Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Dans le syst�me judiciaire,
les crimes sexuels sont consid�r�s comme particuli�rement atroces.
� New York, les inspecteurs qui enqu�tent sur ces crimes
sont membres d'une unit� d'�lite : l'Unit� sp�ciale pour les victimes.
Voici leurs histoires.
Tu m'�chapperas pas !
Tu vas le regretter.
T'es mort !
On d�sarme, on se d�robe et on s'�chappe, Isabelle.
Je t'entra�ne � survivre, pas � tuer.
Oh non, Catherine !
Il est pass� par la fen�tre.
- Personne. - Oliver...
- Dis � la police qu'on va � l'h�pital. - Non, pas l'h�pital. Pas �a.
Cat, tu dois voir un m�decin.
Tu as �t� viol�e.
Je veux m'en aller.
Mlle Harrison...
Je suis l'inspecteur Stabler et voici l'inspecteur Tutuola.
On peut vous parler ?
Enfin !
- Vous �tes ? - Isabelle.
Ma meilleure amie.
Que s'est-il pass� ?
Il n'y a pas grand-chose � raconter.
J'�tais crev�e, alors je me suis couch�e t�t.
Cat est prof au lyc�e Jefferson High.
Quand je me suis r�veill�e, il �tait d�j� sur moi.
Il avait la main sur ma bouche.
- Par o� est-il entr� ? - La fen�tre.
Il y a un escalier de secours.
Je ne l'ai pas ferm�e, quelle idiote !
- Ce n'est pas ta faute. - Il a dit quelque chose ?
Il a arrach� ma nuisette et mes dessous.
Il haletait et me pelotait.
Vous avez vu son visage,
sa stature, sa race ?
Il faisait trop sombre.
S�rement une racaille du lyc�e.
Mes �l�ves ne m'agresseraient pas. Ce n'est pas leur genre.
- Des voyous ! - Ne dis pas �a.
- Ils sont assez stigmatis�s comme �a. - Normal.
- C'est une bande... - Isabelle.
Sortons, je vais prendre votre d�position.
Vous savez qui c'est.
Il vit dans l'appart du dessous.
Qui est-ce ?
Kevin.
Le fr�re a�n� d'Isabelle.
Avez-vous vu ou entendu quelque chose durant l'agression ?
H�las, non.
Oliver, mon petit ami, m'apprend le krav-maga.
J'en ai parl� � Cat, mais elle est trop occup�e � sauver ces voyous.
A-t-elle re�u des menaces de ses �l�ves ?
Cette �cole est un zoo.
Ils ont tous un casier.
Allez-y, vous verrez.
Ce serait donc le fr�re d'Isabelle ?
Kevin tra�ne souvent dans l'escalier de secours.
Je l'ai vu mater � la fen�tre.
- Vous l'avez vu hier soir ? - Il devait �tre
19 h 30, je corrigeais des copies.
Et donc...
Isabelle ne le sait pas.
Comment lui dire ?
C'est son fr�re.
- Votre famille conna�t Catherine ? - Mon fr�re.
Mais il ne lui parle jamais.
Ni � personne. Kevin vit dans sa bulle.
- Maladie mentale ? - Bipolaire.
Et agoraphobe.
Pourquoi ces questions ? Il n'a pas agress� Cat.
Vous y avez pens� avant d'accuser les �l�ves.
- M. Harrison. - O� est-elle ?
� c�t�.
�a va, Catherine ?
Je suis un peu secou�e, mais �a ira.
Je suis l'inspecteur Stabler.
Merci de m'avoir pr�venu, inspecteur.
Dire que ma petite-fille est bless�e.
- Et toute seule. - Non, Isabelle est rest�e avec moi.
Tu vas venir chez moi.
- Je serai bien chez moi. - Vous seriez mieux ailleurs.
- Le temps d'arr�ter le coupable. - Tu vois ?
Tu seras en s�curit� avec moi.
Isabelle va me d�tester.
Cette fille n'est pas ton amie.
Je prendrai soin de toi.
Le fr�re d'Isabelle,
Kevin Wright, a plaid� coupable de voyeurisme en mars 2008.
Il a �t� fich� comme d�linquant sexuel.
Il a photographi� une femme nue depuis le toit de son immeuble.
Il a dit aux flics que c'�tait
pour son travail dans le BTP.
Plusieurs arrestations pour intrusion.
On a trouv� plusieurs empreintes de Kevin Wright sur l'escalier
- devant la fen�tre. - Et � l'int�rieur ?
Le labo analyse les draps.
Le 1er examen n'a r�v�l� aucun fluide.
Rien ne prouve sa pr�sence dans la chambre ?
On a relev� une trace de pas partielle pr�s du lit.
- Une chaussure d'homme taille 45. - Elle est exploitable ?
On vous tient au courant.
Si Kevin Wright fait du 45, on le tient.
Inutile d'aller � son bureau. Il a �t� vir� apr�s un acc�s de folie.
Au moins, on a son adresse.
Kevin n'est jamais entr� dans ta chambre !
- D�sol�e, c'�tait lui. - Tu n'as pas vu son visage.
- Que se passe-t-il ? - Elle accuse mon fr�re.
- Je ne mens pas ! - Catherine,
vous feriez mieux d'y aller.
- Tu n'as rien � faire ici. - Vous non plus.
C'est des intrus. Arr�tez-les !
�a suffit. Monsieur, partez.
Tu vois que c'est un quartier mal fam�.
- O� est votre fr�re ? - Je ne sais pas.
Mais il n'a rien fait !
Il s'est fait virer.
C'est un excellent ing�nieur. Il construit des ponts.
Il a d� arr�ter son traitement.
- �a arrive souvent ? - Tous les 2 ans,
- il pense pouvoir s'en passer. - Et �a donne quoi ?
- Il d�bloque. - Une bonne raison
de nous aider � le trouver.
J'ai les cl�s de chez lui.
Vous vous trompez. Kevin n'est pas violent.
Catherine a cri�.
Elle a �t� viol�e et �a n'a pas l'air de vous toucher.
Rien ne me fera changer d'avis. Mon fr�re n'a rien fait.
Si vous ne croyez m�me pas votre meilleure amie.
- �coutez, Isabelle... - Le voil� ! Il monte sur le toit.
- Je te rejoins. - Ne lui faites pas de mal !
Kevin !
J'aimerais vous parler. �a va ?
- J'ai pas envie. Partez. - Impossible.
- Rentrons. - J'�touffe � l'int�rieur !
Normal, sans vos m�docs !
Et le monde est merveilleux !
Ne faites pas �a !
Regardez autour de vous.
Personne ne sait appr�cier
le travail de pr�cision
et le savoir-faire n�cessaires
� la construction d'une telle structure.
Vous ne trouvez pas �a grandiose ?
- Je ne sais pas l'appr�cier comme vous. - Je vis...
dans la plus belle ville
du monde.
Je la d�teste !
- Allez, Kevin. - Tirez-vous
- de mon toit ! - �coutez...
Vous n'�tes pas dans votre �tat normal.
Je me suis purifi�.
Et maintenant,
je vais voler !
Un aller simple pour "Bellevue".
Grands pieds. Vous chaussez du 45 ?
Kevin ! Qu'est-ce qui t'a pris ?
Je voulais prendre l'air.
J'�touffe.
Navr�e, vous ne pouvez pas parler � mon patient.
- Il est suspect� de viol. - Mais l�,
il n'est pas en �tat.
Il est sous quoi ?
Halop�ridol et Diaz�pam.
Tout ce qu'il dira sera irrecevable.
Vous voulez qu'il refasse une tentative de suicide ?
- Quand pourra-t-il nous parler ? - Lorsque j'aurai �valu�
son �tat mental. Il est suicidaire, anxieux et d�pressif.
Je veux comprendre.
Il risque 25 ans minimum.
Ce n'est pas son 1er s�jour
chez les agit�s du bocal.
Il est suivi depuis toujours.
Diagnostiqu� d�pressif � 17 ans, bipolaire � 20.
Du pain b�ni pour son avocat.
Hardwicke est � Miami pour un s�minaire.
Qui est le substitut rempla�ant ?
Quelqu'un qui revient de loin.
Casey Novak !
En vie, si ce n'est en forme.
Content de vous revoir.
- On ne vous a pas radi�e ? - Sanctionn�e.
Apr�s 3 ans de suspension, le procureur m'a r�embauch�e.
Je suis encore � l'essai.
- De quoi s'agit-il ? - D'un viol
� Washington Heights il y a 3 nuits.
La victime accuse son voisin du dessous.
Elle a vu son visage ?
Ella reconnu sa voix ?
L'agresseur n'a rien dit,
mais elle le connait.
Un t�moignage vague et aucun indice. �a commence bien.
On a des empreintes sur l'escalier de secours devant sa chambre.
On a aussi une empreinte partielle de la bonne pointure.
- Et notre suspect ? - Kevin Wright. Il a �t� intern�
de force par un juge il y a trois ans.
- 2 mois pour s'�tre ouvert les veines. - Il y a quelques jours,
il a essay� de sauter d'un immeuble de 5 �tages.
Ce type n'a pas toute sa t�te.
- Ou il ne veut pas mourir. - Le juge
a impos� un suivi psy et un traitement lourd.
Terreurs nocturnes, sautes d'humeur
et d�pression chronique.
Il a �t� abus� sexuellement.
Les psys ont diagnostiqu� un trouble de stress
post-traumatique.
L'agresseur a donc �t� une victime.
Mais son nom n'appara�t pas dans la base de donn�es.
�a ne veut rien dire.
Peu d'hommes portent plainte pour viol.
Ce serait un mobile. Combien de victimes violent � leur tour ?
Les prisons en regorgent.
Il y a de la place pour un de plus.
�coutez, Kevin...
Nous savons que vous avez beaucoup souffert.
Vous avez �t� abus� sexuellement.
Je n'ai fait de mal � personne � cause de mon enfance pourrie.
On a tous un oncle f�l�. On m'a laiss� seul avec le mien. Et alors ?
C'est plut�t grave si vous violez une voisine.
Des victimes passent � l'acte.
La souffrance latente se transforme en haine
et un jour, vous choisissez une victime qui, d'apr�s vous, l'a cherch�.
- C'est ce qui est arriv� ? - Non.
Je ne connais m�me pas Catherine.
Elle est l'amie de votre s�ur et vit juste au-dessus.
J'en sais rien. Je lui fais peur ?
Et �a vous �nerve.
�coutez, je me fous royalement de cette fille !
Et vos empreintes devant sa fen�tre ?
- Je monte souvent sur le toit. - Pour vous rincer l'�il.
Non, j'y vais pour regarder les ponts.
C'est ma passion. Je les vois du toit.
Nous pensons que vous faisiez plus
que regarder des ponts.
Je sais que Catherine m'accuse, mais je n'ai jamais �t� dans sa chambre.
- Et votre trace de pas ? - Ce n'est pas la mienne !
Croyez-moi, je n'ai pas mis les pieds dans cet appart
depuis qu'elle a emm�nag� avec ma s�ur.
Il disait vrai pour les ponts.
Ces photos proviennent de son appareil.
- Mater les ponts, un hobby ? - Le G. Washington,
l'Aqueduc, le pont de Ward's Island.
Dr�le de fixette, mais l�gale.
Jusqu'� ce qu'il photographie une femme qui se d�shabille.
- Depuis il est fich�. - C'est tout ?
On dirait qu'elle est l� par hasard.
- Vu sous cet angle, �a change tout. - Kevin Wright
est tomb� sur un mauvais avocat.
Ou un procureur trop ambitieux.
Je sais de quoi je parle.
- Et aussi que l'affaire s'annonce mal. - Comment �a ?
Le kit de viol n'a rien donn� : ni poils ni fluides.
Le labo a identifi� des traces
sur l'empreinte de pas partielle provenant d'un d�capant vendu
aux cantines scolaires.
L'agresseur fr�quente le lyc�e.
- Isabelle avait raison. - Rel�chez Kevin.
Il a d�j� assez souffert.
On devrait pr�venir Catherine.
J'�tais pourtant s�re que c'�tait Kevin.
Il faisait sombre. Vous �tiez terroris�e.
Isabelle ne me pardonnera jamais.
- Comment arranger �a ? - Tu ne peux pas.
Je dois essayer.
J'ai accus� � tort son fr�re de m'avoir agress�e.
�tes-vous s�r qu'il est innocent ? Il para�t qu'il est fich�.
Une erreur judiciaire.
J'ai perdu mon amie pour rien.
Ma ch�rie, tu t'es tromp�e.
Mais un homme t'a viol�e. Tu sais qu'il est noir.
Et il court toujours.
Si on reprenait du d�but ?
Vous n'avez pas honte ?
Vous voulez qu'elle revive ce cauchemar ?
Pour trouver son agresseur.
On a trouv� des indices
relatifs � un homme qui fr�quenterait
le lyc�e o� vous enseignez.
D'apr�s Isabelle, on vous aurait menac�e.
- Je ne veux pas me tromper encore. - �a, c'est mon probl�me.
Le moindre d�tail pourrait nous aider.
Il y a bien un gars. Il est nouveau.
Il livre des l�gumes frais. Une chance pour un lyc�e de quartier.
Vous l'avez crois� ?
Sur le parking.
Il m'a fix�e, le regard rempli de haine,
et m'a trait�e de sale garce.
Son nom ?
Dwight Talcott.
J'ai d�croch�, inspecteurs.
- Je m�ne une vie tranquille. - Ce serait une premi�re.
On a v�rifi� votre casier. La liste est longue.
D�tention de drogues, cambriolage...
Je vous arr�te.
- Pourquoi ? - Effraction et viol de C. Harrison.
Je ne la connais pas.
Vous traitez souvent des inconnues de sales garces ?
Dwight ! Que se passe-t-il ?
Rien, maman. Par contre, ne m'attends pas pour d�ner.
Vous ne go�terez plus � sa cuisine
avant longtemps.
Ne t'en fais pas, je m'occupe de toi !
Je vous l'ai dit.
- Je ne connais pas Mlle Harrison. - Mais si.
Vous l'avez insult�e sur le parking de l'�cole.
Puis vous l'avez suivie et vous l'avez viol�e.
On sait que vous �tiez dans sa chambre.
Vous avez pris la pr�caution de prendre l'escalier de secours
et us� de vos talents de cambrioleur pour passer par la fen�tre.
L�chez-moi les baskets.
Et pr�venez mon avocat.
- �a donne quoi ? - Rien.
Il est abonn� � la taule.
Entre 3 � 5 ans � chaque fois. Il n'avouera jamais.
Une chance qu'il ait dit son nom.
- Dwight semble avoir d�croch�. - Qui �tes-vous ?
Joe Dekker, procureur-adjoint. Los Angeles.
D�sol�. Il est � nous.
Votre juridiction est 4 000 km plus � l'ouest.
Et la v�tre vous a l�ch�e.
D'apr�s ce qu'on dit, vous avez de la chance d'�tre l�.
Bravo. Vous y allez fort.
Ce n'est pas moi qui ai menti � un juge.
Je veux le mandat et tous les �l�ments dont vous disposez
avant la fermeture des bureaux ce soir.
- Vous le d�fendez ? - Oui.
- Vous �tes au barreau de New York ? - Je le suis.
Dwight est un proche. Sa m�re Lorna est ma tante.
- Votre patron est au courant ? - Je n'agis pas en douce comme vous.
Je suis l� pour v�rifier que les services de police
et le bureau du procureur font leur boulot.
On ne va plus se quitter.
- G�nial, encore un m�galo. - Absolument.
Il suffit de voir mon taux de condamnation.
Bien tent�, ma�tre. Je re�ois rarement la m�re d'un pr�venu.
Elle �tait avec Dwight quand Mlle Harrison a �t� agress�e.
- �a ne peut pas �tre lui. - C'est �a.
Maman disculpe son fils.
Elle est bien bonne.
Mon fils n'est pas un violeur.
Sauf votre respect, vous n'�tes pas objective.
Je connais Dwight mieux que quiconque.
Mon fils est un toxicomane.
Et un voleur. Il m'a vol� de l'argent,
et � mes proches aussi, pour acheter de la drogue.
Toutes ces ann�es, j'ai regard� Dwight ficher sa vie en l'air.
Mais ce n'est pas un violeur.
- � votre connaissance. - Nous en sommes s�rs.
C'est un cambrioleur r�cidiviste qui n'a jamais �t� accus� d'un crime
� caract�re sexuel.
- Expliquez-moi �a. - Inutile.
- Tant que je prouve qu'il l'a fait. - Alors bonne chance.
Il �tait loin des lieux du crime.
- C'est quoi ? - La preuve
que Dwight �tait avec moi
au Centre social de la 177e rue.
Il est �quip� d'une cam�ra de surveillance.
- Il �tait avec vous ? - Il l'aidait � former des �quipes
- de surveillance. - �tudiante,
j'�tais d�j� impliqu�e dans la d�fense des droits civiques.
Nous sommes arriv�s � 18 h et repartis � minuit.
Appelez-moi quand vous abandonnez les poursuites.
- Cette vid�o innocente Dwight ? - Si Catherine
s'est encore tromp�e, elle perdra toute cr�dibilit�.
Il l'a harcel�e sur le parking et a laiss� des traces dans sa chambre.
Si c'est sa chaussure.
- Donnez-nous un mandat. - OK.
Mais Dwight n'est pas b�te. Elle doit �tre au fond de l'Hudson.
Vous avez gagn� avec moins que �a.
C'�tait avant ma disgr�ce.
Je suis confiant.
Pour l'instant,
son alibi est solide.
Dwight est � l'�cran, en dehors d'une br�ve sortie aux toilettes.
Arr�tez l'image. Il sort par l'issue de secours.
- Quand revient-il ? - Je n'ai pas tout vu.
Donc il part � 20 h 20.
Et il ne revient qu'� 21 h 13.
Catherine a �t� viol�e � 20 h 45.
Il avait le temps de faire l'aller-retour.
Regardez, il est d�braill�.
Maman n'y a vu que du feu.
Mais un jury ne sera pas dupe.
Votre client s'est absent� pendant 53 min.
�a prouve que vous savez lire l'heure.
Il aurait pu �tre n'importe o� hors du champ.
Par exemple dans la chambre de la victime.
Si vous plaidez coupable, je retire l'accusation de viol.
Cambriolage, 20 ans minimum. R�fl�chissez-y.
Vous bluffez mal.
- On verra ce que dira le jury. - Non coupable,
si vous n'avez que de maigres preuves
et une victime qui confond les hommes noirs.
� moins qu'un tribunal new-yorkais ne condamne sans preuves.
Car Los Angeles est un mod�le de justice ?
Ma�tre Novak...
- Je n'ai pas viol� cette fille. - Qui croira-t-on ?
La gentille prof ou le toxico multir�cidiviste ?
- Rendez-vous au tribunal. - J'ai h�te
de vous voir face au juge Petrovsky
que vous connaissez si bien.
Mlle Harrison, pouvez-vous raconter aux jur�s
ce qui s'est pass� exactement
- le soir en question ? - Je me suis r�veill�e
quand j'ai senti quelqu'un sur moi.
J'ai cru � une blague d'Isabelle.
Elle se moque toujours de moi
parce que je me couche t�t.
Quand avez-vous compris
que c'�tait s�rieux ?
Quand l'agresseur
a arrach� ma nuisette et mes dessous.
- Cet homme est-il dans la salle ? - Oui.
- L�-bas. - Qu'est-il arriv� ensuite ?
J'ai cru
qu'il allait me tuer. Il a frapp�
le mur du poing � c�t� de ma t�te
et a d�boutonn� son pantalon.
Je pleurais,
alors il a mis sa main sur ma bouche.
Et apr�s, il m'a...
- Viol�e ? - Objection.
- Orient�. - Accord�e.
Qu'est-il arriv� ensuite ?
Il m'a p�n�tr�e.
Avait-il une arme ?
- Je n'en ai pas vu. - Qu'avez-vous vu ?
Il faisait sombre.
J'ai vu sa silhouette.
- Mais vous le reconnaissez ? - Oui.
- S'�tait-il prot�g� ? - Il portait des gants.
Autrement, je ne sais pas. Je ne l'ai pas vu mettre de pr�servatif.
Combien de temps a dur� l'agression ?
�a m'a sembl� une �ternit�.
- � peu pr�s ? - Objection.
Pure sp�culation.
Je retire la question.
Je n'ai plus de questions.
Mlle Harrison, bonjour.
Vous avez dit qu'il faisait sombre dans la chambre.
- Exact. - Mais vous affirmez
que mon client est votre agresseur.
Pourtant, vous avez dit � la police
que l'intrus dans votre chambre �tait
le fr�re de votre colocataire. Kevin Wright.
- C'est exact ? - Au d�but,
apr�s l'agression, j'ai d�sign� Kevin, mais c'�tait une erreur.
Hormis la couleur de la peau,
qu'est-ce qui vous fait dire que c'�tait Kevin Wright ?
Ce n'est pas �a. Ils ont la m�me corpulence et taille.
Vous trouvez ? Votre Honneur,
M. Wright est dans la salle.
- S'il pouvait se lever... - Objection.
- Ce n'est pas un t�moin. - Non.
Je ne le ferai pas t�moigner. Cet homme a assez souffert comme �a.
Rejet�e.
- M. Wright, veuillez vous lever. - Je demande �galement
� mon client de se tourner face aux jur�s
pour cette d�monstration.
Comme vous le constatez, mon client a 20 ans de plus,
ses traits sont diff�rents, la couleur de sa peau
est plus sombre que celle de M. Wright,
qui a �t� lui aussi accus� � tort.
Objection !
Le t�moin a parl� de taille, pas de couleur de peau ni d'�ge.
Votre Honneur,
Catherine Harrison veut nous faire croire qu'elle sait
qui l'a attaqu�e. Alors que ces deux hommes
sont aussi diff�rents qu'on puisse l'�tre.
Rejet�e.
Asseyez-vous, ma�tre Novak.
Merci.
Lorsque vous avez enfin compris votre erreur,
avez-vous pr�venu la police ?
C'est elle qui me l'a dit.
Vous ignoriez tout de votre erreur
jusqu'� ce qu'on vous le dise.
Vous avez d�j� vu mon client.
Au lyc�e, sur le parking. Vous l'appelez
le livreur de l�gumes, c'est �a ?
Il m'a trait�e de sale garce.
C'�tait la 1�re fois que vous le croisiez ?
Cela vous surprendrait si je vous disais
que M. Talcott livre des l�gumes au lyc�e chaque jour
et que des t�moins sont pr�ts � d�clarer que vous l'avez crois� plus d'une fois ?
- Oui. Je suis observatrice. - Vous l'�tes tellement
qu'au d�but, vous avez accus�
M. Wright de viol.
L�, c'est mon client. Demain, ce sera un autre.
Moi peut-�tre, car je suis un homme noir
qui viole les Blanches.
- Objection, Votre Honneur ! - Accord�e.
Ma�tre...
Mlle Harrison,
vous avez dit qu'il faisait sombre
la nuit o� vous auriez �t� agress�e.
Vous avez d�j� accus� � tort une personne.
N'accusez-vous pas mon client pour sauver la face ?
Comment pouvez-vous �tre s�re si vous n'avez pas pu le voir ?
Il �tait dans ma chambre !
Il �tait sur moi.
J'ai senti son souffle sur mon visage.
J'ai vu ses yeux et sa bouche. Ce sont bien les siens !
Pourriture !
- Arr�tez-le ! - Cet animal
l'a viol�e et vous la salissez � nouveau.
Vous la violez � nouveau !
�vacuez cet homme !
Ton fils a viol� ma petite-fille.
Mais ce n'est pas une tra�n�e comme toi.
Une putain avec un fils pervers.
Sale putain ! Putain !
On a repris ses habitudes.
Vous savez o� me trouver avec une mauvaise journ�e.
J'en connais un rayon.
Comment �a se passe ?
C'est dur de se remettre en selle.
Ce n'est pas comme le v�lo.
�a prend du temps.
La moiti� de l'�quipe a chang�.
Le boulot est le m�me, punir les criminels.
- Vous �tes dou�e pour �a. - Je n'en suis plus si s�re.
Regardez comme cette affaire a tourn�.
- �a arrive tout le temps. - S�rieusement, Elliot.
Si je perds ce proc�s, je suis grill�e.
Alors ne perdez pas. R�agissez.
Travaillez davantage. R�servez �a
pour f�ter votre victoire.
Si Petrovsky n'annule pas le proc�s.
Les jur�s doutent ?
Dekker a pr�sent� Catherine comme une raciste.
Et le grand-p�re n'a rien arrang� quand il s'est lev� pour hurler.
Comment �a ? Qu'hurlait-il ?
Tout d'abord,
qu'on bousculait Catherine, mais ensuite,
il s'en est pris � Lorna et trait�e
- de tra�n�e. - Qu'a-t-il contre la m�re de Dwight ?
Je l'ai vue l'observer quand il est entr� dans la salle.
Elle semblait choqu�e.
Je vais me renseigner sur Grant.
Sur Lorna aussi. Il y a forc�ment un lien entre eux.
Il y a effectivement un lien.
Grant Harrison conna�t tr�s bien Lorna Talcott.
Ses potes et lui l'ont pass�e � tabac
et l'ont d�figur�e.
Ils l'ont viol�e aussi plusieurs fois.
En 1964, Lorna Talcott, 24 ans, a arr�t� une voiture de patrouille
apr�s avoir �t� agress�e par 3 membres du KKK
pendant sa tourn�e pour appeler les gens � voter.
Le Ku Klux Klan � New York ?
C'est une r�alit�. Rappelez-vous la manif avort�e � Manhattan en 99.
Ils violaient les militantes pour les dissuader.
Et comme tous ces fumiers,
Grant et ses amis n'ont jamais �t� inculp�s.
Ils ont dit aux flics
que Lorna �tait une prostitu�e.
Elle a �t� arr�t�e pour voie de fait, pas pour prostitution.
L'enqu�te a �t� b�cl�e.
Les racistes en uniforme ne manquent pas.
Quelle histoire.
Le grand-p�re de Catherine a viol� la m�re de Dwight il y a 47 ans.
Dwight a viol� Catherine pour atteindre Grant ?
Comment le prouver si Dwight ne t�moigne pas ?
Je vais citer Lorna � compara�tre.
C'est une victime d'un viol en r�union qui n'a jamais obtenu r�paration.
Sans son t�moignage, Catherine conna�tra le m�me sort.
Ma tante a �t� viol�e ?
Par le grand-p�re de ma victime.
Lui et deux hommes blancs vous ont enlev�e pendant des heures.
Ils ont pr�tendu vous avoir pay� pour coucher avec vous.
Mais votre corps meurtri racontait une autre histoire.
Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
On ne parle pas de ces choses-l� aux r�unions de famille.
Que voulez-vous ?
Que vous me racontiez tout.
Je sais que c'est un souvenir douloureux.
Vous n'avez aucune id�e du sens de ces mots.
Vous a-t-on d�j� trait�e comme un rebut de l'humanit� ?
Renvoy�e d'un lieu public ? Crach� dessus ?
Insult�e, frapp�e ou viol�e ?
Mme Talcott, soit vous me parlez ici
et votre fils aura une r�duction de peine,
soit vous t�moignez � la barre.
C'est un coup bas.
M�me de la part de quelqu'un qui a tant besoin de gagner.
Je me bats pour Catherine.
- Son grand-p�re a viol� ma tante ! - Ma victime
est aussi innocente que votre tante.
Dwight lui a fait payer cette atrocit� commise il y a des ann�es.
Apr�s tout ce que je t'ai appris,
tu as peur d'un simple bout de papier ?
Tu ne comprends pas.
Ce substitut du procureur veut t'obliger
� d�crire ton viol en d�tail devant la Cour.
Personne ne me commande.
Si vous ne comparaissez pas, vous irez en prison pour outrage � la Cour.
La prison est faite de murs et de barreaux.
J'ai pass� beaucoup de temps enferm�e.
Ce dont on accuse Dwight est horrible.
Mais ce qu'a fait ce vieil homme est pire !
- Vous �tes perdu ? - Non.
R�fl�chissez un peu.
Je veux juste lui parler.
Je vous croirais si vous n'�tiez pas pr�t � le tuer.
Vous me suivez ?
Novak m'a dit que vous accusiez le coup.
- Je me contr�le. - Moi, je ne pourrais pas.
- Moi, si. - Mes coll�gues de L.A.
disent que vous �tes un type droit. Vous n'auriez pas d� venir.
Vous vous trompez de quartier !
Rentrez chez vous, au ghetto.
Je n'aime pas la vermine.
Je vous conseille de rentrer vous mettre au chaud.
- Qui �tes-vous ? - Vous le savez. Rentrez.
Je n'ai rien fait de mal, inspecteur.
Juste un viol pour lequel il y a prescription.
On ne viole pas une prostitu�e.
Vous avez �chapp� aux poursuites avec ce pr�texte ?
Personne ne veut forcer votre tante,
mais Dwight doit payer pour ce qu'il a fait � Catherine.
25 ans minimum. C'est ma derni�re offre.
�a devrait int�resser le violeur.
Si ce n'est pas vous, que faisiez-vous dans sa chambre ?
Tu es mon cousin.
La famille est fi�re de toi. Et toi, tu me trahis ?
Si tu n'acceptes pas cette offre, ta m�re devra t�moigner.
Tu ne peux pas les laisser forcer ma m�re � raconter � des inconnus
- ce qui s'est pass�. - Ce n'est pas lui qui d�cide.
Dwight... C'est vous.
Laissez ma m�re tranquille.
Si vous assumez la responsabilit� de vos actes.
La vie sans d�fonce n'est pas si rose.
Quand j'ai d�croch�,
j'ai commenc� � me souvenir du viol de ma m�re.
Des hommes la d�shabillant.
- De ses cris, du sang... - Attends.
Tu �tais pr�sent ?
J'ai voulu l'accompagner. Je pensais bien m'amuser.
� faire du porte-�-porte, � parler aux gens.
Une voiture s'est arr�t�e.
Ils nous ont fait monter de force.
J'avais six ans
et une arme braqu�e sur la tempe.
Ils m'ont oblig� � regarder
pendant qu'ils...
la violaient.
Ils s'y mettaient parfois � deux.
Apr�s toutes ces ann�es,
vous avez d�cid� de trouver Grant.
Pourquoi ?
Je cauchemardais.
Je revoyais la sc�ne en boucle et j'ai su
que le seul moyen de mettre fin � cette souffrance �tait de retrouver
les violeurs.
J'ai engag� un d�tective.
Il s'est av�r� que seul Grant vivait encore.
J'ai trouv� son adresse dans le dossier.
De l� � violer Catherine...
Je voulais montrer � Grant ce que �a faisait
de ne pas pouvoir prot�ger un �tre cher.
Si vous me disiez ce qu'il s'est pass�
le soir o� vous �tes all� chez Catherine.
J'ai attendu qu'elle dorme
et j'ai forc� la fen�tre, muni de gants.
Que comptiez-vous faire une fois dans la chambre ?
Me venger de son grand-p�re. J'ai grimp� sur Catherine.
J'ai d�chir� ses habits.
Ensuite...
Rappelez � votre client
que ses aveux complets sont requis.
Tu es sous serment, Dwight.
Dis la v�rit�, mon grand.
Je n'ai pas viol� Mlle Harrison.
Je croyais que l'accus� plaidait coupable.
Avez-vous viol� la plaignante ?
Je revoyais Grant et ses amis �carter
les cuisses de ma m�re et la violer.
Ils riaient en la frappant et elle hurlait.
Je n'ai pas pu en faire autant.
Je ne suis pas comme eux.
Le parjure annule l'offre.
- Je sais. - Avez-vous eu un rapport
non consensuel avec la victime ?
Condamnez-moi pour effraction.
Vous deux, approchez.
Vous voulez encore exp�dier un pr�venu en prison ?
Dwight Talcott
et son avocat ont accept� l'offre.
Il n'avoue pas le viol.
On a d� lui faire changer d'avis.
- Ou il ne l'a pas viol�e. - La victime l'accuse.
Mon client risque d�j� la perp�tuit�
pour effraction et agression.
Peut-�tre n'avoue-t-il pas le viol parce qu'il ne l'a pas commis ?
Bonne question.
D�couvrez donc la v�rit� au lieu de me faire perdre mon temps.
C'est vrai ?
Mon grand-p�re a viol� la m�re de Dwight Talcott ?
Avec deux amis du Ku Klux Klan.
Je n'en savais rien.
Il m'a menti !
Qui �a ?
Je ne peux pas, d�sol�e.
Dwight Talcott vous a-t-il viol�e ?
- Je vous l'ai dit. - Redites-le.
Vous a-t-il viol�e ?
Ou votre grand-p�re vous a-t-il dit de l'accuser ?
Vous n'avez pas id�e.
J'aime papi.
- Il m'a �lev�e. - Que vous a-t-il dit de faire ?
Il m'a dit
qu'on ne me croirait pas s'il n'y avait pas eu viol.
Il a dit que les hommes noirs violent.
Il m'a r�p�t� �a toute ma vie !
Mais je ne suis pas comme lui. Croyez-moi !
Je travaille dans ce lyc�e.
- Je vis � Washington Heights. - Pour ne pas �tre comme lui.
Vous avez menti sous serment.
� moi, au juge et aux jur�s.
Arr�tez-la.
Tournez-vous et mettez les mains dans le dos.
Je n'ai pas voulu tout �a.
Papi a dit que j'�tais perturb�e et que je devais parler de viol,
sinon on ne croirait pas que Dwight m'a agress�e.
Dekker...
- Attendez ! Que se passe-t-il ? - Votre petite-fille va en prison.
- Mais pourquoi ? - Parjure, suite � vos mauvais conseils.
Elle sera inculp�e demain.
Ne t'en fais pas, je paierai ta caution.
Tu ne m'as appris que la haine !
Je hais tes paroles.
Je hais tes id�es. Je te hais !
Va au diable.
Mlle Harrison...
Je suis d�sol�.
Sinc�rement.
Moi aussi.
20 ans minimum. L'offre tient toujours.
Proposez 15 ans et on fait affaire.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.