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---
---
Déclic d'appareil photo
---
Tu peux parler. Il rit.
Reste pas bloqué là-dedans.
Ca aide. Raconte-moi
une histoire, ton livre, un film...
Joseph Kessel,
"Le Tour du malheur."
-Tu veux savoir de quoi ça parle ?
Euh...
ça se passe en août 1914.
En plein début de la guerre.
Ca parle de Richard,
qui vient d'une famille modeste.
Et qui...
rêve de devenir un grand avocat.
Il va rentrer à la Sorbonne.
Là, il va rencontrer Etienne,
un jeune très intelligent, comme lui,
mais qui fait partie d'une famille très riche.
Ils vont s'engager dans la guerre.
Et en rentrant de cette guerre, Etienne va apprendre
que sa mère a couché avec Daniel, le frère de Richard.
C'est une femme délaissée par son mari.
Elle va vers...
les jeunes comme ça pour avoir un peu tout ça,
les jeunes comme ça pour avoir un peu tout ça,
l'amour physique et l'amour maternel.
Et...
déjà qu'il détestait sa mère, il va la détester encore plus.
Et un soir, il va tuer sa mère.
-Etienne ? -Ouais.
Et du coup, son père, Jean, quand il va apprendre ça,
il va demander à Richard de défendre son fils.
Richard, depuis petit,
il rêve de devenir avocat, il avait les notions,
il avait tout étudié,
et c'est la personne qui connaissait le mieux Etienne.
Ils avaient fait la guerre ensemble.
A l'époque, c'était l'affaire la plus connue, on en parlait.
Richard, d'un coup, se retrouve
dans tous les journaux, on parle de lui.
Et il va être extrêmement demandé.
De sa vie très modeste,
il se retrouve dans les grands événements
avec des riches.
Il commence à coucher avec des femmes.
Il a un peu perdu pied, tu vois ?
Il a un peu perdu pied, tu vois ?
-Mets l'assiette d'Amin dans la voiture.
Après, tu peux y aller.
Si t'as terminé. -Elle a l'air trop bonne.
-Demain, j'en ferai plus.
Merci, cocotte.
*Musique dansante
*---
On frappe.
La porte s'ouvre.
-Bonsoir. -BONSOIR.
-Nous sommes fermés.
-Nous sommes fermés.
-Fermé ? -Oui.
-Fermé ?
-Vraiment ? -Oui.
-Les restaurants dans Sète sont fermés.
-Mais on mange ici tout le temps.
-Fallait venir un peu plus tôt.
Là, c'est trop tard. -Non...
-Tony... -Tony est pas là.
-Pardon ? -Euh...
Propriétaire.
-La propriétaire ? Elle est occupée.
-Delinda ? -Oui ?
-Des clients veulent manger. J'ai dit impossible.
Ils veulent te voir.
-Tu dis que c'est fermé.
-Mais c'est l'actrice de la télé.
Jessica Patterson. Et son mari.
Ouais...
*Musique dansante
*---
-Inch'Allah. Rires
-Inch'Allah. Rires
Cris de joie
-Elle a fait 421 aux deux. -Deux fois.
-C'est pour toi.
*---
-Atika,
faut aider Delinda en cuisine.
Des clients viennent d'arriver.
Elle m'a dit de te chercher.
-Je suis en pleine comptabilité.
Demande à Camélia.
-Y a des clients. Camélia, viens aider en cuisine.
-Non, on sort. -Faut faire du couscous.
Y a... comment elle s'appelle ? Des "Braises de la passion".
Jessica Patterson. Elle est là avec son mari.
Elle est installée. -Qui ?
-Jessica Patterson et son mari.
-Dis-leur "fuck". -Je lui ai dit.
-C'est fermé. -Mais elle a crié.
-Crie plus fort. -Va le dire à Delinda.
-On est pas en Amérique. C'est mort.
-Non, on est en vacances.
-Je pensais, vous êtes repartis.
-Non.
On est toujours là.
-Tony m'a dit, Los Angeles. -Excusez-moi.
-Oui ? -Un whisky.
-Oui. J'apporte ça.
Les filles veulent pas.
-Excusez-moi ? -Oui ?
-Deux whiskys, s'il vous plaît. -Elle vous sert.
-Oui, oui, oui.
-Elle va vous servir à boire.
-Et...
-Brick. -Ah, brick.
-Et salade. Méchouia.
Euh, solution... Rire
Juste une minute.
Merci.
-Excusez-moi. -Oui ?
-Euh, tu "s'appelles" quoi ?
T'appelles quoi ?
-Je m'appelle comment ?
-Comment, oui.
-Dany.
-Dany ? -Oui.
-D'accord, Dany.
-Dany, cendrier ? -Et vous ?
-Jack. -Jessica.
-OK.
Avec glaçons.
Et voici.
-Merci. -S'il vous plaît.
-Et un cendrier. -Cendrier.
-BONJOUR.
-Bonsoir.
-Ecoute...
-Ecoute, regarde...
-On leur met de la slata méchouia.
-OK.
-On a beaucoup de patience.
-Il faut.
-Mais elle est vraiment...
-Je sais, elle mange bien.
OK.
-Merci.
-J'y pense. J'ai l'assiette d'Amin dans la voiture.
-Amin va manger quoi ? -Il laisse souvent l'assiette.
Vas-y, ma chérie.
-Chez les Américains, un plat, c'est ça.
-Chez les Américains, un plat, c'est ça.
-Ouais. -Un plat, c'est ça ?
-Un grand truc pour une personne.
Tu vois tout le gaspillage ?
Ils sont riches.
-T'as vu ?
Elle est moins belle qu'à la télé.
-La télé, ça arrange.
-Je m'attendais à mieux.
-Elle a l'argent. -Ah oui.
-Elle est bien.
-Ca va ? -Bonsoir.
Camélia. -Bonjour. Jack.
-Enchantée.
-Bonsoir. -Bonsoir.
-Atika. -Atika ?
-Camélia. Enchantée.
-Bonsoir. -Jessica.
Rires
---
-Merci pour... la nourriture.
-Pas de souci. -Merci beaucoup.
Merci.
-Dany ? -Yes ?
-Oui.
-Ramène des assiettes.
-Ah ! Jack chantonne.
-La sauce. Je sais que vous aimez bien.
"Mets encore
"Mets encore
"de la sauce."
-Bon appétit. -Merci.
-Merci beaucoup. -De rien.
Jack rit.
-Vous avez vu comme elle mange ?
-Soyez discrètes.
-Deux cuillères, elle a tout fini.
-C'est pas très star.
-Elle a faim.
-Dégueulasse. -Elle gobe.
C'est une bonne vivante.
Ca change des mannequins. -Oui.
Mais qu'elle mange proprement.
-Elle apprécie.
-C'est des bons vivants.
Elle rote.
-Bonsoir.
-Bonsoir.
Enchanté. -Bonjour.
Enchantée.
-Dany ?
-Voilà !
-Ah... Tada !
-Couscous !
-On est dans un restaurant oriental.
-Merci.
Jack rit. -Merci beaucoup.
Jack rit. -Merci beaucoup.
-Apporte l'assiette. Ca va, le poisson ?
-Oh, merci. Assiette... assiette...
-Oui, assiette.
Rires
-Combien de temps ?
-Ton fils ? -Oui.
-Oui.
-Ah, OK.
-Ton neveu ? -Oui.
-Non.
-Oui, bien sûr.
-Ils peuvent se rencontrer.
Rires
-Un bon marché.
...
...
-Que j'écrase pas le beau chien. -Avance.
Aboiements
---
-Oh, Nadège ! -Salut.
-Ca va ? -Toi aussi ?
-Ca va, mon pote ?
-Ca va, Nadège ? -Oui et toi ?
-Ca va ?
-Toi aussi ? -En vacances ?
-Le petit, ça va ? -Oui, il est là-haut.
-D'accord.
Ca va, ma chérie ?
-Ouais et toi ?
-Toujours à travailler. -Ca va, Kamel ?
Ouais.
Toujours. -On a eu ton carton.
-T'as reçu ? L'invitation officielle.
-Ca y est. -Ils sont chouettes.
-La date est fixée. -La date est fixée.
-Tu dois être stressée. -Un peu.
-Ah ouais.
Tu devrais pas travailler. -Non, t'as vu ?
Dis-le à mon père.
-Clément, ça va ? -Ouais, ça va.
-Il vient quand ? -Dans deux semaines.
-T'es contente ? -Bah ouais.
-Toujours elle travaille.
-Amin ?
-Faut qu'elle se repose.
-Elle se marie.
-Félicitations.
-Elle, elle est plus mariée.
-Elle est tranquille.
-C'est pas la fête.
On fête le mariage, pas le divorce.
-Mais laisse-la. Elle s'est débarrassée d'un poids.
-Le mariage, c'est ici ?
-C'est là, oui. -C'est vrai ?
T'as un orchestre ? -Là-bas.
-J'en ai un, moi.
Avec plaisir, je le ramène.
-Tant qu'il chante pas...
-On a pas engagé l'autre.
-T'inquiète, c'est gratuit. Ca te refroidit.
-Pour quoi il te fait passer...
-C'est gratuit. Allez, avancez.
-C'est gratuit. Allez, avancez.
-Pourquoi Tony est pas venu ?
-On l'a pas trouvé.
-Pourquoi il y a ta mère ?
-Elle a voulu venir.
-Ca fait longtemps qu'elle est pas passée.
Du coup, comme t'as pas répondu, je t'ai appelé.
Je me suis organisée.
-Pour ?
-Pour Paris.
Et du coup... -T'as refait un test ?
-De ? -T'es sûre, t'es enceinte ?
-Oui, je suis sûre. J'en ai fait trois.
-Ophélie !
-Oui ?
-T'as vu cette étiquette, comme elle est collée ?
C'est de travers.
-Arrête de l'engueuler.
-C'est fait main, papa. -Super !
Très bonne réponse !
Elle soupire.
-J'arrête pas de dégueuler.
L'autre matin, mon père, je me lève,
on devait aller au marché.
Je commence à vomir dans ma chambre.
Mon père, il rentre.
"T'as quoi ?" Je dis : "Rien."
J'ai dit que j'avais mangé chez toi. Du poisson.
Que c'était pas passé.
Tu vois, j'ai dit que j'allais chercher une robe.
Que tu venais pour ton R.-V. avec le producteur.
On reste 2 jours.
Et on dort chez toi.
Tu dis que t'as reçu un courrier.
Que tu dois y aller.
Moi, j'ai dit ça hier pour le courrier.
Tu peux dire ça maintenant.
Et moi, je vais... -Il le sait, Tony ?
-Que je vais avorter ? Bah oui, il le sait.
-Il sait que je sais ? -Non.
Il pense que tu m'accompagnes chercher ma robe.
J'ai dit ça. Pourquoi ? Ca change rien.
Tu veux lui dire ? -Ah non.
Il montera pas avec toi ?
-Non, il s'en fout.
Il a dit :
"C'est ton corps, tu gères."
"C'est ton corps, tu gères."
Il s'est pas proposé de m'accompagner.
Il s'est dit : "Y a Amin."
C'est à lui de venir.
C'est à lui d'être responsable.
Il m'avait dit : "Le jour où t'es enceinte,
"je veux que tu le gardes, il sera beau.
"Si c'est une fille, elle te ressemblera.
"Si c'est un garçon, il ressemblera au papa."
J'espère, c'est pas un garçon.
-Tu veux le garder ?
-Non, je vais avorter. Je le garde pas.
Tu veux que je fasse comment ?
Je dis quoi ? Clément, il se suicide.
Si Tony, il assumait, il officialisait,
ça passerait pour tout le monde.
Mais non. Je serais la honte de la famille.
Si je le garde, il sera abandonné.
Il est déjà abandonné par son père.
Moi, mon père, il me répudie.
Moi, mon père, il me répudie.
Je fais pas comme ma sœur.
Revenir avec un gosse sans mari.
Ca fait pauvre fille, je fais pas ça.
-Le petit a dû grandir.
-Oui. -Je l'ai pas vu depuis un temps.
A chaque fois, tu me dis : "Il dort."
-Il veut faire du tracteur.
Ophélie le prend avec elle. -C'est vrai.
Il aime bien, ouais.
-Il voit son papa ?
-C'est compliqué.
-Il faut trouver un arrangement.
Il a besoin de son papa. Même tordu.
-Ouais...
-Tordu... C'est un petit mot, tordu.
-Mais il est jeune, lui aussi. Qu'est-ce que tu veux.
*-Vois-tu, ma petite Monique,
ce que toi, tu appelles l'amour,
l'amour avec un grand "A",
l'amour avec un grand "A",
c'est un piège.
Mais oui.
Un piège à naïfs.
Il n'y a que le désir.
Et puis, la satiété.
C'est tout.
-Ca fait trop du bien.
-Marie,
ma sœur, Dany.
Elle est jolie, hein ?
Mélinda, ma cousine.
-Enchantée. -Marie.
-Y a un air de famille ? -Entre vous ?
Ouais, vous avez un air de famille.
Ouais, vous avez un air de famille.
Rire
-Céline, une copine de Nice. -Salut.
-Enchantée.
-Marie, enchantée. -Salut.
-Et Ophélie.
-Enchantée. -Ma meilleure amie.
-Ca vous dérange pas qu'elle prenne un verre ?
-Merci.
Vous êtes tous d'ici ?
-Oui. -Tous de Sète.
-Vous êtes en vacances toute l'année.
-Exactement. Avec le resto, on bosse.
-Ouais.
-Gérer un resto,
c'est pas du repos.
-Ouais.
-Et t'es d'où, toi ?
-De Paris.
-Tu fais quoi par ici ?
-Je suis en vacances
avec mes parents. On est à l'hôtel au Beach Center.
-Elle se fait pas chier. La classe.
-T'as quel âge ? -18.
-Majeure, vaccinée. -Elle est jeune.
-Pile poil.
-Vous êtes tous plus vieux ? -Certains.
Bien plus âgés, ouais.
-27, c'est pas beaucoup plus.
-27, c'est pas beaucoup plus.
-Y a presque 10 ans.
-8 ans. -Non, 9 ans.
18, 27...
-Hé, Nini, elle fait comme toi.
-Tu fais quoi ? -Sciences de l'éducation.
-Moi aussi. -Tu veux faire quoi ?
-Instit.
-T'es sûre ? -Ouais.
-Je l'ai conseillée.
-Tu m'as rien conseillé.
-Non, mais je...
-Il m'a juste dit
qu'il aimerait que je fasse ça.
-Elle est très intelligente.
-T'es de banlieue Paris ?
-La banlieue proche.
-Tu connais Amin Boumédiène ?
Il bosse dans une brasserie.
-Non.
Il est de là ? -Porte d'Orléans.
-Ah non, du tout.
-Non, t'es pas de là ? -C'est mon cousin.
-Il est de Paris ?
-Il y est allé pour les études et il écrit des scénarios.
-C'est Tony avec quelques années de moins.
-D'accord.
-Il fait plus médecine.
-Ah.
-Il revient ici, là. -D'accord.
-Maintenant, il fait de la photo. -Il écrit, aussi.
-Oui, il écrit aussi.
-C'est ton copain ?
-Non, pas du tout ! Rires
-C'est mon futur copain à moi.
-Pas du tout.
-C'est un ami d'enfance.
Comme Aimé, Tony.
Comme Kamel.
-Le même groupe. -Ouais.
-Faut l'inviter au resto.
-Grave. -Pour lui présenter tata.
-Tu vas voir, il y a des bons produits frais.
-Des produits de la ferme.
C'est la ferme d'Ophélie.
-OK, tu tiens une ferme ?
-Euh, mes parents. -D'accord.
-C'est la ferme de mes parents.
-Tu y travailles un peu ou pas du tout ?
-Un peu beaucoup. Je travaille avec.
Y a du fromage. T'aimes ça ?
-Ouais. -Bah, voilà.
-De chez toi, de ta ferme ?
Ah, génial.
-J'en veux bien.
-Y a un couteau ?
-Fais avec les mains.
-Tu sais, ici, c'est les mains. Rires
-Tu sais, ici, c'est les mains. Rires
On retourne pas le pain.
-Merci.
-Ca porte malheur ? -Il était réservé aux bourreaux.
-Très bon.
-Donne-moi un bout. -De fromage ?
-C'est celui plus fort.
-Elles ont une jolie couleur.
-C'est les fins de saison. C'est pas...
-Elles sont bien belles. -Merci.
-Grosses, rouges et tout...
Les pique-niques à la plage, vous avez des bons trucs.
-Tu m'étonnes.
-T'as un copain ? -Non.
Et toi ? -Ouais.
-Plus qu'un copain. -Il vit ici ?
-Il est pas là.
-Son futur marié. -C'est vrai ? Quand ?
-Dans un mois.
-Félicitations, c'est dans pas longtemps.
-C'est mon meilleur ami.
-Il est ici ? -On le connaît depuis petits.
-Mon ami d'enfance.
-Super.
-Une baraque. -Rambo, on l'appelle.
-Il est commando marine.
-Il est commando marine.
-Ah ouais. -D'où "Rambo".
-Ca consiste en quoi ?
-C'est une unité spéciale des forces marines.
-Il surveille.
-Il est sujet au danger.
Dans un mois, on le voit peut-être pas.
-Oh, hé !
-C'est les risques du métier.
-Ils peuvent l'envoyer du jour au lendemain ?
-Ouais. Quand il revient, il reste quelques mois.
Et après, il repart.
-Tu peux venir au mariage, peut-être.
-Dans un mois, j'aurai repris les études.
-Je te paie un billet de train.
-Ah, c'est gentil.
-On pourrait sortir,
pour voir comment tu bouges.
On sent que t'aimes danser.
-On sent surtout
qu'elle est calme, qu'elle a l'air cultivée.
-Et tu irais bien avec Amin, du coup.
-Vous avez choisi la bonne.
-Elle est pas pour vous.
Rires
Rires
-Elle est bonne. -Tu parles de qui ?
Rires -Oh... C'est toi, la nouvelle ?
Alors ?
Tu fais quoi avec ces deux ?
Fais attention. -Non, t'inquiète.
-Ta mère te cherche partout.
Vous avez ramené une belle sirène.
Ca va ? -Tonton Kamel.
Marie de Paris. -Enchanté.
-Paris ? C'est deux bises. -Oui.
-Ca va ?
Ma sœur est pas venue ?
-Hm, elle est trop bonne.
Hyper fruitée, sucrée.
-Comme toi. Rires
-Tu fais la tête ?
Hein ? -Non.
Hein ? -Non.
-On dirait que tu fais la tête.
-Non.
Je le sens bouger.
-Tu le sens bouger, là ?
Ca te va bien, en tout cas.
T'es encore plus sexy.
Je passe te voir ce soir.
Hm ? -Non.
-Tu veux faire quoi ? Tu veux y aller ?
-Quoi ? (-Pour avorter.)
-C'est ce qu'on a dit. -J'ai dit : "Fais comme tu veux."
-Bah oui.
Comme tu veux aussi.
-Si tu veux le garder, d'accord.
-Si tu veux le garder, d'accord.
-T'es d'accord ? C'est tout ?
-Pas c'est tout... -C'est quoi, ça ?
Tu le gardes et tu le poses ?
-Hein ? -Tu le gardes et tu te poses là ?
-Non, c'est toi qui le gardes.
Moi, je veille sur vous.
Je vous assure.
-Comment ?
-Je travaille. Je gagne de l'argent.
Vous manquerez de rien.
-Tu viendras avec nous ?
-Oui, je viens avec vous.
-Et tu te maries avec moi ?
-Si je me marie avec toi, c'est bon ?
-Tu te maries, tu vas voir Clément,
tu vas voir mon père, tu leur dis.
-Les deux en même temps ?
-Tu vas voir Clément, déjà.
-Je vais le voir et je lui dis.
Ophélie est amoureuse de moi, on a un enfant.
Et c'est fini. -Ah ouais ?
Et c'est fini. -Ah ouais ?
Je t'ai pas dit de dire ça.
Dis : "J'aime Ophélie.
"Je veux vivre avec. C'est la femme de ma vie.
"Je veux me marier avec elle."
Dis ça.
Là, je vais me marier, dans un mois.
Dis-lui qu'il annule
son mariage, qu'il oublie sa femme.
Va lui dire ça. Pour toi.
-T'irais bien avec Amin.
-Arrêtez avec Amin. Il est pris.
-Je sais pas comment le prendre.
-Ca te dérange pas de lui dire ça ?
Elle est pas jalouse ?
-Je suis pas jalouse. -Tu le veux pas ?
-Si, c'est mon futur fiancé.
Mais je préfère qu'il profite avant.
Je préfère te le laisser.
-Ah, t'es judicieuse. -Elle a son programme.
-Elle a fait son mektoub.
-C'est elle qui l'écrit.
-C'est elle qui l'écrit.
-Non, j'ai rien écrit.
C'est pas moi, c'est les astres.
Genre là, par exemple, c'est la lune.
Elle est en conjonction
avec Saturne et Uranus.
Moi, je suis poisson ascendant poisson.
Lui, il est capricorne ascendant poisson.
C'est compliqué, mais tout ça est relié.
Je sais que ça va se passer comme ça.
C'est écrit. C'est le mektoub.
-Ca marche, OK. Donc, tu sais.
-Pour ça, pour l'instant, je préfère que ce soit toi.
Tu passes avant moi.
Rires
-J'ai le droit, mais pas longtemps.
Rires
-Toi, tu fais quoi ?
-Conservatoire de musique.
-Génial. -En chant.
-Tu fais du chant ? Ah ouais.
-Y a des artistes
dans la famille. -J'entends ça.
-Ouais, voilà.
-Danse, chant...
-Danse, chant...
-Faudrait venir ici, si t'aimes le soleil.
-Faut que je rentre pour les études.
-Y a des études ici aussi, tu sais ?
Y a pas que la campagne.
-Y a plus d'opportunités.
-Pour la culture. Elle est plus cultivée.
Elle connaît un million de choses.
-Elle est plus nature.
-Ouais, la vie, le soleil, la plage, la vraie nature.
Tapotements
---
---
...
En anglais
En anglais
*Alaoui (Orchestre National de Barbès)
*---
*---
-Prends les bouteilles.
-Comme ça ? Ah, attends.
-Regarde la piscine. -Y a Jessica.
-Regarde la piscine. -Y a Jessica.
-Tu l'as déjà vue ?
-Euh, non.
-C'est une bombe atomique.
Jessica !
Elle est bonne ? -Elle est bonne.
-Je viens avec toi !
-Du couscous ? -Oui !
-Tony, bienvenue !
-Voilà mon cousin.
-Alors,
le fameux Amin. -Enchanté.
-Merci d'être venu.
-J'ai fait le plein, tout.
J'ai gardé la monnaie. -Non, garde.
S'il te plaît. C'est pour toi.
-OK.
-Salam aleikoum. -Aleikoum salam.
Rire
-Tony...
(Des petits gâteaux.)
Je t'en donne deux.
Bienvenue. -Merci.
-Oui, la médecine.
-Merci, Tony. -De rien.
-C'est trop, c'est trop.
Un petit peu.
C'est trop pour Jess.
-D'accord. Je fais attention.
Couscous ? -Oui.
Non, non, non.
Oui ? OK.
-Oui.
-Je sais pas. Rires
-Un secret ?
Un film européen ?
-Waouh !
Tu veux produire ?
"Les éléments essentiels du principe de l'existence."
-C'est trop long.
-Ouais, "Robot Love".
-Oui ! Rires
Santé !
-Robot Love.
-T'es sûr ? -Oui.
En arabe -Bssaha.
-Bssaha. -Hamdoullah.
Quand on finit, on dit : "Hamdoullah", comme Alléluia.
-Alléluia.
-Hamdoullah.
-Pardon ? -Tu écrivais quoi, enfant ?
-Pardon ? -Tu écrivais quoi, enfant ?
Il l'a réalisé ? -Oui !
Elle rit.
-Al Pacino ?
Tony imite Al Pacino.
-Raging Bull ?
Vas-y.
Vas-y ? -OK.
OK ?
-Frappe-moi.
-Non.
-Jack !
-Oublie ça !
Plus fort.
Plus fort.
Plus fort.
-Oh...
-Bien joué. -Bien joué.
-C'était bien ?
T'as vu la tarte ?
Tony imite Al Pacino.
-Un petit peu.
Pas de gâteaux. -Désolé.
-Ouais, ouais...
-Oh...
-C'est pas facile. -Non.
-Hein ?
-Il bouge comme ça.
Il imite Joe Pesci.
Rires
-Vas-y, vas-y.
Saute en faisant Maccione.
-Jack !
Il rit.
-Ca fait bizarre
de se voir comme ça.
Elle est hyper belle, celle-là.
Je suis doublée, comme ça.
-T'aimes bien ? -Trop.
Tu fais ça comment ?
-Je prends une photo,
je me place au même endroit, j'en prends une autre.
C'est aléatoire. Ca a marché sur toi.
-Ca marche avec moi ? -Ouais, ça a marché.
-Ca marche avec moi ? -Ouais, ça a marché.
-Celle-là, aussi.
Là, tu me fais penser à Liv Ullmann, tu connais ?
-Non. -Une actrice.
Elle a fait des films avec Bergman.
-Je connais pas.
-Ils ont fait un film sur un couple pendant 20 ans.
Ils s'embrouillent mais persistent à rester ensemble.
Je trouve que tu lui ressembles.
-Ah ouais ?
Je ressemble à une actrice ?
Tu me la montreras ? -Ouais.
-Je vais la montrer à mes parents.
-Je pourrai pas les tirer avant que tu partes.
-Tu me les enverras ?
-Ouais, laisse ton adresse.
-Tu me les apporteras ?
Bêlements
---
-Allez, ma puce, allez.
...
-Il était
dehors, celui-là.
Je le mets là ?
---
Ils sont malades ?
-Ils ont la gale.
-Ils ont la gale.
-C'est contagieux ?
Tu les soignes ? -Mais oui.
Je vais pas les laisser mourir.
---
-T'es en train de les guérir ? -J'essaie.
-Tu m'as appelé ?
-Non.
-T'as appelé à la maison.
-Oui, je t'ai appelé pour l'argent.
-L'argent ? -De l'avortement.
Tu crois que c'est gratuit ?
-Je vais te le donner.
Ce soir. -Et il y a le billet.
Le mien, celui d'Amin.
-Les billets, je te les prends.
-Non, donne l'argent. Je m'occupe des billets, de payer.
Je t'ai appelé pour ça.
---
-Elle est grande, celle-là.
-Elle est adulte.
-Elle est adulte.
-Je les touche pas.
-Hein ? Sors, mais les fais pas sortir.
Pousse-les.
---
Allez, ma douce.
-Tu devrais sortir, là-bas.
-Tu crois que j'y vais en touriste ?
Je vais avorter et acheter ma robe.
-Tu peux te détendre. -Pas le temps.
Le lendemain, je suis là.
-Une soirée au Palace.
-Je serai à l'hôpital.
Je dors là-bas.
C'est pas les vacances.
-Tu l'as dit à Amin ?
-Non. Dis-lui rien. Je lui ai pas dit.
-Ce soir, je ramène. Combien ?
-1 000.
-Et je paie la robe.
-Dis pas n'importe quoi. -Combien ?
-Rien, tu me paies l'avortement. Tu me dois bien ça.
-Tu l'auras ce soir.
Je te donne même le double.
-J'ai pas besoin de toi.
-J'ai pas besoin de toi.
T'as jamais d'argent.
-J'ai des pourboires magnifiques.
-Pourquoi ? -Je suis avec Jack Patterson.
Le producteur. -Je connais.
-Ouais ?
Il t'a raconté un peu ?
-Amin ? Oui, il m'a raconté.
Il a lu son scénario.
-Il veut l'emmener à Los Angeles.
-Il veut faire jouer
sa femme et Amin veut pas.
-C'est une actrice. -De série, pas de cinéma.
-C'est pas grave.
-Il est grillé s'il fait ça.
En plus, elle est prétentieuse.
-Ah oui ? -Oui.
En cuisine, elle exigeait un couscous.
Elle a gueulé pour ouvrir.
Elle bouffe comme un porc.
Elle s'en fout partout.
Dany, elle la regarde pas, elle la méprise.
"Sers-moi."
En cuisine, elle lui dit : "J'ai faim !"
En anglais, rien à foutre.
"Je veux du couscous." Change de disque.
Vous êtes tous là à ses soins. Vous rouvrez.
-Grâce à eux, on va réussir !
Bah oui.
Il m'a proposé un truc, à moi.
Monter un couscous là-bas.
-Où ça ? -A Los Angeles.
-Ah ouais ?
-Y a un marché. Y en a pas, là-bas.
J'ai une super idée. Comme les burgers.
On met un steak dessus avec du cheese.
Truc bien gros.
Du coca. Je vais acheter une voiture.
Tu vas venir avec moi, me rejoindre.
-Qu'est-ce que tu dis ?
Va déjà là-bas, fais ton truc.
Tu veux que je fasse quoi ?
-Je te sens tendue. -Non.
Bêlements
---
-Ah, c'est toi.
-Ca va, maman ? -Enfin, tu rentres.
Ouais, ça va.
T'es pas passé, encore.
Faut penser à dormir.
-Je dors. -Oui, la journée.
C'est la nuit qu'il faut dormir.
C'est la nuit qu'il faut dormir.
Déjeune quelque chose. -Non.
-Si, mange.
T'es détraqué, là, Amin.
Une nuit dehors, OK. Là, ça fait beaucoup.
3 nuits que je te vois pas.
-Mais non.
-Tu m'as pas dit pour le producteur.
T'as vu M. Patterson ? -Oui.
-Il dit quoi ?
-Bah...
on a parlé un peu du scénario.
-Ca s'est bien passé ?
-Oui. -Comment tu le sens ?
-Je sais pas, on verra. Il a lu, déjà.
-Ecoute, Tony est plus bavard que toi.
Tout ce qu'il nous a dit.
Il veut t'emmener à Los Angeles.
-Non, il a dit ça comme ça.
-Ah ouais ?
Il a dit quoi, alors ?
-Que c'était intéressant, faut changer des trucs.
C'est que le début.
-Changer quoi ?
-Il veut changer la fin.
-Il veut changer la fin.
-Elle est triste, la fin, non ?
C'est pour ça ? -Oui, il a dit...
Enfin...
On pourrait envisager une suite.
Comme le personnage meurt à la fin...
-Il veut pas qu'il meure pour faire le 2 ?
Ca lui a plu. -Je sais pas.
-Tu le vois quoi ?
La prochaine fois ?
-Il tourne aux USA.
Quand il revient, si j'ai avancé, on en reparle.
-Il faut travailler, arrêter de faire la fête la nuit.
Pour avoir les idées claires.
C'est important. Tu joues peut-être ton avenir.
On sait pas.
Hein ?
Et Paris, alors ?
Ca se passe comment ?
T'as un R.-V. avec un producteur ?
-On t'a dit.
-2 producteurs en quelques jours...
-Pas avec un producteur, mais j'ai R.V.
-Ah, voilà.
Je savais qu'il y avait quelque chose de pas normal.
Je savais qu'il y avait quelque chose de pas normal.
Ophélie vient faire quoi au milieu avec sa robe ?
-Je lui ai dit que j'allais à Paris.
C'était l'occasion.
-Ils ont peut-être rendez-vous.
-Tony sait pas qu'on va à Paris.
-Tu vas pas te mêler ?
Tu vas pas les couvrir ?
-Non.
-J'espère bien.
Elle pourrait se servir de toi sans que tu le saches.
Toi, t'es droit.
Elle peut pas tout te dire.
Je vais l'avoir à l'œil, Tony.
Tu vas voir dans quelque temps.
Il va me dire : "Je dois partir
"à Marseille." Il va me dire ça.
Là, je viens direct chez toi.
Ils auront affaire à moi, les deux.
-Maman, il y a rien.
-Bien sûr. Surtout Tony, qui parle trop.
-Bien sûr. Surtout Tony, qui parle trop.
Il serait capable de le dire.
Il dira pas tout, mais il donnera des indices.
Sur qui ça va tomber ?
Si elle est chez toi ? Sur qui ?
Ca va tomber sur toi.
Et donc sur nous.
Ca leur fera un bon coin pour elle et Tony.
-Mais non.
-J'ai reçu le faire-part.
Ca y est, elle se marie.
C'est normal, qu'ils aient encore une histoire ?
*Musique douce
*---
-Franchement, bravo.
-T'as essayé, au moins. -J'ai essayé.
-Dédicace à Nini. -Tu joues pas à la pétanque.
-Tu fais à la queue leu leu. -Doucement.
-Je sais pas faire.
-Je sais pas faire.
-Si, tu l'as fait tout à l'heure.
-Allez, Nini, une petite impulsion.
-Petite impulsion de ouf !
Rires T'as deux coups, vas-y.
*---
Tu y vas, léger.
-En donnant des conseils, elle rate tout.
Rires
*---
-Tout doucement. Un peu sur la droite.
-Oh non...
-Laisse-la refaire.
-J'avais deux coups.
-Tu fumes trop, ma sœur.
-Ouais, depuis Madagascar.
-Ca m'a trop manqué, aussi.
J'ai pas fumé. -Il a fait beau ?
-Ouais.
L'été, c'était trop bien.
T'as fait des photos ?
T'as fait des photos ?
-Ouais, un peu.
C'est pas Madagascar.
-Faut que tu y ailles, un jour.
-Amin, tu viens quand à Madagascar ?
-C'est ce que je disais.
-T'as travaillé là-bas ?
-Non.
Vacances. Deux mois.
-Nini, elle est pour toi.
-Bravo, elle est pourrie.
*---
...
...
-Non ?
-Pardon ? -Tu veux boire ?
C'est bon ? -Oui.
-Sûr ? -Oui.
-Merci.
-Du poisson ?
OK.
Où est mon cendrier ?
Un peu ? -Non, ça va.
-Pas de poisson ?
C'est vrai ? -Oui.
-OK. -OK ?
C'est juste que...
-Oui.
-OK.
Il rit. -Non.
-Non ?
-OK. -OK ?
Je te dis des secrets.
-Non.
Elle tousse. Et...
-Oui.
-OK.
-OK ? -Oui.
Tintement
...
...
-Salut.
-Ca va ?
-Oui et toi ? -Ouais.
La forme ? -Oui. Toi aussi ?
Toujours avec ton vélo.
-Ophélie est pas là ?
-Au hangar.
-Je passerai la voir.
Les parents, ça va ?
-Ca va.
Ils sont à l'hôpital avec la tante.
-Ca s'arrange pas ? -Comme d'habitude.
-Comme d'hab.
-J'espère qu'elle sera au mariage. -Moi aussi.
-Toi, tu seras là ? -Oui.
-Encore heureux. -Ouais.
-Tu feras les photos ?
-Si vous avez pas de photographe...
-Non, on t'attendait.
-Ca va.
-T'es le meilleur. -Ca marche.
-Et Paris, avec Ophélie ?
-Faut que je voie avec elle.
Si elle a le temps.
-Et tu m'emmèneras. Pour mon prochain mariage.
Rires
-Si tu veux. ---
-T'as vu Jessica Patterson ? -Ouais.
-Et alors ? -Bah ça va, on a discuté.
-Ca va ou c'était bien ?
-On a bien discuté. Après, les producteurs...
-Tu sais pas trop ?
-Tu sais pas trop ?
-C'est parce que t'es humble.
-Non,
Tony a parlé de Los Angeles.
-On est pas partis, encore.
-Ouais.
-Toi, ça va ? -Ouais, ça va.
-La petite ? -Bien, elle dort.
J'ai de la chance, elle dort tout le temps.
-Profites-en. -Ouais.
-Bientôt, elle sera dans tes pattes.
-Ouais, elle a grandi.
Si tu repasses, tu verras. -Ouais, je vois avec Ophélie.
Bêlements
---
-Allez, mange.
---
-Ca va ?
---
-Ca va ? J'arrive. -Ca va.
---
-Allez, allez !
-Allez, allez !
---
T'as signé ?
Il est revenu, ton...
producteur ?
-Non, pas encore. -Ouais...
Tony, il paraît
qu'il signe, là.
-Ah bon ? -Son burger couscous.
Il lui a promis, apparemment.
---
---
T'as les billets ? -Ouais.
-Là, là ? -Je suis passé ce matin.
-C'était combien ? -800 francs.
-Je te passerai les sous.
-Non, t'inquiète. -Si.
C'est pas à toi de payer.
-Ils ont quoi, les agneaux ?
-Un mort-né, les autres, c'est la gale.
---
Ca va faire du bien.
Loin de tous les soucis.
Tu veux boire un truc ? -Je veux bien.
-Quoi, bière ? -Ouais.
-C'est cool de partir. Le dis pas.
On dit à personne quand on part.
On dit qu'on part, pas quand.
Si ça se trouve,
je reviendrai pas.
On part, on revient plus.
De Paris.
Non ? T'as pas pris les retours.
-Ca va te plaire. -Si ça se trouve.
Je ferais quoi, là-bas ?
-Ce que tu veux. -Oui, en touriste,
après, tu te fais chier.
après, tu te fais chier.
-Non, y a toujours un truc à faire.
-Genre quoi ? -Ce que tu veux.
Les restos, rien que ça.
-Y a quoi comme resto ?
-Italien, thaïlandais,
vietnamien. -On connaît.
Thaïlandais ? -Ouais.
Libanais, grec...
africain, indien... -Putain.
T'es déjà allé ? -Ouais.
-Ca doit être sympa.
On les fera. Tous.
On a 3 jours, on peut. -OK.
Des quartiers entiers représentent un style.
Y a des communautés entières.
Tu rentres, c'est une ville entière.
-Tu changes de pays à chaque rue ?
On va être bien, là-bas.
-Tu sors d'un métro, t'es en Afrique.
-Ah ouais ?
-Des marchés avec des poissons que t'as jamais vus.
Les épices, les tenues...
-Ca peut être bien.
Je vais rester.
Chez toi.
J'ai un pied-à-terre. Non ?
Quoi ?
Trop petit ? -Tu paieras ton loyer.
-Comment ? -Tu travailles.
Tu vas pas...
-Je ferais quoi ? Y a pas de ferme, là-bas.
-Tu peux donner des cours.
-Des cours de quoi ? -D'agriculture.
-Tu me vois prof ? -Tu pourrais.
Je donne des cours, lunettes, des ordres..
-Ouais, un amphi, 300 étudiants.
-Oh, je peux pas !
-Futur médecin. -Mais non !
-Et ils t'écoutent.
-M'écouter moi ?
Je sais pas faire apprendre. Ils ont qu'à venir.
Ils vont apprendre direct.
Les billets, tu les as ? -Ouais.
Garde-les, si tu veux. -Non.
Ophélie Boumédiène ?
Pourquoi ?
-Ils m'ont demandé un nom...
-Ca va bien.
Ca le fait.
Ca fait bizarre.
Garde. Je vais les perdre.
J'ai le faire-part de ton oncle.
Tiens.
Tiens, ça aussi.
Tu peux les mettre en partant ? -Si tu veux.
-Je les colle.
-T'as pas l'air d'avoir envie. -De ?
-Le mariage.
-Si, je suis contente.
J'ai choisi. C'est comme ça.
J'ai choisi. C'est comme ça.
On m'a pas forcée, si ?
-Je sais pas. -Bah non.
Après, on verra la...
où la vie me mène.
Je m'attendais pas à être enceinte.
Je pensais pas me marier, je vais me marier.
Je vais peut-être divorcer.
Je vais peut-être aller à Los Angeles avec toi.
Déjà, Paris.
Hm ? -Ouais.
-On sait pas.
Tu sais de quoi demain est fait ?
-On vit au jour le jour.
Je vais te laisser.
-T'y vas ? -Ouais.
-Tu veux pas boire autre chose ? -Non.
-T'es pressé ?
-J'y vais. Je poste ça. -T'es pressé ?
-Oui, s'il te plaît.
Abandonne-moi comme tout le monde.
On se revoit quand ?
Paris ?
-Demain soir ? -Allez.
Ouais, bah oui.
-Allez, repose-toi. -Un bisou encore.
Non, bah non. Rire
Je sais que tu veux que j'avorte.
Parce que c'est pas le tien.
-Si tu le gardes, ce sera le mien.
-Ah ouais ?
Sonate pour violon en sol mineur (Jean-Sébastien Bach)
---
Les billets ! Tu vas les perdre !
-Mais non ! -Mais si !
Mets-les mieux !
-Tu veux les garder ? -Non, je les perds.
Et on part pas.
-T'inquiète.
---
---
*Only You (Steve Monite)
*---
-Ca va ?
-Ma future mariée, ça va ? -Et toi ?
-T'es pas en shorty
devant ton père. -Impossible.
-Venez manger du gâteau de Céline.
-Elle est là ?
-Elle a mis des trucs. -Comme quoi ?
-Vu que Amin... voilà.
-N'importe quoi !
Elle a mis un philtre d'amour ? -Voilà.
J'en veux pas. -Où est son fils ?
Avec Céline dans la chambre.
-Tu le laisses avec Céline ?
-J'espère que tu seras là. -Oui, je viendrai.
-J'espère que tu vas voter
pour moi. -Je sais pas.
Je vote pour la meilleure.
-Ce sera moi. Si je danse que pour toi.
C'est sûr.
Je danserais pour qui d'autre ?
Les autres,
je m'en fous.
Que pour toi.
Tu me crois pas ?
-Tu dis ça à tout le monde. -De quoi ?
Non, je le dis qu'à toi.
Pourquoi je le dirais
à tout le monde ?
-Céline ?
Vous faites quoi ?
Vous êtes prêts ?
T'es prêt ? On y va ?
On t'attend. -Je descends.
-Prêt pour ce soir ?
Pour juger les grandes danseuses ?
Rires On y va !
Lève-toi, go.
-Je vais dire bonjour.
-Tout le monde vous attend. Bougez-vous.
Elle t'a parlé de son gâteau ?
Elle m'en a mis partout chez moi.
-Ca va, je vais ranger. -Quoi ?
-Je vais ranger. -J'espère.
T'inquiète, j'ai les clés.
-Allez, on y va. -Je vous rejoins.
Allez, viens avec moi.
-Et Amin ? -Il nous rejoint.
Allez. Si, allez !
-Tu te changeras après.
-ALLEZ, GO. Rires
-Vas-y !
---
-Attention !
Eclatement
Aux funérailles de Clément.
-Arrête ! -Il paraît
qu'il a pris une mine.
-N'importe quoi, toi ! Ca porte malheur.
-Les idées sont claires. -Oui.
-C'est Clément. -Bien sûr.
Ca va être super.
On va à Paris. Ca fait déstresser un peu.
Le mariage, ça me...
-Pourquoi Amin va voir ta robe de mariée ?
-Non, il voit le producteur.
Moi, je prends ma robe. On y va en même temps.
-Le producteur. -Après, je sais pas.
Y a peut-être une blonde dans l'histoire.
Une autre qu'elle.
-Kamel. -Ca va ? Un bisou.
-Un bisou.
-T'as décidé, t'as les idées claires.
-Oui. -T'as fait ton choix.
Je suis amoureuse, y a pas de...
Je suis amoureuse, y a pas de...
Y a pas de doute.
Bientôt, c'est la retraite.
Il va reprendre la ferme.
-T'es contente ? -Oui.
-J'espère que ça va bien se passer.
Que tu vas vraiment à Paris pour décompresser.
-Il va me faire
visiter, c'est la 1re fois.
Versailles, la tour Eiffel.
Tu me montreras tout.
C'est l'occas'.
-Tu vas faire la fête.
-On va sortir.
-Je te fais quoi à manger ?
Des pâtes aux fruits de mer ?
-Ouais, ouais.
-Tu les manges ? -Oui.
-J'en ai plein le frigo de tes assiettes.
-Bon courage, maman.
-Bisou. -Ciao, cocotte.
-Attends, on fait une photo.
-Il est entre de bonnes mains.
Je le laisse pas seul avec.
-Ca fait trop pour tes mains.
-Alors, la photo ? Mon neveu !
-Dans son lit comme ça.
-Et lui ? -Il la regardait.
Elle lui a vite servi dès qu'il est descendu.
-Au concours de ce soir !
-Au concours de ce soir !
-A mon mariage !
-A trois,
on dit : "Bonne chance, Clément !"
-Oh, allez ! -1, 2, 3 !
Bonne chance, Clément !
-N'importe quoi ! -Arrête !
-Hé, c'est mon ami.
-Au mariage ! -D'Ophélie et Clément !
-Merci !
-Et mon fils ? Il est jamais sur les photos.
-Je prends une photo. -Il y est pas, Amin.
-Hé, couscous world !
-Allez ! -Couscous world !
-A l'amour !
-Au mariage !
-C'est bon ! Rires
-Allez, on se barre.
-On danse un peu, tonton.
-Allez !
-Mets du son !
-Amusez-vous bien. Pas trop d'alcool.
*Zina (Raïna Raï)
*---
*---
-Tu danses ?
-Hein ? -Tu danses ?
-Je tente, ouais.
*---
-Ta mère m'a mis un coup de pression.
-T'inquiète.
*---
*---
-"Pourquoi avec Amin ?" "Il voit le producteur."
"Et pourquoi
"tu vas à Paris ?"
"Je suis jamais allée à Paris. Ca fait décompresser.
"Amin, c'est mon ami d'enfance.
"Ca fait plaisir, ça fait un week-end.
"On enterre ma vie de jeune fille."
"J'espère qu'il y aura pas Tony."
J'ai dit : "Non, pas du tout.
"Tu verras, il sera là. Pas moi."
*---
-Allez !
*---
-Tu te prépares ?
Tu te prépares ?
Tu te prépares ?
-Ouais, je vous rejoins.
-Tu te prépares à danser ?
Si, du coup.
-T'y vas comme ça ?
-Ce soir ? -Non, à la boîte ?
-Je sais pas, on verra.
*---
-Oublie pas les billets. -T'inquiète.
-Lâche-moi, arrête !
Rires
Lâche-moi !
Lâche-moi !
---
-Tu fais quoi ? Viens, il aime pas.
Il aime pas, il aime pas.
Céline, viens, allez ! -2 mn.
-Allez ! -2 mn, j'arrive !
-Tu me rejoins ? -Oui.
-Sûr ? Promis ? -Oui.
-Fais-moi un bisou.
A tout' !
-Allez, le bourreau des cœurs !
*Volerei (California)
-A tout à l'heure !
-A tout'.
*---
-Arrête...
Je t'ai vu.
A tout', dépêche-toi.
*---
*---
Téléphone
---
---
-Allô ?
Tony ? *-Tu passes ?
-Ca va ?
*-Je suis avec Jessica.
-Où ça ?
-On a une surprise.
Je parle français !
-Ouais, français.
-Euh...
On a cadeau pour toi.
-On a un cadeau pour toi.
-Je peux pas. Je rejoins les autres au bar.
*-Bah viens !
-Viens ! -C'est une surprise.
Amin, viens !
-C'est un rendez-vous.
Quel rendez-vous ?
*-T'as un rendez-vous ici.
*-Viens me chercher.
-Prépare-toi. Je te prends, on y va.
-Viens. Allez, je t'attends.
-Viens. Allez, je t'attends.
Rire
*Suspicious Minds (Elvis Presley)
*---
*---
...
*Jafnoho Alama El Ghazal (Mohammed Abd El Wahab)
*---
*---
*---
Vrombissement de moteur
---
*---
*---
*---
*---
*---
...
...
Jack...
Arrête !
Tony, ça va aller.
Coup de feu Cri
---
Arrête !
Jack... -Jack, ça va !
Stop ! Arrête !
-Jack !
-Jack ! -Arrête !
Arrête ! Tir
-Arrête ça, Jack !
-Putain !
Pleurs
---
---
Elle tousse.
Oh mon Dieu...
Jessica pleure.
---
...
...
...
OK...
OK...
Elle pleure.
---
...
Tony !
Tony !
-Oui !
Tony !
Jack crie. -Stop !
---
Coup de feu
Jessica pleure.
-Amin, on fait quoi ?
-Tiens-lui la tête !
La tête, la tête.
Jessica hurle.
Faut l'emmener à l'hôpital.
Il me faut des draps, Tony.
-OK.
-Non ! Jack !
-Jack ?
Jack ? -Tony, bouge ton cul !
Jack ? -Tony, bouge ton cul !
Déchire-le, coupe-le en deux.
Ca va, Jack ? -Jack ?
-C'est bon.
Vas-y, prends-le.
Jessica, prends-le !
Soupirs d'effort
OK.
OK.
S'il vous plaît !
-Qu'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Magalie, le brancard.
On l'a agressé ?
Vous avez été agressés ? -Non.
-Doucement. Un, deux, trois.
Allez, hop. Jack crie.
-Madame, vous êtes sa femme ?
-C'est bon ? -Oui, vas-y, passe.
-Asseyez-vous, venez.
-Asseyez-vous, venez.
Tenez. La dame, la dame.
-Il... il va bien. D'accord ?
-Ca va, mademoiselle ? -Oui, juste...
-Qu'est-ce qui se passe ? -Quelque chose...
Je "suis" froid.
-Tu m'aides ? Ben, on y va ?
-Allez-y.
-Y a pas de problème ?
D'accord. Oui.
-Monsieur, vous m'entendez ?
-Vous comprenez ?
-Vous avez encore mal ?
Levez un peu les fesses, monsieur.
-Allez, on soulève.
C'est bon, ça vient.
-Respirez, on se calme.
Buvez un peu d'eau.
Buvez de l'eau, respirez. Je vais vous poser des questions.
C'est son mari qui est parti ?
C'est son mari qui est parti ?
-Retournez en salle d'attente. Merci.
-Prenez de grandes inspirations. De l'eau.
Je vais vous poser des questions.
Votre nom en entier. -Jessica.
-Le nom de famille ? -Patterson.
-Comme l'actrice ?
OK. Votre mari a des...
Elle parle français ? -Un peu.
-Euh...
C'est une blessure par balle.
-D'accord.
Je transmets les informations aux collègues.
Vous restez avec elle. Qu'elle parte pas.
Vous restez avec elle. Qu'elle parte pas.
Je vais leur dire.
-Mesdames...
S'il vous plaît.
Si vous pouvez vous asseoir. Merci.
On vous appellera.
-Aucun traitement, pas de chirurgie.
On le considère estomac plein.
Et intoxication OH.
Accident par balle, une seule balle d'un pistolet dans la poche.
Pas de traitement. -Il est pas là ?
-C'est qui qui vous a renseignée ?
-Sa femme.
L'actrice Jessica Patterson.
-Ah bon ? -C'est l'actrice.
C'est son mari.
-Jessica Patterson.
-Dans d'autres circonstances, j'aurais demandé un autographe.
Là, c'est pas possible.
-Madame Patterson...
On a pris votre mari en charge.
Je vous avais pas reconnue.
Vous êtes choquée ?
Appelez un homme de ménage pour nettoyer ça.
On vous installe où vous serez tranquille.
-Jessica ? -Oui.
-Sa vie n'est pas en danger.
On prend soin de lui.
On fait tout ce qu'on peut. -OK.
-Vous devez vous calmer.
-On va vous installer ailleurs.
-Le vigile vient avec vous.
Dès qu'ils ont des infos, ils transmettent.
-C'est quoi ?
-On peut rien dire. C'est un patient.
La vie privée des patients...
S'il vous plaît.
Sonnette d'ascenseur -Voilà, allez-y.
Sonnette d'ascenseur -Voilà, allez-y.
-Monsieur, ouvrez les yeux.
Des nouvelles du Dr Cohen ?
-Le Pr Cohen est demandé
au bloc 2 en urgence.
-Il est au bloc.
-On accélère, il saigne.
-Installez-vous au fond.
-Mettez-vous à l'aise.
Elle pleure.
---
...
...
(-C'est bizarre, leur relation.)
-C'est le moins qu'on puisse dire.
-Elle tourne une série américaine, "Braises de la passion."
Elle est connue. -Le fruit ?
-"Les Braises de la passion". -Ah, d'accord.
-C'est à l'eau de rose.
-Pour vous, c'est à l'eau de rose, moi, j'adore.
-C'est cul-cul la praline.
-Mais non !
-Calmez-vous.
-Vous avez besoin de quelque chose ?
-Vous avez besoin de quelque chose ?
(-Je vais téléphoner.)
-C'est bon, vas-y, je reste là.
...
Vrombissement de moteur
...
...
Le moteur tousse.
---
Le démarreur tourne.
---
-Putain...
---
---
Tonalité
---
---
---
*-Bienvenue au club Macumba.
Laissez un message.
...
-Tu veux prendre les pieds ?
J'arrive.
-Vanessa ! On a besoin d'aide !
-Un... C'est bon ?
-Attends, attends.
-UN, DEUX, TROIS.
-La police arrive.
-Bonsoir.
On a eu un appel.
On peut voir un responsable ? -Oui.
Je l'appelle.
-C'est à quel étage ? -3e.
-Les personnes qui sont descendues,
regagnez la salle d'attente.
-Euh, bonsoir.
C'est grave ? Y a une enquête ?
-On sait pas.
-Parce qu'ils ont amené le blessé.
-Il était seul ?
-Avec deux. Deux gars.
Deux jeunes et une jeune femme.
Il paraît que c'est une actrice.
-Les jeunes étaient comment ?
-On dirait des Magrébins.
-Arabes ? -Arabes, oui.
Ils parlent en arabe.
Ils parlent en arabe.
-La surveillante a parlé d'une 3e personne.
Vous me comprenez ? -Oui.
L'alcool vous a abruti ? -Non.
-Il est parti où ?
-Il est parti où ? -Garer la voiture.
-Il doit partir.
-C'est quoi comme véhicule ?
-Une jaguar.
-Une jaguar. Comment s'appelle ce monsieur ?
Vous le connaissez ?
-C'est mon petit cousin.
-Comment s'appelle votre cousin ?
-C'est pas important.
-Comment il s'appelle ?
-Amin. -Le nom ?
-Boumédiène.
-Que s'est-il passé ?
-TN 34 de TI 300.
Suite aux violences avec arme à l'hôpital,
recherchez M. Amin Boumédiène.
-Il avait un pistolet.
Il a voulu nous le montrer, tout ça.
Et après,
il s'est tiré dessus.
-C'est des conneries. -Non.
-L'homme est entre la vie et la mort.
-L'homme est entre la vie et la mort.
Toi, t'es pas clair.
-Oui, tout le monde est un peu bourré.
-Franchement... -Il a voulu se tirer dessus.
Et après, on a voulu
l'en empêcher et il s'est tiré dessus quand même.
-C'est un accident.
-Oui, voilà.
-C'est pas clair. -Qui a essayé de l'empêcher ?
-Mon cousin. -Pas vous ?
-Non, après, je suis venu.
D'abord, c'était lui.
Je l'ai vu le prendre...
-Pourquoi il a fait ça ?
-Parce qu'il est bourré et il est fou.
-Vous êtes qui ? -Un ami de la famille.
Je leur livre à manger.
Ca fait des années
que je les connais.
-Oui, beaucoup d'années.
Il est un ami de la famille.
-Ca fait 4 ans que je les connais et que je leur livre à manger.
Et là, ce soir...
-Et les traces de bagarre ?
-Un ami... -Les traces de bagarre.
-Un ami... -Les traces de bagarre.
C'est pas logique. -Tu parles trop vite.
Je comprends pas. Trop vite.
-Je parle pas anglais.
Les traces
de bagarre, ça correspond pas.
-Elle pue, la version !
-Elle pue, la version.
-Non, je comprends pas ! -La vérité, c'est quoi ?
-Arrêtez ! Arrêtez !
Je comprends pas. -Lui parle français.
-Il a voulu se tirer dessus. On l'a empêché.
Mon cousin... -Il est où ?
-Non. -Il est parti.
-Pourquoi ?
-Je suis américaine.
-Je comprends pas. -Elle lui a dit de partir.
-Pourquoi ? -J'ai dit...
Parce qu'il a aidé moi...
-Va falloir qu'il vienne s'expliquer.
-Il m'a aidée...
La seule raison... que mon mari...
est pas mort,
est à cause de Amin. OK ?
est à cause de Amin. OK ?
Tonalité
*-Restaurant tunisien, bonjour.
Nous ne sommes pas disponibles.
-Amin !
Amin, frérot !
Comment tu vas ?
(-Putain, Clément.)
Je t'ai pas reconnu. -Je rentre de mission.
Ca fait plaisir de te voir.
Comment ça va ? -Ca va.
-Et Ophélie ? -Elle va bien.
T'es rentré ? -Je fais la surprise.
T'es rentré ? -Je fais la surprise.
Elle m'a écrit un paquet de lettres.
Tu bosses sur des scénarios ?
-Ouais, un peu, j'écris.
-Paris, pas trop dur ? -Ca va.
-Il fait froid là-bas.
-Un peu. -Plus froid qu'ici.
Je te présente mes frères d'armes.
Tony, t'as des nouvelles ? -Il traîne avec nous.
-Je suis impatient de retrouver Ophélie.
-Elle aussi.
-On a fait de la surveillance. C'était long.
Content d'être rentré.
-C'était pas trop dur ?
-C'était long.
On était pas au cœur du conflit.
On a fait de la surveillance aérienne.
Les Américains étaient plus...
plus concernés que nous.
Mais bon...
La guerre, c'est dégueulasse.
Je te présente ?
-Bonjour. -Salut.
-Amin, enchanté.
-Il a pris les photos
sur lesquelles vous avez bavé.
sur lesquelles vous avez bavé.
Merci, les gars.
Si t'es pas là, y a pas de mariage.
-Pas de souci.
-Je compte sur lui, il est carré.
Je retrouve l'esprit de famille, avec lui.
C'est mon frérot. -SANTE !
-Elle est plus inquiète pour toi
que pour son mari.
(En anglais) -En quoi c'est important ?
-Que voulez-vous savoir ?
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Pourquoi elle s'inquiète plus...
-Il est en de bonnes mains.
-C'est quoi, vos relations ?
-C'est mon amie. -Une amie comment ?
-On rigole, on danse.
-Vous faites plus que rigoler ?
J'ai l'impression
qu'il y a une histoire de cul.
Si le juge vous croit pas, ça va pas bien se passer.
Lui, il peut ne pas dire la même chose.
Ton cousin a pas confirmé ta version.
Maintenant, je veux la vérité.
Faites-la piquer par un médecin, qu'elle se calme.
-Non. Non.
Revenez pas.
-Morgane,
on peut avoir du café ?
-J'ai besoin de toilettes.
-Moi aussi. -Vous restez là.
-J'ai envie de pisser.
-Excusez-moi, s'il vous plaît.
-Je vous accompagne. -Non !
-Il l'a pris en charge au bloc opératoire.
Apparemment, supposons...
-Elle était vraiment déprimée.
Ca doit être son père. La manière...
-Son mari. -C'est son mari.
-Ah, excusez-moi.
-Elle était pas blessée ?
-C'est un règlement de comptes.
-Il avait le flingue dans la poche.
Il s'est tiré dans les couilles.
Je te jure.
Ils l'amputent des couilles.
Rires -Le mec de Jessica
est stérile, il a plus de couilles ?
-Il en a une en moins.
-On a un scoop.
-On peut avoir des érections ?
-Bien sûr.
-Maintenant, je veux pas pipi.
-Faites comme si j'étais pas là.
-S'il vous plaît.
-Je ferme la porte ?
-Je ferme la porte ?
-S'il vous plaît.
-Pour votre sécurité.
-Je me décale.
La porte se ferme.
-Ecoute-moi, toi.
Tu vas me dire la vérité.
Un petit livreur qui se tape l'Américaine.
Qu'il dise la vérité. Elle pue, son histoire.
-Tu vas prendre des claques.
T'as fait quelque chose ? -Non.
-Le proc va arriver. Je dois lui dire.
Je peux savoir si tu as tiré.
Là, tu nous pipotes.
-Allez, on le menotte.
Laisse-toi faire.
-Ils lui ont sauvé la vie.
-Ils lui ont sauvé la vie.
Ils seraient arrivés 5 mn plus tard...
-Ils l'ont sauvé.
-Tout à fait.
-Ils étaient alcoolisés.
-Ils faisaient une fête
chez eux. Avec des amis certainement de Jessica.
Ils ont bu du bon vin.
C'est pour ça qu'ils ont choisi notre pays.
Pour la qualité de vie.
La France représente, surtout pour des Américains...
Ecoulement de la chasse
...
...
Sonate pour violon en sol mineur (Jean-Sébastien Bach)
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-Merci.
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-Tu peux rester.
-Je peux rester ? D'accord.
Vous voulez vous reposer ?
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Alaoui (Orchestre National de Barbès)
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