parce que les meufs, ça passe mieux en filature.

Alors que Saïd me traite normal. Je suis pas là les quotas.

- Non, Patrick est pas comme ça. - Si, c'est un manipulateur.

C'est un malin. - Mais non.

C'est un mec à l'ancienne, c'est tout.

- Je te le dis, tu te trompes.

Je m'en suis rendu compte. J'espère que tu feras comme moi.

- Tu me souhaites de fumer un mec ?

- Classe.

- Vas-y.

- Tu vas où ? - Je veux pas casser ton coup.

Mta bslama.

- Salut.

*Musique funky

*...

Hm, hm !

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Tu peux partir, s'il te plaît ?

- Quoi ?

- Tu peux rentrer chez toi ?

Thème mélancolique

Elle soupire.

...

- (Oh...)

...

- OK, nickel.

Il est quelle heure ?

Il est 6h, on fait quoi ?

On rentre à Versailles, direct.

- Je veux checker un truc, avant. - Quoi ?

- Rayan,

sa famille d'accueil dans le 94.

- Oh, tu fais chier, tu iras demain.

- De Versailles, je vais mettre 2 heures.

Vas-y. - Je conduis, alors.

Tu crois trouver quoi là-bas ?

- Je sais pas, une trace, un indice.

Quelque chose, n'importe quoi.

- Le cadre explo, là, qu'a été retrouvé dans la ferme,

tu crois que c'est pour un coup ? - Oui.

- Le mec n'a plus d'équipe, il va faire comment ?

- Il n'a plus d'équipe, mais il s'en fout.

Il savait qu'il allait la laisser derrière, il sacrifie des gens.

Il manipule les gens, c'est un mec sans attaches.

Il a été de famille d'accueil en famille d'accueil.

- Y a pas pire que ça.

- Ah oui ? - Hm, hm.

Mes 8 à mes 18 ans en foyer, moi.

- T'as pas connu tes parents ?

- Si, mais ils sont morts quand j'étais petit.

- Je suis désolé, je savais pas. - T'inquiète.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Une razzia dans mon village.

Il y avait des cuisines de coke cachées derrière.

L'armée est venue les saisir. Du coup, les trafiquants ont cru

que nous, les villageois, on avait tout balancé.

Et ils ont tiré sur tout le monde.

- Tu sais qui a fait ça ?

- Hm.

Thème angoissant

- C'est qui ?

- C'est le gars que je cherche.

...

...

- Bonjour, madame.

- Vous voulez quoi ? - Police.

On est venus vous parler d'un individu

que vous avez accueilli chez vous : Rayan.

- Qu'est-ce qu'il a encore fait ?

- Vous êtes encore en contact avec Rayan ?

- Non.

C'est pas le genre sentimental, si vous voyez ce que je veux dire.

- Oui, et...

Vous pouvez me dire quoi sur lui ?

- Il y en a des choses à dire.

Ce gamin est diabolique,

vous voyez ?

- C'est-à-dire ?

- Il m'a envoyée deux fois à l'hôpital.

Et il a poignardé mon mari.

C'est ce genre d'individu. - D'accord.

- Mais nous, on l'aimait quand même.

Il est comme une bête, il se gère pas.

- On l'aime malgré tout.

Avec ses qualités

et ses défauts.

Il a le démon en lui.

C'est pas de sa faute. - Il a un grand coeur.

- Vous voyez, le môme, là ?

C'est le nôtre.

C'est pas pareil.

- C'est sûr.

Tous les jours, je l'échange

contre Rayan.

Socrate claque la porte.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Si c'est pour me parler d'hier, franchement, ça sert à rien.

- Je m'en fiche d'hier.

Hamza El-Hassani a franchi la frontière espagnole ce matin.

Il se rend au Maroc.

La PAF a prévenu la BNRF, qui m'a appelée.

Ils me demandent des hommes.

Le bon sens devrait me dicter d'envoyer un autre groupe.

Sauf que je sais que vous y tenez.

- Mais ?

- Ce sera votre dernière mission.

Je veux plus vous voir après ça.

Vous me promettez qu'il n'y aura pas de problèmes ?

- Oui.

- Encore une chose, quand vous serez parti,

je veux pas vous voir sur les plateaux télé,

pas d'interviews ni de bouquins sur votre carrière.

J'ai votre parole ?

Je sais que ça veut encore dire

quelque chose pour vous. - Vous l'avez.

Je peux prendre Badri ?

- Oui, vous pouvez.

- Bonne journée.

- Alors ?

- C'est là qu'à partir de demain, ils vont exposer le corps d'Eric.

- Tu veux faire quoi ?

- Surveiller qui vient ou pas.

- Et tu veux voir qui va porter le cercueil pour savoir

qui va se venger ?

- Non, je pense que le tueur va venir s'excuser.

- Et comment on va le reconnaître ? Toute la France sera là.

Une voiture approche.

- Alors ?

- On a posé les caméras devant chez Eric.

- Parfait.

Je veux les plaques et les photos des gens qui viennent.

L'enterrement, je m'en fous. Là, il n'y aura que les proches.

- Ca marche.

- Badri n'est pas avec vous ?

Vous avez envoyé

Patrick et Badri au Maroc arrêter Hamza ?

- Oh, ils ne seront pas seuls.

- Pourquoi vous avez fait ça ?

- Patrick connaît le Maghreb, il a déjà été en Algérie.

- Mais hier, vous vouliez

qu'on lâche l'affaire ! - Ecoutez !

Je travaille avec Patrick depuis des années, OK ?

Ca a été un très grand flic.

Sa fin ici est tragique, c'est sa dernière mission.

Il mérite de partir sur une bonne note.

- Vous vous trompez.

- On parle de l'honneur d'un homme.

- Je m'en fous de son honneur. - Ben, vous ne devriez pas.

Un jour, vous serez dans sa situation.

Des gens qui ne vous connaissent pas voudront vous clouer au pilori.

On doit bien ça à Patrick après ce qui est arrivé.

- On lui doit rien du tout. Ni moi ni ma brigade.

C'est à lui de rendre des comptes.

Vous lui offrez sa retraite, ça devrait lui suffire.

Mais c'est vous le chef. - Exactement.

C'est moi la cheffe.

Et vous commencez sérieusement

à me casser les couilles !

- Votre homme a été localisé

par nos services à Casablanca.

Quartier populaire d'Abseft.

Il a un oncle là-bas.

Ici, l'opération nous revient.

On bosse ensemble, on vous équipe.

- Parfait.

- On viendra vous chercher

demain après-midi.

Si nos informations s'avèrent justes, on lancera l'opération.

- Super.

- A demain. - A demain.

- A demain.

- Je préfère y aller seule. - Sûre ?

- Oui.

Thème sombre

...

Comme ça, ils vont pas t'emmerder, là-haut.

...

Quelqu'un règle un zoom.

- T'as quoi sur le bras ? - Rien.

C'est rien.

- T'es sûre ?

- Oui, juste hier soir, je me suis coupée pour voir si...

En fait, je ressens plus rien. Je voulais voir si ça faisait mal.

- Tu ressens plus rien ?

- Non, mais j'ai l'impression d'être anesthésiée.

Au test de résistance, je pourrais battre tout le groupe, à part toi.

Car t'es bizarre. - Si, c'est possible.

Ca doit être la leçon à en tirer.

- Quoi ? - Que t'es plus forte

que tout le monde.

Te prends pas la tête, va.

- Je suis la meilleure,

c'est ça que tu dis ?

Socrate : *- Kylian en approche.

Thème à suspense

...

- C'est qui ça ?

- Les Marseillais

qui étaient en affaires avec Eric.

...

Une voiture passe en trombe.

...

Il souffle.

- On n'a pas parlé, tu fais "navti".

- C'est moi qui s'en occupe. - Non, ils vont nous monter dessus.

Nous, on fait famille. Faut parler à Jordan.

- (Il est où Jordan ?)

C'est moi qui s'en occupe.

- Le moment est mal choisi, mais faut qu'on se parle.

T'as 5 minutes ? - Hm.

- On est trois dans l'affaire.

On attend mon frère.

- Peut-être. Mettez-vous d'accord, je parle qu'à une seule personne.

- On parle après. - C'est même pas la peine.

On fait rien sans moi et Jordan. - Arrête.

T'as rien à voir, là !

- Quoi ? Je suis ta soeur, moi ! - Oh, du calme.

Parlez-vous et nous, après, on se reparlera.

Allez, viens.

Saïd : - Ca repart, les gars.

Donc, vous les suivez. *- OK, on fait ça.

- Et s'ils rentrent chez leur père, vous décrochez.

*Il y a une caméra là-bas.

- Tu devrais rester ici pour la retraite.

Le Maroc, c'est top. Tu manges bien, tu trouves une petite.

En tout cas, merci de m'avoir amené avec toi.

- Merci à toi d'avoir accepté.

Je croyais pas qu'elle me laisserait faire

cette opé.

- Allez, santé.

- A la tienne.

- Moi non plus, je vais pas durer, ça a changé avec l'équipe.

C'est plus la même ambiance.

- Tu veux partir ?

- Non, la BRI, j'aime ça. Mais peut-être changer de groupe.

- De toute façon, Ferracci va le dissoudre.

- Tu crois ?

Tu as des infos ? - Non, mais c'est sûr.

Avec ce qui s'est passé ces dernières semaines, tu parles...

- J'avoue.

Sinon, je fais comme toi, j'arrête, je passe à autre chose.

- Comme ça, tu n'auras plus à mentir

à ta mère. - Enfoiré.

Ca te choque ?

- Pourquoi ça me choquerait ? - Tout le monde me dit

que je devrais lui dire,

qu'elle finirait par comprendre, que c'est ma mère, qu'elle m'aime.

- C'est toi qui connais ta mère, pas eux.

Les conseilleurs,

c'est des mauvais payeurs. - Exactement.

- Dans certains cas,

pour préserver les gens,

c'est mieux de mentir.

- Tu sais, ma mère, c'est compliqué.

Elle se gère pas seule.

Si je la laisse, elle se défonce ou se trouve un mec qui la bat.

Au final, elle m'appelle

et je dois le virer.

- C'est toujours compliqué la famille. Je sais de quoi je parle.

- Waouh...

Comment elle te mate.

- Je suis trop vieux, c'est toi.

- Je suis rebeu, je l'intéresse pas.

Tu vas la "khalass".

- La quoi ? - La payer.

- Non, c'est pas...

- Si, va lui payer un verre,

tu verras. - Vas-y, toi.

- J'y vais ou tu vas faire ton timide.

- Vas-y, on reprend un verre.

- Non, je vais me doucher. Et toi, faut que t'ailles "ken".

Profite de ta dernière cartouche avant la retraite.

Et bois pas trop, à ton âge, ça se lève plus pareil.

- C'était quoi, le plan ? T'as réfléchi deux secondes ?

Tu m'écoutes ?

- Pourquoi t'as fait ça ? On est des guignols, nous ?

On ressemble à quoi ? - Ils vont nous monter dessus.

- Tu veux

finir avec rien ?

- T'es un cave.

- Tu crois que t'es quoi, toi ? Ils vont pas parler avec une "racli".

Je t'explique.

Je vais parler avec eux, je vais trouver le mieux pour nous.

Toi et ton homme, vous allez fermer vos bouches

et dire merci.

- Tu crois ça va se passer comme ça ?

- Ben ouais, tu vas faire quoi ?

Allez, dégage.

T'as quoi, toi ?

- Tu le vois, ça ?

Non, non !

Elle tire.

Thème angoissant

Putain, qu'est-ce t'as fait ?

Qu'est-ce t'as fait, putain ? - On est morts.

Ils vont comprendre qu'on a tué mon père.

- Ils vont rien comprendre.

Ils pensent que les El-Hassani ont tué Eric.

Je vais trouver une solution, calme-toi. Ca va aller.

Ca va aller.

Calme-toi.

...

Vas-y, pose.

...

Ca va aller ?

Hé...

- Ca va, on le cave, allez.

Vire ta chemise.

- Ca va bien se passer.

Tu m'écoutes ? - Oui.

- Je vais balancer sa voiture en forêt.

Il faut pas parler

dans la voiture, m'appelle pas.

Appelle-le, lui.

Plusieurs fois.

Que les "decs" voient que t'as essayé

de le joindre.

...

Il baille.

...

Hm !

...

- Oublie pas qu'il y a Noam

à la maison.

...

Tiens.

Prends tout.

...

- OK, il y a Kylian

qui bouge de chez Eric.

- Balise ?

- C'est bon.

C'est parti.

- C'est là.

- Merci. - Je t'en prie.

...

- Attends, j'arrive.

- 150 euros, c'est bon ?

- Tu me prends pour qui ?

Connard !

- Alors, le tombeur ?

Petite nuit ?

C'était bien ? - J'en sais rien.

- Elle est pas montée ? - Si.

Mais c'était pas une pute.

- Et alors ? - Alors, j'ai cru que si.

J'ai voulu payer et elle est partie.

- Non, jure.

- Je le jure. - Pourquoi t'as cru ça ?

- Tu m'as dit que c'était une pute. - Non.

J'ai jamais dit ça. Donc, tu dragues la meuf,

elle monte dans ta chambre,

et toi, tu la traites de pute ?

- Tais-toi. - T'es le meilleur.

- Y a la caisse, vas-y.

- Quoi ? - Monte derrière.

- Quel tombeur, celui-là !

Thème sombre

...

*Morceau rap : "Slime" par Shygirl

*...

- Ca va ?

- Houlà...

- Ca va.

- Quoi ? - "Quoi" ?

- Qu'est-ce que t'as ?

- C'est ta diète ou tu te charges ?

- C'est le mental, mon pote.

- Le "mental"...

- On a reçu les photos

de la douane espagnole.

Ils sont bien localisés au Maroc.

Patrick et Badri vont les taper. - Ca a été rapide. Et toi, Rayan ?

- Nein.

- Tu veux un café ?

- Non.

Je vais me doucher.

Thème angoissant

...

Son portable vibre.

- Ouais, ça va ?

- Tu peux parler ?

- Vite fait. On va donner l'assaut.

- Isole-toi deux minutes,

*c'est important.

- Qu'est-ce qu'il y a ? *- Hamza est avec ton cousin.

- Quoi ?

- Il est avec Otmane.

- Sérieux ? *- J'ai vu des photos.

- Badri ?

Oh !

- Tu l'as dit aux autres ?

- Ben non, justement.

- Oh, Badri ! - Bon.

- Tu fous quoi ?

- J'arrive.

- Badri...

- Je te rappelle.

- Badri ?

Sous-titrage : Denis Poudou pour Tri Track

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