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Zulu
...
- Braquage à l'Opéra-Comique.
- Arrêter des bras cassés et rater le vrai coup ?
- Qu'est-ce tu fais ici ?
- Il reprend sa place.
- Les braqueurs
se planquent dans une ferme à 80 bornes d'ici.
- Ils ont touché à mon petit.
- Faire tabasser leur mère.
T'as pas de figure.
- Ils ont voulu tuer ton fils
et on fait rien ?
Moi, je bouge.
- Il a un parloir demain.
mais le gars n'ira pas, allez-y.
- Il a kidnappé mon neveu. Je vous laisse trois jours.
Et s'il lui arrive un truc,
l'autre fils de pute, je le fais sauter.
Thème angoissant
...
*Sonnerie
*...
*- C'est Noam. Laissez un message.
...
Il frappe.
- Noam ?
...
Noam !
Noam !
Ouvre ou je défonce la porte.
- Non, je suis pas bien.
- Ouvre cette porte !
Ouvre !
- C'est rien.
C'est des somnifères, j'arrive pas à dormir.
J'ai pas été en cours. - Laisse tomber.
Je le sais, ça.
Si tu étais un homme, on aurait pu
se parler.
Mais non, tu préfères fuir.
Mais c'est ta vie que tu fous en l'air,
pas la mienne.
Chiale pas.
Chiale pas !
Tu te punis tout seul. - Tu es venu pour m'insulter ?
- Non, je suis venu pour récupérer mon flingue.
Tu vas faire quoi avec ? Quel genre de connerie ?
Noam... Noam...
Donne-le-moi. - Quoi ?
- Putain, mon flingue.
- Je l'ai pas. - Tu l'as pas !?
Tu l'as pas, hein !?
Tu l'as pas !?
- Papa, arrête !
Arrête ! - Il est où !?
- Arrête !
- Tu fais quoi avec ça ?
- Tu pourras jamais comprendre.
Y a que toi qui existes ! Les autres, tu t'en sers.
Dès qu'ils pensent pas comme toi, tu les méprises
et tu les jettes, putain ! - Calme-toi.
On parle de toi, là.
- Tu comprends pas qu'on est tous reliés ?
Toi, moi, maman, les autres.
Tu peux pas tout le temps nous donner des ordres,
manipuler les gens et rejeter la faute sur les autres
quand ça marche pas ! - Tu vas me tirer dessus, hein ?
Tu vas me tirer dessus ?
Si t'es pas sûr, pose cette arme. - T'as peur de mourir, toi ?
Réponds.
- Oui.
- Pas moi.
- Noam ! Coup de feu
Thème du générique
...
...
*Morceau funky
*...
Rires
Vanessa : - Feinte, feinte.
Tu vas pas te lever ?
- Oui ! - Qu'est-ce qui se passe ?
Ca va ?
- Et toi ? - Patron.
- C'est pour quoi ?
- Ben, on a pété les braqueurs.
Grâce à toi. - Grâce à Julien, surtout.
- Il est pas là, Julien. - Il est où ?
- Il est parti sans rien dire.
Il court derrière son indic, ce fou.
- A la vôtre. - Tu nous fais un discours ?
- Non. - Ben si.
Discours obligatoire. - J'avoue.
- On t'écoute.
- Je porte un toast
à vous tous.
Et bravo.
- C'est tout ? - Mais encore ?
- Non, en fait...
quand je suis dans la colonne avec vous,
je me dis que quoi qu'il arrive,
je sais que ça va le faire.
Vous savez pourquoi ?
Parce que je vous fais confiance.
- Il va nous faire chialer.
- Ah, mon coeur...
- Allez, santé. - Santé.
- Alors, on se bourre
la gueule ?
*Morceau techno
*...
- Hé, vous buvez quoi ?
- Quoi ? - Vous buvez quoi ?
- T'as raté le bar ?
- Il revient les mains vides !
- Je prends les verres. - Tu bois...
C'est moi qui paye !
- Waouh...
- Ah, chui pas bourré.
- C'est pas grave, je t'ai pas insulté.
- Chui pas bourré. - Hé, faut se détendre un peu.
On n'est pas en Syrie, c'est pas la guerre.
C'est un jeu, on est des chasseurs et eux aussi. On joue.
Oui, parfois, c'est dangereux,
mais c'est pas la guerre.
Regarde, les gens dansent.
Ils font la fête.
Il y a des Américains. T'es à 12 000 euros le mètre carré.
Minimum !
C'est Paris, ma gueule.
C'est le centre du monde.
Nous, on est là pour faire en sorte que ça soit pas trop le bordel.
Quand on fait une affaire, sans blessé,
ni chez eux ni chez nous, ben, on fait la fête.
Parce qu'on n'est pas sûrs que ça se passera aussi bien demain.
- Arrête avec tes leçons.
- Je te parle pas, toi.
*...
- Oh, oh, oh...
- Hé, juste, profite. Sois avec nous.
Tu nous aimes pas trop,
mais c'est pas grave.
T'es bourré, mais tu vas rester avec nous jusqu'à ce que ça ferme.
On est là !
Le reste, c'est des conneries. Ca existe pas.
- Bon, allez, on trinque.
*"Mundian to Bach Ke" par Panjabi MC
*...
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux pas danser avec moi ?
Non, tu veux pas danser avec moi ?
- Elle t'a remplacé. - Elle est bourrée.
*"Time's up" par Dxrk et Jake OHM
*...
- Vas-y, vas-y...
- Oh, ben alors ?
- Arrête.
- Ben, ça va, non ?
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Lâche-la, lâche-la.
- Me touche pas ! - Calme.
Calme.
- T'es baisée, toi !
- Calme, calme. - Lâche-moi.
*...
- Vous êtes sérieux, là ?
*...
- Alors ?
- Quoi, alors ?
- Tu peux.
- Je suis passé voir Rachid El-Hassani en prison.
Un de ses neveux a été kidnappé par Eric, il demande une rançon.
- Ben, qu'il dépose plainte. - Non, il fera jamais ça.
- Il déposera pas plainte et je lui ai dit de pas bouger.
Il nous a donné trois jours pour le retrouver.
Si vous êtes avec moi.
- Mais bien sûr.
- Si ça marche, je lui demanderai le nom de son fournisseur.
Le mec que tu cherches depuis des années.
- Tu crois qu'il va te le donner ? - Je lui laisserai pas le choix.
- OK.
- Comment on le retrouve, le neveu ?
- Déjà, on peut pas aller chez Patrick lui demander.
- Non, c'est sûr. - C'est compliqué.
Julien...
Julien, moi, j'aime bien.
Il parlera pas, il est avec nous.
- Badri ?
- Badri, n'en parle pas.
- Badri... - Mais non.
- C'est compliqué, il est avec Patrick.
- OK, alors, c'est quoi le plan ?
On fait ça dans le dos de Patrick ? Des surveillances, des filoches ?
C'est chaud, hein ?
- Sinon, quoi ?
- Sinon, j'en parle à Ferracci.
- Ca va pas marcher.
- Est-ce qu'on a le choix ?
Thème mélancolique
...
- Il est parti, Otmane ? - Bonjour.
- Bonjour. Il est parti, Otmane ?
- Ouais.
- Comment ça, "ouais" ?
- Ben, il est parti, oui.
- Il a pris ses affaires,
il va pas revenir ? - Non.
Il a trouvé un appart et du boulot. Tu vas retrouver ta chambre.
- Quel boulot ? - Je sais pas.
- Mais il est parti où ?
- Je sais pas.
- Tu sais rien, en fait.
- Je suis pas une "hnouf", moi ! Appelle-le, tu me soûles, là !
- Chier ! - Mais ça va pas ?
Putain, trouve-toi une meuf !
Un homme parle, les propos sont inintelligibles.
...
Saïd frappe.
- Entrez !
- Bonjour.
- Vous avez
une sale gueule. - J'ai eu une petite nuit.
- Vous venez me voir
pour Patrick ?
Son fils est à l'hôpital.
- C'est grave ?
- Tentative de suicide.
Je lui ai dit de prendre du temps.
Vous le remplacez en attendant. - Bien.
- Je sais que son retour
n'a pas été facile pour vous, mais j'ai été agréablement surprise
par votre mental.
- Merci.
- Vous vouliez me dire quelque chose ?
- Non.
Non, je passais simplement vous... vous saluer.
Bonjour... Bonne journée.
Quelqu'un vient.
- Houlà, il vous arrive quoi ?
- On est sortis hier soir.
- Avec qui ?
- Avec Saïd. - Quoi ?
Sérieux ? - Doucement.
- Jusqu'à tard ?
- Arrête de crier.
- Badri n'est pas là ?
- Oh, la gueule !
- Alors, Ferracci ? - Je lui ai rien dit.
Patrick est HS pour quelques jours, il a des problèmes
familiaux.
- Sérieux ?
- Il a quoi ? - Vous parlez de quoi ?
- On va t'expliquer.
- Je crois que le choc du décès de sa mère
a déclenché chez Noam un profond état de stress
et fait tout remonter à la surface, ça arrive avec les décès.
Ensuite, il s'est enfermé.
Il a fait une décompensation.
Il a arrêté la fac, rompu tout lien social.
Et si on ajoute
la consommation régulière de psychotropes,
on arrive au geste d'hier.
Il a perdu son ancrage au réel.
Son dernier espoir, c'est vous.
Ce père qui s'absente
pour sauver des vies.
Ce père idéalisé, inatteignable. Alors, Noam se met en danger
pour voir si son père
pourra le sauver.
Vous comprenez ce que je vous dis ? - Non.
Il a braqué l'arme sur moi avant de la retourner contre lui.
- Vous êtes choqué par le geste. - On a fini ?
- Vous retournez voir votre fils ?
- Non, vous l'avez shooté à mort. Je vais pas le regarder pioncer.
Bonne journée.
Un portable vibre.
- Attends.
- C'est quoi ?
- Ouais ? *- J'ai une mission pour toi.
- T'as bien choisi ton moment. *- Mets-toi
*sur le frère El-Hassani. - Quoi ?
Deux secondes.
Hamza ? *- Oui, tu peux ?
- Je me mets sur lui.
*- Sûr ? - Oui, je pars.
*- Non, Julien est dessus. Ce soir.
- Ce soir ? *- Oui.
*Vas-y, direct. - OK.
Compte sur moi. *- Merci.
- Vas-y.
Thème intrigant
...
*- La fille Perez arrive.
- On l'avait pas, cette immat'.
*- Elle change de voiture tous les jours.
*C'est pas mal
*d'avoir une boîte de loc'.
- Ils se font livrer des pizzas.
- Ils vont regarder le match ensemble.
- Nina !
*- Jordan bouge, il a l'air pressé.
Bizarre, il a pris une pizza.
- Comment ça, "bizarre" ?
- Je sais pas, il a l'air speed.
- On se met dessus.
- Socrate.
*Il vient vers toi.
- C'est bon. Je l'ai.
Je l'ai.
Il bombarde, il est pressé.
Ah, putain.
*On arrive à un rond-point.
J'attends au feu rouge. Putain, il est énervé.
*OK, il repart
vers chez lui, c'est pour toi, Saïd.
- C'est bon, il s'amène vers moi.
Ca prend à gauche, vers chez lui.
- Il rentre pas, les gars.
Il retourne vers le sud. *- Je m'en occupe.
Putain ! Il passe devant moi. Ca va très vite.
Et ça tourne à droite.
*Julien ? - Je prends.
...
Il s'arrête à la pompe
en sortant de Vitry. *- Je reprends.
...
Il a acheté de l'eau.
Il prend pas d'essence, il repart.
...
Il est descendu dans un parking, 12 rue Couturier.
Je descends voir. *- OK.
...
- (Il y a quelqu'un dans le box. Il a pris la pizza et l'eau.)
- On va tenter le coup. Il y a une issue de son côté ?
- (Non, y a que l'entrée.)
- OK, on fonce.
Musique à suspense
...
- Police ! - Contre le mur !
- Au sol ! Tes mains ! Tes mains !
- C'est la police.
Vous n'avez rien ?
Vous êtes sûr ?
Thème mélodique
...
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On a fait le fils Perez sur une séquestre.
C'était pas prévu. - Il a séquestré qui ?
- Le neveu des frères El-Hassani.
- Et c'était pas prévu ?
- Non, il avait un comportement bizarre.
On l'a suivi, il nous a amenés au jeune homme.
Je pensais que sa vie était en danger, j'ai donné le go.
- OK, super.
- Pour la procédure, j'aimerais que ce soit Hélène Martinez.
- C'est logique. - Merci.
- Vous êtes un malin, Saïd.
- C'est pas puni par la loi, ça. - Pas encore.
Réception de SMS
- Jusqu'à ce portail.
En ce qui concerne la crim', vous attendez qu'on rentre
avant d'intervenir.
- C'est quoi ce bordel ? - Une perquis' chez Perez.
- Alors, Badri, bouclier 1.
Julien, Vanessa, Socrate et moi.
Des questions ?
- Non. - C'est parti, les gars.
- Vous vous foutez de ma gueule ? - Non, on a fait la séquestration.
Maintenant on fait la perquis'. - Hamza, c'était bidon, en fait.
- Parano. - Et Patrick ?
- Quoi, Patrick ?
- Vous l'avez prévenu ?
Un portable sonne.
...
- Putain !
Vas-y. Vas-y, putain.
*Sonneries
*...
Putain, décroche !
*- Ouais, "Michto" ? - Eric, vide ta baraque.
Ils arrivent, ton fils a fait une connerie.
*- J'ai combien de temps ? - T'as pas le temps !
- Kylian !
Lève-toi !
Qu'est-ce t'as fait tes morts !?
- J'ai fait quoi ?
Arrête !
- Mon père, arrête ça !
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Les "clistés" sont là. - Y a des machins dans la maison ?
- Oui, vite, dans le coffre !
Thème rock
...
Nina !
- J'arrive.
- Tiens, le Vector. Le Vector !
Donne-moi le ball-trap, j'y ai droit.
...
Thème intrigant
...
- V'là les races de mort. Vous avez apporté les croissants ?
- Deux qui sécurisent. Viens ici.
- J'ai appelé mon baveux, il arrive.
Je veux pas que vous allez "guarav"
des trucs chez moi.
- Comment t'as pu le prévenir ?
- C'est le "blaz". Je vous sens à des kilomètres.
Je sais pas, ce matin, ça sentait les "wings", le poulet grillé.
- Allez me chercher le pied-de-biche.
Les plinthes, ça sonne creux.
- Doucement avec le "kavé".
Mets-toi à l'aise, enlève ta cagoule.
- Bonjour. - Bonjour.
- Je viens voir mon fils, Noam Prigent.
- Noam Prigent ? - Hm, hm.
- Noam Prigent...
Il a signé sa décharge de sortie, il a dit que son père
venait le chercher.
- Merci. - Je vous en prie.
- Ah !
Tu m'as fait peur.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Je me suis embrouillé avec mon père et je savais pas où aller.
- Ben, viens à la maison.
- Je peux partir.
- Non, vas-y, viens.
Allez, qu'est-ce que tu fais ?
- Alors, cette sortie ?
Ca s'est bien passé ?
- On n'a rien trouvé, mais tu dois le savoir.
- Non, je sais pas. Personne ne me parle.
- Va voir ça avec Ferracci.
- Elle t'a dit de suivre
le fils d'Eric ?
- On a sauvé un gamin,
ça te dérange ? - Tu comprends rien à ce métier.
- C'est toi qui m'as fait venir ici.
- Hé, oh, oh !
- Calmez-vous !
- Il se passe quoi, là ?
- J'aime pas être pris pour un con.
- Vous vous prenez pour qui ?
Vous croyez que la BRI,
c'est vous ?
- Allez demander dans tout le bâtiment, demandez qui je suis.
- Ils savent vraiment qui vous êtes ?
- Vous voulez dire quoi ?
Je suis là grâce à mon travail,
pas parce que je suis une femme.
- Vous traversez
une période difficile, je sais.
Faisons comme si rien n'était arrivé.
- Ca sera pas le cas, arrêtons de faire semblant.
- Il est dans celle du fond.
Elle revient pas avant une demi-heure.
- Merci.
Il tape à la vitre.
...
Eric ?
Ca va ?
- "Michto".
- Je me suis fait baiser, ils ont fait ça dans mon dos.
- Ils ont rien, merci.
C'est pour mon petit
que je me ronge.
Il va se passer quoi
pour toi ?
- Je finis le mois et j'arrête.
Ca les arrangera. C'est une galère pour me vider.
- Cette fois, c'est la bonne ?
- Faut croire, oui.
- Le bateau.
- Le bateau ? - Le bateau.
- Quel bateau ?
- Tu te rappelles pas ?
- Non.
- Un jour, t'es parti en voilier faire le tour de je-sais-pas-quoi.
T'es revenu et tu répétais : "Je ferai du bateau
"à la retraite." - J'en ai dit des choses, hein ?
- Tu vas pas le faire ?
- Je crois pas, non.
- Moi, c'est pas compliqué.
Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais, mais là...
Là, faut que j'aille vite, que je fasse tout pour mes petits.
Après...
Je vais continuer à jouer un peu avec eux, voilà.
Thème mélancolique
...
On ira peut-être faire du bateau.
On sait pas.
...
- Tu portes combien ?
- 50.
- C'est trop facile comme ça.
- Ben ouais.
Il tape.
- Je vais me doucher.
- Hein ?
- Je vais me doucher. Je m'énerve, là.
- Vanessa, tu tournes ?
- Vas-y. - En MMA.
- Ouais. - Prends les mitaines.
- Fais-lui fermer sa bouche.
- Allez, à toute. - A toute.
- Je reste en "grappling", toi, tu frappes.
Vas-y, essaye.
Thème mélancolique
...
- Lâche.
...
Elle pousse de petits soupirs.
...
...
- Raconte.
- Simplement, je me suis écouté et j'ai pu sauver des gens.
...
Une voiture approche.
...
- Y a un mec en bas.
Téléphone portable, crâne rasé, baskets blanches, tu le vois ?
- Ouais. - Il s'appelle Hamza.
A partir de maintenant,
je te confie sa vie.
Tu le surveilles de jour comme de nuit.
Il doit rien lui arriver.
Donc, le Walter, tu le prends.
Tu le mets dans ta poche.
Toujours prêt à servir.
Tu peux tirer sans dégainer. Si tu vois des gars qui approchent,
tu réfléchis pas, tu allumes direct.
Tu m'as compris ?
- Oui, vas-y.
...
- Bon, alors, pour mon petit ?
- Là, il est au dépôt. - C'est bon pour lui ?
- Enlèvement, séquestration, c'est mal parti.
- Non, fais-le-moi sortir, hm ?
Trouve un vice de procédure.
Tu veux combien ? Faut payer qui, la cour ? Combien ?
- Non, Eric.
- Tu me l'arraches, c'est mon fils aîné.
J'ai besoin de lui pour mes affaires. Sinon, j'ai personne.
- La vérité, c'est qu'il est parti
pour faire au moins trois ans.
- Je suis mort.
Putain, je suis mort.
- Pourquoi il a fait ça, ce con ?
Ca va, t'es pas trop fatigué ?
- Non, ça va.
- Tu es beau.
C'est le bordel à la maison.
On n'a pas eu le temps de ranger, ils ont tout retourné.
Tu veux dormir chez moi quelques jours ?
- Non, ça va.
- On va où ?
- Prends l'Etoile, j'ai envie de boire un café.
- OK.
...
- Tiens, fais-moi...
Deux allongés avec du lait. Une grande tasse.
- Ca marche.
- Je vais dire à Kylian
que je t'ai récupéré.
Je suis désolée.
- Pourquoi ?
- On s'est pas mal chicanés ces derniers temps.
J'aurais dû t'écouter et peut-être que Jordan n'aurait pas fait ça.
Nous, les Perez, on est des durs.
Faut qu'on reste soudés, puis on a Patrick avec nous.
- Et voilà.
- Il était dedans, Kylian ? - Quoi ?
- Jordan, il a levé le gamin tout seul
ou il a pris Kylian avec lui ?
- Pourquoi tu dis ça ? Il a dit qu'il savait pas.
Tintement de la cuillère dans la tasse
...
- Je t'ai déjà menti, moi ?
- Non.
- Je t'ai dit la vérité
sur ta mère.
- Oui.
- Je t'ai dit quoi ? - Tu sais bien.
- Dis-le-moi.
- Tu m'as dit que tu savais qu'elle te ferait des trucs bizarres,
que tu n'aurais pas dû
la suivre. - Exactement.
- Alors ?
- Ca a pas marché.
Elle est tombée enceinte, je voulais pas de l'enfant.
"Tu sauras pas "s'en" occuper", j'y ai dit.
Ben, ça a pas manqué.
Je me suis retrouvé seul avec toi. Tu dormais pas, je devenais fou.
Je me disais :
"Pourquoi j'ai fait ça ?"
Je le savais.
- Pourquoi tu parles de ça ?
- Tu vois pas où je veux en venir ? - Non.
- T'as toujours été une galère,
mais je t'ai gardée.
Pourquoi ?
- Parce que je suis ta fille, non ?
- Parce qu'il y a un truc qu'on peut pas t'enlever, t'es intelligente.
T'es la plus rusée de mes petits.
Mais... Il y a un truc que je comprends pas.
Pourquoi tu me prends
pour un guignol ? - Comment ça ?
- Tes frères,
ils m'obéissent au doigt et à l'oeil.
Je leur avais dit de pas bouger.
C'est toi qui as eu cette idée
d'enlever un gamin qui n'a rien à voir dans l'histoire.
Je le sais parce que t'es ma fille.
La haine
que tu as au fond de toi,
elle vient de moi.
Ton frère va manger à la gamelle à cause de toi.
Arrête de faire "quarite".
- Je voulais qu'ils paient, voilà. Je supportais pas de rester là
à rien faire.
- Ca, je tolère.
Mais si tu veux faire l'homme, tu vas jusqu'au bout.
A la limite, tu prends l'autre tapette,
ton mari.
Je t'explique, je t'explique.
Le baveux de ton frère, tu vas "pet sa rave".
Tu vas pas manquer un parloir. C'est toi qui "s'occupes" de lui.
De jour comme de nuit. Et que ça te serve de leçon.
T'es ma fille, je t'aime, mais tu dois passer par moi.
Tu fais pas n'importe quoi, personne paie à ta place.
Ca va pas, non ?
Tu me refais un coup comme ça, je te renie
de cette famille.
Coups de feu, cris
- Ca va, mon père ?
Thème dramatique
Au secours !
Au secours, appelez les flics !
...
Sous-titrage : Denis Poudou pour Tri Track
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