All language subtitles for Almost Legal (2024) Presque Légal.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani Download
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

[musique douce]

[raclement de gorge]

Alors, Félix, comment ça va ?

Bien, et vous, monsieur ?

Tu... tu sais ce qu'on fait, ici ?

Euh... du pain.

On est leader national viennoiseries pâtisseries.

40 % de parts de marché.

Alors... ta mère m'a dit que tu cherchais un job de commercial.

[Félix] Hm.

T'as de l'expérience dans le secteur ?

Dites-moi, Bernard... Je peux vous appeler Bernard ?

Bah...

Vous êtes heureux, ici ?

Ah, bah La Miche d'or, c'est une sacrée entreprise.

85 ans d'existence.

Presque 150 employés.

Oui, mais vous, Bernard, est-ce que vous êtes heureux ?

Attends, mais tu veux en venir où, Félix ?

L'aviation, c'était ça, votre truc ?

Comment ça ?

Vous auriez pas aimé faire ça ?

Euh...

Oui, c'est... c'est vrai.

Quand j'étais jeune, je voulais être pilote.

Mais... tu...

Tu sais quoi ?

Je regrette absolument rien.

On est très bien ici.

Bon salaire, bonne mutuelle.

Voiture de fonction, tickets resto, RTT.

Enfin, on n'a vraiment pas à se plaindre.

Alors, si tu veux un bon conseil,

trouve un travail et rêve la nuit, mon garçon.

Confonds pas les deux. Tu vas te fatiguer.

Surtout avec un CV pareil. Parce que...

on va pas se mentir, mais c'est bien de la merde.

Non, mais franchement.

[musique entraînante]

[Léo] C'est là.

C'est le feu ! Y a un traiteur, carrément.

- [Félix] Yes ! - [Vincent] Y a des meufs ?

- [Félix] Et des roulés saucisses ? - [Léo] Non.

- [Vincent] Appuie pas sur ma tête. - Excuse.

[Léo] Plus tarama, sushis.

- Chanmé. - [Félix] Putain !

- [Vincent] T'as vu des meufs ? - [Léo] Y en a, tu crois quoi ?

[Félix] OK, je vais check.

Parfois, je me demande ce que vous feriez sans moi.

[Léo] Oh, les gars, attendez-moi !

Putain, les ingrats, j'y crois pas. Bâtards.

[soupirs d'effort]

[cri]

[musique électro]

[Félix] Oh, les gars !

- [Vincent] Putain, délire ! - [Félix] C'est quoi, cette piscine ?

Oh là là !

[Léo] Yes aïe !

Vous avez capté la soirée de fous ?

- [Vincent] Abusé. Bien ouèj. - [cris enjoués]

["Magnificent Romeo" de Basement Jaxx]

[la musique continue]

"Rendez-vous demain soir, parking Auchan".

- Parfait. - Elle m'a pris pour un gigolo ?

Je raconte ma vie, elle m'attend sur un parking.

- On va ken dans une bagnole ? - Oui. Et ?

On dira quoi aux enfants ?

"J'ai rencontré ta mère sur un parking ?"

- Pour baiser ? C'est mort. - C'est bon.

J'ai une nouvelle idée de biz pour la rentrée.

C'est quoi, cette fois ?

[Félix] Un petit resto rien qu'à nous. Ouf, non ?

Notre ambiance, notre musique.

Une déco stylée.

- Des chiottes de ouf. - Lourd. Mais on sait pas cuisiner.

Pas grave, on trouvera quelqu'un.

- Et on n'a pas d'argent. - Les banques sont là pour ça.

Si l'idée est solide

et qu'on se lance ensemble, on peut lever l'argent.

C'est maintenant qu'il faut s'associer.

Dans 10 ans, on sera vieux et aigris, on n'aura plus le choix.

On sera encroûtés dans nos tafs pourris sans le voir.

Je vous le dis, demain,

- on monte un dossier... - [musique douce]

Elle est belle.

Tu la connais ?

Bien sûr.

"Marilou.vt". Elle a 10k sur Insta.

Elle m'a regardé, je crois.

Ouais, non. Te fais pas trop d'idées.

Les petits cœurs d'artichaut comme toi, elle les mange.

- Avec du lait d'avoine. - Je te dis qu'elle m'a regardé.

- Excusez-moi. - Oui ?

Qui vous a invités ?

C'est Benoît.

Benoît comment ?

Bah... Benoît...

Non, c'est Antoine.

C'est Antoine.

Oui, pardon, Antoine.

Luca.

- Bisous. - Bisous.

[soupir]

[Vincent] Franchement, il s'est passé un truc de ouf.

J'ai perdu ma respiration et tout.

Téma. Non, mais téma, j'ai la chair de poule.

Le truc qui m'est jamais arrivé avant.

C'est sûr, je suis amoureux. Je le sais.

Regarde !

Regarde comme elle est belle.

Moi, j'ai faim... T'as pas faim ?

Je like toutes ses dernières photos ou ça fait gros clébard ?

Je vais le faire, c'est bien.

- Ça fait un peu clébard. - Non, c'est mignon.

T'as pas faim, toi ?

Putain, une tartine avec un peu de confiote, ça me fait rêver.

C'est sûr, je vais faire une crise d'hypothermie.

[Vincent] Hypoglycémie.

Par contre, j'ai pas fait une publication depuis 2019.

C'est pas ouf, ça.

Tu serais chaud de me faire des photos pour rafraîchir ça ?

Félix ?

- T'es où ? - [Félix] Là.

- Où, là ? - Là !

Amène-toi, mec.

[Vincent] Ouais, t'as vraiment la dalle.

Attends... Téma, mec.

- Mais non... - [rires]

[clochette]

[Félix] Ouah, mec !

Incroyable.

[Vincent] C'est chaud. Faut pas qu'on reste trop longtemps.

- Tu te rappelles quand on venait ? - Oui.

On lui en a braqué, des sucettes.

Tu crois que c'est la même dame ?

Sûrement, oui.

Oui, regarde, c'est elle.

- Ah ouais. Elle était pas mal. - J'avoue.

[Vincent] Je vais me prendre une binche.

La classe. À notre âge, elle avait déjà son petit biz.

Elle avait tout compris, je te le dis.

Nous, on est encore là, comme des vieux culs. Faut trouver...

- [clochette] - [elle parle en suédois]

Bonjour.

- [elle continue] - Bonjour.

[elle parle suédois]

[Vincent] Qu'est-ce que tu fais ?

- Ramène-toi. C'est bon. - On se casse.

[elle parle suédois]

Enlève ça.

- Bonjour. - [Félix] Bonjour.

[la femme] Je peux avoir une baguette aussi ?

Du pain baguette ? Aujourd'hui, on n'en a pas.

- Mais demain. - OK.

Hop. Ça, c'est...

Je vous dois combien ?

Euh... 15. 15 ?

- Fifteen. - C'est un peu cher.

[Félix] C'est parfait.

- Merci, au revoir. - Au revoir.

[elle parle suédois]

- Mec, c'était quoi, ça ? - Aucune idée.

Faut que j'aille au lit. On se casse.

[soupir]

Félix, qu'est-ce que tu branles ?

- Je bosse, mec. - On peut pas rester, t'es malade ?

Vincent, je crois que t'as pas compris.

Là, on vient d'ouvrir une porte et prendre 15 balles.

T'as déjà pris 15 balles pour ouvrir ?

- Les flics ! - Merde.

[musique intrigante]

[clochette]

Y a quelqu'un ?

Yvette, vous êtes là ?

Qu'est-ce qu'elle a foutu ?

[la musique continue]

- [la porte claque] - Non... Non...

[cliquetis de la serrure]

[Félix et Vincent] Putain...

[vrombissement]

Voilà, nickel. Bien joué, mec.

- T'es fier de toi ? - Y a forcément un double des clés.

- Je te déteste. - Va dans l'arrière-boutique.

Je regarde près de la caisse. On va trouver, y a pas de raison.

[Vincent] C'est quoi, cette soirée de cons ?

Pourquoi je te suis toujours ? J'en peux plus.

Y a pas de double. On est morts.

Il rend ouf, ce mec. Ouvre cette putain de...

Vas-y, passe.

[Vincent] On fait un double.

On y retourne de nuit vendre de l'alcool discount.

On s'est fait 15 euros car une touriste nous a pris pour des épiciers.

Tu veux y retourner ?

Tous les jours ?

Réfléchis, y aura bientôt que des touristes ici.

Une armée de touristes avec un objectif : faire la fête.

Nous...

on va les satisfaire.

T'as pensé à acheter une arme direct ?

On braque l'épicière.

- Plus rapide, quoi. - Vincent.

C'est presque légal. On vole rien à Yvette.

Y a que des vieux et des touristes, ici.

Les vieux dorment, les touristes connaissent pas.

Félix.

T'es mon meilleur ami.

Je t'adore, OK ?

Je t'aime.

Moi aussi.

Mais là, tu vas trop loin, mec. On n'a plus 12 ans.

C'est la vraie vie.

Je veux pas de casier pour un braquage d'épicerie.

Toi non plus.

Cet été, je fais une dernière saison et je pars en Australie.

C'est pas un braquage, Vincent. C'est un travail.

T'en as pas marre des tafs pourris ?

Ça, c'est notre chance d'échapper à cette vie.

Travailler pour nous. Nos règles, nos idées.

En liberté totale.

Bon, allez...

[Félix] Je compte sur toi.

Une opportunité comme ça, y en aura pas deux.

Yvette, elle a pas hésité !

[musique entraînante]

[vrombissement de machine]

[la musique continue]

[Félix] Excusez-moi.

Il y a de la cacahuète là-dedans ?

Je suis allergique.

Ces jeunes, de plus en plus fragiles.

Non, je vois pas de traces de cacahuètes.

Farine de seigle, amidon, acide de sodium.

C'est bourré de cochonneries. Très mauvais pour l'acné.

- Yo, les gars, ça va ? - [Simone] C'est le facteur ?

- Non, mamie. C'est les copains. - Ah.

- Attention à Bisou. - Oui.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Elle a sa camionnette, ta grand-mère ? - Oui, pourquoi ?

Ramène-la.

On a des courses à faire.

- J'ai plus de permis. - Ah bon ?

["La Danse qui va avec" de Pachou Man]

Oh merde !

[fracas]

- [Félix] Tu l'as pas récup ? - Non.

T'as pas récup le tien, toi ?

Salut, l'ami.

Allez.

[bip]

Vincent, t'as toujours ta suspension ?

[bips]

[vrombissement]

Bah oui.

Euh... Simone, du coup.

Quoi, Simone ?

- Léo. - Non, les gars, c'est mort.

On n'embarque pas ma grand-mère.

Elle est au courant, l'épicière ?

T'es sérieux ? Y a ta grand-mère.

Ah, c'est confidentiel ?

- Ben oui. - Je la débranche ?

- T'es ouf ? - T'es malade !

C'est énorme. Tiens Bisou.

- Viens là, Bisou. - Elle a un nouveau sonotone.

On peut régler le volume de ce qu'elle entend.

[bip]

Ça y est, je suis en Bluetooth.

Mamie !

[rires]

T'es un malade. Tu peux lui mettre de la musique ?

Téma. Radio, film, GPS, y a tout.

- Mais c'est ouf. - C'est l'avenir.

Genre c'est une mamie sans fil.

Elle fait aspirateur aussi ?

Oh, vas-y, toi. Respecte ma grand-mère. Ris pas.

C'est quand même un peu un braquage.

Tu sais quoi, Léo ? T'inquiète.

- [annonce au haut-parleur] - [Vincent soupire]

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Des semaines que je parle à cette meuf. La galère.

Vas-y, fais voir.

Je comprends pas.

Tu comprends pas quoi ? Elle m'écrit :

"Ça serait sympa comme même".

C-O-M-M-E.

- Et alors ? - Alors elle sait pas écrire, mec.

C'est con, elle était mignonne. Je l'aimais bien.

Tu vas vraiment la recal' pour ça ?

Oui, c'est mort. Je la juge trop.

Après, t'écris "sa va", alors je sais pas pourquoi je t'en parle.

Vas-y, fais voir sa tête ?

Hein ?

Elle, tu vas la recal' pour une faute de français ?

- Mais vas-y, j'y vais à ta place. - Tu fais rien.

- Donne le phone. - On essaie, j'y vais à ta place ?

[Vincent] Tu veux prendre mon identité pour ken ?

Tu sais ce que t'es, mec ?

- T'es un prédateur sexuel. - De suite...

- [Vincent] Je te jure. - Checkez. On dirait des vraies.

Ils vont rien capter, les gens.

Parfait, mec. Huit euros en plus. C'est nickel.

On en prend 10 de chaque. Une quarantaine de soft.

Biscuits apéro, ça fait la 1re soirée.

C'est bien. Ça va coûter reuch. Non ?

On se demandait...

- On peut emprunter à Simone ? - Les gars, sérieux.

- T'inquiète, on la rembourse en 2-2. - T'inquiète.

Pff, vous faites chier. Je checke son compte.

Ah oui, TPE maintenant, carrément.

Vas-y, on peut lui prendre 300 balles.

Mais on la rembourse.

- Promis. - Je te jure.

[Félix] Ta cousine est chaude en informatique ?

- Elie ? - Oui.

De ouf. Ça fait peur maintenant, carrément.

[cliquetis du clavier]

Tu veux combien en SVT ?

OK.

[Vincent] Ma tante pense qu'elle est TDI ou TDH, je sais pas quoi.

Mais c'est une génie, elle a sauté 2 classes.

- Tu veux redoubler ? - Non, pourquoi ?

Tu me donnes des bonbons pourris.

C'est ma mère, au supermarché...

Stop, je m'en fous.

C'est la dernière fois. Dégage.

Merci.

[musique amusante]

On risque de la contacter.

- [Vincent] Et pour la sécurité ? - [Félix] J'ai tout prévu.

Victor et Viktor.

[Vincent] Pas mal.

L'heure de ton trépas a sonné, misérable.

[vrombissement]

Quoi ?

L'heure de ton trépas a sonné, misérable.

J'ai pas compris.

Je vais te niquer ta race !

Ah, c'est bon. Là, j'ai compris.

[Vincent] Victor est plus à l'hôpital ?

[Félix] Faut vérifier.

[cris]

[fracas]

[Félix] Pour organiser le stock et la mise en rayon, Jean-Benoît.

- [Vincent] Le roux ? - Oui, le pote de Léo.

[Léo] On cherche un gars pour organiser la marchandise.

Faut cacher les rayons de la vieille

- pour pas qu'elle nous capte. - En gros, tu veux

que j'organise le stock d'une épicerie clandestine nocturne

pour vendre de l'alcool discount ?

[il gémit]

Oui, en gros, c'est ça.

Mon activité me rémunère déjà assez. Merci.

Ouais, mais y a pas que ça. On va rigoler aussi.

Et ça ferait plaisir de te revoir un peu.

- Rigoler ? - Oui.

- À combien, le niveau de rigolage ? - Quoi ?

Rigoler. De 1 à 10.

- Je sais pas, 8 au moins. - Ah oui.

C'est pas mal.

Il se pourrait que je m'amuse.

J'accepte.

On se voit chez ma grand-mère.

[la musique continue]

[la photographe] Parfait. Trop belle.

- Ça rend bien ? - Ouais.

- Tu prends bien la lumière. - Fais voir ?

Dégueulasse. Mais dégueulasse.

Tu sais pas cadrer, toi.

[Vincent] Imagine le coup de pub.

On peut se concentrer ?

[Vincent] Elle va faire venir tout Arcachon.

[Félix] Elle est toujours comme ça ?

10 000 abonnés, ça monte au cerveau. Pour la com, c'est parfait.

Oui, c'est bien.

Go, du coup.

Y a pas d'autre influenceuse ?

D'après Léo, c'est elle la plus grosse.

- C'est légal, votre truc ? - [Vincent] Carrément.

Presque légal.

Carrément presque ?

À quel moment vous pensez qu'une fille comme moi

prendrait ces risques pour deux mecs comme...

vous.

- L'expérience. - Waouh !

OK.

- Bonne chance, les gars. - C'est bien ce que tu fais sur Insta.

Mais c'est toujours pareil. Maquillage, maillot de bain.

On te propose de te diversifier. Faire du vrai biz.

Y aura un paquet de touristes cet été. Et avec toi,

on peut les dépouiller.

- Il dit rien, Bouclettes ? - Ben si... pareil.

Je pense que c'est une expérience cool.

On va se faire de la tune, c'est cool.

Et puis l'équipe, elle est cool.

- C'est cool, quoi. - Cool.

- Oui. - OK, les trous de balle. Je réfléchis.

Si je marche, je prends 500 balles d'avance et un contrat.

Je suis pas au courant.

- Yes. - 400.

- C'est pas négociable. - 450.

- T'inquiète, 500, c'est bien. - C'est bien, Bouclettes.

Je vous tiens au courant.

- Bisous. - [Vincent] Salut.

["Pour moi la vie va commencer" de Johnny Hallyday]

Bonsoir.

C'est quoi, ce bordel ?

[Félix] C'est pour nous, Simone. Merci.

Par ici, les amis.

Je vous en prie.

Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir.

C'est chaleureux, chez ces petites mémés.

Ça me donne envie de m'arracher la tronche. Oh, fumier.

[rire épaté]

[Victor] Regarde. Vite expédiée.

[Elie ] Ça fait longtemps qu'on s'est pas vus.

[Vincent] Ça fait plaisir de te voir.

- Tu deviens quoi ? - Je me suis fait tej.

- Mais non ? - Je suis un peu deg.

- Ça faisait longtemps ? - Caro.

Ça faisait combien de temps que vous étiez ensemble ?

[Vincent] Ça faisait 3 ans.

[Elie] Et ça va ?

- Y a un problème ? - [Léo] Non.

J'ai du mal à croire que Marilou.vt

- est chez ma grand-mère. - On est deux. T'inquiète pas.

Cool.

- Arrête de boire du jus de fruits. - [Félix] Silence, les amis.

Je vais vous expliquer. Vous l'avez compris,

il y a des risques. Je vous le rappelle,

rien de tout ça n'est totalement illégal.

- Si, c'est illégal. - T'inquiète.

- Si. - [Félix] Au contraire,

d'honnêtes commerçants vont vendre une honnête marchandise.

Dans un local accidentellement mis à disposition.

C'est un heureux malentendu. OK ?

[tous] OK !

[Félix] En revanche, vous...

vous êtes pas là par hasard.

Vous êtes les meilleurs. Grâce à cette expérience,

vous allez mettre vos talents

au profit de la société. Au profit de la France.

[rot]

Et ça représente combien d'argent ?

30 000.

Minimum. D'ici le 15 août.

Avant d'aller plus loin, si certains ont des doutes,

ils sont libres de partir.

- [Victor] Oh, le clafoutis ! - [Viktor] C'est un cake.

- Merci, mamie. - Merci.

- Hyper chouette, ta mémé. - Tip top.

[Félix] Bien.

D'abord, la surveillance. Elie, on compte sur toi.

Faut savoir où sont les keufs.

[Elie] Ça roule. Faut juste trouver un pigeon

pour hacker les serveurs du commissariat.

Avec ça, j'aurai accès aux données GPS des patrouilles.

Viens voir.

[Elie] Voitures, vélos.

Même les bateaux.

Oh, la vache.

- Regarde le balcon... - Elles sont de la région, en plus.

- Clique là. - [Elie] S'ils s'approchent

- de l'épicerie... - [Félix] Les Victor sont là pour ça.

Tu les guideras pour intercepter la police.

Il fait une soif sous cette merde.

Regarde ce que j'ai. J'ai tout prévu.

C'est l'enfer là-dessous.

[Félix] Pareil pour Yvette, faut la pister.

[Elie] OK.

[Félix] Elle met 19 minutes pour arriver.

Au moindre mouvement suspect, on plie bagage.

- Bonjour. - Bonjour.

[Félix] Ensuite, faut améliorer le merchandising.

Focaliser l'attention des clients sur nos produits.

[Jean-Benoît] On condamne ici, ici et ici.

Et on met les présentoirs là, là, là.

Et là.

OK.

Combien de temps pour installer tout ça ?

Euh... je dirais 25 min.

Enfin... plutôt 27.

- [Félix] Et pour remballer ? - 16 minutes.

[Félix] Faut ranger à 4 h pour pas croiser le boulanger.

[Vincent] Bien joué, J-B.

- Je te trouve jolie. - Et belle.

- Tu as deux fois plus de chances... - Oui.

Qu'elle réponde. On t'a déjà vue quelque part ?

On t'a... mais c'est menaçant, ça.

Question ou "on t'a déjà vue, toi ?"

"On t'a déjà vue quelque part ?"

- Si on dit "on", on est deux. - Ah oui. "Je".

Je t'ai déjà vue quelque part ?

[vrombissement]

Ça ressemble quand même un peu à un braquage.

Bah mec...

- Ça fait un peu braquage, là. - Merci.

- [la porte s'ouvre] - Bonne nuit, chérie.

Tu te couches pas tard ?

Promis, maman. Bonne nuit.

- [musique palpitante] - [la porte se ferme]

OK, je suis en place.

OK, reçu, Elie.

[la musique continue]

OK, c'est parti.

[musique dynamique]

Allez, on se dépêche, on ouvre dans 15 minutes.

Ça va là. Attends, ça c'est à l'envers.

[Félix] Comme ça. Voilà, parfait.

[Léo] OK, ça bougera pas.

OK, vous êtes prêts, les losers ?

- Quand tu veux. - [Marie-Lou] Coucou !

J'espère que vous allez bien.

Je vous présente l'épicerie Chez Yvette à Arcachon.

Une épicerie trop mim's avec tous mes faves.

Vous pourrez acheter de quoi faire la fête

toute la night. Je vous mets le lien de leur Insta ici. Cliquez.

Je compte sur vous, mes vies. Go, follow, partagez.

Va y avoir des stories.

Des codes promo, je vous en dis pas plus.

Cœur, cœur sur vous, mes petits loups.

Voilà. Y a plus qu'à attendre, les troud'.

C'est nous, les troud' ?

Bah non.

[soupir]

Qu'est-ce qu'ils foutent ?

T'inquiète, mec. J'ai eu trop de likes.

Putain, j'en vois un.

C'est parti.

- [clochette] - [Marie-Lou] Hello !

Je vous en prie.

20 euros, s'il te plaît.

Merci.

Les cacahuètes, c'est pour moi.

N'hésite pas à en parler. On est ouverts toute la nuit.

Ça roule.

- Bonne soirée. - Bonne soirée.

Y en a déjà une autre.

Tu crois quoi, troud' ?

Deux bouteilles d'alcool achetées, un soft offert.

[clochette]

Ricardo. Exceptionnel. Pastis portugais.

Mais attention.

Pas trop d'eau.

[Marie-Lou] Bonne soirée.

Salut.

J'adore ce que tu fais. On fait une photo ?

- Viens, ma belle. - [déclics]

Allez, bonne soirée.

"Cuidado, la tequila es muy fuerte." Les mots du fournisseur.

Moi, je parle pas espagnol,

mais à mon avis, ça cogne.

J'ai pas de cash.

OK. T'as Lydia ?

- [clochette] - [Vincent] C'est la Malibute.

Comme son nom l'indique, elle te bute.

[clochette]

[homme] Je me jette à l'eau.

Je voulais te dire, t'es une déesse du ciel.

J'ai jamais vu une fille aussi magnifique.

Tes yeux noisette, on dirait celles que les écureuils piochent

- et grignotent... - Merci, mais non.

T'as un 06 qu'on puisse parler ?

Un mail électronique, un courrier ?

Mec. Je t'ai dit non.

Je te dis à la prochaine. Bonne soirée. Bisous.

- Bonne soirée. - Oui. Excuse-moi.

♪ Cocococo Pablo Colada ♪

[elle fredonne]

Minuscule.

Alors...

Grand ouvert, grand ouvert...

Euh... grand ouvert.

Hm ? C'est quoi, ça ?

[musique douce]

[rires]

[Léo] Putain, sérieux, les gars ? Mon oinj ! Je venais de l'allumer.

- [Vincent] Qu'est-ce que je réponds ? - [J-B] Tu sais, Vincent,

Freud dit : "On a beau rêver de boisson, quand on a vraiment soif,

"il faut s'éveiller pour boire."

Et du coup, je dis quoi ?

Tu quittes ton téléphone et tu la rencontres.

Ou tu continues à fantasmer sur une femme idéale

qui existe que dans ton imaginaire et tu finis seul.

Comme moi.

- OK. - Tu vois ?

Pas mal.

[la musique continue]

- Tu permets, je peux bronzer ? - Oui.

Merci, Jean-Baptiste. C'est cool.

Benoît.

Je m'appelle Jean-Benoît.

[Elie] B10 ?

Elle t'a démonté ton porte-avions.

Ce bateau à la con aussi...

Fais un effort. T'es éclaté. T'as quel âge, déjà ?

Parle-moi meilleur.

On en refait une. Tu vas rien comprendre.

- Tu vas encore prendre une sauce. - C'est de la chance.

Parfait. Merci ! Bonne soirée.

Tu connais pas la Smirnouf ? En Europe de l'Est, y a que ça.

C'était l'assistant de qui ?

- Gorbatchev. - Voilà.

Salut. Je voulais te dire, je suis désolé.

D'habitude, je fais pas ça. C'est la première fois.

Tu veux quoi ?

Justement, je suis en train de chercher l'amour...

- C'est pas vrai ? - Si.

- Désolée, on n'a pas ça. - Sérieux ?

Non, j'ai des cacahuètes, du soft...

On peut même dire que ça a mis fin à la guerre froide.

- Carrément. - Sacrée vodka.

Un médecin en 13 lettres.

Poto, essaie pédiatre.

P-E-D-I... Un, deux, trois. Non, il manque 5 lettres.

Non, pédiatrologue.

- Oh ! - Hé !

- Mais t'es un monstre. - J'assure.

[Vincent] Comment tu peux boire un truc pareil ? C'est fluorescent.

[Félix] C'est sûr, c'est artificiel. Ça part comme des petits pains.

[Vincent] Je comprends pas, ça a l'air de puer.

- [Félix] C'est la saveur ananas. - Dégueulasse.

[Félix] Hyper chimique.

Bonsoir.

Euh... Elle est au courant de ce qui se passe, Yvette ?

- Écoutez, monsieur... - Patrick.

Vous inquiétez pas. Yvette est au courant.

Pour la simple et bonne raison qu'on...

je suis son...

son petit-fils.

Voilà, c'est complètement normal.

- On donne un coup de main. - [Patrick] D'accord.

- Complètement normal. - Voilà.

Je la connais un peu, Yvette.

Depuis environ 20 ans.

Jusque-là, elle avait pas de petits-enfants.

- Effectivement, c'est pas banal. - Non.

Et pourtant... me voilà.

Le petit-fils d'Yvette.

Ça me dit rien.

Peut-être que là...

Toujours pas.

Tenez.

Ça y est, ça me revient. Le petit-fils d'Yvette.

- T'as grandi. - Un peu.

Bon. On continue comme ça.

À la prochaine, les gars.

Madame.

Ah, euh... pas touche aux baguettes.

Promis.

Désordre épouvantable...

Chaos.

Chaos.

Alors...

Hein ?

"Ecureuiy" ?

Mais enfin...

J'ai jamais mis ça. Qu'est-ce que ça fout là ?

Rongeur.

OK, Elie. H2.

[Elie rit] Encore raté.

Putain !

Elle va me faire craquer avec sa bataille !

Prends une bière, ça va te calmer.

[musique électro]

[Léo] Hop, on fait la queue comme tout le monde.

Une personne.

[Marie-Lou] Merci pour vos retours sur ma vidéo. Vous êtes mim's.

Je referai des vidéos de ce format. Je voulais vous parler

d'une super promo incroyable, mes vies, mais vraiment.

Pour deux produits achetés, vous aurez le 3e offert.

C'est plus discret. Et là, le best-seller.

Jack David. Ils sont deux frères.

Jack Daniel et Jack David. Lui, c'est...

Je vous aime d'amour.

J'ai un code promo pour vous. C'est Loulou20.

Voilà, 20 % sur toute la boutique. On est là toute la night. Bisous.

Attends, qu'est-ce que tu fais ?

[Léo] Je prends mes mots fléchés.

C'est à toi ?

Bah non.

- C'est à qui, alors ? - C'est à Yvette.

Mec, t'es sérieux ?

T'es teubé ?

- T'as écrit partout. - Tranquille. Regarde.

Je prends que ceux du fond et j'imite son écriture.

Vas-y, dégage. Bouge.

- Ça va, on se détend. - Va faire le stock.

[Yvette] Il manque deux pages.

Ils ont tenté d'effacer les preuves.

[Antoine] Selon vous, un individu

se serait introduit dans votre commerce

- à votre insu. - Oui.

- Pour faire des mots croisés. - Non.

Des mots fléchés.

Des mots fléchés dont il aurait découpé les pages.

Oui.

Le suspect n'a pris ni produits ni argent ?

Rien, j'ai vérifié les comptes.

- [Antoine] Aucun signe d'effraction ? - Aucun.

- Tu penses à ce que je pense ? - Oui.

Touchez plus à rien.

- Ah ? - On va délimiter un périmètre.

Ah bon ?

La scientifique va venir relever les empreintes avec...

Et le FBI.

Les mots fléchés,

c'est leur spécialité.

À Arcachon, ils disent : "I love la bassine d'Arcachon.

"I love les mots fléchés. I love la Canebière."

Vous m'aidez, oui ou merde ?

Hé !

Moi aussi, je sais gueuler. Donc on se calme, d'accord ?

La police aussi a le droit de rigoler.

- Oui. Ha, ha, ha. - [Antoine] En parlant de rigoler,

vous n'auriez pas pris des médocs qui...

Paf !

- Genre... Tramadol ? - Non.

- Genre Fentanyl ? - Non.

- Vitoplexil ? - Non.

Doliprane ?

Oui, quand j'ai mal à la tête,

comme vous.

- Doliprane. - Bah ouais. C'est ça.

- Oui, Doliprane. - Vous notez quoi ?

- Spasfon ? - Je pense que oui.

- Deux S ? - Un S.

Y a Spas-sfon.

- Allez, allez, on dégage. - Madame, une 2e fois, on se calme.

On est les forces de l'ordre. Y a...

Force.

On dégage, là.

Forces de mes deux. Vous allez voir

si je prends des médocs ! Guignolos !

- [Guillaume] C'est méchant. - Abrutis ! Minables ! Petits !

Crétins des Alpes !

[Marie-Lou] Oh !

Putain, les gars !

[cris]

[Félix] On a sous-estimé la quantité de touristes.

[Vincent] C'est le temps, il fait beau tous les jours.

[Félix] Mec, hier, des gens sont partis à cause de l'attente.

C'est plus possible, faut être plus efficaces.

OK, mais comment ?

Quelqu'un a vu les clés de mon scoot ?

["Inner City Blues" de Delroy Wilson]

Pas de réponse.

[la musique continue]

[ils discutent]

La commande sera livrée d'ici 20 minutes.

Peut-être 21. Merci. Bonne soirée.

[Marie-Lou] Coucou ! Petit update,

l'épicerie propose de vous livrer gratuitement

dès 20 euros d'achats sur Arca et le Pilat.

Je vous mets le téléphone dans la bio. Bisous !

Ça va, les gars ?

[Léo] On prend trop cher. C'est la 20e commande.

C'est bon. On lâche rien.

Un pays qui commence par K.

Oh ! Tu connais un pays en K ?

Kuba ?

Kazakhstan.

- Pas sûr. - Kuba ?

OK, Elie. Kuba.

C'est pas possible, vous êtes illettrés ?

- Cuba, c'est un C. - T'es archi-con.

Tu sers à rien, t'es nul.

[la musique continue]

Le gars, je lui dis, droit dans les yeux : "Écoute-moi,

"la loi, c'est moi.

"Donc ou tu ramasses la merde de ton clébard,

"ou je te la fais bouffer."

- Arrête, j'y crois pas. - Si.

T'as dit ça ?

Non, bouffer, j'ai rajouté.

Mais j'ai dit : "La loi, c'est comme ça.

"Faut ramasser." Il a ramassé.

- Oh putain, les gars. - [Victor] Quoi ?

Les flics remontent le boulevard. À 2 km, vers vous.

- Bien reçu, Elie. - On va pouvoir se marrer.

Let's go.

[musique palpitante]

[vrombissement]

Merde...

Putain, ils bombardent.

["Shake It" de Inndrive]

Faut arrêter les pois chiches à la cantine.

Pour les fibres, c'est pas bon.

[la musique continue]

Tout droit à 500 m, vous allez les croiser.

Je les vois ! Prépare-toi à les allumer.

- Y a pas de protéines dedans. Je... - Attends...

C'est quoi ?

Feu !

[détonations]

Oh putain ! Putain, couche-toi !

[cris de joie]

Putain de merde. Gyro, gyro, gyro !

- On va se les faire. - Gyro !

[vrombissement]

[Rires] Je les ai canardés. Tout dedans.

Bien joué.

- On va les bouffer ! - Ils sont tombés sur un os.

Deux os.

Antoine et Guigui ! Antoine et Guigui !

[sirène]

- Ils se rapprochent. - Prêt ?

Dans 100 m, virage à 90 degrés.

T'as vu ce dérapage ?

C'est chaud, là !

[Elie] J'ai une idée.

- J'ai trouvé une impasse pas loin. - Donne-nous la direction.

- 90 degrés à gauche, 2e à droite. - Bien reçu.

Chope-les, Guigui !

- Ça va le faire. - Ça passe pas.

Mais si. T'inquiète.

Ça va le faire.

Vas-y, vas-y, vas-y !

- Je veux pas voir ça. - T'inquiète.

[klaxon]

[hurlements] [klaxon]

Yes !

[sirène]

- Putain, les bâtards. - Les bâtards !

[sirène]

Mon petit pote, ça mérite pas une fête ?

Une bière pour fêter ça.

On continue sur cette lancée et on se retrouve demain soir.

Allez, dormez bien, les gars.

- Des mots croisés ? - Non, des mots fléchés.

Et ça.

[Patrick] Qu'est-ce que c'est ?

Putain ! Des vrais cailloux ?

Non. Te fais pas plus con que tu es.

La vraie question, c'est qu'est-ce que ça fout là ?

Je viendrai voir cette nuit.

Merci. Tu dois me trouver parano,

mais je crois que quelque chose m'échappe.

Vous avez raison, Yvette.

Si quelque chose cloche, il faut s'en occuper.

- Prudence est mère de sûreté. - À moins que tu viennes faire la nouba.

Avec tes clés.

[rires]

Mais vous imaginez ? La, la, la !

- Oui, très bien. - Non, non.

Non. Sacrée Yvette !

[musique paisible]

Excuse-moi, Marie-Lou.

Quoi ?

Ça fait trois jours que je galère avec cette meuf.

Je me suis dit, comme t'es une fille, tu pourrais...

me donner un coup de main ?

OK.

Tu racontes trop ta vie.

Plus tu parles, moins tu gardes le mystère,

plus elle voit que t'es pas intéressant.

Ensuite, réponds jamais un message plus long que le sien.

Elle dit : "OK, ça va."

T'écris pas un roman.

Et ensuite,

calme-toi sur les émojis. On dirait ma mère.

Je trouvais ça bien les émojis.

C'est un message, pas une BD.

OK. Ça marche.

[musique douce]

[Papa] Bon, les gars.

Vous allez m'aider à comprendre un truc.

Depuis 2 semaines, vous m'avez coûté 200 balles de plus en essence

que l'année dernière.

Et je vous parle pas de vos gueules de zombies au premier service.

Il se passe quoi ?

Hein ? Ça joue à Fast and Furious ?

Ça se prend pour Vin Diesel ?

Hein ?

Vous livrez les pizzas en Espagne ?

Je vous écoute.

C'est juste une grosse saison, monsieur.

[il claque des doigts]

Qu'est-ce qu'il a dit, Pinocchio ?

- Je dis juste... - Toi, tu fermes ta gueule !

Vous croyez pouvoir niquer Papa comme ça, vous ?

Mais y a personne qui nique Papa ici.

C'est Papa qui va niquer vos petites races !

- C'est imprimé ? - Oui.

- Oui qui ? - Oui, papa.

Voilà. C'est pas compliqué.

Allez, dégagez.

Je vous ai assez vus.

Merci. T'en fais pas pour Yvette. Elle est loin du compte.

Parfait, merci, Patrick.

Faites gaffe, elle a trouvé des trucs par terre.

J'ai arrêté...

Je rêve ou il part avec mon oinj ?

Patrick !

Il est parti.

[on tousse]

M. Verneuil, je vous ai pas entendu rentrer.

- Ça va ? - Oui, ça va, merci.

Vous avez reçu mon... mes...

- Mes... - Vos choux de Bruxelles, oui.

Et votre Cacolac.

Ah, très bien. Merci.

Par contre, le Mirror,

vous l'avez pris la semaine dernière.

Mais je le bois.

[ils rient]

Avec du Ricard.

Vous êtes trop con, M. Verneuil. Si.

Il faut bien rigoler.

Je sais que c'est dur, mais là,

on n'a plus le choix, faut vendre.

Ça vous dit pas une retraite au soleil ?

Une croisière. Vous savez, Mme Josée a vendu sa quincaillerie.

- Aujourd'hui, elle vit à Phuket. - J'ai une tête à dorer à Phuket ?

Bah...

Mais ça fait 40 ans que je tiens l'épicerie. D'accord ?

Ça va peut-être vous étonner, mais j'ai pas fait tout ça

pour finir mes jours dans une résidence de vieux.

- Non. - Écoutez, Yvette...

Il faut trouver une solution.

Votre découvert a dépassé les 10 000 euros.

- Je pourrai plus vous couvrir. - Je changerai de banque.

[musique entraînante]

Lève-toi.

- What's happening? - Les amis,

on vous a réunis pour vous remercier.

On a largement passé la barre des 15 000.

- Hé ! Tout ça, c'est grâce à vous. - Oui.

Alors, ce soir...

- on fait la fête. Et demain, ça repart. - [cris de joie]

Je vais pas me rater.

- Salopard, va. - Ouais, je sais.

- Un petit souvenir ? - Carrément. Les gars, photo !

- Allez, allez. - [Marie-Lou] Oh yes ! Pour Insta !

Bougez plus.

[Victor] Il tape dans la gourde, le J-B.

[Viktor] Il va finir pétrifié.

10 balles sur lui.

- Jamais. - Tu vas voir.

Un chasseur sachant chasser chasse sans son chien...

sans ses... Merde !

- [rires] - T'es sérieux ?

Vas-y, J-B.

Un chasseur doit savoir chasser sans son chihuahua,

ses cheveux, son chapeau, ses châteaux

et ses chaussettes chaudes, chics et chocs.

[rires]

- [acclamations] - Bien ouej, J-B.

[Viktor] Mon petit J-B d'amour.

- Il a débité, tu as vu ça ? - [J-B] J'ai fait un peu de rap.

[soupir]

Oh, putain, c'est un gang.

[soupirs]

Oh bah non.

[chanson romantique]

[il chante]

[il lit] "Produced from French wheat grains..."

Tu caches bien tes cartes, J-Benz.

- [Rires] - Il est chouette.

Les gars, matez ça.

Oh, les petits choux d'amour à la crème.

[la musique continue]

Oui, c'est très mignon.

Toi, t'es un chic type, en fait. T'es content d'être heureux, ce soir.

[rot]

Tu sirotes ça comme un chef.

Fais gaffe, c'est pas l'eau du robinet.

[J-B soupire]

C'est très, très mignon.

[chanson romantique à la guitare]

Encore une qui va le faire galérer.

[Léo] C'est clair.

Il est bon, n'empêche. Il va me manquer, l'année prochaine.

S'il part. Ça fait 4 ans qu'il nous fait le coup.

Si. Il a pris ses billets pour l'Australie.

Ah ouais ?

L'Australie ?

Oui, mec.

Ça y est, notre Vincent va s'envoler.

J'espère qu'il reviendra nous voir quand même, cet escroc.

OK.

[la chanson continue]

[Patrick] Non, vraiment rien.

- Maintenant, c'est peut-être... - Quoi ?

- Vous allez trouver ça idiot. - Vas-y, dis-moi.

Vous croyez au paranormal ?

Comment ça ?

Aux esprits, aux fantômes, des trucs comme ça ?

- Non, pas trop. - Je vous l'avais dit.

C'est plus fréquent qu'on le croit. Mon cousin,

une nuit, il a entendu des traces.

Vu. Vu des traces.

De quoi ?

Pff, on sait pas.

Des... peut-être des tripodes.

Des tripodes ?

- C'est quoi, ça ? - Des tripodes qui font...

[ses doigts tapotent le comptoir]

Avec les petites griffes.

[il continue à tapoter]

Ça se déplace un peu en crabe.

Hm hm...

[Marie-Lou] Victor !

- Comme à Mykonos. - [Marie-Lou] T'es loin, approche-toi.

Rapproche-toi !

- Mec, mon téléphone ! - Respectez-vous.

Merci, Simone. Prends-moi avec la citronnade. C'est healthy.

- Ça rend bien ? - [Vincent] Oui, grave.

Ça va, Félix ?

Ouais, et toi ?

Yes, nickel.

- Quoi de neuf ? - Rien, je bosse, là.

Ouh là. Mauvaise humeur.

Y a un souci ?

Non.

Au fait, bien joué pour l'Australie.

- Tu comptais m'en parler quand ? - D'accord.

Je t'en parle depuis le lycée. Si je le fais pas là, j'irai jamais.

Je pars le 17 septembre. Mais je t'appellerai.

On va se revoir.

Le projet est lancé et tu m'abandonnes.

- Le projet ? - On a fait 16 500 euros de CA.

Sans aide.

Dans 2 semaines, c'est fini.

Officiellement, on n'a pas de taf et les mêmes CV pourraves.

Yvette l'a fait.

Yvette travaillait pas clandestinement.

Faudrait un emprunt bancaire pour monter un truc après avoir payé.

Tu vas dire quoi aux banques ?

On a fait de la contrebande d'alcool discount ?

T'inquiète pas, je trouverai.

D'accord, tu trouveras. Faut que tu redescendes, mec.

Va falloir que tu trouves un vrai job.

Tu peux pas enchaîner les conneries jusqu'à tes 40 ans.

Tu sais quoi, casse-toi.

Pars maintenant, même.

Reviens pas avec ta mentalité de blaireau.

[Léo] Yo, Vincent.

Bien joué pour Marie-Lou.

Baiseur, va.

Bah quoi ?

Non ? Il l'a pas ken ?

Putain, je le savais.

Mamie, elle est où, ma beuh ?

Comment ça va, Yvette ?

Ah... je...

Je dérange ?

Absolument, vous me dérangez, Fabrice.

Euh... une offre vient de tomber pour votre épicerie.

Un grand distributeur veut ouvrir un mini-market.

C'est pas le moment.

Vous êtes en train de me niquer ma séance de purification.

Je dois rester positive.

Bien.

Je vous laisse la documentation sur votre comptoir.

Vous devriez vous y intéresser.

Après, je pourrai plus rien pour vous.

- Allez, bonne journée, Yvette. - [clochette]

[musique douce]

[soupir]

[Marie-Lou] Coucou, mes loups. J'ai pas pu snapper cet après-midi.

Vous avez été nombreux à me demander mon tuto make-up

de ma soirée de samedi. Je poste la vidéo demain à 17 h.

Je suis chez Yvette, passez nous voir, on a des nouvelles promos,

on a des trucs trop cools, on a vraiment un stock full.

[vrombissement]

Où tu vas comme ça, petit bâtard ?

[il démarre]

[femme] Excusez-moi.

C'est quoi, cette marque ?

C'est les premiers prix. Ça se voit pas ?

OK.

[bip]

Voilà, merci.

- Bonsoir. - Fais un effort. Smile, genre.

- [clochette] - Oh ! Et ben voilà !

- Bonsoir. - [Papa] T'es le responsable ?

Euh... oui, pourquoi ?

On peut se voir ?

Tu me dis qui t'a autorisé à faire bosser mes livreurs sur mes scooters ?

Y a un malentendu. C'est du bénévolat. Jamais...

Tu me prends pour un jambon ? Je sais ce qui se passe ici.

Je vais t'expliquer, ça va être clair.

Tu vas me rembourser avec intérêts.

Tu vas gentiment fermer ta boutique

sinon j'appelle les condés.

- T'as compris ? - Hm.

Comment tu vas, Didier ?

J-B, qu'est-ce que tu fous là ?

Sauce piquante ?

[Didier] Mes petits enculés, va...

[J-B] Pour les flics, on va oublier. Et on te rembourse l'essence.

Ça te va ?

[Léo] Et puis alors ?

Qui c'est qui ferme sa gueule ?

Toi, t'es viré.

- [Léo gémit] - Ça va ?

Oh.

Y a quelqu'un ?

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Léo pour mamie. Léo pour mamie.

Un pichet de grenadine pour la terrasse, s'il te plaît.

Je répète, pichet de grenadine.

Merci.

Il a pas l'air tip top, le petit Félix, non ?

C'est vrai qu'il a pas mangé ce midi.

- Ah oui ? - C'est parce qu'il est triste.

Bichette...

[ronflements]

Bon ! Eh ben, déjà, t'es honnête.

C'est bien. Très bien. Pas de panique.

À ton âge, mon CV était pire.

Non, pas du tout. Exactement comme toi.

Un jeune sans expérience.

À la ramasse.

Un paumé de la vie, quoi. Et aujourd'hui, regarde.

Me voilà.

À la tête de la plus grosse imprimerie d'Aquitaine.

2 Press Offset 8 Couleurs, 2 imprimantes 3D,

4 traceurs thermiques. Tu sais comment j'ai fait ?

Ben...

vous avez travaillé dur ?

Pas du tout.

J'ai très vite compris que la seule chose qui compte,

c'est la machine.

Ce que tu lui donnes, la machine te le rend.

What you give to the machine, the giving machine back.

C'est aussi simple que ça.

Et ça, c'est cadeau.

[vrombissement]

- Ça marche pas, les gars. - Vas-y, bouge.

[Marie-Lou] What?

- C'est qué-blo. - [J-B] Putain.

C'est quoi, ce bordel ?

Frères et sœurs, dans cette église

ou devant votre écran, que la Paix du Seigneur

- soit toujours avec vous. - [Léo] Ça change quoi, du coup ?

- Elle a changé la serrure. - Et alors ?

Patrick a pas les clés ?

Non, elle lui fait plus confiance.

Elle fait plus confiance à personne.

On s'en fout. On fait un double comme t'as fait.

C'est fini, Léo. Va falloir que je trouve un vrai travail.

C'est mieux qu'un vrai travail, ça.

T'as vu les commentaires sur Insta ?

Non.

[la messe continue]

Tout le monde est dégoûté.

On est obligés de ré-ouvrir.

Tiens.

[soupir]

[il éteint la télé]

Tu sais, jusqu'ici, j'ai pas fait grand-chose de ma vie.

Je sais que je suis pas une lumière.

Ce qu'on a fait cet été,

honnêtement,

c'est le 1er truc que je serai fier de raconter à mes enfants.

Ça, c'est grâce à toi, Félix.

Tu vas pas abandonner maintenant.

Faut finir l'histoire en beauté, mec.

["Pour moi la vie va commencer" de Miel de Montagne]

Je n'ai ni le cheveu fin ni le cheveu épais.

- Ah. - C'est marqué "bouclés à frisés".

Ça correspond à ma problématique ?

OK, Marie-Lou, Elie en a pour quelques secondes.

[Marie-Lou] On m'a dit que l'avocat, apparemment,

c'est un super ingrédient.

Mais je me demande, c'est vraiment de l'avocat ?

Oh, c'est mignon, vos ongles.

- Merci. - Comment vous faites ça ?

- On est planqués comme des coquins. - Chut. J-B ?

- Ah ! - [Marie-Lou] Tu branles quoi ?

- Ça va, je prends le soleil. - Non, on y retourne.

Non, je suis passé à autre chose.

- On n'a plus les clés. - On a la clé.

Cool. Vous avez qu'à y aller sans moi.

[Victor] Bouge-toi le cul, c'est la plus grosse soirée.

- Tu fais pitié. - On va pas s'asseoir sur le 15 août.

On a bossé comme des malades.

T'as créé une équipe, t'assumes, troud'.

Et y a un gros manque à gagner. Troud'.

Prendre autant de risques pour une soirée ?

Quels risques ? C'est presque légal, non ?

Nous oblige pas à y aller sans toi. Troud'.

Oh, ça va, ça va. Je viens. Putain, vous êtes chiants.

Trop lent.

["Ouai Ouai" de Ouai Stéphane]

[Marie-Lou] Coucou, mes loups. JPP de ce que je vous annonce.

Ce soir, réouverture de l'épicerie pour le 15 août après le feu.

Je suis trop contente. Vraiment, ça va être iconique.

[la musique continue]

Merci d'être revenu, mec.

Je suis désolé pour la dernière fois.

En vrai, je suis content pour toi.

C'est moi qui ai pas été cool.

T'es le meilleur presque épicier que je connaisse.

Salopard, va.

[détonations]

[Vincent] Salut.

- 35 euros par carte. - On peut avoir une photo ?

J'arrive dans une seconde.

Une chips, une vodka et ça part avenue de l'océan. 95.

C'est bon !

T'as déjà pris un camion dans la gueule ? C'est pareil.

Je venais pour te dire bravo.

Je suis content que vous ayez ré-ouvert.

Tu veux qu'on t'offre des cacahuètes ?

Non, c'est bon. C'est gentil. Merci beaucoup.

OK, bon...

je vais vous laisser. Bonne soirée.

Si lui, c'est pas un troud'...

- Mignon, quand même. - Méga troud'.

J'espère que t'as pas le mal de mer. Avec ça...

ça tangue.

C'est parti, mon kiki.

[soupir]

Le 15 août, c'est chaud, les gars. Y a genre...

4 patrouilles de police.

- C'est une vraie petite fête. - Le méga feu d'artifice

pour tout le monde.

- J'ai envie de me dégommer. - Ça approche ?

Non, rien à moins de 3 km.

[vrombissement]

- [informations à la radio] - Pff.

C'est sans arrêt, les ronds-points.

[bips]

Du mouvement côté Yvette.

- Yvette est partie. - Bien reçu, Elie.

Pourtant, y a ce petit...

Excusez-moi.

OK, on remballe !

- 16 minutes. - [Léo] Dernière livraison.

Après, rentrez chez vous.

- [vrombissements] - [Marie-Lou] Désolée,

faut évacuer l'épicerie. On vous tient au jus sur les stories.

C'est fermé, on n'a plus de stock.

C'est fermé, faut rentrer. Désolé.

Rentrez, s'il vous plaît.

[musique palpitante]

[soupir]

Des flics à environ 4 km.

Mets-moi un truc de forain.

- Du bon son ? - Ouais.

[chanson pop romantique]

Tu te fous de ma gueule ? C'est quoi, ce truc ?

Mets-moi un truc qui m'affole un peu.

On part sur ça, alors.

["Motor" de SebastiAn]

- Tu sais me parler, sale bestiole. - Allez, bombarde.

[vrombissement]

- Combien de temps ? - 6 minutes.

Va ranger la camionnette. On met le reste derrière.

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est moi ♪

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est pas toi, c'est moi ♪

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est moi ♪

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est pas toi, c'est moi ♪

♪ Po, police de proximité Tu dois me respecter ♪

♪ Car les gens comptent sur moi pour les protéger ♪

♪ Si avec moi tu fais l'beau je pose la lacrymo dans tes yeux ♪

♪ Si avec moi tu fais le kéké, j'te nique ta mère au pistolet ♪

Wouh !

Enfin, je le tiens en joue. Je tire pas.

- C'est un premier jet. - Les gars, il est bon, le Guigui !

T'es monstrueux !

♪ C'est qui qui fait la loi, c'est moi ♪

♪ C'est toi ! ♪

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est pas toi, c'est moi ♪

♪ C'est qui qui fait la loi, c'est moi ♪

♪ C'est toi, c'est toi ! ♪

♪ Tu sais c'est qui qui fait la loi, c'est pas toi, c'est moi ♪

[musique hip-hop]

Pff... Allez...

[bips de début de course "Mario Kart"]

[vrombissement]

[musique dynamique]

Faut faire le clip. On vise 10 000 vues en 1 semaine.

Mon pote a un appareil-photo. Avec les collègues...

Ils font la figu.

- Ma mère fait la bouffe. - Les revoilà. Oh putain !

- [détonations] - Oh, putain !

On va se les faire, Guigui !

- Guigui, fonce, on va se les faire. - Bien sûr.

[clochette]

[Yvette souffle]

[Marie-Lou chuchote] Qu'est-ce que tu fous ? Félix, arrête.

Bonsoir.

[elle crie]

Ne... N'avancez pas. Arrêtez, je vous dis !

Stop !

Vous me faites pas peur, vous savez.

Voilà. Je vous ai bien eu. Tenez.

Maintenant, vous savez quoi ?

J'appelle la police.

[tonalité]

C'est quoi, tout ce pognon ?

Mais je te reconnais, toi...

- L'allergique aux cacahuètes. - C'est moi.

Promis, je vous veux aucun mal. Je peux tout expliquer.

Je sais pour l'épicerie.

Les chiffres, la proposition de rachat.

Quoi ?

Vous êtes pas obligée.

Je peux vous appeler Yvette ?

Hm.

Bien, j'ai une nouvelle perspective d'avenir pour votre commerce.

Ils nous collent au cul, ces bâtards.

Pourtant j'écrase la pédale.

- Vous avez pas le droit de faire ça. - C'est interdit !

[Elie] J'ai pas de solution, les gars.

- Faut les fatiguer. - [Viktor] J'ai une idée.

- Regarde ça. - Oh putain, le pétard.

Je vais leur faire péter la cabane !

- Arrêtez-vous ! - [cris]

- Vous avez pas le droit... - Oh putain !

[Guillaume] Grenade !

- [cris stridents] - Chope-la ! Chope-la !

[Antoine hurle]

Comment c'était sympa !

Coup du micro-ondes.

[sirène]

[ils toussent]

- Guigui ! - Oui ?

- T'es où ? - Je suis là.

[Elie] Bien joué, les gars.

- Vous avez géré. - T'as sacrément bien bossé.

Tu me plais comme ça.

Ça me touche. Les petits compliments d'amour.

Les gars, d'autres flics

- se dirigent vers l'épicerie. - On peut les avoir ?

Non, trop loin.

- Putain ! - Fait chier.

[vrombissement]

On a fait 31 500 euros de CA.

6 fois plus que vous de jour sur la même période.

Grâce à la communication sur Internet et la vente à domicile.

Imaginez le potentiel avec cette méthode.

On pourrait doubler voire tripler le chiffre.

Mais c'est qui, ce "on" ? Vous êtes combien pour faire ça ?

- [Félix] Voici la moitié de l'équipe. - Ah oui, quand même.

C'est pour vous.

Un peu plus de 2 000 euros.

Considérez ça comme un loyer.

Je comprends votre colère et l'appel à la police.

Mais je vous promets, si vous nous faites confiance,

"Chez Yvette", c'est pas près de fermer.

[clochette]

- Bonsoir. - Bonsoir, messieurs.

Bonsoir.

[pages qui tournent]

On peut dire que t'as fait fort.

[musique douce]

[Yvette] Merci.

Je te fais confiance, mon garçon.

Mais tu te débarrasseras pas de moi.

Je passerai voir comment tu t'en sors. D'accord ?

Pas de souci, Yvette. Merci pour tout.

Merci à toi, Félix.

[musique douce]

- Bon voyage, mon pote. - Merci, mec.

Prends soin de toi, Bouclettes.

Merci, Marie-Lou. On s'écrit.

Je t'ai fait un double.

Comme ça, tu reviens quand tu veux. Puis sinon...

ça fait un souvenir.

Allez, viens là.

J'espère que tu vas trouver ce que tu cherches.

Hé ! Tu m'oublies pas, hein ?

Jamais, mec. J'appellerai, t'inquiète pas.

[musique douce]

- Je me sens chaud comme une turbine. - Mignon, le casque.

- Fais voir ta gueule sous la capsule. - Je suis beau.

- Deux livreurs d'amour. - Vous pouvez y aller.

Attention sur la route.

- Dis-moi si t'as besoin d'aide. - Merci, c'est gentil.

Je vois que la relève est assurée.

- Super. - Je les ai à l'œil.

- Les jeunes... - Oh là !

- Allez, M. Verneuil. - Au revoir.

- À plus tard. - Je fais mes courses.

[Félix] Bon, parfait, ça.

Salade, friture, c'est nickel.

- Je vous mets la promo. - S'il te plaît.

J'ai un truc. Je m'en mets sur la peau. Et regardez.

Jeunesse éternelle. Peau de bébé.

Mon petit Félix, tu me prends vraiment pour une andouille.

Mme Chegnay, j'ai l'air d'un escroc ?

[chanson douce]

["La Danse qui va avec" de Pachou Man]

Sous-titrage : EVA France ST'501

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.