All language subtitles for Law & Order S06E20 Girlfriends 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Il en voulait trois.

Pourquoi se précipiter de finir ses études pour finir adjoint à la fac ?

Tiens. Des parnassiens contemporains.

Des anti-romantiques.

Contrôle sur les sentiments devrait être dans tes cordes.

- Tu cherches quoi ? - Le choix des mots d'Heredia.

Dans son sonnet de Cléopâtre, pourquoi ne dit-il pas "Antoine" ?

"Antoine" perturbe l'alexandrin ?

Non. Il l'appelle "Le Romain". C'est le même nombre de syllabes.

Un critique de l'académie en saurait plus.

Après Baudelaire.

Ce n'est pas très bien rangé.

Mike.

Quoi ? Tu as trouvé ?

Mike !

Bridget Kaylin, en dernière année.

J'ai été le premier à répondre.

J'ai émis le signal via la police du campus.

Qui a accès à cette zone de la bibliothèque ?

N'importe qui avec une carte d'étudiant, les anciens élèves.

Tout le monde peut acheter une carte de bibliothèque.

Si notre service peut faire autre chose...

Commencez par vous mettre là.

Elle est encore chaude. Morte il y a une heure.

Sa culotte est baissée.

Il y a eu deux viols ces six dernières semaines.

Votre service pourrait faire quelque chose.

La marque sur son cou, étranglée ?

Peut-être.

Vu sa blessure à la tête, elle a pu tomber là-dessus.

- Vous avez entendu quelque chose ? - Non. Il n'y avait pas grand monde.

La phénoménologie en métaphore.

Pas étonnant que ce soit désert.

LA LOI

L'ORDRE

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Ce serait notre violeur ?

Ce n'était pas un vol. Elle avait encore de l'argent.

Comment procède votre violeur ?

Il arrive derrière les filles.

Il les étrangle pour les affaiblir.

Ça les endort.

Elle avait des marques au cou.

Ça colle.

Ne reste plus qu'à l'attraper.

Il avait déjà agi à la bibliothèque ?

Les dortoirs. Les zones accessibles aux étudiants.

Mes hommes surveillent les dortoirs.

Mais pas la bibliothèque.

Trente-deux policiers, des quarts de huit heures.

Je manque de personnel. Il y a un groupe de lutte contre le viol.

Ils patrouillent, font des séminaires de sensibilisation.

Et la patrouille ?

Ils arrêtent des hommes seuls, exigent une explication de leur présence.

La police du campus ?

- Ils ferment les yeux. - Sur quoi ?

À part une femme assassinée et 17 agressées ?

Il y aurait eu deux viols.

Une femme étranglée, assommée, agressée.

C'est ce qu'on appelle un viol.

Et les 15 autres ?

Ils appellent ça du sexe consenti, du flirt, un malentendu.

Vous seriez surpris du nombre de malentendus

avec des étudiants ivres.

Les femmes nous parlent, mais pas à la police.

Comment la police pourrait-elle être au courant ?

Ils ne feraient rien.

On est de la police. On est là. On vous écoute.

STOP LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES

Très bien.

Parlez à ces hommes. Ce sont des prédateurs sexuels.

On a donné la liste à la police du campus.

Et ils n'ont rien fait.

Jack Miniver, une de nos équipes l'a vu devant la bibliothèque hier soir.

Il a refusé de dire ce qu'il y faisait.

Je traversais la cour pour aller dans un bar sur Broadway.

Je n'avais pas à m'expliquer auprès des féminazis.

Tu n'es pas allé à la bibliothèque ?

J'essaye d'éviter.

À quelle heure as-tu quitté le bar ?

À 22 h.

On est obligés de parler de ça ?

Pourquoi c'est écrit "violeur" à côté de ton nom ?

Elles sont tordues.

Quelqu'un t'a vu quitter le bar ?

Je vais vous expliquer.

Il y a six mois, j'ai rencontré une fille à une fête.

En première année.

Il y avait un fût. Elle a bu quelques verres.

On a fini au pieu.

Le lendemain, sa marraine de fac l'a convaincue

d'un viol.

- Vous aviez couché ? - Bien sûr.

J'étais censé savoir que son "oui",

ne comptait pas parce que son taux d'alcoolémie était supérieur à 0,085.

J'ai oublié sa prise de sang.

Car tu étais trop occupé à ramener

une gamine bourrée dans ta chambre ?

J'étais ivre aussi.

Ça ne fait pas de moi un violeur ou un meurtrier.

Dans une université, la règle

est de demander la permission à chaque étape d'une séance de pelotage.

Je peux te toucher ici ? Merci.

- Je peux poser ma main ? - C'est ta méthode, non ?

- La pitié. - Le jeune marié,

tu ne sais pas ce que tu rates.

Oui. Des rediffusions de Jinny de mes rêves.

- C'est pas du harcèlement sexuel ? - Portez plainte.

Et la liste des suspects ?

Il y a de tout.

D'un deuxième année suspendu pour agression

à un prof qui a raconté une blague insultante pour certaines femmes.

J'attends.

Non. Toi, Rey. Tu la racontes si bien.

Pourquoi le viol est-il impossible ?

Car une femme court plus vite la jupe en l'air

qu'un homme avec le pantalon baissé.

- C'est insultant. - Le pire, c'est que ce n'est pas drôle.

Mais ça ne fait pas de lui un suspect.

Et le jeune Miniver ?

Il est passé devant un tribunal étudiant pour viol.

- Ils l'ont déclaré innocent. - Et vous ?

Il n'est pas mon genre.

Allez voir la légiste et dites-moi quand vous la pelotez.

J'ignore si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle.

Votre victime n'a pas été violée et rien n'indique qu'il y ait eu tentative.

Le pantalon était baissé

pour faire croire que c'était le violeur du campus ?

Ou c'était le violeur du campus, et il aime voir ses victimes respirer.

Il l'étrangle, elle tombe et se cogne la tête,

et il change d'avis.

Ses deux premières victimes.

Des marques sur le cou.

Il a de grandes mains.

Bridget Kaylin.

La seule marque est une bande étroite.

- Il avait un outil. - Ou mal aux mains ?

Pas d'occlusion des vaisseaux dans la tête ou le cou.

La mort a été instantanée suite au coup porté à la tête.

Hématome épidural.

Elle est morte avant d'être étranglée.

CHEZ BRIDGET KAYLIN VENDREDI 24 FÉVRIER

On a loué cet appartement pour elle l'an dernier.

Elle n'arrivait pas à étudier ici.

Elle avait des amis à la Cité U ?

Bridget avait beaucoup d'amis. Elle a toujours été populaire.

Que fais-tu, Mary ? Tu ne veux pas t'asseoir ?

Burt, on va bientôt rentrer chez nous.

Les pompes funèbres veulent savoir dans quoi on l'enterre.

Ça peut attendre.

Bridget avait-elle des petits amis ?

Non, je ne pense pas.

J'ai des filles, monsieur Kaylin.

Vous seriez au courant ?

Elle avait 21 ans, Burt.

Seule dans un appartement de New York.

Elle nous aurait parlé d'un petit ami.

Il y a eu cet étudiant en commerce.

Bernilli.

- C'est cher. - Elle l'a peut-être achetée en solde.

Bridget travaille à la boutique du campus les après-midi.

Des boucles d'oreilles en diamant ? Tu lui as offert ça, Burt ?

Je savais qu'elle les voulait. Peut-être pour la remise des diplômes.

Mes parents veulent que j'arrête l'école.

Six semaines avant la remise des diplômes.

J'ai du mal à y croire. Dans la bibliothèque ?

Vous allez arrêter ce type ?

On essaie.

- Vous étiez proches ? - On se voyait tous les jours.

Elle arrivait d'habitude à cette heure-ci. C'était sa chaise.

Que faisiez-vous ici ?

- Mater les mecs ? - Des étudiants ?

On vient juste pour le café.

Et Bridget ? Elle avait un petit ami ?

Pas depuis Brent.

- L'étudiant en commerce ? - Il a déménagé à LA l'été dernier.

Et en dehors du campus ? Plus vieux ? Friqué ?

Un papa gâteau ? Vous appelez ça comme ça ?

Le nom survit à chaque génération.

Bridget aimait les types avec un sens de l'humour.

Elle allait au musée pour ses études d'histoire de l'art.

Où a-t-elle trouvé des boucles d'oreilles en diamant ?

Bridget ?

Non, je ne pense pas. Elle était boursière.

Quelqu'un l'a vue hier ?

On a mangé un burger avant qu'elle aille à la bibliothèque, vers 17 h.

Après le travail ?

Après l'aérobique. Les lundis, jeudis et vendredis.

De 15 h à 16 h.

CAFÉ 112

Elle ne travaillait pas à la boutique

du campus les après-midi.

Elle a menti à papa et maman ? Appelle Ripley.

Intéressons-nous aux boucles d'oreilles.

Comment on appelle un papa gâteau de nos jours ?

Alors, Lennie, dans quoi veux-tu être enterré ?

Dans ma combinaison du 25e siècle, sur une des lunes de Jupiter.

Elle a 21 ans et elle prend des somnifères ?

Oui. La vie n'est plus aussi douce qu'à ton époque.

Bouchon de champagne.

Elle devait fêter quelque chose.

Elle figurait au palmarès du doyen en première année.

Une carte d'anniversaire.

À la femme qui m'a comblé.

Pour l'éternité, Brent.

Jusqu'à ce qu'il s'installe au pays des merveilles.

Son relevé bancaire du mois dernier.

Grill de l'hôtel Barrington, 14 dollars.

Club de gym, 300 dollars.

Encore le grill du Barrington, 12 dollars.

Allumettes. Grill de l'hôtel Barrington.

Si elle y retrouve son papa gâteau, pourquoi elle paye ?

Pas vraiment l'ambiance étudiante.

Aucun étudiant dans le coin.

Que puis-je faire pour vous ?

On voudrait quelques renseignements.

Avez-vous déjà vu cette fille ici avec son petit ami ?

Son petit ami ? C'est une blague ?

En fait, non.

D'accord, je vais jouer le jeu.

Je l'ai vue ici plein de fois, avec plein de mecs différents.

C'est une professionnelle.

Elle se prostituait ?

J'ai vu son bulletin de notes.

Oui. Et voici le complément. On a analysé ses empreintes.

- Une certaine Jane Monroe. - Arrêtée pour prostitution ?

Il y a un mois, pour fausse carte d'identité.

Pas d'antécédent, l'ordinateur n'a rien trouvé.

Elle a payé son amende et est retournée à l'école.

Qu'est-ce qui lui a pris ?

La boutique du campus ne paie que six dollars de l'heure.

Tous ses michetons sont des suspects.

Retrouvez-les. Qui l'a arrêtée ?

Scapelli, des Mœurs.

On a patrouillé ensemble.

D'habitude, je vais au Murchison.

Pas au Barrington ?

Pas avec notre budget. Je joue un VRP fauché.

Je m'enregistre.

Je trouve une annonce pour un service d'escorte, massage, et j'appelle.

Ils demandent ce que tu veux. Tu prends quoi ?

J'alterne entre Noires et Blanches. La non-discrimination.

Elles se pointent. Je parle.

Je parle de la météo.

Je parle de mon vol depuis Omaha.

Si elles ont des soupçons, je leur montre le manteau.

Franklin, le meilleur tailleur d'Omaha. Alors, marché conclu.

Relation sexuelle en échange d'argent.

Bon. C'est la fille dont on parlait.

Tu la reconnais ?

Oui. Elle a essayé de s'en sortir en pleurant à chaudes larmes.

La plupart ne font pas ça.

C'est l'annonce pour laquelle j'ai appelé.

"Belles filles disponibles pour toutes les occasions."

Un numéro de bipeur aléatoire. En gros, impossible à tracer.

Rey, dis-leur que tu as une occasion.

MAISON HAPGOOD MERCREDI 1ER MARS

C'est super, ma belle.

J'ai hâte de te voir.

Repasse-moi ta maman, d'accord ?

Oui ?

Service d'étage.

Six semaines avant la remise des diplômes, hein ?

Vous allez le dire à mes parents ?

Tu te prostitues et c'est ce qui t'inquiète ?

On était prudentes. Il ne s'est rien passé.

Ton amie a été tuée.

Par un violeur psychopathe.

Elle n'a pas été violée, Donna.

Notre meilleure théorie est qu'elle a été tuée

par un type qui s'offrait ses services.

On aurait gagné du temps si tu nous avais dit ce qu'elle faisait.

Je ne pensais pas que ce serait pertinent.

Vous êtes combien ?

Moi, Lisa, vous l'avez vue, et Bridget venait de commencer.

- Quand ? - À l'automne dernier.

Pourquoi ?

Elle voulait l'argent.

Et alors ? Comme tout le monde.

Les mecs l'emmenaient

et dépensaient 300 dollars pour un dîner et un spectacle.

Alors qu'ils voulaient juste coucher avec elle.

Elle s'est dit : "Autant sauter la partie ennuyeuse."

Pourquoi pas ? Les tarés ne manquent pas après tout.

- Le SIDA. - On a toujours utilisé des préservatifs.

Bridget a été assassinée. On veut parler à ses clients.

Qui étaient-ils ?

Je ne connais que les miens.

Qui répondait aux appels quand un type appelait ?

Qui gérait ça ?

Shelly.

Elle travaille avec nous depuis deux mois.

Elle a pris en main le planning.

Shelly Taggert, nous devons te parler de Bridget Kaylin.

Je ne sais pas quoi vous dire d'autre.

Ça va paraître insensible,

mais je dois voir un agent immobilier. Je suis entre deux apparts.

Où vis-tu ?

Avec mon père.

Que voulez-vous savoir ?

Les noms des michetons de Bridget Kaylin.

Ses quoi ?

On sait, Shelly.

L'inspecteur Curtis est le M. Jenkins

qu'a fréquenté Donna Richland à la maison Hapgood hier soir.

- J'ignore de quoi vous parlez. - Donna nous l'a dit.

Que je l'ai envoyée dans un hôtel ?

Il nous faut les noms des types que tu as envoyés à Bridget Kaylin.

Aucune idée de quoi vous parlez.

On n'est pas après ton réseau de prostitution.

- Juste les... - Je ne sais pas ce que Donna vous a dit,

mais c'est ridicule.

J'ai un rendez-vous. Je suis en retard.

Un mandat pour fouiller l'appartement de son père ?

Elle vit là-bas.

Si elle a un carnet secret, il sera là.

Mais je ne peux pas dire à un juge

que vous espérez y trouver des preuves de meurtre.

- Pourquoi ? - C'est comme ça.

Le carnet ne prouverait pas un meurtre,

mais une liste de pistes d'enquête potentielles.

Qui pourrait mener à une preuve de meurtre.

Obtenez un mandat de perquisition.

Donc, on demande aux hommes

dans la rue s'ils ont tué Bridget Kaylin ?

Sinon, ce carnet n'est pas une preuve de meurtre,

mais une preuve de prostitution.

Ce qui, je crois, reste un crime.

Très bien.

CHEZ BARRY TAGGERT VENDREDI 3 MARS

Ma fille n'est pas là.

On a un mandat pour fouiller ses affaires.

Shelly ? Pourquoi ?

J'ai couvert les chèques qu'elle a faits.

Monsieur, montrez-nous sa chambre.

Je veux voir ce mandat.

Preuves de prostitution ?

Vous êtes fou ?

Désolé, monsieur Taggert.

On n'est pas là pour en discuter.

C'est à votre fille ou à votre femme ?

Je suis veuf et j'appelle mon avocat.

C'est la chambre de votre fille ?

Tout de suite.

Tu parles d'une façon d'apprendre la nouvelle.

Jolis vêtements.

Madonna porte les mêmes vêtements.

- Tu bosses chez Vogue ? - Je vis avec quatre femmes.

Ma grand-mère en avait un comme ça.

Je parie qu'elle n'avait pas ça.

Jonathan Freeman. Moitié-moitié, 400 dollars.

Bridget.

C'est parfait.

Votre nom apparaît quatre fois dans le carnet.

Chaque fois avec Bridget Kaylin.

Ma femme va passer cette porte dans environ six minutes.

Bridget Kaylin est morte.

C'est encore pire pour elle.

Écoutez, je suis désolé.

Mais je ne l'ai pas tuée si c'est ce que vous pensez.

Je ne l'avais pas vue depuis un bail.

- Que disait le carnet ? - Que ça faisait un bail.

- Une dispute ? - Non.

Je l'ai rappelée.

Elle n'acceptait plus de rencards. C'est tout.

Sauf si vous étiez désespéré de la revoir.

Quand est-ce arrivé ?

Jeudi soir ?

J'étais chez mes beaux-parents.

Si vous voulez me tuer, demandez-leur.

Comptez sur nous.

J'ai lu ça. J'allais vous appeler.

Mais je ne savais rien.

Vous étiez un de ses habituées.

Oui. Pourquoi pas ?

Elle était merveilleuse.

J'allais faire une déclaration à ses parents, mais...

Vous l'avez connue avec l'annonce ?

Oui. Je ne suis pas marié.

Je n'aime pas faire l'amour à mes pizzas.

Vous avez essayé d'avoir des rencards ?

Oui.

Les bombes de 20 ans qui veulent sortir avec moi

courent les rues.

Pourquoi pas une veuve de 50 ans ?

Voyons, bombe de 20 ans, veuve de 50 ans.

Pour 200 dollars, je prends la bombe.

Deux cents dollars, c'est une belle relation.

Vous faites erreur.

On s'éclatait tous les deux.

Pas seulement au lit.

Elle m'a emmené une fois au musée moderne

et m'a expliqué toutes ces photos monochromes.

Quand l'avez-vous vue pour la dernière fois ?

Il y a un mois. Elle a dit qu'elle arrêtait.

Elle a dit pourquoi ?

Oui. Pour un garçon, je pense.

Je ne sais pas, un pressentiment.

On est sortis une dernière fois, pour nos adieux.

On est allés dans un club russe à Brighton Beach.

J'ai pris cette photo en souvenir.

- Le camée. - Magnifique, non ?

Son copain a dû lui offrir.

Je vous l'ai dit la première fois. Elle n'avait pas de mec.

Et le camée vert ?

Oui. C'était nouveau.

Elle le portait au café avant d'aller à la bibliothèque ?

Oui.

Elle ne l'avait pas quand on l'a trouvée.

Il se trouve qu'il était dans le tiroir de Shelly Taggert.

Shelly ?

Oui. Elle s'entendait bien avec Bridget ?

- Vous l'avez trouvé chez Shelly ? - C'est ça.

Shelly a dû la voir ce soir-là, avant que ça n'arrive.

Et tout allait bien entre elles ?

Bon, elles se sont un peu disputées ce jour-là.

À quel sujet ?

Je ne sais pas.

En entrant dans le café,

elles étaient là, à se disputer.

Bridget est partie.

Shelly a dit que ça ne me regardait pas.

Elle avait le camée.

On l'a pris et on l'a apporté au légiste.

Le bracelet correspond aux marques sur le cou de Bridget Kaylin.

Comme s'il avait été arraché.

On a trouvé des empreintes dans le carnet de Shelly.

Les mêmes empreintes que sur le bureau de Bridget Kaylin.

Shelly Taggert y avait facilement accès.

Elle savait pour le violeur du campus pour brouiller les pistes.

Mobile ?

Bridget voulait arrêter. L'arrestation l'a calmée.

Shelly voulait la garder. Qui sait ?

On sait qu'elles se sont disputées.

Nous avons un mandat d'arrêt contre votre fille.

- Pourriez-vous vous écarter ? - Elle n'est pas là.

- Où est-elle ? - Elle est partie.

Où ça ?

En Europe.

Je lui ai dit que je l'enverrais à la fin de la fac.

Je ne peux pas arrêter votre fille pour le moment.

Je me contenterai de vous.

Depuis quand le père est-il responsable des péchés de son enfant ?

Vous n'avez pas parlé de "péchés présumés".

Ma fille n'a tué personne.

Cumul de dettes et maquerelle d'un réseau de prostitution.

Tout ça est ridicule.

Alors, dites-nous où elle est,

pour qu'on puisse tous s'asseoir et en rire ?

J'ignore où elle est.

Elle n'a pas appelé. Je m'inquiète pour elle.

Inquiétez-vous pour vous.

Aider un criminel à fuir constitue une entrave à la justice.

C'est un crime.

Si vous pouvez prouver qu'il sait qu'elle a commis un crime.

C'est faux, et vous ne pouvez pas.

M. Taggert est-il en état d'arrestation ?

Venez, Barry.

Valeurs familiales. Il sait où elle est ?

Que fait-elle pour gagner sa vie ?

Une maquerelle de l'Ivy League.

Ça rapporte, non ?

Elle a 300 dollars dans son compte.

Elle a aussi un coffre-fort, mais elle a disparu ce week-end.

Elle n'a pas eu le temps.

Son père a dit qu'il l'avait envoyée en Europe,

soit pour nous décourager, soit parce que c'est vrai.

Regardez ses relevés bancaires, ses cartes, ses comptes professionnels.

Que fait-il ?

Importateur de chaussures. Propriétaire.

Il utilise l'argent de l'entreprise pour ses dépenses personnelles.

Cassez la tirelire et voyez ce qui tombe.

SOCIÉTÉ DE CHAUSSURES TAGGERT JEUDI 9 MARS

Je connais Shelly depuis sa naissance.

Il nous faut les dossiers de M. Taggert du mois dernier.

Elle venait ici après l'école, après la mort de sa mère.

M. Taggert l'a très bien élevée tout seul.

Elle est un peu gâtée, mais...

Quels dossiers, madame Fleming ?

- Le mois dernier ? - Oui.

Nous avons...

une lettre de crédit pour un conteneur d'escarpins des Philippines.

C'est ce que vous voulez ?

Tout ce qui est lié à M. Taggert.

Tout ce qui concerne Shelly.

Shelly doit être dans les fiches de paie.

- C'est une employée ? - Depuis ses 12 ans.

À faire quoi ?

Elle essayait les chaussures. Elle faisait un parfait 36.

Excusez-moi, ce sont les commandes.

À moins que vous ne vouliez expédier des escarpins à Boston.

On peut s'asseoir et tout trier ensemble.

Je suis très occupée.

Ou les agents peuvent tout prendre, et on fera le tri plus tard.

Tout est là.

Ce type déduit tous ses repas.

Il envoie des acheteurs à Holiday on Ice ?

La semaine du salon.

Voyons voir.

Un virement de 2 000 dollars vers Zurich, avant-hier.

Il achète ses chaussures en Suisse ?

En Asie.

Un reçu de billet de train pour Genève le jour de la disparition de Shelly.

C'est marqué "repérage de mode".

Ce type déduit même les frais de fuite de sa fille.

Le groupe Holiday on Ice...

Jonathan Freeman est dedans.

Un des clients de Bridget.

Où est le carnet de Shelly ?

Le 21 février. Schwartz. Donna. Quatre cents dollars.

Le 21 février. Divertissement commercial. Walter Schwartz. Quatre cents dollars.

Il divertissait ses acheteurs avec les copines de sa fille.

On peut l'accuser d'entrave à la justice.

Oublions ça.

L'entreprise de chaussures est liée au réseau de prostitution.

C'est de la corruption d'entreprise.

Un grand jury peut saisir tous les biens de Taggert.

Adieu, les virements suisses.

Bonjour, Shelly Taggert.

GRAND JURY MARDI 14 MARS

On travaillait grâce à l'annonce de temps en temps.

Shelly a fait venir des clients d'elle-même.

Elle s'occupait de tout, l'heure, le lieu.

J'y allais et je faisais le boulot. Shelly payait après.

Vous rencontriez des hommes

où et quand Shelly Taggert vous le disait ?

Vous couchiez avec ces hommes,

et Shelly vous payait pour vos services ?

Oui.

Voici la liste des acheteurs de chaussures de la société de Barry Taggert.

Ce sont les hommes que Shelly Taggert vous a présentés ?

Oui.

J'étais étonnée quand j'ai compris que c'était l'entreprise de son père.

Pourquoi ?

Mes parents n'auraient pas approuvé.

Shelly disait que son père était cool.

Cool ?

Elle vivait avec un mec en première année.

Son père payait le loyer. Des trucs comme ça.

Il nous a invitées à dîner un soir.

Moi, Lisa, Bridget.

Il était cool ?

Il voulait qu'on porte les chaussures de son entreprise à nos rendez-vous.

Pour que les acheteurs voient la marchandise portée.

Je suis expert-comptable.

J'effectue des audits pour découvrir des fraudes commerciales.

Et à la demande du procureur du comté de New York,

avez-vous analysé les registres comptables de la société Taggert ?

- Oui. - Qu'avez-vous trouvé ?

Entre autres, des déductions fiscales douteuses.

- Dont des paiements à Shelly Taggert ? - Oui.

- Elle était salariée. - En tant que proxénète ?

Non. En tant que consultante. Ses fonctions ne sont pas précisées.

Avez-vous trouvé un lien entre les paiements ?

Oui. Ils étaient très importants après les week-ends de salons.

Ils correspondent à des frais de divertissement commercial.

Le divertissement de certains acheteurs masculins ?

Oui. Chaque occasion à 400 dollars.

La nature de ces divertissements est-elle décrite

dans les registres de M. Taggert ?

Les services fiscaux l'exigent.

M. Taggert appelait ça des "balades guidées en nature".

La corruption d'entreprise, très créatif.

Vous réalisez que la loi

était destinée à combattre le crime organisé ?

C'était de la prostitution organisée.

Pour vendre des chaussures. Pas vraiment Al Capone.

Savez-vous où est la fille ?

Interpol et la police suisse la cherchent.

Pendant ce temps, on gèle ses fonds.

On le prend en tenaille.

Où avez-vous fait vos études ?

Fac de droit ou West Point ?

Tant que ça marche, Adam.

Vous n'allez pas poursuivre papa pour corruption d'entreprise.

Ils crieront à la mauvaise foi.

Ils peuvent crier tant qu'ils veulent. Je suis le seul à parler au grand jury.

Mesdames et messieurs,

vous avez entendu tous nos témoins.

Je vous demande d'inculper

Barry Taggert pour corruption d'entreprise.

Oui ?

Je suis un peu perdue.

Le réseau de prostitution est corrompu,

mais pas l'entreprise de chaussures ?

C'est exact. Mais je vous demande aussi,

conformément à l'article 460.30 du code pénal,

d'émettre une information spéciale

visant à confisquer les biens de la société Taggert.

Mais vous dites que l'entreprise de chaussures n'était pas corrompue.

Elles sont liées et la loi dit que l'État peut saisir n'importe quel bien

fournissant une source d'influence sur les entreprises corrompues.

Vous ferez le bon choix.

Ce modèle

existe en noir, marron, écru, sauge...

Monsieur Taggert, posez cette chaussure.

Est-ce nécessaire ?

Je vous arrête pour corruption d'entreprise.

Vous avez le droit de garder le silence et à un avocat.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Oui, j'en ai un. Il s'y attendait.

Je reviens dans deux heures.

Demandez à Naomi de vous montrer le lézard.

À votre retour, vous relèverez de ce monsieur.

Jerold Spector.

Le tribunal l'a nommé receveur provisoire de vos biens,

s'ils sont saisis suite à votre condamnation.

Saisie ? J'ai 16 employés.

Les officiers veilleront à l'intégrité de vos biens.

Aucun paiement ne sera effectué sans l'accord de M. Spector.

Comment vais-je travailler ?

Vous êtes loin de revenir travailler.

Ils sont là.

J'espère que vous êtes content.

Je devrais ?

Ça ne fait qu'une semaine et je vire déjà des employés.

Votre gratte-papier

refuse les dépenses courantes.

Alors, prouvez qu'elles ne sont pas destinées à votre fille fugitive.

Elle ne se cache pas dans un sweatshop de Shanghai.

- Comment le sait-on ? - Shelly n'a pas tué cette fille.

Alors, elle n'a rien à craindre en retournant devant le tribunal.

On est sur sa piste.

La police suisse a trouvé son dernier hôtel.

Avec M. Spector sur votre dos,

elle doit être sur le point de se faire expulser de son nouvel appart.

Elle va se faire arrêter. Puis elle sera extradée.

Et si elle revient de plein gré ?

Elle aura un procès équitable. J'abandonne les charges contre vous.

M. Spector rentre chez lui.

Avez-vous dit tout ça au grand jury, monsieur McCoy ?

Utilisez mon téléphone.

Appelez-la.

"Affaire 69842.

Ministère public contre Mlle Taggert.

- Accusée de meurtre. - Vous plaidez ?

Non coupable.

Maître Kincaid ?

L'accusée gérait un réseau de prostitution.

On l'accuse d'avoir tué une de ses prostituées.

C'est elle ?

Bienvenue au pays.

Vu sa fuite pour éviter l'arrestation,

l'accusation demande sa détention sans caution.

Ma cliente est revenue de son plein gré.

Parce qu'elle était fauchée et sur le point d'être arrêtée.

On fait son lit, ici. Elle a fui une fois.

Caution refusée.

Prostituée étudiante piégée.

Qu'est-ce qui leur a pris ?

Elles devraient postuler pour faire des études supérieures.

Elles veulent l'argent.

Ça devait les exalter,

en plus de faire un pied de nez à la morale conventionnelle.

Pour la remplacer par quoi ?

Selon une école de pensée,

si une femme possède son propre corps pour se divertir et procréer,

elle a aussi le droit de le vendre.

Et où se trouve cette école ?

Shelly Taggert ne vendait pas son corps.

Mais celui d'autres femmes.

Heureusement pour vous, le jury va la détester.

On peut aussi prouver une dispute avec la victime le jour de sa mort.

Un camée de la victime a été retrouvé dans son bureau.

Les blessures au cou de la victime

correspondent au collier du camée.

Elle l'a tuée pour le camée ?

Je ne sais pas...

et je n'ai pas besoin de savoir.

C'est une maquerelle qui tue une prostituée.

Ça arrive souvent aux macs et aux prostituées sur la 11e Avenue.

Ces filles ne sont donc pas différentes ?

Je suis sûre qu'elles aimaient le croire.

Shelly Taggert nie l'avoir fait.

À nous. Mais qu'a-t-elle dit à son père quand il l'a aidée à s'enfuir ?

Qu'elle a dû partir pour la Suisse en pleine nuit

parce que les pistes de ski allaient fondre ?

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 87 MARDI 2 MAI

Je n'ai jamais dit qu'en rentrant, ma fille avait disparu.

J'ai été honnête, je l'ai aidée.

Vous avez dû discuter de la raison de son départ.

Oui. Mais ça n'a rien à voir avec le meurtre de Bridget.

Mais vous saviez pour le meurtre. Elle savait pour le meurtre.

On a parlé de l'enquête de police au sujet de la prostitution.

Elle avait peur d'être arrêtée.

Même si la police lui a dit que la police ne s'intéressait pas à cette affaire ?

J'ignore ce que la police lui a dit.

Mais elle, si.

Peu importe ce qu'a dit la police.

Shelly avait peur. Elle avait honte.

Il en faut beaucoup pour humilier votre fille, non ?

Objection.

Retenue.

Votre fille ne vous a pas dit

qu'elle voulait fuir parce qu'elle avait tué Bridget Kaylin ?

- Non. - Et vous ne mentez pas

pour la protéger ?

- Je ne ferais pas ça. - Non.

Vous l'envoyez en Europe à coups de milliers de dollars.

Vous mettez votre entreprise en péril, mais vous ne mentiriez pas.

Je travaille pour une entreprise qui gère 17 magasins.

Les magasins veulent travailler avec nous.

M. Taggert a dû ressentir le besoin de bien me traiter.

Cela inclut les services de prostituées ?

Il avait invité des filles dans une suite à un défilé de chaussures.

- Dont Bridget Kaylin ? - Oui.

Vous l'avez revue après la première fois ?

Oui, je l'aimais bien.

M. Taggert m'a donné le numéro à appeler pour la revoir.

La fille au téléphone arrangeait tout.

Qui était cette fille ?

J'ai compris que c'était Shelly, la fille de M. Taggert.

Une entreprise familiale avec service complet.

Il fournissait les chaussures.

- Sa fille fournissait ses amies. - Objection.

Retenue.

Êtes-vous sûr

que la femme qui organisait vos rencards avec Bridget Kaylin était Shelly Taggert ?

Oui.

Je l'ai connue en lui trouvant un job d'été dans la vente,

à la demande de son père.

Elle a démissionné au bout de deux semaines.

- Elle préférait vendre Bridget Kaylin ? - Objection.

Retenue. Ça suffit, maître McCoy.

Votre dernier rencard ?

Quelques semaines avant sa mort.

J'ai essayé de la voir.

Je l'ai appelée directement, mais elle a dit qu'elle arrêtait tout.

En avez-vous discuté avec l'accusée ?

Oui.

J'ai appelé Shelly pour trouver un arrangement.

Je lui ai dit que Bridget démissionnait.

Shelly était furieuse, mais elle m'a dit de ne pas m'inquiéter.

Qu'elle s'en occuperait.

Je voulais dire que je lui trouverais quelqu'un d'autre.

Une autre prostituée ?

Oui.

J'ai fait tout ça pour aider mon père.

Je savais ce qui se passait dans ces salons

avec ses clients et ses escort-girls.

Elles posaient problème.

Elles volaient.

Vous avez donc fait du bénévolat ?

Je savais ce que Bridget et ses amies faisaient.

Je l'ai dit à mon père.

Vous vous êtes disputées le jour de sa mort.

Elle avait emprunté mes vêtements sans me les rendre.

On se disputait comme des gamines pour des fringues.

C'était stupide. Ce n'était rien.

Avez-vous vu Bridget la nuit où elle a été tuée ?

Non.

Comment vos empreintes se sont-elles retrouvées sur son bureau ?

On étudiait ensemble à la bibliothèque.

Je m'asseyais parfois à ce bureau.

Avez-vous déjà vu votre père à la bibliothèque ?

Oui.

Parfois, il nous retrouvait, Bridget et moi, pour aller boire un verre.

Il l'a rencontrée grâce à moi.

Comment avait-il accès à la bibliothèque ?

C'est un ancien étudiant. Il a une carte.

Je vois. Et le camée de Bridget ?

Comment est-il arrivé dans l'appartement que vous partagiez avec votre père ?

Mon père l'a apporté.

- Il m'a dit... - Puis-je approcher ?

JUGE MARGARET BARRY

Il n'y a qu'une seule issue possible si ça continue.

Et alors ? Écoutons son témoignage.

Si M. McCoy a une objection, qu'il la fasse.

Après avoir accusé son père de ce meurtre ?

Il n'y a pas de retour possible une fois engagés dans cette voie.

Je veux une preuve avant qu'elle n'en dise plus.

Je vais voir les avocats et Mlle Taggert dans mon bureau.

Maintenant.

L'accusée tente à tout prix d'établir un doute raisonnable.

Il n'y a aucune preuve pour étayer cette accusation.

C'est ce qu'on doit déterminer, monsieur McCoy.

Est-ce votre intention, mademoiselle Taggert,

d'accuser votre père de ce meurtre ?

Il m'a dit avoir tué Bridget.

Vous a-t-il dit pourquoi ?

Pas vraiment.

Il avait une liaison avec elle.

Je vais vous demander d'attendre dehors.

- Ce n'est pas crédible ! - C'est au jury d'en décider.

Même si cette liaison existait,

ça ne prouve pas qu'il a commis un meurtre !

Il lui a avoué le meurtre. C'est une preuve.

Et vos preuves l'attestent. Le camée a été trouvé chez lui.

Une liaison qui a mal tourné établit un mobile.

Jolie histoire.

Autant accuser un homme noir au hasard.

- Ou un dealer colombien ? - Ils n'ont rien fait.

D'après Mlle Taggert. La confession de son père est un ouï-dire.

C'est un aveu.

Pour l'accusé, ce n'est admissible que si la personne

qui a avoué est morte, hors juridiction,

ou refuse de témoigner pour auto-incrimination.

M. Taggert est vivant et je l'ai vu il y a cinq minutes au tribunal.

Vous attendez-vous, maître Shore,

à ce que M. Taggert invoque le cinquième amendement ?

- Je dois lui parler. - C'est un témoin de l'accusation.

À présent, c'est un témoin potentiel de la défense.

J'ai le droit de l'interroger sans que Big Brother me surveille.

Vu le goût de l'accusée pour les surprises,

le jury devrait entendre

ce que M. Taggert a à dire en même temps que la défense.

J'espère que vos sacrifices sont récompensés.

Votre fille dit que vous êtes un meurtrier.

J'ai conseillé à mon client de se taire.

C'est ce qu'attendait votre fille.

Je sais que vous l'avez toujours gâtée,

mais ce n'est pas un peu trop, même pour vous ?

Monsieur McCoy, vous êtes ici pour écouter, pas pour harceler.

Je n'entends rien.

Je n'ai rien à dire.

Si vous invoquez le cinquième, votre fille aura beaucoup à dire.

Comptez-vous invoquer le cinquième amendement

si on vous demande si vous avez tué Bridget Kaylin ?

Oui.

Très bien. On a fini.

Non.

Et votre liaison présumée avec Bridget Kaylin ?

Ce n'est pas couvert par le cinquième amendement.

Ça a duré six mois.

J'ai l'ai emmenée à Saint-Barthélemy. J'ai acheté ce camée.

Il y a des témoins.

- Satisfait, monsieur McCoy ? - Non.

À quel étage de la bibliothèque se trouvait Bridget Kaylin

quand elle a été tuée ?

Dites-le-moi et je vous croirai.

Je plaide le cinquième amendement.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 87 LUNDI 8 MAI

J'étudiais chez moi quand mon père est entré.

Il était très contrarié.

Comment le savez-vous ?

Il n'a pas dit "Salut".

Il s'est servi un verre.

Puis il s'est mis à pleurer.

Qu'a-t-il dit ?

Il venait de se disputer avec Bridget.

Elle voulait rompre avec lui.

Elle disait qu'il était trop vieux.

Il l'avait attrapée et poussée.

C'était un accident, mais elle était morte.

Avait-il ce camée, la pièce à conviction 11, avec lui ?

Oui.

Il a saisi Bridget avec et il s'est cassé entre ses mains.

Il ne s'en est rendu compte qu'à la maison.

Si c'était un accident, pourquoi ne pas s'être rendu ?

Il avait peur que la police enquête et découvre le réseau de prostitution.

Il ne voulait pas que j'aie des ennuis.

Il ne pensait qu'à moi.

Merci.

Si votre père a tué Bridget Kaylin, pourquoi avez-vous fui le pays ?

Je vous l'ai dit, il ne voulait pas que j'aie des ennuis.

Pour des accusations de prostitution fictives ?

Je ne pensais pas qu'elles étaient fictives.

Je n'aurais jamais cru être arrêtée pour meurtre.

Ce n'était pas un meurtre.

Il n'avait pas l'intention de la tuer.

Il n'avait pas l'intention d'emporter le camée ?

- Non. - Même s'il le lui a donné ?

Il ne voulait pas le récupérer ?

Objection. Spéculation.

Je reformule. Vous ne vouliez pas le récupérer ?

Pourquoi je ferais ça ?

Je ne sais pas. Que faisait-il dans votre tiroir ?

Je le cachais.

J'ai pensé que ça pourrait servir de preuve.

Je voulais protéger mon père.

Vous êtes proches, non ?

Oui.

Et avec cette proximité,

qu'avez-vous pensé quand votre père a offert des bijoux à Bridget Kaylin ?

- Ça ne me regardait pas. - Si, au contraire !

Que pensiez-vous du fait que votre père ait une liaison avec une de vos putes ?

Pourquoi faites-vous ça ?

Je ne l'ai pas tuée.

Il ne l'a pas fait exprès.

Elle est tombée et s'est cogné la tête.

- Vous en êtes sûre ? - Oui.

Parce que vous étiez là !

- Vous l'avez poussée ! - Non.

Il me l'a dit.

Je suis désolée, papa. Je suis désolée.

Je suis désolée.

JUGE MARGARET BARRY

- Le jury a-t-il un verdict ? - Oui, votre honneur.

Accusée, levez-vous.

Concernant le chef d'accusation de meurtre,

quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusée, Shelly Taggert, non coupable.

L'accusée peut se retirer. La séance est levée.

Merci, papa.

La fête est finie, monsieur Taggert.

Vous m'arrêtez pour meurtre ?

Je le ferais si je vous croyais coupable.

Je vous arrête pour corruption d'entreprise.

Vous avez le droit de garder...

Vous avez abandonné les charges.

C'était avant que vous participiez à cette mascarade.

J'appelle ton avocat.

C'est gentil, mais il n'a plus d'entreprise.

Il va en prison.

- Ça va aller, chérie. - Bien sûr.

Si elle a la moindre once de décence, elle vous rendra peut-être visite.

Papa, tu sais que je viendrai.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

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